L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:42 
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GM13 a écrit:
La préparation du plan est terminée. Comme prévu, vous vous rapprochez du camps Orc et Lothindil s'enflamme. Les autres jouent leurs rôles repectifs.


Une majorité des Orcs perdra la tête durant les attaques de Lothindil. Néanmoins, certain, ceux n'étant pas très près d'elle, garde un calme suffisant pour continuer leur garde ou venir attaque Lothi. Ceux se réveillant sont affolés. Ceux près de Crimson, qui est à coté du feu, sont calmes grâce à ses ordres.

Lelma rentre avec les trois autres dans le camps et pénètre dans la tente. Malheureusement, Crimson qui était devant sa tente avec deux squelettes subit le sort d'aveuglement d'Aakia et recule dans sa tente avec un bras sur les yeux. Il tombe à cause de Lelma. Il donne un coup de poing à l'aveuglette qui sonne Lelma et ses squelettes arrivent eux aussi à le cogner. Crimson sort, après que ses yeux se soient un peu rétablit. Il arrive face à Lothi et la fait s'arrêter. Elle stoppe toute magie.

Pendant ce temps, Seldell et Cromax rentrent dans la tente pour prendre les cartes. Celles-ci se trouvent dans un coffre, à coté d'une table. Seldell prends une dague et force la serrure. Lorsqu'il ouvre le coffre, une mini explosion rententit et une petite déflagration brûle Seldell sur un coté du visage et sur les mains. Mais le coffre est ouvert, et les cartes, protégées par une couverture, accessibles.

Crimson, sursaute lorsque le bruit retentit, et se retourne, il apperçoit juste seyra, devant sa tante, qui lui tire une flèche qui se fiche dans son épaule. Lelma s'achappe ainsi, protégé par lothi et Bogast qui arrive, prévenu par une faera. Lothi et Bogast protège tout le monde qui fuit rapidement, quelques ors vous poursuivent, voyant toujours assez mal dans la nuit...

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:43 
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Cromax a écrit:
Bonus de Cromax :

Lillith a fini par s'endormir doucement à mes côtés, bercés par mes dernières douces caresses sur sa fine peau... Il fait encore totalement nuit, et le soleil n'est pas prêt de se lever. Ça doit faire deux bonnes heures que le soleil est maintenant couché... La passion que j'ai partagée avec le cryomancien m'a redonné du courage et de l'espoir pour ma mission, même si celle-ci reste un véritable suicide... Misant tout sur ma discrétion, autant commencer tout de suite. Je me lève sans même réveiller mon amant, le laissant à ses doux songes. Si je venais à mourir, il garderait ainsi un bon souvenir de moi, et non pas des adieux pleurnichants ou maussades. Je le regarde dans son sommeil. Il dort paisiblement, la bouche légèrement entrouverte, son buste se soulevant au rythme lent de sa respiration calme. Je me surprends à le regarder en souriant béatement, admirant simplement cette force de la nature, cet homme qui m'a fait découvrir des sensations que je n'avais jamais osé imaginer... Après ce qui est peut-être mon dernier regard pour lui, je me dirige vers le centre du campement, où la plupart de mes compagnons sont endormis, vu l'heure. Bogast est réveillé cependant, et m'adresse un sourire quand il comprend que l'heure est venue pour moi d'appliquer le plan prévu...J'espère qu'ils feront le nécessaire de leur côté pour que tout soit prêt quand je reviendrai...Si je reviens... Le regard compatissant de celui qui dès le départ à été notre chef d'expédition inflexible, mais dont nous avons appris à cerner la dimension humaine et sentimentale, me touche et me trouble. Une boule naît dans ma gorge, et m'enserre l'estomac. Je sais que je vais droit à ma perte, mais je sais aussi que c'est nécessaire, que c'est pour le bien de tous, que c'est pour le bien de personnes que j'aime. Mon regard passe sur chacun d'entre eux, qui m'ont accompagné pendant toute la première partie de cette aventure... Lillith, Bogast, Lothindil, Lelma, Seyra, Arevoès, Seldel, De, Keynthara, Fizold, Thalian...Et Cheylas.

Couchée sur sa couche, elle semble dormir. Mais la clarté de la lune trahit une larme luisante qui coule doucement le long de sa joue. Elle ne dort pas. Je m'en approche doucement et pose ma main sur son visage. Ouvrant les yeux vers moi, elle la prend au creux des siennes en me regardant d'un air triste. Une nouvelle larme perle sur ses yeux, et elle la balaye d'un clignement de paupières. À genoux à côté d'elle, je la regarde aussi, tendrement, me rappelant nos souvenirs communs. Je sais que je n'ai pas été juste avec elle, mais j'ai suivi mon instinct en allant vers Lillith... Et je ne regrette rien, jamais... Alors que je veux me dégager doucement de l'étreinte de ses mains sur mes doigts, elle ramasse quelque chose sur le sol, me posant une paume sur l'épaule pour m'intimer de l'écouter.

« Tiens, prends-ça avec toi, tu pourrais en avoir besoin là-bas...Dessine un plan du campement et rapporte le nous! »

Elle me tend une feuille de parchemin vierge ainsi qu'une plume et un petit pot d'encre noire. Je les mets directement dans mon sac, sans la lâcher des yeux...

(Ainsi elle croit en moi, elle croit que je reviendrai, et que tout se passera comme prévu...)

(Et c'est aussi comme ça que tu dois penser! Ne sois pas pessimiste, tu as toutes tes chances d'y arriver...)

(Moui...)

Peu convaincu, je repense au nombre d'orques horribles qui nous étaient tombés dessus sur le toit de l'Aynore. Si je me fais remarquer, je ne ressortirai pas vivant du campement...Mon regard se repose sur le visage de Cheylas. Je cligne des yeux pour la remercier en me relevant, et elle suit le mouvement. Se tenant debout à côté de moi, elle me regarde fixement, et mon regard ne peut se décrocher du sien. Puis soudain, elle avance ses lèvres et les joint aux miennes. Je suis surpris au début de ce baiser, et ais presque envie de reculer, mais je reste sans bouger, me mêlant à cet échange ultime. Elle passe ses bras dans mon dos, et quittant mes lèvres, place son visage dans mon cou en me serrant fort contre elle. Je l'imite et l'enlace doucement, puis plus fort. Nous restons l'un contre l'autre plusieurs minutes, jusqu'à ce que Bogast se lève de sa couche et vienne interrompre nos adieux...

« Allons Cromax, il est l'heure... »

Je lui jette un regard affirmatif pour marquer que j'ai compris, et l'elfe grise desserre son étreinte. Les larmes aux yeux, elle me jette un dernier regard en me soufflant doucement:

« Reviens-nous vite... »

Elle se recouche alors dans sa couverture, et je quitte doucement le campement sous le regard de l'aéromancien. Bientôt, mon ombre se perd dans la nuit, en direction du camp orque...

Je marche assez rapidement jusque là, préférant arriver le plus tôt possible pour être certain de repartir quand il fera encore nuit, si je repartirai... Guidé par Lysis pour emprunter le chemin le plus court et le plus rapide, je marche de grandes enjambées rapides, telles que seul un elfe peut les faire, légères, souples et vastes. Après quelques heures sans qu'il ne se passe rien dans l'obscurité de la plaine, les lueurs lointaines du grand feu central de leur camp sont en vue, et c'est alors que je remarque un détail qui dans cette mission, prend toute son importance. La lune éclaire la nuit noire suffisamment pour me faire repérer si je ne suis pas assez discret. Le stress augmente et la boule qui me ronge le ventre semble s'épaissir au fur et à mesure que je m'approche de mes ennemis. Je devrai être encore plus prudent, encore plus discret que je ne pourrais l'avoir été. Rien ne devra être laissé au hasard... M'approchant maintenant sérieusement des premières tentes de leur camp, je redouble de prudence. Je me camoufle derrière des fourrés touffus, m'abaissant un maximum vers le sol pour qu'ils n'aperçoivent pas les mouvements de ma silhouette. Car ils sont nombreux à garder l'extérieur du campement. Des patrouilles empruntent régulièrement un chemin de garde selon un parcours défini. Je passe quelques minutes à analyser leurs moindre mouvements et finit par détecter une légère faille dans leur système. Un groupe orque est légèrement en retard sur ses prédécesseurs, et ce retard cause une petite zone de passage disponible, très brève, et dans le dos de la patrouille précédente. C'est unique chance de pénétrer dans l'enceinte du camp...

J'ai aussi pensé à essayer de neutraliser totalement une de ces patrouilles, mais ils sont trop nombreux et le moindre cri pourrait rameuter plusieurs dizaines d'orques en quelques secondes à peine. J'efface donc de mon esprit toute trace de passage en force, d'autant plus que l'alerte serait donnée au moindre cadavre découvert...Je dois rester le plus furtif possible, personne ne doit se douter de ma présence... Je laisse encore passer un tour du campement par le groupe en retard, et juste avant qu'ils ne tournent au coin de la tente à l'extrême droite, je m'élance vers l'entrée avec des pas souples, élancés et rapides, mais aussi silencieux que possible. J'arrive à me faufiler entre deux tentes juste au moment où le regard du premier guerrier de la patrouille se pose sur l'endroit où je me trouvais il y a quelques secondes... Avant de pénétrer plus en avant sur le campement, je reprends doucement mon souffle, contre la paroi en toile épaisse de la tente. Au moment où la patrouille passe à côté de moi, je coupe ma respiration en espérant qu'aucun d'eux ne puisse m'apercevoir en tournant la tête dans ma direction. Mais visiblement, ils préfèrent parler entre eux dans un langage ignoble que pourtant, je comprends sans difficulté...

