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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mer 9 Nov 2011 18:09 
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Guasina n’eut guère le temps d’ouvrir le coffre du geôlier, ni même de se faire aider par Maelan. La grosse bête dans l’antre de qui vous étiez vit rouge sitôt les insultes passées, et tout en se levant brusquement en grognant terriblement, il envoya un coup de pied dans son coffre, ce qui fit choir la lutine par terre rudement. Elle s’écorcha le coude sur le sol, alors que le détenteur des clés vociférait :

« Rhaaaa ! Foutue fouineuse ! Fous l’camp d’ici avant qu’j’t’écrabouille comme un sale rat ! »

Il resta immobile, montrant les dents, poings serrés, prêt à mettre sa menace à exécution si la petite ne s’activait pas…

Maelan, en revanche, s’il avait semblé terrorisé par l’attitude du geôlier, s’était vite retourné vers Eiko avec un air farouche et outré.

« Non ! Tu… tu te trompes ! Le Marionnettiste est bien plus. Il est puissant, très puissant. Il… il était. »

Son ton nerveux se fit plus sombre, lorsqu’il énonça les derniers mots :

« Il est mort, désormais. »

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Sam 12 Nov 2011 18:24 
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Le geôlier n’apprécia pas que la lutine tente d’ouvrir son coffre, il se mit à grogner et à frapper le coffre d’un de ses immenses pieds. La lutine tomba au sol et l’animal en furie lui somma de s’en aller. Ces grognements m’irritaient, de même que l’attitude possessive du gros gardien, mais je ne fis rien pour venir en aide à la lutine. Du moins, tant que le geôlier restait immobile et qu’il ne montrait que ses dents jaunis.

Maelan se fit plus mordant, son air apeuré avait été remplacé par une attitude plus farouche. Il avait immédiatement vanté la puissance du Marionnettiste, mais il avait dit de manière bien moins énervé, qu’il était mort. Je ne voyais pas comment un mort pouvait diriger un bagne. Je le regardais suspicieusement, quelque chose clochait dans cette histoire. D’ailleurs, la raison de notre enfermement me restait toujours inconnue et cela me frustrait encore plus. Mais, j’étais comme nous tous impuissant face au destin, seul espoir était de parvenir à le prendre en main et en faire ce que je voulais. Pour ça il fallait avancer à tâtons et faire aller ses instincts, dans cet endroit de mort. Les affirmations de l’elfe me laissaient pantois, rien n’avait de sens et je râlais cette incompréhension.

« Tu crois qu’un mort peut diriger un bagne? Moi je dis que s’est impossible, et puis, comment sais-tu qu’il est mort? »

Je tournais ensuite mon regard vers les escaliers. La porte par laquelle nous étions entrés avait été verrouillé, seul issue encore possible était les escaliers. Sans vraiment porter attention à Maelan, je l’écoutais tout de même d’une oreille, je me dirigeais vers les marches. J’hésitais à les monter.

« Aucun inconvénients si je monte. »

(Aller, monte! Ne fait pas le trouillard!)

Ainsi encouragé par Dotiriza, je posais le pied sur la première marche, et gravissais les autres, sans me soucier si on acceptait ou non. Je me disais que la lutine allait suivre le mouvement puisqu’elle ne souhaitait pas se faire écrabouiller, et que Maelan n’allait pas rester seul avec le geôlier. Incertain de ce que j’allais trouver en haut, je tentais de sourire pour me donner de l’assurance.

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Eiko - Ynorien - Truand


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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mar 15 Nov 2011 04:51 
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Un caractère bien trempée, c’est ainsi que mon grand-père me décrivait avec un grand sourire, mais ma grand-mère se dépêchait toujours de rajouter que je finirais par le regretter si je ne me contrôlais pas, mes paroles pourraient un jour dépasser tes pensées.

Une fois de plus mes aïeuls avaient raison. Je m’étais laissée emporter par la colère, et j’avais passé à deux cheveux de recevoir un coup de pied dans la figure. Mu par la rage, le gros geôlier s’était rapidement lever pour fermer violemment du pied le coffre que je tentais d’inspecter. Victime de cette secousse, je tombai au sol et m’écorchai le coude. J’avais mal, mais je contenais ma douleur. Mon impertinence venait d’être punie, et je ne pouvais me plaindre, je l’avais mérité.

Je connaissais bien mes torts, mais j’éprouvais quand même toujours de la colère contre ce gardien. Il n’avait pas été gentil à mon égard et je ne lui avais que remis la monnaie de sa pièce. J’avais agi trop impulsivement, il est vrai, mais je ne regrettais pas de lui avoir dit ma façon de penser. Cependant, je n’étais pas insouciante, je savais bien que ce gros béta n’aurait pas à déployer beaucoup de forces pour m’écraser comme un vulgaire rat. Même si la grande armoire m'intriguait, je m'abtiens de l'explorer, prenant au sérieux les menaces de la bête en colère et m’éloignant de lui au plus vite pour m’approcher des deux hommes en haillons.

Si l’homme loup avait été impertinent à mon égard, il n’en était rien des deux autres occupants de la pièce qui avaient bien malgré eux subi les affres de mon emportement colérique. Je regrettais vivement les vilaines paroles que je leur avais adressées. L’homme aux cheveux noirs ne se laissa pas insulter ainsi sans rien dire, il me rappela, avec raison, que j’avais grimpé sur son épaule sans sa permission et qu’il m’avait aimablement accueilli sans rien dire. Trop véridiques, ses paroles ne faisaient qu'accroître mon sentiment de culpabilité. Les yeux pleins d’eaux, je baissai la tête et humblement je lui demandai pardon.

« Vous avez raison, j’ai été impolie et ingrate envers vous deux, je vous demande de pardonner mon comportement, vous ne méritiez pas de vous faire insulter ainsi. »

Ayant réussi à contenir et à refouler mes larmes, je relevai la tête et fièrement je leur dis :

« Je ne suis peut-être qu’une petite lutine, mais pour me faire pardonner de cet affront, je vous promets d’être disponible pour vous porter secours le cas échéant. »

Dans la famille Roquin, donner sa parole comme je venais de le faire était une action très importante. J’espérais cependant, qu’ils me prennent au sérieux et ne me tournent pas au ridicule dû à ma petite taille. Le cas échéant, je ne piperais mot, ce serait ma punition pour mon impertinence.

L’elfe aux marques bleues sur le visage perdit son air apeuré pour endosser une mine outrée. Il expliqua avec virulence que le marionnettiste ne pouvait être le maître de ces lieux puisqu’il était décédé.

L’humain répliqua qu’un mort ne pouvait diriger un bagne. Pour ma part, songeuse je regardai un petit moment l'elfe.

(Et s’ils disaient tous les deux la vérité.)

Je m’approchai alors de Maelan afin de lui exposer mon idée. Je voulais être le plus loin possible du geôlier de peur que mes paroles ne l’insultent encore, et bien malgré moi cette fois.

« Et si vous avez tous les deux raison. Et si celui que vous appelez le marionnettiste dirigeait autrefois, il y a fort longtemps, cette prison. Puisque personne ne sort d’ici, personne n’aurait rien su de son décès. Et peut-être même qu’un autre a pris sa place et se fait appeler également le marionnettiste. »

C’est à ce moment que l'humain commença à gravir les marches. Je décidai donc de faire de même. Certes, je n’avais plus mes précieuses bottes pour effectuer de petits sauts, mais j’étais assez souple et agile pour gravir ses marches sans demander de l’aide. Étant à ma quatrième marche, je me tournai vers l’elfe aux cheveux noirs, en lui faisant de la main signe de nous rejoindre.


« Vous venez avec nous ? C’est en unissant nos forces et se servant de nos différences que nous finirons par trouver une solution pour sortir d’ici. »


J’attendis un petit moment puis gravis les marches suivantes. Lorsqu’il me resta une dernière marche, je me retournai vers le geôlier. Je savais que j’aurais dû m’excuser pour mon comportement, même si je le considérais justifié. J’étais consciente que je devrais lui offrir de revenir le chercher lorsque nous aurions trouvé l’issu, mais j’étais incapable de lui parler, je lui tenais encore trop rancune. Pire encore, je craignais que mes paroles polies soient les seules prononcées et qu’ils m’envoient une fois de plus promener en m’insultant sur ma petite taille. Je le fixai donc un petit moment, restant silencieuse, puis je poursuivis mon chemin.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Ven 18 Nov 2011 20:20 
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Maelan sembla troublé par tout ce qui se passait, et passablement énervé qu’Eiko ne monte sans attendre la réponse aux questions qu’il avait lancées. Lorsque ce fut au tour de Guasina d’en faire de même, il fit la moue, mais se tournant vers le grognant et terrible geôlier, eut vite fait de décider de son sort : il suivit les deux prisonniers vers les hauteurs de ce mystérieux bagne…

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mer 25 Jan 2012 12:54 
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Finalement la diplomatie paya, puisque grâce aux renforts de l'elfe noir, le geôlier consentit enfin à me lâcher, me faisant retomber sur mes jambes flageolantes... Le problème de notre hôte semblait être son caractère assez sanguin, le faisant démarrer au quart de tour, mais ce n'était pas un mauvais bougre, je le sentais bien. Après tout, lui aussi avait dû passer de mauvais moments ici avant d'inverser le cours des choses et de trouver un moyen d'alléger le fardeau de l'enfermement... Je ne pus donc m'empêcher de poser une main consolatrice sur sa lourde épaule et d'ajouter :

"Allons, ce n'est pas votre faute... je suis désolé, c'est plus fort que moi... foncer, dire ce que je pense et réfléchir ensuite..."

Et c'était plus ou moins ça... Après tout je n'avais jamais vraiment eu de problème en faisant comme ça, alors pourquoi arrêter maintenant... Et puis bourru comme il était, l'homme-bête allait surement me comprendre voir même trouver un reflet de sa propre personnalité à travers moi... Enfin, on pouvait toujours rêver...

Et donc, sur cette réconciliation sommaire, notre ami, si je pouvais l'appeler ainsi, nous ouvrit la voie vers son antre, nous proposant soit de rester bavarder avec lui, soit de poursuivre notre chemin, nous agrémentant d'une nouvelle menace. Décidément, je commençais à le trouver fort sympathique et c'est pourquoi, après avoir passé la porte, je me dirigeai vers une des chaises se trouvant près de la table de bois brut et m'assis en attendant que les autres m'ait rejoins, bien décidé à en apprendre le plus possible sur notre "homme"...

Avec un regard circulaire, j'analysais la cellule, qui comme la table, ne brillait pas par sa propreté et qui semblait tout aussi chaotique que le caractère du maître des lieux. J'avais vraiment l'impression que nous étions fait pour nous entendre !

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Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Ven 27 Jan 2012 12:28 
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Nos suppliques eurent l’effet escompté car le geôlier lâche enfin Tathar. Reniflant bruyamment, il fit un commentaire sur la pénibilité de son travail.

(Nous ne sommes donc pas les premiers à nous retrouver ici sous sa responsabilité… Intéressant…)

Puis d’un geste de la main, il nous invita à entrer dans son antre. Il nous avertit que nous ne devions rien toucher sinon ça allait chauffer pour notre matricule Mieux valait donc suivre ses ordres, j’avais moyennement envie de me prendre une baffe par cet immense personnage.

Tathar fut le premier à entrer dans l’antre du geôlier. D’un rapide mouvement de la tête, je regardai en direction de Silmeï et lui murmurai quelques mots.

- « Nous ferions mieux de le suivre de près. Qui sait les bêtises qu’il pourrait faire sans notre surveillance. »

Puis reportant mon attention sur le geôlier, je baissai de nouveau la tête en signe de respect.

- « Merci monsieur le geôlier. Pourrons-nous un jour connaître votre nom, je l’espère vivement. »

Se mettre le geôlier dans la poche pour la suite de nos recherches pourrait certainement se montrer très utile. J’avais bien réussi à faire ami-ami avec un ogre alors pourquoi pas une boule de poil ?

(D’ailleurs j’espère que Gruush va bien…)

Sur cette pensée, j’entrai dans la « demeure » de notre « ami ». Le désordre était le maître mot dans cet endroit. Entre l’odeur de transpiration et la poussière, je ne saurais dire lequel me faisait le plus chavirer le cœur. Le mobilier était très rustique : un lit couvert d’une couverture qui ne donnait pas envie de s’y rouler, une table ou trainait des détritus de repas, rien de bien accueillant.

Tathar était non loin de moi, je pouvais donc surveiller ses moindres faits et gestes en espérant qu’il ne ferait rien de stupide comme toucher une des propriétés du geôlier sans son invitation. Silmeï et moi étions les garants d’un statu quo qui était comme un fil tendu au dessus d’un précipice dans lequel nous étions tous les trois prêts à tomber au moindre faux pas.

Mon regard fut rapidement attiré par le coffre au pied du lit de notre hôte, pouvait-il contenir nos biens ? Je me sentirais un peu mieux si je pouvais récupérer mon armure durement gagner dans les rues de Tulorim. Le montrant du doigt, j’espérais bien que tout le monde m’entendrait, y compris le geôlier.

- « J’imagine que ce coffre contient vos objets personnels Monsieur le geôlier ? Je posais la question car j’aimerais vivement savoir où se trouve tout le reste de notre équipement. Nous sommes certes des détenus, néanmoins nous avons gagné une certaine liberté de mouvement et qui sait ce qui pourrait nous arriver par la suite. Qui peut dire si nous n’allons pas tomber sur des créatures effrayantes durant notre quête pour Naral ! »

J’espérais que mon petit laïus avait été suffisamment diplomate pour ne pas froisser notre nouvel « ami ». Je pouvais voir un escalier qui montait à l’étage au fond de la pièce, où pouvait-il mener ?

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Ven 27 Jan 2012 19:10 
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Il faut croire que nous avons décidément vu juste, Léandre et moi, quant au caractère de notre geôlier. Nos deux discours, suivis du repentir de Tathar que je ne puis que saluer, ont un effet boeuf sur notre homme-bête, tant et si bien qu'il se radoucit aussi rapidement qu'il s'est emporté. Rendant à l'elfe à la chevelure mauve sa liberté de mouvement, il nous invite d'une voix lasse à pénétrer son antre et à rester un moment en sa compagnie, si le coeur nous en dit. Bien que toujours plongé dans un état plus ou point permanent mêlant habilement peur et abasourdissement, je suis intrigué par l'inhabituel comportement de notre interlocuteur tout de fourrure paré. Je m'y connais un minimum en geôlier, ayant passé le plus clair de mon existence enfermé, et je peux vous dire qu'à côté des Akrillas qui me surveillaient, ce grand loup a tout l'air une fillette. Non pas que j'en sois dérangé (dans ma situation, tout élément un tant soit peu positif est bon à prendre)!

La politesse que nous avons choisie, Léandre et moi, a initialement été un instrument défensif. Une simple mesure de prudence. Lorsqu'on ne connaît pas son interlocuteur et que cet interlocuteur peut potentiellement vous arracher les tripes à coups de canines, il me semble élémentaire de ne pas lui cracher son mépris au visage. Cependant, notre geôlier y semble particulièrement sensible. Ajoutez à cela un ton las et une gentillesse tout à fait inattendue étant donnés le lieu et les circonstances, et je crois que vous obtenez un individu seul, très seul, et tout aussi maudit que nous.

Tandis que Tathar pénètre dans la cellule du geôlier et que Léandre s'avance à son tour, j'épie discrètement l'homme-bête. J'acquiers bientôt la conviction que la colère qu'il semble brandir si vite n'est qu'un moyen de protection. Protection contre les prisonniers, protection contre sa propre situation. Une manière de parfaire son personnage, aussi ; d'accorder ses violents traits d'humeur à son physique repoussant. Car lorsque vous êtes enfermé dans un endroit et contraint de faire telle ou telle action sans aucun espoir de vous échapper, votre seul moyen d'évasion est ne plus être vous-même. De jouer un rôle pour préserver ses dernières parcelles d'identité.

Si je ne me fourvoie pas au sujet du geôlier, alors nous faisons face à un autre compagnon d'infortune.

Pensif, j'acquiesce avec petit sourire absent lorsque Léandre me suggère que nous gardions à l'oeil l'elfe impétueux. Une seconde plus tard, nous pénétrons dans la cellule de l'homme-bête à qui l'elfe noir a eu la présence d'esprit de demander son nom. De cette nouvelle pièce, il n'y a pas grand chose à retenir. D'épais murs en pierre, un mobilier de bois brut, du désordre, des reliefs de repas... Cela nous change certes de la coquetterie malsaine et narcissique de la cellule de Naral. Balayant la pièce du regard, je remarque un large coffre en bois, au sujet duquel Léandre pose immédiatement une question, et le fameux escalier que nous recherchons.

Je prends alors conscience qu'Ethel a disparu. Nulle trace de l'elfe voilée. Cela devrait à peine me surprendre, au vu de sa capacité à se fondre dans l'ombre. Bien qu'assez inquiet, je me convaincs qu'elle ne peut être bien loin et que nous la retrouverons bientôt. Aurore cependant fait cette remarque judicieuse dans mon esprit :
( Cette elfe a l'air de jouer sur tous les tableaux. Elle progresse avec nous, mais a toujours deux pas d'avance. Tu as beau avoir conclu une alliance sommaire avec elle, Sil', tu devrais rester sur tes gardes. )

J'acquiesce sombrement avant de reporter mon attention sur la cellule. Tathar s'est installé sur une des chaises en bois et semble disposé à discuter plus calmement. Peut-être s'est-il enfin décidé à réfléchir.

Je profite d'un silence bref pour prendre la parole à mon tour :

« Depuis que nous sommes arrivés ici, nous n'avons connu qu'angoisse, menaces et manipulations. Vous êtes le premier à nous offrir de nous asseoir, le premier et le seul à avoir montré un peu d'humanité. »
Je marque une courte pose avant d'ajouter, mes yeux fixés dans ceux du geôlier :
« Pour cela, maître geôlier, je vous remercie. »

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Sam 28 Jan 2012 10:49 
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Une fois les trois prisonniers entrés dans son antre, le geôlier referma la porte en y entrant à son tour, ne négligeant pas d’en glisser le verrou. Il se dirigea ensuite vers la table, et s’assit sur la chaise à côté de celle de Tathar, pour s’emparer du morceau de viande avariée posé dans une assiette à mains nues pour y mordre une bouchée (impressionnante, vu la taille de sa mâchoire). Ce fut la bouche-pleine qu’il répondit tout d’abord à l’elfe noir.

« On ch’en fous des noms. Ch’uis l’geôlier, z’êtes des prisonniers. Chi j’devais m’attacher à tous ceux qui viennent là… »

Il avala goulument son détestable repas, et poursuivit.

« Ouais, c’est mon bordel. Comptez-pas r’voir vos babioles tant qu’vous serez dans c’bagne. Y’a que l’maître qui sait où elles sont. S’il vous a à la bonne, p’t’être qu’ils vous en r’filera une partie. Mais t’façon, si z’avez les foies d’rencontrer des horreurs, feriez mieux d’rester dans vot’ cellule. C’plus sûr. »

À l’évocation de Naral, il souffla :

« Pfff, l’aut’ tantouze mauve vous a embauchés ? C’fait un bail qu’y est là, et y cherche toujours à s’barrer. F’rait mieux d’se faire à l’idée qu’il peut rien faire pour sortir. Comme vous. »

Et à la remarque de Silmeï, il agita le bras d’un air nonchalant.

« Ouais, vu l’règlement de c’te prison, ça m’sert à rien d’jouer les tortionnaires avec les prisonniers qui l’méritent pas. Tant qu’me ramasse pas d’coup et qu’on m’chercher pas, j’vois pas d’intérêt d’jouer les crevards. »

Et sur ce, il reprit une bouchée de viande avariée.

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Jeu 2 Fév 2012 23:14 
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Accoudé à la table, j'écoutais patiemment mes compagnons qui se répandaient en remerciements et autres mièvreries tandis que le geôlier reprenait le repas qu'il avait sans doute dû interrompre à cause de nous. Jetant un coup d’œil à sa pièce de viande, je retenais un rictus de dégoût... Moi qui pensais à la base que c'était juste un reste de la semaine dernière qui n'avait pas été jeté par manque d'hygiène...

Détournant le regard, je reportais mon attention sur les sons plutôt que les images...En fait, je ne faisais plus vraiment attention à ce qui se disait réellement, j'essayais à la place de lire entre les lignes. J'essayais d'imaginer la vie de notre "homme" avant qu'il se soient fait enfermer ici....

Et bizarrement, je me retrouvais dans le parc d'un vieux château bordé d'un côté par une sombre forêt, de l'autre par un immense lac aux eaux noires, des enfants allant et venant à travers le parc, trois d'entre eux, un brun et rouquin et une fille (de part sa tignasse) se dirigeant vers une sorte de hutte en pierre et au toit de chaume devant laquelle notre bête hirsute jouait de la flûte à un énorme molosse...

Je fus alors ramené à la réalité par ma chaise qui se mit à tanguer sous moi avant de se renverser... Quelle mauvaise manie de toujours se tenir penché en arrière sur deux pieds !! Je me relevais donc et me tournant vers le geôlier, je lui tins a peu près ce langage :

"Messire, il ne fait aucun doute que vous êtes présent depuis plus longtemps que ce Naral et il ne fait aucun doute que vous avez été à notre place il y a fort longtemps. Je ne sais pas et je me fiche de savoir comment vous avez fit pour vous faire embaucher par le maître des lieux ! La résignation a été votre seule option et je vous comprend... Mais regardez-moi bien ! Regardez-NOUS bien ! Nous ne sommes pas comme les autres, ceux qui sont passés ici avant nous et je puis vous le garantir NOUS allons sortir de cet endroit maudit !! Et vous pouvez être de la partie ! Vous n'en avez pas assez qu'on vous dise quoi faire et d'être condamné à rester coincé ici? N'avez-vous jamais eu envie d'aller respirer un bon bol d'air frais ou pourquoi pas vous poser, dans de meilleures conditions avec une femme et des enfants? Pour vous, la seule perspective d'avenir est de rester ici à jouer au chien de garde ! Et bien laissez-moi vous dire qu'il y a d'autres options !! Joignez-vous à nous et recouvrez votre liberté !!"

J'étais maintenant debout sur la chaise, baissant mon regard sur le Geôlier. J’espérais que mon discours enflammé avait atteint son but et que les autres n'allaient pas intervenir en prétendant que j'étais fou, ce qui était sans doute le cas d'ailleurs...

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Gamemaster9 a écrit:
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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Lun 6 Fév 2012 18:11 
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Après mon intervention, ce fut mon ami aldron qui prit la parole, le remerciant de son hospitalité. Il avait vu juste en disant cela, car c’était le premier à se montrer civilisé, du moins si on pouvait le qualifier ainsi. A cet égard Naral le semblait encore plus, mais en plus de cela il était manipulateur.

(Je déteste ce genre de personne, à côté notre geôlier est un homme droit.)

Apparemment, notre hôte n’aimait pas trop les familiarités car il préférait garder l’anonymat. C’était son choix, mais qu’est-ce que cela pouvait bien cacher ? Avait-il perdu la mémoire ? Son nom était-il maudit ? Après tout, je pouvais bien penser tout et n’importe quoi à ce sujet.

Il passa ensuite à un sujet brûlant, notre équipement. J’avais hâte de pouvoir le récupérer, l’armure complète que j’avais durement gagné à Tulorim en partant à la recherche de cette bande de voleurs…

(Il ne paye rien pour attendre ceux-là !)

Ce n’était pas le moment de divaguer car parmi ces postillons, le geôlier distilla des informations utiles. Le reste de nos affaires était en possession du maître des lieux qui de toute évidence faisait peur. Cependant son discours laissa entrevoir un espoir, il était peut être possible pour nous de repartir avec toutes nos possessions, je ne disais pas non.

Puis lorsqu’il vint à parler de Naral, ces propos furent fort peu élogieux. Selon ses dires, cela faisait un bon moment qu’il était dans ses murs et depuis le début il cherchait à s’enfuir, un peu comme nous, même si cela serait impossible.

(Naral nous a fait espérer monts et merveilles si on l’aidait, je ne suis pas sûr que son aide soit finalement si utile que cela, gardons cette pensée de côté pour le moment.)

Enfin, il expliqua à Sil’ que son comportement n’avait pas besoin d’être négatif tant que nous nous comportions en gentleman envers lui. Il fallait absolument que nous continuions de jouer sur ce tableau avec lui. Il finit par mordre dans une bouche de viande qui me faisait envie autant qu’elle me dégoutait, je préférerais largement me trouver devant le banquet de cette maudite maison à Kendra Kâr. Les mets y étaient succulents, je pouvais sentir les plats qui étaient sur cette table de salle à manger et cela me transporta à des lieux de cet enfer.

Il y eut alors un grand fracas dans la pièce, c’était Tathar qui venait de se casser la figure de sa chaise. Je comprenais mieux maintenant pourquoi ma mère m’avait toujours interdit de m’amuser à me balancer. Il se releva et s’adressa à notre hôte en déblatérant des choses sur son compte, un peu comme s’il tâtonnait dans le noir. Longévité, liberté, famille, sortie, voilà les thèmes abordés par Tathar dans son discours, j’avais peur que cela ne choquât le geôlier.

- « Tathar y est peut être allé un peu fort avec vous Monsieur le geôlier. Néanmoins, je lui donne raison sur certains points. Vous semblez vous satisfaire de votre statut actuel, cependant ce n’est pas notre cas. Nous ne sommes pas fait pour rester ici éternellement et je n’ai pas envie de finir comme ceux qui sont dans cette grotte. Pouvez-vous nous aider ? Voulez-vous vous aider ? »

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mar 7 Fév 2012 03:21 
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Localisation: Quête 26 - Cellule n°5
Tandis qu'il savoure goulûment sa pitance avariée, le geôlier répond progressivement à notre cascade de questions. Bien qu'il refuse de révéler son nom, prétendant qu'il n'a plus d'importance dans un endroit comme celui-ci, et qu'il ne veuille pas connaître les nôtres non plus, dans le but évident de garder une distance indifférente avec ses prisonniers, il nous apprend quelques informations de valeur. Tout d'abord, nos équipements sont cachés quelque part dans ce bagne, et il est possible de les récupérer si l'on contente celui que le geôlier appelle « le maître ». Il laisse aussi échapper, bien que j'aie pu le comprendre depuis le bref laps de temps que je suis là, que des bestioles pas commodes rôdent dans les couloirs. Voilà qui peut expliquer comment nos prédécesseurs désormais charogne ont rencontré leur douloureuse fin. Il nous révèle aussi, et j'en éprouve un bref accès de joie sauvage à son écoute, que Naral est prisonnier depuis un certain temps et que ses tentatives d'évasion vouées à l'échec semblent assez connues. Enfin, bien que j'ignore le sens du mot « crevard », mais le devine et le note dans un coin de ma tête en adressant une brève pensée à Kiana, l'homme-bête nous explique qu'il sera correct avec nous tant que nous ferons de même.

Figé sur l'épaule de Léandre, je réfléchis à toute vitesse pour assimiler ces nouvelles informations et tâcher de trouver la meilleur façon de poser d'autres questions. Notre interlocuteur semble assez porté sur la causette : c'est une aubaine que nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer. Alors que je rassemble mes pensées et suis sur le point de prendre à nouveau la parole, un grand fracas retentit et me fait bondir de frayeur. Marmonnant un vague juron et une excuse à l'adresse de Léandre, je fixe d'un regard peu amène l'elfe Tathar qui vient de s'écrouler de sa chaise. Regard peu amène qui se transforme bien vite en un regard incrédule et éberlué ; car l'elfe, probablement sonné par le choc, se lance dans un discours enflammé sur notre caractère exceptionnel et notre capacité à pouvoir nous enfuir d'ici. Si dans le fond, je suis assez d'accord avec lui, qu'il tente de rallier le geôlier à notre cause de manière aussi brutale me fait grincer des dents.

Le voyant ainsi debout sur sa chaise, tout haletant, je laisse échapper un soupir silencieux. Ne connaît-il donc pas la mesure ? Alors que je me creuse la cervelle pour essayer de trouver une réplique qui puisse rattraper un peu le coup, Léandre me devance et exprime à voix haute ce qui me trottait dans l'esprit un instant plus tôt. Attendant qu'il ait fini de parler, je me lance à mon tour :

« Partagez votre expérience avec nous, maître geôlier. N'importe quelle information pourrait nous aider. Et si vous croyez vraiment que nous n'avons aucune chance de nous en sortir, alors vous ne perdez rien à nous parler. Par exemple, qu'arrive-t-il aux prisonniers d'habitude, une fois libérés de leur cellule? »

La démarche est certes loin d'être subtile, mais je me fais l'impression d'être un génie de la nuance et de la manipulation d'autrui après la tonitruante intervention de notre compère l'elfe bourrin.

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mer 8 Fév 2012 21:15 
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Tout en mâchonnant son bout de viande avarié, le geôlier regarda avec surprise Tathar entrer dans son fougueux discours, très vite ramené à des dimensions plus socialement correctes par Léandre et Silmeï. Il avala goulument sa bouchée, et s’essuya sur le revers de son avant-bras poilu, étalant sa bave sur sa toison sombre avant de se parer d’un air mi-fataliste, mi-haineux.

« Ch’ui pas comme vous. Z’êtes prisonniers, moi on m’emploie. Z’avez été choisis, moi on peut m’remplacer. Si j’crève, tout le monde s’en fout. Vous pas. Et espérez pas vous casser d’ici, personne peut s’échapper. Les aut’s prisonniers, les avez p’t’être vus. Y’a une grotte, derrière une porte en métal. Et dans la grotte, leurs corps. Sont sans vie, mais sont pas tout à fait morts pour autant. Les Oubliés, les perdants… Rien qu’un foutu tas d’chair. »


Il haussa les épaules en regardant son steak verdâtre, puis fronça les sourcils, comme s’il venait de se remémorer quelque chose.

« Ah, y’a un jour Rick l’est v’nu m’voir, et y m’a dit qu’y’avait qu’un type qui avait pu s’échapper d’là. Le genre super balèze avec des pouvoirs qui vrillent vot’ tête. Un peu comme l’boss, parait. P’t’être qu’si vous vous liguez, vous pourrez sortir. Mais gaffe pas jouer les fortes têtes, là-haut… »

Il désigna les escaliers au fond de sa chambre.

« Parc’qu’leur sort est enviable à rien d’autre ici. Les Suppliciés. »

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Mar 14 Fév 2012 13:02 
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Notre action à Silmeï et moi était simple, faire parler le geôlier afin d’en apprendre plus sur cet endroit mais également sur la façon d’en sortir vivant. Notre petit verbiage sembla avoir l’effet escompté car notre hôte du jour se mit à table en apportant des réponses à toutes nos interrogations.

Il nous expliqua qu’il n’était qu’un simple pion sur un échiquier, qu’il pouvait être remplacé alors que nous avions un rôle plus important dans cette histoire. Il ajouta que personne ne pouvait sortir d’ici vivant, les autres prisonniers servaient de tapisserie de sol. Je ne sus que trop bien de quoi il pouvait parler, la grotte ou Gruush et moi nous étions enfoncés avant de repartir séance tenante.

(Je me souviens encore de la douleur de cette porte…)

Machinalement, je frottais mes bras de mes mains comme pour effacer cette image de ma tête. Cependant, il nous laissa entrevoir un espoir pour nous, sortir de ce lieu en vie, un exploit déjà réalisé par un des détenus. Un problème subsistait, la personne qui s’était échappée de cette prison était très puissante. Si nous unissions nos forces nous avions peut être une chance, une maigre chance.

(Personnellement, je n’ai pas très envie de me jeter corps et âme dans la bataille, je suis encore trop faible pour le moment.)

Il nous désigna d’un mouvement de tête l’escalier au fond de la pièce, Ethel était surement passée par là, je ne voyais aucune autre issue. Le geôlier finit son petit discours en nous disant que là-haut se trouvait des gens appelés les Suppliciés et leur sort n’était pas du tout enviable. Mais avant de changer de chemin, j’avais bien envie d’en apprendre un peu plus sur Rick et sur le boss.

- « Messire geôlier, je suis allé dans la grotte dont vous avez parlé, c’est un véritable charnier. Les corps des anciens détenus tapissent le sol, c’est vraiment une vision d’horreur. Savez-vous depuis quand ce lieu existe ? Je ne parle pas seulement de la grotte mais de la prison dont vous êtes le gardien. »

J’avais dans l’idée de le faire parler afin d’en apprendre le plus possible au sujet de notre lieu de détention. Plus on en saurait, plus nos chances seraient grandes de trouver une solution afin de tous sortir d’ici vivant.

- « Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de ce Rick, est-ce un ami à vous ? L’avons-nous déjà rencontré par hasard au détour d’un couloir ? Et votre boss, vous l’avez déjà vu ? Et si oui, que pouvez-vous nous en dire ? Vous semblez penser qu’en unissant nos forces nous serions capable de le battre. »

Le faire parler à tout prix, il était peut être notre meilleur source de renseignement dans ce lieu. L’avoir de notre côté pourrait être un sérieux atout pour la suite.

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Jeu 16 Fév 2012 11:24 
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Inscription: Sam 3 Jan 2009 13:20
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Localisation: Quête 26 - Cellule n°5
Complètement éberlué par les différentes révélations du geôlier qui se révèle décidément être un allié précieux et une mine d'informations, je reste un instant silencieux, histoire de digérer le tout. Tout d'abord, une nouvelle fois, cette assurance que nous ne pourrons jamais nous enfuir. Je ne peux contenir une bouffée d'irritation devant cette nouvelle vague de défaitisme ; cela dit, devrais-je m'étonner que celui qui est supposé me garder en cellule mine mes espoirs de fuite ? Pas vraiment. Pourtant, j'ai un besoin absolument essentiel de croire en notre évasion prochaine. Pour le bien de ma santé mentale, il m'est tout simplement impossible d'envisager d'être enfermé définitivement entre quatre murs. Impensable, je ne préfère même pas laisser mes pensées s'appesantir sur le sujet. Plutôt me planter la dent du coffre-monstre dans le coeur que de m'avouer vaincu. Cependant, le geôlier continue et nous assène un coup complètement inattendu : même la mort ici ne nous délivrera pas. Pas d'échappatoire dans la mort possible. Tant pis pour l'auto-embrochage alors. Foutu bagne. Lorsque l'homme-bête évoque le charnier, trou infâme où gisent les presque-morts, je ferme les yeux et secoue la tête pour me sortir de l'esprit les atroces images qu'il a suscitées.

Non décidément, le portrait de notre situation brossé par le geôlier est loin d'être brillant. La seule lueur d'espoir, c'est la valeur qui semble nous être accordée. Certes, nous sommes enfermés dans une prison, mais nous sommes libres de nos mouvements et nous ne pouvons même pas mourir ! Je range soigneusement cette information dans un coin de mon esprit ; une intuition me souffle qu'elle pourra se révéler précieuse une autre fois.

C'est alors que l'homme-bête reprend la parole pour nous parler d'un certain Rick, et plus important encore, d'un individu qui aurait réussi l'impossible : s'échapper de ces murs. Mon regard est encore intense lorsqu'il termine son discours, s'achevant lugubrement sur le sort des Suppliciés, apparemment un groupe de prisonniers qui auraient contrarié « le Boss ».

Voilà qui change complètement la donne. Il y a un précédent. Quelqu'un a réussi à s'échapper. Qu'il soit infiniment plus puissant, plus malin, plus impitoyable que moi ne changera rien : quelqu'un a réussi à s'échapper, ouvrant l'improbable brèche qui nous permettra de fuir ce lieu de cauchemar. Mieux encore, le geôlier laisse entendre qu'une coalition des prisonniers pourrait peut-être venir à bout du « Boss ». S'il n'était pas inutile de montrer sa joie dans un moment pareil, je crois que je danserais une petite gigue sur la table. Mais je me contente de ravaler un sourire.

Une certitude m'étreint soudain : nous devons absolument en savoir plus sur celui qui s'est échappé. Mais avant que je puisse prendre la parole pour questionner plus avant le geôlier, voici Léandre qui, ayant dû suivre le même raisonnement que moi, interroge notre hôte (voilà qui est étrange à dire) sur le fameux Rick. Assurément, une petite entrevue avec celui-ci pourrait nous être très profitable.

Jusqu'ici, nous avons, je crois, très bien pris notre hôte et le caresser dans le sens du poil. Cependant, dans notre hâte d'obtenir de nouvelles informations, je prie pour que nous ne le lassions pas. Alors, pour éviter de l'accabler au sujet de Rick, je décide de poser d'autres questions qu'il vaut peut-être la peine de poser tant qu'il en est encore temps :

"Maître geôlier, vous dites que nous avons été choisis. Mais pourquoi ? Que devons-nous accomplir ici, ou que ne devions pas accomplir en dehors ? Tout à l'heure, nous allons monter à l'étage, probablement rencontrer d'autres prisonniers. Mais que recherche votre "boss", comme vous dites ?"

Le regard passant de l'un à l'autre de mes interlocuteurs, mais le reste du corps complètement figé, j'attends la prochaine passe d'armes de cette étrange joute verbale.

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Dernière édition par Silmeï le Sam 21 Avr 2012 16:49, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L’Antre du Geôlier
MessagePosté: Jeu 16 Fév 2012 12:35 
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Inscription: Dim 23 Nov 2008 19:26
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Je fus assez satisfait des édulcorations de mes deux comparses vis à vis de mon discours enflammé, car même si elles étaient réductrices, elles allaient plutôt dans mon sens. Malheureusement, tout cela n'eût pas forcément l'effet que j'escomptais et en tout bon fataliste qui se respecte, le Geôlier repartit d'une tirade selon laquelle il n'était qu'un meuble pouvant être remplacé à tout instant...

Certes un peu résigné mais pas à court d'arguments, je descendais précautionneusement de la chaise pour me rassoir, bras croisés, l'air boudeur. Je lâchais tout de même dans un soupir un petit "Peut-être que ca nous importe à nous, que vous viviez sans pour autant être coincé ici..." presque inaudible. Je ne me faisais pas d'illusion quand à l'ouïe sans doute très fine de notre hôte, côté animal oblige... et il avait sans aucun doute entendu ce que je venais de dire...

Par la suite, je restais silencieux, enregistrant le nombre impressionnant d'informations que l'Ours-garou nous donnait, peut-être sans s'en rendre compte... Au moins, mon petit numéro avait peut-être réussit à détendre le Gardien au point qu'il se lâche avec nous... En tout cas, mes camarades ne semblaient pas avoir envie de lui lâcher la grappe et les réponses allaient fuser en retours...

_________________

Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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