L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Les mines d'or
MessagePosté: Lun 21 Fév 2011 19:13 
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Les mines d'or

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Elles sont situées relativement loin de la ville, se trouvant principalement dans la forêt dense sur le territoire d'Eniod.

De nombreux travailleurs s'y rendent tous les jours pour en extraire le précieux métal mais il n'est pas rare que des intéressés viennent s'en prendre aux mineurs pour récupérer l'or afin de s'enrichir. Ainsi, les puissants marchands disposant de ces mines n'hésitent pas à régulièrement employer des mercenaires, et parfois la milice d'Eniod elle-même, pour protéger leur propriété.

L'or transite souvent par la voie des eaux, sur le fleuve menant près d'Eniod.

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 Sujet du message: Re: Les mines d'or
MessagePosté: Ven 7 Aoû 2015 16:58 
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Aujourd'hui et comme toujours la chaleur est insupportable. Au cœur de la forêt la température ne descend jamais, l'air est toujours humide et toxique. La seule fraîcheur ici présente, reste celle des souterrains, un trou béant dont sort un rail menant jusqu'aux galeries pleine de se métal précieux. Cette couleur solaire pour laquelle nombre d'hommes sont prêt à tuer, voir même vendre femme et enfants pour l’acquérir... C'est évidemment l'or.

Jadis il ne faisait pas défaut a Junas, et regardez le à présent... En haillons à brasser la terre du matin au soir.

(Je vaux mieux que ça, je ne mérite pas ça.)

Il ne distingue du soleil que ses reflets à travers la canopée, ici la végétation prend des proportions titanesques. Comme si les arbres se battaient pour profiter au mieux des rayons. Sous cette cloche la vie est difficile, l'eau est pleine de maladies, d'énormes insectes venimeux grouillent sur le sol, surtout la nuit. Sans parler des bêtes habitant ses bois, la semaine dernière un garde en patrouille nocturne c'est fait littéralement déchiqueter... Il n'en restait qu'un membre indéfinissable et des bouts de tissus.

Saisissant une corde de ses deux mains, il la passe par dessus ses épaules afin de remonter le chariot en haut de la grande pente menant à l'entrée de la mine. Ce binard n'est pas une mince charge... Des plaques de fer cloutées entre elles, sur des roues métalliques...

Cromwell (le gérant de la mine) et son énorme bide arrivent à sa hauteur.

« Aller bouge toi feignasse, tu crois être payée à rien foutre !? »

Les gardes rient en chœurs à ses balourdises, car la situation est très claire, il n'aura pas de paye à la fin de la semaine. Ici ils sont tous esclaves. Il y a quelques mois Junas vivais à Tulorim, enfin le terme survivre serait plus adapté. Une miche de pain en moins sur un étalage, et le voici en taule. Ensuite on le balance dans un navire sans lui demander son avis, et il échoua à Eniod...

« Navré messire... J'accélère m'sire. »

(Tu ne perd rien pour attendre !)

Camouflant sa rage il poursuit son effort, mais pas moyen, la charge ne bouge pas... Il tire, tire, ses pieds s'enfoncent dans la boue. Ne comprenant pas, il se retourne et découvre Cromwell retenant le chariot du bras.

« Alors qu'est ce que tu attends ? Tire ! »

Sans broncher il se remet à la tache, et l'autre insiste dans sa perversion...

« Aller ma jolie, bouge ton cul ! »

Le visage déformé par la haine, il ne se retourne pas et accentue l'effort. L'hilarité gagne les gardes, et voici qu'on l'affuble de jolies noms.

(Bon sang mais qu'ils crèvent tous ! Et lâche ça l'obèse ! LACHE!)

Le chef retire son entrave et Junas s'écroule sur le sol humide, le chariot continue sa route, dans un hurlement il sent son pied se meurtrir. Une roue l'écrase et une intense douleur inonde son assise. Pitoyable, il convulse sur le sol en se tenant le pied, pendant que l'autre s'éloigne en s’esclaffant.

