L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Dim 18 Nov 2018 15:00 
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...

Un cri suffit à tirer en sursaut la jeune fille de son sommeil fort peu confortable. Dormir en armure n'était guère un loisir pour un aventurier, même chevronné : pour elle, c'était une corvée. Mais la Lande noire était dangereuse et l'assassine avait déjà passé de nombreuses (mauvaises) nuits le long de son périple à travers les plaines désertes de ce pays maudit : inutile de préciser qu'il lui avait fallu parfois se relever et décamper rapidement pour échapper à de potentielles bêtes monstrueuses qui n'auraient fait qu'une bouchée d'elle si elle avait eu besoin de se rhabiller avant de filer. C'était d'autant plus nécessaire ici que leur tente les empêchait de fuir rapidement quoiqu'il en soit : ainsi, si un danger guettait, il lui faudrait se lever pour le combat aussi promptement que possible.

Si bien que, lorsqu'elle sortit de la tente à l'alerte des deux elfes, ses cheveux étaient en bataille, ses dagues dégainées, sa figure meurtrière. Son sommeil n'était déjà pas bien réparateur, son anxiété à l'idée que le groupe se fasse attaquer et qu'il faille, cette fois, les protéger plutôt que fuir, et enfin le fait qu'elle venait d'être tirée d'une phase d'assoupissement qu'elle avait cherchée par des dizaines de positionnements différents, tout cela contribuait à lui faire porter sur ce nouvel adversaire, fût-il un golem de lave de trois mètres de haut, un regard des plus funestes. Il ne représentait que la réalisation de ce qu'elle avait craint, de ce qu'elle aurait voulu éviter : et voilà qu'elle se retrouvait confrontée à cette chose sans même pouvoir fuir - le groupe ne s'en sortirait pas si elle les abandonnait comme ça. Et, même si elle s'en était douté, que toute halte et tout campement annonçait une attaque - comme il y a six mois avec Sirat, Sibelle et Celemar, lorsqu'ils furent agressés par une meute de bestiaux monstrueux de la Forêt d'Émeraude -, cela n'empêchait en rien un énervement indicible et d'autant plus puissant qu'il n'était pas logique de vrombir en elle.

La chose se dirigeait vers eux à une vitesse importante, deux imposantes lames de lave sur elle : si elle s'approchait trop, elle ferait un massacre. Kívan ne savait guère se battre, probablement - c'était commun chez les guérisseurs - : s'il était doté d'un minimum de jugeote, il resterait en arrière ; Endar et Jorus allaient probablement conserver leurs distances pour attaquer à distance ; quant à Ariane, Yurlungur ne savait pas, mais peut-être Al-Ayrad pourrait-il l'aider à contenir le golem au corps-à-corps. L'esprit encore un brin embrumé, autant par la torpeur dont elle venait d'être tirée que par l'irritation croissante qui montait en elle, elle cria d'un ton rageur, aussi rapidement que possible, ce qui lui fit hacher les mots et éjecter ceux qui n'était pas indispensables à la compréhension globale :

« Rangez tente, puis à l'abri ! »

Et piqua un sprint vers le golem, sans davantage d'attention portée à ses compagnons. Si ceux-ci se mettaient entre les pattes de la créature, tant pis pour eux : Yurlungur n'irait pas se brûler les plumes à essayer de les sauver d'une manœuvre inconsciente. Mais elle estimait qu'en se rapprochant le plus possible du golem, elle pourrait le stopper dans sa charge et l'empêcher, pour un temps, d'atteindre la tente et le reste de leurs affaires. Il était probable qu'il saurait y mettre le feu en fort peu de temps... (Saleté de bestiole de flammèche de mes deux...)

De son point de vue, ce monstre-là lui semblait assez balourd. Puissant, certes, mais pas assez agile - ni nécessairement attentif. Si sa peau semblait épaisse et presque rocheuse, cela ne dénotait en rien qu'il était invulnérable aux coups physiques : au contraire, il semblait se mouvoir correctement, chargeant avec une vélocité rare, et cet épiderme étrange, pour être suffisamment souple afin de lui permettre de tels mouvements, devait également être convenablement sensible à un poignard bien affûté. Divers plans se mettaient en place dans son esprit, tandis qu'elle lançait un furtif coup d'œil autour d'elle et éliminait les options insensées ou trop ardues à mettre en place. Le faire chuter dans la lave risquait, vu sa morphologie, de le régénérer plutôt qu'autre chose - il faudrait d'ailleurs lui couper la retraite si jamais il tentait de s'enfuir, si tant est qu'ils arrivent à le dominer ainsi - ; les rochers qu'elle aurait voulu faire s'effondrer sur lui en le faisant charger étaient trop éloignés...

Il n'y avait guère plus de temps pour la réflexion alors qu'elle arrivait au corps-à-corps : pour le moment, le seul plan était de le retenir et de lui faire comprendre qu'elle, le petit moucheron qui s'approchait, était capable de lui infliger quelques menus désagréments s'il la laissait faire.

Mais elle venait de foncer vers lui et espérait avoir suffisamment attiré son attention par cette action : s'attendant à ce qu'il abatte sur elle une de ses imposantes lames, elle fit mine de se diriger vers son côté gauche. La suite était très claire dans son esprit : changeant au dernier moment de trajectoire, elle se déporterait soudainement vers la droite et, profitant de l'ouverture créée, lacérerait de la lame de la Trinité le flanc gauche du golem, tout en continuant à avancer vers l'arrière.

Idéalement, elle irait suffisamment vite pour éviter le sang ou tout liquide vital qui tiendrait cette fonction lorsque celui-ci giclerait de la plaie - il était à parier que ce serait un fluide magmatique des plus brûlants. Et si tout se passait comme prévu, elle serait alors plus ou moins derrière son adversaire : celui-ci devrait alors se retourner et, si elle se contentait de l'attirer toujours plus loin par la suite, ça devrait laisser le temps au reste du groupe de s'échapper. Les retrouver ensuite ne devrait pas poser trop de souci.

Toutes ces pensées, ces réflexions sur le plan - et le bémol qui commençait à ressortir que les autres risquaient fort de s'attaquer au golem et d'attirer à nouveau son attention vers eux - furent rapidement éjectées pour se concentrer sur l'action : à un seul mètre de sa cible, l'assassine légèrement déportée sur la gauche surveillait minutieusement les gigantesques lames de feu de la créature... prête à bondir sur la droite, et à frapper.


(((1000 mots
-> fonce sur le golem
Utilisation de la capa Feinte : Attaque élaborée et trompeuse légèrement complexe à réaliser, la Feinte permet de déséquilibrer la défense d’un opposant pour le rendre momentanément plus vulnérable (For+0/lvl, esquives adverse -2/lvl pour le prochain tour, minimum 0)
-> fait mine d'aller sur la gauche pour attirer un coup du golem puis bondir sur la droite et lui entailler le flanc)))

...

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Thème musical


Dernière édition par Yurlungur le Ven 30 Nov 2018 16:37, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Dim 18 Nov 2018 17:03 
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La progression à l’intérieur de la caverne est plus facile que la dernière fois. Le fait qu’une lumière pâle éclaire les parois y apporte beaucoup. Une lueur qui me rappelle celle des souterrains d’Elscar’Olth. Je plisse un œil, surpris de parvenir à faire un tel lien. Bref. Nous arrivons dans la cavité où les cadavres n’ont pas bougés contrairement à l’autel qui à changer de place pour rejoindre le centre de la caverne. Un système de défense avait dit Elurien. Je m’approche, prudemment. Simaya avait-elle réussi à créer un lien avec cette source de magie ou est-ce qu’elle l’avait créé. Je me mordille le bout du pouce sans oser avancer d’avantage, je fais d’ailleurs signe à Sibelle de faire de même. Si l’autel agit de nouveau nous pourrions être pulvérisés. Mes fluides sont moins agité que la dernière fois. J’ignore comment je devais le traduire, j’ignore comment agir. Si Simaya contrôlait l’autel peut-être que cette baisse apparente d’énergie est due à la distance où elle se trouve. Le boyau d’où est sorti Simaya est plus loin nous sommes forcés de passer devant l’autel pour le rejoindre. Dans le doute, je préfère prévenir la guerrière.

" Je ne sais pas si l’autel va nous laisser passer… "

Je me tourne vers elle, hausse les épaules et m’avance encore d’un pas vers l’autel, puis d’un autre, encore un. Je m’approche, encore, encore, hors de question de ne pas m’aventurer plus en avant. Je n’oublie pas le don que j’ai reçu. Si l’autel tente de m’attaquer je ferais en sorte de réagir. Ou alors ! Je me fige soudainement. Si Simaya a réussi… Pourquoi pas moi…

Je m’assois par terre. Je me concentre sur l’autel. Je ferme les yeux. Je laisse agir mes fluides, je tente de tisser un lien entre moi et l’autel, de communiquer avec la magie qui l’anime. De comprendre à quoi il sert et si possible de le convaincre de ne pas s’en prendre à nous.

