L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les Chaînes de Montagnes
MessagePosté: Lun 8 Oct 2018 01:38 
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Et c'est ainsi qu'ils se mirent en route quittant la ville et empruntant d'abord un petit chemin qui se transforma bientôt en sentier praticable par une monture, mais trop étroit pour être deux de larges.

Cette position n'aidait pas à la conversation. Mais de toute façon, le nain peu bavard n'essaya aucunement de discuter avec l'homme des montagnes... ou l'eut-il fait qu'il aurait peut-être réclamé des yus supplémentaires prétextant un autre service qu'il rendrait.

Toujours est-il que leurs montures marchant à bons pas, ce ne fut qu'à la fin de la journée qu'ils s'arrêtèrent au pied des montagnes.

La température s'avérait plus froide que dans les villages, mais tout de même agréable pour des gens plus ou moins habitués au froid.

"Nous nous arrêtons pour la nuit !" annonça le nain, tout en descendant de sa monture.

Puis en fourrageant dans son sac, il rajouta:

"Demain on repart à l'aube."

Puis ses sourcils se froncèrent, son nez se retroussa et sa bouche fit une grimace de déception.

"Ah les sales gamins qui trainent dans les rues, rien que des bons à rien de petits voleurs." Puis après avoir fouillé frénétiquement dans son sac, il s'adressa à toi.

"Les petits chenapans ont volé mon attirail pour faire du feu... Il va falloir se servir du tien, si tu as pensé à en emporter avec toi ! " Poursuivit-il d'un ton légèrement supérieur.

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 Sujet du message: Re: Les Chaînes de Montagnes
MessagePosté: Ven 12 Oct 2018 05:29 
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Mon guide semble satisfait de me voir revenir avec une monture et m’en fait part à voix haute, terminant sa phrase sur un pluriel qui m’intrigue. J’ouvre la bouche afin de l’interroger mais il s’avance alors vers moi pour serrer ma main tendue et, tout à nos civilités, je mets ma question de côté. Tobak et Têtu. Sans rien laisser paraître je me dis que le nom de l’âne aurait aussi pu convenir à ma nouvelle connaissance qui paraît également bien obstinée ! Ce dernier pose un regard sur les yus que je lui tends et je ne peux m’empêcher d’y voir une ressemblance avec celui du précédent possesseur de l’Épée des Glaces. Une adoration, un brin de folie transparaissent dans ses yeux qui ont l’air de dévorer les piécettes, se désintéressant de tout ce qui se passe autour.

Alors que je me remets en selle, je ne peux m’empêcher de laisser échapper une réflexion sur la fièvre qui habite Tobak et sûrement d’autres gens sur ce continent voire peut-être plus encore.

"Je ne suis pas sûr de jamais comprendre l’intérêt qu’il y a dans ces bouts de métal..."

Je jette un dernier regard sur Amaranthe, me demandant un court instant si ma quête me ramènera par ici avant de reporter mon attention vers l’avant, le futur. Pressant doucement mes jambes sur les flancs de Blanche et tentant de reproduire le léger claquement de langue que j’ai entendu de la bouche de Rodolphe, je nous mets en route au côté de Têtu, maintenant ma nouvelle compagne au pas pour ne pas dépasser les courtes pattes de l’âne. Il nous faut quelques minutes pour quitter l’entrelacs des ruelles du village, nous menant vers la route qui part à l’opposé de celle par laquelle je suis arrivé hier soir.

"Messire Tobak, de qui parliez-vous lorsque vous avez dit les débusquer ?" dis-je en soulignant le mot les.

Si le semi-homme a décidé de passer soudainement au tutoiement, je ne me peux me résoudre à faire de même sans qu’il m’en donne l’autorisation. Bien que fort plus petit que moi, il est possible qu’il soit tout de même mon aîné.

Nous sommes en train de laisser le duché derrière nous et mon guide pousse alors son âne en avant de moi, s’engageant sur un layon qui s’oriente vers l’est. Je n’ai presque rien besoin de faire pour que Blanche se place derrière Têtu et suive tranquillement ses pas. L’un à la suite de l’autre, nous tombons dans un agréable silence me rappelant les randonnées autour de Faërlom aux côtés de mon grand frère Tynong. A la différence que je n’étais pas ballotté sur le dos d’un animal mais je ne tarde pas à me détendre, relâchant la pression sur les rênes auxquels je m’agrippais un peu trop et appréciant le fait de pouvoir confier à quelqu’un d’autre la mission d’avancer me laissant tout le loisir d’observer mon environnement.