Après s'être accoutumé à cette nouvelle douleur, il constate que le chariot est redescendu en bas. Il reprend l'exercice en boitant. C'est avec d'horribles douleurs qu'il pénètre dans la caverne. Ici la température est modérée, l'entrée est large et s'élève à cinq mètres en hauteurs. Le rail se divise pour s’engouffrer plus loin dans trois niches. Crapaud l’accueille chaleureusement, un homme de petite taille et gras. Etant inutile au fond de la mine, il se charge de la logistique à l'entrée.

(Je ne sais pas pourquoi, il c'est toujours figuré être mon ami.)

Tous le nomment crapaud du fait son embonpoint et des multiples pustules parcourant son visage. Il est vraiment laid...

« C'est qu'ta pas l'air dans ton assiette toi. »

Junas arrête le chariot et reprend son souffle avant de le dévisager avec fureur. Il comprend instantanément que ce n'est pas le moment.

« CE BATARD DE CROMWELL ! IL MA BOUSILLE LE PIED ! »

Crapaud mime une mine compatissante sur son affreuse bouille, et commence à se plaindre lui aussi.

(Pour ma part je prend ma pause, ils peuvent toujours attendre en bas.)

La grotte n'ayant qu'une seule entrée, peu de gardes surveillent les galeries. Il titube, s'assied sur une caisse, et retire ensuite sa botte avec une grimace afin d'examiner son pied abîmé. Il n'arrive pas à bouger ses orteils à moitiés bleuis et enflés.

« C'est décidé, je me barre d'ici. »

Crapaud écarquille les yeux à la nouvelle, le voici affolé. Il regarde dans tous les sens pour s'assurer qu'ils sont seul et baragouine en tremblotant :

« C'est beaucoup trop dangereux ! Ils risquent de nous poursuivre et nous abattre et la foret c'bien plus pire ! »

(Bon sang, qu'il m'énerve avec ses airs de dandy pleutre ! Toujours froussard à courir après les autres. Comme si quelqu'un se souciait de ses opinions.)

« Et à ton avis, qu'est ce qui nous attend ici !? Préviens les autres, je pars se soir... »


Des paroles en l'air ?

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 Sujet du message: Re: Les mines d'or
MessagePosté: Sam 15 Aoû 2015 02:08 
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Reflets à travers la canopée

La journée de travail est achevée, les prisonniers sortent de la mine. Junas boite du pied droit, ses haillons sont couverts de boue et son visage sale exprime la fatigue. Du fait de l’absence de soleil sa peau a blanchi, faisant ressortir ses yeux grenats presque rouges.

Rassemblés comme du bétail, les larbins sont comptés minutieusement pour ensuite prendre la route en direction du campement. Au centre du cortège, Junas se voit rattrapé par Crapaud tout émoustillé à sa vue, visiblement à sa recherche.

« Ah ! Tu es là ! » Il s'arrête quelques secondes les mains sur les genoux afin de reprendre son souffle et repart à la charge.

« J'ai parlé de ton projet aux mineurs ! Nombreux sont prêt à te suivre ! »

Junas semble suffoquer,il s'attendait à ce que cet imbécile en parle à leurs groupe, c'est à dire : lui, Crapaud, Heldar, Tygett et Stafford. Et non distribuer des tracts à la sortie de la mine...

« Non mais à tu déjà réfléchis ne serait-ce qu'une seule fois dans ta vie !? »

Un garde se retourne et le fixe, sans s'en rendre compte, Junas avait hurlé au visage du batracien. Son regard se fait suspicieux. Il observe les personnes environnantes, se demandant si les rumeur est parvenu jusqu'à leurs oreilles. Combien sont au courant ? Certains n'hésiteraient pas à tout balancer en échange de quelques faveurs.

« Combien ? » demande-t-il à voix basse.

« Euh... Environ une quinzaine. » répond Crapaud à présent minuscule.

Junas est pensif, une évasion requiers de la discrétion. Avec une compagnie pareille, il sera impossible de sortir du camp à la nuit tombé sans se faire prendre...

