L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Jeu 6 Déc 2018 02:55 
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Commanderie d'Opale

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Dans la périphérie Nord de Tulorim, au bord de la Rivière Sarïn et accessible seulement par un unique point de pierre se trouve un castel. Autrefois habité par la pègre locale, il abrite aujourd’hui la commanderie officielle des Danseurs d’Opale à Tulorim après qu’une enfant masquée et un guerrier en armure se soient débarrassés des précédents occupants et se soient appropriés les lieux sans que personne ne viennent rien réclamer.

De l’extérieur le castel ressemble à une forteresse avec ses nombreuses tours et mur crénelés, ses meurtrières et sa herse située juste après le pont en pierre qui enjambe de larges douves profondes et emplies d’eau. Si vous y entrez, sous l’œil vigilants des gardes postés ça et là, vous arriverez sur une grande cour où ont lieu les entraînements quotidiens. En bifurquant sur la gauche vous pourrez y faire se reposer votre monture avant de prendre la direction du grand hall où ont lieu les rassemblements importants. Ce hall est équipé d’une immense cheminée et de nombreuses tables et bancs permettant de contenir un nombre important de personnes, ainsi que d’une estrade en pierre où se situe la table du commandeur.

Le Castel offre de nombreuses pièces spacieuses dont une grande bibliothèque longtemps restée vide, une grande salle à manger et plusieurs armureries disséminé aux quatre coins de l’édifice. Les chambres se situent dans les bâtiments annexes et sont relativement austères, la place n’étant pas le point fort des lieux de vie individuels. Les Danseurs ont néanmoins aménagé plusieurs salles de bain pour contenter la « petite merveille » du commandeur qui râlait sans cesse à ce sujet, rendant les lieux plus accueillants et agréables à vivre. Dans la tour carrée située au centre du castel se trouve les appartements ainsi que le bureau du commandeur. On peut également y trouver une salle d’entraînement intérieure et le sous-sol contient une réserve ainsi que quelques cellules pour certains invités indésirables.

(Contactez le maître de guilde pour les apprentissages de CC, les chambres peuvent être utilisées librement, aucun yus ne sera débité de votre fiche pour ces dernières.)

Maître d'armes de la Commanderie de Tulorim (CCAA)
Sorinion Thorja (niveau 16)


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Sorinion est un homme de Wiehl originaire de Tulorim. Âgé de près de quarante ans, il a rejoint très jeune les Danseurs après avoir rencontré un des commandeurs et avoir été subjugué par son art du combat et sa prestance. Remarqué par ses pairs pour son courage et son talent naturel pour le combat il monta rapidement les échelons de l’ordre pour obtenir ce poste de commandeur. D’un naturel distant et froid, il est peu enclin à la discussion au premier abord mais ceux qui le connaissent savent que ce n’est qu’une façade qu’il se donne. C’est en vérité un homme certes autoritaire mais juste et qui prend soin de ses hommes.

Il peut enseigner les CCAA suivantes:

Basiques (prix public: 250 yus. Membres: 175 yus)
    - Botte
    - Charge armée
    - Coup ciblé
    - Coup de fourreau
    - Estoc droit
    - Feinte
    - Instinct sauvage
    - Lames défensives
    - Les 100 lames
    - Main de géant
    - 36 chandelles
    - Renversement armé

Danse d’opale (prix public: 500 yus. Membres: 350 yus.)
    - Danse de l’éclipse

Secondaires (prix public: 350 yus. Membres: 245 yus.)
    - Double trancheur
    - Adresse de guerre

_________________
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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Jeu 6 Déc 2018 15:05 
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Exploration nocturne


