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 Sujet du message: La taverne du Diablâtre
MessagePosté: Jeu 30 Oct 2008 19:26 
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La taverne du Diablâtre


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Qui a dit anarchique? Bon, en effet il est possible, je dis bien possible, que ce soit la taverne la plus mal famée de Khonfas et pourtant, ce n'est certainement pas celle qui est la plus remplie de Shaakts! C'est d'ailleurs justement pour cela que l'ordre est difficile à y être ramené: la taverne du Diablâtre est le lieu de rendez-vous de tous les non-Shaakts, aussi les nombreuses races qui s'y retrouvent font un sacré grabuge. Toutes les heures une équipe de soldats -dont les membres sont désignés à la courte-paille- passe ramener l'ordre et confisquer tout objet illicite, ou du moins contraignant pour les dirigeants de la ville.

La salle n'est pas particulièrement spacieuse ou confortable mais directement face à la porte trône la fierté du tenancier: un immense âtre où brûle en permanence un feu à la hauteur des attentes. Ce tenancier se fait nommer Kitrye Barra (Demi-Ombre) de ses origines Semi-Shaakts. Il ne quitte que rarement sa taverne, car s'il est respecté par ses clients, il est haï des autres.

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 Sujet du message: Re: La Taverne du Diablâtre
MessagePosté: Mer 28 Jan 2009 14:04 
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Inscription: Lun 26 Jan 2009 14:44
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Déambulant dans les rues, ce but si vague en tête, mon regard fut attiré par une vieille enseigne de bois : La Taverne du Diablâtre. Ma fascination pour les flammes touchée en plein cœur, je sus que c’était par ici que je commencerais mes recherches. Je m’arrêtai un instant devant la porte d’où je pouvais déjà distinguer le vacarme intérieur, annonciateur d’une grande agitation.

(Au moins, je passerai inaperçu…)

Je ne me trompais pas. J’entrai et traversai la salle comble sans que personne ne me jeta le moindre regard, tous étant trop occupés à boire ou à chahuter.

Si quelque ivrogne, m’avais observé à ce moment, il ne se serait certainement douté de rien : Quoi de plus commode qu’un homme qui entre dans une taverne et se dirige vers la cheminée pour se réchauffer ? Mais il n’aurait pas saisi la moindre miette de la situation. L’âtre gigantesque qui brûlait dans le fond de la salle m’avait proprement hypnotisé. Je m’assis à la table qui était le plus proche et commandai une grande chope de bière. De là j’avais une vue d’ensemble parfaite sur tout l’établissement et le spectacle qui s’y déroulait n’était pas triste. D’aucun parlaient et gesticulaient bruyamment tandis que d’autres s’adonnaient à d’étranges jeux à boire. Cependant, je décrochai très vite mon regard de ce brouhaha pour reposer mes yeux sur le foyer qui se consumait tout proche. Sa vision m’apaisait et me permis de me concentrer. Mes projets revinrent au centre de mon esprit et je me mis à écouter les discussions alentour. Aucune de ces histoires de bagarre et de nuit arrosée ne pourrait m’aider mais soudain, une phrase retentit à mes oreilles.

« Ah Ah Ah ! Brom, pas besoin de consulter l’oracle pour savoir que tu es un crétin ! »

Je ne perdis pas ce Brom des yeux, bien décidé à allez lui parler de cet oracle.

Un peu plus tard, alors que la taverne se vidait peu à peu, je saisis ma chance et allai m’asseoir près de ce Brom qui était à présent seul. C’était un petit homme chauve et bedonnant qui empestait l’alcool, je pris place et lui adressai la parole tentant de paraître sur de moi.

« Salut Brom ! Brom ? C’est bien cela ? »
« Hein ? Ou.. hic ouais c’est moi. Pour… hic pourquoi qu’est-ce tu m’veux ? »

(Quel haleine, ce type est complètement soul.)

« Dis moi, j’ai entendu parler d’un oracle tout à l’heure. Tu pourrais m’en dire plus à ce sujet ? »
« Un vieux fou… hic »
« Je m’en doute bien, mais sais tu où je peux le trouver ? »
« Dans les…hic dans les montagnes. »

Sur ces mots, il s’écroula sur la table et s’endormit instantanément. Quant à moi, j’avais maintenant une première piste, elle était mince mais c’était toujours mieux que rien. Je devais me rendre chez cet oracle. Je finis ma bière et sortis de la taverne, dans l’espoir de trouver coin chaud pour la nuit.

...suite...

