L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Mer 13 Juil 2011 13:31 
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Lilie avait suivi les instructions de la maîtresse du temple de Yuimen et avait finalement trouvé les portes d’Eniod sans encombre, au bout d’une bonne vingtaine de minutes de marche. L’elfe avait déjà beaucoup voyagé durant sa journée et n’avait plus l’énergie nécessaire pour soutenir une allure de progression rapide.

Lorsqu’elle se présenta aux portes, son expression fascinée en découvrant les majestueuses portes dorées indiqua de suite aux gardes qu’elle se rendait pour la première fois en ville. Le ciel orangé de la fin de journée se reflétait dans les ornements jaunes, éblouissants de beauté la belle Taurion à la chevelure rousse.

« Bonsoir, c’est une heure bien tardive pour venir faire la connaissance de notre charmante cité. »

Un des gardes était venu saluer la nouvelle arrivante. Lilie pu constater qu’ils n’étaient pas franchement nombreux, mais cela ne l’étonna guère. Ils devaient tous être réquisitionnés pour défendre les frontières de leur territoire.

« Je viens du temple de Yuimen dans lequel je séjourne, en invitée. J’ai, cela dit, besoin de faire quelques achats en ville, car je me prépare à effectuer un long voyage ensuite. Les boutiques sont-elles encore ouvertes ? »

Le garde en armure parut intrigué et, relevant la visière de son casque, il observa la jeune elfe de plus près. Ses yeux vert émeraude étaient magnifiques, même s’ils ne collaient pas avec le reste de son visage buriné par la sueur, le soleil et l’effort. Il était visiblement assez âgé.

« J’aimerai beaucoup être votre guide dans cette ville, malheureusement je suis coincé ici jusqu’en milieu de nuit. J’espère que vous arriverez à vous retrouver. Sur votre droite se trouvent les ruelles commerçantes. Normalement, toutes les échoppes sont encore ouvertes, mais je serais vous, je ne tarderais pas trop, les marchandises sont moins abondantes en soirée. Bien, ravi d’avoir fait votre connaissance, Yuimen doit être heureux de recevoir les prières d’une si charmante Taurion… »

Il se recula alors, après avoir adressé un sourire charmeur à l’elfe qui fit mine d’ignorer ses flatteries. Puis, elle entra et se retrouva dans une grande rue relativement bien fréquentée pour une fin de journée.

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Ven 22 Juil 2011 14:03 
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C'est avec un peu d'appréhension que Lilie se présenta, pour la seconde fois de la soirée, devant le vieux garde des portes. Il était assis à une petite table miteuse et contemplait les étoiles de la voûte céleste, lorsque la jeune elfe verte vint lui demander le passage. La porte était certes ouverte, mais plus grand monde ne semblait vouloir aller ni venir, à l’heure des premières lueurs sombres de la nuit.

« Ma foi, vous avez fait drôlement vite ! C'est que vous vous êtes pas perdu ! », s’étonna-t-il en restant confortablement installé contre le dossier de sa chaise, l’air lui aussi exténué. Il ne semblait pas vouloir se lever et invita Lilie à passer, d’un signe courtois de la main.

« Bon retour au temple. Si jamais vous êtes recherchée, de toute façon, je saurais où vous trouver ! »

De fait, elle sembla rassurée et remercia l’individu de ne pas lui faire déballer toutes ses affaires si dures à porter.

« Je n’ai qu’une envie, c’est d'y retourner au plus vite. Merci pour votre confiance et bonne continuation ! »

Mais le garde avait déjà reporté son attention sur les astres lumineux perdus quelque part dans le ciel. Lilie songea qu’il allait probablement s’endormir dans les minutes qui suivraient son passage et d’une certaine façon, elle l’enviait. Un bon quart d’heure de marche l’attendait encore et ce temps allait lui sembler une éternité.

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Ven 30 Sep 2011 07:33 
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Evangile avait le coeur lourd.
Elle partait de la ville de son enfance. Elle savait que ses grandes rues pavées, les petites rues sinueuses, les tavernes aux effluves de viande grillée et la puissante senteur d'ammoniac de l'apothicaire allaient lui manquer. Elle s'était rendue avant son départ à tout les endrois qui l'avait marquée : le Port aux grands bateaux qui la fascinaient, le temple où elle avait été enseignée, la Maison de l'Abandon dont la façade morbide l'avait terrifiée autrefois. Et sa maison à elle... spacieuse, à la décoration cossue, la vaisselle précieuse, sa petite chambre, et la bibliothèque, où elle prenait des livres pour recopier les jolies lettres calligraphiées. C'était sa maison. C'était sa ville. Eniod qu'elle quittait.

(Et mes parents ne viennent même pas pour mon départ...)

Le père et la mère d'Evangile n'avaient jamais approuvés les aspirations de leur fille, eux qui voulaient en faire l'épouse d'un noble. Sinon pourquoi lui apprendre le raffinement de la littérature ?

C'est ainsi qu'Evangile partit de sa chère ville natale, avec un groupe de mages de l'Eau de Moura, dont le vieil Argus, son tuteur. Ils partaient pour le temple de Gaïa, à Tulorim pour un soit disant "échange culturel". L'apprentie guérisseuse soupçonnait surtout une furieuse envie de la part des mages de faire valoir la puissance de la Déesse de l'Eau dans le Nord du Pays. Alors naturellement on venait faire étale de ses pouvoirs dans un Temple dédié à une autre divinité.

"Nous partons !" clama le chef du convoi.

Evangile jeta un dernier regard sur sa ville, et fit talonna son cheval (((C'était une petite jument nommée Nymphe qu'on lui avait prêté pour le voyage))). Le groupe franchit le portail, passa devant le vieux garde qui, fidèle à son habitude, contemplait les dernières étoiles avant que l'astre de feu n'apparaisse.
Evangile était partie.
Définitivement.

(Adieu papa. Adieu maman, Adieu Eniod).

C'est seulement quand le convoi fut un petit point noir à l'horizon, vite happé par la lumière du soleil levant, que la mère d'Evangile laissa couler ses larmes.