Il faisait nuit noire lorsque nous atteignîmes les abords de la forteresse, la Lune étant masqué par de sombres nuages. Ce n’était guère un problème pour moi et je pus détailler sans problème le bâtiment. De grandes tours, des murs crénelés et probablement épais, un seul passage par le pont et une porte où devait se tenir une herse. Je ne repérai personne sur les murs où les tours, comme s’il n’y avait aucune surveillance, ce que je trouvai un peu étrange. Pourquoi habiter une forteresse si c’est pour la laisser aussi ouverte qu’un moulin ? J’eus beau scruter encore et encore, je ne voyais personne et fis donc signe à Sorinion que personne n’était en vue, ce qui lui fit froncer les sourcils, lui aussi trouvait ça étrange. A pas de loups, je m’engageai sur le pont et le traversai sans encombre, la main posé sur la poignée de ma lame. Je regardai à l’intérieur et vis une cour tout aussi vide que le reste. Sorinion me rejoignit, toujours avec cet air inquiet sur le visage. J’avais mis mon masque donc il ne pouvait pas deviner mais j’étais aussi inquiète que lui, cette surveillance laxiste n’était pas forcément une bonne chose pour nous, ils pouvaient très bien être en embuscade. Il me fit signe d’entrer dans le bâtiment face à nous et il se dirigea vers la gauche.

Je traversai la cour plongée dans l’obscurité pour parvenir dans un grand hall complètement vide. Je ne m’y attardai pas outre mesure et le traversai silencieusement. Il y avait plusieurs portes et escaliers mais vu la poussière de chacune des voies, personne ne devait être passé par là depuis un moment. Je pris un couloir qui m’emmena de nouveau dehors et aperçu une immense tour carrée qui dépassait de loin les autres alentours. Il y avait de la lumière dans les derniers étages, il devaient se trouver là, mais où était les gardes ? Comme pour répondre à ma question, deux ombres passèrent à l’une des fenêtres et je supposai donc que les gardes vérifiaient uniquement ce bâtiment précis, le reste étant bien trop grand. Je me dépêchai d’atteindre la porte qui ouvrait la tour et pénétrai à l’intérieur. Contrairement au reste du castel, ici le ménage avait été fait donc ils devaient probablement tous vivre là-dedans. Je fus partager entre mon envie de découvrir la suite et celle de prévenir Sorinion. Préférant jouer la carte de la prudence, je ressortis pour mettre la main sur mon compagnon. Je retournai dans le hall ou je vis sa silhouette. Il avait allumé une torche, il était fou ou quoi ?

(Yliria attend !)

- Sorinion, j’ai trouvé les…

Il se tourna en m’entendant mais ce n’était pas Sorinion. Il était grand, blond et portait une armure mais ne ressemblait en rien au danseur. Merde, c’était un garde et je l’avais alerté toute seule comme une idiote ! Ce dernier jeta sa torche au sol et pris son arme, une grande hallebarde, avant de s’approcher de moi. Je reculai lentement, essayant de trouver une échappatoire. A ma grande surprise il s’arrêta et me parla d’une voix grave mais sans animosité.

- Déposez vos armes et je vous emmène jusqu’à notre chef, il veut vous voir.

L’idée d’être à la merci de ces types ne m’enchanta guère aussi je dégainai avant d’enflammer ma lame.

- Vous n’aurez pas mes armes, je me débrouillerai pour trouver votre chef, n’ayez crainte, tirez-vous !

Il ricana et, empoignant son arme à deux mains, se mit en garde à son tour. En y regardant de plus près, ce n’était pas une hallebarde qu’il avait, on aurait dit une grosse hache en croissant avec un long manche.

(Une bardiche, simple mais efficace.)

(Tu me reparles finalement ?)

(Ce n’est pas le moment ! Concentre-toi !)

Je faisais donc face au garde qui s’avança vers moi d’un pas rapide, mais sans charger ou hurler. Il brandit son arme et fit un large balayage avec. Je tentai d’esquiver en reculant mais je n’avais pas l’habitude de ce genre d’adversaire et j’avais mal estimé son allonge. Sa lourde lame percuta la mienne et le choc me projeta au sol. Je n’avais rien mais la violence du choc me coupa le souffle et je cherchai tant bien que mal à me reprendre tandis qu’il refaisait le même geste. N’étant pas stupide, je me plaquai au sol cette fois et le coup me passa largement au-dessus. Je me relevai en inspirant avant de lui foncer dessus. Si je voulais avoir une chance, je devais réduire la distance entre nous, son allonge m’handicapait beaucoup trop. Je tentai un assaut pour atteindre son torse mais il dévia ma lame avec le manche de son arme et me donna un coup avec pour me faire reculer. Il ricana en me toisant.

