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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Jeu 3 Mai 2012 23:58 
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De la même façon lente et exaspérante la limace géante répondit à l’humain, sa réponse le rassura quelque peu, croyant qu’elle ne se fâche si elle prenait mal ce qu’il disait. Il eut un léger mouvement de recul quand l’alchimiste sortit de ses poches un petit couteau, craignant qu’il ne s’en serve contre lui. Il regarda la lame avec méfiance, la dernière lui avait transpercé le cœur, une seconde fois ne lui faisait pas envie. Il fut soulagé quand la créature se dirigea vers une plante aux pétales jaunes. Eiko l’écouta parler avec lenteur, il regardait cependant ailleurs, cherchant toujours s’il y avait dans cette jungle intérieure de quoi se mettre sous la dent. Dans cette longue phrase il retenu le mot poison, cela pouvait toujours servir se disait-il d’un œil nouvellement intéressé par l’alchimiste.

« Un nouveau poison? De quoi s’agit-il? »

Il suivit l’alchimiste sans un mot, le regardant glisser sur le sol avec un certain dégoût. Mais il se dirigeait vers la porte qu’Eiko avait empruntée pour entrer et il ne voulait pas retourner dans la cour, en compagnie du gardien clouté de fer. Il se disait que s’il était avec l’alchimiste garde ne lui chercherait pas de problème. Il sortit tout de même prudemment, refermant pas complètement la porte derrière lui.

Quel ne fût pas sa surprise d’observer en bas de l’escalier cette dame qui l’avait arraché à la vie une première fois. Une moue de dédain parut sur son visage pâle quand il la vit, son sang se figeait dans ses veines, ne supportant pas de la revoir libre comme elle semblait l’être. Il se demanda ce qu’il était advenue des autres, les avait-elle aussi éliminé? Et s’ils étaient toujours en vie, au moins Maelan saurait la vérité, mais la lutine penserait que s’était lui le traitre. Sa simple présence lui donnait des hauts le cœur, il serra les dents, ne voulant pas dire un mot. Peut-être qu’elle ne le remarquerait pas derrière l’alchimiste. Il suivait sa progression des yeux, elle avait dit quelque chose à la limace géante, puis s’était diriger vers un levier. Eiko n’avait rien dit, trop occupé à grommeler de l’intérieur contre cette femme atteinte de folie, son sang figé bouillonnait maintenant de colère.

« Méfiez-vous d’elle… ce n’est pas une femme, mais une vipère. » Souffla-t-il à l’alchimiste une fois que la femme fût éloignée.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 13 Mai 2012 10:51 
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Cèles disparut derrière la porte ensanglantée pour aller en explorer les secrets, comme Silmeria le lui avait demandé. Hélas, elle n’en ressortit pas. Pour l’instant du moins. Et ne donna non plus aucune nouvelle à sa maîtresse et compagne de ce qui avait bien pu lui arriver, si tant est qu’elle ne s’était pas tout bonnement échappée.

Mais la vie continuait de battre son plein dans la Cour des Pendus, avec tout le monde qui s’y était désormais rejoint… Ainsi, comme elle l’avait prévu, en tirant sur le levier, une trappe s’ouvrit sous les pieds pendants du pendu décharné. Il n’y tomba guère, cependant, car il était toujours solidement arrimé par la nuque à la corde qui le maintenait à la potence. Manque de pot, elle qui voulait mettre fin à l’odeur désagréable de mort ne fit qu’en apporter une nouvelle, bien plus dense et horrible à soutenir. Tellement présente qu’elle sortit de la fosse profonde et sombre, aux recoins insondables, sous la forme d’une brume verdâtre et nauséabonde qui puait le cadavre en putréfaction. Un gargouillement immonde, peut-être un grognement, monta du trou… Un être habitait cette fosse à morts.

Une autre réaction eut lieu, ceci dit, à l’activation de la trappe. Car le pendu se mit à remuer légèrement les bras et les jambes. Et le visage craquelé par les années de stagnation en cette position s’anima dans un étrange rictus post-mortem qui rappelait de loin le sourire d’un vivant. Et une voix rauque, usée, sortit de l’être pour se répandre.

« Les oiseauuuuux brillent brillent ! Le soleil vole et raffole des fleurs qui égaient mon cœur. Mon cœur ? Comment vas-tu mon cœur ? »

Il regardait Silmeria, plantée là devant lui. Il n’avait visiblement plus toute sa tête.

En haut du balcon, l’alchimiste-serpent avait haussé un sourcil circonspect lorsque l’elfe grise lui avait demandé de faire attention à la porte de son propre laboratoire. Il savait très bien comment en défaire les pièges, puisqu’ils les avaient lui-même placés en sortant, quelques minutes auparavant. À Eiko, il répondit de son éternelle et lente voix.

« Uuuune vipèèèère ? Qu’aaaaaveeeeez-vouuuuus cooooontre leeees seeeeeerpeeeeents, jeuuuuune hoooomme ? »

Il n’oublia même pas de répondre à la première question, posée un peu plus tôt.

