L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Dim 27 Avr 2014 02:20 
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Adrayk avait terminé son petit nid douillet, il commençait déjà à s’allonger lorsqu’il entendit un bruit métallique. Un coup annonçant que des ennuis…
Accoudé sur l’avant-bras, le petit lutin eut la surprise de voir sa congénère accourir telle une furie et s’arrêter net les yeux écarquillés et rivés vers un coin de la pièce. Une forme avançait cachée sous la paille.

Le lutin sauta sur ses deux pieds en un éclair. Alerté par ce mouvement soudain, la forme changea de direction ondulant vers Adrayk.
L’air stupéfait de Guasina ne pouvait rien présagé de bon. Ce n’était pas le genre de personne qui se laissait aisément prise au dépourvu.
Enfin, le lutin parvint à voir ce qui se déplaçait silencieusement dans la paille, un serpent.

Une fois il avait entendu un récit au coin du feu, disant que les serpents raffolaient des petits lutins, et qu’il arrivait qu’un serpent attaque un abri sylvain pour attraper une famille pour se nourrir. Le lutin qui lui avait raconté cette histoire pensait dur comme fer que les framboises violettes existaient et colorait la peau des lutins en bleu. Il avait même vu un village de lutin bleus tout de blanc vêtus.
De telles choses ne pouvant pas exister, il était resté sur le principe que cette histoire sur les serpents était fausse… Apparemment il s’était trompé.

Que lui avait-il compté encore ? Ah oui… certains serpents administrent un poison si fulgurant et puissant qu’il tuait un lutin rien qu’en respirant ses vapeurs.

Réfléchissant à toute allure, le guérisseur essayait de calmer son cœur battant la chamade. Mais une question le taraudait, couleuvre ou vipère ?


Yeux ovales c’est une couleuvre, yeux en forme de fente c’est une vipère. Oui c’est ça ! Celui qui a trouvé ne s’est jamais trouvé dans une telle situation, j’ai autre chose à voir que la forme de ses yeux…

Parler à voix basse l’aidait à se calmer.
En face, le serpent s’était arrêté et dressé devant lui. L’air était lourd, plus un bruit ne filtrait depuis le box. Le silence qui régnait était pesant et morbide.
Adrayk en profita pour étudier l’ovipare, s’il ne se sentait pas en danger de mort, il aurait presque pu le trouver beau. Le reptile faisait environ 1.50m, d’un brun tacheté de noir. Une beauté mortelle sans aucun doute.
Ses yeux, enfin il les voyait ! La pupille noir encre, l’iris jaune. Bonne nouvelle, enfin tout est relatif, la pupille était ronde.

Le serpent avait sans doute remarqué que l’attention du lutin s’était relâchée, son analyse lui avait fait presque oublier qu’il avait devant lui un animal sauvage affamé voulant du lutin au repas…
Sans crier gare, la couleuvre se propulsa vers le guérisseur, qui prit au dépourvu, chuta. Le reptile profita de son étonnement pour s’enrouler autour du cou du lutin.
Adrayk, se débâtit de toutes ses forces, essayant de faire lâcher prise. Rien ni faisait, plus il s’acharnait, plus l’étau se resserrait. La couleuvre était un chasseur né, rien ne pouvait lui faire lâcher prise…

Il commençait à manquer d’air, ses mouvements étaient plus lourds, il sentait ses muscles et ses poumons quémander une bouffée salvatrice d’oxygène. Sa main rencontra enfin la tête du reptile, l’instinct de survie était puissant lorsque l’on voit sa mort se rapprocher, Adrayk appuya de toutes ses forces au niveau de l’œil du serpent. Il avait touché un point sensible, l’étreinte mortelle se défit aussi rapidement qu’elle ne s’était fait.
La couleuvre d’une ondulation rageuse et emprunte de douleur recula de sa proie. Elle s’était laissé berner et venait de subir un cuisant revers.

Adrayk quant à lui avait toutes les peines du monde à reprendre son souffle. La respiration rauque, les yeux injectés de sang, il posa la main sur son poignard bien décidé à vendre chèrement sa peau.
Lorsqu’il releva la tête vers la couleuvre, il vit cette dernière de nouveau dans sa position d’attaque, attendant le moment idéal pour frapper et l’éliminer une fois pour toute…


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Dernière édition par Adrayk le Sam 9 Aoû 2014 00:21, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Jeu 1 Mai 2014 03:16 
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A l'assaut !