- Voyons jeune fille, tu devrais avoir compris que tu n’as aucune chance. Rends-toi et tu arriveras entière devant mon chef. Si tu résistes, je risque de te blesser et de vouloir m’amuser un peu.

Je lui lançai un regard noir qui le fit s’esclaffer, mais je ne répondis pas et invoquai une boule de feu, ce qui fit taire son rire. Il ne se départit pourtant pas de son sourire méprisant.

- On passe aux choses sérieuses alors ? Intéressant…

Il se campa fermement sur ses jambes et je l’entendis souffler en plissant les yeux. Il préparait quelque chose et je devais l’en empêcher au plus vite. Je lançai ma boule de feu et me ruai sur lui. Il reçut la boule de feu en plein torse et alors que j’allais l’atteindre, il bougea si vite que je n’eus pas le temps d’esquiver. Il frappa violemment ma main avec la manche de son arme et j’entendis distinctement un craquement. La douleur me fit hurler et je tombai au sol en lâchant mon arme dont les flammes s’éteignirent. Mon adversaire grogna aussi de douleur à cause de mon orbe enflammée et je le vis éteindre tant bien que mal le feu qui rongeait ses vêtements. Il me regarda d’un œil moqueur tandis que je me relevai en tenant ma main blessée contre mon torse.

- On fait moins la maligne maintenant pas vrai ? Tu veux continuer ? La prochaine fois c’est ta jambe que je vais viser.

Il se remit en garde et je luttai pour ne pas céder face à la douleur. Je ramassai mon arme avec ma main valide et me remis en garde en enflammant de nouveau ma lame. Le garde eut un rictus narquois et attaqua de nouveau, sans relâche. J’esquivai tant bien que mal ses assauts mais l’un d’eux me fit une belle entaille sur mon bras blessé, et un autre me projeta au sol. Je commençai à sérieusement fatiguer malgré la courte durée du combat et je n’avais guère l’habitude d’utiliser ma main gauche, je manquai de précision. Je me relevai malgré tout et fut satisfaite de son air contrarié.

- Ecoute gamine, si je te tue ou si je t’amoche trop je vais avoir de gros problèmes, rends-toi bien sagement maintenant !

- Même pas en rêve !

Il fronça les sourcils et se campa sur ses jambes comme pour se préparer. Et merde, je faisais la fière comment j’étais censé faire ? L’autre en face me regarda en souriant, garde levée, attendant que je fasse une attaque. Un mouvement simple, rapide, qu’il ne pourrait pas esquiver ou contrer, un simple coup d’estoc, de toute façon je ne pourrais pas faire plus. Je me tendis, la main proche de ma poitrine, une jambe en arrière et me concentrai sur mon souffle, oubliant la douleur, visant un point précis : la gorge de mon adversaire. Il n’était pas loin, je l’attendrai d’un bond et il ne faisait pas mine de bouger. Mais il commençait à devenir moins attentif, je pouvais le sentir, comme s’il perdait patience. Il soupira légèrement, sa garde se baissa pendant une fraction de seconde et je poussai sur ma jambe en détendant mon bras pour frapper. Vive comme l’éclair, je fus sur lui et il put seulement lever légèrement son arme. Ma lame rencontra la partie non protégé de son armure et je lui transperçai je bras jusqu’à la garde, manquant sa gorge d’un millimètre. Il grimaça de douleur et lâcha son arme pour m’attraper par le cou tandis que j’essayais vainement de retirer ma lame de son bras. Il me souleva en m’étouffant à moitié, tout sourire ayant déserté son visage.

- Là tu m’as énervé gamine.

Je suffoquai et il me jeta violemment au sol ou je tentai tant bien que mal de reprendre mon souffle en toussant. Il arracha ma lame de son bras dans un grognement et la jeta de rage dans le hall, hors de ma portée, répandant une large trace de sang sur le sol. Je me relevai en toussant toujours, ma main valide sur ma gorge et reculai vivement en le voyant approcher, une lueur de rage dans les yeux. Mon dos rencontra un mur et il me saisit de nouveau à la gorge, sans me soulever cette fois et eus un sourire mauvais.

- Tu pensais sans doute que je ne pourrai pas te faire de mal parce que sinon j’aurais des ennuis pas vrai ? Et bien tu as raison, je ne vais pas te faire de mal… enfin pas trop.

Il me souleva juste assez pour que je doive me mettre sur la pointe des pieds pour ne pas étouffer et son autre main et me frappa dans le ventre, me coupant le souffle. Il recommença deux fois, jusqu’à ce que je voie des tâches danser devant mes yeux. Essayant tant bien que mal de respirer, je me concentrai avant de m’entourer d’une aura de feu. De surprise, il me lâcha et fis quelques pas en arrière en poussant un cri de stupeur. Je repris mon souffle et le contournai rapidement en courant pour ramasser mon arme. Il anticipa mon action et couru à son tour en ramassant sa bardiche. Lorsque je mis ma main sur la poignée de mon yatagan, il était sur moi et je roulai sur le côté pour esquiver de justesse un coup ascendant qui fractura la pierre des dalles. Je me relevai en vitesse et pris mes distances le temps de trouver une solution mais je n’eus que le temps de parer maladroitement un coup qui m’aurait probablement fendue en deux. Ça y’était, il voulait me tuer maintenant. Sa rage le rendit néanmoins moins prudent et après un assaut particulièrement virulent ou il fit tournoyer son arme et créa un grand arc de cercle que j’esquivai d’un bond en arrière, sa garde s’ouvrit et il perdit l’équilibre un court instant. J’en profitai et me précipitai sur son flanc avant d’enfoncer ma lame dans sa hanche. Il hurla de douleur et essaya de me frapper sans grande force. Je bloquai son bras avec le mien et retirai ma lame tandis qu’il titubait en me regardant d’un air mauvais. Il me fonça dessus et voulus me percuter. Je fis un bond sur le côté et il passa sur ma gauche. Il tenta de se tourner mais dans un mouvement vif, je lui bondis dessus et donnai un coup d’estoc, perforant sa gorge de part en part. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites puis il s’effondra sur le dos et je fis de même, exténuée, laissant l’arme plantée dans mon adversaire vaincu. J’examinai rapidement ma main meurtrie et constatai que je ne pouvais bouger aucun doigt, mon bras était lui salement amoché et également complètement inutilisable. J’avais quelques plaies ici et là et ma gorge me brûlait, mais au final rien d’autre n’était vraiment handicapant. Je fouillai mon sac pour en sortir la potion de soin lorsqu’un bruit me fit sursauter. Je vis un homme approcher et commençai à paniquer.

- Yliria ! Vous allez bien ?

Sorinion me rejoignis et je soupirai de soulagement. Si cela avait été un autre garde, je n’aurai pas pu le gérer. Il s’agenouilla devant moi et pris un air inquiet en voyant mon état. Son regard passa de moi au cadavre du garde et il revint vers moi, avec une petite touche d’étonnement avant de grimacer en examinant mon bras.

- Vous vous êtes débarrassé de ce type ? Bien joué, vous êtes plutôt douée finalement. Montrez-moi votre bras… ce n’est pas beau à voir.

J’eus un petit rire accompagné rapidement d’une grimace de douleur.

- J’ai vu merci et c’est aussi douloureux que ça en a l’air. J’ai une fiole dans mon sac pour ce genre de choses, pouvez-vous me la sortir s’il vous plaît ?

Il acquiesça et me fit même boire en me soutenant, même si je n’en voyais pas l’utilité, j’avais mal au bras, pas ailleurs ! Le temps que la potion fasse effet, je lui racontai rapidement que je pensais avoir trouvé le lieu de vie du chef et il acquiesça avant de se lever.

- Bien, vous m’attendez là et…

- Certainement pas ! Je n’ai pas fait tout ça pour rester en arrière. Je veux voir ce type ! Et puis il reste encore des gardes.

- Seulement deux, j’en ai assommé un avant d’arriver ici, il n’est pas prêt de se réveiller.

- Raison de plus pour que je vienne aussi.

Je me levai, titubai un peu avant de reprendre contenance, j’allai récupérer mon arme et je rejoignis Sorinion qui n’avait pas l’air d’accord avec moi pour la suite.