« Je croyais bien faire... »

Après moult réflexions, Junas essaye de tirer avantage de la situation. En y réfléchissant, cela pourrait créer assez de bordel pour qu'il puisse passer entre les mailles du filet. De plus, le nombre pourrait être un atout dans cette jungle immense et hostile.

« Euh... Tu m'en veux ? »

« Préviens les autres, nous partons cette nuit. »


Plus tard, les hommes arrivent au campement situé dans une vaste clairière au bord du fleuve, l'unique route fluviale par laquelle sont acheminés les approvisionnements. Trois grands bâtiments surplombent le terrain, le plus grand est le dortoir des mercenaires employés à la surveillance des travailleurs, le second sert de réfectoire et le dernier (plus petit) où loge Cromwell. Les marchandises et le matériel sont stockés sous bonne garde dans un entrepôt au bord de l'eau.

L'autre partie de la clairière est destinée aux prisonniers, des abris dénuées de murs et de planchés s'entassent anarchiquement. Les poutres, soutenant les toits d'épines, sont reliées entre elles par des planches permettant de suspendre une armé de hamacs.

Une massive muraille de bois sombre étrangle cette petite cité, avec cinq miradors surplombant le tout.

Les prisonniers s'alignent devant le réfectoire afin d'obtenir leur ration quotidienne. L'assemblée est silencieuse, assommée par la fatigue.

Une fois son bol de bouillie en mains, Junas s'éloigne et s'assied à l’écart, dans les hautes herbes. Il ausculte sa popote apparemment composée de patates douces et d'une viande indescriptible, quand Heldar arrive à sa hauteur.

« Crapaud à beaucoup parlé aujourd'hui. »

Un peu plus vieux que lui, Heldar n'a rien d'un Wield. Sa longue tignasse sombre s’assortit avec son regard noir. Sa peau est blanche comme la neige, il dit d'ailleurs venir d'un continent gelée au nord.

« En effet, je lui écraserais volontiers la trogne à celui là. »

Le nordique s'amuse de la rage de Junas, il c'est habitué à son caractère impulsif, voir même mauvais. La gravité lui semble étrangère, il aborde toujours les situations avec légèreté, sans s'affecter. Certains l'imaginaient peureux, n'hésitant pas à le rabaisser et abuser de sa patience, jusqu'au jour où un pauvre gars dépassa la ligne...

« Était-ce des paroles en l'air ? »

« Non, j'ai bien l'intention de foutre le camp, et ce soir même. »

Le bol au lèvres, Heldar engloutit le reste de son repas avant de s’essuyer et déclarer :

« Inutile de te préciser si je viens. »

Le regard perdu dans la jungle, son visage reflète la détermination, tandis qu'il touille l'immonde soupe du bout des doigts.

« Je te laisse organiser ça Heldar. »

Son acolyte affecte un signe de tête et part accomplir sa tâche.


DONG

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 Sujet du message: Re: Les mines d'or
MessagePosté: Sam 15 Aoû 2015 03:29 
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Des paroles en l'air ?

Les nuages s'estompent laissant la lueur de la lune baigner graduellement la clairière. Tout est sombre, excepté les lueurs mouvantes des torches aux miradors. Le grondement des feuilles soulevées par le vent tonne de la forêt, tandis que le roulis des hamacs bercés grince calmement.

Junas est aux aguets, la nuit est déjà bien entamée, le signal ne devrait pas tarder. Il sort discrètement la tête de sa couche et distingue un seul poste de garde, où deux ombres semblent somnoler. A son grand regret il n'a aucune arme, en cas de pépin la situation deviendra dangereuse.

Un hibou au ramage enroué brise le silence.

(C'est le moment.)