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Arson. Humain. Fanatique. Lvl. 1
"Mettons le FEU"
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 Sujet du message: Re: La Taverne du Diablâtre
MessagePosté: Jeu 30 Avr 2009 22:16 
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Inscription: Jeu 30 Avr 2009 01:55
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Localisation: Khonfas
Après quelques minutes de marche sa maîtresse s’arrêta devant une petite bâtisse n’ayant pas l’air trop propre, étant ornée de toiles d’araignées par ici et de morceaux de boue par là. Sa maîtresse entra avec hâte dans ce bâtiment peu diplomate tandis que Neuro, déjà bien apeuré par la cacophonie de paroles qui se laissait entendre de l’intérieur, la suivi avec crainte et réticence. En entrant, ses craintes furent confirmées. Une odeur abjecte de chaussettes sales pénétrait les narines du gobelin avec ardeur. Les gens bougeaient rapidement, gesticulaient avec ampleur et criaient comme des fêtés. Envahi par toutes ces personnes, il sauta sur le dos de sa maîtresse qui avait déjà calée un verre de Whisky et s’attacha à ses épaules.

'' Hey ! '' Cria-t-elle par surprise. Elle se secoua brièvement et le gobelin tomba au sol.
'' Pardon, maître. J’ai … ''
'' Tu n’es jamais venus dans une taverne auparavant ? '' Lui dit-elle, amusée.
'' Non. ''
'' Alors assieds toi à côté de moi et évite de faire l’idiot. C’est pas des cœurs tendres ici, je te préviens. ''

Il s’exécuta et vint prendre place à ses côtés. Pendant de longs moments, il l’observa. Elle buvait lentement plusieurs choses différentes, prenant le temps de parler avec l’aubergiste. Elle riait parfois aux remarques de celui-ci et s’intéressait parfois aux histoires d’un vieux déraisonné qui s’était levé sur une table quelques minutes plus tôt. L’observant avec attention, il se sentit soudainement mal. D’étranges sensations faisaient virevolter son estomac. Visiblement, il était amoureux.

À force de se concentrer sur ces petites activités, il ne vit pas le temps passer. Sa maîtresse lui donna une petite claque derrière la tête.
'' Arrive, petit. J’ai l’endroit où tu vivras à te faire visiter. ''

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Neuro, gobelin archer.
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 Sujet du message: Re: La Taverne du Diablâtre
MessagePosté: Jeu 30 Juil 2009 09:47 
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Inscription: Mer 29 Juil 2009 19:15
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Szordrin avait depuis quelque temps trouvé refuge dans cette taverne que l’on nommait Diablâtre et dont la réputation de « taverne mal fâmée », où toute race se mélangeait, n’était plus à faire. Il aimait l’ambiance festive et prenait même par de temps à autre à quelques bagarres de plier de bar. Le molosse s’y rendait plusieurs foi par jour et y restait de longues heure, comme aujourd’hui. Il s’était d’ailleurs installé confortablement dans un coin de la pièce et tout en s’imprégnant de l’ambiance des lieux, car ce soir la taverne semblait bondée, il appela une serveuse, sans doute esclave vu ses origines humaines, afin de lui faire passer commande.

" Préparez-moi un de vos alcools le plus fort ! "

La serveuse s’exécuta et reviens quelques minutes plus tard avec sa consommation. L’elfe noir décida ensuite de s’allumer une bonne pipe bourrée d’herbe exotique pour accompagner son verre d’alcool. Il aimait particulièrement ces instants de détentes et d’ailleurs pour couronner le tout, ce soir dans la taverne, se produisait une petite troupe d’esclave goblinoïde qui s’amusait à faire les pitres tout en chantant et jouant du mieux qu’ils pouvaient avec des instruments à cordes de piètres qualités. Szordrin observait tout cela, tirant quelques bouffées sur sa pipe tout en dégustant son verre d’alcool. Mais quelques heures plus tard, alors que la clientèle commençait doucement à quitter les lieux, Szordrin se plongea dans une grande réflexion. Lui qui venait de quitter une Maison mineur, il devait se trouver un logis et surtout de quoi continuer à s’exercer au combat.

(Je ne trouverais surement pas de Maison enclin à m’accueillir dans l’immédiat… mais pourquoi ne m’engagerais-je pas, en attendant, dans la Milice, cela pour être un bon tremplin pour mon avenir)

Le molosse était décidé, il irait se présenter au plus tôt dans les bureaux de la Milice de Khonfas, peu être pourra-t-il y faire carrière et s’attirer les bonnes grâces d’une puissante Prêtresse de Valshabarathien à l’avenir. C’est à cet instant que les dernières lueurs rougeâtre du foyer dans sa pipe se dissipèrent. Le guerrier décida de vider cul sec son verre et de quitter la taverne en direction du bureau de la Milice, avec de grand espoir.

