Alistair a écrit:
Je suis pas du tout d'accord. Certes, les élèves s'en rendront compte, mais tant que rien n'est dit, y a place au doute donc moins de chance d'être démoralisé.
Et ensuite, un élève bon qui s'emmerde en cours va perdre l'envie d'apprendre. C'est ce qui m'est arrivé dès la primaire, j'étais le meilleur de ma classe, j'avais des facilités énormes, mais au bout d'un moment ça m'a soulé, on passait des jours entiers à apprendre les multiplications (par exemple) alors que j'avais choppé le coup de main en quelques minutes, je me suis démotivé, je suis devenu un cancre, j'ai presque complètement arrêté de faire mes devoirs et me suis dégradé d'année en année. Arrivé en BEP je me suis retrouvé avec de nouveau l'envie d'apprendre mais c'était trop simple, j'ai débuté l'année avec 18 de moyenne, je l'ai finie avec 13 de moyenne parce que j'allais plus en cours, je dormais en classe etc.
Donc si, on restreint largement la capacité des élèves qui ont des facilités en les mettant avec des élèves en difficulté, on se retrouve avec beaucoup d'élèves en échec scolaire presque sans raison, et d'autres qui se démotivent pas seulement pour les cours mais dans la vie. L'éducation nationale est la base de toute, et en merdant comme elle merde, elle foire tout l'avenir de la France, voilà mon avis.
Et si on met les moins bons avec les moins bons, les profs pourront plus facilement faire étape par étape et ils apprendront mieux aussi. Tout le monde y gagnerait aux classes de niveau.
Tu fais juste partie des 2,5% de surdoué inadapté à l'enseignement (et pas l'inverse)
A quoi je vois ça ?
meilleur de ma classe
facilités énormes
coup de main en quelques minutes
BEP .... c'était trop simple
Ce n'est pas l'enseignement qui n'est pas adapté, c'est toi qui est inadapté à l'enseignement.
Et oui, je suis pour les écoles pour surdoués et pour sous-doués ^^
Mais pour les 95% restant, c'est une folie pure de passer à des écoles de niveaux.
Par contre, avoir des classes plus petites permettraient aux enseignants de pouvoir s'intéresser aux élèves au cas par cas. Et donc de laisser ceux ayant une facilité dans telle ou telle matière se développer et avancer sur le contenu (via des manuels et des exercices complémentaires non-obligatoires) pendant que les enseignants aident ceux le plus dans le besoin.
Voire même des systèmes plus souples permettant à des élèves ayant des facilités et ayant achevé la leçon dans une matière de travailler sur une autre matière où ils ont des difficultés. Ou des systèmes participatifs où ceux ayant des facilités dans une matière vont aider les élèves ayant des difficultés dans cette même matière pendant que les enseignants s'occupent des élèves "moyens".
En sachant que cette dernière solution ne peut fonctionner qu'à la condition d'ôter les élèves sous-doués (ayant des difficultés globalement dans toutes les matières) et les élèves sur-doués (ayant des facilités globalement dans la majorité des matières).
C'est d'ailleurs ainsi que les enseignants ont gardé mon intérêt pour les cours, vu que j'aidais dans les matières où j'étais à l'aise (toutes les matières scientifiques) une amie qui en échange m'aidait dans les deux matières qui me causaient problèmes (Français, Néerlandais et art plastique)

Technique que j'ai gardé en secondaire par moi-même en aidant les copines en mathématiques, physiques et chimie contre des cours particuliers en Néerlandais, en Anglais et en Français ^^