L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Epilogue
MessagePosté: Dim 10 Juin 2018 15:07 
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Quelque part à Valmarin - Pour tous

    La guerre fit rage dans les rues d’Illyria. La mort fut omniprésente, sur les pavés, le noir de la suie se disputait avec le rouge du sang tandis que les cris emplissaient l’air. Les armées de Sihle et de Valmarin s’avérèrent d’une rare efficacité. Les vaisseaux de la cité maritime, bien qu’affaiblis par les différents plans d’action mis en place par l’état-major d’Illyria, parvenaient à percer les défense de la cité pour la bombarder sous une pluie de pierres et de carreaux aussi grands que des poutres. D’aucuns disaient qu’ils avaient les feux de l’enfer de leur côté.

    Les défenseurs de la cité, pourtant, parvenaient à infliger de lourdes pertes aux attaquants, sur terre. Des quartiers entiers avaient été vidés, devenant de véritables pièges dans lesquels les armées de sihle fraîchement débarquées étaient obligées de s’engager pour poursuivre. Les pertes, pourtant, semblaient dérisoires aux yeux des illyriens, car plus ils tuaient d’ennemis, plus ils semblaient proliférer.

    Un vent se leva progressivement, se mettant à souffler des terres vers la mer, un vent de plus en plus fort qui ne semblait pas parvenir à chasser les flammes qui prenaient la cité. En réalité, ces flammes semblaient de plus en plus chaudes, bien plus qu’elles n’auraient dû l’être. Elles devenaient étouffantes, embrasant l’air qui allait ensuite souffler sur la mer, faisant monter une brume dense, impénétrable qui enroba les bateaux de Valmarin. Mais ce n’était pas tout, car cette chaleur qui remontait vers les cieux, combinée à toute cette humidité provoqua bientôt des éclairs, éclairs qui se mirent à tomber avec toujours plus de vigueur. Un observateur attentif verrait que la furie des éléments était dirigée vers les troupes de sihle et de valmarin, laissant indemne, ou presque, les armées d’Illyria. Du nord-est, les troupes élémentaires étaient arrivées et déversaient toute leur puissance dans la bataille. Une puissance pourtant diminuée. Certains, drainés par l’utilisation de leurs pouvoirs, tombaient à genoux dans les rangs ishtars, sylphes, aigails, ekhii et golems. D’autres encore se perdaient dans les éléments, devenant un éclair de lumière, une fumée ou une brume dans l’air, s’étiolant telle une flamme que l’on souffle ou redevenant poussière. Car ainsi mourraient les élémentaires, retrouvant la forme originelle de leur élément.

    Des mers vinrent de nouveaux navires qui attaquèrent à leur tour les vaisseaux de Valmarin. A leur tête se trouvaient des orques, des shaakts, des parias de tout genre. Ils étaient guidés par une amirale elfe noire au regard de sang, Shar’Ith, et son équipage. Les aventuriers leurs avaient expliqué la tourmente que connaissait Elysian et ils avaient décidé d’entendre la supplique de ce monde agonisant.

    ***


    Les aventuriers, eux, où qu’ils soient ou quoi qu’ils furent en train de faire, sentirent soudain leur Pendant se mettre à briller et à vibrer de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans un éclair de lumière.

    Ils réapparurent dans une salle gigantesque, dans une tour. C’était la nuit, telles que l’attestaient les rares meurtrières et la pièce était illuminée de multiples braseros. Les seuls meubles étaient des tables sur lesquels reposaient des instruments tranchants. Au centre de la pièce, enchaînée, se trouvait une femme. Des chaînes accrochées au plafond la maintenaient debout. Son visage était masqué par des cheveux d’un auburn qui flamboyait à la lueur des flammes, mais il était impossible de manquer les meurtrissures qui parcouraient son corps. Elle releva la tête, posant sur les aventuriers des yeux brillants comme de l’or liquide. Du sang s’écoulait de l’une de ses lèvres et de diverses coupures sur son corps, pourtant elle ne semblait pas brisée, elle semblait entourée d’une aura de force et de puissance qui contrastaient avec les chaînes qui l’enserraient.

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    A ses côtés se tenait un homme dans la soixantaine au visage froid comme la mort qui posait sur eux des yeux d’un bleu de glace semblant légèrement amusés, comme s’ils n’étaient tous qu’une gêne temporaire.

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    Tout au fond de la pièce se trouvait un cristal rouge qui brillait d’une lueur maléfique. Les aventuriers sentaient toutes leur forces petit à petit aspirée par cet artefact étrange. Il n’y avait pas de doute qu’il s’agissait de l’artefact drainant. Certains avaient déjà senti son influence, incapables d’atteindre leurs pouvoirs face à des petits éclats du cristal. A présent qu’ils étaient en sa présence, ils se sentaient écrasés par cette puissance.