(C'est grâce à moi que tu les comprends...Je te fais la traduction instantanée...)

Réjoui par cette nouvelle positive alors que je suis aux portes de l'enfer, je poursuis ma mission en pénétrant plus avant dans le camp. Me faufilant entre les tentes, je repère vite l'organisation globale du campement et fais une petite pose pour la noter approximativement sur le bout de parchemin que Cheylas m'a donné. Je me révèle pas trop mauvais en dessin et reproduit avec une plus ou moins bonne fidélité l'ensemble des choses que j'ai déjà vues. Je passe encore entre quelques tentes, évitant au maximum les allées principales où le passage de créatures ignobles armées jusqu'aux dents est fréquent. À plusieurs moments, je suis obligé par la force des choses de traverses les allées plus importantes du campement. Veillant à rester le plus silencieux et discret possible, je me fonds dans les ombres de la nuit, les seules que me laissent l'éclat de la lune. À chaque nouvelle tente, je fais une pause et regarde tout autour de moi si je vois quelque chose bouger. Je tends aussi régulièrement l'oreille pour entendre le moindre bruit de pas qui s'approcherait de moi. Mais la chance semble veiller sur moi, du moins pour l'instant, et mis à part quelques soldats orques qui se rendent dans leur tente, m'obligeant à m'abaisser vers les ombres du sol, je n'ai eu aucun ennui majeur...Du moins jusqu'ici...

(Et ça va continuer)

(Puisses-tu avoir raison, Lysis, puisses-tu avoir raison...)

Au bout d'un moment, je me suis plutôt bien enfoncé dans le campement, et e me dirige petit à petit vers le grand feu central, toujours en prenant les meilleures précautions pour ne pas me faire repérer. Bientôt, j'arrive à proximité de l'allée centrale, qui mène directement vers le foyer où quelques guerriers à la peau verte stagnent en discutant de leurs voix rocailleuses. C'est alors que j'aperçois enfin le but de ma visite. De l'autre côté du feu, une tente plus imposante que les autre se dresse fièrement à la lueur des flammes. Il ne fait aucun doute que c'est bien celle que je cherche, la tente de Crimson. Penser à lui me hérisse les poils. Je garde toujours en mémoire l'humiliation qu'il nous a fait subir sur le toit de l'aynore... Un lueur rouge passe dans mon regard, puis disparaît presque instantanément, une montagne de muscle passant juste devant ma cachette. Me pliant du mieux que je peux pour ne pas me faire voir, je laisse cet ennemi de taille filer vers sa destinée à travers de laquelle je ne me mettrai pas...ou du moins pas tout de suite, et certainement pas directement. Je le regarde passer avec un regard quelque peu apeuré, mais une fois qu'il me tourne le dos, je lui passe la langue pour le narguer sans qu'il m'aperçoive.

Mon attention se reporte alors sur la grande tente. Je sais que je ne pourrai pas y accéder par l'avant, le feu du camp étant trop bien gardé. C'est pourquoi je décide de faire le tour de celle-ci, pas trop prêt du centre, pour entrer par un autre côté. Je poursuis donc mes faufilages entre les tentes les plus proches, toujours aussi furtivement, puis, tourne pour accéder à nouveau à la tente principale, le logement sommaire du maître des orques, Crimson l'insupportable...

à l'arrière de la tente, je perçois un entrebâillement dans la toile, mal fixée au sol. À l'intérieur, une flamme vacille. Je dois m'assurer que les plans se trouvent bien dans cet endroit, aussi, je m'approche à petits pas vers l'ouverture, avant de discrètement jeter un œil à l'intérieur. Personne. La lumière que j'ai vue n'est que celle d'une petite lampe à huile posée sur une table, avec à ses côtés, un coffre.

(Vas-y, le coffre est là, tu n'as qu'à te servir, prends les plans! Ton honneur n'en sera que plus grand!)

(Oui, tu as raison, je vais leur prouver de quoi je suis capable...)

Prenant bien soin d'écouter aux alentours si je n'entends pas le moindre bruit de pas, j'entre dans la tente en glissant par l'ouverture, m'approche du coffre et essaye de l'ouvrir, prenant mon courage à deux mains. Mais à ce moment, j'entends les pas bruyants d'une patrouille orque qui arrive vers la tente. Paniqué, j'essaie d'ouvrir la malle, mais à mon grand dam, elle est fermée à l'aide d'une serrure. La forcer attirerait directement l'attention sur moi. L'idée de me saisir du coffre me traverse un instant l'esprit, mais il est trop gros pour que je puisse rester discret pendant ma fuite, et je doute même arriver à le soulever...

La porte de la tente s'ouvre, laissant place à la silhouette fine et bien reconnaissable du sergent d'Oaxaca, Crimson. Le regard de l'homme ténébreux se fixe sur le coffre à côté de la lampe, puis fait le tour de son habitation sommaire, l'air suspicieux. Mais je ne suis plus là. L'entendant arriver, je me suis rapidement faufilé sous la paroi de tissus avant qu'il ne puisse m'apercevoir. Je suis maintenant à nouveau à l'arrière de la tente, la respiration coupée, à croupis sur le sol, tous les sens aux aguets. La peur m'envahit le ventre.

(Et si il m'avait vu?)

Mais rien ne bouge, hormis la patrouille orque qui s'éloigne maintenant de la tente. Si l'un d'entre eux se retournait, il me verrait d'office et je n'aurais plus qu'à faire mes prières à un dieu auquel je ne crois pas pour ne pas que ma mort soit trop douloureuse...Quoi que la douleur me permettrait quand même de me sentir une dernière fois vivant...

(Tu as tout compris, la douleur ne peut te faire que du bien!)

(Non, c'est stupide ce que tu dis là!)

(Tu crois? Rappelle-toi ton rêve dans la montagne avec Lillith...n'était-ce point bon?)

(Si...si...dans certains cas la douleur peut-être bonne pour moi...mais je doute que les orques veuille vraiment me faire plaisir...)

Doucement, la patrouille orque s'en va, et je suis soulagé de constater que personne ne m'a repéré... Je pousse un soupir d'apaisement, pas trop sonore cependant car je sais que le maître des lieux n'est pas loin, juste à côté même... J'aperçois alors non loin de moi une tente vide et ouverte. Je m'y engouffre, serein d'être en une relative sécurité dans ce camp hostile, et reprend le parchemin contenant mes premières esquisses du plan des lieux. Je le peaufine en ajoutant les détails de la disposition centrale de la grande tente, derrière le feu, ainsi que la présence du coffre, dans cette même tente. Une fois mon travail terminé, je poursuis ma fuite furtive dans les ombres de la nuit. Je parviens à sortir de l'enceinte du campement orque en utilisant la même technique que pour rentrer, profitant du retard de la patrouille, toujours pas rétablie à sa place. Une fois assez loin des orques, j'oublie toute trace de discrétion et me relève pour m'encourir à toutes jambes dans la plaine. C'est alors que la voix de Lysis retentit dans ma tête...

(Ne t'encours pas trop loin...Suis-moi, ils se sont rapprochés... Ils ne sont même pas à une heure d'ici!)

(Je te suis)

Elle sort de mon diadème et se mue aussitôt en rouge gorge, la première forme sous laquelle elle m'est apparue... elle s'élance à plein vol dans les ténèbres de la nuit, direction notre campement fraîchement déménagé. Une ivresse de victoire s'empare de moi pendant ma course folle. Je ne le réalise pas encore bien, mais les dangers sont loin d'être passés...Mais j'exulte, je suis vivant, et en pleine forme...J'ai réussi ma mission avec brio!

(JE SUIS VIVAAAAAANT!!!)

Je cours dans la nuit vers mes compagnons, je cours dans le noir vers mes amis, mon amant, je cours dans les ténèbres vers la vie!

Peu après, je les aperçois au loin, petit groupe perdu dans les grandes plaines... Je parcoure la dernière distance qui me sépare d'eux, et une fois sur le campement, m'écroule au sol en riant, sous leurs regards curieux. Après quelques minutes pour reprendre mon souffle, un sourire béat collé sur le visage, je me reprends et les vois tous me regarder comme des ronds de flanc.

Avec un air satisfait, je leur déclare:

« Je sais où sont les plans! Je n'ai pas pu les prendre car ils sont dans une grosse malle dans la tente principale du camp, celle de Crimson. »

Je tends le plan que j'ai dessiné à Bogast, et attends leurs réactions...

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:43 
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Cromax a écrit:
Après avoir repris quelques peu mes esprits, j’explique à tous ce que j'ai découvert, mais cette fois avec un peu plus de calme, alors que les premières lueurs de l'aube commencent à poindre vers le lointain horizon.

« L'extérieur du campement est extrêmement bien gardé, même la nuit. Des patrouillent rodent sans cesse, rendant l'infiltration discrète presque impossible...Il faudra que ta diversion, Lothindil, soit vraiment efficace pour attirer l'attention de tous ces gardiens... Voici comment est agencé leur camp. »

Je montre à tous le plan sommaire que j'ai eu le temps de dessiner lors de ma mission d'exploration.

« Les tentes, aussi étonnant que ça puisse paraître pour des orques, sont agencées en allées qui deviennent de plus en plus étroites au fur et à mesure qu'on se rapproche des bords. Une allée principale traverse tout le campement et même au centre de celui-ci, où trône un grand feu. Je propose que ce soit cette allée que Lothindil emprunte, c'est là qu'elle sera la mieux vue. Lelma, Seldell, Seyra et moi, nous emprunterons le chemin que j'ai pris cette nuit pour arriver derrière la tente de Crimson, qui se situe juste après le grand feu, au centre du campement. Si nous sommes assez discrets, et Lothindil assez persuasive, nous pourrons effectuer le vol des cartes sans même nous faire remarquer. »

Je me tourne alors vers le milicien.