(((La suite au Temple de Gaïa)))

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J'aide mon prochain, et c'est le plus beau cadeau que je puisse me faire. Je suis Evangile !


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Jeu 12 Avr 2012 20:44 
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Il n'est pas à dénier, même de nos jours, bien après les « exploits » de Théodore le Jeune, que les murailles d'Eniod ont cette majesté digne des plus grands génies qu'une terre peut porter. Vous trouverez toujours certains pour vous dire qu'ils sont de piètre qualité en cas de telle ou telle attaque spécifique sur un flanc incongru et avec une légion de soldats expérimentés. Soit, accordons-leur. Bien qu'ils remplissent à de nombreuses occasions leur fonction habituelle, à savoir défendre d'une horde de malotrus les richesses dûment accaparées par des décennies de négoce expert, leur premier objectif fut, d'après notre héros, d'en mettre plein à la vue. Il était souvent ardu, à son époque, de ne pas s'affliger, s'attrister, s'épouvanter ou simplement désespérer de l'humanité – à prendre dans son acception la plus large possible, il n'est pas ici pour but un quelconque racisme – de voir des monuments architecturaux somptueux tomber en ruine aux quatre coins de notre terre, des pierres blessées ravager les bases des constructions ancestrales, des gargouilles honteuses d'une infirmité ou d'une autre, des tours abandonnées aux ravages des pluies, du vent et des pigeons ou encore des minarets percés se repaissant d'épaisses tuiles arrachées.

Aucune cicatrice n'ornait la peau dorée et ocre de la riche ville. Aucune entaille n'attaquait les créneaux impeccables de l'immense défense. Aucune mutilation n'empêchait les tours de guet d'observer les horizons jaunis et poussiéreux. Aucune balafre ne blessait les merlons, protection contre les flèches et le ridicule. Aucune disgrâce ne jurait par le vide des mâchicoulis. Aucune proéminence ne provoquait l'œil dans l'avancée des échauguettes. Aucun stigmate ne dissonait tout le long du chemin de ronde. Aucune dégradation n'abîmait le visage que présentait Eniod au reste du monde. Et surtout à Théodore le Jeune, ménestrel nouvellement itinérant, attiré par la fortune de la ville et subjugué par son apparence dès ses premières vues à son orée. Malgré la fatigue du voyage – ou son peu d'endurance à ton exercice physique – il piocha dans ses dernières forces pour se hâter auprès de la foule criant, hurlant, négociant, injuriant, alertant, aboyant, pillant, gueulant, acclamant, s'époumonant, s'égosillant, bref attendant de passer en payant le moins de taxes possibles dans l'antre des marchands. Lui, silencieux dans le vacarme, cible lente et dépassée parmi le peuple de la célérité, s'approchait les yeux fourbis par le soleil mais la tête haute braquée vers les portes.

Taillées dans les chênes verts si reconnaissables de la région, elles promettaient une solidité implacable à tout bélier assez fou pour donner l'assaut avec la même assurance que, vivants, les arbres dont le bois provenaient des truffes exquises et recherchées. Creusées en ogive à même l'harmonie quasiment orchestrale de pierres, elles se paraient voire se dentelaient de fantastiques feuilles d'olivier sculptées descendants crescendo en une pluie mirifique allant de l'infime, du pianissimo, au prodigieux, à l'extraordinaire, au tape-à-l'œil – mais jamais vulgaire, au fortissimo. Vaste et glorieux symbole de l'opulence, du génie, de la beauté, de la richesse, du goût, il s'approchait maintenant au pas de bétail forcé par la multitude qui se massait, de l'œuvre colossale de tout un peuple qui affirmait au reste du monde la fierté de leur force, du grand esprit à la petite main, du maçon au mécène, du général au troufion, de l'architecte à l'apprenti. On devinait, derrière leur entrebâillement, un émerveillement de marche qui menait à une salle surélevée d'où un œil scrutateur et surélevé garantissait, paternel, la paix dans les entrailles de la ville. Théodore le Jeune marchait en contemplant pieusement la magnificence faite corps – ou muraille devrait-on plutôt dire.

« Une ville à la grandeur de mon art, de mon être, de mon ego » s'entendit-il clamer, tout haut, devant le regard tantôt ahuri, tantôt souriant, tantôt compréhensif, des badauds l'encerclant. Il prit alors conscience des gens qui l'entouraient. Bien entendu, il y avait des marchands, opulents et à la chemise ouverte sur une toison et une chaîne en or – la seconde brillait cependant davantage que la première ; une troupe de garçons et de filles qui, bientôt, colporteront, rangeront, approvisionneront, jetteront, vendront les marchandises diverses à cet instant entreposées dans de larges charrettes tirées par des chevaux de trait assommés par la chaleur, batifolaient allègrement apportant le sourire au reste de leur compagnie. De puissants mercenaires palabraient d'exploit, roulaient des mécaniques, haranguaient de leur virilité qu'ils croyaient placés dans leurs cris et leurs fourreaux l'inconnu d'une bande voisine qui rassemblait plus de cicatrices, défiaient et rigolaient, heureux d'être encore en vie et de toucher leur prime de risque. Rien que de bien normal. Cependant, l'œil alerte – et Théodore le Jeune l'avait – pouvait se rendre compte que la foule se constituait aussi d'un nombre étrangement grand tout d'abord de pécores en guenille, fourche et valise à la main. En déduire qu'ils fuyaient leur cambrousse, le simple d'esprit l'aurait compris ; mais aussi d'hommes d'arme, de soldats accomplis aux lames émoussées d'avoir trop servis, de chasseurs de prime aux étendards bariolés trop boueux pour sortir d'une parade, de coureurs de gloire aux armures trop fourragées par les coups répétés. Bref, les annonces d'une guerre et des sales, celles qui font fuir les paysans et ramènent estropiés les cœurs vaillants. Les moignons fleurissant à la vue de notre ménestrel comme le bourgeon au printemps et les mines d'enterrement contrastaient avec les rires joyeux des cortèges marchands.