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~~Szordrin / Guerrier / lvl2~~
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 Sujet du message: Re: En surface : La Taverne du Diablâtre
MessagePosté: Mar 18 Aoû 2009 18:24 
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Inscription: Mer 29 Juil 2009 19:15
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Le Complot

Chapitre 1: L’intrigue et l'enquête

Partie 3 : Discussion et Révélation au Diablâtre



Le groupe fit très rapidement une halte durant son retour dans un lieu qu’ignorait encore Szordrin. Ils s’arrêtèrent justement devant la taverne du Diâblatre où Szordrin avait ses petites habitudes. Une écurie était disposée à l’arrière et les quatre cavaliers en profitèrent pour y laisser leur monture avant de pénétrer dans la taverne. A cette heure ci, la taverne n’était pas bondée mais il y avait toutefois quelques clients. Le groupe s’installa à une table en coin de pièce, commandant une tournée de pintes au passage de la serveuse. Pour ne pas paraître suspect, Szordrin quand à lui attendit une bonne demi-douzaine de minute avant d’entrer dans l’établissement. D’un rapide coup d’œil, il localisa le groupe et se dirigea vers une table libre à deux pas des esclavagistes, saluant d’un geste de la main le tenancier. Pari réussit, les individus ne prêtèrent attention à lui qu’une poignée de seconde avant de continuer une discussion qui semblait houleuse.

Szordrin commanda une choppe et commença discrètement quelque mètre derrière eux à écouter les débats.

Shaakts 1 : " C’est d’accord, partageons-nous 50 yus en plus de nos prestations habituelles, le maître n’en saura rien "

Shaakts 2 : " Pour en revenir à ce lot d’esclave, j’espère qu’on aura pu à l’avenir à récupérer ce genre de marchandise aussi loin. Ca rapporte mais il faut toujours que le maître passe des commandes dangereuses en prime."

Le troisième individu acquiesça de la tête mais rétorqua.

Shaakts 3 : "Tu le sais pertinemment, ce sont les risques du métier. Le maître se sert du commerce d’esclave pour faire passer en catimini des ressources bien plus précieuses. Sans cette couverture, nous n’aurions pas de gagne pain. Fais-toi à cette idée."

Le dernier Shaakts sorti à ce moment précis un coffret de sous son ceinturon.

Shaakts 4 : " Je me demande quand même ce qu’il y a de si important dans ces fameuse coffret. "

Furieux le 3ème Shaakts le réprimanda sérieusement.

Shaakts 3 : " Rang moi ça imbécile ! "

Il s’exécuta puis le groupe reprit la discussion durant une bonne heure dont le contenu n’était pas intéressant aux oreilles de Szordrin.

Après deux bonnes heures passées dans la taverne, le groupe se décida à lever le camp. Sentant qu’il allait bientôt partir, Szordrin quitta les lieux le premier, se cachant dans une ruelle perpendiculaire à la taverne et lorsque le groupe quitta enfin l’établissement, il reprit sa traque, cette foi-ci dans les ruelles qui longeaient dans les souterrains.

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~~Szordrin / Guerrier / lvl2~~
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 Sujet du message: Re: La Taverne du Diablâtre
MessagePosté: Ven 9 Aoû 2013 19:29 
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Inscription: Mar 12 Mar 2013 23:55
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Localisation: Quête 30
Finalement, nous avons croisé plusieurs Shaakts tout au long de la distance relativement courte qui nous séparait de la partie externe de Khonfas sans éveiller le moindre soupçon. Intérieurement, je me répétais sans cesse :

(Je suis une Shaakt. Je suis une Shaakt. Je suis une Shaakt.)

En plus de me conforter dans mon rôle fraichement endossé, cela m’occupait l’esprit et m’évitait de penser aux conséquences qu’aurait pu avoir un démasquage.

Mais maintenant que nous nous trouvons à l’entrée de la taverne, la panique me gagne à nouveau, tandis qu’une bouffée de chaleur se répand de mon ventre à mon visage. Ylias me murmure un « courage », avant de pousser la porte grinçante de la Diablâtre.

À cette heure-ci de la journée, l’endroit n’est pas très fréquenté. Rapidement, toujours sur mes gardes, j’effectue un tour de salle. Le serveur est un humain bedonnant, au tablier sale et au crâne dégarni. Sur notre droite, deux nains manifestement ivres chantent gaiement en l’honneur d’un ancien roi. Je ne connais pas suffisamment l’histoire de ce peuple pour savoir s’il s’agit d’un mythe ou d’une légende. Peu m’importe. Au fond de la salle, un elfe encapuchonné m’intrigue. Il est seul, silencieux, et semble vouloir se cacher.