    La dernière pièce de cet échiquier final était se tenait légèrement en avant des aventuriers, dos à eux et un genoux posé à terre. Ses épaules se relevaient au rythme d’une respiration pénible, pourtant les cheveux d’un blanc neigeux qui cascadaient de sa délicate silhouette ne laissaient en rien douter de qui il s’agissait : Aaria’Weïla, reine des Sylphes. Elle se redressa lentement, ne relâchant qu’alors le Pendant d’Uraj orangé qu’elle tenait dans sa main. C’était manifestement elle qui les avait invoqué dans ces lieux. Le visage de la sylphide était plus blanc que jamais et de la sueur perlait de son front lorsqu’elle se tourna vers les aventuriers. Elle portait elle aussi des marques de lutte, lutte que soulignaient les deux sabres qu’elle tenait en main, bien qu’il n’y eut aucun assaillant à terre.

    - C’est en ces lieux que tout s’achèvera, dans cette tour perdue dans les terres de Valmarin où je vous ai appelés. Le Généralissime Hakan, un mage de votre monde à la solde d’un être nommé Karsinar, est à la source de ce drainage. Ce drainage n’était pour lui qu’un… passe-temps, une façon d’obtenir un cadeau pour son maître : les esprits gardiens des éléments, ceux-là même que vous avez rencontré, des bêtes forgées de fluides qui auraient formé le summum de sa collection. Il lui était pour ceci nécessaire de les affaiblir avec le drainage et il n’aurait pu les atteindre qu’en faisant marcher ses armées jusqu’aux terres élémentaires, devant pour ceci prendre Illyria qui formait un obstacle.

    Elle reposa sur Hakan, qui la regardait d’un air narquois, des yeux lourds avant de murmurer :

    - Il existe tant de choses encore que je ne comprends pas sur ce monde…

    La Reine des Sylphes reprit d’une voix plus forte :

    - Enchaînée se trouve la réincarnation de la Déesse Shill fusionnée avec Kahena, sa descendante. Elle devait servir de catalyseur pour accélérer le drainage, mais s’est avérée plus difficile à briser que prévu.

    Un demi-sourire tordu brisa la sévérité du visage de la reine, un sourire qui fut reflété par le visage de la déesse enchaînée tandis qu’une sorte de compréhension mutuelle dépassant les mots passait entre les deux femmes. Hakan cacha son irritation en faisant mine de replacer son col, mais ses yeux étincelaient de haine. Le visage d’Aaria’Weïla se referma de nouveau et elle prit une inspiration douloureuse, soufflant aux aventuriers.

    - Cet homme est un invocateur puissant, aidez-moi à le combattre afin que tout s'achève.

    C’est alors que toute la pièce se mit à vibrer tandis que l’atmosphère devenait lourd de magie, crépitant presque par la puissance des fluides utilisés. Soudain, des créatures semblèrent sortir de terre. Il y en avait de toutes sortes, certaines semblables à des golems de feu et de terre, d’autres à des fauves ou des bêtes inconnues, mais tous avaient le même aspect malsain, maléfique qui exhalait de Hakan.

    Le combat qui s’en suivit fut acharné, et les aventuriers purent tous y participer à leur manière. Faëlis se rendit compte qu’Aliéna avait été téléportée en même temps que lui et pu, par la force ou la persuasion, récupérer l’artéfact qu’elle tenait à son tour. Kerenn pu protéger Kahena et parvenir à la libérer de ses chaînes afin que la déesse réincarnée se joindre aux combats. Ils étaient acharnés, violents et prenaient leur dus sur les participants car les adversaires étaient nombreux et puissants alors qu’eux-mêmes se sentaient réduits par l’artéfact. Lorsqu’une invocation tombait, elle s’envolait dans une fumée noire, épaisse, avant d’être remplacée par une autre.

    Au bout d’un certain temps, pourtant, tout fut fini, lorsque la lame d’Aaria’Weïla, probablement aidée par la puissance de Cromax alors qu’ils combattaient directement Hakan, parvint à percer le coeur du mage. Un hoqueta, surpris, avant de s’effondrer d’abord à genoux, puis de tout son long alors que la sylphide dégageait sa lame.

    Il y eut un instant de silence durant lequel tous purent comprendre que c’était fini, le combat était terminé.

    Aaria’Weïla, rejointe par Kahena, se tourna vers les aventuriers. Elle prit une profonde inspiration avant de prendre la parole.

    - Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait. Sans vous… rien de tout cela n’aurait été possible. Sans vos actions pour contrecarrer les plans d’Hakan et de son maître, Elysian ne serait plus que cendres et nous aurions été incapables de relever cette terre la poussière.

    Elle laissa échapper un petit rire à mi-chemin du grognement.

    - Elysian ne sera plus jamais comme avant, quoi que nous faisions à présent, elle a trop saigné par le drainage et les élémentaires… Je crains qu’ils soient voués à changer, ils ne suffiront plus à garder une balance entre les fluides et Elysian. C’est pour ceci que j’ai une dernière requête à vous demander. Une dernière requête afin de tout achever.