((300 mots. ))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Lun 19 Nov 2018 02:58 
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La première fois qu’elle avait pénétré dans cette vaste caverne, Sibelle ne jouissait personnellement d’aucun éclairage et avait suivi Jorus qui s’était muni d’une torche. Cette fois-ci, sûrement suite à l’événement magique impliquant Simaya, nul besoin de quelconque lumière d’appoint. En effet, une colonne de lumière pâle leur permit de voir les premiers mètres sans difficulté et ainsi remarquer la roche noire qui composait les parois de cette mystérieuse grotte. Bien que l’odeur de putréfaction fût bien présente à sa première visite, elle ne s’était pas imaginé qu’il put y avoir autant de cadavres jonchant le sol. Au moins cette fois, elle voyait suffisamment pour éviter de marcher dessus.
Rapidement, elle atteignit la place centrale, Xël non loin d’elle, et constata avec surprise que l’autel magique ne se trouvait plus au même endroit, il siégeait à présent en plein centre de la salle centrale. Pour avoir tenté de le briser à coup d’épée, la guerrière était bien placée pour savoir qu’il était bien ancré au sol et qu’il fallait une puissance hors du commun pour l’avoir déplacé ainsi.

Tout juste devant un boyau sombre, Sibelle reconnut la carcasse, ou plutôt les nombreux débris épars, de l’énorme bête créé par la magicienne blonde.

Craignant les pouvoirs de l’autel, Xël se demandait s’il leur serait possible de passer près de l’autel, ou plutôt si ce dernier leur laisserait la voie libre. Ne possédant aucun fluide magique et capacité magique, Sibelle, contrairement à Xël, n’avait eu aucune difficulté à s’en approcher la dernière fois. Elle se disait que ce serait de même cette fois-ci et en fit part à Xël.

« Souviens-toi, la dernière fois, contrairement à toi, j’ai pu me rendre à cet autel sans éprouver le moindre malaise. Il y a de fortes chances que ça se passe ainsi cette fois encore. »

Elle n’eut pas le temps de lui dire d’être prudent, qu’après un simple haussement d’épaules, n’écoutant que son courage, Xël fit un pas en avant, puis un autre et encore un autre.

Sibelle le suivit sans dire un mot. Puis lorsqu’il décida de s’arrêter et de s’asseoir par terre, cette dernière l’informa de ses intentions.

« Je vais tenter de passer à côté de l’autel et de me rendre jusqu’au boyau où Simaya est sortie. »

Elle n’en dit pas davantage puisque le mage s’était fermé les yeux et semblait se concentrer.

Avant de reprendre sa marche, elle jeta un coup d’œil à l’arrière afin de voir si l’humoran avait décidé ou non de les rejoindre.

Conservant un pas de marche régulier, elle avança, les mains non loin des gardes de ces armes qu’elle n’avait pas dégainées. Elle voulait voir l’autel de plus près, voir si la même énergie l’habitait. Tout en marchant, elle garder les oreilles en alerte, prête à réagir au moindre bruit suspect.

Si elle réussissait à passer près de l’autel et rejoindre le boyau sombre, elle s’arrêterait à l’entrée, attendant ses compagnons avant d'y pénétrer. Sa vue ne lui permettrait pas d’aller plus loin et elle ne possédait aucune torche pour l’éclairer.

(((509 mots )))

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Sibelle, Maître d'armes


Dernière édition par Sibelle le Mar 27 Nov 2018 04:26, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Mar 20 Nov 2018 14:44 
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Il posa la main sur les cernes de la lande et ses yeux se révulsèrent. Il entra en transe, et traversa les limbes du temps. Un épais brouillard l'enveloppa.

Au dessus de lui, le ciel ténébreux avait laissé apparaître les deux sauriens, combattant violemment.
Leur ballet mortuaire faisait vibrer la plaine. Le noir irascible chasseur, menait la danse, celui d'or ne faisait que se défendre. Il luttait pour sa vie, qu'il avait mis en jeux pour des étrangers.

Le tonnerre grondait mais il n'y avait point d'orage, seulement la colère de ses deux monstres, invincibles dieux s'écharpant faisant du ciel leur arène et soumettant la terre à leur querelle.
le doré frappa le sol avec brutalité et le fit tremblé sur plusieurs mètres. L'obscure dragon plongea alors pour en finir, mais un être se mit en barrière entre lui et sa proie. Un être étrange, difficile à discerner, à forme humaine, fluide, avec des ailes.
La victime n'en attendit pas moins et s'envola tandis que le vainqueur se posait docilement devant cet inconnue.

C'est un bruit, un rugissement, un grondement qui sortit le zélote de son envoûtement. Au dessus de lui le dragon était toujours là, maître de son territoire. Il ne l'avait pas vue.
Sirat se redressa, plongea son regard dans le ciel aux nuages ocres et poussières.
Il ne pouvait plus hésité il n'était plus un enfant.
Il devait attiré son attention et obtenir une audience avec le seigneur de ces lieux.
Il leva son marteau au ciel.

Il avait éblouie la shaakt à Oranan, pourquoi pas une deuxième fois. Cette arme donnée par l'oracle avait bien une utilité et peut-être était elle ici, a cet instant.
Il expira doucement et resserra son étreinte sur le manche.

Seigneur Dragon je demande une audience !!

cria t'il tout en laissant agir le bourreau des ombres. A cette distance il n'allait pas être nocif pour le dragon mais cela suffirait surement à l'attirer.


Citation:
323 mots
utilisation cc arme Bourreau des ombres (for+1/niv, magie +0,5/niv, Marteau de lumière : Le porteur brandit son arme qui éclate de lumière, détruisant le nerf optique de toutes les personnes présentes, sauf le porteur sur un rayon de 0,25/niv mètres (minimum 1). (Maîtrises et esquives/2))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Jeu 22 Nov 2018 09:51 
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En quelques minutes à peine le silence se fait sur notre petit campement improvisé et le reste du groupe sombre dans un sommeil bien mérité. Même Al et moi restons très calmes pendant notre garde, plongés dans nos propres pensées, n’échangeant que de temps à autre pour nous tenir éveillés. Les lieux dans lesquels nous avons été jetés, malgré leur allure menaçante, semblent désertiques. Il nous est par contre impossible de nous repérer au ciel pour l’avancée du temps, heureusement que nos horloges internes fonctionnent, des années sur les routes et récemment des nuits de quart parmi les soldats de Stanrock nous ont habitués au tour de garde. Lorsque nous estimons tous les deux que bien deux bonnes heures se sont écoulées, nous descendons doucement du pic et je pose ma main sur l’épaule de Kívan qui médite juste en bas du rocher.

Lui ayant murmuré qu’il n’y avait rien à signaler, nous nous approchons de la tente pour sortir Endar de sa méditation et le regardons rejoindre le semi-elfe. Je suis trop fatiguée pour avoir d’autres pensées quant au Shaakt et après une brève hésitation à l’entrée de la tente, j’opte finalement pour étendre ma cape à l’extérieur, à même le sol et m’y allonge après avoir seulement retiré mon baudrier. Si le décor n’est pas radieux, il a au moins le mérite de prodiguer une agréable température. Al-Ayrad s’allonge près de ma tête et nous nous endormons sans demander notre reste.

J’ai l’impression d’avoir juste fermé les yeux lorsque les elfes nous réveillent brusquement, une menace plane sur notre campement. Frottant frénétiquement mon visage, je me lève alors en bouclant ma ceinture et jette ma cape sur mes épaules. Al-Ayrad est déjà sur ses quatre pattes, plus alerte que moi, la tête tournée vers… une chose que je ne peux au début décrire. C’est comme si l’un des rocs du triste paysage était soudain venu à la vie, prenant la forme d’un bovin au torse humanoïde, ses membres supérieurs étant aussi chaotique que le paysage au milieu duquel il est apparu. Si les lames qui prolongent ses bras sont impressionnantes c’est sur son visage que mon regard reste accroché. Sa bouche est un gouffre lumineux aux bords déchiquetés, grimaçant dans une expression qui me fait croire que je suis encore en train de dormir, cauchemardant après notre journée à travers la Lande Noire.

(Je crains hélas qu’il soit bien réel, en train de nous charger et…)

Et comment se défendre contre cette masse mouvante semblable à une coulée de lave ? On ne se bat pas contre un volcan, on fuit loin. Mais la plus jeune d’entre nous ne semble pas être de cet avis et sous mon regard ahuri se jette tête baissée au devant de la monstrueuse créature. Hésitant un instant à sortir l’arc de Ralph de mon sac, je secoue la tête en me disant que les flèches ne feraient que s’enflammer au contact de l’enveloppe loin d’être charnelle de notre adversaire.
Les cris de Yurlungur se perdent sans vraiment prendre sens, la tente est le dernier de mes soucis et je ne vois pas où l’on pourrait se mettre à l’abri dans ce décor qui n’est que le reflet de notre antagoniste ; nous sommes les étrangers, les envahisseurs. Jetant mon baluchon derrière l’un des pics, je sors ma lame de son fourreau dans un réflexe classique de combat. Le familier bruit du fer contre le fer se fait entendre mais après la garde de l'arme rien n’est visible, la lame d’illusion qui en a toujours surpris plus d’un, est invisible. Depuis sept années que je la porte, j’ai appris à la manier et connais sa forme par cœur, elle a parfois été d'un avantage certain dans quelques combats. Mais sera-t-elle efficace contre ce nouveau danger ?

(Al, ne t’approche pas trop, je n’ai pas envie que tu sente le roussi ! A plusieurs nous pourrions peut-être l’agacer assez pour qu’il ne sache plus où donner de la tête ou se fatiguer pour rien...)

Je n’aurais jamais chargé lame au clair ce colosse de lave comme est en train de le faire la jeune fille mais je ne peux la laisser se mettre seule en danger et m’élance sur ses pas. Nos armes semblent insignifiantes face à la taille et la composition du mastodonte. Mais le paysage nous offre peut-être de l’armement adéquat… Espérant que Yurlungur m’entendra, je lui crie.