« Iiiiiil n’exiiiiste paaaaas encoooooore, ce poiiiisooooon. Coooommeeeent sauraiiiiis-jeeee ceee qu’iiiil faiiiit ? »

Et faisant quelques gestes de la main gauche devant la porte, il l’ouvrit et passa le pas pour entrer dans la salle d’alchimie…

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 20 Mai 2012 06:24 
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Eiko fixait sévèrement la femme au loin et ne se retourna même pas lorsque l’alchimiste lui demanda ce qu’il avait contre les serpents. Bien sûr il détestait ces créatures rampantes pour leur apparences difformes, sans bras ni jambes pour avancer, juste ce corps tubulaire qui pouvait se faufiler presque partout. L’humain frissonnait qu’à y penser, mais il ne pouvait pas dire à cette créature mi-serpent, mi-quelque chose, qu’il ne pouvait supporter cette créature à sang froid. À l’instant il supportait davantage les serpents que cette femme du moins… Il se retourna vers l’alchimiste pour lui répondre, essayant de rester calme.

« Je n’ai rien contre les serpents en général, s’il ne me touche pas et ne me mordent pas. Contrairement à cette femme qui n’a pas su garder son venin pour elle. »

Il resta silencieux par la suite, s’étant imaginé que l’alchimiste avait une petite idée des effets de ce qu’il était en train de créer. Il remarqua les gestes de sa main gauche avant qu’il n’entre dans son laboratoire, il se demanda s’il ne s’agissait pas de magie. Il entra à la suite de l’alchimiste, qu’y avait-il à craindre s’il l’avait invité à entrer ? Eiko restait cependant méfiant, s’imaginant que peut-être la créature voudrait tester son nouveau produit et qu’il ferait un parfait petit cobaye.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 20 Mai 2012 11:16 
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L’homme serpent et Eiko venaient de quitter la Cour des Pendus, et Silmeria, au-dessus du gouffre nauséabond, fut prise d’un haut-le-cœur irrépressible, qui lui donna de suite envie de régurgiter le peu qu’elle avait dans l’estomac… Ce qu’elle fit l’instant d’après, tout contre la potence.

[HJ : Eiko, tu peux continuer dans le laboratoire d’alchimie.]

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 20 Mai 2012 17:48 
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C'était en actionnant le levier de la potence que la trappe s'ouvrit dans un grincement de vieux gonds mal huilés. Silmeria avait espéré que l'homme enguirlandé tombe dans la gueule béante aux relents suspects, mais il restait déterminé à conserver ce magnifique collier fermement fixé à ce qui pouvait bien rester de son cou décharné.

Cela dit, elle n'avait pas imaginé, ne fut ce qu'une simple seconde, que personne n'aurait eu l'élémentaire élégance que de déblayer les cadavres passés de dessous la trappe qui conduisait, à en juger la noirceur et la profondeur que la faible lumière ne parvenait pas à éclaircir, plus bas que le niveau du sol. Les relents abominables qui s'en échappaient embaumèrent les lieux en moins de temps qu'il n'en fallait pour actionner une trappe, et Silmeria baignait déjà dans ce parfum de nécrose pas fraiche et décomposition.

Sa première réaction de petite Baronne précieuse fut d'ouvrir grand et de papillonner des yeux en mettant la main devant ses lèvres, mais une inspiration de trop alarma ses sens et son estomac vide depuis quelques heures déjà exprimait son mécontentement. Elle sentait sa gorge s'humecter pour lubrifier le passage d'un torrent de bile qu'elle préférait largement garder dans ses tripes. Elle leva un sourcil et s'exclama :

« Merdre...»

Les doigts quittaient le devant de la bouche et dans sa plus grande élégance, face au bourreau, au squelette et à la créature bizarre qui passait les escaliers, elle cracha tout ce qu'elle pu sur le bois déjà sale qui se trouvait entre le cadavre et le levier. Après avoir toussé, insulté le levier et tout ce qui pouvait ressembler à un levier, elle passait la main dans ses cheveux qu'elle avait tenté de retenir pour ne pas non plus s'infliger la honte que de se vomir dans les cheveux.

Le choc physique provoqué par ses contractions musculaires avait quelque peu affaibli son esprit, et pire encore pour la Douce, elle avait baissé sa garde. Hrist n'attendait qu'un simple moment de faiblesse pour reprendre le dessus. Les contractions se multipliaient et pour la seconde fois, Silmeria fut perdue dans son propre esprit.

Hrist avait su dominer celle qui, quelques instants plus tôt, avait trouvé le moyen de l'éclipser sans peine. Maintenant que Silmeria était perdue dans l'esprit de Hrist, une sorte de labyrinthe psychique, elle mettrait un peu de temps pour s'en sortir et retrouver la force mentale de prendre le dessus sur la Frémissante.

Les pupilles tournèrent au violet hypnotique. C'est là que Hrist leva les yeux et que son regard rencontra Eiko. Elle leva une fois de plus un sourcil interrogateur et sans dire mot, observa la lame qui avait percé son coeur. Puis elle observa encore le garçon qui bien que nu, n'avait pas l'air d'être mort pour deux sous.

« Une arme magique... Faudrait demander à Cèles, si l'autre cruche ne l'avait pas envoyée dans un lieu inconnu. Humph. » Venait-elle de murmurer. Hrist était réputée pour avoir la rancune assez tenace, Silmeria elle ne valait pas mieux dans ce domaine et maintenant qu'une sorte de conflit venait d'éclater entre les deux âmes, l'animation qui allait s'en suivre promettait des rebondissements.