    La sylphide prit une profonde inspiration, faisant un geste à Faëlis qui avait put récupérer le cristal bleu des mains d’Aliéna :

    - Voici ce que j’ai appris aujourd’hui : il est nécessaire de faire fusionner ces deux artefacts, car l’un donne et l’autre prend, ce n’est qu’ainsi que nous pourrons recréer la balance. Mais cela ne peut être fait sans sacrifice. Une personne d’essence divine doit servir de catalyseur entre les deux cristaux et mêler son être à leur puissance. Ainsi seulement pourront-ils retrouver une stabilité. Cependant, pour ce faire, ce catalyseur aura besoin de votre énergie à vous, de drainer les fluides stables que vous avez amené de Yuimen, qui circulent dans votre sang à votre insu et qui permettent à certains d’entre vous de les manier.

    La Reine des Sylphes marqua un temps de pause :

    - Même si cela draine vos forces, celles-ci pourront se reconstruire de retour sur votre monde, où ici-même, sur Elysian, si ce plan fonctionne. Je ne vous forcerai pas à le faire, car cela comporte un risque, car jamais cela n’a été tenté.

    Shill s’avança alors :

    - Des différents futurs que j’ai perçus, vous ressortez de cette épreuve vivants, mais dans la majorité d’entre eux, le catalyseur doit… abandonner son essence corporelle, son existence même pour fusionner avec les forces telluriques d’Elysian, ne faisant plus qu’un avec ce monde. Il n’existe que trois personnes d’essence divine capables de devenir catalyseur et ces trois personnes sont présentes dans cette pièce. Aaria’Weïla, Cromax et moi-même. Cromax n’appartient pas à ce monde, aussi jamais nous ne lui demanderions de renoncer à son être, quant à…

    La sylphide posa une main délicate sur le bras de Kahena, lui indiquant qu’elle souhaitait prendre la parole.

    - Certains d’entre vous savent déjà que je ne suis pas uniquement une sylphide. J’étais à l’origine un esprit errant dans l’univers, une entité qui dépasse votre entendement. J’ai assisté à la création de ce monde, d’Elysian, et m’y suis retrouvée enchaînée. Je l’ai observé parcourir les âges, d’abord sous la forme d’un esprit, puis sous la forme d’une sylphide. J’ai vécu des éons entiers et je renoncerai volontiers aux éons restant pour permettre à ce monde et aux créatures qui y vivent de perdurer.

    Kahena s’apprêta à ouvrir la bouche pour protester, mais Aaria’Weïla la fit taire d’un doux sourire, son doux sourire habituel qui se reflétait dans ses yeux, illuminant son visage.

    - Tu as encore à vivre, jeune déesse, et ce monde aura besoin de toi, que tu choisisses la divinité ou la mortalité.

    La Reine des Sylphes s’approcha de Faëlis, gardant son sourire calme, et lui fit signe de lui donner le cristal bleu qui brillait d’une faible lueur. Elle le prit délicatement dans ses mains, il faisait à peine la taille d’un ballon et semblait se réduire de plus en plus, comme s’il était aspiré par son homologue rouge qui brillait toujours de sa lueur néfaste dans un coin de la pièce.

    - Il est plus que temps, murmura la femme qui avait vécu tant d’âges.

    Lorsque tous furent prêt, ou du moins, tout ceux qui accepteraient de donner leur énergie, elle s’approcha de l’artefact drainant, le cristal bleu dans une main et tendit la main vers lui. Elle sembla hésiter alors que ses doigts s’apprêtaient à effleurer le cristal rouge. Elle tourna les yeux vers les aventuriers et Kahena, leur adressant un dernier sourire serein.

    - Merci pour tout, chers aventuriers. Dites… dites à Jillian que jamais un être n’a eu sa place dans mon coeur. Dites-lui…

    Elle secoua la tête, chassant les larmes qui emplissaient ses yeux, gardant un sourire presque rêveur sur le visage alors que ses doigts parcouraient les derniers centimètres qui les séparaient du cristal rouge.

    Soudain, un éclair aveuglant ôta toute vision aux aventuriers qui purent sentir leurs forces commencer à être aspirée dans la direction des cristaux et d’Aaria’Weïla. Ils purent décider de laisser leurs forces être drainée ou au contraire de tout arrêter.

    Cela durant des secondes, des minutes, des heures ou des jours entiers. La réalité ne semblait plus vraiment exister et le temps n’avait plus vraiment de sens. Ils ne percevaient du monde que ces fluides qui allaient et venaient, semblant réparer le tissus du monde, lui redonner une balance, une stabilité qu’il avait perdu près de deux milles ans auparavant, lors du Crépuscule des Dieux. Ce monde qui se créait ne serait plus un monde régit par des Dieux, il était entièrement laissé aux mains des créatures qui le peuplaient et qui seraient li

    La magie, elle, s’était répandue dans toute la population et tous, à présent, étaient capables de l’utiliser, quels que soit leur race, leurs affinités. Il s’agissait d’un bien commun. Les élémentaires n’en étaient plus les seuls garants, même si ceux qui survécurent, peu nombreux, gardaient l’ombre de leur puissance de jadis.