« Lelma...Puisque c'est à toi que revient la tâche de te saisir des cartes, je te préviens qu'elles sont cachées dans un gros coffre de la tente...Tu devras en détruire la serrure, en espérant que ça fasse moins de bruit que les tremblements de terre de Lothindil... Seyra, Seldell et moi seront disposés autour de cette tente, à l'arrière, pour te couvrir et prévenir la venue de tout élément hostile...Si ça arrive, nous ne devons pas hésiter à le descendre de nos flèches avant qu'il ne donne l'alerte...Voilà, c'est à peu près tout... Tout ce qu'il me reste à vous conseiller, c'est de vous reposer le plus possible aujourd'hui en prévention de ce qui nous attend là-bas, car ce sera loin d'être facile! »

(Quel talent d'orateur! Tu m'impressionnes!)

(Héhé je sais, je sais...)

Le soleil est maintenant en train de se lever doucement, et je sens la fatigue amassée de ces derniers jours finir de consumer mon état de veille. Je sens mes yeux se fermer tout seul. J'ai vraiment besoin de repos, mais avant, il faut que je mange. Je pioche un bon morceau de viande dans les réserves qu’il nous reste et le fait cuire sur les braises du feu qui n'est plus très vif... Lysis n'a toujours pas repris sa forme de « fée », et n'est toujours pas rentrée dans sa cachette, le diadème arachnéen posé sur mon crâne. Elle est toujours sous la forme d'un minuscule rouge-gorge et me volette autour en se reposant quelques fois sur mon épaule. Je mange rapidement mon repas peu équilibré et plutôt très protéiné, puis sens la fatigue m'accabler de plus belle. Je me lève et me dirige vers Lillith pour m'étendre à ses côtés, caressant doucement d'une main sa joue. Je suis heureux de le revoir, j'ai vraiment eu peur que ça n'arrive plus. Après un regard tendre pour mon amant nocturne, je ferme les yeux et m'endors...

Je passe toute la journée couché dans l'herbe de la plaine, à dormir, somnoler ou penser à notre plan de cette nuit. Tout semble fin prêt... En fin de journée, je me relève et me saisit à nouveau d'un morceau de viande, que je fais encore griller de la même manière. La monotonie des repas commence à me peser sur le système, et ce surplus de protéines n'aide en rien à arranger les crises de colères qui peuvent parfois me traverser, contre mon gré. Je repense à la nuit passée, où à la simple évocation du nom de Crimson, j'ai ressenti cette étrange sensation de perdre le contrôle de moi-même, envahi par une rage profonde et incontrôlable. Heureusement, la raison a pris le dessus sur la folie hargneuse qui m'habite depuis toujours...

Le soleil est maintenant couché, et tout le monde semble prêt à effectuer son rôle dans le plan dont nous avons revu tous les détails pour que rien ne soit laissé de travers. Je regarde Lillith se concentrer pour ne pas faillir, et sa détermination me donne à nouveau la force de vaincre.

(Nous allons réussir!)

Sans attendre plus longtemps, chaque groupe se met en place pour réaliser le plan. Lothindil me confie son arc en m'expliquant rapidement des conseils techniques. Je n'ai pas l'habitude de manier ce genre d'armes, mais ça ne me paraît pas très compliqué vue mon acuité naturelle pour percevoir les détails fins et ainsi viser facilement et rapidement une cible, même mouvante. En fait la maniabilité de l'arc ressemble plus au moins à celui d'une lame... On doit calculer les mouvements de l'adversaire, ses réactions, calibrer sa force pour atteindre la perfection et la précision dans le mouvement... Je délaisse la hache d'Andelys sur le campement, la confiant à De, comme à chaque fois, puisqu'elle est bien trop lourde et peu discrète pour ce genre de mission...

Nous sommes désormais fin prêts à partir exécuter le plan que Lothindil et Lelma ont mis en place, et qui s'annonce plutôt spectaculaire. Espérons que ces imbéciles d'orques tombent dedans sans trop de difficulté, et que la druide Sindel puisse faire don de ses talents d'actrice du mieux possible, car même avec l'aide des artifices de la magie, il va falloir convaincre une armée complète...

Nous partons donc par petits groupes. Avant de moi même rejoindre Lelma, sa fille et le rouquin, je jette un dernier regard vers Lillith qui s'enfonce dans les ombres de la nuit, suivant la Sindel et Fizold. Nous rejoignons chacun notre position, et attendons l'enflammement de la druide en bordure du campement, dissimulés dans les ombres des ténèbres grandissantes de la nuit. Par chance, la lune est moins présente que la nuit précédente, couverte de quelques nuages passagers. Ceci nous cache davantage du regard de nos ennemis, si proches. Je tiens l'arc de la druide en main, déjà prêt à encocher une flèche à la vue du moindre orque. La tension est à son comble, surtout que Lysis m'envoie des signaux comme quoi tout est sur le point de commencer, Lillith se préparant d'un instant à l'autre à lancer son sort de protection.

Soudain, tout commence. Une lueur bleutée sur notre gauche, suivie d'une autre, rougeoyante. Le feu est lancé, et la lueur s'étend autour de Lothindil, qui déjà, s'avance vers le campement orque. Aussitôt sur place, elle commence à lancer des petits tremblements de terre qui ressemblent tous à autant de rugissement des profondeurs obscures du sous-sol. L'illusion est parfaite, et je me laisse perdre un regard vers cette ruse bien ficelée, ce monstre de feu, qui avance dans l'allée principale du campement. Il est temps pour nous d'y aller. Le rouquin et Seyra ont eux aussi encoché une flèche sur leur arc, prêt à en tendre la corde. Je fais un signe à notre petit groupe pour l'enjoindre d'y aller. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

« Bonne chance à vous, mes amis! Nous allons réussir! »

Nous nous élançons alors dans les ombres, aussi silencieux que la druide et les orques surpris et effrayés sont bruyants. Sur le campement, c'est le carnage. Quelques tentes ont déjà pris feu et les tremblements de terre se font de plus en plus forts. Ma faera, se joignant d'elle même à la fête, allume grâce à son pouvoir de feu quelques brindilles dans des tentes qui allument des débuts d'incendie, certes moins impressionnants que ceux de Lothindil, mais conséquents quand même.

Moi et mon petit groupe trottons furtivement pour atteindre la grande tente par l'arrière de celle-ci. Sur le chemin, nous ne rencontrons presque pas d'orques, et ceux-ci, paniqués, n'ont pas le temps de réagir qu'ils se retrouvent percés de trois flèches bien placées, qui les fait s'effondrer dans un gargouillement ignoble alors que nous passons sur leurs corps. C'est Seldell qui se montre le meilleur tireur, puisque presque chacune de ses flèches atteint ses cibles au garrot, se plantant dans la chair molle de la gorge verte des Garzoks. Seyra n'est pas mauvaise non plus, mais rate plus souvent son coup, ou préfère viser des parties moins précises, comme la tête ou le buste. Mes flèches à moi, même si chacune fait mouche, ne sont pas très bien placées. La plupart se perdent dans la poitrine ou le ventre sommairement protégés des orques, ou dans leurs membres. Heureusement, nous n'en rencontrons pas énormément et arrivons enfin derrière la tente de Crimson. D'un coup de rapière, je déchire la paroi en toile sous laquelle j'étais passé la veille, laissant le passage vers la tente vide à Lelma, alors que nous, les trois archers, restons à l'extérieur pour couvrir le milicien. C'est alors que le tremblement de terre le plus fort retentit. Prévenu, je serre mes paupières pour ne pas moi aussi me faire éblouir par la fulgurante lumière qui sort de la faera du milicien kendran, aveuglant la plupart des personnes sur le campement. Je rouvre les yeux peu après pour voir un garzok s'approcher, visiblement ébloui par le sort lumineux. La flèche que je lui décoche je touche pile entre les deux yeux, avec une force inouïe. Il s'effondre mort sur le sol.

Mais pendant ce temps, des bruits de lutte retentissent dans la tente. Seldell et moi nous y précipitions, mais nous n'avons que le temps de voir Crimson, le maître des lieux, sortir de la tente alors que Lelma n'y est plus. Je souffle au rouquin:

« Poursuivons le plan...Nous devons récupérer ces cartes! »

Je me mets en bouclier, flèche encochée, corde tendue et arc pointé vers l'entrée de la tente au cas où notre ennemi déciderait de revenir, alors que Seldell s'active pour ouvrir le coffre avec une dague. Hélas, lorsqu'il y parvient, une mini explosion retentit et le brûle violemment au visage. Il tombe en arrière en réprimant un cri de douleur. Aussitôt, je m'élance à ses côtés pendant que Seyra se débarrasse d'un orque alerté à coups de flèches. Je me penche sur le rouquin qui semble souffrir atrocement de ses brûlures au visage et aux mains. Mais le coffre est ouvert. L'aidant à se relever, je me saisis des plans tant convoités et protégés de l'explosion par une couverture. Je les fourre dans mon sac. Pendant ce temps, Seyra s'est avancée vers l'entrée de la tente et décoche une flèche à Crimson, que j'entr'aperçois entre les pans de tissus. Ne sachant pas ce qui ce passe à l'extérieur, je lui souffle de nous suivre et elle m'obéit, suivant Seldell qui déjà sors de la tente par notre entrée de fortune. Je quitte à mon tour l'endroit, encochant à nouveau une flèche sur l'arc de l'elfe grise. Nous fuyons alors par le chemin inverse de ce lui de notre arrivée, revenant sur nos pas, courant à vive allure, mais le plus discrètement possible.