(Ses mains ne sont pas noires, c’est déjà ça.)

Le regard du tavernier change lorsqu’il nous aperçoit. Je présume que les Shaakts n’ont pas forcément bonne réputation dans la taverne, même si au fond, elle se trouve sur leur territoire. Cette crainte qu’il peut avoir de nous nous facilitera peut-être la tâche : il répondra plus facilement à nos questions.

Et comme je l’avais prédit, à peine posons-nous nos arrière-trains sur les tabourets garnissant le large comptoir que l’homme bouffi nous interroge, dans une politesse bien trop mielleuse, sur ce que nous désirons boire. Ylias commande deux bières. Lorsque l’homme revient avec les deux blondes, il ne lui laisse pas de répit.

- « Tavernier, dis-moi. Connais-tu la maison abandonnée de Irvsie Ertis, dont la légende n’est plus à refaire ? Peux-tu me dire où elle se situe exactement ? »

Et afin de ne pas éveiller des soupçons quant à nos intentions concernant cette maison, Ylias continue :

- « Je suis moi-même un descendant des Ertis et j’aimerais grandement faire honneur à la réputation que mon arrière-arrière-grand-tante avait jadis. »

Lorsqu’il Ylias mentionne qu’il est descendant de Irvsie Ertis, je dois me concentrer comme rarement j’ai eu la faire durant ma courte vie pour ne pas exploser de rire. C’est un rôle qui ne lui correspond tellement pas. Par contre, le tavernier lui, ne rit pas du tout. Sa tête se décompose sous nos yeux, ce qui me donne encore plus l’envie de rire. Pour ne pas succomber à cette tentation, je toussote légèrement et me force à penser à quelque chose de triste pour retrouver tout le sérieux dont je suis capable.

D’une voix faible et en bégayant légèrement, le tavernier marmonne.

- « Je… je peux vous…vous dire où se trouve cette… maison, oui. Mais…mais je… Malheureusement elle… Enfin… La maison… »

Ylias faisant semblant de s’énerver s’écrie :

- « Parle plus fort, bon à rien ! Et termine ta phrase bon sang ! QUOI, la maison ?! »

L’homme se mit à parler d’une voix plus faible encore, en se ratatinant sur lui-même alors qu’Ylias, dans sa fausse colère, s’était levé et avait tapé du poing sur le comptoir.

- « Et bien… Je… Je crains qu’elle ne fasse plus partie du patrimoine des Ertis. Elle est habitée par d’autres Shaakts. »

Sous l’annonce de cette nouvelle, le visage d’Ylias change du tout au tout. Heureusement, le tavernier peut traduire ce changement de mimique par de la stupeur, bientôt suivie par de la colère. Je sais, moi, qu’Ylias voit notre plan s’écrouler. Si la maison est occupée, impossible d’y pénétrer aisément et de la fouiller à loisir. Heureusement, Ylias, en bon comédien, poursuit son numéro et joue les Shaakts agacés. Il attrape sa bière et l’envoie s’éclater contre le mur placé derrière le bedonnant, ce qui, durant un court instant, fait taire les nains et apaise quelque peu mes pauvres oreilles. Il se dirige ensuite vers une table plus éloignée, en criant au tavernier :

- « Apporte-moi une autre bière ! Et ne compte pas sur moi pour la payer ! »

Nous attendons de recevoir la seconde boisson et de voir le tavernier affairé avant de discuter de nos plans. Nous pouvons parler à voix relativement haute : l’elfe du fond de la taverne a quitté l’endroit lorsqu’Ylias a mentionné son faux nom de famille. Et les nains se sont remis à chanter tellement fort, que le tavernier ne peut nous entendre. Paniquée, j’entame la conversation.

- « Qu’est-ce qu’on va faire ? Si la maison est occupée, on ne peut pas y entrer pour la fouille… Une idée, monsieur l’arrière-arrière-petit-neveu d’Irvsie Ertis ? »

- « Hey, ne te moque pas ! J’ai bien fait ça, non ? »


Nous sourions tous les deux. S’il est vrai que nous n’avons pas de plan pour la suite, la scène que nous venons de vivre était assez drôle. Après un silence où chacun de nous revivait les évènements mentalement, je reprends.

