pour illustrer le cauchemar :

Ténèbres dans la rue
Faible lumière bleutée du ciel nu,
Il est bien tard, pour ce croisement de regards.
Il se ballade et tombe sur une connaissance.
Celui-ci voit arriver une dernière espérance.
Les yeux dans les yeux un instant passe, ils essayent de se comprendre dans un ultime face à face.
Dans sa détresse, il était parfaitement calme.
Au fond de son œil brille l'éclat de son âme.
Le langage secret qui demande l'aide, le regard pétillant qui cherche l'intermède.
« Eh ! C'est bien toi ? » Paroles peu subtiles,
Que le promeneur comprend sans percevoir l'idylle
Perdue de la pauvre victime, l'appel silencieux du fond de l'abîme.
Car ce n'est pas la terreur qui l'habite mais juste une froide appréhension
De la mort qui se dessine comme son funeste oraison.
Le code alors resté secret, ne pourra plus le sauver.
Le passant continu son chemin dans la brume,
Laissant l'autre à ses activités nocturnes,
Au bout de trois pas, il se questionne, trop tard, un cri résonne.
Les jambes flanchent, il s'effondre sans se retourner.
A quoi cela aurait-il servit ? Il savait :
L'autre homme n'était plus. Lui va errer, tel un ange déchu.
Ce n'était pas un cri d'agonie, mais d'une rage douloureuse
Et la banshee s'enfuit, dans une tristesse furieuse,
Furieuse contre ce monde de torture, furieuse contre sa nature.
Les yeux étincelants ne brilleraient plus.
Un voile gris couvre déjà le bleu de ses pupilles non lues.
Dans un flot de satin, c'est une âme qui s'éteint.
Souvenir du passé, tu reviens me hanter.
Mais pour ton jeu macabre, tu m'as changé de place.
Espérons que la belle, ne sera pas allée si loin,
Que dans son esprit, ce souvenir n'est rien.
Moi je n'oublierais jamais, ces yeux qui par ma faute sont devenus glace.