Maltar a écrit:
telle assertion mériterai un exemple, cher amis ours.
Lorsque j'étais en classe préparatoire, j'étais interne, aussi prenais-je mon petit déjeuner au réfectoire les matins où je parvenais à me lever assez tôt. Premier arrivé, mon pot de confiture à la main, je m'installais à une longue table, entamant mes tartines. Lorsque venait le moment de plonger ma cuillère dans le bol de céréales, je n'étais toujours pas réveillé, mais déjà on était venue s'asseoir à ma table. En ce temps là, il m'arrivait parfois de lever le nez de ma pitance pour exprimer l'horreur que m'inspiraient certaines tenues. Jamais régulièrement, celles ou ceux qui faisaient les frais de mes commentaires matinaux finissaient par m'éviter. Ne restaient que celles pour qui mes remarques parfois acerbes étaient une légère compensation pour la confiture qui accompagnait ma personne. Ou celles qui me supportaient. Voire m'appréciaient.
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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ;
par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables.
Proverbes, 24, 3-4