Tout se passa si vite. L’affreux reptile, aux pupilles rondes et noires si grandes que l’iris était à peine perceptible, était sorti de sa cachette. La tête et le haut du corps relevé, appuyé sur sa queue, il faisait face au petit lutin, laissant sa langue bifide faire des allers-retours dans son étroite gueule. Puis sans prévenir, la couleuvre de plus d’un mètre de long se jeta sur mon ami.

Tout se passa trop vite. Je n’osai utiliser mon arc de peur de blesser Adrayk. Mais je ne pouvais regarder cette scène d’horreur sans intervenir. C’est ainsi que sans réfléchir, je courus en direction de l’animal à sang froid qui s’enroulait déjà autour de mon ami, l’immobilisant d’abord pour l’asphyxier par la suite.

Ou bien j’étais si lente ? Les secondes s’étaient écoulées, le lutin commençait à manquer d’air et quelques mètres encore nous séparaient.
Et puis Yuimen entra en scène. C’est alors que je vis Adrayk, dans un ultime effort, tenter de crever l’œil de l’attaquant rampant. Il n’y parvint point, mais la pression exercée sembla assez forte pour que le prédateur qui relâchant sa proie, recula de quelques pas. Yuimen était intervenu, il n’y avait pas de doute là-dessus.

Et c’est à ce moment que j’arrivai enfin. Rendue à proximité, je sautai sur le reptile, tel un cavalier sur sa monture. Tout d’abord surpris, l’animal se débattit tentant de me désarçonner. De mon côté, je serrais mes jambes contre son corps écailleux. Il aurait pu y avoir méprise sur mon intention, car je ne tentais pas de l’étouffer, mais seulement demeurer en place sur mon destrier. Je m’étais jetée sur l’animal sans réfléchir dans le seul but de sauver mon comparse. Dans mon impulsivité, j’avais oublié que je n’avais aucune arme pour le blesser ou le maîtriser. Tout ce qu’il me restait à faire, c’était de demeurer le plus longtemps possible sur la bête gesticulante espérant l’épuiser.

En bas, je vis Adrayk, sain et sauf. Poignard en main, il regardait la bête, prêt à attaquer.

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Dernière édition par Guasina le Sam 10 Mai 2014 13:35, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Mar 6 Mai 2014 00:45 
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Adrayk surpris la furie rouge, oui ce titre lui allait plutôt bien lorsque l'on y pense, s'attaquer au reptile.

Elle tentait d'étouffer la couleuvre à mains nues. Quel courage !!
A présent que la bête avait un visiteur impromptu, elle gesticulait dans tous les sens essayant de mettre à bas son assaillante. Le guérisseur en serait presque resté planté là à regarder la lutine se battre contre le serpent.

Sauf qu’elle était en mauvaise posture, sans arme contre un animal qui peut vous tuer d’une simple pression entre ses anneaux, un lutin ne faisait pas vraiment le poids.
Ne sachant pas trop quoi faire, il mit quelques précieuses secondes à intervenir. De quel côté ? Que faire pour éviter à Guasina de se faire blesser ?
Avisant l’arme de Guasina, il n’y avait malheureusement aucun moyen d’atteindre la couleuvre sans risquer la vie de sa comparse.

Plus qu’une seule solution s’imposa enfin à lui… Rejoindre la lutine dans sa chevauchée fantastique.

C’est ainsi que prenant son courage dans ses deux mains, sans bien sur oublier de garder une place libre pour son poignard, il s’élança vers Guasina et le reptile.
Celui-ci se débattait afin de faire chuter son adversaire et était difficilement approchable et encore moi attrapable.

Adrayk fit alors la seule chose qui lui vint à l’esprit, même si cela le rebutait dans son âme : enfoncer son poignard dans la chair de la créature.
Arrivé à hauteur, Adrayk planta son arme. Elle ripa contre les écailles puis s’introduisit entre deux anneaux. Son geste fut immédiatement suivi d’un sifflement de douleur de l’animal.

Sentant la menace arriver, le guérisseur s’était déjà mis à l’abri en deux bonds salvateurs, lui évitant la morsure du reptile. Le lutin venait sans doute d’échapper à une mort certaine, mais il n’était pas sauvé pour autant, ni Guasina d’ailleurs.
Il leva la tête avisant l’état de la lutine après son coup.