- Vous êtes sûre ? Vous êtes blessée et votre état…

- Je vais bien, la potion a agi, je ne sens presque plus aucune douleur et je peux bouger la main. Je vous ai dit de ne pas vous inquiéter pour moi.

Il haussa les épaules et abandonna, conscient que je ne changerai pas d’avis. Nous reprîmes ensemble notre exploration et nous dirigeâmes vers la tour carrée où je pensais trouver enfin celui qui me traquait depuis tout ce temps.



(((HRP : utilisation d’une dose de la fiole de soin)))

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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Jeu 6 Déc 2018 15:11 
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Sorinion me précédant de deux mètres, j’entrai dans la tour carrée en marchant le plus doucement possible mais le léger tintement de l’armure de mon camarade me semblait faire un boucan monstrueux, mais il avait l’air de n’en avoir rien à faire. Il affichait un visage déterminé et légèrement agressif que je ne lui avais pas encore vu et je me félicitai intérieurement d’être avec lui. Nous montâmes un escalier en pierre jusqu’à atteindre une grande salle vide à l’exception de quatre piliers et de divers portes armures vides. Sur trois murs de larges fenêtres laissaient passer une lumière diffuse. Comme l’étage était vide à première vue, Sorinion continua de monter jusqu’à atteindre un couloir éclairé, probablement l’endroit où je pensais avoir vu les deux silhouettes plus tôt, ce que je ne manquai pas de remarquer à Sorinion. Il acquiesça en silence et j’examinai le couloir qui était vide, le mur de gauche de comportant que deux grandes portes en bois. Sorinion me fit signe de ne pas faire de bruit et s’approcha de l’un d’elle et me fit signe de l’ouvrir. Je m’exécutai en priant pour qu’elle ne grince pas. A mon grand soulagement elle n’émit aucun bruit et tourna parfaitement. Je passai lentement ma tête par l’ouverture mais ne vit rien d’intéressant, la pièce semblait vide à l’exception de deux paillasses, probablement un lieu de repos pour les gardes.

Voyant à son tour l’inintérêt de la pièce, Sorinion voulut faire de même avec la pièce suivante mais un bruit de pas me fit me figer et je vis une lueur provenir de l’escalier derrière moi. Sorinion me poussa dans la pièce vide et me plaqua sur le mur en me faisant signe de ne pas faire de bruit. Je déglutis en acquiesçant, attendant que les pas s’éloignent. Mais je les entendis distinctement se rapprocher et passer devant la porte que nous venions de franchir. Je soupirai de soulagement avant de pousser Sorinion qui me plaquait toujours contre le mur en chuchotant.

- Poussez-vous, vous m’écrasez !

Je le vis clairement lever les yeux au ciel mais il s’écarta et ouvris de nouveau la porte.

- Je pense que la voie est libre… par contre il était tout seul, il n’y avait pas plusieurs bruits de pas simultanés.

Il parlait avec une tension non dissimulée qui me mis mal à l’aise et je lâchai une phrase stupide pour détendre un peu l’atmosphère.

- Peut-être qu’ils marchaient en étant très synchronisés.

- Mais oui, ils n’ont que ça à faire.

Je retins un ricanement devant l’air blasé de Sorinion et il percuta enfin que je me moquais de lui. Il me fit signe que j’aurai affaire à lui plus tard pour mon insolence et je fis semblant de trembler de peur, lui arrachant un sourire avant qu’il ne reprenne son sérieux et me fasse signe d’avancer. Il me fit comprendre que je devais monter tandis que lui se dirigerait vers la deuxième porte. J’aurais préféré qu’on ne se sépare pas de nouveau mais j’obéis tout de même et montai les escaliers une fois de plus, arrivant dans un couloir similaire au précédent, avec deux portes également, mais je voyais nettement que de la lumière passait en dessous l’embrasure de l’une d’elle. Je m’approchai en silence et essayait d’entendre quelque chose, surprenant quelques brides de phrases.

- … chercher cet imbécile de Rolf, il devait arpenter le hall et la cour avant de faire le tour des murs. J’ai un mauvais pressentiment.

- Entendu !