En clair, une aubaine pour notre barde inconnu de la ville. Il formait alors un pot pourri pour une future histoire les différentes histoires que se racontaient les gueules cassées.

« … et v'la-t'y pas qu'une demi-douzaine de ces cinglés de shaakt nous tombent d'ssus comme le goéland sur l'étal d'un poissonnier aux produits douteux ! … Ils nous brutalisaient à coups de "Valshebarath ! Valshebarath !". J'y connaissais rien, moi, à leur déesse de merde. Ça les fous dans une rogne d'avoir cette folle comme divinité... que c'est là que l'gros Flo, il a pris un coup dans l'bidon. Pour sûr, ça lui a fait une boutonnière, du nombril au gosier. Qu'y avait tellement sang qui giclait sur nous qu'il aurait plu c'était pareil ! Une odeur, mon pote ! Les entrailles qui s'déversaient partout, ça pendait, ça pendait et lui, il essayait de tout remettre en place... Voyez-vous, je comprends pourquoi la milice se disait débordée. Nous, nous étions sept. Tous aguerris au combat, bien préparé et bien armé. Je suis le seul qui reviens et j'ai eu de la chance, je n'ai pas honte de le dire... Du'que c'est pas qu'c'est l'pire les combats, tu sais gamin ? C'est la f'rêt. Qu'elle est belle, n'rmalement, et qu'elle prévoit jamais d'grand danger à çui qui t'la traverse, gamin. Mais là, elle change. Elle est noire, comme eux. Ils la changent, gamin... Des monticules de cadavres. Ceux des copains tombés au combat bien sûr, mais pas que. Ils font des rituels obscurs, à n'en pas douter ; ils font quelque chose aux bois. Ils prennent même pas la peine d'emmener en esclavage les paysans qu'ils ramènent vivants d'une rapt, ils les massacrent, et salement... des yeux ensanglantés, une large robe d'un bleu nuit qui vous aspire la lumière en plein jour ! Et v'la qu'il psalmodie des trucs que j'y comprenais que d'chi ! C'est pas normal, là-bas. »

Le spectacle se déroulait déjà dans sa tête. Il ne fallait pas trop en faire, sans doute une fuite après une défaite. Reprendre cette histoire de monticule, d'horreurs, d'empilement de cadavres. « Ça fonctionne toujours », se disait-il. Comme pour toute bonne chanson, il fallait un combat. Probablement fallait-il reprendre cette histoire d'entrailles déversées. « Plus c'est sanglant, plus il y a d'applaudissements. » En plus, il avait un nom, ça fait toujours bien un nom, un vrai, ça vient plus naturellement. Gros Flo. Ça sonnait parfaitement. Je vous vois venir, vous qui entendez cette histoire. Vous vous dîtes que Théodore le Jeune arnaquait le chaland en lui refourguant des histoires qu'il n'avait pas vécues. Mais est-ce si grave que cela ? Certes, il tirait de la gloire de ses facéties pour des épopées qui ne lui étaient pas arrivées. Et alors ? Il y avait un grand nombre de guerriers revenus du front et les bavardages corroboraient pour monter une terrifiante nouvelle, une situation brutale et horrible. Seulement, il s'agissait de guerriers, pas de conteurs. Les nouvelles se répandent toujours mieux lorsque le talent les aide. Certains se battront toujours, mais ce ne sera jamais leur travail de promouvoir les exploits, d'apporter des informations.

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Lun 3 Sep 2012 17:42 
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Agraes était las, il avait arpenté la forêt pendant des jours en suivant le fleuve, mais enfin il arrivait vers la lisière de cette dernière. Le chemin de terre était moins sinueux et s’élargissait alors qu’il approchait d’Eniod. Cette ville portuaire symbolisait pour ce dernier le début d’une magnifique aventure.

Soudain il aperçut au loin les murailles majestueuses, et alors qu’il approchait des portes de la ville sa fatigue s’évanouit. L’excitation montait en lui, et il commença à courir en direction des portes. Arrivé à quelques mètres de la porte il reprit son souffle puis observa les portes :

(Gaïa m’en soit témoin, cette ville sera le début d’une grande aventure pour moi ! En passant ces portes dorées et finement sculptées, ma vie commence réellement !)

Il reprit sa route, arrivé devant la porte, un homme se dressa devant lui, il le considéra longuement, c’était un Varrochien, assez grand pour son origine, bien bâti. Sa peau portait la marque du soleil, surement à force d’arpenter les remparts, il portait l’uniforme des gardes de la ville :

«Qui êtes-vous et que venez-vous faire dans notre ville ?
- Mon nom est Agraes et je viens ici pour prendre la mer »
- Quel navire ?
- Je ne sais pas encore, celui qui voudra de moi
- Et ou allez-vous ?
- Là ou l’aventure me guidera !
- Soit, je n’arrive pas à m’imaginer vos motivations, mais puisse le sort vous être favorable mon cher ami. Entrez dans notre ville et que votre séjour soit agréable. »

Agraes se dirigea alors entre les portes dorées de la ville, prêt à arpenter les ruelles de la ville.

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Ma quête de reconnaissance est éternelle, personne ne se dressera contre mon destin !

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Mer 5 Juin 2013 20:18 
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-5. Plus qu'un lieu, une demeure (suite)


La route pour les portes de la ville fut assez facile d’accès. Le peu de miliciens semblaient se diriger vers la source d’une rumeur qu’un important groupe d’homme armé avait élu domicile au port. Bien qu’un grand nombre de citoyens avaient suivis ces miliciens pour connaître les raisons d’un tel engouement pour la mer, les grandes portes étaient envahies d’un convoi de charrettes recouvertes par une longue toile prenant toute la place. Les gens pullulaient dans la place et dans les charrettes, des sacs étaient éparpillés ici et là, il était donc difficile pour Jorus qui espérait trouver Farène dans ce tohu-bohu. Un attroupement de personnes se tenait devant un barrage de garde où un homme assez imposant se disputait avec un garde à l’uniforme plus décoré, probablement le chef.