Nous progressons au milieu de sapins verdoyants, les rayons du soleil bientôt à son zénith jouant au travers de leurs aiguilles persistantes. Leurs branches cachent sans doute une multitude d’oiseaux que j’entends gazouiller tout autour de nous. J’aperçois parfois du coin de l’œil des nupers en troupeau se faufiler sur les troncs ou des nuées de lutinoras butinant.
Sous la ramure des arbres, le sol se couvre d’une flore dont je reconnais la plupart pour les avoir vu sur la route de Henehar. Des arbustes de selav où poussent une seule fleur d’un blanc crémeux, de rougeoyants papillons de sang dont les fleurs semblent toujours être sur le point de s’envoler et des douces féeries qui brandissent leur fleur bicolore en forme d’épée. Ça et là j’aperçois des bouquets de plantes aux feuilles dentelées qui me sont inconnues.
L’après-midi progressant, certaines espèces disparaissent, laissant place à de nouvelles qui n’ont de cesse de me ravir, là un buisson aux feuilles toutes jaunes piqué de petites fleurs violettes, ici le bleu glacial du flocon divin que je suis content de voir, sa présence indiquant que nous prenons de l’altitude.

Je savoure d’ailleurs en fin de journée la température ambiante qui est redescendue de quelques degrés, se rapprochant un peu du climat des Monts Éternels. Alors que les bois autour de nous se raréfient, Tobak déclare la fin de l’étape pour aujourd’hui. Libérant mes pieds des étriers je passe ma jambe droite par-dessus la croupe de Blanche et me laisse glisser sur le sol, manquant m’y étaler tant je suis surpris par la faiblesse passagère de mes membres inférieurs. Me retenant à la selle, j’étire l’ensemble de mes muscles me disant que pour une première balade à cheval, j’aurai peut-être du demander quelques courtes pauses au cours de l’après-midi.
Ayant entendu depuis un moment le doux ruissellement d’un cours d'eau qui doit plus ou moins suivre le sentier, descendant des montagnes qui nous surplombent, j’emmène Blanche un peu à l’écart de la sente dans un espace dégagé entre les sapins, cherchant à m’approcher du ruisseau que j’aperçois rapidement serpentant au milieu des conifères. La menant aux berges pour qu’elle puisse s’abreuver, je sors alors de mon sac la longue corde que j’attache à l’une des boucles du licol avant de fixer l’autre extrémité à une branche d’arbre, utilisant le nœud de longue que m’a appris Rodolphe. Les dix mètres de corde laisseront une certaine liberté à la jument pour brouter à son aise mais l’empêcheront d’être tentée de rebrousser chemin vers l’écurie qu’elle a sans doute toujours connue. Je m’active ensuite à la débarrasser de la selle, du tapis et du filet, tout en lui parlant à voix basse, lui expliquant pourquoi je l’attache, la remerciant pour le trajet et lui disant que j’espère que nous apprendrons à nous connaître assez pour qu’un lien de confiance se tisse entre nous.

Derrière moi le petit homme s’active, semblant presque disparaître dans sa besace à la recherche de je ne sais quoi. Alors que je me déleste à mon tour de ma cape, mon bouclier et de ma musette à même le sol, il se redresse en incriminant les enfants d’Amaranthe dans la disparition d’une partie de son matériel. Sans relever son accusation non réellement justifiée ni le ton qu’il emploie pour s’adresser à moi, je le rassure d’un sourire.

"J’ai un briquet, je vais aller ramasser du bois si vous êtes sûr qu’il n’est pas risqué d’allumer un feu par ici."