Pendant qu'elle était dans ses pensées, un nouveau cas de mort vivant fit son apparition, cela dit, il n'avait pas grand chose d'aussi terrifiant que ce que l'on pouvait rencontrer dans les contes et légendes. La guirlande humaine venait de remuer sa machoire, malgré l'état de mort plus qu'apparent et de remuer ce qui servait de vestige de langue et de corde vocale pour se lancer dans une logorrhée des plus surprenantes.

Le mort fixait de ses orbites mortes les yeux de Hrist qui allait de surprise en surprise. Il venait de l'appeler " mon cœur ". La Frémissante restait un instant à fixer l'homme sous la fine pluie et la fraîcheur du lieu qui la débarbouillait quelque peu.

Faute de pouvoir questionner Cèles, la femme n'avait plus d'autre solution que de joueur le bluff, le meilleur moyen de continuer était d'obtenir plus d'informations sur ces lieux, celui-ci avait dû voir des choses passer, même s'il ne semblait pas avoir la chapelle en état, il pourrait même sans le savoir, donner une information qui s'avérerait importante.

« Je vais parfaitement bien contrairement à vous ! Dois-je vous rappeler que vous êtes mort ? Et sans ma bénédiction, qui plus est ! J'espère que vous avez une excellente excuse, mon cher ! »

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Lun 28 Mai 2012 11:43 
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La gueule béante de la potence s’ouvrait toujours sur cette marée putride et nauséabonde, mais le squelette ne semblait pas se formaliser de pendre au-dessus d’un vide encore plus profond qu’à l’accoutumée.

« Tout va très bien madaaame la marquiiiise ! Tout va très bien tout va très bieeeen ! »

Un air chantant, une vieille rengaine. La folie habitait ce mort mal embouché.

« Mort ? Moribond, mortadelle, morbac… Corbac !! Noires ailes, noires nouvelles. Vous n’êtes pas bienvenu, corbeau de tempête. »

La logique de son discours était discutable, sans aucun doute.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Lun 28 Mai 2012 15:46 
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Hrist était indisposée par l'odeur que ce gouffre recrachait lentement, le petit vent ne suffisait plus à le chasser et il embaumait tout l'air ambiant, le pendu lui, loin de tout ça, loin des éléments ne trouvait pas là raison d'arrêter son discours pour autant. Complètement bancal, il venait d'évoquer " Marquise ". Y avait-il un lien avec la Baronnie de Keresztur ? Elle en doutait, mais la coïncidence était fâcheuse. Hrist était confrontée à un problème de taille.

Tout avait commencé à Tulorim, là où elle s'était emparée de Silmeria, elle pouvait contrôler la jeune voleuse, lui faire perdre la tête, dominer son âme et réduire à néant ses émotions de l'époque. Mais au fil du temps, de ces années, Silmeria n'en avait tiré qu'une profonde peine, elle savait que la Douce n'avait plus rien à perdre et qu'elle n'hésiterait plus à s'échiner pour être plus cruelle encore que Hrist avait pu l'être.

Cet enlèvement soudain et incompréhensible ne lui évoquait rien, tout comme ces lieux, le ciel gris, la fine pluie, la présence de nombreuses entités non étrangère à la démence et elle au milieu de tout ça. Guasina, Eiko, Maelan et les autres, elle ne pouvait que mépriser ces personnages essentiellement naïfs et avenants, prêts à s'entre aider pour alimenter la flamme d'un éventuel espoir. Hrist pensait que c'était la cause indirecte du changement de Silmeria, la gentillesse la rendait malade et voici que la malade était en pleine crise. Et pour ce genre de crise, il n'existait aucun remède connu. On aura soigné des centaines d'os cassés avant de pouvoir soigner une folle, car comment estimer qu'elle ne soit plus folle ? Tout ceci n'avait été qu'une graine germée qui avait peu à peu donné naissance à quelque chose de plus lourd, de plus difficile à déraciner.

Une fiole de poison dans la main gauche et la Scélérate dans la droite, Hrist avait fait ce geste sans trop s'en rendre compte, son inconscient menait une danse, une symphonie funèbre et il était déjà temps pour l'entracte.

Face à cette situation, Silmeria s'éveilla, elle était devenue spectatrice et observait de par les yeux de la Frémissante ce qu'elle se préparait à faire.

(« Mais... Qu'est ce que tu fais ?! »)

Hrist cassa du bout de l'ongle le petit sceau de cire qui maintenait le bouchon fixé. Elle versa complètement le poison sur la lame crantée de son arme. L'épais mélange coulait lentement, presque comme un miel aux allures de mercure. La petite pluie qui venait à sa rencontre ne perça pas sa surface, elle roulait en petites perles le long de ce liquide odorant. Son nez lui piquait, mais elle n'allait pas reculer pour une odeur plus amère que celle du charnier.

(« Il n'y a pas de logique, dans notre folie. Je regrette le temps où mon autorité était respectée, voire imposée si besoin. »)

Elle donna un petit coup de tête sur le côté, dégageant ses cheveux de sa gorge. La pointe de la lame devenue grasse de poison alla se coller sur sa peau, juste dans le creux, à droite de sa gorge. La morsure du métal glacé se fit sentir immédiatement, la chaleur des premières nécroses provoquées par le simple contact du poison l'irritait. Dans un dernier souffle, Hrist, de toutes ses forces, plongea la lame dans sa gorge et immédiatement, il n'y avait plus rien autour d'elle.