-C’est un véritable scandale nous sommes un commerce itinérant, si vous nous empêchez de partir nous perdrons une somme colossale et je suppose que vous ne payerez pas les pertes que nous allons subir.

-Ceci est pour votre sécurité, depuis l’expansion des elfes de Khonfas la sécurité est renforcée et tout convois peut importe sa nature doit s’y soustraire.

-Mais c’est du grand n’importe quoi, pourquoi faut-il autant d’hommes pour un convoi, de plus les attaques ont largement diminuées pour ne pas dire inexistante alors votre règlement c’est de la connerie !

-Je comprends votre réaction, mais il est de ma responsabilité de faire partir chaque convoi et que ces derniers soient bien escortés. S’il vous arrive malheur, la faute me retombera dessus parce que je n’ai pas suivis la loi. Donc non, tant que vous n’atteindrez pas les quarante pour cent d’hommes armées dans votre convoi vous ne partirez pas !

-Mais c’est du pur délire, il ne nous manque qu’un seul homme et nous avons enrôlé tous ceux qui n’avaient pas peur des elfes ou des créatures de l’extérieur et vous croyez vraiment qu’un seul homme fera la différence contre une probable attaque massive des elfes noirs ?

En se rapprochant de la foule, Jorus alla demander des renseignements à un homme de dos, qui s’afférait à l’attelage des chevaux.

-Excuser-moi Monsieur ! Que se passe-t-il ici, pourquoi les gardes vous empêchent de partir.

L’homme se retourna lentement regardant Jorus d’un œil malveillant.

-On dit Madame, avorton !

Bien que de dos on puisse prendre la personne pour un homme, de face la femme ressemblait plus à un ours qu’à un être humain. Au vu de sa réaction, elle avait l’habitude de ce genre de méprise et semblait répliquer avec le caractère d’un ours affamé par une longue hibernation. Jorus se fit la réflexion que cette chaleureuse conversation ne pouvais pas aller plus mal et qu’il devrait la jouer fine. Il avait encore beaucoup de choses à vivre, ce n’était pas le moment de se faire tordre le coup par une baffe tonitruante.

-Désolé Madame, je vous ai prise pour mon oncle de dos !

-Comment ?

Finalement les choses pouvaient tourner plus mal. Tandis que la femme-ours montrait les crocs, son œil gauche se faisait écraser par une veine de la taille d’un pouce. Il fallait redresser la situation et vite sous peine d’avoir une pierre tombale au milieu de la place : " Ci-gît Jorus l’inconscient, tué par un animal sauvage. "

-Désolé Madame, c’est les messieurs là-bas qui m’ont donné de l’argent pour vous dire ça !

Tandis que l’animal partait à l’encontre de pauvres innocents, Jorus ramena la femme à ses problèmes.

-En revanche, je voudrais bien comprendre ce qui se passe là-bas !

-A cause des attaques de ces maudis elfes noirs, les convoient doivent posséder un certain nombre d’hommes armés dans le cas où ses troglodytes sortiraient de leur trou. Ils comptent quatre hommes armés sur dix personnes et bien que je puisse assommer mes propres hommes, on ne me considère pas comme un défenseur digne pour la milice.

Pendant qu’elle énonçait le problème que le convoi rencontrait, elle détailla Jorus et tomba sur le manche sa dague pourtant dissimulé dans son dos. Dans un rictus à faire pâlir la pierre, elle attrapa Jorus par le col.

-Dis donc toi, je vois que t’as une arme, je suppose que tu sais t’en servir ! Je sais comment tu vas te faire pardonner pour tout à l’heure.

Malgré sa masse importante, la femme marchait à grande allure. Toujours tenu par le col, Jorus faillit perdre l’équilibre plus d’une fois. Lorsqu’il reprit le contrôle de son corps, il était entre la femme-ours et les deux hommes qui se disputaient devant la grande porte.

-Tyrm, voici un jeune homme plein de vigueur qui accepte de venir avec nous !

Devant le garde et un homme habillé par une importante cape en fourrure, Jorus se sentit très petit. L’homme à la cape le dévisagea, visiblement intrigué par la venu du jeune homme.

-C’est bien vrai ça, tu souhaites te joindre à nous, de ton plein gré ?

Il avait étrangement insisté sur les derniers mots comme s’il connaissait les méthodes de recrutement de la femme. Malgré son envie de détaler à toutes jambes, Jorus avait dans un recoin de son esprit, conscience qu’il était venu ici pour quitter la ville, l’occasion était rêvée. Dans son dos il sentait cependant l’ombre de la mort, déguisée en animal féroce.

-C’est exacte Monsieur, je suis volontaire !

Quittant son expression des mauvais jours, l’homme afficha un large sourire et attrapa Jorus par l’épaule, manquant de la lui déboiter.

-Excellent mon garçon, tu n’imagines pas dans quel pétrin tu me sorts !

(Et moi dans lequel je me trouve.)

-Bon t’as entendu ? On a notre dernier homme alors dit à tes gars de déguerpir ou ils vont passer sous nos roues !

Tout comme l’homme, le garde semblait soulagé de la venu de Jorus. Il craignait probablement d’en venir aux mains avec tous ces marchants aux allures peu rassurantes.

-Vous avez entendu ? Ouvrez les portes ! Voilà un jeune homme courageux, je ne suis pas prêt de t’oublier petit !

(C’est bien ma veine, moi qui voulais partir discrètement.)

Dans un synchronisme parfait, plusieurs hommes se postèrent vers les mécanismes d’ouverture des deux portes. Celles-ci s’ouvrirent, laissant rayonner leurs ornements dorés et au loin, la liberté.

-Viens par là toi !

Prendre les gens par le col semblait être une tradition chez les voyageurs, ou bien Jorus avait tapé dans l’œil de la femme-ours. Quoi qu’il en soit, elle le déposa sur l’une des charrettes prit les rênes et s’installa à côté faisant trembler l’ensemble. La voix de l’homme capé sembla venir de la tête du cortège.

-Mélinda tout est bon pour toi ?

-Mélinda quel joli nom, certainement une belle femme. Murmura Jorus pour lui-même.