Sans un bruit une dizaine d'hommes tombent au sol, à genoux, voir à quatre pattes, il se rassemblent et avancent dans la même direction sous les hamacs ronflants. Ils s'immobilisent rapidement, arrivés à l’extrémité des abris, afin de s'assurer être seuls. Heldar claque des doigts et aussitôt les ombres se faufilent dans les hautes herbes occupant l'espace jusqu'aux murs. Ils rampent doucement jusqu'à ce que le halo des torches soit trop insistant, Junas rejoint le nordique et demande du bout des lèvres :

« Et ensuite ? »

Les cheveux détachés, le nordique scrute les gardes en plissant les yeux, au même moment, dans un grand bruissement la silhouette ronde de Crapaud les accoste.

« On fait quoi !? » s'exclame-t-il bruyamment avant de s'en manger une de Junas.

« L'unique porte de la muraille est situé prêt du fleuve, soyez sur que même à cette heure de nombreux gardes veillent. Mais ici, ils ne sont que deux et par chance assoupies. Notre seul espoir est de s'en débarrasser en silence et sauter du haut de la muraille. »

Crapaud s’étouffe : « S... Sauter de tout en haut !! »

« Attendez mon signal, je monte avec Tygett. »

Tygett était un wiehl tout comme Junas, bien qu'ils ont le même age, ce premier est bien plus carré et doué d'un réel don pour la violence. Il était arrivé à Eniod avec Junas, enchaîné dans la cale du même bateau.

Heldar s’éclipse. Junas se concentre sur le poste de garde tandis que le petit gros s'accole à lui, en demandant si il devra sauter. Il ne prend pas la peine de répondre et observe les deux formes grimper les escaliers menant à la lumière. Leurs mouvements sont lents et précis, un scintillement imperceptible indique qu'ils ont dégainés. La suite s'accélère, bondissant dans la loge, les deux protagonistes se jettent sur les soldats en leur arrachant un bref aboiement.

Junas ne perd pas de temps, il abandonne Crapaud à ses glapissements et fonce à quatre pattes. Arrivé au seuil de l'escalier, il croise une silhouette familière nommée Stafford. Le barbu s'amuse à jouer de galanterie et l'invite à monter d'une révérence. Junas, hermétique à cette blague, pose son pied sur la première marche et se fige de stupeur.

« DONG »


Ainsi sonne le glas de leur furtivité. L'énorme cloche du poste de garde réveille la clairière d'une note résonnante, tandis qu'un chœur chantonne « à l'évasion » en crescendo.


La rage et le plaisir

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 Sujet du message: Re: Les mines d'or
MessagePosté: Lun 17 Aoû 2015 22:31 
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DONG

((( [:attention:] Rp contenant des scènes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes [:attention:] )))


Le sonneur de cloche insiste à tirer sa corde, tandis que le campement s'illumine de nouvelles lueurs. Arrivé en haut de la tour de guet, Junas découvre les deux gardes baignant dans leur sang, l'un d'eux semble encore conscient. Les hurlements d'alerte grandissent dans son dos. Sans prendre le temps de jauger la hauteur, il se hisse sur le rebord et saute.

L'atterrissage est rude mais rien de cassé. La lumière du campement se projette par dessus la muraille, laissant distinguer la maigre végétation sur les nombreux mètres le séparant de la jungle abyssale. Un autre prisonnier tombe à sa droite, une lamentation plaintive indique que sa cheville est foulée. Ne bougeant pas, Junas l'attrape par le col et le tire afin de dégager la zone de chute. D'un cris paniqué, Crapaud arrive et rebondit sur le sol. Un par un, les évadés atterrissent et s'entraident.

Junas ne perd pas de temps, il se précipite en direction des arbres accompagné des plus vigoureux. Un de ses complice le double avec de grandes enjambées et pénètre dans la forêt. Sans prévenir, sortit du dédale de troncs, une lame vient à sa rencontre et le décapite. Plusieurs silhouettes sortent de leurs cachettes, malgré l'obscurité, Junas distingue leurs armes et leurs uniformes. Aucun doute, il s'agit de gardes.