Sans attendre sa réponse qui viendra si nécessaire, je m’éloigne quoi que n’ayant guère besoin de m’enfoncer beaucoup dans les sous-bois pour trouver du combustible sec à profusion. J’en amasse le plus possible, sachant que les résineux brûlent vite et reviens déposer quelques épaisses bûches avant de repartir à la recherche de petit bois et de quelques moyennes branches pour démarrer le feu. Le rivage du ru me fournit des pierres pour créer un foyer où j’amasse les branchettes avant de poser par dessus le bois plus épais. Détachant mon baudrier pour le poser près de moi, je me saisis de mon briquet à amadou à l’aide duquel j’enflamme les brindilles à plusieurs endroits et reste vigilant, construisant le feu pas à pas en attendant qu’il soit assez vif pour y poser l’une des grosses branches. Assis sur le sol, le regard un instant perdu dans les flammes de Meno, je retrace en silence le voyage d’une vingtaine de jours depuis que j’ai quitté ma tribu, mes doigts courant sur le fourreau de l’Épée des Glaces.

(J’espère ne pas me tromper Yuia dans ma quête initiale… Mais celle-ci a déjà ôté la vie d’un homme, je souhaite que Kenmare ne soit pas le deuxième.)

Revenant au moment présent, j’arrache un morceau de la viande séchée généreusement fournie par la tenancière de l’auberge de Til’Sit puis, sortant les deux baies jaunes hérissées que m’a données Alnia, j’en tends une à Tobak.

"Ces fruits sont dans mon sac depuis bientôt cinq jours, je crois qu’il serait bon de les manger avant qu’ils ne pourrissent."

Et joignant le geste à la parole, je goutte timidement ce fruit inconnu avant de poser une question qui m’importune depuis un moment.

"Comme vous vous en êtes sûrement douté sieur Tobak, je découvre un peu le monde en dehors de mes terres. Je ne crois pas avoir jamais eu le plaisir de rencontrer un représentant de votre race..." Je m’interromps brièvement, espérant de pas mésuser de ce dernier mot. "Serait-il trop indiscret de vous demander vos origines ?"

Ayant terminé la baie au goût sucré quoi que légèrement piquant à la fois, je remue les braises naissantes à l’aide d’une branche et ajoute l’une des bûches que le feu s’empresse de venir lécher avec gourmandise.


(((Utilisation d’une des baies qui accroît l’acuité sensorielle pendant cinq minutes. Don de l’autre à Tobak.)))

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 Sujet du message: Re: Les Chaînes de Montagnes
MessagePosté: Mar 16 Oct 2018 04:54 
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Alors que tu terminais la préparation du feu, le nain qui venait de nourrir son âne, sortit une couverture de la sacoche accrochée à sa monture et se décida enfin à te répondre.

"Bien pardi, je parlais de débusquer les espèces d'homme-animal qui ont enlevé Kenmare.. c'est un costaud Kenmare.. c'est certain qu'il en a fallu plus d'un pour le maîtriser et le kidnapper "
Dit-il sur un ton de remontrance, sur le ton de celui qui sait qu'il a raison.

Il s'approcha ensuite du feu, déposa sa couverture dans un endroit stratégique de sorte que la fumée parte de l'autre côté sans le perturber et s’assit.

Il accepta le fruit que tu lui tendis, bien que c'était plutôt la viande qu'il lorgnait.

"Bonne idée, il ne faut pas gaspiller la nourriture. " Commenta-t-il tout en ramassant le fruit que tu lui offrais.

Il mangea goulument la baie jaune, puis voyant que tu ne lui offrais pas d'autres choses, il fouilla dans son sac et en sortie un morceau de viande fumée. Il se garda bien de t'en offrir.

Il haussa les sourcils de surprise, lorsque tu mentionnas ignorer la race à laquelle il appartenait. Se redressant les épaules et relevant le menton, ce fut avec une fierté non dissimulée qu'il répondit à ta question.

" Je suis un nain ! Rien de moins !... Et je suis l'un des plus grands de mon espèce. Beaucoup d'entre nous habitent les sous-sols. Notre vision nocturne nous permet d'y circuler sans difficulté. Nous sommes réputés pour notre talent avec les minéraux. Forger le fer ou tailler les pierres est notre spécialité.... Et nous sommes également très résistants et vivons plus longtemps que beaucoup d'espèces. "

Et voilà que notre nain était devenu loquace. Orgueil, fierté ou un peu des deux ?