-Ouais c’est OK !

La femme à côté de Jorus avait hurlé tel un animal de cinq cents kilos, manquant de faire saigner aux oreilles son passager.

-T’as dit quelque chose ?

-Heu…non rien !

Le convoi quitta Eniod dans un nuage de poussière. Soixante commerçants, trente-neuf hommes armés et un homme tout frêle aux côtés d’une arme de dissuasion massive passèrent les portes de la ville.


II-1. Début d'une traversée

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Multi : Relonor et Nhaundar


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Ven 2 Aoû 2013 15:01 
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Je mène par la bride ma nouvelle monture au travers de la rue principale, remontant vers les portes nord de la ville. L'heure du rendez-vous doit approcher. Le soleil est n'est pas bien haut dans le ciel, mais la chaleur est déjà désagréable, et il n'y a pas un souffle de vent. La journée va être chaude... J'espère que la route sera ombragée. Quoique... Cela risquerait de favoriser les embuscades.

J'arrive finalement devant les portes, et rejoint la file de gens souhaitant quitter la ville. Il y a surtout charrettes, des marchands sûrement, mais aussi quelques cavalier, comme moi, et même deux personnes à pieds. Des lanciers gardent les portes, posant quelques questions à ceux souhaitant partir ; un scribe prend parfois quelques notes, sur une petite table calé contre l'arche creusée dans la muraille.

Mon tour arrive finalement ; je m'avance, salue le soldat en face de moi. Il a un air un peu las, mais pas agressif.

" Votre nom ? Pourquoi quittez-vous la ville ?

- je m'appelle Asgeir Korin, je vais escorter un convoi.

- Oh, vous êtes un des mercenaires escortant l'or, je suppose ? Certains de vos camarades sont déjà là, à l'ombre de la muraille."

Il s'écarte, et me désigne un petit groupe, affalé contre le rempart. En quelques pas, je les rejoints. Il y a là deux hommes et une femme, tous humains, des locaux. Trois chevaux sont attachés à un anneau fixé à la muraille, un peu plus loin.

En m'apercevant, la femme se relève, m'observe un instant. Elle est plutôt grande, m'arrivant à l'épaule, et est sans doute possible une guerrière : elle porte une armure de maille, et la garde d'une épée longue est visible dans son dos. Ses cheveux sont courts, noirs, encadrant un visage sans grâce. Une femme-soldat... Je commence à comprendre pourquoi les convois se font attaquer aussi facilement.

"Vous devez être le Sang Pourpre dont on m'a parlé... Je m'appelle Pramiss ; voici Enan et Nerior. "

Je les salue d'un signe de tête. Tous deux se ressemblent : taille moyenne, massif, courts cheveux blond bouclés, visage carré. Deux frères, sans doute ; peu habitués à se battre, à mon avis : leurs équipement est... inexistant, en fait. Ils portent des habits grossiers, et sont armées d'épée courte basique. Je n'ai peut-être pas fière allure, mais on ne peut pas douter de ma profession, au moins. Leur teint comme leur musculature me fait penser à des paysans souhaitant tenter leurs chance dans le mercenariat...

Je ramène mon regard vers Pramiss. Elle semble essayer de m'évaluer ; un sourire me monte aux lèvres.

- Je m'appelle Asgeir Korin. Savez-vous quand arrivera notre convoi ?

- Il ne devrait pas tarder. Ce doit être Bregen qui dirigera le convoi ; il est ponctuel.

- Bregen ?

- Bregen Grenan. Il s'occupe des convois vers Dehant ; c'est un bon chef, et un bon épéiste. Le voici d'ailleurs qui arrive.

En effet, une sorte de charrette émerge des portes ; un homme d'une soixantaine d'année est assis à l'avant, dirigeant les deux chevaux le remorquant . Au côté de l'attelage se trouve un cavalier à fier allure, portant une élégante armure de cuir noire. Une fine épée pend à ses côté, et une lance est attaché dans son dos. Il se dirige sans hésiter vers nous, saute à bas de son cheval.

" Content de te revoir, Pramiss. Que penses-tu des recrues du jour ?

- Pas assez nombreuses, et probablement pas assez compétente. Le Sang Pourpre sera peut-être une bonne surprise. Mais nous allons vraiment faire cette escorte à cinq ?

- Six !

La voix est fluette, enfantine. Surpris, je cherche l'origine de l'intervention, et reste bouche bée en voyant un lutin se tenir debout sur la selle du cheval. Plus petit que mon avant bras, vêtu de botte jaune, d'un pantalon vert, d'une veste rouge, et d'un bonnet bleu, il correspond aux rumeurs que j'ai entendu. Des épis de sa chevelure, argenté, dépasse de son couvre-chef, mettant en valeur son visage enfantin.

- Hum... je vous présente Merrobion Boubouc. Il nous accompagnera pour ce voyage.

Je m'arrache difficilement à la contemplation du lutin. Ils existent donc réellement...

- Bien ! Mettons nous en route. Nous aurons tous le temps de parler plus tard. Gardez vous armes à portée de main, soyez vigilant. Nous devrions être tranquille le premier jour, mais ne vous relâchez pas pour autant. "

Je vérifie une dernier fois que mes affaires sont correctement attaché à l'arrière de la selle, enlève le tissu qui protégeait ma hache, la place dans son fourreau. Une fois cela fait, je me mets en selle, et suis les autres. Bregen prends la tête du convoi, et s'engage sur la route menant à Dehant.

_________________
Réincarnation d'Angèlique.
    Image
Asgeir Korin, Guerrier niveau 2.
Le début de la gloire !


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Mer 14 Aoû 2013 13:09 
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Inscription: Mar 12 Mar 2013 23:55
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Localisation: Quête 30
La journée est une fois de plus, lourde et chaude. Étouffante. Le chemin que j'emprunte a quitté la forêt depuis un bon moment déjà, pour rejoindre les collines et plaines verdoyantes dans lesquelles s’est nichée Eniod, ville portuaire, réputée sur l’ensemble du continent pour son commerce de l’or. Au loin, j’aperçois les remparts blanchâtres de la ville fortifiée. Je sais que le chemin est sécurisé, à présent. Il traverse élégamment la plaine, parsemée de petites fermes en activité. La route sur laquelle j’avance est bordée de champs de maïs et de blé. Tout le jour, sous un soleil brûlant et dans le bourdonnement des mouches affolées par la sueur de chacun, hommes, femmes et bêtes de trait s’y affairent. C’est le temps des récoltes, qui promettent d’être abondantes cette année.