    ***


    Lorsqu’enfin les aventuriers revinrent à eux, plusieurs jours s’étaient écoulés, pourtant ils se sentaient rassasiés, sereins et plus en forme que jamais. Autour d’eux, les braseros s’étaient éteint et le corps de Hakan avait disparu. D’Aaria’Weïla et des cristaux, il ne restait plus la moindre trace, comme s’ils n’avaient jamais existé. Pourtant ils pouvaient sentir en leur fort intérieur qu’Elysian avait retrouvé la paix, et que le monde, bien que changé, n’était plus en péril. Il restait encore beaucoup à faire, mais cela n’était pas entre les mains des aventuriers.

    Leur Pendant d'Uraj n'était plus, il avait laissé place à une espèce de médaillon étrange, fait d’une matière inconnue. Ils sentaient que ce médaillon leur permettrait, une unique fois, de sauver leur vie d’une mort certaine ou celle d’une personne de leur choix. C’était le dernier Don D’Aaria’Weïla, son ultime cadeau.

    Ils purent rentrer, prendre un bateau et apprendre qu’Illyria, grâce à l’aide des élémentaires et des pirates de Kanteros, avait pu survivre à l’attaque et commençait déjà à se reconstruire. Ils purent revoir les ambassadeurs élémentaires, la reine d’Illyria, les princes et princesses et toutes les personnes qu’ils avaient pu rencontrer. Enfin, quand ils le désireraient, ils pourraient retourner dans les Crocs du Monde afin d’emprunter une dernière fois le fluide vers Yuimen, les bras remplis de cadeaux de remerciement venus d’Elysian.





[Tous les personnages : Don d’Aaria’Weïla, 30 xp et 10 000 yus ajoutés à vos fiches.]

[A tous les joueurs : merci d’avoir joué. Je regrette cette fin bien trop bâclée dont vous avez été les victimes, mais j’ai eu vraiment énormément de plaisir à jouer avec vous et je vous remercie du plus profond de mon coeur d’avoir fait ce bout d’expérience avec moi. Je serai dorénavant injoignable sur mon compte GM5 et je doute de me reconnecter dans l’immédiat à celui d’Isil, je pense qu’il se passera beaucoup, beaucoup de temps avant que je ne rejette un œil sur Yuimen, mais je reste joignable sur discord.
Merci infiniment pour cette quête.]

_________________
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Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


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 Sujet du message: Re: Epilogue
MessagePosté: Dim 10 Juin 2018 19:27 
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Tout était consommé, dans le sang, les larmes et la douleur. Le sombre Vagabond ne s'en étonnait pas, il avait assez vécu pour savoir qu'il en allait toujours ainsi. Le sacrifice d'Aaria le peinait un peu, il l'avait appréciée, mais il ne l'avait pas assez connue pour que cela l'affecte véritablement. Pour le reste, la mission avait été accomplie et, plus important encore à ses yeux, Kahena était sauve, à défaut d'être indemne. Mais indemne, nul ne l'était totalement, après ce qui s'était passé.

Lorsque vint l'heure, pour les aventuriers de Yuimen, de regagner leur terre natale, l'Elfe Gris ne les rejoignit pas. Droit et fier, il demeura immobile aux côtés de la femme qu'il aimait. De tous ceux qui étaient venus il n'en connaissait aucun, mais il accorda néanmoins un léger signe de la tête à ceux qui partaient, pas par politesse, mais parce qu'ils avaient participé, peu ou prou, à la survie d'Elysian.

Puis il se détourna, un bras autour de la taille de Shill. Il ne retournerait pas sur Yuimen. Ce monde, qu'il avait pourtant tant aimé à sa manière, n'avait plus rien à lui apporter. Sa place était désormais aux côtés de la flamboyante élue de son coeur, qu'elle choisisse la divinité ou une vie de mortelle n'y changerait rien. Il l'aiderait à rebâtir ce monde merveilleux qui était devenu le sien.

Tout était consommé.

_________________
Kerenn


Si vous ne parvenez pas à trouver la vérité en vous-même, où donc espérez-vous la trouver?

Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Epilogue
MessagePosté: Jeu 21 Juin 2018 19:26 
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Localisation: Sur la planète Elysian
Alors qu’ils franchissaient des obstacles incertains, dans une obscurité relative, Deirdre profita du geste galant de Meraxès pour accentuer sa poigne avec douceur. Elle garda sa main dans la sienne, ce qui le laissa dans l’embarras. Il évita de croiser son regard, pour se concentrer sur la réponse de Saedhon.

L’elfe lui répondit qu’ils ignoraient l’emplacement exact du repère de l’Ombre sur la forêt. Si de nombreux éléments les avaient poussé à croire qu’il s’agissait de la grotte dans laquelle ils s’étaient engagés, ils y avaient certes rencontré des ennemis, mais ils n’avaient pu en avoir la confirmation… Ce qui laissa Meraxès dubitatif. Il était étrange que les elfes ignorent la position de l’envahisseur, même si la forêt était devenue hostile. Cependant, l’attaque que Kenra et son groupe avaient essuyée était révélatrice. L’Ombre sur la forêt était surement plus proche qu’ils se l’imaginaient.