Le reste du camp est un véritable chaos. Plusieurs tentes brûlent, les orques affolés courent dans tous les sens. Je ne sais pas ce qu'il est advenu de mes compagnons, Lelma et Lothindil, mais maintenant, seule ma vie compte, et avec elle la garantie de récupérer les cartes et ainsi de ralentir la progression des orques sur ce nouveau continent. Je décoche à peine quelques flèches sur le chemin du retour, vu le peu de peaux-vertes que nous rencontrons. Plusieurs fois, je me retourne dans ma course pour découcher des flèches à des éventuels poursuivants, mais nous sommes rapidement hors du campement, à fuir dans la nuit. Nous avons réussi, mais ce n'est pas pour autant que nous sommes encore sauvés. Lysis me transmet des nouvelles de Bogast, Lothindil et Lelma, qui à mon plus grand soulagement ont réussi à fuir, eux aussi. Nous nous précipitons vers nos compagnons restés sur le campement provisoire, prêts à les prévenir de fuir dès notre arrivée...

Nous courons dans la nuit, et nous sommes tous vivants... Nous avons réussi ce que nul n'aurait cru réalisable...

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:43 
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Lothindil a écrit:
Bogast vient réveiller un à un les membres de ce groupe, il est temps de déplacer le camp vers le camp orque. Déjà à moitié réveillée, j'ai entendu partir le Sindel et soupire en me redressant. Je sais que de sa mission dépend la réussite de la suite et tâche de ne pas m'inquiéter pour lui, espérant qu'il réussisse.
Très vite, nous partons tous épuisés, heureusement qu'une journée attend les humains pour qu'ils puissent se reposer avant la nuit qui nous attend. N'hésitant pas à parler aux plantes tous le long du chemin, je reste en arrière-garde pour cacher nos traces du mieux que je peux. Finalement nous arrivons en fin de nuit assez proche du campement.

J'en profite pour prendre rapidement à part Fizold, Bogast et Lillith pour leur expliquer le plan final.

"Voilà, nous allons faire une diversion assez spectaculaire. En fait, je vais avoir besoin de vous deux pour me transformer en golem de feu. Lillith il faudra que tu me protèges du feu de Fizold comme tu l'avais fait sur le volcan. Une fois ton bouclier posé, je lancerais un bouclier de plantes que je créerais intégral, il suffira après que Fizold l'enflamme. Bogast, quant à vous, j'aurais besoin que vous restiez un peu à l'écart, au cas où ça tourne mal..."

Lillith semble inquiet et me confie son inquiétude face à la puissance de son bouclier par rapport aux flammes. Le visage déterminé, je mets ma main sur son épaule avec un faible sourire.
"Fais ce que tu peux, Lillith. Même minime, ton bouclier pourra m'aider et tu es le seul qui puisse le faire."

(On risque d'avoir de la druidesse grillée...)
(Le feu ne détruit pas un rocher.)
(Tu n'es pas Yuimen Lothi... Tu n'es ni un rocher, ni un arbre, tu es une elfe, ne l'oublie pas.)
(A moins que je sois quelque chose d'autre encore. Un elfe n'a pas les mains qui repousse, un arbre si.)
(Ce n'est pas parce que Yuimen t'as confié certains pouvoirs que tu n'es pas mortelle comme tous ici.)
(Je ne crains pas la mort, Lirelan. La vie a toujours une fin et peu importe celle qui m'est destinée.)
(Je pensais que tu ne croyais pas au destin.)
(J'ai dû mal à penser que ce que je vis n'est qu'un hasard. Yuimen m'a forgée pour que je devienne une des ses gardiennes.)

Cromax arrive alors dans un éclat de rire.
(Discret le mec... comment il a fait pour survivre?)
(Je crois qu'il est juste heureux...)

Il se reprend bientôt et tâche de nous expliquer où sont les cartes. Notre mission va être plus ardue que prévu, les cartes étant en plein coeur du campement, dans la tente de notre ennemi. Il va falloir absolument que je le fasse sortir de là pour que Lelma puisse y entrer et ouvrir le coffre. Tandis qu'il nous conseille de nous reposer, je regarde discrètement mon poignet gauche. Il a assez repoussé pour que le tatouage de Yuimen ait fait sa réapparition. L'arbre est en fleur, à défaut j'ai de quoi user de mes pouvoirs cette nuit.

Le cours sommeil qui nous a été alloué suffit amplement à l'elfe que je suis, contrairement aux humains et au Sindel. Je prends le temps de cueillir une poignée d'herbes pour décrasser mon armure. Ce petit nettoyage lui fait le plus grand bien, le combat avec l'orc et le passage dans la fosse l'ayant passablement encrassée. J'en profite pour laver mon bâton et mon arc, graisser la corde avec un peu de graisse de sanglier.

Ceci m'occupe une partie de la matinée. Je passe l'autre moitié à fouiller l'herbe à la recherche de racine ou de toute autre chose dont je suis certaine de la comestibilité. Finalement la zone s'avère plus riche que je ne le pensais. Il reste cependant des doutes et je ne veux prendre aucun risque avant l'attaque, ni cueillir sans intérêt des plantes. Je reviens au camp où petit à petit les autres se réveillent, dont Arévoès. Je l'appelle et lui explique la situation. Il accepte pour mon bonheur de venir m'aider, m'avouant être lui aussi lasser par notre nourriture peu équilibrée.

Moins d'une heure plus tard, nous revenons, heureux, avec assez de plantes pour au moins deux repas, peut-être trois. Dans ma poche, deux petites boules rouges étranges, ressemblant à celles utilisées par Daulandi. Une fois au près du feu, je n'hésite guère à vider une de mes gourdes dans la casserole du groupe. Usant de mon couteau avec autant de dextérité qu'Arévoès malgré ma main pas encore reformée, nous épluchons les racines trouvées et les coupons en lamelles avant de les mettre dans l'eau. Sans plus attendre, j'y rajoute des lamelles de viande de biche. Le fumet d'un repas qui ne semble pas trop mauvais finit par envahir le campement au bonheur de la plupart dont Arévoès et moi.

Après un repas consistant, je sors ma flûte et commence une douce mélopée sindel, que je suis la seule à connaître. Je n'ose jouer trop fort, de peur d'attirer des garzoks peu enclin à la douceur de la musique.

(La musique adoucit les moeurs pourtant...)
(Je crains que ces rustres ne sachent apprécier que la musique des tambours de guerre et des cris d'agonie.)

Petit à petit, en occupation diverse et sans guère d'intérêt la journée s'écoule. Après un nouveau repas et un regard au reste du groupe, je réalise qu'il est temps d'aller se préparer à partir. Rapidement je confie mes affaires, mon sac au médecin, mon bâton et mon épée à Bogast et mon arc à Cromax qui sera le dernier archer. Je lui explique calmement comment manier cette arme mortelle, en espérant qu'il n'ait pas à s'en servir. Enfin, je confie ma cape à Lelma:
"C'est la cape du Grand prêtre de Yuimen à Kendra Kâr. Profites-en bien, elle te protègera contre mes secousses, au moins en partie."

C'est ainsi que je m'écarte du camp, accompagnée par les trois autres mages de l'équipe, sans autre matériel que mon bouclier, mon diadème et mon armure. La peur me sert le ventre, mais je tâche de ne pas y penser, au moins, en tout cas de ne pas le montrer. Ce que Lillith m'a dit m'inquiète, quoiqu'il arrive, je ne sortirais pas indemne de cette affaire. Espérons juste que je sois la seule dans ce cas. Parvenus sous couvert des hautes herbes à une certaine distance du campement, nous attendons que la nuit soit profonde.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:44 
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Lothindil a écrit:
Une fois la nuit tombée, nous sortons de notre cachette, les ombres alentours nous protégeant. La peur et la rage se mêlent dans un chaos indescriptible en moi. J'ai peur, je suis terrifiée, il faut absolument que je canalise cette peur comme je le faisais avec ma phobie aquatique. Pendant que Lillith concentre son énergie, je tente de faire de même avec ma propre peur, je sens son froid et ma force grandir pour retomber en même temps. Il recommence, n'abandonnant pas. De même je n'abandonne pas ma lutte intérieure et cherche la force où il n'y a que la terreur. Petit à petit un fin mur de glace se forme autour de moi, m'isolant intégralement du monde extérieur, cette fraîcheur est telle la bise en hiver qui précède l'arrivée de la neige. Me concentrant sur cette sensation, je ne cherche à faire qu'un avec le bouclier du cryomancien.

Je sens celui-ci s'appliquer et relancer le sort pour consolider ainsi l'armure glaciale, suivant un parcours identique, ma propre volonté s'affirme et se consolide figeant ma peur et déployant des torrents tumultueux de force et de puissance. Le cryomancien s'écarte, me laissant déployer mon propre bouclier, destiné à prendre feu. Avant cela, je me bande les yeux, pour les protéger, au conseil de Lirelan. Telles des flammes issues de la terre, les plantes viennent me lécher les jambes pour remonter tout autour de moi, sans pourtant interagir avec le bouclier de glace. Je sens l'action de Lirelan qui épaissit la structure usant du pouvoir que je lui confie. Je me retrouve bientôt enveloppée de la tête au pied d'une véritable carapace de bois, de lianes et de plantes. Respirant calmement, je ne fais plus qu'un avec mes boucliers. Mes mouvements sont les leurs et je m'habitue à bouger un peu avec. Il me faut que malgré ma vue décalée et les trois armures, mes mouvements soient naturels.

