L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Jeu 13 Aoû 2015 21:23 
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Le temple Taurion en ruine


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Il y a, à l'Est des plaines de Khonfas, une immense forêt, simplement appelé la "forêt dense", théâtre d'un conflit sanglant opposant les Shaakts aux Hommes d'Eniod.

Les Shaakts furieux de ne pas triompher aisément de leurs ennemis commencèrent à corrompre la forêt dense. Les écorces des arbres s'assombrirent, l'atmosphère devint peu à peu oppressante, malsaine... Les animaux eux-même furent corrompus, poussant certains d’entre eux jusqu'aux portes de la folie.

Au cœur de ces bois, se trouve un temple Taurion, laissé à l'abandon depuis longtemps. Les arbres ont pris possession de l'endroit, l'entrée est bloquée par des pierres tombées du rempart la surplombant. Ses habitants, triste à l'idée de ne rien pouvoir faire, de voir leur chère forêt dépérir peu à peu, ont préféré partir à la recherche d'un nouveau foyer. Laissant derrière eux d'innombrables parchemins, contenant la sagesse de leurs anciens, ainsi que des objets de valeur trop volumineux pour être emporté.

Aujourd'hui encore, cet ancien temple est source de convoitise. Mais y accéder n'est pas chose facile... Des créatures immondes rôdent, corrompus par la magie des Shaakts, elles semblent attirer par quelque chose se trouvant à l'intérieur. Mais ce temple ne fut pas laissé sans défense. Les Taurions érigèrent une barrière à l'aide d'artefacts magique faisant office de sources d'énergie. Il est impossible pour celui qui est corrompu par la magie des Shaakts de passer à travers. L'air est aussi épais que la roche et jusqu'à ce jour, aucun Shaakt n'a réussi à pénétrer à l'intérieur.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Ven 18 Sep 2015 23:10 
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L’entrée du temple s’avère obstruée par des rochers tombés du haut des remparts dominant l’accès au sanctuaire. Je ne vois pas d’autres options que d’escalader, mais les nombreuses prises facilitent ma tâche. Un fois parvenu au sommet, je prends le temps d’observer le panorama. Les arbres ont pris possession de l’endroit, mais ceux-ci semblent en parfaite santé. L’enceinte a subi les outrages du temps, en de multiples endroits des pans du mur se sont effondrés, les débris s’amoncelant à même le sol.

(C’est pas du flanc cette histoire de barrière magique alors hum…)


J’entreprends la descente, essayant d’pas perdre l’équilibre et avance en direction de l’entrée principale. Elle-même impraticable en raison des amas de roche tombés devant.

(Y’a forcément une sortie d’secours, te décourage pas.)

Je retourne voir Eru afin de le consulter.

« L’entrée principale n’est pas accessible, t’as pas une idée pour entrer quand même ? »

Il semble songeur, prend quelques minutes de réflexions et m’affirme d’un ton joyeux :

« Oui ! Il y en a bien une autre. Une fois arrivé devant l’entrée, tourne à droite et effectue quelques pas en avant. La porte se confond avec la muraille, si les pierres ne l’ont pas bloquée tu vas pouvoir passer sans problème. »

« Bon et bien j’y retourne ! »

Je me dirige vers l’entrée et bifurque à droite. Je ne discerne rien au premier abord, je passe ma main sur la surface rugueuse, la roche s’effrite a son contact. J’essaie de la pousser, au début rien ne se passe, puis j’entends un petit déclic. Une partie du mur coulisse sur le côté, dévoilant l’entrée. Je m’engage à l’intérieur et débouche sur un grand hall.

(Ça pue l’renfermé, ils pensent jamais à ouvrir bwahaha ?)

(Pas si simple quand t’es mort…)

L’atmosphère particulière de ce lieu d’érudition et de prière me donne envie de relâcher ma vigilance mais je ne me laisse pas leurrer et reste sur mes gardes. Je balaie la pièce du regard, trois voies s’offrent à moi. Au-dessus de chacune, se trouve disposée une plaque en bois ayant un symbole gravé en son centre. Celle de gauche me fait penser à un oiseau, au milieu il semble qu’un poisson soit représenté, la dernière plaque quant à elle ne dispose d’aucun symbole.

(Un oubli… ? Étrange.)

(Ou alors c’est l’vide. Le rien, le néant, j’continue ?)

(Non ça ira j’ai compris.)

(L’choix parait logique, on fonce vers l’poisson !)

(Silence la dedans ! Laisse-moi réfléchir.)

J'essaie de réfléchir à tête reposée, ce n'est pas chose facile avec l'autre... Quelle option choisir...

(Aller faut choisir l’poisson ! J’le sens bien !)

Je décide de me fier à....

(Mais d’ailleurs, comment tu t’appelles ?)

(Bah Skrap, enfin j’suis toi, donc nous sommes tous les deux Skrap.)

Je pose ma main sur mon front et soupire un grand coup.

(T’as pas envie d’changer ? J’trouve ça déstabilisant.)

(Hum…T’as qu’à m’appeler Tazz.)


Je décide donc de me fier à l’instinct de Tazz et me dirige vers l’issue de gauche. Je traverse un long couloir qui se termine en cul de sac.

(Génial l’instinct.)

(Rhoo ça va !)

Mais au moment de rebrousser chemin, j’entends un cliquetis ! Le sol se dérobe sous mes pieds et me fait tomber dans un boyau souterrain dont la paroi lisse ne ralentit aucunement ma chute. Pendant cinq minutes au moins j’sens bien que ça descend, et pas moyen d’trouver un truc à quoi me raccrocher ne serait-ce que pour ralentir l’allure. Soudain je ne sens plus rien sous mes pieds, la sensation s’étend sur tout l’corps.

(Tient j’crois qu’on est plus dans l’boyau.)

(Sans blague ?!)

Je suis propulsé dans l’vide, le brusque changement de luminosité m’fait fermer les yeux. La chute est brève, mais par chance j’atterris dans d’l’eau . Pendant mon immersion, je ne parviens plus à distinguer le haut du bas. Envahi par la panique, je retiens tant bien que mal l’air dans mes poumons et bouge les bras dans tous les sens.

(Laisse filer quelques bulles d’air ! T’verras bien où elles vont.)

Je m’exécute aussitôt, ouvrant la bouche une fraction de seconde. Quelques bulles remontent vers la surface et m’indique la direction à suivre pour survivre. D’une impulsion je me retrouve la tête hors d’cette maudite flotte. J’aspire l’air à grand coups d’inspirations et nage jusqu’à la rive.

(C’pas passé loin. Là tu m’en dois une !)

(Je te rappelle que si j’crève, toi aussi.)

(…)

Je décide de m’asseoir quelques instants, histoire de cracher le reste d’eau dans mes poumons et de me calmer. J’ose à peine imaginer ce qui serait arrivé si j’avais pris l’piaff. Maintenant que j’ai le temps, j’observe la salle dans laquelle j’suis tombé. Les parois et le sol s’avèrent recouverts de champignons luminescents émettant une faible lumière verte, quelques fissures zèbrent les murs. Je dresse le bilan mentalement.