J’entendis nettement des pas se rapprocher et je me hâtai de me cacher dans l’autre pièce, fermant la porte au moment ou l’autre s’ouvrait. J’attendis de ne plus rien entendre, examinant la pièce qui était complètement vide à l’exception d’un coffre ouvert, vide lui aussi. Une fois sûre que personne n’était dans le couloir, j’ouvris doucement la porte et approchai de la pièce éclairée. La porte était légèrement entrebâillée et je risquai un coup d’œil à l’intérieur. Je pus apercevoir une grande cheminée dont l’âtre diffusait une lumière dansante sur un lit, un bureau et un large fauteuil qui me tournait le dos. Non loin du fauteuil une petite table haute et ronde soutenait une bouteille et une coupe qu’une main vint prendre avant de disparaître derrière le dossier du fauteuil. Cela ne pouvait être que la fameuse personne. J’hésitai entre ouvrir la porte pour lui faire face et prévenir Sorinion, voire lui apporter mon aide si besoin, parce que je savais que les deux gardes étaient redescendus à présent et, ne connaissant pas bien le danseur, je ne savais pas s’il pouvait se permettre d’affronter deux types en même temps.

(Tu le sous-estime, il pourrait en mâter quatre sans problème, alors que toi…)

(Oui je sais, je galère déjà avec un, je sais… Bon j’entre alors…)

(Seule ? Tu ne veux pas de l’aide de Sorinion ?)

(Mais tu viens de dire de… petite peste, comme si c’était le moment !)

Alyah ricana puis se tut, me laissant avec mon dilemme. Il fut cependant de courte durée car un mouvement attira mon attention, la main reposant la coupe sur la petite table. Bon, il était inutile de tergiverser des heures, autant mettre fin à tout ce cirque une bonne fois pour toute. Je soufflait avant de pousser le bâtant pour entrer en tirant ma lame et pour me faire remarquer je m'écriai après avoir fermé la porte.

- Surprise ! Tournez-vous lentement et vous allez pouvoir m’expliquer qui vous êtes, ce que vous me voulez et pourquoi, par les cornes de Meno, vous avez lancé la moitié de cette foutue ville à mes trousses ! Pas de gestes brusques, sinon ma lame ira se ficher là où je juge que cela fera le plus mal.


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Dernière édition par Yliria le Mer 12 Déc 2018 20:42, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Lun 10 Déc 2018 10:39 
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Intervention de Guilde pour Yliria


A l'injonction d'Yliria, l'être assis sur le fauteuil se leva sans la moindre hâte et se tourna posément pour faire face à la jeune femme et la scruter attentivement de son regard d'un bleu si pâle et si vide d'émotions qu'il aurait aussi bien pu être fait de glace. Mesurant peut-être une demi-tête de plus que l'Enchanteresse, il était richement vêtu d'une sombre robe évoquant un quelconque mage et muni d'un bâton de métal noir dont l’extrémité supérieure était ornée de trois crânes d'argent. Son visage était dissimulé par un masque obscur et par sa capuche relevée mais, malgré cela, le peu de peau visible indiquait sans conteste qu'il s'agissait d'un Shaakt et sa stature disait assez clairement qu'il s'agissait d'un mâle.

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"Je t'attendais, Yliria Varnaan’tha."

Une voix grave, si dépourvue de toute intonation qu'elle en paraissait presque désincarnée. Pas impressionné le moins du monde par les menaces de la jeune femme, le Shaakt la détailla de la tête aux pieds avant d'ajouter sur le même ton:

"Ta mère requiert ta présence à Gwadh. Nous partirons à l'aube. Et rends-toi service: je n'ai pas reçu l'ordre de te molester, ne m'y contrains pas. As-tu soif? Faim? Besoin de te reposer?"

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Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur.
(Aung San Suu Kyi)


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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Lun 10 Déc 2018 15:40 
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Entrevue attendue


A mes paroles, l’individu se leva sans la moindre hâte, contourna le fauteuil et se tourna vers moi. Il me scruta de ses yeux d’un bleu glacial, sans montrer la moindre émotion et cela me donna la chair de poule. Il n’était pas beaucoup plus grand que moi et c’était indéniablement un manipulateur des fluides vu sa grande robe et son bâton noir orné de … crânes. Il portait effectivement un masque noir et une capuche qui dissimulait son identité mais c’était sans conteste un Shaakt, je pouvais voir sa peau à certains endroits. Ce n’était pas Mère en tout cas, je me sentis un peu soulagée. Il parla finalement, d’une voix si dénuée d’émotions et d’intonations qu’elle semblait extérieure à ce monde.