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Dernière édition par Adrayk le Sam 9 Aoû 2014 00:27, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Sam 10 Mai 2014 04:37 
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La vicieuse bête gesticulait violemment, tentant par tous les moyens de me désarçonner. De mon côté, j'avais réalisé assez rapidement que seules mes jambes ne pouvaient suffire pour me maintenir en position. C'était donc tout mon corps qui était étalé sur l'horrible animal à sang froid m'agrippant à l'aide de mes bras et de mes jambes.
À plusieurs reprises ma prisonnière essaya de se tordre le cou afin de me mordre, mais ma position trop haute l'empêcha heureusement d'accomplir son dessein. Mais même si je tenais bon et que je serrais le corps du serpent de toutes mes forces, je me sentais glisser vers le bas. Et tôt ou tard, la perfide bestiole me transpercerait de ses crocs pointus.

(Yuimen, donnez-moi la force de tenir bon, jusqu'à son épuisement )

Pendant ce temps-là, je pouvais voir le lutin sautiller d'une position à l'autre cherchant probablement un moyen de me venir en aide. Et puis, je sentis une secousse ébranler la misérable bestiole, suivie d'un sourd sifflement; Adrayk avait planté son poignard dans le ventre écailleux du prédateur à sang froid.

Stimulée par la douleur, la rage, ou par son instinct de survie, la couleuvre se secoua si brutalement que je fus éjectée presqu'instantanément.

"Aie"

Heureusement, le choc bien que douloureux fut amorti en partie par le paillis qui recouvrait le plancher de la stalle. Sur le dos, appuyée sur mes coudes, je vis avec horreur l'immense gueule ouverte se précipiter sur moi. Je n'avais pas le temps de bander mon arc. Prise de panique, à la hâte, je plongeai ma main dans ma besace dans le but de trouver un quelconque projectile. Je refermai ma poigne sur un objet dur et sans même lui accorder le moindre regard, je le lançai à la tête de mon ennemi aux yeux jaunes.

L'objet extirpé de mon sac, le rubis de vision, percuta la tête de l'animal qui recula de quelques centimètres. Mais le combat n'était pas terminé, le reptile allait sûrement récidiver d'un moment à l'autre.

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Dernière édition par Guasina le Jeu 29 Mai 2014 03:37, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Lun 26 Mai 2014 23:36 
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Adrayk vit avec la plus grande stupeur sa comparse voltiger au travers du box.
Tout comme lui quelques secondes auparavant, elle atterrit lourdement sur la paille. Il espérait qu’elle ne s’était rien cassé où leurs chances respectives de survie en seraient grandement réduites.
Apparemment tout allait bien, il la vit même récupérer un objet dans son sac et le lancer vers le reptile. Malgré sa chute, elle n’avait rien perdu de sa fougue.

Profitant de ce léger répit, Adrayk profita pour se glisser hors du champ de vision du reptile. Derrière lui.
Guasina eut juste le temps de se relever, que déjà la couleuvre se préparait à l’attaque. Tassée sur elle-même elle s’apprêtait à s’élancer vers la lutine à présent sans défenses.

N’écoutant que son courage, le guérisseur fit la chose la plus idiote qu’il n’ait jamais faite jusque-là, provoquer l’animal au sang-froid.
Avisant un caillou sur le sol, il le lança de toutes ses forces vers la tête de la bête et attrapa ses jambes à son cou passant devant l’animal espérant le détourner de Guasina.

Ne laissant pas passer un tel affront de son repas bipède, le serpent changea de cible sifflant de mécontentement.
S’il ne jouait pas sa vie, Adrayk en aurait presque sauté de joie. Presque.
Au lieu de cela, il continua de courir comme un dératé dans le box. A gauche, à droite, encore à gauche, de nouveau à droite… Zigzaguant, courant de plus belle, il espérait ne pas finir dans l’estomac du monstre en une bouchée.

Dans les moments comme celui-ci on pouvait parler de 6ème sens, c’est d’ailleurs celui-ci qui le sauva. Sentant le danger, il plongea sur la gauche et du coin de l’œil il vit une demi-seconde plus tard, la gueule de la couleuvre s’écraser contre la pierre.
Profitant de ce court répit où la créature se remettait de son choc, le lutin se dirigea vers le fond du box, à l’endroit où était rangé la paille.
La taille du lutin et l’urgence du moment, donnait l’impression que la distance était insurmontable.
Finalement, il réussit à atteindre le tas de paille entassé au bout, et commença son escalade rapide. Derrière son dos, il sentait presque l’haleine de la bête sur son coup. Il devait se dépêcher à tous prix, au moins en hauteur il aurai plus de chance de rester en vie, enfin il l’espérait…

Ce qu'il espérait surtout c'était que Guasina aurait une idée de génie pour les tirer de ce mauvais pas.
Un éclair d'intelligence le traversa :

Et si le serpent gobe l'un de nous, il n'aura plus faim pour le deuxième...