(Donc, j’entre, j’tombe dans un maudit passage secret, j’ignore où sont ces foutus parchemins ni ce qui m’attends ensuite…Pour sublimer le tout je n’sais pas comment je vais revenir.)

(Toi t’es bien du genre à voir uniquement l’verre à moitié vide. Contente toi de fouiller c’te salle, voit si tu n’trouves rien susceptible de t’aider. Le cas échéant tu continues d’farfouiller à droite à gauche, on va bien tomber sur un truc intéressant !)

Je décide d’écouter une nouvelle fois Tazz, me relève et tente de dénicher quelque chose. La salle semble vide, exception faite des champignons mais je m’obstine et balaie une nouvelle fois la pièce du regard.

(Non rien de rien.)

Une seule porte cette fois, les planches de bois qui la composent pourrissent à cause de l’humidité. La poignée semble rouillée, j’éprouve le plus grand mal à l’actionner. Une fois franchie, j’tombe dans une pièce circulaire, vide. Aucune porte hormis celle par laquelle j’viens de passer, pas de mobiliers non plus. Une source lumineuse éclaire la salle mais je ne parviens pas à en identifier l’origine.

(Étrange.)

A l’évidence encore un cul de sac, je me retourne mais… La surface du mur est totalement lisse. Je suis face à un dilemme.

(Je savais qu’il fallait prendre l’piaff.)

(Mais va chier ! Tu m’as conseillé l’poisson ! Imbécile.)

(Théoriquement, tu t’insultes toi-même. Si on va plus loin tu t’causes à toi-même… Ce qui induit que tu n’es pas quelqu’un d’très sain. J’vais peut-être t’éviter finalement.)

Je fulmine de rage, deuxième fois que j’me retrouve bloqué, et Tazz qui fanfaronne et prend plaisir à se fout’d’moi.

(Il y a forcément un truc magique derrière tout ça.)

Je palpe le mur à la recherche d’un indice, je ne décèle rien d’anormal. Comme si cette pièce n’avait jamais été dotée d’une porte. Je vais en son centre, pensant activer un quelconque sortilège, mais rien… Le néant. Confronté à un problème qui me semble insoluble je ne sais comment réagir. Je tambourine contre les murs jusqu’à avoir les mains endolories. J’ai l’impression que mon cœur cherche à sortir d’mon corps.

(Tu m’as caché que t’as peur d’être enfermé !)

(C’est pas tant ça… Mais être enfermé sans avoir espoir de sortir…Là oui je panique !)

(Laisse-moi prendre le relais.)

(Là j’te suis plus…)

(J’ai aucun moyen de contrôler not’corps. Laisse-moi le diriger, voir si j’trouve pas un truc qui t’as échappé.)

(Et comment je m’assure que tu n’vas pas en profiter pour l’garder ?)

(Pour que tu sois sur mon dos constamment ? A remettre en question mes faits et gestes, lâchant des commentaires méchants ? Non j’préfère être le conseiller. On va juste dire que pour l’coup, la situation l’impose. J’vois pas les choses comme toi et tu commences à devenir fou.)

(Comment on procède ?)

(Ho rien d’plus simple, tu dois juste me signifier ton accord.)

(Et bien j’te l’donne mon accord.)

Soudain j’suis pris de vertiges, de nausées, j’y vois plus clair. Je me sens perdre le contrôle de mon corps et basculer vers le sol. Tout s’obscurcit…

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Dernière édition par Skrap le Sam 19 Sep 2015 16:46, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Sam 19 Sep 2015 16:41 
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Je me remets péniblement du choc. J’ai l’impression de voir à travers les yeux d’un autre… Il m’est impossible de bouger, Tazz a donc pris le contrôle de mon corps.

(Alors tu t’habitues ? Confortable ? Hésite pas à faire l'tour du propriétaire.)

(C’est déconcertant mais je vais m’y faire.)

Tazz entreprend de sonder la pièce circulaire. Il exécute sa tâche avec minutie, inspectant chaque parcelle du mur, ne délaissant aucune brique. Je ne puis me mouvoir de ma propre volonté mais je reste en mesure de ressentir. Le contact froid de la pierre sur ma paume me donne des frissons. Je suis tout de même confiant, Tazz ne semble pas affecté de la même manière que moi. Son intangible envie de vivre… Son inflexibilité quand il est question de survie. Son ardeur me subjugue, elle…

(Elle t’laisse pas de marbre ! Bwahaha !)

Je me mure dans un silence sépulcral. Il faut que Tazz se focalise sur sa tâche. Cependant après moult efforts, pas d’indices, aucunes pistes sur la façon d’sortir. Il ne perd pas espoir cependant, continuant d’aller d’un point à un autre. Il lui est tout bonnement impossible de se résigner, d’attendre que la faucheuse ne le cueille. Tazz ne décèle rien au niveau du mur, il retourne au centre de la pièce et semble songeur. Je remarque que la pièce semble moins éclairée qu’auparavant.

Tazz de son côté s’escrime à trouver une solution, il tâtonne du pied les dalles qui composent le sol. Peut-être y-a-t-il une nouvelle trappe… Je le vois essayer la même manœuvre sur chaque dalle, inlassablement. Insensible au désespoir qui s’empare de moi au fur et à mesure du temps qui passe.

(C’est que j’commence à plus bien y voir…)

En effet, la lumière s’est encore affaiblie, un faible halo éclaire dorénavant la pièce.

(Tazz… Je crois que j’ai trouvé une piste sérieuse. Il est avéré qu’on s’trouve dans un temple, on peut penser que les disciples devaient prouver leur foi.)

(Hum, donc ce n’est qu’un test ? Mais quel est son but je n’arrive pas à piger.)

(Réfléchis, aucun moyen de sortir, le seul repère que nous possédons réside dans cette source lumineuse qui perd progressivement de sa puissance.)

Je le sens se triturer les méninges, il s’agrippe la tête des mains et gesticule dans tous les sens.

(La patience semble être la clef. Laisse-moi reprendre le contrôle et attendons.)


Je me sens de nouveau perdre pieds…Sombrer dans l’inconscience. Les formes s’estompent et je m’effondre au sol.

Je reviens à moi, déboussolé, j’éprouve le plus grand mal à me redresser. Mon corps est perclus de douleurs mais au moins je peux bouger.

(Bon, donc plus qu’à attendre ?)

(Oui.)

Je m’allonge à même le sol, fixant la lumière. Je fais le vide dans ma tête, et m’assoupis.

Quand je m’éveille, la salle est déjà plongée dans le noir le plus complet. Impossible d’y voir à plus d’cinquante centimètres. Je tâtonne dans le noir, priant pour n’pas m’ramasser. Mes mains rencontrent soudain une résistance, le mur. Sa paroi semble toujours aussi lisse, mais cette fois je ne me laisse pas submerger par la panique. Je longe la paroi en faisant glisser ma paume dessus. Si quoi que ce soit a changé, je pourrais le sentir. Quand j’arrive à ce que j’estime la moitié, la consistance est différente… C’est plus rugueux, la surface présente des aspérités.

(Du bois… Enfin !)