Ce n'est que près d'une demi-heure plus tard que je me sens enfin prête et sûr de moi. La vue par la faera est encore fort troublante, mais mes mouvements semblent, à défaut d'être légers, souples. Il est temps de m'enflammer et de laisser ma rage s'accomplir. Je finis par m'arrêter face au campement orque et fait signe à Fizold et Lillith que je suis prête. Lirelan me signale que Bogast s'est éloigné et mis à son poste avec mes armes. Plus calme que Lillith, Fizold enflamme mon bouclier qui se met à briller chaudement. Il est temps de réveiller les garzoks endormis.

D'un pas certain, je me dirige vers l'allée centrale, laissant Lirelan m'indiquer la route idéale pour être vue par un maximum de monde. A mes pieds, les dernières herbes brûlent avant de s'éteindre.
"Raëlisid työ, Ô Yuimen, tyä Valar. Raëlisid työ au talwenid tyä hàrdis atalane."1
J'entre dans le camp par l'allée centrale, deux garzoks s'enfuient sur mon passage, lançant l'alerte. A défaut, la diversion semble être de taille suffisante. Sans trop hésiter, je m'approche d'une tente que j'enflamme juste au contact. Tandis que l'alarme résonne dans tout le camp, mes pas m'amènent vers le centre du camp, là où je pourrais faire sans trop de difficulté le plus de dégâts. Chaque avancée me mène vers mon but autant que vers une folie destructrice. La peur n'a plus prise sur moi, une seule envie me prend, celle de faire le plus de dégâts possibles.

Je n'hésite pas à lancer d'un mouvement brusque l'une ou l'autre branche enflammée vers les tentes qui s'enflamment presque aussitôt. Je n'ai pas encore employé ma magie, mais visiblement l'effet est suffisant. Une sensation diffuse de plein pouvoir sur ces êtres prend possession de mon corps et de mon âme. Je suis la main de Yuimen vengeresse, je suis le bras qui puni, je suis l'épée de la justice.

Les rares qui tentent de s'interposer s'en sortent avec d'atroces brûlures, juste au contact de mon bouclier. Je ne sens pas les flèches qu'on me lance. Je suis invulnérable et les orques le ressentent comme tel. Rien ne semble freiner ma progression, qui est précédé par un flot de garzok s'enfuyant comme s'ils avaient vu Gaïa ou Yuimen en personne.

Le centre du campement, enfin. Il est temps de laisser la colère s'éteindre et la folie s'emparer de moi. Sans attendre, je heurte le sol de ma main et laisse la furie terrestre envahir le camp et réveiller les derniers dormeurs. Une fois le sol tremble, deuxième vague, les corps tombent, troisième vague le sol portent les premières traces.
(Préviens Aakia, c'est maintenant.)

Je me suis redressée pour faire face à un camp totalement terrorisé. Crimson, précédé de deux squelettes sort de sa tente et me regarde. Les garzoks semblent plus tranquille auprès de leur chef, mais ce n'est que le début de ma folie. A nouveau je frappe le sol qui tremble, première vague. A la seconde, tous s'apprêtent à tomber quand Aakia lance son sort. Lirelan m'a momentanément coupé la vue, ce qui ne m'empêche pas de lancer la troisième vague destructrice.

Les cris d'horreur du camp font jaillir ma folie et ma haine, je me retiens difficilement de hurler mon cri de guerre et lance juste un hurlement terrible qui résonne dans mon esprit. L'écho de la terreur provoqué par mon pouvoir et celui de la faera du milicien, me ravit et fait naître en moi un chant qui sous les flammes me semblent terrifiant
"Un regard incendiaire et tout est calciné !
Embrassez cette terre avant de l’embraser…
Par le feu de nos êtres, nous irons purifier
Nos ennemis, nos frères, qui nous ont contrariés…"2

J'accompagne ce chant guerrier de mon mieux utilisant mon bouclier qui continue de brûler de flamme vive. Concentrant mes pouvoirs sur lianes qui m'entourent, j'en extrais des boules de plantes enflammées que je lance à travers le campement, enflammant tentes et garzoks, détruisant un maximum. L'hymne enflammant continue de rugir hors de moi tandis que mes sorts se succèdent pas trop vite, juste assez pour semer la terreur parmi les créatures aveuglées. Crimson, disparu de ma vue, ressort soudain de sa tente...

"Je tiens un des vôtres, arrêtez ça immédiatement, vous ne pouvez plus fuir de ce camp !"

Il tient Lelma, je me fige. Il est là enfin, mon ennemi, mon adversaire. Mes bras encore enflammés sont tendus vers cet être que je ne désire que cramer. Tuer ou pas tuer? Est-ce que sa mort vaut assez cher pour sacrifier la vie de l'aventurier? J'hésite, la volonté vengeresse de Yuimen me suffirait pour réduire cet insolent en poussière, souillant définitivement cette terre. La folie se dissipe, mais la volonté reste là indemne, un regard vers mon ami me montre aussi sa fille, cette fille forte et puissante malgré son âge. Non, la mort de cet être n'est pas digne d'être accompagné par celle du jeune père. Crimson vivra parce que Lelma doit vivre. Je baisse alors les bras, vaincue.

(La faiblesse de l'Amour de l'autre, voilà la différence entre ces êtres obscurs et moi.)
(Ce n'est pas une faiblesse que de sauver la peau d'un ami.)
(Et de ne pas prendre la vie d'un être abject qu'est-ce?)
(De la miséricorde et du pardon.)

Soudain Lelma courant libre vers moi me rappelle la situation dans laquelle nous nous trouvons. Sans attendre, Lelma m'encourage à le suivre pour fuir, il en est grand temps en effet. Bogast nous attend à l'entrée du camp.

"Bogast, enflammez donc ces Garzoks et leur chef de malheur."

Une tornade s'abat sur moi, mélange de flamme, de vent, de terre. Jamais je n'avais vu une telle déferlante de puissance de magie. En comparaison la nuée ardente du volcan me semble une rigolade tellement la puissance est dévastatrice. Jamais je n'aurais cru que la magie humaine et elfique rassemblée pourrait faire un effet pareil.

La tornade s'éteint enfin, laissant des déchets de bois à moitié brûlés sur mon corps, certains encore chaud. Je suis vivante, brûlée au visage et aux mains, mais vivante. Je me hâte de relâcher mon bouclier et de me rouler au sol pour éteindre les dernières flammes. Je constate avec dépit qu'une bonne partie de ma chevelure a été brûlée, mais l'heure n'est pas aux constatations esthétiques, il nous faut fuir, fuir et rejoindre les autres....


1 "pardonne moi, Ô Yuimen, mon Dieu. Pardonne-moi et laisse agir ma folie destructrice."
2 copyright Reflet d'acide, épisode 3

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:44 
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Lelma a écrit:
Bientôt l'heure vient de repartir. Cromax est déjà en éclaireur, parti faire un plan du camp ennemi et déterminer où sont les cartes. Bogast nous réveille en pleine nuit, nous nous préparons vite, encore endormis, soucieux de l'action à venir. Les autres ne sont même pas encore au courant du détail du plan fou que l'on a élaboré. Nous marchons et retournons vers ce camp où nous avons été retenu prisonnier et où j'ai dû ma survie à un combat fort incertain. Des douleurs me rappellent cet épisode fort traumatisant pour le corps et l'esprit. Certes ce Crimson a fait preuve d'une rare classe en respectant sa parole, mais aussi d'une ignoble barbarie en nous montrant tel des animaux dans des combats face aux siens, semblable aux jeux de mise à mort dans les arènes. Les siens sont morts et nous avons pu, nous quatre survivre et partir. Nous revenons maintenant pour quelques parchemins, oh combien précieux, cartes de ce mystérieux territoire qui attise les convoitises. Non vraiment, jamais parchemins n'a eu autant d'importance, car du succès de notre mission dépend la vie de milliers de gens. Verloa doit être à Kendra Kâr ou partagé à ses alliés, mais jamais Verloa ne doit servir de base pour Oaxaca et ses garzoks. L'avenir du monde ne se jouait-elle pas déjà là, avec nous, compagnons perdu dans un pays étrange.

Nous établissons un campement provisoire à une distance respectable de celui de Crimson, attendant l'arrivée de Cromax. Lothindil, elle, réuni ceux qui vont la suivre dans sa partie du plan, je demande à Seldell et Seyra de se tenir auprès de moi.

"Seldell, j'ai des explications à te donner, mais attendons notre compagnon qui arrivera bientôt de sa mission d'éclaireur."

(Tu n'auras pas longtemps à attendre.)

Effectivement il arrive au milieu de l'obscurité, s'écroulant et riant au milieu de nous. Nous nous regardons tus, le prenant pour fou.

"Allons, remets-toi !"

Il reprend son souffle et avec un sourire béat nous dit :

"Je sais où sont les plans! Je n'ai pas pu les prendre car ils sont dans une grosse malle dans la tente principale du camp, celle de Crimson."