« Attention, des gardes dans la forêt ! »

Il fait demi-tour et se précipite vers le groupe encore au pied du mur. Les soldats sortent doucement de l'ombre en formant un demi cercle. Quatre ont l'épée au poing, tandis que deux autres, plus en retrait, les tiennent en joue avec des arbalètes. Bien qu'ils soient en infériorités numérique, ces six assaillants sont armés lourdement. Les deux camps se toisent en silence un bon moment, les gardent ordonnent de se rendre, de lever les bras et poser genoux à terre.

Les prisonniers abdiquent en silence, sauf un qui se précipite en hurlant, un gourdin à la main. Un carreaux le fauche au passage et le fer achève le travail. Profitant de la diversion, Tygett bondit sur un garde et évite de justesse un coup de sabre, il bondit de gauche à droite et maintient l’épéiste entre lui et l’arbalétrier. Prit de panique, ce dernier décoche un carreaux qui se fige dans la mâchoire de son collègue. L'occasion est trop belle, Tygett dérobe son épée et l'embroche.

Dans un même élan, les prisonniers juste avant penaud, s'élance ensemble à l'assaut. Les soldats moulinent afin de les garder à distance tandis que les arbalétriers reculent et rechargent. Junas s'élance avec Heldar à ses cotés, ils approchent un soldat et évitent un revers paniqué. D'un rapide coup de pied au genoux, Junas le fait fléchir et son compère lui enfonce sa dague profondément dans sa gorge, avant de se saisir de son arme.

Junas guette les arbalétriers à présent à une bonne distance, une arme de jet lui conviendrait à merveille. Il se précipite vers le plus proche ; l'adversaire pointe son arme rechargée. Il est bien trop proche pour songer à se mettre à l’abri. Le loquet saute et la corde claque! Dans un sifflement le projectile affecte Junas. Sans arrêter sa course, il réalise que son oreille a été frôlée. D'un large geste, il lui assène une violente droite.

L'adversaire jette son arme et dégaine une épée courte, avant d'afficher une mine inquiétante. Ils tournent en cercle et se jaugent. Désarmé, le jeune wiehl n'ose pas s'approcher, il recule même face à quelques petites feintes. Le soldat insiste et le provoque. Alors que Junas le repousse d'un revers de mains, il se fait attraper le poignet. Le bras armé du soldat se rétracte et projette ensuite la lame, qui se perd dans les haillons. Junas réagit vite, il l'enlace pour maintenir l'arme dans ses vêtements et le fait basculer à terre.

Un coup violent le sonne, ses oreilles sifflent tandis que ses forces faiblissent momentanément. Profitant de son avantage, l'homme s'éloigne à quatre pattes pour récupérer son arme. Junas agrippe un de ses pieds et le tire, pour ramper sur lui afin de réitérer l'assaut. Le soldat maintient son épée avec insistance, arme inutile pour combattre corps contre corps. Ils se débattent dans les hautes herbes, se roulent, se frappent, se mordent.

La rage et le plaisir d'enfin se défouler, après tant de mois d'aliénation, lui offrent une force permettant de reprendre le dessus. Il le projette son ennemi sur le dos. Le bras armé maintenu par sa main gauche, il lui assène des droites en hurlant furieusement. Lorsqu'il cesse, le visage de l’arbalétrier n'est plus qu'une bouillie sanguinolente dénuée de vie.

Derrière lui le combat fait rage, plusieurs prisonniers sont tombés et un garde subsiste encore. Il récupère l'arbalète et la réserve de projectiles en observant la scène. Trois évadés essayent d'entamer l'homme armé d'une grande épée à deux mains. Celle-ci brasse l'air et retombe sur la garde d'Herbar dans un fracas de fer brisé. Tous se figent quand l'imposant soldat soulève son arme pour assener le coup de grâce. Crapaud étêté depuis le début, bondit sur l'assaillant qui perd l'équilibre et s'écroule.

L'homme reste inerte à terre. Après quelques coups de pieds prudents, Heldar retourne le corps et découvre un carreaux planté dans son crâne. Il fouille la zone du regard, pour ensuite adresser un signe de remerciement à Junas accroupit au loin, l'arbalète sur l'épaule.

(Je sens que cette arme va me plaire.)


Auréoles noires

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