"Yurlungur, les pics rocheux sont de possibles pals !"

Ce lieu déchiré pourrait être transformé en atout, les pointes qui hérissent le sol et dont l’une m’a il y a peu servie de perchoir sont des lames à l’échelle de notre rival.

(Al, suis Yurlungur, garde l’attention de la créature, fais la avancer vers ce pic).

Je désigne l’une des pointes dont la hauteur et l’inclinaison en font une parfaite lance hors mesure, qui se trouve à peu près au niveau où l’enfant va rencontrer la bête.

(Je contourne l’amas rocheux le plus discrètement possible et j’essaye de le blesser pour qu’il se retourne brusquement vers moi, il n’a pas l’air des plus lestes, nous avons une chance que le pic perce son flanc.)

Al-Ayrad s’élance prestement derrière la jeune fille, restant hors de portée de la bête mais avec l’intention de faire son possible pour attirer son attention et l’amener près du pic désigné. Je le suis puis ralentis le pas pour tenter de me fondre dans le paysage, marchant silencieusement autour du même pic.

(Yuimen, rappelle à la terre cette création de Meno !)

Une jambe fermement posée sur le sol pour me donner un bon appui, épée prête à frapper lorsque l'une des pattes arrières de la bête sera à porté, je me prépare à me lancer en avant avec toute la force dont je peux être capable pour porter mon coup, espérant que la puissance de ce dernier, s'il perce l'étrange peau du colosse, le surprendra assez pour que cela le fasse se retourner avec le bon angle et s’empaler sur le pic.


(((1002 mots
  • Si possible utilisation aptitude RP, quoi que pas sûre que ce soit utile avec le bruit que la bête doit faire à chaque pas ;)
    Marche silencieuse : permet de se déplacer en faisant le moins de bruits possibles, quelque soit le terrain.
  • Si possible également, tentative d'apprentissage d'une CC (le RP est peut-être trop court, à ce moment là je ferais plusieurs petits RP quand l'occasion se présente de pratiquer cette CC si c'est OK) :
    Estoc droit : une jambe en retrait pour stabiliser votre appui, l’autre s’élance vivement en avant. Vous frappez alors avec énergie votre adversaire dans le but de le transpercer (For+2/lvl)
  • Si Al parvient à mener le colosse au bon endroit, Ariane attaque sur la patte arrière droite si la bête ne s’est pas retournée après l’attaque de Yurlungur, gauche si elle s’est retournée.

J'espère que ce que j'ai en tête est assez clairement expliqué dans le RP. [:Dforme:] )))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 23 Nov 2018 18:37 
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Nous sommes dans la grotte où nous avons rencontré Simaya. Sa bête est présente et joue à attraper quelque chose qu’agite Sirat dans tous les sens. Xël cherche vainement à dompter un dragon noir de la taille d’une vache avec des ailes faites pour un gabarit de poule. Al-Ayrad a visiblement mangé un bien de Kivan puisque ce dernier ouvre en grand la gueule de l’animal pour y mettre sa tête. A côté Ariane, anxieuse, doit se demander si son lion n’aurait pas sauté le dernier repas. Endar fidèle à lui-même et à son égo, vante ses exploits à l’unique personne intéressée à savoir son propre reflet. Sibelle elle danse autour de l’autel en souriant. Pourtant elle s’est prise un sacré coup qui aurait dû lui servir de leçon. Quoiqu’à y réfléchir de plus près, un détail me chiffonne : elle sourit. J’en parle d’ailleurs à Yurlungur, et celle-ci devient rouge pivoine et enroule ses doigts dans les cheveux comme une adolescente.

Je sens derrière-moi une main me saisir l’épaule et y trouve Honoka. Ses cheveux se prennent dans le vent tandis que tous les deux nous chevauchons le dragon d’or. Nous sommes si haut que je perçois Aliaénon sous un autre point de vue. Toute cette terre ressemble à une tête à qui on aurait effacé les éléments de visages. Se serait donc lui le Sans-Visage, toute cette terre est le Sans-Visage. Je fais par de ma découverte à Honoka et elle me félicite pour mon incroyable découverte et loue ma grande sagesse. Elle enlace ses bras autour de moi et je sens dans mon dos ses deux grands…yeux se poser sur moi. Soudainement je l’entends roter derrière-moi. Surpris je me retourne pour tomber dans ses yeux et cette fois-ci elle rugit comme un monstre. J’en suis désarçonné et tombe de la monture sous le regard impassible de ma belle.


Je me réveille en sursaut, visiblement comme mes camarades. J’ignore combien de temps j’ai dormi, mais ce n’est clairement pas assez et ce n’est pas mon actuel lit, ni l’état d’affolement à l’intérieur de la tente qui va m’aider à retrouver le sommeil.

(Ce n’est pas le moment de piquer un somme, quelque chose arrive !)

(De quoi ?)

(Pose pas de question, prends tes affaires immédiatement et prépare-toi. Je doute qu’il s’agisse d’un mouton enrhumer.)

Aussi vite qu’il m’est possible de le faire, je sors de la tente mes armes dormant dans leurs fourreaux. Comme les autres je perçois la menace venir à nous. On dirait un croisement entre un homme et un rhinocéros qui serait passé par un bain de lave. Je crains que la température ne monte de trop en sa présence et ses deux lames rougeoyantes à la place des bras me font sentir comme un gros cochon, bien gras, sur le point de finir en tranche pour une grillade nocturne.

Yurlungur lance un ordre pour démonter la tente et nous mettre à l’abri. Je crois que le manque de sommeil a raison d’elle. Pense-t-elle réellement tenir tête à la bête seule ? Ariane semble de mon avis car elle suit la jeune fille accompagnée par son lion. Il n’en faut pas plus pour me jeter à mon tour dans la mêlée. Je ne compte pas rester derrière pendant que d’autres risquent leur vie. Dans mon dos, je saisis mon boomerang et me décale quelque peu avant de le lancer. Yurlungur use de mouvements étranges, j’espère simplement qu’elle ne va pas sauter en heuteur et se prendre mon arme de jet dans le dos. Je me décale un peu de la trajectoire de la charge et fais preuve de toute ma force pour lancer mon arme sur la créature. Je préfère attaquer simplement et savoir comment va réagir la créature à ce coup. Il est encore un peu tôt pour puiser dans mon énergie et je risque d’en avoir besoin prochainement, surtout si cette chose charge.

Citation:
651 mots.
Je me décale de la course du monstre et lance mon boomerang dans sa direction.

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Multi : Relonor et Nhaundar


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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 23 Nov 2018 22:54 
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<<<

Je m’extrais de ma transe lorsque je sens quelqu’un secouer mon épaule. Contrairement à ce que j’avais espéré, mon sommeil fut dépourvu de tout rêve et de toute vision d’une végétation luxuriante qui aurait pu améliorer mon humeur dans ces paysages chaotiques. J’ouvre les yeux et découvre Ariane et Al-Ayrad à côté de moi. Celle-ci me déclare qu’il ne s’est rien passé pendant son tour de garde et que c’est à mon tour d’aller surveiller le campement. Je gravis lentement mais sûrement le pic sur lequel était perché l’humaine aux yeux verts pendant qu’elle se dirige vers la tente, sûrement pour aller réveiller Endar. Mon attention se porte alors vers le campement. Je vois Endar qui s’extrait de la tente pour se diriger lui aussi vers les pics servant de lieux d’observation pendant qu’Ariane s’allonge sur sa cape à même le sol à l’extérieur de la tente, Al-Ayrad à ses côtés.

Je ramène mes genoux contre ma poitrine, mes bras entourant ces derniers, mon attention concentrée sur le campement. Je ne fais pas la moindre attention à l’elfe noir, espérant juste que celui-ci joue son rôle pour cette nuit. Malgré la faible luminosité offerte par le puits de feu, ma vision semble s’être presque parfaitement adaptée à l’obscurité ambiante, distinguant sans soucis les détails des éléments proches sans pour autant pouvoir voir aussi loin qu’en plein jour. Je hausse les épaules et secoue la tête. C’est la première fois que je m’en aperçois, mes nuits sur Nirtim étant très souvent été éclairées par des torches à Bouhen ou par de grandes manifestations lumineuses dans le ciel pendant mon trajet jusqu’à Oranan.

Après un laps de temps assez court mais difficile à quantifier du fait de l’absence d’une lune ou d’étoiles dans le ciel, je vois une silhouette faire des signes non loin de moi. Je tourne la tête et remarque alors Endar m’indiquer le lac de feu. Mon regard se pose alors dans la direction indiquée par le shaakt. De ma hauteur, je peux observer une forme sortir de ce lac enflammé et se diriger avec vitesse vers notre direction malgré sa taille imposante. En plissant les yeux je peux distinguer avec plus de précisions les contours de la chose qui nous menace : sorte d’être chimérique constitué d’un tronc humanoïde monté sur ce qui semble être un quadrupède, ses bras se terminent par ce qui semble être deux lames de feu solidifié. Un trou béant au niveau de sa tête forme une sorte de bouche grimaçante d’où s’échappe aussi des flammes, faisant immanquablement penser à ce lac rougeoyant entouré des pics de roches. Ce monstre de roches et de braises pourrait être une véritable personnification vivante du paysage cauchemardesque de la Lande.