- Je t'attendais, Yliria Varnaan’tha.

Je haussai un sourcil dédaigneux. Il m’attendait, facile pour lui, il avait envoyé la moitié de la pègre de cette ville à mes trousses. Je fus un peu déçue qu’il ne soit pas étonné de me voir débarquer seule et par mes propres moyens, mais passons, il continua.

- Ta mère requiert ta présence à Gwadh. Nous partirons à l'aube. Et rends-toi service: je n'ai pas reçu l'ordre de te molester, ne m'y contrains pas. As-tu soif? Faim? Besoin de te reposer?

Je serrai les poings de colère. Il se fichait de moi ? Il me demanda si j’avais besoin de quelque chose ? Elle requérait ma présence ? Je perdis tout contrôle et explosai de rage, oubliant totalement le but de cette entrevue. Plus je parlai et plus je m’énervai, jusqu’à presque hurler sur le type en face de moi.

- Mère requiert ma présence ? Voyez-vous cela, je me demande bien pourquoi ?! Dans quelle putain de réalité a-t-elle cru que j’allais sagement obéir et te suivre exactement ? Non pas que je n’ai pas envie de la voir pour lui mettre mon poing dans la figure, mais j’irai quand je l’aurai décidé, pas avant. Oh et n’essaie pas de m’y emmener de force, si je ne prends pas une potion particulière dans les deux prochains jours, je suis morte, je doute que cela arrange tes affaires. Alors tu vas gentiment foutre le camp de cette ville pour que je puisse vivre plus que deux jours et tu vas retourner dire à ma mère que sa chère fille n’a pas de compte à lui rendre, que jamais je ne lui obéirai et qu’elle aurait dû réfléchir à deux fois avant d’assassiner mon père et faire de ma vie UN PUTAIN D’ENFER !

(Calme-toi Yliria…)

Je m’approchai du Shaakt, oubliant totalement que le type pouvait être dangereux et le pointai du doigt en lui tapotant le torse, le regardant droit dans les yeux.

- Ce qu’on va faire, c’est que tu vas quitter cet endroit, prendre le premier bateau pour Gwadh et dire à ma mère que si elle veut me voir, elle n’a qu’à venir en personne, pas envoyer un autre. Moi de mon côté, je vais tenter de survivre au poison qui risque à tout moment de me tuer et faire en sorte de pouvoir l’accueillir à ma manière. Si elle ne veut pas venir, elle n’a qu’à envoyer une invitation en bonne et due forme comme les gens civilisés le font, pas me traquer comme une proie à travers tout l’Imiftil comme l’espèce de cinglée qu’elle est et a toujours été. Et c’est non négociable ! C’est clair ?


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Dernière édition par Yliria le Mer 12 Déc 2018 20:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Mer 12 Déc 2018 15:36 
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Intervention de Guilde pour Yliria


Le Shaakt resta rigoureusement impassible aux premières paroles d'Yliria, mais lorsqu'elle s'approcha de lui au détriment de toute prudence pour lui tapoter le torse du doigt, il se recula avec la vivacité d'un cobra prêt à frapper. Des ombres inquiétantes jaillirent de ses mains, mais il contint ses fluides d'obscurité au prix d'un visible effort de volonté, les yeux irradiant d'une lueur mortelle. Malgré tout, sa voix était aussi indifférente que précédemment lorsqu'il répondit à la jeune femme après sa tirade colérique:

"Si ta mère était responsable de la mort de ton misérable humain de père je le saurais, Yliria Varnaan’tha, c'est moi qui aurait été chargé de l'éliminer. Mais peu importe. Tu sais fort bien ce qui m'arriverait si j'échouai à te ramener, je suis donc au regret de t'informer que ta...proposition n'est pas acceptable."

Il marqua un bref temps de silence, juste assez long pour qu'Yliria puisse intégrer ces paroles, puis il ajouta avec, cette fois, une bribe d’écœurement dans la voix:

"Quant à ce poison... un coup tordu de cette catin vérolée de Vipère, je présume?"

