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 Sujet du message: Les réserves
MessagePosté: Dim 13 Mai 2012 10:30 
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Les réserves


    H-3


Une odeur âcre se dégageait de la pièce où venait d’entrer l’aldryde, en plus des grognements couinés et des caquètements grogneurs. Il régnait dans cet endroit un chaos sans nom, et un vacarme infernal. Et pourtant, la fonction de la salle était assez claire en soi : des réserves. Il s’agissait des réserves, alimentaires sans doute, du bagne maudit. Dans le fond de la salle rectangulaire étaient entreposées de nombreuses caisses de bois et des tonneaux de diverses tailles et formes, entassés sans organisation. Certains étaient éventrés, et laissaient apparaitre un contenu peu ragoutant, pour la plupart. Des poissons salés à l’âge avancé (non, il n’est pas frais ton poisson), des pommes de terre pleines de germes, du blé qui se mélangeait avec la poussière du sol en filtrant via les trous dans des sacs de toile, sans doute creusés par des rats.

Et puis en plus de tout ce fatras, il y avait deux grands enclos, guère plus organisés. Le premier, à droite en entrant, contenait des bêtes immondes, mélanges de gallinacés dodus et de terribles sauriens ailés. Des cocatrix piaillaient là en battant des ailes, campant dans des restes de viande et quelques squelettes de rats ayant osé s’en approcher. Il y avait là plusieurs femelles, une demi-douzaine approximativement, et un mâle presque deux fois plus gros que ses consoeurs et compagnes.

L’enclos d’en face abritait quant à lui un tas grognant de porcs roses et sales, entassés les uns sur les autres dans une barrière trop petite pour eux. Ils étaient bien une dizaine, bien que leurs remuages constants rendaient tout comptage difficile.

Et là, dans cette pièce venait d’entrer une petite aldryde, à la barbe et au nez d’un cuisinier fort occupé.

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Jeu 17 Mai 2012 12:13 
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(Par les rots de Kübi…)

Ô, lecteurs adorés de mon cœur, faute fut de s’effrayer. Passé le seuil à la béance obscure, se voilà révélé ce que d’aucuns eussent appelé des réserves, un cellier, une cave peut-être parmi les troglodytes – car en le Palais grandiose d’Yscambielle, dont je me vis joyau s’il en fût jamais, point ne se voyait de telle sorte le séjour des denrées par trop rudement gagnées. Ouvrières farouchement s’en postaient à la garde, pastourelles ô combien armées pour les chonkras paissant, belliqueuses ménagères ceignant de leurs regards pistils et calices, et cerbères furieux pour doux rayons de miel. Que de beauté ! Que d’élégance en ces cellules ombragées ! Les couleurs en étaient chamarrées, les fèves en étaient des pierreries fastueuses, le plus grand trésor d’une Cité aldryde.

Rien de comparable, de cela il vous faut entretenir, avec la négligence inconséquente des lieux que présentement je me trouve visitant. A-t-on jamais vu pareil désordre où que ce fût ? Terribles sont les cœurs qui ne se soucient guère des cadeaux de Gaïa et de son tendre frère ! Car voici comme les denrées précieuses et ardemment recueillies sont abandonnées sans ménagement sitôt qu’ils franchissent les vantaux titanesques de ce lugubre…

(HÉ ? Mais oui ! Il faut bien qu’elle soit entrée par quelque part, cette nourriture ?)

Et quelle nourriture, encore ! L’amère pestilence s’en fait le témoin, longtemps sans être cuisinée resta-t-elle céans : poissons éventrés sans l’aide d’aucun coutel, tant la peau s’est ouverte de pourritures infectes ; céréales dont dînent les Géants comme jamais ne pourrait d’Akrilla, mais rongées par la noirceur maudite d’une vermine insane ; animaux de Géants, encore, dont je vis naguère la carcasse et m’y logeai sans mal, bien vivants cette fois mais dans d’affreuses conditions, abîmés dans un tourbillon de crasse et de maligne infection ! Mais de quelle mère naquirent et bêtes roses inclinant à la boue, et lézards ailés semblables à des gallinacés ? Assurément fallût-il qu’ils prissent origine hors de ces lugubres geôles, mais quand et de quelle manière ?

