Heartless a écrit:
Si vous voulez, en voici un léger.
Je me réveille dans le corps d'un petit garçon, et je suis tout seul sur le chemin de mon collège ( le garçon, ça devait être moi à 8 ans, mais j'étais pas au collège à huit ans... ? ).
Bref, j'ai mon sac sur le dos, donc j'y vais, mais sur le chemin je croise une limousine noire ( dans un petit village de beauce quand même ) et, bien que ma mère m'a fait tout un discours sur les inconnus en voiture quand j'étais minot, je suis entré dedans.
Je vous fais peur hein ?
Bin en fait je me rends compte que dans la limousine y'a une de mes anciennes camarades de classe, sauf qu'elle a l'âge qu'elle est censée avoir maintenant, c'est à dire 18 ans, alors que j'en ai 10 de moins physiquement ! Elle me demande si je suis perdu... Je réponds oui...
La tension monte, hein ?
Et, de fil en aiguille, j'apprends que je ne suis pas moi, parce que je suis mort et enterré depuis deux jours ! La fille me reconnait pas, et comme je ne sais pas dans quelle galère j'ai atterri, elle propose de m'emmener chez elle, j'accepte.
A l'intérieur de chez elle, j'ai l'impression d'être dans un resto chinois ( déco orientale, des gosses asiatiques, des lampes chinoises... tout le toutim ). Au milieu de la pièce par laquelle on est entré y'a 4-5 mecs en costard autour d'une table ronde, en train de parler sous un nuage de fumée qui se dégage de leurs cigarettes. Je commence à causer avec les gosses, ils me parlent de Simon Thierry ( bref, moi ), disent que mon frère m'a pris toutes mes richesses ( qui devraient s'élever à 50 euros normalement... ) et que j'étais mort après m'être attiré des emmerdes avec la mafia... ouais, la mafia beauceronne ( tremblez pauvres mortels ) qui a des airs de yakuzas...
Je deviens fou de rage ( apparemment je me souviens d'un truc mais je sais pas quoi ) et je m'installe à la table des mecs en costard, en me hissant sur la chaise, et je m'accoude en les regardant droit dans les yeux l'un après l'autre. Ils me demandent qui je suis, je leur lance une réponse couillue du genre "T'as un blême ?" et après je perds un peu le fil.
Je me souviens de la fin du rêve, où je me bats contre mon ancien moi ( dans une tenue d'agent secret... ) au-dessus d'une cage d'ascenseur et où je suis dans une position inconfortable avec un pistolet silencieux braqué entre mes deux yeux par mon ancien moi ( qui est mon moi actuel ). Sauf que je me souviens que j'avais déjà trafiqué les câbles de l'ascenseur et que la situation tournait à mon avantage.
La dernière chose que je me souvienne avant le réveil, c'est qu'un des câbles qui retenaient l'ascenseur ont cédé, mon moi à tiré, j'ai évité d'un mouvement de tête en profitant des secousses et je me suis rué sur lui alors que l'ascenseur tombait...
Ce rêve vous a été gracieusement offert par David Lynch.
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Playlist de Mercurio
A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !
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Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi