Déjà le concept d'avoir une faera "parce que c'est trop cool" ou "parce qu'on peut sortir des anachronismes et que ça c'est marrant" ou encore "pour s'en servir comme détecteur de vérité"... Bah non, là je suis contre.
La faera est à mon goût plus qu'un PNJ, c'est une relation plus fusionnelle, plus proche de celle du compagnon du coureur de plaine (j'allais aussi ajouter du nécromancien, mais non, parce que celui du nécro, peut très bien être vu comme un simple outil).
Avoir une faera, c'est avoir un PNJ qui est une part entière de la psyché du personnage.
Et pour le destin, non, la faera ne connaît pas le destin de la personne, et même si elle le connaissait, elle n'aurait pas le droit de le révéler. Elle connait un ou des futurs possibles et peut chercher à guider le PJ, à l'influencer pour qu'il se rende vers tel futur, mais sans que le PJ sache vers où elle le mène, et possiblement sans réussir à l'y emmener. Une très bonne illustration de la gestion de la faera et du destin, c'est la rencontre de Lothindil avec Leona.
Idem pour la connaissance. Oui, elle a cette connaissance, mais encore faut-il qu'elle la révèle. On rappelle qu'à la base, une faera outre ses interventions malignes, ne fait que répondre aux questions. C'est certain que si un PJ demandait à sa faera comment on fait de la poudre noire qu'elle répondrait (et encore, parce qu'elle pourrait très bien détourner la question); encore faudrait-il que le PJ sache ce qu'est la poudre noire et connaisse comment ça s'appelle.
Pour la traduction, à l'origine ça s'inscrivait dans la logique, normale, des voyages entre mondes. Rien n'obligeait à avoir une langue commune entre deux mondes et dans ce cas-là, la faera est bien indispensable. Et on rappelle qu'une faera ne connait que les langages dont ses précédents maîtres ont déjà été en contact. Raison pour laquelle sur la quête 17, on était incapable de causer à Ello malgré nos -nombreuses- faeras