Un éclair étant rarement seul, il fut suivi d'une autre réflexion encore plus morbide celle ci :

Et si Guasina avait eu la même idée, et attendait que le reptile arrive sur moi ?

Non, il n'avait pas le temps de penser à de telles choses, focaliser sur sa montée, il redoubla d'efforts ne pouvant malgré tout s'empecher d'avoir une boule au ventre...


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Dernière édition par Adrayk le Sam 9 Aoû 2014 00:29, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Ven 30 Mai 2014 02:54 
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Duel et course folle


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Face à face. Iris jaune remplissant des yeux trop ronds contre petits yeux émeraude en forme d'amande et pupilles dilatées par la peur. Je n'étais qu’une naïve lutine confrontée à une bête sournoise à sang froid qui n'attendait que le bon moment pour me piquer avec sa langue perfide. Je demeurais immobile et elle aussi. Pour ma part, il ne s'agissait point de stratégies, mais plutôt d'une peur intense qui parcourait l'entièreté de mes entrailles et qui m'empêchait d'effectuer le moindre mouvement. Pour la sienne, je n'avais aucune idée du plan qu'elle avait pu fomenter, en supposant bien sûr que ce type de reptile ait la capacité de penser.

S'il était à la portée de tous de déduire ce qui aurait pu m'arriver, seul Yuimen savait en combien de secondes l'être rampant aurait mis à me sauter dessus, à m'avaler tout rond et à me digérer. Nul besoin d'être prophète ou dieu pour deviner que ma mort aurait été certaine, précédée d'une agonie trop longue.

Heureusement, je n'étais pas seule. Je ne vis au départ qu'un vulgaire caillou frapper le côté droit de la tête de mon prédateur, obligeant celui-ci à reculer de quelques décimètres. Puis, non longtemps après, le lanceur du petit projectile se manifesta, passant à toute vitesse entre moi et la couleuvre dans le but évident de provoquer la bête et surtout de détourner son attention. Son plan, exagérément suicidaire, réussit à merveille. J'étais pour le moment en sécurité, mais pour y arriver Adrayk avait mis sa vie en danger.

L’affreuse couleuvre rayée détourna son attention vers le lutin barbu, et rapidement ondula dans sa direction. J’étais sauve, mon caneton aussi, mais point mon nouvel ami qui courrait du plus vite qu’il pouvait, tournant à gauche, puis à droite et encore à gauche, tentant en vain de semer le serpent. Rapidement, j’attrapai mon arc et le bandai. Je touchai à peine la corde et la flèche se matérialisa. Je me mis en joue, retins ma respiration, tendis la corde puis lâchai prise aussitôt, laissant filer le carreau vers le vil animal. Raté. Il s’était déplacé trop rapidement et mon projectile s’était fiché sur le pan de bois qui séparait notre stalle de sa voisine. Sans me décourager et bien décider de venir en aide à mon ami, je tendis de nouveau la corde de mon arc et une fois de plus arrêta ma respiration. Cette fois, sans me précipiter, j’attendis le bon moment.

(Yuimen, préserve la vie de ce lutin )

Et puis, sans que je m'y attende, Adrayk plongea vers sa gauche au moment même où la couleuvre bondissait sur lui. Aussi surprise que moi, elle ne put arrêter son mouvement et sa tête s’écrasa contre la pierre.

Profitant du court répit que lui procurait la bête étourdie, mon compagnon s’enfuit vers le fond de notre compartiment. Reprenant ses esprits, le reptile s’apprêtait à reprendre sa folle poursuite lorsque je sortis enfin de mon rôle de spectatrice pour entrer en scène. Mes pieds bien campés au sol, mon arme déjà parée, mes doigts se retirèrent de la corde tendue et ma petite flèche bien pointue se dirigea vers ma cible écailleuse. Mon projectile transperça la peau de l’animal à quelques centimètres sous sa vilaine tête triangulaire. Il s’arrêta soudainement, puis s’écroula au sol.