Je parcours des paumes la porte, tombe sur la poignée et l’enclenche d’un coup sec. La porte s’ouvre sans difficulté. Un couloir me fait face, bien que moins sombre que la pièce, je n’y distingue pas grand-chose. Je ne me démonte pas, il y’a peu de chance qu’une trappe soit placée en plein milieu du corridor. Après tout c’est un pèlerinage, pas une mise à mort. Je ne marche pas longtemps, la galerie débouche sur une nouvelle pièce circulaire. Une source lumineuse éclaire encore l’endroit.

(T’as envie d’te retourner hein ? M’enfin peu de chance que la même épreuve tombe deux fois d’suite. Pis c’te salle est meublée regarde.)

C’est vrai… Il y a des bibliothèques collées au mur dont les rayons regorgent de livres. Sur le sol sont éparpillés parchemins et plumes. Des fauteuils recouverts de poussières sont installés de part et d’autres. Je me dirige vers les bibliothèques, et soudain, je suis comme frappé par l’évidence… Je ne sais lire, comment différencier ouvrages importants et écrits futiles… ?

(T’as qu’à en prendre un maximum.)

(Si il s’avère que toute cette expédition fut inutile…)

En attendant la fatigue me gagne et trouble ma vision, je décide de me reposer sur un de ces fauteuils.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Sam 26 Sep 2015 10:08 
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Je m’éveille doucement, m’extirpant du douillet fauteuil et étirant mes membres courbaturés. Je décide de commencer mes recherches par les bibliothèques. Le meuble s’étend jusqu’au plafond, les livres entassés dans les rayons sont couverts d’une fine pellicule de poussière. Je ne sais par où commencer, alors j’en cherche un qui s’démarque. Niché dans la rangée du milieu, y’en a un tout d’or vêtu.

(T’es au courant que ça en a juste l’apparence ?)

(Laisse-moi rêver.)

Je le récupère et en parcours les pages. L’ouvrage semble bien conservé, quoique, certaines pages sont collées… Je l’jette à terre et en cherche un autre. Là, un tout bleu. Je le sors de l’étagère et examine sa couverture .Un oiseau habillé de plumes bleues et violettes y est représenté. J’ouvre l’bouquin, il y a pas mal d’dessins d’animaux mais le principal s’avère être du texte et encore du texte. J’arrache les pages qui semblent intéressantes et continue d’fouiller.

La plupart des livres sont trop endommagés mais j’arrive tout de même à faire quelques trouvailles. Il y en a qui attire mon attention. Sa reliure en métal me fait penser qu’il devait avoir une certaine valeur. Le hic c’qu’il se trouve sur la rangée la plus haute et j’n’ose pas escalader. Les rayons semblent branlants.

(Et les fauteuils ?)

L’idée est tentante, j’entreprends de les rassembler devant la bibliothèque. Progressivement je parviens à un truc qui tient d’bout. Cependant ma construction semble instable au possible.

(Boarf. L’seul moyen de savoir c’est d’essayer non ? )

J’hausse les épaules pour signifier mon accord mais à peine ai-je posé un pied sur le premier que l’ensemble s’effondre avec fracas. Il me faut trouver aut’chose. Je réfléchis à une solution, dusse-t-elle être précaire. Ce livre qui pour l’instant m’est inaccessible m’attire, peut-être justement car je ne puis l’avoir immédiatement. Je déglutis et m’attèle à escalader. La tâche est risquée, les étagères sont fragiles, j’ose à peine progresser. Une planche craque sous le poids de mon pied. Elle va rompre si je continue de l’utiliser comme appui, en désespoir de cause je lance ma jambe à la recherche d’une autre surface sur laquelle reposer. Malencontreusement le mur, trop lisse, n’est pas propice à l’escalade. Je m’agrippe des deux mains à l’étagère située un cran au-dessus. La poussière s’envole et saupoudre ma trogne. Je manque d’éternuer et y’en a dans mes yeux, ça m’gratte… J’peux pas m’contrôler, j’éternue un grand coup et perds prise. Je chute, atterrissant sur mon cul.

(J’ai envie de t’applaudir, je peux ?)

Je fais mine d’pas avoir entendu, agacé par mes échecs consécutifs et par sa moquerie perpétuelle.

(N’fait pas semblant d’pas avoir entendu !)

Je continue de l’ignorer, trop concentré sur mon objectif. J’envisage un court instant de faire s’écrouler toute la bibliothèque mais pour l’retrouver après…

(Et si tu laissais tomber ? Ces étagères regorgent d’bouquins tous plus incompréhensibles les uns que les autres.)

(C’lui-ci m’a tapé dans l’œil ! L’est-il pas beau avec sa reliure ?)

(Je te l’accorde, maintenant je maintiens ma position, y’en a d’autres.)

(Peut-être mais c’moi qui décide. Point final.)

(…)

J’envisage un court instant d’retourner escalader mais la douleur dans l’fondement que m’a procuré ma précédente chute m’en dissuade. L’idée d’assembler les fauteuils c’pas terrible non plus, que faire ? Je retourne fouiller la salle, à la recherche d’un outil. J’ai du mal à croire qu’ils étaient tous si grand au point d’atteindre la dernière rangée. Je parcours la pièce, les fins parchemins se déchirent sous mes pieds mais je n’en ai cure. Je veux juste c’foutu livre. Dans l’coin de la pièce, recouvert de toiles d’araignées, un escabeau en bois traine. Je décide de m’en servir mais l’est plus lourd que j’ne le pensais. Je dois le trainer sur le sol, provoquant moult crissements. Quand j’arrive devant la bibliothèque, un sourire accroché aux lèvres, je ressens une impatience certaine. Je grimpe dessus et me tend, mais la dernière rangée demeure inaccessible. Je suis obligé de grimper finalement, mais cette fois j’agrippe le livre et ne m’éternise pas. Une fois redescendu, je me cale dans un des fauteuils. Ses contours épousent mes courbes, je lâche un soupir de contentement. Le livre possède un petit loquet, sa couverture est d’un blanc immaculé. La reliure en métal a souffert des outrages du temps, entièrement rongée par la rouille. Le loquet ne s'ouvre pas, je suis obligé de le briser, ce n’est pas compliqué au vu de son état. La première page me donne espoir, l’esquisse d’une plante y figure. Elle est dépourvue de tige, ses feuilles sont d’un vert émeraude magnifique. Elle se trouve être dotée de sept branches, laissant deviner la forme d’une étoile. Sur une autre, un arbre est représenté, drapé d’un feuillage pourpre qui me laisse rêveur…

(Aller arrache donc ! J’sais que t’en meurs d’envie.)