Ils avancèrent ainsi, l’esprit embrumé de questions, dans l’immense grotte en direction de la lueur du jour. Cependant, au fil de leur progression, un détail attira l’attention de l’elfe. Les ombres des multiples piliers qui supportaient la voute n’étaient plus parallèles. Elles commençaient à s’écarter, comme si la source de cette lumière était toute proche. Elle devint d’ailleurs moins jaune, moins naturelle, et glissait sur des tons bleutés…

L’impression finit par se confirmer à la vue de l’astre qui éclairait les lieux. Ce n’était pas le soleil et il n’avait rien de chaud. Au loin, un orbe baignait dans une lueur froide et équivoque. Il ne parvint à définir cette énergie qui lui procurait une sensation étrange et inconnue.

« Quelle est cette chose… ? »

Ils s’y dirigèrent instinctivement, attirés par les mouvements hypnotiques de la sphère en lévitation. Elle n’était pas composée d’une unique pièce, mais plutôt d’un centre, autour duquel gravitait des circonvolutions de métal gravées de symboles ésotériques. L’artefact éblouissant capta leur attention, au point qu’ils s’en approchèrent sans prudence, sans prendre en compte l’étrange assemblée qui l’encerclait.

Des créatures se tenaient immobiles en cercle, autour de l’autel. Elles avaient une allure humaine, si ce n’était leurs bois qui, à l’instar des bansidhes, rappelaient ceux de cervidés. Mais les cornes d’Aoibhean étaient simples et élégantes, alors que celles-ci étaient touffues et disgracieuses. Et il n’y avait pas que cela. Leurs visages n’avaient rien d’humain, ou d’elfique… Ces abominations avaient des gueules de bêtes et il ne s’agissait pas de masque. Leurs faces étaient putréfiées et leurs cages thoraciques béantes, où coulaient des sucs, du sang, ou autre liquide coagulé, qui contribuaient à cette allure de cadavre.

Absorbées dans la contemplation de l’artefact, les créatures ne bougèrent pas, à par l’une d’elle, davantage en retrait, qui avait le visage entièrement dissimulé derrière un masque terrifiant. Ses cornes étaient plus hautes, ornées d’une pierre lumineuse et agrémenté par de gris-gris qui oscillèrent lorsqu’il se tourna vers eux.

Une dernière entité était présente parmi le rassemblement. Sa présence était la plus surprenante, étonnante par sa normalité. C’était un homme d’un âge avancé, de bonne corpulence, avec une barbe et des cheveux blancs. Il tenait un orbe lumineux au creux de sa main, qui diffusait une lumière pâle sur son visage. Deux rameaux sans feuilles le coiffaient, rappelant subtilement les bois de ses comparses.

Lorsqu’il s’aperçut de leur approche, il marqua son étonnement en levant un sourcil et, sans trahir un calme inquiétant, il les gratifia d’un commentaire en guise de bienvenue.

Meraxès se figea instantanément, surveillant les créatures inquiétantes, tout en interrogeant cet étrange vieillard du regard. Cependant Saedhon ne put contenir sa surprise et dans un murmure il indiqua qu’il s’agissait des créatures qui les avaient attaqués, et en conclu que l’homme était… l’Ombre.

Une peur galopante appropria la poitrine de Meraxès, figeant sa respiration, détraquant son rythme cardiaque. Cette rencontre était tellement inopinée, il ne s’y attendait tellement pas… Il lutta pour rester impavide, mais la surprise devait trahir son semblant de contenance. Il échangea quelques regards avec les bansidhes, avant de se reprendre progressivement.

S’il avait décidé de rejoindre la forêt, c’était bien pour rencontrer cet homme et en apprendre sur ses desseins. Maintenant il était là, devant lui. Il le transperçait de son regard ferme, grandit par l’indolente hostilité de celui qui ne perd jamais emprise sur les événements.

Meraxès rassembla donc son courage et, sans quitter l’artefact des yeux, il s’approcha du vieil homme.

« Une chose magnifique, sublime, que cette sphère… Qu’est ce qu’elle est ? Faite de magie ? »

Le vieux eut un sourire amusé lorsqu’il lui parla de magie, c’était selon lui une façon de voir les choses. Mais il ne répondit pas directement et marqua un temps de pause, comme s’il se demandait si cela valait la peine de lui répondre, et expliqua enfin qu’il s’agissait d’un nœud tellurique, un objet de fluide pur, qui contenait l’essence même de la terre qui les entourait. Cette assertion fascina Meraxès, car pour avoir passé l’essentiel de sa vie à étudier, il savait que les fluides étaient omniprésent et régissaient le cosmos, mais le fluide pur, lui, il ne pouvait exister sous autre forme qu’élémentaire ou primordiale ; alors si cette présentation n’était pas abusive, il se trouvait face à un objet d’une singularité hors du commun.
Alors, mu par une fascination grandissante, il s’approcha. Le vieux le mit aussitôt en garde, tout contact avec cette énergie pure et il serait disloqué, dévoré, incorporé, jusqu’à ne faire qu’un avec ce monde.