Loin de ces considérations esthétiques, je dévale le plus rapidement possible mon perchoir et court en direction du campement où se trouvent encore les endormis qui n’ont pas encore goûté à cette vision d’horreur. Après avoir secoué rapidement les ensommeillés, tout le monde semble sur ses deux pieds, plus ou moins prêt à agir pour défendre le campement contre l’ennemi qui nous charge en ligne droite. Yurlungur aboie un ordre rapide le visage fermé avant de se jeter en direction de l’être de roche et de feu, suivie rapidement par Ariane, Al-Ayrad et Jorus. Je porte la main à la poignée de mon sabre avant de me raviser. Cette lame ne me sera d’aucune utilité face à une créature qui semble avoir le cuir épais et je risque plus de la briser et de la rendre inutilisable pour la suite du voyage me laissant désarmé. Au risque que cela déplaise à certains de mes compagnons, la magie reste la seule option pour me rendre utile pour ce combat, la tente n’étant pour moi pas la priorité si la créature n’est pas stoppée avant dans sa course.

Je commence à concentrer mes fluides lumineux dans mes mains, réfléchissant de la meilleure stratégie à adopter. L’idéal serait de pouvoir désorienter la créature afin de la diriger vers une autre direction. Mon duel contre l’orque me revient à l’esprit : j’avais réussi à produire une puissante explosion de lumière qui l’avait aveuglé me permettant de contrattaquer. Le souci étant qu’en pleine nuit et en territoire hostile, l’explosion lumineuse risque plus d’attirer l’attention sur nous que de mettre le monstre hors d’état de nuire… Si cela ne provoque pas quelque chose de pire d’ailleurs, d’après les dires de Yurlungur. Il vaut mieux que je me concentre sur épauler mes camarades qui semblent avoir une meilleure expérience du combat que moi. Je décide alors de reproduire le sort lancé dans la grotte pour tenter d’identifier plus facilement les mouvements de la créature nécrotique. Cela permettra à une partie d’entre nous d’appréhender ses mouvements et de lever le camp avec plus de sécurité. J’envoie donc mes fluides se poser contre le cuir de la créature nous chargeant et tente de partager mes potentielles visions en priorité avec Ariane puisque celle-ci semble avoir décidé de prendre le monstre de feu au corps-à-corps et dans un second temps à Jorus, ayant promis à Yurlungur que je ne ferai pas d’elle la cible de ma magie. Maintenant, il n’y a plus qu’à espérer que mes fluides ne se libèrent pas une fois de plus de mon contrôle, pour faire tout exploser à leur contact...






(((951 mots)))
(((Utilisation du sort de moine Vision anticipative : Le moine permet à lui et ses alliés (total des cibles : [lvl du sort/3], arrondi au supérieur, lui compris) d'avoir des visions floues mais néanmoins utiles des actions adverses, pour pouvoir mieux esquiver leurs actions. Esquives+1/lvl du sort pour toutes les cibles, jusqu'à la fin du combat.
Si j’ai bien calculé, en le lançant au niveau 7 pour 2PM, je peux élargir les effets à deux personnes en plus de moi, donc Ariane et Jorus)))

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Dernière édition par Kívan le Dim 25 Nov 2018 19:29, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 24 Nov 2018 09:17 
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Son sommeil était agité, troublé par ses souvenirs des batailles qu’il avait menées sur Yuimen. Il se souvenait de la peur qui agitait ses hommes sous le couvert des grands feuillus de la forêt d’Eniod, il sentait leur envie d’en découdre avec les Taurions dans les bois, le sifflement des flèches, la vue des corps déchiquetés par la faune sauvage. L’archer-mage revivait les derniers moments de l’escarmouche encore et encore sans avoir la possibilité de modifier le cours des choses, pouvoir que seul Zewen détenait égoïstement. Il se voyait autour des cadavres des siens, tombant à genoux face à l’adversité. Son peuple souffrait, divisé par les matriarches et les grandes familles nobles qui dilapidaient leur héritage pour de futiles querelles. Il voyait les territoires de Khonfas se réduire à peau de chagrin, leur royaume n’être plus qu’une vague idée. Ils se bagarraient pour quelques miettes de pouvoir, Endar allait leur rappeler ce qu’était véritablement le pouvoir. Tout le sang versé par ses frères lors des nombreuses batailles n’avait pas été déversé pour rien et l’elfe noir comptait bien le rappeler dès son retour triomphal à Khonfas. Se voyant sur le trône de Khonfas, le drow arrêta de se débattre dans son sommeil, arborant un sourire en coin à cette idée. Quelques plus tard, on le réveilla ou plus précisément Ariane vint lui annoncer que c’était son tour de garde avec Kivan. Elle semblait méfiante à son égard, sans qu’il ne sut vraiment pourquoi, même s’il imaginait que les rumeurs circulant sur son peuple et véhiculées par des êtres aussi détestables que les taurions, les sindeldi, les hinïons et autres joyeux lurons adeptes du culte de Gaïa jouait pour beaucoup dans l’émergence d’un tel sentiment à son égard. Toutefois, Endar ne pouvait véritablement leur donner tort, son caractère ressemblait trait pour trait aux descriptions qui étaient faites des shaakts et cela n’était pas pour lui déplaire.
Ces considérations en tête, il se redressa de sa couche et remit les pièces de son armure en place. Pour un moment, il avait presque oublié le poids de tout son attirail mais ce dernier se rappela à lui rapidement. Vérifiant ses lames et son carquois, il passa à travers l’ouverture de la tente pour rejoindre le demi-elfe qui se dirigeait déjà sans l’atteindre vers le point d’observation. Kivan était peut-être le plus mystérieux de tous, le plus calme il semblerait et l’un de ceux qu’ils connaissaient le moins. Endar ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi un tel être acceptait de les accompagner dans ces lieux maudits et déserts où seule la mort rôdait. Il doutait fort que cela soit pour retrouver Naral le Dragon mauve s’il se trouvait sur Aliaénon, mais alors pour quelles autres raisons était-il là ? Le mystère restait entier, mais l’archer-mage restait à l’affût du moindre indice.

Evitant de le dévisager plus longtemps, il prit également son tour de garde montant l’un des pics pour apercevoir de loin le danger. Une première heure se déroula dans le calme le plus total si bien que l’ennui le tiraillait, s’occupant tant bien que mal de graisser ses lames pour les entretenir comme un guerrier se devait de le faire. Ce n’est que lorsque dans sa vision périphérique il crut décerner un mouvement suspect que la suite s’annonça plus palpitante. Son regard se reporta sur la lave dont il était presque l’avoir vu se mouvoir de manière totalement non naturelle et il la vit à ce moment là, une créature faite de roches et de lave. Il fit signe à Kivan de regarder dans sa direction et lorsque les deux constatèrent que la créature se dirigeait vers leur campement, ils descendirent rapidement de leur pic respectif avant de courir réveiller les autres dans le campement. Malgré les plaintes et les couinements, ils se levèrent tous et heureusement d’ailleurs au vue de la vitesse du golem de lave. L’élémentaire avait une certaine prestance, on avait l’impression d’avoir un centaure de lave qui chargeait dans leur direction comme dans les vieux contes. La fillette ne tarda pas à s’élancer vers la créature, elle maîtrisait sans doute fort bien le corps à corps mais cela l’empêchait d’utiliser sa magie ou d’employer une technique potentiellement dangereuse pour ceux qui entouraient la créature. Ariane et son étrange compagnon se divisaient pour mieux prendre à revers le golem. Kivan semblait se concentrer tandis que l’humain lançait un étrange projectile. Endar était presque navré de devoir tuer une si belle création qui, selon lui, agissait comme le protecteur de son territoire. Cela devait être un système de défense automatisé comme le disait si bien l’ouessien à Nagorin. L’elfe devait avouer qu’il aurait bien emmené l’une de ces créatures sur Yuimen pour intimider ses concurrents à Khonfas, mais la place n’était pas à la pitié mais au combat en ce moment.
Endar se détourna vite de la course de l’équidé en feu et infusa sa magie dans l’une de ses flèches, attendant le moment opportun pour frapper.

(827 mots)

(Utilisation de la capa: dragon fléché au niveau 10 et se déporte du combat)

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 24 Nov 2018 13:50 
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Lande Noire – Vers la Tour d’Orsan – Lac de Lave.

    La bête chargeait, terrible, faisant trembler la terre sous ses pattes énormes. Yurlungur fut la première au contact avec la chose, puisqu’elle avançait vers elle. Sa stratégie était risquée. Très risquée. Trop, sans doute. Elle avait mal jaugé la vitesse de la bestiole, qui tomba bien dans son panneau en tentant de la faucher de son arme au passage. La feinte était réussie, mais ce changement de position au dernier moment allait l’envoyer droit dans les pattes galopantes de l’animal de lave. Elle ne parviendrait pas à lui échapper, et serait bientôt une vieille croûte brûlée écrasée sur le sol noir de la lande…

    Mais c’était sans compter le surnaturel. Elle perçut, en elle, la marque d’Asork. Et se souvint de son entraînement. Alors que les pattes de la créature allaient l’écraser sans lui laisser la moindre chance de survie, il se passa quelque chose dont elle-même ne se doutait pas. Un effet qui lui rappela instantanément Elisha’a, lorsqu’elle combattait. Elle se muta en ombre, disparaissant en une volute fumeuse, et réapparut instantanément sur la droite du golem. Elle ne porta pas son coup, trop surprise elle-même de ce qui venait de se passer, mais en tout cas elle était vivante, sans aucune blessure, et prête à entrer de plus belle dans la bataille… avec un nouveau pouvoir. Elle était devenue une ombre. Finalement.