En voyant ces gens, je me persuade d’avoir fait le bon choix, en continuant vers Eniod. L’ambiance me parait plus légère que si j’étais restée seule, dans la moiteur de la forêt.

Sur ma droite, alors que j’observe leur travail d’un œil distrait, un Varrokien me fait signe pour me saluer. Je le trouve étrangement poli, avant de me rendre compte que moi-même, j’effectuais un signe de la main… pour chasser une mouche agaçante. Je souris. Franchement, cette fois. Cette fraicheur, cette humanité, me redonne du baume au cœur. Oui, vraiment, j’ai bien fait de venir ici.

Je poursuis ma route, Eniod me dévoilant peu à peu toute sa splendeur. Je découvre, avec le regard émerveillé d’une petite fille, la ville qui grandit sous mes yeux au fil de mes pas.

Je franchis la gigantesque porte sculptée de la ville sans encombre. Postés à son entrée, deux gardes semblent plus anecdotiques que réellement utiles. L’un d’eux a les yeux mi-clos. Serait-ce l’heure de la sieste ? L’autre mâche une miche de pain, sans prêter la moindre attention à mon passage.

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Mer 9 Oct 2013 01:29 
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Inscription: Jeu 21 Mar 2013 00:29
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Ciryon se trouvait maintenant de les portes de la ville. Celles-ci révélaient toute leur beauté la nuit, quand les rayons du soleil ne reflétaient pas sur leur dorure. Mais l'elfe bleu n'était pas venu si tard pour les observer. Il était là pour quitter la ville et rejoindre l'Auberge du Sang Fantôme, même s'il n'y était attendu que le lendemain. Effectivement il lui semblait plus prévoyant de venir au moment où on l'attendait le moins, juste après son inviteur.

Le garde de nuit, un humain aux cheveux blond d'une trentaine d'années, se dirigea vers la silhouette du voleur dés qu'il l'aperçût. Pour mieux voir son interlocuteur, il leva sa lanterne à hauteur de visage. Méfiant mais poli, le nuiteux s'adressa protocolairement à Ciryon.

"Veuillez décliner votre identité ainsi que la raison de votre présence."

Bien sur, l'earion ne pouvait pas se permettre d'expliquer la vérité au milicien. Cependant, heureusement pour lui, il s'attendait à être contrôlé. Il avait donc préparé un mensonge qui justifierait cette sortie nocturne, ainsi que les suivantes. Il répondit donc calmement à la question posé.

"Je me nomme Ciryon, entomologiste venant de Lebher. Si je suis venu en Imiftil, c'est pour étudier les Lutinoras. Ceux-ci étant noctambule, je peu les observer uniquement de nuit. C'est pourquoi je vous demande l'autorisation de sortir."

Satisfaite de l'explication, la sentinelle ouvrit la porte. Permettant ainsi au brigand de quitter la ville.

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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Ven 20 Mar 2015 16:51 
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Inscription: Dim 15 Mar 2015 04:28
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Localisation: Eniod
Il est midi quand j'arrive enfin devant les portes de la ville. Le voyage a était long et je suis bien content d'atteindre mon but, la cité marchande d'Eniod. Et comme pour impressionner ces visiteurs, la capitale a fièrement arborée ces grandes portes d'or massif. Elles sont impossibles à louper puisque le soleil envoi ces rayons cogner dessus, réfléchissant une lumière presque aveuglante.

D'ailleurs elles ne sont pas l'unique cible de l'astre de feu, puisque je transpire à grosse goutte. Il faut dire que je ne suis pas habitué à de telles chaleurs. Je viens du comté de Wiehl et, là haut, le climat est loin d'être tropical.

M'approchant de l'entrée de la ville, je remarque que deux soldats la gardent. Le plus âgé des deux, un kendran aux longs cheveux blonds, m'interpelle.

-Hola voyageur, c'est une bien belle journée pour venir découvrir notre ville. Que nous vaut donc l'honneur de cette visite ?

-Je viens voir ma soeur, mariée récement à messire Gundir. Serait il possible que vous connaissez le chemin pour accéder à sa demeure ?

C'est l'autre garde, un rouquin pas plus âgé que moi, qui me répondit.

-Rien de plus facile. Une fois entré, longez le mur vers l'Ouest jusqu'à arriver sur la place du marché. Votre soeur habite dans la dernière maison de l'impasse se trouvant sur votre gauche.

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Toas, Varrockien, Mage


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Ven 10 Fév 2017 12:31 
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Inscription: Mar 29 Nov 2016 13:35
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Localisation: Dehant
I-Partie7
Jake en regardant la porte vit un garde qui le fixait d'un regard méfiant . Mais il oublia vite Jake quand un noble passa, ce dont en avait profité Jake pour passer la porte et éviter les ennuies. Jake se mit à pousser un "ouf", puis il regarda autour de lui et vit un garçon au pieds des murailles.

Salut, Asan ça va?

Le garçon en question fut étonner et avait même assez de mal pour reconnaitre son ami.

Quoi !! C'est toi Jake. Je t'ai pas reconnus sous la cape.

C'est un cadeau de ma mère, est ce que ton cousin par toujours pour Dehant en bateau.

Oui, j'ai fait comme tu m'as dit, il a accepté d'écrire ton nom à sa place dans les registres du port mais pourquoi faire ça.

C'est pour que mes parents ne se doutent pas que je marche à pied et pour éviter la milice. Tu sais j'ai eus des problèmes hier mais on en reparlera une autre fois Salut !!