En effet, je me fais une joie de dépouiller le livre de toutes les pages qui m’tape dans l’œil. Quand j’en ai terminé avec c’lui-ci je décide d’arrêter. Mon ventre commence à gargouiller, il se tord et réclame sa pitance. Je n’ai pas emporté d’bouffe avec moi pensant que ce serait une promenade de santé. Je m’oriente vers la sortie, l’estomac dans les talons.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Lun 28 Sep 2015 22:28 
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Je sors sans problème, aucune porte n’entravant le passage. Je m’engage dans un couloir dont les murs sont constellés de champignons luminescents émettant une faible lueur. Le sol est parcouru de racines qui se contorsionnent et forment des nœuds végétaux. La nature a repris ses droits sur l’édifice souterrain. La terre est meuble et mes doigts de pieds s’enfoncent légèrement dedans. Malgré ce petit plaisir, je suis toujours envahi par le doute. Comment sortir ? J’ai perdu la notion du temps mais au moins deux lunes se sont écoulées. Vient s’ajouter à ça le besoin de plus en plus pressant de manger. Je regarde avec circonspection les racines, puis les champignons. J’essaie de déterminer lequel sera le plus à même de me nourrir.

(J’penche pour la racine ! Certes c’est filandreux, un peu rugueux… Mais c’plein de nutriments !)

Je n’arrive pas à empêcher un rictus de dégoût en regardant les racines, le champignon semble plus appétissant, avec le doux halo de lumière verte le ceignant. Je m’approche du mur bien décidé à en gouter un. D’un geste je m’approprie le plus proche et l’enfourne dans ma gueule. Je me force à bien mâcher, le goût est… Particulier. Comme une saveur terreuse avec un arrière-goût amer. Je déglutis avec peine.

(Bon, va pour les racines.)

Je m’abaisse et en extirpe une du sol. Elle est recouverte d’une pellicule de terre que j’entreprends d’enlever patiemment. Une fois nettoyée, elle n’a pas l’air plus appétissante. Je me force à l’ingurgiter, d’un coup d’dents je la brise. Elle se révèle croquante, un jus coule hors d’elle et se verse le long de ma gorge. Je n'arrive pas à contenir un soupir de plaisir.

(AH ! Tu vois que c’pas si mauvais que ça.)

Je ne prends même pas la peine de répondre, me contentant d’manger autant de racines que possible. Après ce festin quoique frugal, je me sens d’attaque. Je marche d’une allure rapide le long du corridor, rapidement confronté à un nouveau choix. Une bifurcation m’impose de décider entre la gauche et la droite.

(Cette fois j’en ai marre ! Je pensais que c’était fini… J’ai les précieux parchemins après tout…)

Me fiant à mon instinct j’emprunte la voie de gauche. Un peu plus loin je découvre un escalier sculpté à même la roche. Il semble solide malgré les siècles. Fatigué, je décide de monter et de voir ce qui m’attend. L’escalier débouche sur une nouvelle salle, bien plus grande cette fois. Une chose me choque immédiatement… Des arbres. Ils semblent en bonne santé, le tronc vigoureux, le feuillage verdoyant.

(Comment est-ce seulement possible ?)

(Oh tu sais les racines de certains arbres s’enfoncent très profondément dans le sol. Et la magie a surement contribué à tout ça.)

La surface du sol est recouverte d’un pelage aux teintes vertes. Mis à part la végétation, la salle semble vide. Rien pour briser l’harmonie du lieu, surement destiné à trouver une sorte d’paix intérieure. Je commence à être angoissé. Cette aventure dans laquelle je me suis fourré semble ne pas avoir de fin. Les salles se succèdent les unes après les autres sans répit. Je fonds en larme, tombant à genoux. Je n’arrive plus à contenir ce sentiment d’étouffement.

(Non mais faut t’ressaisir là ! C’est pas comme ça qu’on va s’en sortir.)

Je sais qu’Tazz a raison mais comment lui faire comprendre que pour le moment je suis à bout… J’expire avec force, expulsant tout l’air de mes poumons.

(Je dois faire le vide. Alors la ferme.)

Je me mets en tailleur, les paupières closes. Je contrôle ma respiration, un rythme s’instaure peu à peu. Je ne pense plus à rien, je mets de côté mes peurs, mes angoisses, mes espérances. Je ne fais qu’un avec la salle et les éléments qui la composent. Je suis connecté à eux, par un lien qui lie les êtres vivants à la Nature depuis la nuit des temps. Depuis que le monde est monde. Je ne sais même pas si Tazz essaie de communiquer avec moi, je suis à la fois cloisonné dans mon esprit, rien ne vient perturber la magie de l’instant et également en osmose avec ce qui m’entoure.

Soudain une pensée me traverse, fugitivement. Une forme à l’allure majestueuse, tout de blanc vêtu. Je ne connais pas la raison de cette apparition. Ce cerf est lié à la nature, comme les autres animaux. Mais peut-être qu’il est plus que cela, je n’arrive plus à me concentrer sur autre chose que lui. Depuis notre première rencontre il hante mes souvenirs. Je crois parfois le voir alors qu’il n’est pas là, sentant une présence imaginaire. Il symbolise le courage face à l’adversité, c’est un vieux de la vieille qui jamais ne s’est laissé abattre. Cela force le respect c’est indéniable mais pourquoi son souvenir est-il aussi vivace dans mon esprit ? Je n’arrive pas à résoudre cette question.

Dorénavant trop excité je ne parviens plus à méditer. Je décide de reprendre ma route à la recherche d’un quelconque indice. Les nombreux arbres entravent ma vision, je suis forcé de m’approcher de l’enceinte pour y voir clair. Un enchevêtrement de racines forme une muraille naturelle. Je remarque après avoir fait le tour qu’hormis à l’emplacement de la porte, le mur est entièrement recouvert.

(Ils adoraient faire le coup de la porte…Ou alors ils manquaient d’imagination.)

Je secoue la tête pour signifier mon accord, lâche un vibrant soupire et essaie de réfléchir.

(Si j’reste sur la logique du chemin de croix afin d’tester les initiés… Alors il est illogique d’être confronté à une nouvelle épreuve alors que c’est censé être terminé.)

(Ouais enfin dans c’cas j’peux rétorquer que personne nous a dit que c’en était fini. On a juste eu droit à une salle plus calme, meublée et pourvue en livre.)

(Certes.)

J’essaie d’écarter les racines parsemant le mur, après tout l’endroit devait être entretenu à l’époque. Elles sont si enchevêtrées que je n’arrive à rien. Je sors ma dague et entreprends de les couper avec. Le résultant est satisfaisant, j’arrive vite à bout des racines, d’étranges symboles ponctue la partie du mur nettoyée. Aucun dessin pour m’aider c’te fois, c’est bien plus harassant de deviner sans un indice quelconque… Enfin je ne peux rien faire d’autre, je passe un long moment à dépouiller l’mur. Mais quand c’est fini j’suis content de moi.

(Bon au moins on a tout sous les yeux.)

(Oui mais comment comprendre sans image ?)

(Hum, je n’sais pas, fie-toi à ton instinct !)

(Mon instinct… T’es pas censé le symboliser ?)

(Bien c’que je dis. Fie-toi à moi bwahaha !)

Je n’arrive pas à réprimer un sentiment d’agacement, exacerbé par le comportement d’Tazz.

(Bon et bien au boulot.)