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Suicide de Hrist / Silmeria

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 3 Juin 2012 10:22 
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La lame empoisonnée taillada la gorge de la sindel meurtrière, qui tomba sur le sol sans un cri, se vidant lentement et douloureusement de son sang avant de perdre définitivement connaissance, dans les embruns de son poison létal. Lorsqu’elle fut morte, elle resta un moment sur le sol froid de la cour des pendus, devant le regard vide et incrédule du gros bourreau exécuteur, et du squelette pendu. Quelques secondes plus tard, son corps disparut en une gerbe noirâtre crépitante, laissant derrière elle tout un amoncellement d’équipement…

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Mar 3 Juil 2012 11:32 
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Dans la cour des pendus, le terrible gardien à l’aspect immonde et immense montait toujours la garde autour de la potence, toujours décorée d’un macchabée squelettique aux yeux cavés par les corbeaux, et à la peau brûlée par les intempéries. Un squelette-garde et un chat de feu tournaient, un peu perdus, autour d’un tas d’équipements qui, pour ceux qui l’avaient vue s’équiper, appartenait l’instant d’avant à la dénommée Silmeria. Mais de son corps, nulle trace.

Naral, lui, était en train de descendre paisiblement l’escalier vers le centre de la cour, sans prêter attention à l’immense gardien qui y marchait. Herbert, à son tour, descendit l’escalier en vue, sans doute d’aller retrouver Rick et sa boutique. Alors que l’elfe aux cheveux mauve semblait vouloir s’arrêter au centre de la cour, juste devant la potence, le geôlier continua à avancer en traversant la cour en diagonale, jusqu’à une petite porte au sud-est de celle-ci, où il attendit ses compagnons.

Le gardien n’avait pas interrompu sa marche, ni celle de Naral mais… En serait-il de même des autres prisonniers ? Maelan ne semblait pas très confiant, en tout cas, et Guasina pouvait le sentir trembler sous elle.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Jeu 5 Juil 2012 23:48 
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Cet elfe qui tout comme moi possédait un certain talent pour le tir à l’arc me rendit mon sourire et me confia que mon absence l’avait inquiété. Cette affirmation me fit plaisir et aussi quelque peu rougir. Depuis mon arrivée dans cette prison, j’avais perdu tous mes biens, mais en retour j’avais gagné au moins deux amis. Tout d’abord Eiko que je croyais mort et qui était revenu quasiment nu. Puis ensuite, Maelan dont la grande sensibilité m’avait touchée. Et enfin, il y avait cet étrange petit lutin au joli minois tout rond qui s’approcha de moi et Maelan pour entamer la conversation. Tout en ne cessant de fixer ses petites ailes membraneuses, je l’écoutais me proférer un judicieux conseil. Son plan était simple, puisque j’avais en ma possession une potion me permettant de devenir une géante, il serait opportun de me procurer immédiatement une arme proportionnée à cette nouvelle taille. Toujours fascinée par ses jolis appendices qui lui donnaient une liberté certaine de mouvement, j’ouvris la bouche pour lui répliquer qu’il m’était actuellement impossible de porter une telle arme sur moi. Une arbalète grandeur humaine s’avérait beaucoup trop imposante pour une lutine de vingt centimètres. Mais comme s’il avait deviné mes pensées, Silmeï me devança me précisant que Maelan pourrait s’en occuper pour moi en attendant le moment voulu.
« Vous avez là une bonne idée ! » Dis-je enfin lorsqu’il eut terminé.

Je détachai ensuite mon regard du petit être pour le poser sur le grand elfe aux yeux émeraude. De mes petits yeux malicieux, je le questionnais silencieusement, mais au fond, je devinais, ou espérais qu’il était prêt à me rendre ce petit service.

Puis sans me demander mon avis, ni ma permission, l’elfe aux cheveux noirs parsemés de bleu me prit tout doucement pour me poser délicatement sur son épaule. Alors que j’en avais tenu rancune à Lilo parce qu’elle m’avait ballotée comme une vulgaire petite poupée de chiffon, je n’en fis rien lorsque Maelan fit de même. Au contraire, c’est avec une immense joie que je le vis prendre cette initiative.

Je quittai donc le laboratoire, non sans une pointe d’hésitation. Si cela n’avait été de la compagnie de Maelan et du pseudo conseil proféré par le curieux elfe mauve ricaneux, j’aurais préféré demeurer dans cette petite pièce bien remplie de fioles et de bouquins. J’aurais voulu questionner davantage l’alchimiste, j’aurais aimé en savoir plus sur les plantes et aussi explorer l’endroit où il faisait pousser ses magnifiques spécimens de fleurs. Or, trop contente d’avoir retrouvé Maelan, et aussi curieuse d’en savoir un peu plus sur ce Silmeï ailé, je n’émis aucune opposition à notre départ. La vie est ainsi faite, me disait grand-maman Roquin, on doit parfois faire des choix, on ne peut tout avoir.

Nous pénétrâmes dans une immense cour, sûrement la même que j’avais vue à travers le soupirail lorsque je parcourais le petit tunnel sombre et étroit.