Jake et Asan firent une acolade puis chacun partit de son côté, l'un vers la ville et l'autre vers l'inconnus.Jake pus sentir une brise légère soufflée.

C'est bon signe.se dit-il

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Si tu veux, tu peux.

Thême de Jake


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Mar 4 Avr 2017 22:11 
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Inscription: Mar 20 Déc 2016 19:16
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Localisation: Eniod
La tête de Maelgion bourdonnait. Peut-être était-ce dû à l'eau qui s'était engouffrée en torrent dans ses oreilles, le fait qu'il eût manqué de se noyer ou tout simplement l'enchainement d'événements trop violents pour un garçon d'à peine quatorze ans. Bien que son inquiétude à l'égard de son petit frère eût été la cause du danger dans lequel il avait plongé (au sens propre comme au sens figuré), dans un premier temps, néanmoins, ce fut à peine s'il le remarqua, n'ayant de yeux que pour Asam. Mais son ami était sain et sauf, lui aussi. Et le baiser qu'ils échangèrent entérina définitivement dans leur être le lien particulier qui existait entre ces deux jeunes garçons. Richard, sur ces entrefaites, arriva et Maelgion, rouge de honte, se dégagea d'un bond de l'étreinte d'Asam tout en prétendant ignorer le sourire malicieux que ce dernier lui adressa. Cette impromptue arriva sembla comme réveiller le jeune mage. Quand Lenen se tourna vers Richard pour lui répondre, Maelgion lui tomba soudainement dessus pour le serrer avec force dans ses bras.

"Mais oui, c'est bien moi Lenen ! Je vais bien !"

Il se détacha un peu pour examiner avec attention son petit frère, anxieux à l'idée de trouver la moindre trace de blessure. Finalement, il lui ébouriffa les cheveux de sa main droite. Il souriait à pleine dent, mais sa voix était bien inquiète.

"Et toi ? Est-ce que tu as mal quelque part ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Raconte-moi tout !"

Pendant ce temps, Richard, qui avait laissé choir à terre les morceaux de bois qu'il avait précédemment ramassés pour courir plus vite et s'était inquiété pour Lenen, pris conscience d'Asam tout comme Asam prit conscience de Richard. L'homme portait l'uniforme, la tunique à la couleur vive qu'arborait les gardes du corps des marchands dont le garçon, avec le reste de l'équipage des pirates, avait pris d'assaut. Quant à lui, ses vêtements rapidement rapiécés, ses pieds nus, sa peau dorée par le soleil et le sel ne faisait aucun doute. Lentement, la main de Richard vint se poser sur la garde de son épée qu'il avait pu conservée malgré le naufrage. Lentement, Asam se redressa et se tint sur ses gardes. Maelgion perçut aussitôt la tension naissante. Doucement, il vint se placer entre les deux et soutint avec force le regard du soldat. Ce dernier, sûrement par amitié pour Lenen, finit par baisser les yeux et relâcha sa garde. Il se tourna ensuite vers le plus jeune garçon.

"J'ai pu observer les alentours et j'ai découvert que nous ne sommes qu'à une ou deux heures de marche maximum d'Eniod. Tu veux grimper sur mon dos ?"

Ils se mirent en route. Mais une ambiance gênante survolait le groupe entier, comme Asam était toujours sur les nerfs et Richard peu enclin à lui faire confiance. Maelgion, qui ne savait comment réagir préféra parler à son petit frère et, par une vaine discussion, éclaircir son esprit des récents malheurs survenus. N'allaient-ils pas retrouver leurs parents ? Pourquoi encore s'encombrer des souvenirs douloureux de ce bref séjour au sein des pirates ? Bien sûr, Maelgion les chérirait secrètement tant ils étaient liés au premier amour de sa vie, mais Lenen, lui, n'en avait pas besoin et l'aîné des Syalgius mit un point d'honneur à recouvrir ces souvenirs par ceux toutes les possibilités qui s'offriraient à eux une fois de retour à la maison : la pêche avec Père, la cuisine avec Mère, les jeux avec leur très jeune sœur, les balades en forêt, toutes ces choses, enfin, que Lenen aimait faire. Enfin, à force de bavardage, les portes d'Eniod furent en vue.

"C'est ici que je dois vous laisser" déclara Richard, "Il me faut faire un rapport immédiatement et je ne peux pas m'occuper de vous d'abord. Mais je vous fais confiance" continua-t-il en regardant spécifiquement Lenen, "vous êtes de grands garçons, vous saurez vous débrouiller tout seul."

Après ces dernières paroles, il passa les portes et disparut dans la foule des marchands, des voyageurs et des habitants réguliers de la ville portuaire.

"Je crois que c'est aussi ici que je vous laisse" annonça alors Asam.

Maelgion tressaillit.

"Mais pourquoi ? Tu ne veux pas plutôt venir avec nous ? Je suis sûr que Père serait d'accord pour t'accueillir !"

Mais Asam secouait la tête dès le début de sa phrase.

"Désolé Mael, mais ma vie est sur un bateau. Pas dans une ferme."

Ils s'observèrent un instant, incapables ni de parler, ni de se quitter. Pour la première fois depuis qu'ils avaient été enlevés, Maelgion sentit les larmes lui brûler le coin des yeux et la tristesse lui broyer les entrailles. Finalement, Asam l'enlaça et lui déposa un baiser sur le front avant de les quitter à leur tour, non sans avoir promis au jeune mage qu'ils se reverraient un jour. Ainsi, comme ils étaient arrivés à Eniod, il y avait un mois de cela, ils en repartaient ; le grand frère et le petit frère. Le voyage du retour parut à Maelgion durer une éternité et cent fois il voulut faire demi-tour. La simple présence de Lenen, cependant, l'en empêcha. Enfin, quand, au détour du sentier, à la faveur d'une trouée entre les arbres touffus, ils purent apercevoir leur village, un lourd poids sembla comme lui tomber dans l'estomac. Alors, on y arrivait finalement ? La fin de leur aventure et le retour à leur vie normal ? Il aurait dû être heureux, il ne ressentait qu'un grand vide. Il lui avait semblé, un instant, être appelé à quelque chose de plus grand, mais là, avec la vue des chaumettes fumants tranquillement et sagement alignée, cette impression fut déchirée.