    La bête poursuivit néanmoins sa course, persuadée sans doute d’avoir écrasé la petite qui s’était jetée sous ses pattes. Elle dévia de sa course vers la tente, épargnant celle-ci puisqu’elle était désormais vide de toute vie, et se déporta légèrement vers le lion, tombant dans le piège d’Ariane. C’est à ce moment que Jorus lança son boomerang, qui manqua sa cible de plusieurs mètres avant de revenir dans sa main. Sans doute avait-il mal jaugé la vitesse de l’animal. Au moins était-il sauf, ceci dit. La créature, elle, poursuivait sa course et passa à proximité d’Ariane, qui se fendit en avant et perça la patte de l’animal de lave de sa lame invisible, perçant la croûte dure et sombre et laissant s’échapper un filet de lave de la plaie. Le choc, en revanche, à cette vitesse, la déstabilisa, et elle manqua de choir à terre ou de lâcher son arme. Elle parvint à se préserver entièrement, déséquilibrée mais sans chuter ou perdre l’un de ses seuls atouts offensifs. Au moins son plan marcha… partiellement du moins. La créature trébucha, sans tomber elle non plus, mais percuta de plein fouet l’épieu rocheux. Un choc d’une violence inouïe… qui se conclut par l’explosion en mille morceaux minéraux dudit épieu. La créature, freinée dans son élan, se tourna vers Ariane, menaçante, finalement fixe, prête désormais à la trancher en deux de ses lames incandescentes. Elle semblait n’avoir pris aucun dégât du roc ébranlé... La bête serait-elle plus solide que prévu ?

    Kivan, de son côté, tentait de faire appel à sa magie. On l’avait prévenu de ses effets parfois indésirables et incontrôlés. Le sort qu’il tenta de lancer ne se manifesta pas du tout, mais alors pas du tout comme prévu. Au lieu de baigner ses cibles d’une lumière de connaissance, il… se couvrit d’ombre. Une chape d’ombre tomba tout autour de lui, le masquant totalement du regard de quiconque… Avec la rude contrepartie que lui-même ne voyait plus rien. Il était sauf, à l’intérieur… mais ne pourrait plus agir efficacement sans sortir de là. Un coup dans l’eau, et un premier indice sur les caprices de la magie en Aliaénon…

    Endar aussi tentait d’user de ses fluides pour infuser une flèche. Tout en oeuvrant, cependant, il sentit ses fluides tellement bouillonner en lui qu’ils échappèrent à son contrôle. Une puissance phénoménale s’échappa de ses doigts. Si le sort sembla fonctionner au départ, le petit dragon se mit à grandir, grandir, grandir encore si bien qu’il écrasa la flèche sur le sol et bouscula l’elfe noir, déployant d’immenses ailes. Endar venait de faire naître une créature immense, de près de 8mètres de haut, irrémédiablement magique, sous la forme d’un dragon noir perclus de failles verdâtres luisantes. Les yeux terribles du dragon étaient posés sur la créature de lave... Sa prochaine cible. Mais qu’en serait-il, une fois celle-ci mise à mal ? Le combat prenait une nouvelle allure… La magie d’Aliaénon avait encore fait des siennes.



    Bon amusement !



Lande Noire – Grotte de Sombreroc et Alentours.

    Alors que Sibelle progressait dans la caverne, s’approchant de l’immense boyau sombre, Xël en comprenait davantage sur l’autel en se concentrant sur lui. Ses fluides bouillonnaient, bien sûr. Moins que lorsque Simaya possédait l’autel – à moins que ce ne fut l’inverse ? – mais tout de même assez pour sentir ses fluides crépiter sous sa peau. Il comprit de la chose que ce n’était qu’un outil. La partie émergée d’un iceberg. L’objet massif tirait sa puissance lumineuse d’autre chose, plus profondément enfoui. De très profondément enfoui, et sans doute très dangereux, dont il ne parvint pas à déterminer la nature, sinon qu’elle était sans doute à l’origine de la magie puissamment infusée de toute la Lande Noire. L’autel ne répondait pas à son contrôle, mais ne semblait plus s’orienter vers une agression de leur part, pas même sur Sibelle qui approchait du boyau.

    Lorsque l’elfe blanche arriva à portée de celui-ci, elle put constater, même si elle ne voyait pas très loin à l’intérieur, que les parois du tunnel étaient quasiment lisses, comme polies. Ce n’était pas une crevasse naturelle, comme celle menant, de l’autre côté de la grotte, aux lacs souterrains de lave. C’était artificiel. Mais qui pourrait creuser un tunnel si vaste, de près de 5m de diamètre ? Un ancien cours d’eau souterrain ? Peu probable vu la régularité de la creuse. Un mystère de plus à éclaircir. Et éclaircir était le mot : il faisait plus noir que dans le colon d’un ogre, là-dedans.

    Dehors, Sirat s’essayait à une tentative d’appeler le dragon. La lumière fusa de son marteau, inondant tous les alentours puissamment. Le Dragon noir rugit de plus belle dans le couvert nuageux. Un rugissement plus proche… Mais ne sembla pas en descendre. S’il avait attiré son attention, le saurien ne semblait pas animé par l’envie de se poser de son survol. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il n’avait attiré l’attention que du dragon…



[Yurlungur : 0,5 (introspection) + 0,5 (feinte) + 1 (bonus longueur).
Xël : 0,5 (tentative de comprendre l’autel)
Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (approche du boyau) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (tentative d’attirer le dragon)
Ariane : 0,5 (introspection) + 0,5 (stratégie) + 0,5 (attaque) + 1 (bonus longueur). L’apprentissage n’est pas validé, trop court. Il faudra effectivement encore le pratiquer.
Jorus : 0,5 (rêve – qui m’a fait exploser de rire, en passant) + 0,5 (attaque) + 0,5 (bonus longueur).
Kivan : 0,5 (introspection) + 0,5 (sort) + 0,5 (bonus longueur). Le sort niveau 7 te permet de le lancer sur 2cibles (7/3 = 2,3. On arrondit au supérieur qu’à partir de 2,5), dont toi.
Endar : 0,5 (rêve) + 0,5 (introspection) + 0,5 (sort) + 0,5 (bonus longueur). La prochaine fois, indique avec quel élément tu lances ton sort. XD]

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Dim 25 Nov 2018 19:29 
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Je laisse échapper les fluides lumineux de mes paumes, mais, à peine libérés, ceux-ci échappent pleinement à mon contrôle. Au lieu de se diriger vers mes cibles désignées mentalement, mes fluides m’entourent et s’obscurcissent, grandissant en taille et en opacité jusqu’à former une sorte de cloche m’isolant entièrement du monde extérieur, annihilant ma perception visuelle. Mon pouls s’accélère puis revient à son rythme normal lorsque je remarque que je respire parfaitement normalement dans cette chape d’ombre parfaitement opaque. Si la vision m’est retirée, j’ai de tout de même des échos de la scène de combat qui se passe en dehors de ma prison même si ceux-ci ne me renseignent en rien sur les faits, s’agissant juste de quelques entrechoquements et bruits sourds parfaitement inidentifiables.

Je prends une profonde inspiration. Yurlungur m’avait prévenu concernant les effets indésirables de la magie sur ce monde, me voilà servi. Si la magie risque d’être difficile à canaliser sur ce monde, il va falloir trouver d’autres alternatives pour se défendre efficacement. Et dans un premier temps pour sortir de cette geôle d’ombre. Je tends lentement les bras, mains en avant, et ne ressens aucune résistance physique indiquant que je devrais régler cette question de sortie facilement. Et maintenant, que faire pour aider le reste du groupe sans être un poids mort. L’image de l’Enfant qui hante mes rêves me vient instantanément à l’esprit. En effet, le gamin semblait survivre sans difficulté dans un environnement hostile sans trop de difficulté. Que ferait-il dans cette situation ?

Comme cela m’était arrivé plusieurs fois auparavant à la mention mentale de l’Enfant, une petite voix silencieuse me dicte les gestes à réaliser de manière inconsciente et sans que je ne cherche à les questionner. Je retire le kimono et le range en boule et sans ménagement dans mon sac. Sa couleur claire ne m’offre pas un camouflage intéressant dans ce monde de gris et de noir. Il ne manquerait plus que je me mette à émettre de la lumière spontanément… D’autant que ce n’est pas ce vêtement qui va me protéger de la moindre attaque physique. Je m’accroupis. Mes mains fouillent dans la poussière et commencent à me frotter le torse, les bras, le visage et les cheveux avec les cendres récupérées, masquant cette odeur de propre héritée d’Elscar'Olth et assombrissant ma peau pâle. Une fois une bonne couche de crasse étalée, je tente une percée hors de chape obscure, à moitié accroupi, rasant le plus le sol pour passer inaperçu.