(La potence, le monstre aux yeux blancs, c’est le même endroit ! )

En effet, la même potence trônait en son centre et un cadavre sans yeux pendait au bout d’une corde. Et ce géant dont la taille dépassait celle de Maelan d’au moins un mètre me paraissait encore plus impressionnant que lorsque je l’avais aperçu à travers les barreaux du soupirail. Sa peau semblait si dure que son armure y tenait grâce à des clous plantés à même sa chair, ses yeux d’un blanc laiteux lui donnaient une expression de folie, et puis ses défenses crochues qui lui sortaient de la bouche semblaient aussi aiguisées que des poignards. Bref, même le plus courageux des guerriers n’aurait pas honte de craindre un tel adversaire.

Seulement Silmeria manquait à l’appel. Par l’ouverture du tunnel, je l’avais bien entrevue, ça, j’en étais certaine et pourtant il n’y avait plus aucune trace d’elle, ou de son corps du moins.

Le grand et mince elfe aux cheveux mauve descendit l’escalier et s’arrêta en plein centre de la cour. Le geôlier pour sa part continua sa route sans se soucier de l’énorme gardien, ni s’il était suivi. Il avait par ailleurs annoncé qu'il devait se rendre chez un certain marchand nommé Rick et rien ne semblait le détourner de son chemin.

(Cela me serait utile de me rendre aussi chez ce marchand, j'ai besoin d'une arme.)

Utile oui, mais grandement risqué. Nerveuse et apeurée par l’affreux bourreau qui se tenait dans le milieu de la cour, je n’aurais jamais osé la traverser. Et Maelan semblait aussi nerveux que moi, si j’en jugeais par les tremblements que je sentais sous mon poids.

Je m’approchai de son oreille et tentai de le rassurer en chuchotant :

« Ma grand-mère me dit toujours que ce n’est pas la taille qui est importante, mais la volonté et la force de caractère, et ça on en est pas dépourvu, croyez-moi ! »

Ces paroles n’avaient pas pour seul but d’encourager mon compagnon, mais aussi de me donner le courage qui commençait également à me manquer.

Je venais tout juste de terminer de lui parler que je vis une chaîne qui pendouillait sur le rebord du balcon. Toute contente de ma découverte, je murmurai à l’oreille de mon ami :

« Je viens de voir quelque chose qui pourrait me servir d’arme, restez ici, je reviens tout de suite. »

Et sans perdre un instant, je glissai sur le bras de mon compagnon, puis je sautai au sol. Je perdis l’équilibre et tombai sur mes fesses, mais me relevai aussitôt. Après avoir fait un clin d’œil à mon complice, je me dirigeai droit dans les escaliers, là où pendait la chaîne. Ce n’était pas la meilleure arme, mais elle pouvait s’avérer redoutable si bien utilisée. N’ayant rien d’autre, je décidai de m’en emparer. C’est ainsi qu’une fois rendue à destination, j’empoignai un maillon de la chaine et je tirai dessus. Si je parvenais à la soulever, je reviendrais vers mon compagnon armée de cette corde de métal.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Dim 14 Oct 2012 18:00, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 8 Juil 2012 12:14 
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Tandis que je suivais Herbert et Silmei à l'extérieur, j'examinais les différentes fioles que l'alchimiste venait de me fournir et dont les couleurs formait tout un assortiment iridescent et chamarré... Je constatais alors mon erreur.... Je n'avais pas pris en compte le fait que l'homme-serpent donnait d'autres potions aux effets inconnus en plus de celle demandées et je me retrouvais donc avec onze fioles de trois tailles différentes, rien de mieux pour en casser la moitié ou se tromper de décoction ! J'essayais donc de retenir les couleurs des cinq principaux élixirs pour ensuite m’intéresser au reste... Je fis un blocage sur la potion blanchâtre qui n'était pas sans me rappeler une autre fiole, trouvée dans un temple maudit,qui s'avérait être de la semence humaine et je me mis à espérer très fortement que l'Alchimiste ne soit pas ce genre de plaisantin ! Il ne me restait plus qu'à déboucher chaque récipient pour en renifler le contenu et tenter de deviner quel genre d'effet pouvait avoir telle potion...

J'étais tellement concentré sur les odeurs que je manquais de trébucher dans les escalier qui se trouvaient devant nous et que Naral et Herbert avaient déjà emprunté pour descendre dans une cours pavé et tout aussi lugubre que le reste du bâtiment, avec un énorme bestiaux encore plus gros que le geôlier faisant des tour autour d'une potence déjà occupée par un cadavre ! Je me mis malgré tout à sourire en imaginant ce qu'aurait été la scène si mes hallucination avaient persisté jusqu'ici...

M'accrochant à la rambarde pour éviter un nouvel accident, je descendis donc les marches pour rejoindre Herbert, l'elfe à la chevelure mauve nous ayant donné une heure pour le rejoindre, il pouvait bien attendre, surtout que je ne savais toujours pas que penser des ses dires et des paroles d'Ezak à son encontre... J'interrompis ma descente, le temps que la créature se retrouve de l'autre coté de la structure soutenant le gibet puis je repris, adaptant mon rythme de marche pour que le monstre soit toujours derrière la potence par rapport à moi.

"Allons-y, mon bon Herbert, trouvons Ricky!"