Je ne sais comme répondre à mes mille questions, et ne puis que jeter l’œil çà et là, sans crainte aucune, ici, de me faire dévorer. Les bêtes en leurs enclos demeurent en respect, tandis que je m’avance, à distance certaine tout de même… (Courageuse mais pas téméraire, hein, faut pas plaisanter avec ça !) D’autant que ces reptiliennes créatures, bien qu’elles portent en tête couronne similaire à crête de coq, m’apparaissent cruelles, et leur bec féroce s’hérisse de crocs sanguinaires.

Le plus proche que je puis des enclos cependant, j’en observe la terre, rebattue par cent fois, dans l’espoir d’apercevoir une piste à poursuivre en investigations hardies. De même fais-je aussi pour l’enclos des grasses bêtes entassées, qui remuent sans cesse et me cachent leurs pieds. Mon regard circonspect fouille donc ainsi, de gauche et de droite, dans l’espoir quelconque – et pour tout dire, guère n’y crois – qu’indice se présentât pour me faire bonheur…

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Dim 20 Mai 2012 13:02 
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Nul indice dans le remugle boueux de l’enclos porcin, ou dans le parterre sec et parsemé de fientes sombres et nauséabondes des piafs reptiliens. Juste des traces de pattes, des graines et autres épluchures de pommes de terre. Des bouts d’os de toutes tailles, chez les cocatrix, d’oiseaux, rongeurs ou autres petits animaux. Et voilà tout. Tout ce qu’elle parvint à faire, en paradant ainsi dans les réserves, fut d’exciter davantage encore les bestiaux qui piaillèrent de plus belle.

Et par-delà, les caisses, tonneaux et sacs de toile qui s’entassaient avec désordre, demandant sans doute une fouille personnalisée pour apprendre ce qu’ils contenaient vraiment, même si de certains, le contenu s’éparpillaient autour. Mais si telle était l’intention de l’aldryde, il fut mis à mal par l’arrivée d’un cuisinier tout courroucé, qui se posa sur le pas de la porte en hurlant de sa voix légère et aigüe :

« Qu’est-ce que j’ai dit bon sang de… Oh ! »

Radoucissement du ton et du volume…

« Une moucheronette voletant dans les réserves. Viens viens à moi, j’ai besoin de toi. »

La proposition sonnait assez comme un ordre, et ses petits yeux étaient clairement posés sur Aro… Elle avait été vue.

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Dim 20 Mai 2012 16:14 
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Il eût été aisé de poursuivre ma quête en des endroits divers, en tels labyrinthiques entrelacs et lacis de chemins, dont seules bornes eussent été funeste nourriture bien trop longtemps entreposée. Aisé, peut-être moins l’aurait été d’approcher les bêtes ailées, pour dérober d’entre leurs pattes emplumées comme rémiges miens, çà osseux thorax de rat, là fémur décharné qui m’eût fait une épée – seuls indices qui, pour mon malheur, se donnèrent à voir. Car en effet, qu’eussé-je pu trouver entre sacs éventrés et caisses élimées par tant de fois géants ? Passer l’huis fut un désir bien trop lourd en mon cœur, et il sut habilement effacer de mon âme la promesse éternelle faite à mon Prophète ! Jamais ne trouverai-je présent à sa mesure sans mille détours où mon œil aguerri saurait tout détailler ! Je manquai de zèle, amis, et présentement m’en montré-je repentie…

Car si cette pièce laissa ma figure circonspecte lorsque d’un premier abord j’en fis la découverte, à présent plus ne puis-je par glissements innocents en faire visite alerte : ainsi naît de la prohibition le désir souverain de la perquisition… Et pourquoi, alors, ne puis-je faire un pas, et dois-je incidemment tenir mes ailes par-devers moi ? Mon esprit tout entier, j’en fais conte devant vous et sans mensonge aucun, à nouveau est soumis à l’empire du Marmiton naguère rencontré et qui fut mon laquais. Et quel empire, encore ! Sa voix sonne et résonne en cette pièce de maligne complexion, et me voilà qui oublie tout des létales émanations. Lui qui sait des lais pour les reines, les complaintes de cent années, des hymnes d’esclaves aux murènes, une romance de mal-aimé, et des chansons pour les sirènes ! Et je chantais cette romance, passant l’huis et sans savoir que mon amour, à la semblance du beau Phénix, s’il meurt un soir, le matin voit sa renaissance… *