Comme constaté, je m’extrais de la prison sans trop de difficulté. Je repère le pic de roche le plus proche. Après quelques pas, je me jette derrière pour me protéger avant de glisser un œil vers le combat. Le monstre de roche et de feu n’est pas loin et est encadré par Ariane, Al-Ayrad, et Yurlungur. Un peu plus loin se trouvent Jorus et Endar. Ce dernier est flanqué d’une gigantesque créature reptilienne ailée noire parcourue de zébrures verdâtres et puant la magie à plein nez. Je fronce le nez. Cette nouvelle apparition ressemble plus que très fortement aux dragons illustrant les livres de la milice de Bouhen devant lesquels nous rêvassions avec Théo. La posture de la créature semble indiquer qu’elle est rangée du côté d’Endar, et ainsi et normalement du notre. J’espère que ce dernier de la retournera pas volontairement ou involontairement contre le reste du groupe…

Mon attention se reporte à nouveau sur la créature quadrupède, principale menace identifiée pour le moment. Je constate que du feu liquide s’écoule de l’une de ses pattes. Sa peau, que j’avais auparavant prise pour de la roche, peut être entaillée. C’est un bon point. La petite voix m’indique que c’est le moment de le prendre à revers. Le monstre est pris en tenaille par le reste du groupe, son attention dirigée vers Ariane. Je m’avance alors vers la bête le plus furtivement possible, masquant au mieux le bruit de mes pas pour m’approcher de ses troncs qui lui servent de pattes arrières. Je profite du trajet pour dégainer mon sabre le plus lentement et silencieusement possible, prenant finalement refuge derrière le pic le plus proche de l’arrière de la chimère. J’essaie de contrôler au mieux ma respiration, attendant le meilleur moment pour sortir de mon abri et frapper. Au moment jugé opportun, je sors rapidement de derrière le pilier, tenant mon sabre des deux mains pour venir l’enfoncer dans la patte la plus proche de moi, la gauche, reculant presque immédiatement d’un bond en arrière pour éviter une potentielle contrattaque réflexe de la part du monstre, prêt à laisser le sabre dans la patte si l’extraction s’avère plus compliquée que prévue.






(((820 mots)))
(((> Utilisation de Marche silencieuse et Masquage de trace. J’ai le droit à un jet de discrétion ?
> Kívan tente une « Yurlungur » une attaque sournoise sur une des pattes arrières du centaure instantanément suivie d’un bond en arrière pour tenter d’esquiver de potentielles représailles dues à la lave, quitte à laisser le sabre dans la patte. Au vu du nombre d’actions réalisées sur ce tour, il y a des chances que ce coup passe après ceux des autres…)))

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Dernière édition par Kívan le Ven 7 Déc 2018 23:01, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Lun 26 Nov 2018 17:01 
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J’y arrive ! Mes fluides s’agitent et me permettent de comprendre ce qu’est cet autel. Ce n’est qu’un outil, un outil qui semble être une minuscule partie d’autre chose. Quelque chose qui se cache dans les profondeurs de la région. Une chose magique, énorme, dangereuse. Mais mes fluides ne me permettent pas d’en apprendre plus, trop agités, incontrôlables. Je parviens juste à savoir que l’autel n’est plus hostile.
La voix de Sibelle me ramène à moi. Elle me dit que le tunnel l’intrigue, que ce n’est pas une cavité naturelle. Je le relève et le tapote les fesses pour en faire tomber la poussière.

"Qu'est-ce que tu veux dire ?"

Elle m’explique que les parois sont lisses, comme polies avec du feu. Elle se tait un instant avant de donner d’autres précisions sur la taille du tunnel et le fait qu’il soit complètement obscur. Je grimace, aucun de nous n’a pensé à prendre une torche. En tout cas je suis aussi curieux qu’elle.

"Si tu penses que c'est du feu qui a creusé ce tunnel alors j'ai tendance à penser que c'est l'œuvre d'un dragon."

Elle pense la même chose et nous sommes d’accord pour aller voir où mène ce tunnel. Je regarde à nouveau l’autel et ce rayon lumineux qui en pulse.

"Je n'ai rien non plus mais je peux essayer quelque chose."

Sibelle m'observe. Je lui demande simplement de s'éloigner de l'autel. Ce qu'elle fait sans attendre, m'arrachant un mince sourire.


Ma première idée est de diriger la lumière vers l'autel.Si l’autel est un outil, je peux probablement l’utiliser sans le contraindre. Mais je crains que ce soit trop d'effort. Je m’approche de l’autel sans geste brusque et pose doucement mon bâton contre. Un excellent catalyseur magique m’avait dit Shaeela. Je ferme les yeux à nouveau pour me concentrer. J’espère réussir à prendre un peu de cette magie brillante de l’autel à l’aide de mon bâton qui servirait de catalyseur du catalyseur. De cette façon nous pourrions nous orienter à la leur de cette lumière pâle.

((Tente de prendre un peu de magie de l'autel pour "allumer son bâton".))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Mar 27 Nov 2018 05:12 
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Tout comme elle l’avait déduit, elle put passer près de l’autel sans que ce dernier ne manifeste d’énergie hostile à son encontre. Elle put donc poursuivre son chemin et se rendre jusqu’au boyau sombre. Celui-là même où une Simaya aux yeux révulsés avait fait son apparition. Les odeurs de cadavres étaient toujours présentes, mais la guerrière se forçait d’ignorer ce léger malaise en se concentrant sur le boyau sombre.

Une fois à la hauteur du mystérieux couloir, elle fit quelques pas en avant afin de l’examiner plus en détail. Elle aurait aimé le pénétrer davantage, mais cela s’avérait impossible vu l’obscurité totale qui y régnait. Néanmoins, elle put voir et toucher les parois de cette crevasse et constater son absence de rugosité. Ces parois semblaient aussi lisses que les galets polies par la mer et gisant sur les plages. Mais là, il n’était pas question de galets et encore moins de mer. Il y avait peu de chance que l’eau soit responsable de la douceur de cette pierre noire. Elle en vint en conclusion qu’il ne s’agissait pas d’une crevasse naturelle, bien qu’elle était incapable de trouver ce qui avait pu pratiquer un tel trou.

Tournant son regard vers le mage qui était toujours assis non loin de l’autel, la maître d’armes éleva la voix et lui fit part de sa découverte.

« Ce tunnel m'intrigue, il n'est pas du tout comme on pourrait s'attendre. »

Elle plissa les yeux tentant d’en voir davantage, mais en vain. Elle se contenta donc de dire le peu qu’elle savait.

« Ce n'est pas une cavité naturelle. »

Conservant ce calme qui lui était propre, le mage se releva, prit le temps de se tapoter les fesses afin de retirer la poussière de ses vêtements avant de demander à sa compagne ce qu’elle voulait dire.

Elle hésita un moment cherchant ses mots, puis expliqua :

« Les parois de cette caverne sont lisses comme si elles avaient été polies... L'eau peut faire une tel ouvrage, mais j'ai l'impression que c'est plutôt l’œuvre du feu... ce qui concorderait plus à ces terres désolées. »

Sibelle se tut et tenta de faire quelques pas en avant, en vain. Tout en reculant, toujours en élevant la voix, elle expliqua :

« Il fait plus de cinq mètres de diamètre, mais je ne peux l'explorer... c'est le noir complet et je n’ai rien pour m'éclairer. »

Après avoir écouté les informations de la guerrière, Xël proposa que le tunnel ait pu simplement être l’œuvre d’un dragon. La guerrière jeta alors un coup d’œil à cette pierre lisse et considéra que l’hypothèse du mage s’avérait plausible. Orgueilleuse, elle s’en voulait même de ne pas y avoir pensé.

Sibelle se détourna du boyau sombre pour regarder Xel :

« Oui, bien sûr, tu as raison !... et Simaya est sorti par ce boyau... il faudrait voir où il mène »

Sibelle fit une moue de déception lorsque Xël lui annonça que, tout comme elle, il n’avait aucun équipement pour faire ou alimenter une torche. Puis ses sourcils se froncèrent lorsqu’il lui annonça qu’il allait tenter quelque chose. Elle attendait la suite, craignant ce qu’il allait proposer. Mais il n’en dit rien, se contentant de lui demander de s’éloigner du tunnel.

Sans perdre une seconde, et sans émettre la moindre réticence, Sibelle dégagea rapidement la voie. Elle avait déjà vu la magie de Xël à l’œuvre, ainsi que le chaos qui en avait résulté et ne voulut pas en faire les frais.

Considérant qu’elle s’était suffisamment éloignée du boyau sombre, intriguée, elle observa les gestes du mage. Ce dernier s’approcha prudemment de l’autel afin d’y déposer délicatement son bâton, puis se ferma les yeux.

Sibelle l’observait attentivement, prête à se dissimuler derrière une stalagmite, jetant quelques regards furtifs vers l’entrée de la caverne afin de crier gare à Sirat si jamais ce dernier se présentait à l’entrée.


(((647 mots )))

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Sibelle, Maître d'armes


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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Jeu 29 Nov 2018 14:06 
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Le combat contre le golem volcanique semblait des plus désordonnés, ce qui était loin de déranger l’elfe chaotique mais ce qui avait le désavantage de désunir leur groupe et de réduire leur capacité à se battre en équipe. Le bruit fracassant des sabots de la créature de feu et de roche fit battre son cœur plus froid, les palpitations se répercutant dans chaque partie de son corps svelte n’étaient pas pour autant un signe de peur, bien au contraire, mais une forme d’excitation à l’idée de guerroyer. Ce monde s’avérait de plus en plus fascinant au fil du temps, au gré des années passées loin de Yuimen et satisfaisait ses envies de grandeur alors qu’il n’était qu’un simple mâle dans une société matriarcale, qu’un simple membre du clan des Marchands au milieu de tous les nobliaux de Khonfas. Loin de tous les artifices que son rang lui imposait ou que son nouveau titre de Sauveur d’Aliaénon exigeait de lui, cet affrontement lui rappelait qui il était réellement. Il était né pour combattre. Ce simple constat étira ses lèvres, lui donnant une expression des plus sournoises.