[[[hrp: Jet de reconnaissance des potions à l'odeur (:p)]]]

_________________

Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Dim 8 Juil 2012 12:36 
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Localisation: Quête 26 - Cellule n°5
Mes transactions avec l'alchimiste se soldent finalement bien rapidement. Connaissant son laboratoire comme sa poche, il attrape des fioles un peu partout pour finalement les poser devant moi. Je suis soulagé de constater qu'il me fournit des fioles à ma taille, et que par conséquent je puis stocker en nombre dans mon sac. J'avoue ne pas trop savoir comment j'aurais fait sinon. Je récupère donc bien vite mes potions de mana, ô combien précieuses pour ma survie, ainsi que des flacons contenant des liquides de toutes les couleurs. Les fioles surprises, probablement. Je les range sagement dans mon sac en me promettant de n'y avoir recours qu'en cas de situation complètement désespérée. Une fois mon paiement effectué, pour lequel on peut remercier ma conseillère financière Aurore, je m'envole pour retourner auprès de Maelan et Guasina.

La première réflexion que je me fais, c'est que j'ai réussi à me trouver une plutôt belle équipée. Moi qui étais partisan de la discrétion et de la solitude à mon réveil, je trouve finalement réconfortant de pouvoir nouer des alliances avec certains autres prisonniers. Une part de moi est bien évidemment consciente que ces liens contractés sont autant un avantage qu'un fardeau, une protection qu'un carcan. Et je suis aussi parfaitement au fait que ce genre d'entente tacite ne vaut pas grand chose dans la situation dans laquelle nous sommes ; mieux vaut m'attendre à une trahison à tout moment. Cependant, j'apprécie la compagnie de Maelan, j'apprécie ma rencontre avec Guasina comme j'ai apprécié la droiture de Léandre et le mystère d'Ethel. Parler, échanger sur notre situation, partager nos doutes, nos théories, ourdir quelques plans, voilà qui a permis, et ce n'était pas gagné d'avance au vu de la situation, de m'apaiser un peu. De me donner une ancre à laquelle raccrocher ma raison.

Bien entendu, je ne suis que haine pour ce nouveau Marionnettiste ; encore un qui se délecte de manipuler les existences des autres comme on brandit des jouets. Mais je parviens à canaliser ma colère, plus ou moins efficacement, sur ma perception de l'environnement. Je m'en sers pour me talonner les flancs, aiguiser mes capacités d'analyse, accentuer mes perceptions de mon environnement et surtout des autres. J'ai pu l'expérimenter à loisir lors de notre quête dans les profondeurs : dans ce genre de situation où les relations entre les vivants sont au centre de l'intrigue, où un coup de poignard peut vous arriver dans le dos si vous n'y prenez pas garde, et où l'allié détecté à temps peut vous permettre de jouer un coup décisif dans la partie de vos survies, il est primordial -que dis-je, absolument essentiel- de savoir appréhender le caractère des autres.

C'est un drame de la confiance que nous jouons tous ici, une fois de plus. Si nous nous vouions tous une loyauté indéfectible, je ne me fais aucun doute sur nos chances de nous échapper. Seulement voilà, nous sommes divisés ; par conséquent faibles. Même les mages de la puissance de Naral ont besoin de plus petits qu'eux pour s'en sortir. A cette pensée d'ailleurs, j'esquisse un sourire narquois. A présent, c'est moi qui suis en possession de la poudre cristalline. Son destin m'appartient, et je saurai divertir la cantonade le moment venu en le réduisant en poussière. C'est peut-être triste à avouer, mais je crois que je ne connais pas de sentiment plus doux que la satisfaction qu'on éprouve à déchaîner sa vengeance.

Triste, mais concordant parfaitement avec l'histoire d'une vie volée.

Ainsi donc disais-je, je me retrouve en compagnie de Maelan à qui je sais pouvoir faire confiance malgré nos différents, et de cette étrange créature qu'est Guasina. Tandis que nous nous regroupons pour nous diriger vers la pièce suivante, je me permets de la détailler un peu, chose que je n'avais pas eu l'occasion de faire auparavant. Je reste toujours abasourdi par sa ressemblance avec les Akrillas, même si en y réfléchissant à deux fois, on se rend vite compte des quelques différences. Son teint de peau, tout d'abord, est légèrement trop foncé, tandis que ses oreilles me donnent l'impression d'être fixées à l'envers. Et puis, bien sûr, elle n'a pas d'ailes. Voler m'est tellement naturel, et tellement pratique dans ce monde trop grand pour nous, que je ne peux m'empêcher de me demander comment elle a bien pu faire jusqu'ici pour se débrouiller seule. Je suis pourtant bien placé pour savoir que de petits êtres comme nous sont parfaitement capables de prendre soin d'eux -et mieux encore, de régler leur compte à quelques géants-. Une bonté certaine peut se déceler dans les traits de son visage malicieux ; et le simple fait que le peureux Maelan semble accorder sa confiance à la lutine me rend moi-même plus enclin à m'ouvrir à elle.

Je suis d'ailleurs heureux qu'elle approuve mon idée de charger Maelan de porter une arme pour elle, le temps qu'elle utilise les potions de l'alchimiste pour se transformer en géante. J'aurais moi-même acheté ces potions si je n'étais pas certain de me battre avec ma magie. Sur un champ de bataille, avec mes ailes et ma petite taille, j'ai de quoi me mettre hors de portée de mes ennemis puis de quoi leur régler froidement leur compte. C'est amplement suffisant ; pas besoin de me faire broyer dans une mêlée.