(((Utilisation de la capacité de combat de classe secondaire : Droit au coeur )))

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Mer 25 Juin 2014 00:20 
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Un bruit mat l’arrêta dans sa grimpée effrénée. Tournant la tête, il découvrit la bête allongée au sol.
Il mit quelques secondes avant d’aviser l’extrémité pointue d’une flèche dépasser de la gueule du reptile.
Quelques secondes supplémentaires lui firent penser au sort de la malheureuse bête. Au moins s’agissait-il d’une mort sans douleur.
Mais comment pouvait-il penser une telle chose ?!
N’importe que être vivant n’aurait pensé qu’à soir même et être juste heureux de se savoir en vie. Sa contradiction légendaire, faisait une nouvelle fois ses preuves…

Descendant prudemment de son promontoire sur lequel il avait tout misé, il s’approcha du cadavre.


Que la vie est cruelle !
Qui sommes-nous pour avoir le droit de vie ou de mort sur un être vivant ? Personne ne devrait pouvoir jouir de ce droit…
Qui sait peut-être avons-nous brisé plus qu’une vie. Nul besoin d’être médium pour se douter que cette pauvre bête ne cherchait sans doute qu’à nourrir sa progéniture. Voilà que par cette mort nous avons aussi condamné une famille.


Son âme trop naïve de lutin guérisseur refusait de voir la vérité en face. En son fort intérieur, il ne voyait que l’anéantissement de vies.
Yuimen ne nous veut pas aussi cruels. Les seuls préceptes que quiconque doit suivre, et encore plus l’ordre des guérisseurs, sont d’aimer et de respecter la vie de toute forme vivante.
Voilà les seules lois qui doivent faire référence, et qui feront foi !

Un petit déclic venait de se produire dans l’esprit du lutin, lui qui ne vivait que pour parcourir le monde dans toute la bonne humeur qui caractérisait les lutins, voilà qu’il prenait une autre dimension.
L’humanité, le respect de la vie, et la volonté de combattre la mort, quoi qu’il en coûte.

Fort de ses nouvelles résolutions et déterminations, le lutin s’agenouilla devant la dépouille du serpent et appela de toutes ses forces son pouvoir.
Cherchant son havre de paix, souhaitant pardonner la faute qu’ils avaient commise, il sentit son âme s’élever.
Atteignant sa semi-conscience, le lutin se retrouva dans une clairière baignée de la douce lumière de l’aube orangée d’hiver. Son moment préféré de la jounée qu’il ne raterait pour rien au monde. Il se dégageait d’un réel sentiment de bonheur au plus profond de son âme. Arrivé au milieu de la scène, le guérisseur s’assit en tailleur dans l’herbe observant la levée d’un nouveau jour.

En face, un reptile avançait prudemment. Adrayk n’avait pas peur, il avait reconnu le serpent. La couleuvre se roula en boule devant le lutin. Ainsi face à face les anciens ennemis se dévisagèrent, puis Adrayk ferma les yeux, psalmodia une antique formule magique et tendit la main.
Comme pour ses précédentes guérisons, une lueur bleutée se matérialisa sautillant jusqu’à la couleuvre. Celle-ci, mue par sa propre vie, s’activa autour de la gueule. Un trou témoin d’un trait létal barrait son crâne. La petite lumière bleue se fit plus intense alors qu’elle approchait de la blessure fatale, ressoudant les tissus organiques, puis la peau et enfin une toute nouvelle écaille revint couvrir le tout.
Ayant terminé le travail, l’énergie bleue revint vers son créateur.

Une fois sa besogne terminée, Adrayk perçut le pardon dans les yeux de la bête. A peine eut-il le temps de lire cette expression que les iris du serpent se grisèrent. Le reptile passait de l’Autre Côté.
Qu’importe, le guérisseur s’était racheté et avait donné une mort digne à l’animal.

Devant lui, le Soleil avait fini de se lever, et déjà il sentait qu’il revenait dans son corps assis sur la paille d’un box d’une écurie de Mertar.

A sa grande stupeur, son bracelet s’activa alors qu’il avait la main sur la tête du serpent. Un filament grisâtre s’éleva dans les airs qui fut absorbé par le bracelet.
La dernière partie encore en vie de l’animal intégrait maintenant ce qu’Adrayk avait pris pour un bijou sans réel importance jusqu’à lors.
Il pouvait maintenant sentir une présence à son bras, qui étrangement se faisait plus lourde comme si un serpent minuscule s’était enroulé autour de son poignet.

Se tournant enfin vers sa comparse, essayant de cacher son trouble face à une telle intervention, il lui sourit.

Magnifique tir Guasina, merci de m’avoir sauvé, merci beaucoup.