« Une nœud tellurique, ça n’a pourtant pas l’air naturel. »

Le vieil homme restait pensif et comme lui ne quittait pas l’objet des yeux. Il avait été façonné par des être anciens et immémoriaux, à l’aube du monde, dont il ne restait plus rien que ces rares traces.
Approchant la frontière des connaissances de son interlocuteur, Meraxès changea alors de sujet.

« On raconte d’étranges histoire en ce moment, en Elysian. On dit que les fluides du monde disparaissent mystérieusement, et je peux le confirmer, je ne sens moi même, en ce moment, mais aussi, on parle d’une Ombre qui serait tombé sur cette forêt… »

Il déviait le sujet, mais le vieux ne varia point et resta concentré sur l’artefact, le présentant comme un réceptacle d’une grande partie de la puissance d’Elysian et qui laissa planer le doute sur les conséquence d’un de ces étrange disfonctionnement, tout en entendant, là clairement, qu’il devait savoir à quoi s’en tenir, puisqu’il avait un artefact des temps anciens. L’elfe pensa à son bâton et demanda quel était le rapport entre les deux. Mais l’homme pâle secoua la tête, lisant dans ses pensées, pour pointer le pendant d’Uraj, le bijou à son cou.

« Mon bijou ? J’ignorais que ce pendant était aussi ancien. » Il ne compris cependant pas les implications de cette révélation et se recentra sur les circonstances, qui étaient en effet très incertaines. « Ce réceptacle semble fort dangereux, un objet de convoitise et de péril, aussi je me demande ce que signifie ce rassemblement… »

Le vieux haussa les épaules et déclara avec monotonie, comme s’il parlait de la pluie et du beau temps, qu’il s’assurait que le drainage aspire l’essence de la terre jusqu’à sa dernière goutte. Meraxès resta tétanisé à ses paroles. Il avait essayé de se montrer aimable et intéressé pour lui soutirer un minimum d’informations, mais il ne s’attendait pas à ce que son interlocuteur se dévoile avec tant de nonchalance.
Il se tourna vers ses compagnons de route qui restaient en retrait et ne savaient pas comment réagir. Il commença à bégayer un début de question, quand une lueur vint l’éblouir. Cela capta l’attention du vieil homme, car la lueur provenait du pendant d’Uraj. Il émit un petit ricanement et marmonna quelque chose à lui même, au sujet de quelqu’un, avant de détourner le regard.
Deirdre et Aiobhean coururent vers lui avec affolement. La lueur grandissait. Des mots paniqués lui parvinrent, et tout devint blanc.

Meraxès atterrit brutalement sur du marbre. Ce voyage si subit l’avait complètement décontenancé et il chercha des repères d’un œil hagard. Il était à l’intérieur d’un palais illuminé de braseros, apparemment il faisait nuit. D’autres gens étaient apparus à ses côtés, des aventuriers, apparemment invoqué par le cristal orangé tenu entre les mains d’Aaria’Weila, la reine de Sylphes. Elle se tenait dos à eux, agenouillée au sol, et faisait face à un étrange couple : une femme attachée par des chaines qui descendaient du plafond et qui était visiblement mal au point, et un homme d’un âge avancé, mais élégant et bien portant, qui avait un regard d’un bleu glacial, tout comme celui du vieux dans la caverne. Il prenait d’ailleurs l’arrivée impromptue des aventuriers avec beaucoup de hauteur.

Au fond de la pièce, enchâssé dans un promontoire de pierre, un imposant cristal rouge flamboyait. Meraxès porta immédiatement son attention dessus, car il sentait une émanation mauvaise, ou plutôt la force magnétique qui l’attirait à lui. Ce n’était pas convoitise de sa part, cela ne tenait pas de son fait, mais bien de la pierre rouge qui aspirait son essence. Il sentait ses forces et sa magie le quitter, une fatigue subite l’obligea à poser un genou au sol. Impuissant, il allait devoir se résoudre à être témoins de la scène…

Si les yuiméniens avaient été convoqués à la hâte, ce n’était certainement pas pour rien, et son pressentiment s’avérait exact, cette pierre rouge était l’épicentre du drainage, et cet homme son instigateur.
Aaria le présenta comme le généralissime Hakan, un mage de Yuimen à la solde d’un homme nommé Karsinar, et la source du drainage. Son objectif était de capturer les esprits élémentaires, dont ceux là même qu’avait rencontré Meraxès, pour les offrir à son maitre. Il lui était cependant nécessaire d’affaiblir ces créatures, pour ensuite marcher avec son armée sur Illyria, puis sur les terres élémentaires. Elle présenta aussi la femme enchaînée comme étant la réincarnation d’une déesse, capturée et exploitée pour accélérer le rituel. Supliante et affaiblie, elle finit par demander aux aventuriers de vaincre ce mage… et comme une réponse, un grondement secoua la pièce et des créatures apparurent de nulle part les encerclaient. Elles avaient la même aura malsaine que ce vieillard, et cela n’augurait rien de bon. Le chaos s’en suivit immédiatement, alors qu’une première détonation magique pulsa non loin de l’elfe.