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L'aîné


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 Sujet du message: Re: Les Portes d'Eniod
MessagePosté: Lun 10 Avr 2017 10:18 
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Inscription: Mar 20 Déc 2016 16:49
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Localisation: Eniod
Tandis que Lenen avait la tête tourné vers Richard, son grand-frère lui bondit dessus, le serrant dans ses bras. Lenen eut les larmes aux yeux, heureux d'être dans les bras de Maelgion. Il renforça l'étreinte et se força à ne pas pleurer, ne voulant pas fâcher Maelgion. Lenen était si heureux de revoir Maelgion en vie ! Alors qu'il était dans ce tonneau, trempé, dans le froid, il songeait au fait qu'il ne verrait plus jamais son grand-frère, avec une douleur au niveau du coeur, comme si les deux frères étaient reliés par une veine. Il rit doucement en voyant son frère l'examiner partout, en quête de blessure. Fort heureusement, Lenen n'était pas dans la partie la plus en danger du bateau. Cela dit, si Richard n'avait pas réussi son coup suicidaire, peut-être Lenen aurait-il été fortement punit, notamment pour avoir assommé le cuisinier. Il n'osait pas imaginer ce qu'ils lui auraient fait !

"Je vais bien, Maelgion ! J'ai rien ! J'étais avec Richard, sur le bateau, et même que je l'ai aidé !" dit-il, fier de lui, et voulant que Maelgion partage le même sentiment.

En voyant la tension s'installer, Lenen soutint Maelgion, venant doucement tirer la manche de Richard en l'implorant du regard. Ce dernier renonça finalement au regard noir lancé à Asam, ainsi qu'à sa position de défense et annonça à Lenen et Mealgion qu'ils étaient près d'Eniod. Lenen eut un air surpris.

"Près d'Eniod ?? Tu entends ça, Maelgion ?? C'est génial !"

Il était si heureux d'être de retour à Eniod ! Mais par contre, il ne vendra pas n'importe quoi à n'importe qui ... Peut-être même d'ailleurs que sa mère le laisserait plus quitter la maison pendant trois mois. Il allait enfin revoir sa douce maison, son doux papa, sa douce maman, sa douce petite soeur... Sa douce vie. Excité, mais déjà fatigué par la route qu'il allait devoir faire, il accepta timidement la proposition de Richard qui le prit sur son dos. Lenen entoura ses bras autour du cou de l'adulte et en profita pour discuter avec Maelgion. Il avait tant de choses à lui dire !

Il raconta à Maelgion ce qu'il vécut, sur le bateau; l'arrivé soudaine d'un fou suicidaire nommé Richard, le soutient que Lenen put apporter... Lenen était content de dire ça à Maelgion; il voulait que son frère soit fier de lui ! Et le garçonnet en avait assez d'être effectivement le petit être fragile dans un coin. Il voulait vraiment aider et soutenir les autres. Le petit-frère ne se rendit compte de rien sur le malaise qu'avait Maelgion. A ses yeux, c'était le plus beau jour de sa vie ! Après des mois de souffrance et de peur, il allait pouvoir revoir sa famille. Non, il était décidément très heureux de retourner chez lui.

Arrivé aux portes d'Eniod, Richard posa le garçon au sol et leur expliqua qu'il allait devoir les laisser. Lenen afficha une mine triste; il savait que le soldat n'allait pas non plus vivre chez les Syalgus, cela dit il aurait voulu rester un peu plus longtemps avec son salvateur.

"Merci... J'espère qu'on se reverra un jour !"

A son tour, Asam décida de partir, de même. Bien qu'il était suspicieux envers Asam au début, il était triste aussi de son départ, mais pas pour lui; pour Maelgion. Il avait vaguement compris qu'effectivement un lien amoureux régnait entre eux. Lenen, voulant laisser Maelgion avec Asam, pour leur dernier instant en ce jour, s'éloigna un peu et fit mine de s'intéresser à autre chose - bien que ses oreilles étaient aux aguets. Il avait effectivement trouvé un bâton plutôt rigolo, qui avait vaguement la forme d'une épée. Le garçon frappa l'air avec. Il se demanda à cet instant s'il aurait pu être aussi fort que Richard, avec son épée, sur le bateau. Ou peut-être sera-t-il comme lui un jour ? Un éclair d'espoir traversa le coeur de Lenen; oui, il voulait être comme Richard ! Courageux, fort, valeureux ! Il se promit à lui-même de s'entrainer le plus possible et de la meilleure façon possible avec son père. Finit d'être le petit être fragile qui avait peur de tout !

(Il y aura du chemin à faire, mais je ferai tout pour être comme lui !)

Asam fit ses derniers adieux à Maelgion. Lenen fit un petit "Au revoir" un peu triste à Asam, espérant lui aussi le revoir un jour. Les voilà à nouveaux seuls. Le grand-frère, le petit-frère. Lenen se doutait un peu de la tristesse que pouvait avoir Maelgion de ne plus être avec Asam. Il hésita par ailleurs à lui prendre la main, comme pour lui dire "Hey ! Je suis là ! Donc ça va mieux, non ?" mais peut-être n'apprécierait-il pas. Il préféra alors ne rien faire, et il se fit même force pour ne pas rester proche de lui, ne voulant pas l'étouffer. Il sautillait au devant, lançant à Maelgion les remarques les plus optimistes possibles, sans savoir qu'il était peut-être en train de raviver la plaie de manque d'aventure du grand-frère. Il lui rappelait en effet toutes les activités quotidiennes qu'ils faisaient avec leur parents, et qu'ils pourraient faire à nouveau.

Quand enfin ils arrivèrent au petit village en question, Lenen ne réfléchit pas. Il lâcha son bâton, qui lui avait fait office de jouet pendant tout le voyage, et il courut dans le village.

"Mère ! Père ! On est là !"

Le voyage était enfin terminé, pour le bonheur de l'un, et le malheur de l'autre.

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