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Dernière édition par Adrayk le Sam 9 Aoû 2014 00:31, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Jeu 3 Juil 2014 03:21 
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Réflexions et remontrances


« C’est la première fois qui est la pire, on finit par s’habituer ! »


Faux ! Complètement faux ! Je ne sais pas si l’auteur de ces paroles était sincère lorsqu’il les prononça, mais cette phrase ne correspondait en rien à ce que je ressentais lorsque je me retrouvais face à la mort. Depuis que j’avais quitté mon cher village, j’avais dû, bien malgré moi, me contraindre, et ce à plusieurs reprises, à enlever la vie à des êtres vivants pour sauver la mienne. Et à chaque fois, mon estomac en était complètement retourné. Cette fois-ci ne fit pas exception. Bien que cet être rampant de plus d’un mètre de long n’aurait pas hésité une seconde à nous avaler tout rond, je ne pus m’empêcher de me sentir triste lorsque son corps se convulsa avant de tomber au sol. Certes sa mort ne pouvait me troubler autant que s’il s’était s’agit d’un être proche puisque je n’avais aucun lien, aucun bon sentiment, envers ce vilain reptile. Cependant, j’étais consciente que je venais d’enlever la vie et ça me touchait.

(Pardonnes-moi Yuimen !)

Alors que troublée, je restais immobile à observer le cadavre, le lutin barbu descendit de son promontoire et s’approcha du cadavre tout en s’exclamant à voix haute que la vie était cruelle, que personne n’avait le droit de vie ou de mort sur un être vivant ! À l’entendre, l’affreux prédateur qui nous avait attaqués, n’était qu’une pauvre victime qui cherchait probablement à nourrir sa progéniture. Par cette mort, il prétendait que j’avais possiblement condamné sa famille.

(Quoi ?)

Ahurie par ces propos, je restai bouche bée. Puis, la surprise fit place à la colère. Mes joues s’empourprèrent, mes poings se serrèrent et je fis quelques pas rapide en direction du lutin accusateur. Je n’allais pas le laisser m’incriminer ainsi sans riposter. Il n’avait pas le droit de me faire sentir encore plus coupable alors que je venais de sauver sa vie et la mienne.

(Arrêtes-toi !)

Au son de la voix autoritaire de ma Conscience, je m’immobilisai, attendant la suite.

(Mais,… il…) Tentai-je d’argumenter.

(Laisse-le se recueillir et va retrouver ton protégé !)

Ma conscience, qui me prodiguait de judicieux conseils me rappela vite à mes devoirs de mère adoptive. J’écoutai ma voix intérieure, mais pas de bon cœur. C’est en rechignant que je rebroussai chemin, me promettant que je lui dirais plus tard ma façon de penser à ce lutin ingrat.

Mais malgré cette contrariété, il me tardait d’aller retrouver mon caneton que j’avais complètement oublié pendant ce combat contre l’infâme couleuvre rayée. Je me précipitai vers mon petit canard innocent qui dormait profondément dans le couvert de paille où je l’avais niché. Son bec sous l’aile, tout recroquevillé, confiant et se sentant en sécurité, il n’avait pas eu conscience du danger qui l’avait menacé. Sans bruit, je m’assis à proximité et tendrement de ma main gauche, je caressai son duvet jaune.

« J’aurais pu te perdre tu sais, j’ai été chanceuse de m'en tirer indemne contre cette grosse couleuvre.»

Sans me demander la permission, ma conscience eut le culot de s’immiscer dans ce moment privilégié avec mon rejeton, en commentant mes propos.

(Cette couleuvre n’était qu’un piètre adversaire à tes côtés, tu aurais pu en affronter plusieurs à la fois. Tu es de calibre à te mesurer à un énorme serpent Guasina, et ce malgré ta petite taille. Tu n’es plus la petite lutine qui quittait sa maison à la recherche de son frère, beaucoup d’événements se sont passés depuis, souviens-toi de toutes les épreuves que tu as traversées, tous les ennemis que tu as combattus.)

A contrecœur, je dus donner raison une fois de plus à ma conscience. Cette couleuvre ne représentait pas un dangereux ennemi à côté des bêtes féroces que j’ai affrontées sur l’ile flottante et dans le bagne maudit. Oubliant vite ma mauvaise humeur, c’est sur le ton de confidence que je répondis à ma Conscience.

(Si je suis si puissante, alors pourquoi il a fallu être deux pour combattre ce reptile.)