Affaibli, Meraxès roula de côté pour s’éloigner du combat. Il fut pourtant délogé par un golem de glace, qu’il put repousser maladroitement à coup de bâton, sans pour autant parvenir à le vaincre. Il ne pouvait décidément rien faire sans magie… Un autre héros passa par là et faucha le golem d’un simple coup d’épée. Le golem disparu dans un tourbillon de brume noire, mais un autre ne tarda pas à le remplacer, apparu d’un autre nuage noir sorti de nulle part.

Un elfe nommé Cromax finit par tuer le mystérieux mage avec un estoc en plein cœur, et les invocations disparurent dans l’instant. Un calme lourd s’insinua.

Aaria’Weïla rejoignit alors la déesse et remercia les aventuriers pour leur secours. Elle expliqua alors qu’il existait deux artefacts, comme Meraxès put l’apprendre de son conseiller, l’un servait à prendre, mais un autre à donner. Le mal qui sévissait en Elysian à présent vaincu, elle demanda une dernière chose : restaurer l’équilibre bouleversé. Il était nécessaire d’insuffler une nouvelle vague d’énergie à cette terre, sinon les être dépendants du fluide dépériraient. Trois être étaient capable de cela : elle même, la réincarnation aux cheveux de feu et l’elfe, apparemment lui aussi d’essence divine, Cromax. Mais pour cela, il devaient emprunter de l’énergie, et ce fut leurs forces d’elle réclama.
Aucun aventurier n’était hostile à cette demande, mais la gravité avec laquelle elle avait fait sa demande laissait supposer qu’un risque était présent. La déesse tenta bien de les rassurer en évoquant quelques visions fugaces d’un avenir pour eux, mais cela ne fit cependant pas taire ses craintes.

Il pensa alors à Deidre et Aoibhean, celles pour qui il s’était pris d’affection… Il regrettait de les avoir quitté en de pareilles circonstances et s’il pouvait faire quelque chose pour elles, il le devait. Il décida alors de rester.
Aaria’Weïla fit ses adieux et s’approcha du cristal rouge. Une lumière inouïe qui semblait traverser la matière exalta de toute part et les champions commencèrent leur drainage. Les forces de Meraxès périclitèrent inlassablement, ses pensées devinrent laconiques et s’espacèrent, si bien qu’il ignorât combien de temps il subit ce ressac éblouissant, jusqu’à perdre connaissance…


- 2000 mots -


- I -

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Dernière édition par Meraxès le Sam 14 Juil 2018 16:50, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Epilogue
MessagePosté: Sam 30 Juin 2018 13:03 
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La petite bataille que nous menions à l'interne dans le sous-sol de la petite maison de campagne fut vite dépassée par celle évidente et bruyante qui semblait prendre place à l'extérieur. Aux cris des combattants à l'oeuvre se joignaient le souffle d'un vent déchainé ainsi que le grondement de puissants tonnerres qui se succédaient sans répit et avec fracas. Profitant de mon moment de distraction, le geôlier m'agrippa fermement et m'enfermai dans sa grosse poigne, jubilant de sa victoire sans ce soucier de ce qui se tramait hors des murs.

«Tu es fait comme un rat, insignifiante vermine.»

Ce fut à ce moment précis que je sentis mon pendant vibrer de plus belle. A cela s'ajouta la brillance que mon geôlier put remarquer avec stupeur et dédain. Alors qu'il tentait de refermer davantage sa poigne sur moi, je m'évanouis peu à peu, ayant à peine le temps de m'adresser aux prisonniers:

«Je reviendrai vous sauver.»

Un éclair de lumière plus tard, je me retrouvai dans une salle gigantesque, entourée des autres aventuriers de Yuimen que j'avais côtoyé à mon arrivée sur Elysian. Si la lumières des étoiles nous parvenaient par les rares et minuscules ouvertures, c'étaient surtout de nombreuses torches accrochées aux murs qui fournissaient une lumière suffisante pour y voir clair. Les seuls meubles présents dans cette pièces se résumaient en de simples tables de bois sur lesquelles étaient déposées de multiples outils tranchants qui me rappelaient avec amertume, la salle des tortures ou je m'étais retrouvées dans l'une de mes précédentes aventures.

Ma comparaison se révéla assez juste puisque qu'au centre de ce lieu morbide se trouvait une femme rousse enchaînée dont le corps était parsemé de nombreuses et récentes blessures, traces évidentes de torture.

Lorsqu'elle releva sa tête dans notre direction, nous pûmes constater ce regard d'or dans lequel transparaissait une force d'esprit impressionnante. S'ils avaient réussi à briser son corps, il n'en était rien de son âme.

Ce n'est qu'après que je remarquai l'homme dans la soixantaine se trouvant à ses côtés, sûrement son bourreau. Apparemment non intimidité par notre présence, l'homme au regard bleu de glace nous dévisagea sans aucune crainte. Et pour cause, je compris rapidement ce qui lui fournissait une telle assurance. Tout au fond de la pièce, un imposant cristal rouge brillait d'une lueur étrange qui s'intensifiait à chaque seconde. Sentant mes forces s'amenuiser, je compris rapidement que cette pierre maléfique se nourrissait avidement de notre vitalité.