(Eh le bouloum, « petits et puissants » alors ? )
(Ce n'est pas parce que je ne compte pas aller me battre au corps à corps avec des géants que je les dézinguerai pas. Je ne vois pas l'intérêt de me rapprocher du danger si je peux abattre ce danger de loin.)
( Roh, t'es pas drôle. )
( Ben voyons. Désolé de ne pas me faire écrabouiller pour te satisfaire, boule de fluide.)
( Tu as tort, il y a quelque chose de très noble de mourir pour sa Faera. )
( Tu n'es pas censée protéger ton maître et tout le blabla ? Fais gaffe, je vais te dénoncer à la police des Faeras. )
( Comment as-tu entendu parler d'eux ?? C'est un secret absolu ! )m'interpelle-t-elle d'un coup d'une voix alarmée.
( Hum, à vrai dire, je pensais venir de l'inventer, mais je crois que nous reparlerons de tout ça plus tard. )
( Et merde. Je vais me faire coffrer pour divulgation de secret faerique.)

Clôturons ici cette déconcertante parenthèse pour décrire la pièce dans laquelle nous venons de pénétrer. Ou plutôt, la cour par laquelle nous venons de sortir. Immense étendue de pavés, elle semble occuper une place centrale de la prison puisque quatre murs l'encadrent de chaque côté. Trônant au centre de la cour des Pendus dont je comprends soudain le nom, une gigantesque construction de bois et de cordes, au bout d'une desquelles pend un cadavre glauque, dégage une aura lugubre. La cour en elle-même n'offre pas grand chose de plus à voir, à part des portes et des meurtrières un peu partout, donnant accès aux autres parties de la prison. Enfin, mentionnons le fait que cette cour est à ciel ouvert. Moi qui ne pensais plus revoir le couvert des nuages avant bien longtemps, je me délecte un instant de la vue, bien qu'elle soit à l'image de prison, c'est-à-dire déprimante.

Tandis que nous descendons prudemment les escaliers menant à la cour, j'avise soudain les personnages toujours plus étranges vers lesquels nous nous dirigeons. Tout d'abord, un géant parmi les géants, mastodonte indescriptible, tout en muscle et en plaques d'aciers fixées sur son corps, marche pesamment autour de la potence, pas imposant après pas imposant. Il porte une hallebarde énorme à l'aspect meurtrier, et je me fais immédiatement la réflexion que je ne veux pour rien au monde m'approcher des cornes qui sortent de sa bouche difforme. En bref, encore un prince charmant dans notre conte de fées. Foutu Marionnettiste. Non loin de lui se tient un squelette décharné, très similaire à ceux qui se trouvaient dans le couloir des cellules, ainsi qu'une créature de feu que je ne parviens pas à identifier. Mais mon esprit a été dépassé dès la partie « créature de feu » de toute façon.

Enfin, pour conclure ce magnifique tableau, n'oublions pas de mentionner ce cher Naral qui s'arrête devant le gibet comme si un spectacle allait bientôt s'y dérouler, ainsi que Herbert, notre bon geôlier, qui traverse la cour comme si de rien n'était et atteint bientôt une porte à l'autre bout de la place pour nous y attendre.

En voyant cet elfe exécrable fixer le cadavre tristement pendu au bout de sa corde avec son éternel rictus narquois déformant ses lèvres, je sens soudain monter en moi une incontrôlable bouffée de rage. Je jette un coup d'oeil à mes camarades et leur annonce d'une voix tremblante :

«  Regardez cette ordure se délecter du spectacle... Il faut faire quelque chose ; on ne peut pas laisser ce malheureux pendre comme ça au bout de sa corde. Transformé en hochet pour psychopathes pour le seul crime d'être tombé dans cette prison de fou ?! Hors de question. »

Ni une ni deux, faisant fi de toute prudence, j'accélère subitement le battement de mes ailes et monte à une dizaine de mètres de hauteur. Ce faisant, je plonge chercher en moi mes fluides de glace et les rassemble toujours plus vite dans mes avant-bras. En moins de temps qu'il ne me faut pour atteindre un point à la verticale du pendu, à une dizaine de mètres au-dessus de lui, je forme un massif pic de glace, que je prends soin d'affûter en forme de pointe de flèche. Puis faisant le vide dans mon esprit, je vise avec toute ma concentration la corde qui retient le pendu attaché au gibet et lâche mon projectile.

M'attendant à des représailles immédiates, je ne prends pas le temps de vérifier si j'ai atteint mon but et prends immédiatement de la hauteur, encore et encore, histoire de me mettre hors de portée des occupants de la cour. Il me vient alors l'idée que je tiens ici une chance unique de découvrir la taille de la prison, et surtout où nous sommes. Peut-être même de m'échapper ? Au fond, je n'y crois guère, mais je me sens porté par un espoir fou. Je scrute donc l'horizon, tout autour de moi, jetant parfois quelques coups d'oeil à la cour qui se rétrécie de plus en plus, tâchant de voir où nous sommes.

Je ne prends pas le temps d'être horrifié par l'imprudence de cet acte inconsidéré. Tout ce à quoi je puis penser, c'est le défi que je viens de lancer à cette prison de malheur, à son maître cinglé et à tous ses occupants maudits. Et j'éprouve une satisfaction enragée.