(Wow…)

Point même n’entends-je même ses premiers mots, seulement bercée que je suis par l’envolée gracieuse de sa voix qui retentit derrière moi. Sans me retourner me voilà lançant une œillade par-dessus mon épaule, rougissante, l’épaisse canopée de mes cils ombrageant mon regard. Pour sûr, rien de sa physionomie n’eût laissé présager que le chant de sa gorge fût tel (c’est vrai qu’il n’a pas un physique facile…) et pourtant point ne sais-je résister lorsqu’il reprend la parole. En même temps, quelle joliesse jaillie de par ses termes ! Eblouie, fascinée, magnétisée me laisse-t-il – le voilà qui s’enquiert que je vinsse auprès de lui, et encore se dit-il étreint céans par cette haute nécessité. Mais le plaisir ne vient-il pas que de minauderie ? Aussi m’exécuté-je, lui faisant face d’un détour, mais ne m’approchant point.

- Pourquoi donc auriez-vous tel impératif besoin que je me presse dans votre suite ?

Et ce disant, voilà que sa figure gravée en mon esprit se nimbe d’opaques ténèbres… N’y eût-il pas chez lui quelque once de malignité ? En ces geôles souventes fois rencontrai-je la nuit, et de là y risquai-je ma vie. Point n’aspiré-je à rencontrer la Mort. Aussi dois-je dès à présent empreindre mes actes d’une prudence certaine.

- Et où donc souhaiteriez-vous que j’allasse ? Point n’ai-je l’habitude de suivre incontinent ordres de Géant… et sans entendre son nom, encore. Quel donc est le vôtre, je vous dirai le mien, que sussions converser sans que subsistât d’entrave ?

Et malgré la nonchalance qui paraît de par ma logorrhée, ci demeuré-je en alerte – prête à tout moment, ou à brandir ma lame nouvellement acquise, ou à prendre grand élan pour m’enfuir par ce vantail épais qu’il vint jadis m’ouvrir.






* d'après Apollinaire, "La Chanson du Mal-Aimé" in Alcools.

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Lun 28 Mai 2012 11:35 
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« Ben… »

Visiblement, même si ça paraissait complexe à imaginer, le cuistot à la voix haut perchée dût comprendre l’essentiel du message de l’aldryde, puisqu’il lui répondit après quelque hésitation notoire.

« Ben vu tes habits crottés, t’es qu’une prisonnière, et j’donne pas mon nom aux prisonnières. Par contre, si tu r’fuses de me suivre, j’te colle un pain qui te réduira en bouillie à gamelle. J’ai besoin de toi pur qu’tu gouttes mes p’tits plats. J’ai jamais d’retour d’mes recettes, vu qu’j’ai pas l’droit d’me balader dans les geôles. Alors tu t’mets à table, et tu manges. »

Il indiqua le plan de travail crasseux comme étant ladite table où Aro devait s’installer, à l’intérieur de la cuisine. Lui laissant la place de passer par la porte des réserves pour qu’elle retourne dans la cuisine.

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Sam 2 Juin 2012 12:49 
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Telle goujaterie point ne peut demeurer impunie, parole d’Akrilla !

Ô, que n’entendez-vous ces inflexions blessantes, vous qui pendez à mes lèvres pour en avoir récit, pourtant inénarrable s’il en est ! Que ne voyez-vous cette pâle figure déformée par les affres d’une haine naguère recluse dans la pierre du cœur, et céans déversée telle la houle sauvage sur la reine que suis ! Que ne frémissez, encore, comme le fais-je incessamment tout alors que résonnent les trémors éculés et barbares d’un être qui plus ne voit le jour depuis près de mille ans, peut-être ! Point ne peut-il s’évader, comme le suis-je est-il prisonnier… mais plus encore que ne sommes, nous, avec le Géant terrible nimbé d’un halo mauve, qui pouvons à moindre enclave errer dans corridors et dans antichambres de Mort, lui, Marmiton cloîtré, point ne sait franchir seulement le seuil des cuisines.