Cela dit les baies que vous mangiez permirent d'augmenter pendant quelques minutes seulement toute acuité sensorielle. Tu pus voir facilement les traits de Tobak, ses yeux pétillants, même si le feu ne l'éclairait pas. Tu peux sentir plus fortement l'odeur des conifères, mais également une odeur d'urine qui provenait de l'endroit ou se trouvaient les montures. Ton ouïe, te permit de te rencontre compte qu'un hibou nichait pas loin et ta vision te permit de le voir, tu entendis également de petits rongeurs nocturnes filer dans l'herbe. Et curieusement, du côté des montures, un silence inhabituel prit place.

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 Sujet du message: Re: Les Chaînes de Montagnes
MessagePosté: Mar 16 Oct 2018 12:21 
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Tous deux assis autour du feu, Tobak se décide à s’ouvrir au dialogue et m’indique comme si je devais déjà être au courant que c’est une bande d’hommes-animaux qui a enlevé le cousin d’Eldridge.

"Homme-animal, voulez-vous dire de la même race que l’Ombre ? Tout ceci est nouveau pour moi, Kenmare devait juste être mon guide dans ces montagnes. Je ne sais rien de ces hommes ni de leurs intentions. Mais j’espère que maintenant que nous sommes éloignés des oreilles indiscrètes que vous avez mentionnées ce matin, vous allez pouvoir partager ce que vous savez. Afin que je sache ce à quoi m’attendre demain."

Ma main farfouille parfois ma besace pour arracher un bout de viande séchée mais je garde mon regard sur Tobak à moitié éclairé par les flammes dansantes. Je souris, lorsque avant de poursuivre notre conversation sur Kenmare et ses ravisseurs, Tobak prend le temps de me décrire avec une grande satisfaction le peuple dont il est originaire. J’écoute avec un intérêt sincère la description qu’il fait des siens, étonné par leur aptitude à voir dans le noir, quoi que je crois avoir entendu que d’autres en étaient aussi capables.

"Merci sieur Tobak pour cet apprentissage. Vous semblez en effet appartenir à un lignage robuste et infatigable. Je suis honoré d’avoir la possibilité de voyager au côté du fier représentant d’une race qui m’était jusqu’à ce matin inconnue."

J’incline la tête poliment vers mon compagnon et m’apprête à reporter la discussion sur Kenmare lorsque l’allure du visage de mon vis-à-vis me surprend. Je ne sais pas si c’est parce qu’il vient tout juste de me parler de vision nocturne mais même lorsque les flammes ne répandent par leur lumière sur les traits burinés de Tobak, je continue de le distinguer clairement à mon grand étonnement. Je secoue la tête, en me disant que ce n’est qu’une persistance visuelle mais ce n’est pas le seul de mes sens qui s’emballe.

"Tobak..."

Ma respiration s’accélère légèrement, je ferme un bref instant les yeux et pose mes deux mains à plats sur le sol. Que m’arrive-t-il ? Je rouvre les yeux et suis un instant submergé par toutes les informations qui déferlent sur moi, les arômes des bois mêlées aux effluves des montures, là un oiseau, ici des mammifères. Comment puis-je être capable de ressentir tout cela ? !

"Il se passe quelque chose…"

Je ne termine pas ma phrase, au risque que le nain me prenne pour un fou, car au milieu de tous ces stimuli renforcés, le silence qui tombe du côté de Blanche et Têtu semble faire plus de bruit que le reste de la forêt. Ma main droite glisse vers mon baudrier posé à même le sol et mes doigts se referment sur la poignée de l’Épée des Glaces, libérant de quelques centimètres la lame de son fourreau. Ma main gauche tenant toujours la branche que j’utilise comme tisonnier, je place cette dernière au cœur du feu espérant pouvoir m’en servir de torche si le besoin s’en fait sentir. Je regarde Tobak, espérant que ce dernier saura utiliser sa vision nocturne à bon escient et chuchote.

"Vers les montures ?"

Je jette alors un rapide regard légèrement en arrière sur ma gauche où doivent se trouver les équidés, non loin du ruisseau qui dans mes oreilles semble être devenu un torrent. Peut-être suis-je en train de surestimer cet étrange calme mais on ne perd normalement rien à être trop prudent.

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