Il se relève et tend le plan du campement à Bogast. Il explique par la suite le fonctionnement du camp. Sans grand étonnement on découvre qu'il est fort bien gardé. Cromax résume le premier plan qu'on avait élaboré, sans savoir que depuis il a été vraiment amélioré puis se tourne vers moi. Il m'explique où sont les cartes. Ce coffre n'était pas prévu au programme, mais tant pis il faudra faire avec. Intuitivement il pense à son rôle qui est de me couvrir, si bien que je n'ai presque rien à rajouter à Seldell et Seyra sur ce fait. Pourtant j'ai encore une chose à rajouter.

"Une partie du plan repose sur les talents de diversion de nos compagnons, qui doivent le plus possible attirer l'attention des garzoks. J'ai avec moi un être d'exception, peu d'entre vous ignorent ce que sont les faeras... j'en possède une qui a un pouvoir fort utile... Celui d'aveugler avec une lumière intense. Ainsi elle passera par dessus nos compagnons qui font la diversion et provoquera le flash lumineux au dessus des garzoks qui regarderont dans cette direction, attiré par l'étrange chose qui s'agitera et brulera au bord de leur camp. Il ne faudra jamais me quitter des yeux, je baisserai ma main lorsque..."

(Certains ne te verront pas dans la nuit !)

(Alors comment ?)

(Une clignotement lumineux, trois fois au dessus de l'être créé par la druide.)

"Pardon, je reprend, bien entendu certain ne verront pas ma main dans la nuit, car la nuit est notre meilleure alliée. Alors ma faera va clignoter trois fois avant de passer au flash aveuglant. Elle sera au dessus de l'être créant la diversion, gardez-le toujours du coin de l'oeil. Surtout protégez-vous les, la lumière produite est extraordinairement forte, brulant la vue pendant quelques temps. Temps assez long pour finir notre mission : récupérer les cartes et fuir le plus loin possible. Bien entendu plus il y aura de dégâts dans leur rang et plus nous pourrons mettre de distance entre eux et nous."

(Inutile d'expliquer en détails, Cromax a déjà été prévenu par Lysis et Seyra par Fuxi, seul Seldell devait entendre ton explication. Pour ma part je suis synchronisée avec Lirelan qui me dira quand lancer le sort et les deux autres et toi-même pour vous protéger.)

(On ne risque rien ?)

(Tu connais mon sort... Il n'a jamais tué directement quelqu'un, je l'ai jusqu'à présent bridé à son plus bas niveau, inutile d'aller plus loin cette fois-ci encore. Et puis tu n'imagine pas l'épuisement d'un tel sort. Le seul risque est extérieur : une telle luminosité sera visible à des kilomètres alentours, on sera forcement repéré par quelqu'un ou quelque chose. mais c'est un risque à prendre, je me refuse de vous laisser combattre ces garzoks de front !)

(Bien, on prend le risque ! Sans toi on n'y arrivera pas !)

Je prend à part Seldell pour lui expliquer en détail tout notre plan et répondre à ses questions. Il a tôt fait d'apprendre et d'accepter les faeras et comprendre son rôle.

"Je compte sur toi, car je ne pourrai pas surveiller mes arrières alors que je serai dans la tente de Crimson."

Le soleil se lève peu à peu, nous n'agirons pas avant la nuit, nous laissant un repos pour nos corps fatigué. Mangeant sans appétit cette viande fumée, je me prend à rêver d'un vrai repas à Kendra Kâr, de festins à s'en rendre malade. Que donnerai-je pour une nourriture saine et variée ?

Le repos tant souhaité pourra durer la journée entière. Se protégeant du soleil, je m'abrite sous un buisson et fait une sorte d'abri de feuille. Seyra vient me rejoindre et s'endort avec moi d'un lourd sommeil. Un seul rêve me vient en mémoire lors de mon réveil en fin d'après-midi, celui de Netare Yschan, la liseuse de rêves d'Oranan qui m'expliquait avoir trouvé de nouvelles choses me concernant, mais que la lecture des rêves se faisait de plus en plus difficile à cause d'une étrange chose. Je n'ai pas tout compris de ce rêve, elle parlait de Seyra, elle-même et moi, nous avions des liens entre mon monde et Yuimen et tout se croiserai.Un rêve troublant et sans explication. Dans la situation actuelle, ce rêve est mit à l'écart et je me concentre sur la mission de cette nuit, qui s'annonce hautement capitale et risquée.

Pendant mon sommeil, Lothindil a trouvée de quoi tous nous nourrir, des racines pas mal nourrissante, mélangé à de la viande restante. Seyra et moi mangeons ce bon repas réchauffé au feu. Enfin reposé et le ventre plein, nous attendons la nuit. L'angoisse vient au fur et à mesure, enfin nous devons y aller. Lothindil confie son arc à Cromax et sa cape à moi en me précisant bien :

"C'est la cape du Grand prêtre de Yuimen à Kendra Kâr. Profites-en bien, elle te protègera contre mes secousses, au moins en partie."

"J'espère bien, car ça va secouer ! Je compte sur toi pour faire sortir les rats de leur tanière et les attirer tels des insectes à la lumière."

J'enfile sa cape magique et nous partons vers le camp. La peur au ventre mais braves comme cent. Personne ne sera là pour mesurer notre courage ou notre folie ! Nous sommes tous déterminé. Les magiciens partent de leur coté, celui qui manie le feu, Fizold, celui de glace, Lilith et la druide qui commande à la terre et à la nature. A eux trois ils vont créer un monstre redoutable. Seldell qui a pris courage ces derniers temps vient avec moi, puis Cromax tout fier de sa mission réussi et qui veut encore briller. Et ma petite Seyra, fière, qui s'avance avec un courage et une détermination que peu d'adulte ont, impatiente d'y être, ravie de revenir au campement du meilleur combat de sa jeune existence. Je suis peu rassuré pour ma part, préférant me battre que de m'infiltrer au milieu de ce camp rempli d'ennemis redoutable. Je ne suis pas un voleur mais je dois avoir leur légendaire agilité. Plus je serai rapide et moins mes compagnons prendront de risque. Pourvu que rien ne viennent contre carrer notre plan. Le reste de nos compagnons sont restés à l'écart, ne prenant pas part à notre plan.

Enfin l'heure arrive, la nuit est assez noire. Je salue mes compagnons et prend la tête de ce petit groupe. De l'autre coté du campement une lueur rouge succède à une lueur bleu. Un monstre enflammé se dresse à l'entrée du campement. Il faut peu de temps pour que les garzoks s'en aperçoivent surtout que les premiers tremblement s'ajoutent à l'illusion. Pas le temps de vous contempler mes amis, nous devons faire vite. Cromax nous souhaite en premier bonne chance, chacun le fait ensuite et se donne du courage. Nous entrons dans le campement, silencieux et rapides. La diversion et parfaite et cause déjà les premiers dégâts, des tentes s'enflamment au contact du monstre, rajoutant une crédibilité supplémentaire. Une panique s'empare des garzoks.

Nous rencontrons quelques garzoks sur notre chemin, les archers les tuent rapidement en silence. Nous progressons rapidement et atteignons la tente qui est sencé être celle de Crimson, là où sont les cartes tant convoités. Cromax tranche la tente de peau de son arme, me laissant le passage. Un terrible tremblement de terre ébranle le campement mettant à mal le campement entier. Heureusement je ne sens que peu ses effets grâce à la cape que m'a confié la druide, ce qui me sauve sans aucun doute la vie, vu la violence du choc.

(C'est le moment fermes les yeux !)

A l'intérieur de la tente, je serre fort mes paupières et place mes mains dessus. Aakia lance son sort à l'extérieur, l'intense lumière blanche explose dans le camp, brulant les rétines de tous ceux qui ont gardés les yeux ouverts. Je repère le coffre contenant les cartes et vais pour l'ouvrir quand quelqu'un me bouscule et me tombe dessus, me jetant au sol. Je ne le reconnais que trop tard, c'est Crimson !

"Maudits !" Toujours aveugle il fouette l'air pour me retrouver. Ses coups désordonnés ne me semblent pas dangereux, l'ennemi est à ma merci mais pourtant je n'en profite pas pour le tuer.

Malheureusement deux autre choses me tombent dessus, des squelettes invoqués par Crimson ! Un combat en aveugle commence, mais à trois contre un je ne fait pas le poids. Crimson m'attrape et me flanque un coup puissant dans les cotes, me coupant la respiration.

"Vous vous pensez malin ? Vous me croyez si stupide pour tomber dans un piège aussi grossier ?"

Je suis incapable de répondre, courbé en deux par la douleur. Crimson semble recouvrir rapidement sa vue.

"Toi tu viens avec moi, on va arrêter votre monstre..."

Nous sortons tout les deux, il me tient à sa merci, les deux squelettes nous entourant. Il va vers le monstre... Vers nos compagnons.

"Je tiens un des vôtres, arrêtez ça immédiatement, vous ne pouvez plus fuir de ce camp !"

Le monstre est face à nous, menaçant... Je vois les flammes de mes yeux brouillés par la douleur, à demi conscient. Non tu ne vas tout de même pas attaquer alors que je suis là ? Tu vas me tuer !

Heureusement les bras sont baissés. A ce moment là une explosion retenti dans la tente, nous nous retournons et je vois au même moment Seyra braquer son arc. Je suis de plus en plus conscient, je vois qu'elle bande son arc comme jamais elle a fait, une sourde colère l'animant.

"Tu laisses mon papa tranquille !" Elle est déterminée.

La flèche siffle à une vitesse folle et percute l'épaule de Crimson, la transperçant. Sous le choc et la surprise il me lâche. J'en profite pour fuir vers Lothindil.

(Seyra, merci, part avec Cromax, ne m'attends pas !)

(D'accord, bonne chance papa !)