Le côté sournois semblait partagé par Yurlungur, la fillette à l’apparence innocente mais toutefois capable de tuer sans éprouver le moindre remords, tout du moins en apparence. Endar la vit un instant tenter d’esquiver la bête, mais celle-ci s’avérait plus rapide et peu impressionnée par la technique de la jeune fille qui ne manqua pas de se faire écraser par le golem, du moins cela aurait dû se passer ainsi si elle n’avait tout simplement pas disparue dans une volute de fumée pour repaître légèrement plus loin sur la droite du monstre. Encore une qui cachait ses bottes secrètes, le shaakt allait devoir s’en méfier surtout si elle finissait par s’avérer proche de l’humoran.
Le golem ou l’élémentaire, la dénomination restait floue à défaut d’un bestiaire, se dirigea vers l’étrange créature à la fourrure épaisse et à sa maîtresse, Ariane, la femme des clans du désert. Si le tremblement de terre provoqué par les lourds pas de course de l’équidé ne le déconcentrait pas dans la préparation de son sort, cela n’était pas le cas du choc violent de leur ennemi contre le pic rocheux qui semblait exploser voire imploser du fait du heurt de la créature. Il était démesurément puissant pour détruire aisément la roche de la Lande Noire peu connue pour son caractère friable. Le capharnaüm produit par la charge le sortit quelque peu de sa longue et pénible concentration. L’elfe noir n’avait jamais tissé les filaments d’un tel sortilège et de surcroît n’avait jamais tenté de lier sa magie à l’une de ses flèches. La tâche était rendue ardue par un soudain usage de magie, un être aussi malfaisant et récompensé par la capacité d’user des fluides obscurs ne pouvait rater le fait que les ténèbres s’assemblent en un point précis, en l’occurrence le semi-elfe. Possédait-il également des fluides obscurs ou était-ce la magie des lieux qui avait encore une fois fait des siennes ? Endar ne connaissait pas encore la réponse, cependant il pouvait être sûr d’une chose : le semi-elfe maniait également la magie. Cela pouvait être tant un atout qu’un sérieux désavantage pour le groupe s’il ne savait pas l’utiliser correctement.

Loin du danger immédiat, l’elfe noir se replongea dans l’usage de sa magie qui bouillonna soudainement dans son corps, réclamant presque leur liberté. Son corps était devenu une prison pour ses fluides et l’air d’Aliaénon, un vent de liberté. Une puissance incommensurable jaillissait de ses doigts sans qu’il ne parvienne ni à la maintenir ni à la façonner correctement. Sa volonté permis de façonner ledit dragon, l’étrange créature fluidique miniature, pareille à ses cousins survolant les cieux d’Aliaénon, descendit le long de son bras pour s’enrouler autour du projectile. Ce n’est que quelques secondes après avoir lancé le sort qu’il vit où se situait le problème. La créature semblait prise d’une vie propre et grandissait exponentiellement si bien qu’il dût lâcher la flèche sur laquelle se trouvait à présent le dragonnet. La créature créée de toutes pièces grandissait encore, son créateur se demandant quelle taille il prendrait finalement. Sa flèche craqua sous le poids du reptile et Endar recula sous l’effet tant de la surprise que sous l’effet de la claque qu’il venait de se prendre lorsque la créature déploya ses ailes immenses. Le saurien ailé était noir de jais et son corps écailleux était zébré de failles verdâtres luisantes. Six pics entouraient le crâne allongé du reptile, ses yeux de jade foudroyaient le golem de lave et il disposait d’une rangée de crocs des plus effrayants. Il était l’heure de chasser pour le shaakt et son allié de circonstance. Les ailes dépliées, le dragon semblait vouloir s’envoler pour atterrir sur sa prochaine proie alors que sa queue massive et pourvue d’écailles couleur obsidienne battait furieusement le sol rocailleux. Ses quatre membres dotés respectivement d’une patte terminée par de longues griffes brisaient la roche. Le ciel obscurci attendait le vol meurtrier de son dragon et de son créateur.

Par courage, par folie ou par un subtil mélange des deux, Endar se précita vers le flanc du dragon plus petit que le dragon d’or mais d’une taille impressionnante néanmoins. S’aidant des écailles en les utilisant comme prises, il escalada le flanc de la créature pour atterrir sur son dos au milieu des pics venant l’orner. C’est alors qu’il parla à sa création employant pour la première fois depuis plusieurs années sa langue natale rugueuse et sévère.

- Les cieux nous attendent mon allié. Ecrasons nos ennemis, brisons leur volonté, que ton vol en ma compagnie les terrifie, que les ténèbres s’étendent sur ces terres !

Chaque syllabe prononcée était un délice pour son ouïe et son regard s’assombrissait alors que la promesse de mort se faisait plus présente. A eux deux, ils pourraient largement s’envoler vers la Tour d’Orsan et massacrer ses potentiels occupants qui la gardaient. Ensuite, l’elfe pourra accaparer toutes les connaissances accumulées par les longues années d’expérimentations de Vallel et s’en servir contre lui. Il avait de sérieux comptes à régler avec le lieutenant d’Oaxaca depuis leur dernière rencontre.

S’agrippant d’une main à l’un des pics dépassant du dos du dragon noir, sa jumelle prit son arc alors qu’il se concentrait à nouveau, non pour utiliser sa magie mais pour améliorer son champ de vision et sa précision sur le champ de bataille. Le drow se souvenait des entraînements militaires à Khonfas, il se rappelait leur âpreté, de la rigueur exigée lors des exercices arc à la main. Il se rappelait les ordres donnés par leur instructeur. Il fallait d’abord élargir son champ de vision pour mieux appréhender son environnement, pour distinguer l’allié de l’ennemi et pour éviter de tomber dans une embuscade préparée par un petit détachement d’éclaireurs. Par la suite, il fallait respirer lentement, calmer les battements de son cœur pour se focaliser uniquement sur son objectif : le meurtre de sa cible. Les yeux de l’elfe noir étaient à présent fixés comme sa monture improvisée sur l’équidé constitué de roches et de flammes.

(1180 mots)

[Monte sur le dragon et tente d'apprendre la CC d'archer-mage: Focalisation : L'archer-mage mobilise toute sa concentration et sa maîtrise pour augmenter considérablement ses chances de touche les [lvl/3] prochains tours. (maîtrise AJ+0,75/lvl)

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 30 Nov 2018 16:31 
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Inscription: Lun 13 Mai 2013 15:53
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Localisation: Aliaénon
Je reste pantois face à l’enchainement d’évènements qui se déroulent sous mes yeux. Pour commencer, Yurlungur qui parvient à feinter la créature et évite le coup qui lui est portée. Malheureusement pour elle, la créature plus rapide que prévue s’apprête à la percuter avec le reste de son corps dans une charge qui se veut implacable. Je m’attends à devoir racler les restes aplatit de la jeune fille que celle-ci se meut en une volute de fumée qui disparaît pour réapparaître subitement à la droite de la créature sans porter le moindre coup.

(Je ne comprends pas, elle aussi a cette appréhension de la magie alors pourquoi l’utiliser ?)

(Ce n’est pas de la magie. J’ignore comment elle s’y est prise, mais elle n’a pas un pet de fluide magique en elle.)

(Et si c’était cet évènement qu’elle n’a pas voulu me mentionner en quittant Elscar’Olth ?)

Je suis rapidement coupé dans mes réflexions. La bête se rapproche du lion tandis que mon boomerang fend l’air tel un vieil ivrogne puant traversant la rue jusqu’à la taverne suivante, sans rencontrer le moindre obstacle en chemin. Si au moins je retrouve mon arme volante en main avec la sensation d’être aussi utile qu’un verre d’eau dans une taverne naine, Ariane démontre sa maîtrise avec son arme étrange en perforant une patte de l’animal et lui fait couler de la lave par la plaie.

(C’est pas assez dur comme ça, maintenant il faut jouer avec des flaques de sang magmatique sur le champ de bataille ! A se demander si notre situation peut empirer.)

Avec difficulté elle parvient à rester maîtresse de son arme tout en restant sur ses appuis et ce, malgré la puissance que lui oppose la bête. Cette dernière percute violemment l’épieu rocheux et répand sur le sol une multitude de minéraux en morceaux. Sortant visiblement indemne du choc, le monstre de lave s’extirpe et cherche le moustique qui lui a piqué la patte, prêt pour lui démontrer toute sa rage. Au moins Kivan est loin et notre guérisseur pourra nous prodiguer des soins si la magie qui l’anime fonctionne un minimum.

(Mais il est où ce con ?)

Un bref regard aux alentours, mais aucun semi-elfe en vue. Pourtant ce n’est pas l’affluence qui caractérise le mieux la région et le repéré devrait être facile. Non seul Endar et son arc se dresse un peu plus loin. Une étrange lueur anime sa flèche et se transforme petit à petit d’un simple oiseau à un dragon de plusieurs mètres de haut. Un dragon noir, aux ailes sombres comme la nuit et perclus de faille verdâtre donnant à la bête ailé un aspect des plus angoissants. Reste à savoir maintenant si le dernier arrivé est un allié ou un potentiel ennemi avec ces manipulations aléatoires de la magie. Décidément, plus j’affirme détester la magie et plus on me prouve que j’ai raison que m’en éloigner.

(Ysolde, la prochaine fois que je clame qu’on est dans une merde noire et que ça peut pas être pire, rappel-moi de bien me la fermer !)