Et puis, mon regard se posa enfin sur Aaria’Weïla, reine des Sylphes, celle-là même qui nous avait accueille dans son palais. Se tenant à genoux, face à l'homme aux cheveux gris, l'on put deviner sa fatigue par le rythme irrégulier de sa respiration, signe d'un combat difficile mené. Lentement, elle se releva péniblement, se tournant dans notre direction et relàchant un Pendant orangé qu'elle tenait dans sa main. Il n'y avait pas de doute, elle avait puisé dans ses dernières forces afin de requérir notre aide.

En quelques phrases, elle nous résuma la situation. Nous étions dans une haute tour sur les terres de Valmarin. L'homme au regard d'acier nommé Hakan, était un mage en provenance de Yuimen et à la solde de Karsinar, l'un des treizes. À la source de ce monstrueux drainage de fluide, cet homme désirait rien de moins que d'offrir en cadeau à son maitre, les esprits gardiens des fluides. Son regard à présent posé sur la dame enchaînée gisant au centre de la pièce, elle poursuivit. Cette rouquine aux yeux d'or n'était rien de moins que la réincarnation de la Déesse Shill fusionnée à sa descendante Kahena. Hakan avait dessein de se servir de cette déesse afin d'accélérer le drainage des fluides, cependant, il n'avait pas prévu la puissante résilience de cette femme. La reine se tut alors, mais le regard des deux femmes se croisa et à l'insu de tous, elles se mirent silencieusement d'acord.

Puis dans une dernière respiration douloureuse, la reine nous demanda de l'aider à combattre ce puissant invocateur. Elle avait à peine formulé ces mots que la pièce toute entière vibra et que du sol émergèrent des créatures de toutes sortes, passant de golem à des fauves, sans comptes des créatures qui m'étaient totalement inconnues.

(((rp en cours)))

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 Sujet du message: Re: Epilogue
MessagePosté: Sam 30 Juin 2018 15:37 
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Faëlis se concentra sur son artefact et il sentit... quelque chose d'étrange. L'artefact eut un comportement différent de ce qu'il attendait. Ils réapparurent en un lieu qui n'était pas ce qu'il avait visé. Il faisait nuit. La salle était vaste et richement ornée et Faëlis passa plusieurs longues secondes à regarder alternativement les alentours, puis la pierre qu'il avait entre les mains. Qu'est-ce qu'il avait mal fait ? Fichue magie ! Était-ce encore un problème dû au drainage ?

Puis, il remarqua l'assistance. Tous les aventuriers étaient là ! Mais pas seulement. Il y avait aussi Aaria, un homme au visage de glace et une femme sublime, mais blessée. Voyant ses chaînes et les instruments sinistres posés sur une table ensanglanté à côté d'elle, Faëlis sentit une colère froide monter en lui.

Mais plus que tout, son regard fut attiré par un cristal rouge de grande taille, accroché au mur. L'elfe sentait son propre pouvoir absorbé par cette chose... la source du drainage ! Ils l'avaient trouvé ! Et c'est alors que la reine des esprits de l'air prit la parole. L'homme qui leur faisait face était un sbire d'Oaxaca, déterminé à récupérer le pouvoir d'Elysian. Faëlis, cependant, n'écouta pas toutes les explications. Grâce a ce cristal et à un autre, ils allaient pouvoir libérer la déesse et restaurer la magie. Aaria était prête à se sacrifier pour cela, elle qui était une entité plus vieille même que ce monde.

L'invocateur fit alors appel à toute sa puissance. Faëlis se précipita instinctivement vers Cromax pour lui lancer un sortilège de protection. Le demi-dieu allait en effet mener un rude combat, et l'elfe ne pourrait guère l'aider. En revanche, il encocha une flèche et se prépara à tirer sur les monstruosités qui émergeaient, hommes-bêtes de ténèbres et de flammes qui envahir la pièce.

L'affrontement fut terrible et tous les héros multiplièrent les actes de bravoure. Il serait trop long d'en raconter tous les éclats, mais, par-dessus tout, Faëlis remarqua qu'Aliéna était en danger. Les invocations cherchaient juste à détruire toute vie, et Faëlis dut clouer un monstre au mur avant qu'il ne la déchiquette. Un simple échange de regard suffit à établir une trêve entre eux. Les flèches de l'archer percèrent un sombre golem aux bras en forme de lames qui tomba en poussière. Comme les bras armés persistaient, la jeune femme les récupéra et engagea le combat. Les ennemis se multipliaient, la pression montait, et Faëlis dû tirer l'épée pour se battre au corps à corps, dos à dos avec la femme aux cheveux blancs. Il combattit pendant une éternité, jusqu'à ce qu'Aliéna ne tombe au sol, blessée. Qu'est-ce qui lui passa par la tête à cet instant ? Sans doute la seule constatation qu'elle était l'une des seule à pouvoir l'aider. Il se précipita et la soigna de ses pouvoirs. Hélas, entre temps, il reçut un coup qui le fit plonger dans les ténèbres.

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L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


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