Ce disant je jetai un regard sur Adrayk qui agenouillé devant le cadavre de l’animal mort, semblait prier.

(Tu aurais pu tuer cette bête du premier coup si tu l’avais souhaité, tu n’es pas consciente de toutes tes capacités, petite lutine. Par contre, ton ami n’a rien d’un guerrier, ses talents sont plutôt tournés vers la guérison, tu ne dois pas lui en vouloir de sa réaction, il n’aime pas enlever la vie à quoi que ce soit.)

Je répondis vivement à cette remarque, refusant qu’on me prenne pour une sans-cœur.

(Je n’aime pas plus enlever la vie, je n’ai fait que me défendre.)

Un peu comme ma mère l’aurait fait, c’est d’une voix pleine de compréhension que mon amie me répondit :

(Bien sûr, tu n’es pas une meurtrière, tu n’as agi que pour vous protéger.)

Je comprenais à quoi elle voulait en venir, mais cette fois je terminai à sa place, lui démontrant que j’avais bien compris la leçon. Je levai ma tête fièrement et tout en fermant mes yeux et déclarai solennellement à voix trop basse pour être entendu par mon compagnon.

« Moi, Guasina Roquin, je m’engage à protéger mon prochain sans abuser des talents que Yuimen m’a généreusement dotée. Je ne tuerai que pour protéger la vie des êtres vivants qui me sont confiés. »

Cela dit, me sentant soulagée, je jetai un regard tendre à mon rejeton toujours plongé dans un sommeil profond, caressant de nouveau son doux plumage.

Je restai ainsi jusqu’à ce qu’Adrayk se tourna vers moi en me remerciant de lui avoir sauvé la vie. Toute ma colère et ma rancune avaient disparu, ma conscience avait admirablement apaisé mon humeur. Je lui rendis donc son sourire et lui répondis :

« Je n’ai fait que mon devoir, je devais vous protéger toi et le petit. » Terminai-je tout en pointant du menton le caneton endormi.

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Dernière édition par Guasina le Jeu 28 Aoû 2014 05:12, édité 8 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Ven 8 Aoû 2014 02:24 
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Adrayk était épuisé. Tant de péripéties en une journée, était bien trop pour son petit corps.
La guérison sur Maltar, puis la dépense d’énergie sur le reptile, l’avaient anéanti.

Sans prendre le temps de faire un semblant de lit, il se laissa tomber lourdement sur la paille à quelques pas du caneton, lui aussi épuisé.
Ce fut d’abord un sommeil sans rêves qui l’accueillit en ses bras, lourd et réparateur. Après sept bonnes heures passées à dormir, qui est le minimum syndical pour Adrayk, son esprit sortit de sa torpeur et l’emmena vers le monde des rêves.

Au réveil, deux heures plus tard, il ne put se rappeler des rêves de la nuit passée dans la paille. La seule chose qu’il se souviendrait à coup sûr, c’était la paille qui le démangeait un peu partout sur le corps.
Il en oublia combien de nuit ils passèrent dans cette écurie et dans la paille. Beaucoup trop longtemps à son goût, la forêt lui manquait. Même l’herbe fraiche lui manquait.
La seule chose qu’il souhaitait c’était quitter cette maudite paille. S’il restait un jour de plus, il aurait l’impression de se transformer en fétu bon pour le fourrage des bêtes…
La dernière nuit de leur départ, il dormit autant que les autres sur ses deux oreilles. Rien n’aurait pu perturber sons sommeil au combien réparateur.

Après un petit déjeuné rapide composé des restes que chacun avait dans sa besace, les deux compagnons et le caneton se mirent en route.
Rassemblant toutes leurs affaires, Adrayk nota que l’arme de Guasina était enfin terminée.
Depuis qu’ils étaient arrivés dans l’écurie, elle s’était adonnée à la confection d’une fronde en cuir. Il n’avait pu s’empêcher de voir avec encore plus de respect cette lutine. Décidemment, elle avait bien plus de cordes à son arc que lui.

C’est ainsi que les deux lutins et le nouveau-né repartirent à la conquête de la ville qui s’ouvrait devant eux.
Guasina avait fait part une nouvelle fois de son désir d’aider une certaine Hortense. S’étant engagé à tenir sa parole dans la taverne, il lui accorda son aide avec le plus grand plaisir.
Le tout était maintenant de trouver l’endroit où était retenu prisonnière son amie. Le reste de la mission de sauvetage serait vu en second lieu.