Endar m’a bien entendu compté ses exploits de combat à dos de dragon, fait d’arme qui lui a valu le titre de sauveur et qu’il rabâche à longueur de temps. Est-ce là une aptitude qui lui est propre de créer un dragon artificiellement ? Nous pourrons atteindre la tour aisément avec un tel compagnon, bien que le terme compagnon ne s’applique pas vraiment à ce dragon. Son aspect extérieur transpire la noirceur au travers de toutes les écailles qui le composent. Le Shaakt grimpe sur le saurien et clame quelque chose d’incompréhensible dans sa propre langue.

(Il invite son nouvel allié à s’envoler. Il l’incite à écraser leurs ennemis à eux deux, à briser leur volonté, que cet envole les terrifies et que les ténèbres engloutissent…heu non s’étendent sur ces terres ! Désolé mon Shaakt est un peu rouillé.)

(J’aime pas ce côté ennemis au pluriel. Attends ! Tu parles le Shaakt toi maintenant ?)

(J’ai eu plus de vie qu’un chat et parmi elle un elfe noir comme maître.)

(Ha ! Je suppose qu’il n’était pas le genre à répondre aux attentes de ses pairs et la raison pour laquelle tu me pousses à prendre une attitude plus posée à l’égard d’Endar !)

(Tout juste August ! Il était même doté d’une grande douceur.)

(August ? C’était son nom ?)


(Pfff oublie, je crois que tu as d’autres occupations plus importantes pour le moment !)

Il n’en faut pas plus pour me rappeler à mes devoirs. Nous sommes face à une bête dont on ignore les faiblesses. Chaque blessure qui lui est infligées peut déclencher des éclaboussures de lave à éviter, ça peut aider à rester en vie. Un des nôtres est porté absent, notre sauveur a fait naître une créature qui peut sonner notre fin. On a besoin de vite reprendre le contrôle de la situation. La force de la bête réside dans ses lames mais aussi sa charge. Si on parvient à limiter ses mouvements on augmentera nos chances de ne pas finir en grillade.

(Il a des lames en guise de main, de la lave en lieu et place du sang et sa peau semble être littéralement de la roche. J’ignore s’il possède un squelette mais s’il dispose de jambes pliables, techniquement il a les articulations qui vont avec. Accroche-toi Ysolde, il va bientôt faire chaud !)

Je me rue sur la créature en rangeant mon boomerang, il ne me sera d’aucune utilité pour ce que je m’apprête à faire.

(Si j’arrive à la frapper assez fort sur ce qui semble être un genou, nous auront un avantage plus important. Vu son aspect physique il doit user de ses pattes arrières pour se propulser, mais ce sont ses membres avant qui soutiennent la grande majorité de son poids. Un coup suffisamment fort lui fera regretter de m’avoir réveillé à chaque pas posé au sol. Pour cela j’ai besoin de rassembler tout mon ki dans mon poing droit pour frapper.)

Je visualise une aura d’énergie autour de ma main fermée, comme si elle siphonnait tout le ki en moi. Jusque-là j’ai été capable d’insuffler mon énergie dans une arme pour m’aider à atteindre ma cible ou de gorger mes bras pour porter des coups rapidement. Agir ainsi est une nouveauté pour moi et malheureusement je n’ai guère le loisir de m’entraîner avant de frapper. Mon énergie doit rester autour de ma main. Trop éloigné de mon poing il pourrait avoir une grande d’impact considérablement réduite et sans grand effet sur sa peau solide, à l’inverse si l’énergie ne devait pas être suffisante, c’est ma main qui risque de voler en éclat. Je la manipule en une enveloppe qui recouvre mon membre d’un manteau solide. La clef est dans la densité du ki que je serais capable de générer, pour atteindre l’articulation en son centre.

Arrivé à sa patte avant la plus proche je n’ai guère le temps d’examiner le membre pour déterminer quel endroit sera le plus propice à viser. Me fiant à mon instinct je frappe espérant que la bête ne se laissera pas tomber de tout son poids sur moi.

Citation:
1195 mots.
Je m'approche de sa jambe la plus proche de moi et frappe avec une tentative d'apprentissage CCSA de vélite.

Coupe-genoux : Un mouvement extrêmement précis permet de bloquer les articulations des genoux de la cible durant tout le combat, renforcé par l'énergie intérieur du vélite qui elle même entrave. Coup à for+0/lvl et maîtrise SA +1/lvl. Esquives-1/lvl pour la cible pendant lvl/2tours ou jusqu'à un soin. Peut se faire à main nue ou avec une arme SA.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 30 Nov 2018 16:36 
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...

La grosse masse de lave et de magma solidifié s'approchait bien trop vite d'elle. Sa trajectoire, si certaine à l'instant d'avant, lui semblait tout d'un coup compromise par la netteté du choc qu'elle allait subir si elle restait là : il avait déjà armé sa lame pour la frapper et si, d'un mouvement leste, elle réussit à se mettre hors d'atteinte de cette attaque-là, elle vit avec effarement le corps massif de la bête lui foncer dessus.

Était-ce la fin ? Son corps d'apparence si frêle, surtout en comparaison du mastodonte, finirait-il écrasé sous les pattes de la bête ?

Elle ferma les yeux et attendit, patiemment, que les ombres l'englobent. Mue par une sérénité incompréhensible en cet unique instant où sa vie se jouait, elle se laissa attirer par le sol, le vacarme de cette charge insensée l'enfermant dans une croyance absurde en la chance infime qu'elle avait de passer juste là, entre les pattes...

Oh, et puis, tant pis.

Elle n'avait comme seul regret d'avoir quitté Arsok, d'avoir suivi ses enseignements sans parvenir finalement à devenir une vraie Ombre, sans réussir à contredire l'assomption d'Elisha'a. Elle serait bel et bien morte sans rejoindre les rangs des augustes Ombres d'Arothiir...

Et, soudain, la marque d'Arsok pulsa. Elle sentit en elle une décharge d'énergie, toute l'adrénaline de la mort qui ressortait avec une puissance insoupçonnée. Elle sentait un pouvoir fou, la croyance en l'insensé, qui se manifestait à nouveau et lui assurait d'échapper à l'inévitable. Elle sentit son corps devenir Ombre, l'Ombre devenir elle, ses fibres se dématérialiser tandis que, avec une jouissance infinie, elle embrassait le domaine qui était le sien.

Elle se sentit traversée par son gigantesque adversaire, à moitié consciente. Toute son âme errait, entre ces volutes de fumée noire balayées par la créature, et elle sentait grandir en elle la sensation étrange de n'être plus rien, de ne plus sentir, d'être fondamentalement ailleurs. Elle n'était tout simplement plus réellement sur le champ de bataille et ne savait différencier le plaisir inouï qu'elle avait à ne plus ressentir ni ses muscles la tirailler, ni ses cheveux la gratter, ni aucune des petites préoccupations communes des êtres dotés de sensations, avec cette terreur sublime, la terreur de ne plus exister.

Ce fut cette dernière qui la ramena, quelques instants après, hébétée mais en un seul morceau, dans un corps de chair et de sang. Intacte. Elle contempla pendant quelques longs instants ses bras, ses jambes, tout son corps. Elle sentait à nouveau tous ses nerfs, comme si ces quelques secondes de pure grâce, de pure Ombre, n'avaient été qu'un rêve. Et elle sourit, heureuse.

Elle se retourna en sursaut lorsque, derrière, un des rochers de la Lande explosa en mille morceaux lorsque la bête lui rentra dedans. Et, avant qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit, elle vit Kĩvan tout d'un coup englobé par une sphère de ténèbres et Endar invoquer rien de moins qu'un dragon des plus dangereux. Elle soupira. (Fichus mages.)

Puis, revenant vers le camp en tentant de passer inaperçue du fameux dragon - après tout, c'était à Endar de se charger de ça : et l'invocation semblait avoir bien trop envie de terrasser leur adversaire commun pour l'en détourner -, elle se rapprocha de la tente et, vérifiant que le golem de lave et le dragon n'allaient pas de suite foncer sur elle, elle récupéra son sac et s'éloigna des affrontements en gardant un œil dessus.

Elle se tenait à quelques mètres du golem, du dragon, et de tous les autres acteurs, son sac sur les épaules. Si personne n'avait voulu ranger la tente, elle ne comptait pas pour autant laisser ses provisions et certaines de ses affaires - en particulier la lettre d'Aethalin - se faire cramer dès que l'une des lames du monstre effleurerait la toile.

Et puis, pour l'heure, elle préférait observer, à l'abri dans les ombres de la nuit. Il était inutile de s'interposer dans le combat titanesque qui s'annonçait entre le golem et le dragon : elle ne risquait que de se faire écraser par mégarde d'un des deux adversaires. Tous ses sens étaient en alertes, afin de repérer une quelconque menace tierce attirée par le bruit des affrontements, ou déterminer l'issue du combat - éventuellement, intervenir de façon ciblée pour assurer la victoire au dragon d'Endar.

Mais elle avait comme la prémonition que celui-ci finirait tôt ou tard par se retourner contre eux. C'était un sortilège puissant, tout de même, de lier à ses ordre une telle créature... Il était peu probable que l'elfe le maîtrise tout à fait : dès lors qu'il n'aurait plus de cible, elle doutait qu'il ne désire pas les manger eux aussi...


(((500 mots
récupère son sac dans la tente et observe la suite du combat depuis un point à quelques mètres, espérant être suffisamment cachée par la nuit)))

...

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Dernière édition par Yurlungur le Ven 7 Déc 2018 22:30, édité 1 fois.

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