Là, ce qu’il me dit, de sa voix de pucelle, mais armée et de faux et de piques, belliqueux hasts maniés par la rage. Aussi m’invite-t-il – gare ! point n’est-ce là, que dis-je, d’invite, mais il m’ordonne plutôt de passer le vantail que naguère il m’ouvrit, d’installer la grâce faite séant vis-à-vis d’une gamelle, et sitôt qu’il le voudra, éprouver mes papilles d’une subtilité sans pareille à la bouillasse infâme qui mijote dans l’âtre ! (Bouah, plutôt crever, ouais !) Quoique… Il m’en coûtera de même, à goûter ou bien non, la mort assurément : que je le fisse, poison létal en mes veines coulera ; que l’outrageasse, contre le mur incontinent et l’encéphale en liberté on me trouvera.

Point ne sais-je de sort qui pût m’éviter l’un comme l’autre, et voilà dilemme de corneille, pour sûr ! Il me faut sur-le-champ implorer ma déesse, car si arme de Mort se trouve en le poison, point n’est meilleur écu que la Haute Lumière… Mais point, cependant, n’est de sort qui s’apprit sans la féroce litanie du temps. Que s’égrainent les minutes, dès lors, vers les vêpres toujours et vers la fin du monde ! Je saurai me sauver, en appelant à moi ruisseaux d’or et de feu, qui embrasent le lacis de mes veines ; et je saurai, de même, envelopper de babil mon hôte courroucé, qu’il répondît sur l’heure à kyrielle de questions, qu’il me fît le conte, peu à peu, de sa geôle sans nom, et que point ne mangeât la Princesse que je suis avant que Gaïa-Protectrice ne lui donnât sursis !

Alors me voilà sous ses yeux minaudant, feignant d’abdiquer, feignant, que sais-je ? de consentir, et tandis qu’en mon âme se forment les mots (il ne me plaît guère d’accéder à votre requête), mon corps tout autrement se résout à son commandement.

- Si-fait. Veillé-je passer à l’instant, vous m’en suivrez d’autant.

Et, voletant sans ambages loin de sa portée, j’ajoute comme il m’en vient à l’esprit :

- Je goûterai, et à plaisir vous dirai si de bien ou de mal vous savez cuisiner. Mais gare, ô aimable cuisinier, que ne vous dit une ombre de passage que si de prisonnière j’adopte les atours, du statut de Reine ne sais prendre le tour. Car de Grande Cité, d’Yscambielle la noble, me voyez-vous native. Si d’aventure votre maître…

(… car il faut bien qu’il en ait un, non ?)


- … venait à apprendre que sa protégée se voyait maltraitée, vous en paieriez le prix. Ne vous ordonne-t-il pas de demeurer céans ? Tandis que moi, du droit de vagabonder librement me vois-je ici dotée. Qu’en réalité je serais garante de la bonne marche de ses affaires, qui vous dit qu'anonymement (d’où la vêture) je ne serais pas là pour inspecter les lieux ?

Toute d’esbroufe parée, voilà beaucoup de choses, et chères, misées en un pari risqué. Pourtant, qu’à hâblerie perfide il morde comme j’espère, peut-être de respect me couvrira-t-il dès lors. Qu’il n’y croie guère, et la fuite est possible. Je le précède encore, à l’esprit vestige de souvenir d’une gueule béante qui me sera un antre.






((Apprentissage de Anti-poison Utilisation lvl8 | Tentative de bluff | Sortie vers les Cuisines))

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 Sujet du message: Re: Les réserves
MessagePosté: Dim 3 Juin 2012 10:51 
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Le cuisinier se para d’un air hagard et renfrogné pendant quelques secondes, alors que l’aldryde avait rejoint la cuisine de ses ailes mouchetées de quelques résidus de crasse.

« Reine, catin, luciole paisible ou troll enragé, nul peut être ici s’il est pas prisonnier. Et pisque tu dit qu’tu veux inspecter, ouvre donc le bec et avale ma purée ! »

Il s’empara d’une écuelle (à la taille énorme pour une aldryde) et y déversa une bonne cuillerée de son ragout glougloutant. Il posa le tout sur le plan de travail, montrant le destin d’Aro de son doigt boudiné.

« Et souffle, c’est chaud. »

[HJ: échec de l'apprentissage. Il va falloir un peu développer.]

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