- « Que penses-tu de ça ? L’idée ne me plait pas réellement, mais bon… Nous pourrions nous démasquer, enlever ce charbon qui nous salit la figure et nous rendre tout de même à la maison. Là, on se fait passer pour des esclaves. On aura bien du temps, à un moment où à un autre, pour fouiller la cave, non ? Pour sortir de là par contre, il faudra…improviser.»

Je trouvais l’idée plutôt bonne, à vrai dire, et j’étais fière de la proposer à mon ami. La seule chose qui me dérangeait était la probabilité que les nouveaux propriétaires du foyer soient apparentés aux trois Shaakts qui ne me sont pas inconnus. Mais je suppose que la chance que ce soit le cas est relativement mince…

- « D’accord. Donc, tu voudrais qu’on se fasse passer pour esclaves ? Ce n’est pas idiot. Ça résout ce problème de différence de race qui nous empêche d’aborder la ville souterraine. Par contre, c’est sûr qu’on aura des difficultés pour s’évader ensuite. Mais on fait une bonne équipe, on finira bien par s’en sortir ! »

L’idée de cette nouvelle machination progresse dans mon esprit, lentement, mais y trouve une place de plus en plus confortable. Je réfléchis à la manière dont nous pouvons nous faire engager comme esclave chez les Shaakts tout en terminant mon breuvage. Y a-t-il un marcher ? Nous devrons prendre encore quelques renseignements avant de partir.

Alors que je suis perdue dans mes pensées, les nains braillards terminent leur chanson. Ils sentent l’alcool à plein nez et l’un d’eux s’est dressé sur un tonneau, sans doute pour se sentir plus fier lors de son flux incessant de paroles qui nous inonde les oreilles aussi bien qu’une vague l’aurait fait.

Un mot pourtant, retient mon attention sur ce qu’il raconte. Alors qu’il continue de vociférer son discours d’une voix rauque et gutturale, j’écoute à présent l’être aux courtes jambes et à l’accent rocailleux. Je vois qu’Ylias en fait de même, il a relevé la tête, comme si le nain ne parlait suffisamment fort.

(La Crique aux Deux Courants ?)

- « Et vous ne devinerez jamais ce qu’on a trouvé, dans cette crique ! Hips ! Des grottes ! Ah oui oui, des grottes ! Mais pas n’importe quelles grottes ! Y en a une ! Immense ! Et vous savez c’qu’on y trouve ? Hips ! De l’ooooor ! J’vous l’dis moi ! De l’or ! Même que d’main, avec…hip !... Mon ami Dalbuwn, on va allez en chercher un p’tit peu ! »

- « Un p’tit peu ? Hips ! Beaucoup, tu veux dire ! »

Les pièces du puzzle s’emboitent automatiquement, de manière très claire devant mes yeux.

- « Ylias ! C’est là que nous devons aller ! La Crique aux Deux Courants : l’air, et l’eau ! Les beautés ensoleillées, je suis sûre qu’il s’agit des trésors dont parlent les nains ! Sauf que nous, nous devons y aller à la nuit tombée, dans l’obscurité ! »

Mais Ylias ne parait pas convaincu. Il ne me répond pas tout de suite et garde une mine renfrognée.

(Ah parce que ton idée de maison abandonnée qui ne l’est plus et qui nous réduit à l’esclavagisme te plait mieux, peut-être ?)

- « Je ne sais pas… Ça me parait peu probable, tu sais. »

- « Peut-être ! Peut-être que je me trompe totalement et que tu as raison. Mais qu’est-ce que ça nous coûte ? Tout ce qu’on risque, c’est de reporter notre infiltration dans la maison de deux petits jours. Et imagine si j’ai raison ! Pas d’esclavagisme ! Pas de Shaakt ! Et l’arc ! L’arc ! »

Ylias ne répond toujours rien. Pourtant, je suis convaincue que nous devons nous rendre à cette crique et je fais des efforts considérables pour ne pas parler trop fort, tant la motivation et l’engouement me gagnent.

- « En plus, c’est facile ! Il nous suffit d’attendre demain et de suivre les nains pour savoir de quelle grotte ils parlent. Rien de plus simple ! On pourrait même se remplir un peu les poches de cet or dont ils parlent, ça pourrait nous servir au cas où nous devrions monnayer notre embauche chez les Shaakts ! »

- « Mouais… Après tout, c’est vrai qu’on n’a rien à y perdre. Dans le pire des cas, on aura de l’or et on aura passé une journée à visiter les grottes. »

Je retiens un petit cri de victoire, heureuse pour une fois, de mener notre expédition. Les choses seraient donc ainsi : demain, nous suivrions les nains jusqu’à la crique, puis la grotte.

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