La communication directe via faera marche très bien, je passe à coté du monstre, Lothindil est à l'intérieur, l'extérieur étant toujours aussi menaçant et brulant. Quel prodige !

(Bogast en route vers l'entrée du camp, fuyez par là, il couvrira votre retraite, passe devant Lelma, c'est un conseil... vital !)

"Allez druide, suis-moi ! On s'arrache !"

Je ne m'arrête pas, tirant en chemin la rapière pour tailler un chemin face aux garzoks. Une partie du campement est dévastée, tentes qui brûlent, corps en charpies, se consumant. Une armée semble être passée là, la force de la druide serait aussi importante que ça ? Je n'ai pas le temps de me rendre compte des dégâts impressionnant fait par sa magie, je cours, rares sont les garzoks en état pour nous arrêter. Ils sont soit mort, soit salement amochés. Des flèches sifflent, imprécises, nous ratant heureusement. Ma rapière siffle aussi et taillade de sa partie tranchante ceux qui essayent de nous empêcher de sortir. Je croise Bogast qui vient d'arriver à l'entrée du camp, Il lève les bras et provoque une tornade d'une rare puissance qui vise la druide. Combiné aux flammes, la tornade devient un mur de feu qui brûle nos poursuivants. Nous nous arrêtons pas de courir, mettant une distance entre mes garzoks et nous. Aakia passe devant nous sous sa forme d'oiseau de feu et nous guide vers le campement, tout en m'informant que l'autre groupe est vivant et a les cartes !

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:45 
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Lillith a écrit:
Après un moment aussi merveilleux mes rêves ne peuvent qu’être beaux. Je rêve dun bonheur sans fin, mêlant dans un flou incertain la présence de Cromax et de Kristal dans un paysage montagneux. Un grand nombre de scènes me vient, toutes plus délectables les unes que les autres, mais une retiens tout particulièrement mon attention.

C’est une discussion avec Kristal, dans un néant bien familier… Comme notre première rencontre. Elle me sourit tout simplement, jouant avec les dessins réguliers d’un flocon de neige. On a l’air bien, mais je ne peux m’empêcher de lui poser une question douloureuse.

« Pourquoi es tu partie ? »

« Ks ks ks… Tu le sais très bien, n’est-ce pas ? »

Son rire reste inchangé, malgré la gravité de la discussion. Je baisse la tête honteusement.

« Mais tu reviendras ? »

Elle lâche son flocon, prenant un long moment avant de répondre, laissant s’installer un silence pesant.

« Ca ne dépend pas de moi. »

« Mais … »

« Je ne peux pas avancer pour deux ! Si tu portes tout ton poids sur une canne, elle finit par se briser… »

(Elle a raison… comme toujours… Mais déjà, je l’ai remplacée pour avoir un nouveau soutien… Je ne dois pas devenir un poids pour Cromax.

Cromax !)

Je me réveille en sursaut, sous la lumière blafarde de la lune. Un coup d’œil m’apprend que Cromax a disparut. Ce regard était inutile… Son bras ne me serre plus la poitrine et l’absence de sa chaleur est d’autant plus éloquente.

(Il est partit. Pour sa mission… Il ne m’a pas dit au revoir… A moins que nos ébats étaient sa manière à lui de dire adieu.)

Je m’assois lentement, ne pouvant plus dormir en le sachant parti. De là commence une attente interminable. Je finis par me lever pour entamer une marche pour tromper le temps, tournant en rond. Au bout d’un moment trop long à mon goût, je m’approche du feu pour me réchauffer, essayer de retrouver sa chaleur. Mais rien à faire… Je crispe alors mon visage en réprimant un sanglot, puis soupire longuement.

« Ne te plains pas. En bon humain, tu as pu jouir d’un sommeil paisible… Moi je veille depuis son départ. »

Je lève la tête pour apercevoir le visage de Cheylas de l’autre coté des flammes, les yeux rougies. Bêtement, j’exprime ma surprise avec maladresse.

« Oh ! Tu es là ? Je ne pensais pas que… »

« Que quoi ? Que je m’inquièterais pour lui ? »

Son regard noir contraste avec sa voix qui s’étrangle de plus en plus dans un sanglot. Puis elle reprend, plus sûre que jamais.

« Tu sais, malgré ton peu d’expérience avec les elfes, nous pouvons aussi avoir des sentiments. »

« Qu… »

(Qu’est-ce qu’elle raconte ?)

« Eh oui, c’est surprenant pour toi… Faut dire, tu n’es pas bien servit vu l’utilisation que Cromax a fait de toi. »

Elle tente un rire claire, peu concluant mais qui réussit quand même à me déstabiliser.

« Ouvre les yeux, tu n’es qu’un jouet. Un passe-temps parce que je lui ai refusé l’attention dans la fosse. »

« Il tient à moi. »

« Toi ? Elle commence à pouffer. Un humain ? Désormais elle éclate carrèment d'un rire sarcastique très désagréable. Tu n’es tout au plus qu’un agréable amant et un pion pour se venger de moi. Un Sindel ne peut s’amouracher d’un humain ! »

Je suis ébranlé par ses paroles mais essaye de tenir la barre et ne pas me faire submerger.

« Tu es juste jalouse ! Et blessée dans ton honneur ! Tu as perdu Cromax et tu veux juste me blesser par vengeance. »

« Je ne pensais pas l’avoir perdu quand il m’a réveillé pour me dire au revoir avant de partir. »

C’est le coup de grâce. Je ne réponds rien, trop troublé, et la laisse savourer sa victoire.

(Il a préféré la réveiller plutôt que moi. Pourquoi ? Il l’aime encore ? Et je ne suis qu’un jouet pour lui ?)

Malgré tout, je ne supporte toujours pas l’idée de le perdre maintenant. Je m’éloigne néanmoins du feu, ne pouvant plus l’attendre là. Sur ma couche, je me retourne sans cesse, guettant un mouvement ou l’aube.

Au bout d’une attente interminable, l’agitation revient. Lothindil vient me chercher pour expliquer à tout le monde le rôle de chacun et les détails du plan. Et quel plan ! Digne des plsu folles histoires d’enfants, il semble à la fois suicidaire, impossible et tout simplement génial… Le genre de scène dont se délectent les troubadours pour narrer des exploits, mais qui souvent finissent mal.

Et bien que je reste en retrait selon ce qui est prévu, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Pas pour moi, je serais bien mieux lotit que bon nombre, mais pour Lothindil, que je suis sensé protéger des flammes. Et quand elle compare cela à la protection contre la nuée ardente, sûrement pour me rassurer et me montrer que je peux le faire, je commence à être encore plus anxieux, palissant légèrement et commençant à avoir un vertige.

(Si j’ai bien compris le plan, je ne peux que lancer le sort de protection avant la diversion, pas en continu, ça fait déjà une grosse différence. A l’époque, J’étais aidé par Bogast qui faisait passer une lame d’air qui a beaucoup contribué à protéger de la nuée et donc de sa chaleur qui aurait pu broyer mon bouclier. Et surtout, je n’étais plus maître de moi et la magie m’envahissait, consumant mon corps pour augmenter la puissance du sort)

(Mais ça je peux toujours le faire !)

(… Non… Je ne pe… dois pas. C’est ce que Kristal voulait me faire comprendre. Je ne dois pas me laisser reculer ainsi. Je maîtrise mieux ma magie. Mais je perds tout mon contrôle en me laissant ainsi aller. Je ne suis plus rien, toujours l’objet du fluide.)

Je sens une autre partie de moi insister, prenant de plus en plus de poids sur mon être. Ma volonté commence à flancher, reculant face à la force sauvage et brutal de ce coté sombre que j’ai relâché sur l’aynore, après l’avoir contenu au mieux tout ce temps. Mes doigts picotent, parcourus par des micro-courants de fluides glacials, impatients d’être libérés. J’essaye de me ressaisir et de rester maître de moi-même. Je ferme les yeux et contracte les paupières, comme pour exprimer physiquement l’obstruction que je cherche à faire mentalement. Peu à peu, je reprends possession de mes envies. Je sais que ce n’est pas définitif et qu’un équilibre précaire est à peine posé, mais c’est déjà le mieux que je peux.

Je me rends compte alors que je suis assis sur une souche, plus pâle que jamais et le front perlé de sueur. Je me tourne vers Lothindil, la voix apeurée.

« Je ne pourrais pas. Ce sera trop dur… »

Voyant une légère incompréhension et ne préférant pas m’étendre sur le trouble qui m’habite, ni mes problèmes qui ne regarde que moi, même si ils peuvent être dangereux pour les autres, je dévie légèrement mes dires.

« Les flammes seront trop fortes. Tu comprends ? La situation est différente de l’autre fois sur le volcan. Je ne pourrais pas te protéger suffisamment. »

J’espère la faire revenir sur le plan et pouvoir limiter mon utilisation de la magie, mais en vain. Elle n’en démords pas, essayant de me rassurer en disant que je la protégerai au moins un minimum. Le dos au mur, je préfère garder le silence et acquiescer lentement.

Je n’ai alors plus le temps d’y penser, car Cromax arrive en courant et provoque du remue-ménage dans le camp. Tout le monde l’entoure, ravi et surpris de son retour, avide de nouvelles et d’informations. Je me rapproche comme les autres, mais garde une certaine distance en ressassant les paroles de Cheylas. Et puis, il vaut mieux le laisser finir sa mission jusqu’au bout, il a son compte-rendu à faire puis il doit se reposer. Mais il garde une attitude étrange riant aux éclats, comme si tout cela n’était qu’un jeu.

(C’est peut-être le soulagement.)