Il sembla réfléchir durant quelques secondes et, après un léger haussement d'épaules, acheva:

"Il suffit de la trouver. Je peux être extraordinairement persuasif, si l'antidote existe elle te le donnera. Et s'il n'existe pas... nous sommes morts tous les deux. Aussi, je te suggère de revoir sérieusement ta position, je ne suis pas ton ennemi jeune femme, mon intérêt est que tu vives. La question qui se pose maintenant est: vas-tu enfin cesser de te conduire comme une gamine capricieuse et accepter que je t'aide ou dois-je faire en sorte que tu te tiennes tranquille le temps que je me charge de cette pitoyable Vipère?"

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Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur.
(Aung San Suu Kyi)


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 Sujet du message: Re: Commanderie d'Opale
MessagePosté: Mer 12 Déc 2018 20:25 
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Le shaakt m’écouta sans rien dire et sans réagir jusqu’à ce que je m’approche de lui pour lui tapoter le torse du doigt. Il s’éloigna rapidement comme s’il ne voulait pas que je le touche et des ombres apparurent dans ses mains avant qu’elles ne se résorbent. J’avais dû le mettre ne rogne mais il s’était contenu visiblement. Moi par contre je n’étais toujours pas calmé et ce qu’il dit par la suite ne fit qu’empirer la situation.

- Si ta mère était responsable de la mort de ton misérable humain de père je le saurais, Yliria Varnaan’tha, c'est moi qui aurait été chargé de l'éliminer. Mais peu importe. Tu sais fort bien ce qui m'arriverait si j'échouai à te ramener, je suis donc au regret de t'informer que ta...proposition n'est pas acceptable.

Deux choses me vinrent à l’esprit. Premièrement, il disait que Mère n’était pas responsable car il n’était pas au courant. Quel naïf, comme s’il était au courant de tout ! Et ensuite, et le plus important, ce sale fils de troll avait insulté Père sans aucun état d’âme. Je serrai els poings tandis qu’il continuait à déblatérer ses conneries que je n’écoutais plus vraiment.

- Quant à ce poison... un coup tordu de cette catin vérolée de Vipère, je présume?

Je ne dis rien mais mon silence devait être éloquent car il haussa les épaules avant de poursuivre.

- Il suffit de la trouver. Je peux être extraordinairement persuasif, si l'antidote existe elle te le donnera. Et s'il n'existe pas... nous sommes morts tous les deux. Aussi, je te suggère de revoir sérieusement ta position, je ne suis pas ton ennemi jeune femme, mon intérêt est que tu vives. La question qui se pose maintenant est: vas-tu enfin cesser de te conduire comme une gamine capricieuse et accepter que je t'aide ou dois-je faire en sorte que tu te tiennes tranquille le temps que je me charge de cette pitoyable Vipère?

J’éclatai d’un rire sans joie.

- Accepter ton aide ? Laisse-moi rire ! Si pour toi aider veut dire me conduire à elle, très peu pour moi. Je n’ai rien à faire avec une meurtrière comme elle et si tu n’es pas au courant, c’est peut-être qu’elle n’a pas jugé utile de t’en informer, je m’en contrefous, je sais ce que j’ai vu, et je ne lui pardonnerai jamais. Quant à la Vipère… j’ai passé un marché, et même si cela doit paraître aberrant pour quelqu’un comme toi, ma parole vaut quelque chose à mes yeux, alors non, je ne te laisserai pas aller la convaincre, de toute façon je ne pense pas que tu puisses la trouver et la convaincre en si peu de temps. Et puis … tu as commis une erreur.

Tout en parlant, je dégainai mon arme et la pointai vers lui.

- Tu as insulté mon père, et je déteste ça. Traite moi de gamine capricieuse ou tout ce que tu veux, mais je ne laisserai personne salir la mémoire de mon père ainsi et surtout pas un sous-fifre de ma mère. Tu veux que je te suive ? Il va falloir que tu m’emmène de force, parce que clairement, je n’obéirai pas, ni à toi, ni à elle, ni à personne d’autre !

Un sourire loin d'être amicale se dessina sur mon visage.

- Cette proposition-là te paraît-elle acceptable ?

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