J’examine le mur sous toutes ses coutures, les inscriptions sont abstraites pour moi. Incapable de saisir l’objet de ces écrits, je dois faire confiance à ma chance, et j’aime pas ça. J’approche et touche la partie du mur la plus proche d’moi. Au début rien ne se passe, puis les lettres s’illuminent soudainement. Une couleur verte émeraude les fait briller.

(Eh bah, question magie ils n’plaisantaient pas !)

En disant ça, Tazz ne parvient pas à adopter un ton neutre, j’y ressens de la moquerie, c’est coutumier chez lui de toute façon. Je parcours la paroi, effleurant les inscriptions. Toutes se mettent à briller d’un éclat verdâtre. Une fois que j’en ai terminé, je ne remarque guère de changements. Hormis la brusque augmentation de la luminosité dans la salle, rien ne semble avoir été altéré.

J’ai envie d’hurler mon dépit, pourquoi ce foutu temple est-il si tordu dans sa conception… Que signifie cette nouvelle épreuve ? Que dois-je faire pour enfin respirer à l’air libre, sentir la caresse du vent sur mon visage et le soleil réchauffer mon corps ? Que me faut-il encore accomplir afin que ce calvaire cesse… Je me sens à nouveau gagné par l’angoisse. Le doute s’insinue dans mes os et me paralyse. J’ai le souffle court, des tremblements me saisissent. Je tombe à genoux, la tête reposant au creux de mes mains.

(Il nous refait le coup de la pleureuse, superbe…)

Je n’arrive même plus à formuler de pensées cohérentes, envahi par une peur déraisonnée. Je suis en proie au doute, je n’ai plus la volonté de bouger.

(Non mais relève-toi immédiatement ! J’vais pas te laisser t’apitoyer sur ton sort plus longtemps !)

Je reste muré dans le silence.

(Grrr… Tu veux la jouer comme ça ? Alors jouons !)

Je me sens faiblir, toute force me quitte et je me retrouve comme une marionnette privée de maître… J’ai envie de dégobiller, pris de nausées. Un voile noir recouvre mes yeux, cette sensation est familière… Privé de la vue et de ma motricité, je sombre peu à peu dans les méandres de l’inconscience.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Mer 30 Sep 2015 20:31 
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Peu à peu je sens mon âme de nouveau ancré à mon corps, le voile se dissipe et je recouvre la vue. Pourtant c’est toujours accompagné d’une sensation de frustration. Incapable d’bouger, je n’arrive qu’à ressentir. C’est le déclic, quelque chose n’va pas.

(Eh mais tu vas où ! Pourquoi on est plus dans la salle aux arbres ?)

(Tu vois bien qu’on n’y entrave rien. Autant rebrousser chemin et emprunter l’autre voie. ‘Vec d’la chance on va enfin trouver notre sésame pour partir.)

(De toute façon je ne maîtrise rien et suis obligé de rester simple spectateur…)

Je sens brusquement un choc au niveau de ma cheville droite, elle s’est coincée dans une racine dépassant du sol. Je ressens le brutal choc au niveau d’mon menton, désormais en sang.

(Quel contrôle impeccable d’notre corps. D’ailleurs comment t’as pu prendre ma place sans mon consentement ?)

(Eh bah… Disons qu’encore une fois j’t’ai peut-être pas tout expliqué. Un seul « Oui » suffit amplement !)

Je préfère ne plus réagir, je devrais être habitué aux mensonges et omissions volontaires qu’il débite. De plus je conçois tout à fait qu’il soit plus apte à réagir que moi dans pareille situation. L’enfermement ne me réussit vraiment pas…

Tazz arpente le corridor et arrivé au croisement, bifurque vers l’inconnu. Au début il m’est impossible malgré tous mes efforts de distinguer la salle dans son entier. Mais Au fur et à mesure que Tazz progresse dans la pièce, j’aperçois au loin des lueurs familières.

(Essaie d’aller tout droit y’a des champignons luminescents.)

(On partage tout y compris la vue hein.)

En effet il se dirige hâtivement vers la source de lumière, impatient de bien voir à nouveau. Le sol ici est… Différent, la terre est compacte, mes pieds ne rencontrent guère de plantes. Tazz aussi semble l’avoir compris, il a ralenti l’allure et balaie la salle de son regard.

(Quelque chose…)

(…Ne tourne pas rond.)

(Bwahaha ! C‘qu’on commence à devenir synchronisé !)

Toutefois l’impression de danger reste palpable. Mon angoisse reprend de plus belle mais heureusement Tazz est aux commandes. Il continue d’avancer, arrivant bientôt devant les champignons. Le passage s’élève progressivement et semble mener à un étage supérieur. Des petites pierres tranchantes encombrent le chemin et Tazz doit être attentif histoire d’pas s’en prendre une dans l’arpion. Avec minutie il esquive les pierres et s’engage dans le boyau. Des pierres recouvrent la paroi, mais aucune plante ne s’y trouve. Aucune interstices dans les pierres, comme si tout venait du même bloc… Le sol lui aussi est dallé sans qu’aucune herbe ne dépasse. La sortie se présente en une large ouverture, la salle dans laquelle Tazz pénètre est bien plus grande que toute celle vue jusque-là.

Des piliers, sur lesquels sont disposés des gravures représentant divers animaux volant forment une haie d’honneur. Tazz s’aventure entre les imposantes colonnes. Je ne suis que peur, angoisse, mais la vue des piliers me laisse pantois… Si imposant, atteignant le plafond que je m’imagine être un insecte à côté.

(Eh c’est vexant d’nous comparer à des insectes !)

Je m’apprête à répliquer quand je suis interrompu par un bruit. Quelqu’un ou quelque chose est ici, dans les souterrains du temple. Je n’arrive pas à réprimer l’envie d’hurler, mais heureusement ma voix ne m’obéit pas. Tazz quant à lui a su réagir avec plus de vivacité. Caché à l’opposé de la source du bruit, derrière un des piliers il attend. Les oreilles dressées, le corps prêt à réagir à la moindre occasion.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Sam 3 Oct 2015 13:40 
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Pendant un temps le silence absolu, puis brusquement, un projectile atteint le pilier derrière lequel je suis abrité. De l’impact naît un nuage de poussières qui s’abat vers le sol. Tazz se crispe, je n’ose pas intervenir de peur d’le déconcentrer. Profitant de l’abri temporaire qu’offre le nuage poussiéreux, Tazz s’élance vers un autre pilier. Une fois caché, il sort prudemment la tête essayant d’apercevoir notre opposant.

Une forme se dessine, au début je ne distingue rien mais elle se précise en s’approchant d’une démarche lourde. Le bruit causé par chacun de ses pas résonne dans la voute et se réverbère dans la salle. Ma première certitude est qu’il n’est pas humain, malgré sa vague forme humanoïde. Il est aussi grand qu’Eru mais de lui se dégage une toute autre aura. Son corps semble uniquement composé de roches, recouverte par-ci par-là d’lichen. Pourvu de petites jambes il ne semble pas possible pour lui d’courir, c’est déjà un bon point.

(Une forteresse ambulante, la dague et la fronde vont s’avérer utile.)

(Trouve une solution pour survivre ! T’es là pour ça hein. Vu l’machin, c’doit être un élémentaire de terre.)