Je vais m’allonger dans l’herbe humide de rosée pour méditer un peu. Je me sens tout chamboulé. Le retour de Cromax m’enlève un poids sur le cœur et me soulage, mais quelque chose de contradictoire se réveille. Comme un regret. Un regret qu’il y soit pas resté. CA me fait mal de penser ça, mais je ne peux empêcher cette pensée de surgir. Sa mort m’aurait laissé le souvenir d’un Elfe aimant et courageux. Mais là je vois maintenant quelqu’un qui se rit du danger et qui pourrait confirmer les paroles de Cheylas…

(C’est ça en fait, j’ai peur qu’elle ait raison… et qu’il s’éloigne de moi…)

Je finis par m’endormir, perdu et inquiet, troublé dans mon sommeil. A mon réveil, en milieu de journée, je vois une silhouette à coté de moi, reposant dans l’herbe. Je cligne des yeux plusieurs fois, me demandant si c’est un rêve. Mais c’est bien Cromax.

(Finalement, il tient vraiment à moi.)

Une autre pensée, (Ou il veut utiliser encore un peu son jouet…), essaye de se faire sa place, mais je la rembarre vite. Il est là, c’est tout ce qui compte. Je m’étire et entoure mon amant d’un bras désireux de câlins. Je lui montre ainsi que je suis réveillé et content de sa présence.
Mais je ne dis rien. Les mots sont de trop dans certaines situations…

Nous restons là un moment, profitant du calme avant la tempête. Le temps passe vite quand on est insouciant et heureux, et nous sommes vite ramené à la réalité par la mission. Je n’avais pas repensé à mon sort à lancer depuis l’aube, et cette idée ressurgissant me plait de moins en moins.

J’ai les entrailles qui semblent faire plusieurs nœuds quand j’arrive à coté de Lothindil, juste avant qu’elle entre dans le camp orc. Je dois être le premier à agir. Je m’approche tremblant de la druide, me répétant en boucle que tout va bien se passer. J’ouvre bien mes mains, à quelques centimètres de sa peau, puis me concentre pour faire mon bouclier.

Lentement, j’ouvre les vannes du barrage que j’ai dressé mentalement. Je sens ma magie de glace, étrangement fluide, se faufilé dans l’interstice, forçant le passage pour ouvrir la brèche bien plus grande que prévu. Je me focalise sur la vanne pour bloquer au maximum le débit, tant et si bien que je finis par me rendre compte que mon bouclier et une piteuse pellicule de glace, prête à se briser au prochain souffle de vent.

(J’ai trop filtré ma magie. Mais en même temps, je la sens si prompt à déborder qu’il faut bien contrebalancer dans l’autre sens.)

Mais déjà, je souffle et me sens un peu plus à l’aise. Je vais pouvoir m’en sortir, je dois juste y aller prudemment. Mon second essai est beaucoup mieux, ma magie revenant de manière plus maîtrisée. Néanmoins, je sens que je peux faire mieux, le bouclier étant encore un peu faible. Et Lothindil aura besoin de toute la puissance du bouclier. Je recommence une troisième fois, dosant ma magie pour peaufiner chaque angle du bouclier, renforçant les parties sensibles à la casse et augmentant la densité au niveau de la tête, cette zone étant beaucoup plus sensibles que les pieds.

Satisfait non seulement par le bouclier mais par ma réussite personnelle, je souris jusqu’aux oreilles en reculant.

Lothindil semble contente du bouclier et enchaîne avec son sort que Fizold enflamme peu de temps après. Je m’éloigne vivement du brasier, étourdi et impressionné par le golem de feu qu’est devenue l’elfe grise.

Ma part est terminée et je rejoins l’équipe du camp, l’arrière-garde, les simples figurants qui arriveront si besoin. D’un coté, je suis soulagé d’être ainsi immunisé par rapport à certains, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour les autres, et surtout pour Cromax.

Une nouvelle attente interminable commence, mais celle-ci se fait sur nos gardes, guettant le moindre signe. Je me surprends à surveiller plusieurs fois le ciel. Comme si j’attends l’arrivée impromptue de ma faera.

(Comme si il suffisait de faire un geste dans le bon sens pour la récupérer... Pauvre fou… Assume tes actes, ce n’est pas ce petit pas qui te rendra celle que tu as trahis dans l’essence même de ton être…)

Les bruits de fureur et de combats finissent par se rapprocher et tout le monde semble revenir à peu de chose près intacts et Bogast assiste Lothindil pour finir d’incendier le camp et de retarder l’ennemi… Commence alors une course effrénée pour mettre le plus de distance entres les sales peaux-vertes et nous.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 6 (1) : Assaut
MessagePosté: Ven 9 Sep 2011 13:45 
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Daio a écrit:
Quand je me réveille, je vois qu'il reste que quelque personnes au camps. Les autres sont sûrement parti récupérer les cartes qu'ils désirent tant. Et dire que je leur suis inutile vu l'état dans lequel je suis.

( Je me sens vraiment mal de ne pas pouvoir les aider. Tout ça parce que j'ai mal combattu les deux orcs. Si j'avais été plus intelligent, je me serais ménagé et je n'aurais pas jouer au barbare.)

Soudain, je vois qu'il reste Aréovès le seul ayant des capacités ou plutôt des connaissances médicales. J'essaie de me relever mais avec des douleurs me lacérant le corps. Mon genou et mon épaule droite me font encore souffrir atrocement.

Mon visage se tord de douleur, à peine debout, je me laisse retomber violemment sur le sol dans un fracas épouvantable. Personne ne semble me remarquer.

( A vrai dire, c'est peut être de ma faute étant donné que je me suis occupé de personne, j'ai combattu car j'adore le combat ou parce que je recherche la puissance pour sauver ceux de mon peuple. Je ne peux m'en prendre qu'à moi même pour avoir agit comme ceci.)

Je regarde mes mains, certes elles sont noires comme la nuit. Mais on peut y voir des multitudes d'entailles provoqués par les ronces, mes adversaires et mon arme. J'écarte la peau de certaines pour en extraire la saleté. Je sens des picotements à l'intérieur de mes mains mais rien de bien dérangeant.

Je verse de l'eau dans un orifice du sol. L'eau y stagne sans problème, je vais pouvoir rincer mes mains. Je me les lave avec énergie, je sens les chairs s'écarter et le sang se mélanger avec le liquide translucide. Les picotements à l'intérieur des mains s'intensifient jusqu'à venir à la limite de l'insupportable.

Une fois fini, je regarde ma blessure au genou. Apparemment il reste un morceau d'aiguille à l'intérieur. Je n'aurais jamais le courage de l'arracher moi même, je regarde dans le groupe hors Aérovès qui pourrait me l'enlever. Soudain je me dis que Cheylas irait très bien.

" Cheylas, Aérovès, venez me voir s'il vous plait."

Cheylas me regarde avec un regard qui veut en dire long sur les querelles elfiques. Aérovès lui s'approche de moi et me demande ce que je veux. Je lui réponds calmement:

" Je souhaiterais que Cheylas me retire le morceau d'aiguille que j'ai dans le genou."

Soudain les yeux de Cheylas passe de la colère à l'étonnement.

" Oui car tu es là seul qui va tirer franchement, qui n'en aura rien à faire que je souffre ou non."

Elle se met à rire et approuve de la tête.

" Aérovès, s'il te plaît, je pense que tu es celui qui est le plus apte à calmer les hémorragies et à soigner mes blessures. Il ne faut pas perdre de temps car nos compagnons reviendront et certainement pas seul."
Cheylas ne perd pas de temps car ma phrase à peine fini qu'elle se prépare déjà à tirer le morceau d'aiguille. Elle me regarde avec un grand sourire sarcastique.

( Elle adore ce qu'elle va faire, rien que d'y penser elle en prend du plaisir.)

J'ai juste le temps de mordre dans un morceau de tissu qu'elle tire avec violence la tige métallique. Je ne peux me retire de hurler de douleur et de me replier sur mon genou tout en criant des jurons envers l'elfe.

Cheylas se relève et me donne un coup de poing monumental. Je m'en retrouve allongé par terre.

( Elle a du caractère. Comment peut-on aimer une personne pareille.)

Aérovès commence à panser mes blessures et me disant que seul le temps pourra les soigner qu'il n'a pas les compétences nécessaires pour me soigner.

( Je crois qu'il va falloir que j'utilise ma corne du désert qui mets si chère.)

Une fois les pansements finit, je ressemble à une momie. Je dis à Aérovès un grand merci pour ses soins. Il me conseille de ne pas bouger pour le moment d'attendre un peu que tout cicatrise.

Je m'allonge sans bouger, à attendre que mes blessures se referment d'elle même. J'observe le ciel étoilés avec une magnifique lune rousse apparente. J'espère que mes compagnons réussiront leur mission sans trop de difficulté.

( Si jamais il arrive avec des orcs en trop grand nombre, je me battrais même si je dois mourir.)

Je sens encore la douleur soudain une idée me vient:

" Aérovès, si je ne me trompe pas la froid peut atténuer le froid non?"

Le médecin me regarde et me répond pas un hochement de tête. Il tend les mains vers moi et se concentre. Soudain une aura bleutée entoure ses mains, il marmonne quelque chose que je ne peux comprendre à ma distance.

( Faudra qu'un jour j'essaie la magie c'est drôlement utile.)

Puis un courant d'air plus que froid vient m'entourer. Je sens l'haleine fraiche du vent endormir mes blessures.

Je remercie Aérovès de son aide. Je n'ai plus qu'à attendre que le groupe revienne.

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