L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: La Forêt d'Ynorie
MessagePosté: Sam 13 Jan 2018 12:56 
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Inscription: Dim 31 Déc 2017 13:07
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Elle prend la nourriture, glisse sa main gracile et fine à travers les paluches du guerrier et jette le précieux dans les braises. La viande crépite, se tortille, alors que son fumet se repend doucement au-dessus d'elle.

Elle reste obnubilée par cette cuisson, elle évite son regard perçant, de côté elle le remercie d'une voix cristalline et mal assurée. Il reste muet, près d'elle, la couverture de fourrure en manteau sur ses épaules. Elle retourne la chair brunie, la fait cuir de l'autre côté se brûle les doigts, s'y reprend à deux fois. Puis une fois, complètement satisfaite, elle l'attrape goulûment, la glisse dans sa bouche, croque dedans perçant la peau. Elle libère la pulpe raisiné qui dégouline sur sa main. Ses lèvres, son menton se parent d'un filet luisant de bave. Elle plisse les yeux de plaisir et de satisfaction, suce chacun de ses doigts pour en recueillir la moindre parcelle du précieux nectar qui s'étalent entre chacun d'eux à la manière d'une toile fine.

Elle se retourne vers lui, brisant le silence imposé par Orok, elle pose sa main sur sa poitrine, maintenant réchauffée et vivante. « Abigaël » dit-elle d'une parole un peu plus assuré, lentement, circonspect elle tend son bras vers son torse. Il perçoit la finesse de sa main sur sa peau cuir, elle attend une réponse. Elle le prend pour un sauvage, il jauge son visage candide.

Les yeux d'Orok se froncent, il attrape rapidement le poignet le serrant fort, la contraignant à se contorsionner pour ne pas qu'il lui casse, elle se retrouve en suivant le mouvement le visage plaqué sur sa poitrine. Elle sent son cœur, l'âpreté de son contact. Une autre main agrippe fortement ses cheveux. Elle sursaute, elle est prise au piège, sous son joug, soumise. L'orque solitaire, sauvage, peu mourir comme chaque être qui foule ce monde, mais il se sait supérieur aux humains, sont dieu lui murmure dans ses prières.


Il la renifle, passe son visage dans ses cheveux, inspire son odeur intensément douce, floral et légèrement épicé. Il continue son inspection, tenant fort son bras, ses lèvres descendent sur la joue, son nez se colle contre sa peau, il sent sa respiration haletante. Il va plus bas, frôlant sa bouche, rattrapant une goutte oubliée de sang avec un lapement de langue. Puis il tire sa chevelure, donnant en offrande son gorge à sa gueule carnassière qu'il incline un peu plus. À la naissance de sa poitrine, il entend son cœur, écoute ses battements, le buste se soulever. Il esquisse un sourire, il la relâche de son emprise et se redresse pour retourner à sa place. Il se love alors dans sa couverture et d'une voix distinct et forte répond enfin : Orok .


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 Sujet du message: Re: La Forêt d'Ynorie
MessagePosté: Dim 14 Jan 2018 16:01 
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Inscription: Mer 3 Jan 2018 19:39
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Mes doigts frôlent à peine son torse mais je peux sentir la chaleur de son corps qui s’infiltre sous mes ongles courts. Mes yeux sont restés braqués dans les siens et j’ai une appréhension lorsque je remarque son froncement de sourcils. Je m’apprête à retirer mon bras me sentant en danger mais il est plus rapide et sa main puissance me saisit le poignet. Il me serre fort, si fort, que j’en grimace sous la douleur et mon front se retrouve plaquer contre son buste taillé dans le marbre. Les yeux grands ouverts, je cligne plusieurs fois des paupières et sursaute lorsque son autre main vient s’agripper à mes cheveux.

Je me sens minuscule comme un grain de raisin qu’il pourrait facilement écraser. Les battements de mon cœur palpitent de plus en plus vite, je ferme les yeux sous la peur et l’angoisse de mourir comme les trois autres mercenaires.
Son nez vient se glisser dans mes cheveux, il me renifle comme précédemment dans la forêt. Je respire un grand coup, comme pour relâcher la pression qui me statufie, et une odeur virile se glisse dans mes narines. Un mélange assaisonné de nature, de terre et de pluie me chatouille agréablement les sens, une odeur brute et saisissante, qui arrive, un tant soit peu à m’apaiser.

Pourtant, je ne peux pas bouger, il me maintien contre lui, sa main encercle toujours mon poignet et l’autre est cramponnée à mes cheveux tandis que son nez continue son cheminement vers mon visage. Il hume ma peau tandis que sa bouche frôle ma joue pour dangereusement descendre vers la mienne. Je sens sa langue râpeuse venir me lécher et je rouvre les yeux, à la fois surprise et apeurée.
A ce même instant, ma tête part en arrière lorsqu’il tire sur mes cheveux, légèrement en biais offrant mon cou et laisse entrevoir un délicat décolleté. L’orque peut lire l’inquiétude et le tourment sur mon visage, tandis que le sien se perd dans le creux de mon oreille pour découvrir cette nouvelle parcelle de peau.
Je peux sentir sa bouche qui s’étire doucement d’un sourire contre la naissance de ma poitrine mais il me relâche, là, d’un coup, me laissant muette et stupéfaite que je pense avoir tout imaginé. Il se redresse sans me jeter un regard et va se réinstaller de l’autre-côté du feu et rajuste sa couverture sur ses épaules.

Je pose une main contre mon sein pour calmer mes palpitations, les yeux rivés vers les braises rougeâtres. Orok. Je garde les yeux baissés et je répète son prénom dans ma tête, je trouve qu’il lui correspond, il est à la fois énigmatique et féerique.

Peut-être qu’il me flaire pour me savourer avant de vouloir me manger ? Suis-je un casse-croute ? Me suis-je moi-même offerte comme pitance ? Mes yeux sont perdus dans les flammes et je me convaincs qu’il m’aurait déjà tué, non ? Je frotte mes yeux, qui ont retenu des larmes, pour y chasser la fatigue avant de reporter mon attention sur Orok. La couverture lui tombe de l’épaule et je remarque sa blessure, une entaille sur son bras, toujours ouverte ou le sang s’est asséché.

« Toi avoir mal ? » Dis-je en pointant mon doigt vers sa meurtrissure, j’aurai pu lui préparer un cataplasme pour éviter que la plaie ne s’infecte mais je n’ai pas les plantes nécessaires, ni le matériel adéquat pour le recoudre.

Sans attendre de réponse, je décide de m’allonger sur le dos. Ma robe blanche encore humide me colle à la peau, mais il est hors de question que je me déshabille devant lui.

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