(Hum, m’aide vachement d’connaître son nom tient…)

(…)

Il avance lentement, sa masse doit être pénible à traîner mais la volonté qui l’anime semble inébranlable. Maintenant qu’il a repéré un ennemi, il ne va rien lâcher. Tazz attrape un fragment de roche et essaie de viser c’qui fait office de visage. Un caillou à la forme arrondie doté de deux renfoncements. Bien que rien ne brille à l’intérieur de ces trous, j’imagine qu’il y voit d’une façon ou d’une autre, sinon il n’aurait pas visé le pilier avec tant de précision. La pierre ricoche contre la trogne d’mon adversaire sans lui causer de torts.

En revanche il a désormais l’regard braqué dans ma direction et Tazz est obligé d’fuir comme un dératé pour échapper au projectile lancé avec célérité. Des fissures lézardent la colonne qui menace de s’effondrer. Tazz est obligé de se retrancher vers la voie qu’on vient d’emprunter pour entrer. Se collant dos au mur, il est à bout de souffle.

(Tu veux que j’prenne le relai ?)

(Et s’il arrive quand tu tombes dans les pommes ? Non mauvaise idée, laisse-moi gérer.)

L’élémentaire recommence à marcher d’un pas déterminé vers sa cible. Tazz n’ose sortir de son abri mais battre en retraite éternellement n’est pas non plus la bonne solution. Tiraillé entre deux choix qui ne semblent guère réjouissant, il n’arrive pas à choisir. Un nouveau choc ébranle le mur derrière lequel j’suis caché. L’onde se propage, je la sens parcourir mon corps, cette puissance est effrayante.

(Bon il faut réagir là ! S’il arrive jusqu’ici il va juste nous écraser.)

(Laisse-moi réfléchir à une façon d’s’en sortir.)

J’entends les pas se rapprocher lentement, Tazz ne semble pas vouloir bouger. Une immense ombre plane sur le sol, signe précurseur de l’arrivée du golem. C’est ce moment que choisit Tazz pour foncer, l’élémentaire est trop proche pour viser correctement, obligé de se servir de son corps pour rompre l’cou de son ennemi.
Cependant, la différence de vitesse entre les deux protagonistes est sans mesure. Tazz saute au-dessus du premier bras et s’en sert de tremplin pour se mettre hors de portée. Il sort la fronde et ramassant des pierres par terre emploie son énergie à viser la tête du monstre.

Malheureusement cette lutte est vaine, rien ne semble ne serait-ce que l’endommager. Même si il est aisé à Tazz de louvoyer entre les attaques du monstre, Il ne montre pas non plus de signe de fatigue, et sa réserve de pierres à projeter est sans doute infinie grâce à tout c’qui l’entoure… Tazz range la fronde et décide d’y aller plus offensivement. La dague dans une main il virevolte vers l’ennemi en effectuant diverses esquives. Il comble le manque de puissance par l’agilité et la vitesse. D’une roulade il évite l’attaque destinée à l’écrabouiller, l’autre bras manque de peu de l’tuer mais se contorsionnant, Tazz parvient à l’éviter. D’un bond il se projette vers l’ennemi, et d’un même mouvement essaie de planter la dague dans un des orifices. Des étincelles jaillissent du choc mais rien ne semble changer. Tazz lâche la dague sous le choc, et manque de perdre l’équilibre en retombant à terre.

L’élémentaire rugit avec énergie et d’un mouvement brusque abat ses deux bras vers le sol. Tazz échappe à ce coup rageur d’un bond en arrière et commence à courir. L’élémentaire prépare un nouveau projectile. Tazz n’a guère d’autres options que la fuite et court en zigzaguant le plus possible. La pierre s’abat à gauche, frappant de plein fouet un des piliers. Le choc rompt l’équilibre et la colonne d’affaisse sur elle-même, projetant des débris tout autour. De sa démarche lourde il recommence à s’approcher, le son se répercutant dans la salle.

Je perçois la peur de Tazz se mêler à la mienne et former un chœur chantant à l’unisson la même rengaine. Mais ce feu intérieur qui tel un brasier alimente la volonté de Tazz se répand avec fulgurance. La peur se mue en rage, de vivre, de vaincre… Tazz fait face au monstre de pierre, attendant le moment propice pour attaquer. L’élémentaire profite des débris pour en amasser et les projette avec violence dans ma direction. Tazz effectue une roulade sur le côté et se soustrait à la vue du golem, caché par un pilier.

De nouveau un hurlement brise le silence oppressant qui règne ici. Même s’il ne connait avec précision ma position, l’élémentaire balance des projectiles dans l’but de me débusquer. L’un d’eux se brise contre la colonne m’abritant. Des fissures apparaissant le long du pylône qui lui-aussi menace de s’effondrer. La fuite est pour l’heure la seule option. Tazz court en direction du tunnel, précédemment gardé par le golem. Les piliers restant offrent une protection salutaire contre les projectiles.

Les poumons en feu Tazz arrive devant l’entrée béante et y pénètre sans hésiter. Un nouvel hurlement romps le silence, il est bestial, empli d’animosité. Mais j’éprouve un profond respect pour mon adversaire. Faisant fi du temps qui passe, il persiste à garder ce temple, désormais inhabité. Il est le gardien immuable de ce sanctuaire, à moins de ne le briser en morceau, il continuera de protéger son « chez-lui ». Mais pourtant je me sais incapable, dirigé par Tazz ou non, de le vaincre. Je n’ai pas la force requise, non il va falloir ruser. Trouver quelque chose, un moyen de l’entraver ou alors de le tuer.

(Eeeh bah ! J’te voyais pas si plein de fougue bwahaha !)

(Il mérite que nous mettions toute notre ardeur dans ce combat, j’éprouve…)

(Du respect j’sais… C’est avec le respect qu’on va l’tuer peut-être ?)

(Non c’est avec l’ingéniosité.)

(Hum d’accord, mais t’oublies un détail, un petit détail. Sa peau semble uniquement composée de roche, ce qui l’rend insensible. Regarde l’résultat avec la dague et la fronde.)

(L’attaquer de front n’est pas la solution, et même si sa peau te semble indestructible il doit exister un moyen.)

(Bon en tout cas il arrive, donc avançons et prions.)

Tazz s’engouffre dans le tunnel, la pente monte doucement mais le boyau est très large et capable d’accueillir l’élémentaire sans problème. Tazz essaie d’se dépêcher mais montre des signes de fatigue. La pente s’adoucit et devient finalement plate, une nouvelle salle s’offre à nous. En contrebas j’entends le monstre s’approcher. Je balaie la pièce du regard, ses murs sont lisses, d’une couleur noirâtre, le sol tend vers la même nuance. Placé au centre de la pièce réside un piédestal sur lequel repose un parchemin.

(J’imagine déjà l’parchemin magique destiné à calmer l’autre ! Empare t’en !!!)

Tazz s’approche et le prend, il le déroule et… Rien. La surface du parchemin est exempte de toutes traces d’écritures. Il le déchire avec rage tandis qu’un projectile passe au-dessus d’notre tête et va s’écraser sur le mur derrière.