Bien entendu, Adrayk n’était pas ce que l’on pouvait caractériser d’organisé. Il verrait bien une fois sur place l’attitude à adopter et comment libérer la prisonnière.

Non il n’était définitivement pas fait pour l’organisation d’une mission…

L'Opération Hortense allait pouvoir commencer.



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Dernière édition par Adrayk le Lun 18 Aoû 2014 00:42, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Sam 9 Aoû 2014 23:40 
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Préparations et récupérations


Une page était tournée. Suite à mes réflexions face aux péripéties des derniers jours, je savais à présent exactement quel serait mon rôle dans ma vie de lutine que j’espérais longue. Protéger mon prochain serait désormais mon principal souci et je m’appliquerais pour être à la fois forte et réconfortante.

C’est avec cette résolution en tête que je posai le regard sur le petit lutin qui, comme me l’avait fait remarquer ma Conscience, n’avait rien d’un guerrier. Ce dernier, exténué, s’effondra sur la paille sans même prendre le temps de la placer ou de sortir une petite couverture pour s’abriller. Je me levai sans faire de bruit, ce qui s’avérait inutile puisqu’il ronflait déjà, et sans mauvaises intentions, je fouillai dans son sac. J’en sortis une épaisse étoffe de laine que j’utilisai pour le recouvrir. Je m’approchai ensuite de mon protégé à plumes qui, le bec sous son aile, dormait aussi à poing fermé. Il ne me restait plus qu’à faire de même. Emmitouflé dans ma cape, je me recroquevillai contre le petit caneton.

Après quelques minutes passées à me tourner d’un côté, puis de l’autre, je dus me faire à l’idée que malgré la fatigue qui m’accablait, je ne trouverais pas le sommeil aussitôt. Mon sac sur mes genoux, je sortis donc le morceau de cuir récupéré dans l’auberge. Ne pouvant vaincre mon insomnie, j’entrepris de débuter la confection d’un fronde afin de remplacer celle que je m’étais fabriqué lors de mon séjour au bagne maudit. Alors que cette fronde confectionnée à partir de tissu usé était hors d’usage, la présente à base de cuir allait sûrement me durer des années. Avec minutie et armé d’un petit couteau à viande, je découpai une forme ovale qui deviendra la poche de la fronde.

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Puis ensuite, je songeai à faire de petits trous pour y insérer la corde, mais mes yeux peinaient à rester ouverts. J’ai donc mis mon ouvrage de côté et je me suis assoupie.
Et les jours passèrent et les nuits les succédèrent. Le propriétaire des lieux, un nain à la longue barbe blanche s’est fait vite connaître. Tout d’abord réticents à notre présence dans son écurie. Il comprit rapidement qu’il était avantageux d’avoir jour et nuit des employés supplémentaires dans son établissement. À tous les matins, moi et Adrayk exécutions de menues corvées. En après-midi, je m’exerçais au tir à l’arc après avoir fait prendre un baignade à mon petit volatile préféré. À chaque tombée de la nuit, j’avais pris l’habitude de m’installer tout près de mon petit caneton endormi et de poursuivre la fabrication de mon arme de jet. Mon petit caneton, que j’avais baptisé Pataud en l’honneur de sa démarche plutôt maladroite due à ses pattes palmées avait considérablement grandi.

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Et puis vint le jour de quitter les lieux. Ma fronde était enfin terminée, le caneton suffisamment autonome pour nous suivre, et puis Adrayk en avait plus assez que d’être confiné dans cette écurie. Trop délicat, il ne m’en avait pas parlé, mais je voyais bien qu’il ne se sentait pas tellement dans son élément dans cette écurie.
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Pour ma part, je ne voulais pas quitter cette ville sans faire un détour vers la milice. Je me doutais bien que l’officier Maltar y avait conduit Achel et avait fait libérer Hortense. Par contre, je voulais m’assurer que les vilaines jumelles étaient toujours derrière les barreaux.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 28 Aoû 2014 05:15, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'écurie à boucs de Robur
MessagePosté: Lun 18 Aoû 2014 00:42 
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Nous y voilà. Les lutins étaient enfin sur le départ.
Prêt à en découdre, Adrayk ouvrait la marche vers la sortie. Parvenu à la porte de l'écurie, il l'entrouvrit difficilement et s'effaça, galant pour laisser sortir Guasina et son petit protégé.

Un petit signe d'adieu vers le propriétaire des lieux, et Adrayk se faufila à la suite de ses compagnons.

Mertar n'attendait qu'eux.

--> Les rues

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