L’élémentaire est devant, rien n’a changé pour nous, pas d’armes à disposition, dans l’impasse, je crains le pire pour l’avenir. Mais Tazz n’a pas dit son dernier mot, il s’élance vers le monstre une nouvelle fois. Je n’ose pas intervenir mais ce n’est que folie de foncer tête baissée vers ce monstre. Lui qui est capable, à la moindre erreur de Tazz, de réduire en miette ce corps.

Il projette son premier bras que Tazz évite d’un bond vers le sol. Le monstre est lent à réagir et ne parvient pas à nous briser. C’est un match nul pour le moment mais Tazz fait preuve de courage et continue de faire face. D’une roulade il passe dans le dos du monstre et lui grimpe dessus. L’élémentaire ne parvient pas à atteindre Tazz ainsi placé. Il commence à se remuer dans l’espoir de faire tomber le parasite. Mais Tazz reste bien calé et ne bouge pas d’un pouce. Il semble finalement découragé et arrête de se remuer. Tazz en profite pour affermir sa prise.

(Pourquoi tu fais ça ?)

(Pour l’instant personne a trouvé mieux j’te ferais dire…Vu que TU n’veux pas fuir ! D’ailleurs j’ai l’contrôle je n’devrais même pas t’écouter.)

(Oui mais tu n’vas pas faire ça.)

(Tss.)

L’élémentaire sort de son immobilité et recommence à s’agiter avec impétuosité. Pendant que je suis ballotté sur l’dos du golem j’ai le temps d’regarder son corps. Aucune faille ne semble visible, rien qui puisse faire succomber le géant de pierre. Je sens le corps du monstre vaciller en arrière.

(Tazz saute il va nous écraser !!!)

D’une impulsion Tazz bondit hors d’atteinte, le monstre se laisse choir en se fracassant au sol. Tazz profite de cette accalmie pour reprendre son souffle. L’élémentaire semble éprouver la plus grande peine à se relever. Soudain une idée me vient que je m’empresse de partager avec Tazz.

(Retourne dans la salle des piliers. Vite !)

(Mais non ! Merde à la fin ! Il est incapable de se redresser, on a gagné, maintenant cassos.)

(J’ai un plan ! Pour en venir à bout une bonne fois pour toute, qu’il soit plus sur nos basques.)

Tandis que Tazz descend la pente, j’entends venir de derrière un bruit qui n’annonce rien de bon. Il est parvenu à se relever plus vite que prévu. Il doit nourrir une haine farouche à mon égard, moi l’intrus. Une fois arrivé dans la salle pourvue des colonnes je regarde vers le plafond. Ma prédiction s’avère bonne !

(Tu vois les piliers ? J’ai eu un doute que voilà dissipé ! Ils soutiennent le plafond, si on arrive à faire agir l’élémentaire dans notre sens, tout peut s’effondrer sur sa trogne !)

(Pas con.)

Le voilà d’ailleurs qui arrive, je l’entends se déplacer dans le boyau, il va arriver d’ici quelques instants. Tazz se réfugie à côté d’une des colonnes supportant le plafond. Il se laisse cependant offert à la vue de l’élémentaire, qui si désireux de mettre un terme à cette cavalcade emploie toute son énergie à projeter des projectiles dans notre direction.

Autour de moi pleuvent les débris, provoqués par les impacts répétés. Je regarde derrière moi, il ne reste que deux piliers intacts. Tazz court en direction de celui le plus proche de nous, le golem quant à lui continue d’avancer, infatigable. Un rocher passe à quelques centimètres d’ma tête, j’en ai des sueurs froides. Je commence à douter de l’efficacité de mon plan… La roche se brise contre la colonne qui se brise derechef.

(Plus qu’un pilier !)

Tazz cavale vers le dernier pylône et se retourne. L’élémentaire se saisit d’une autre pierre et avec force l’envoie dans notre direction. Nul besoin d’esquiver cette fois, le projectile passe largement à droite et se brise contre le sol. Le monstre hurle de dépit et attrape un autre bloc. Il nous bombarde de pierres, mais aucune n’inflige de dommage sérieux au pilier.

(Tazz, place-toi juste devant le pilier… C’la seule solution.)

Tazz s’exécute sans sourciller et fait face au monstre qui a continué d’avancer en projetant ses pierres. D’un mouvement circulaire il essaie de nous écraser, mais le geste reste bien trop lent et Tazz n’a qu’à effectuer une pirouette sur le côté pour l’éviter. De son autre bras il attaque sans me laisser de répit. Tazz est obligé de se coller au pilier pour échapper au coup.

Le golem soulève son bras et s’élance dans une nouvelle offensive, cette fois c’est la bonne ! Tazz se dérobe au coup d’une acrobatie et avec toute l’énergie propre au désespoir fonce vers le tunnel. Le bras se fiche dans le pylône dans un grand bruit, Tazz jette un regard en arrière et voit l’élémentaire d’un geste brusque extirper son membre entravé.

(Vraiment une force de la nature ce bidule…)

La réaction attendue ne se fait pas désirer. Déjà des pans du plafond s’effondrent, nullement retenu désormais. Une pluie de blocs de pierres s’abat alors, le golem inapte à réagir avec vivacité se trouve confronté à sa propre mort. Pris dans la tourmente de roche il n’a aucune chance de s’en sortir ! Bientôt je ne le vois plus, enseveli sous les nombreux débris.

(Youhouuuuuuuuuuuu ! Je l’savais ! Là il est mort bwahahaha !)

L’amas de gravats s’ébranle alors, il se convulse et finit par exploser ! Un nuage de poussières m’empêche de discerner quoi que ce soit au premier abord. Pourtant je connais cette vérité si dure à avaler.

(L’élémentaire n’est pas mort…)

Comme pour attester cette pensée, un rugissement bestial retentit. Il semble animé d’une fureur inouïe, cette fois je ne trouve rien d’autre à faire que de fuir.

(Bon là d’accord cassos !)

Tazz s’élance vers la sortie, tandis que le golem s’extirpe de l’amoncellement de roches et part à notre poursuite. J’ai beau être bien plus véloce, il semble inarrêtable… Rapidement parvenu à la dernière salle explorée Tazz cherche une issue. Un escalier de pierres semble permettre d’accéder à l’étage supérieur, ni une ni deux Tazz accourt vers les marches et monte rapidement. Derrière résonne une nouvelle fois les bruits provoqués par le déplacement de l’élémentaire.

Tazz s’engouffre dans l’ouverture et enfonce la porte. Elle n’oppose pas de résistances et nous laisse apercevoir un spectacle réconfortant. Cet accès devait être dissimulé magiquement car j’tombe dans le hall qui jadis m’a confronté à trois voies différentes. Tazz se dépêche de sortir et part vers le portail, derrière lequel se trouve Eru. Il escalade les monticules des pierres et malgré la fatigue parvient de l’autre côté.
Convaincu d’avoir échappé au monstre, il se laisse choir sur le sol, accablé de fatigue.

(Bon j’te laisse reprendre le contrôle et tout expliquer à Eru. J’vais « pioncer ».)

Le processus m’est désormais familier et je tombe dans les vappes.

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Dernière édition par Skrap le Dim 11 Oct 2015 12:58, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Sam 3 Oct 2015 14:21 
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Je me réveille avec difficulté, les membres courbaturés. La première chose que je remarque est la trogne d’Eru juste au-dessus de moi.

« Skrap qu’est-il arrivé ?! J’entends des sortes de cris depuis un petit moment, ils semblent devenir plus proche… Qu’as-tu éveillé ?»

Je le regarde, le visage empreint de peur.

« Comment ça qui s’approche ? »

« Dit.Moi.Ce.Que.Tu.As.Réveillé. »

Il ponctue chacun de ses mots, ne me lâchant pas du regard.

« Un élémentaire… J’ai réussis à lui faire tomber un plafond dessus mais il semble toujours pouvoir se mouvoir… »

En effet j’entends moi aussi par intermittence des grondements rauques. Un rocher passe au-dessus du portail et s’abat sur un des bancs de pierre, le brisant en deux.

« Un élémentaire… Bon nous parlerons des parchemins plus tard, pour l’heure il va falloir tuer cette chose. Un élémentaire de terre est borné, tant que tu n’seras pas mort il te pourchassera. »

Je ne suis guère rassuré par cette idée, instinctivement je porte ma main à la ceinture mais n’trouve pas ma dague… Je me souviens maintenant, Tazz l’a laissé tomber pendant l’affrontement… Eru dégaine sa lame et se colle au mur, m’enjoignant par un geste de faire de même.

« Ici au moins nous serons à l’abri de ses projectiles. Attendons le moment propice pour l’attaquer de concert. »

L’écart entre lui et nous se comble lentement, arrivé devant le portail il déblaie le tas de roche et enfonce le portail. Son bras nous apparait et c’est cet instant que choisit Eru pour attaquer. D’un geste vertical il essaie de lacérer le membre. Son épée hélas ne semble pas assez puissante et ne provoque que des étincelles. Un hurlement répond à cette agression et l’élémentaire passe intégralement de notre côté. Eru bondit et tel le prolongement de son bras assène sa lame à la base du cou de l’élémentaire. L’épée se fraie difficilement un chemin mais ne s’enfonce que superficiellement. Pourtant cette attaque suffira à bloquer le golem dans son mouvement, lui qui est déjà blessé il est peut-être plus proche de la mort que je ne l’pensais.

Eru pousse son avantage et flanque un second coup, cette fois en direction d’un interstice au niveau de l’épaule. La lame pénètre jusqu’à moitié mais cela ne semble toujours pas suffisant. Le golem abat son bras opposé en direction d’Eru, qui ne semble pas vouloir partir sans sa lame. Je fonce et agrippe Eru par les jambes, le faisant basculer juste à temps. Il me jette un regard reconnaissant et se remet debout, l’épée fichée dans l’interstice empêche l’élémentaire de se servir du bras concerné.

Furieux d’être entravé, il charge dans ma direction en pointant son bras restant, les doigts écarté. Mais ses mouvements, même animé par la fureur restent trop lent et j’esquive sans trop de difficulté. Eru en a profité pour aller derrière le golem et à l’aide d’une dague que je n’avais jamais vu frappe de toutes ses forces la tête du monstre. Des éclats de pierres volent mais le monstre ne semble pas souffrir plus que ça. Je décide de sortir ma fronde et même si je suis peu convaincu entreprends de lui balancer des cailloux dans la gueule. Distrait par mes projectiles le golem ne cherche plus à atteindre Eru qui en profite pour extirper violement son épée. Une chose inattendue survient alors, le bras se détache du tronc de la bête et tombe par terre.

Devant cette perte l’élémentaire semble devenir fou, il agrippe Eru de son membre restant et l’envoie valser à plusieurs mètres. Puis dans la même foulée attrape une pierre et la projette vers sa cible. Eru heureusement se remet rapidement sur pieds et esquive la roche. Puis d’une impulsion fuse sur l’ennemi la lame brandie.

Pendant ce temps j’essaie de continuer à le distraire, m’agitant et lui jetant des pierres. Le stratagème fonctionne une fois de plus et il décide de s’en prendre à moi. Il avance de sa démarche pesante, préparant son prochain assaut. Eru fond sur lui et ré-entreprend d’enfoncer sa lame à la base du cou de l’élémentaire. La pointe au contact de la peau du golem provoque des flammèches mais Eru ne lâche pas, continuant son mouvement pour faire pénétrer son épée.

J’entends un crissement, l’élémentaire s’est arrêté de bouger… Quand Eru dégage son arme la tête tombe à terre et le corps suit l’mouvement, s’écroulant.
Je vois qu’Eru a des contusions à de multiples endroits comme moi. Des éclats de roches lui ont entaillé l’arcade sourcilière et son joli minois n’est plus qu’un vague souvenir.

« Bon…Rentrons nous coucher.Nous parlerons de tout cette histoire après... Et puis je crois que quelqu’un t’attends avec impatience ! »

J’hoche de la tête et marche aux côtés d’Eru pour rentrer à bon port.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Lun 9 Oct 2017 19:41 
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Alors que je me dirigeais vers la ville j’aperçus une ligne de pierre et ne pus m’empêcher de la suivre pour voir ce qu'il y avait au bout. Je ne fus pas surpris de voir des ruines et hésitai entre aller à la ville ou dans les ruines pendant pas mal de temps. Finalement je me dis que je pourrais me faire un peu de yus sur des cadavres alors j’explorai les ruines et effectivement je trouvai une dizaine de yus. Un loup arriva derrière moi et montra les crocs et, à ma connaissance, les loups sont rarement seul. Il sauta sur moi et je l'esquivai aisément en en profitant pour lui donner un coup de pied dans l'abdomen et attendis qu'il m'attaque à nouveau pour lui donner un coup de pied mais plus fort. Le loup était assez maigre alors je me dis qu'il avait peut-être faim. Je sortis un de mes morceaux de viande et le lui lançai. Il se jeta dessus et le goba, littéralement, je lui en donnai deux autres, il ne m'en restait plus que deux. Si je ne l'ai pas tué c'est parce que j'ai toujours aimé les loups.

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 Sujet du message: Re: Le temple Taurion en ruine
MessagePosté: Mar 10 Oct 2017 12:40 
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Le loup était parti et j'entendis un cri lointain, surement celui d'un ours, alors je décida de prendre encore quelque yus et de partir vers la ville. J'entendis à nouveau le cri mais il était plus proche cette fois. Je dégaina mes dagues et mis tout mes sens en alerte. Quelque minutes plus tard je vis l'ours. J'avançai vers lui mais il me sentit et et se retourna vers moi et essaya de me donner un coup de patte mais je recula et esquiva de justesse son coup. Je planta mon arme dans sa patte et la retira quand il remontait sa patte pour la plantaient dans un de ses yeux je lui donna un coup de pied dans l'autre et sauta a terre. Il hurla et je sauta pour lui couper la gorge. A présent il était mort et je le dépeça, récupéra de la viande et reprit mon chemin vers la ville.

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