HRP : Ainsi donc, je lance un pic de glace à 1 PM sur la corde qui retient le pendu, et je monte le plus haut possible pour essayer d'apercevoir les limites de la prison, les bâtiments, l'endroit on se trouve, etc.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Lun 9 Juil 2012 11:37 
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Aux paroles de la lutine, Maelan se contenta d’opiner silencieusement du chef, et laissa Guasina descendre à la quête de sa chaîne. Elle était fort grande, pour sa petite taille, et relativement lourde aussi. Mais elle parvint néanmoins à la déplacer en la faisant glisser jusqu’au sol, en agrippant dès lors une extrémité pour la ramener vers l’elfe aux tatouages mystérieux. La seconde extrémité de la chaîne, cependant, passait par-dessous la porte maculée de traces de sang, qui demeurait fermée pour l’instant. Impossible donc d’en voir le bout, et la longueur réelle, sans ouvrir ladite porte, ou de tirer l’intégralité de la chaine à l’extérieur.

Le manège de Tathar eut de la chance de fonctionner, car le bourreau ne semblait guère avoir envie d’un elfe gris à ses côtés. S’il avait pu le croiser, sans doute la tête du druide aurait-elle volé en éclat, et se serait séparée de son corps sans le moindre préavis. Mais là, le monstre s’était contenté de grogner sombrement en le regardant passer à l’opposé de sa position, continuant son éternelle ronde. Ainsi, Tathar put rejoindre la porte fermée en bas à l’est de la cour. Et Herbert l’ouvrit dès qu’il fut à portée, pénétrant à nouveau dans le corps de bâtiment… De sa détection des fioles, Tathar n’en retira aucun indice, hélas.

Quant à Silmeï, son pic de glace atteint la corde du pendu sans la moindre difficulté, et trancha celle-ci tout net… Si bien que le pendu tomba dans la fosse qu’avait ouverte Silmeria grâce au levier placé sur la potence… Le squelette disparut pour de bon de la Cour des Pendus. Ce qui ne fut pas le cas de l’aldron, hélas. À peine eut-il atteint la hauteur des bâtiments qu’une barrière magique noirâtre lui empêcha tout mouvement, et absorba violemment sa vie… (-50% de PV). Heurté par le choc et la douleur immonde, il commença à dégringoler vers le sol, à moitié conscient de ce qui se passait… Par chance, il retrouverait suffisamment de force et de conscience pour se rattraper in extremis avant de s’écraser comme une vieille merde sur le sol de la Cour des Pendus. Sous le rictus d’un Naral Shaam observateur.

« Hihihi. Pensiez-vous cela si facile, aldryde ? »

[HJ : Tathar, j’ouvre de suite un nouveau sujet.]

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Jeu 12 Juil 2012 12:37 
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En utilisant une ruse dont je n’étais pas très certaine de comprendre, Tathar réussit à déjouer l’immense bourreau et à suivre les traces du gros geôlier.

Pendant que je tirais sur la lourde chaine espérant ainsi m’en servir comme arme lorsque j’aurais la taille appropriée, le petit être ailé, la voix chargée d’émotion, se préoccupait du sort du cadavre qui gisait au bout de sa corde. Certes, sa vue m’effrayait, mais il était sans vie et on ne pouvait plus rien pour lui. Le petit lutin ailé ne l’entendait pas ainsi et grâce à sa magie fit jaillir un pic de glace qui brisa à jamais les liens qui retenaient le pendu. Alors que Silmeï s’élança à toute allure dans le ciel, je me concentrai à nouveau sur ma tâche. Au coût de beaucoup d’efforts, j’avais réussi à ramener un bout de la chaîne à Maelan. Mais je m’aperçus bien vite que son autre extrémité m’était inaccessible, puisqu’enfouie sous une porte tachée de ce fluide légèrement visqueux et carmin qui nourrit nos cellules.

Je ne savais plus trop quoi faire. Comme si je n’avais pas déjà assez de souci, voilà que mon imagination s’emballa.

(J’aimerais bien ne rien y trouver, mais si au bout de cette chaîne git un cadavre, ou pire encore une bête féroce ? Serait-elle aimable avec moi me prenant pour son maître, ou me dévorerait-elle en une seule bouchée, pensant ainsi manger son geôlier ? Et si rouge de colère, elle massacrerait mes amis ?)

Certes, mon imagination était fertile, mais cette brève divagation n’était peut-être pas aussi farfelue après tout. Ne voulant faire courir de risques à mes amis et ne pouvant davantage contenir ma curiosité, je décidai alors d’aller vérifier par moi-même ce qui se cachait derrière cette porte ensanglantée au lieu de continuer de tirer sur la corde comme une déchaînée. Je lâchai donc les maillons de fer et furtivement je me rendis à l’endroit prévu. Je jetai un dernier coup d’œil à Maelan, puis me penchai pour tenter de me faufiler sous l’ouverture de la porte. S’il s’avérait que le passage emprunté par la chaîne était trop étroit pour me permettre d’y passer à mon tour, je tenterais alors d’ouvrir la porte.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Dim 14 Oct 2012 18:04, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Cour des Pendus
MessagePosté: Sam 14 Juil 2012 21:32 
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Je venais de quitter le laboratoire de l'alchimiste et entrai enfin dans la cour. Il y avait un échafaud et des cordes qui y pendaient, l'une d'elle bougeait encore comme si elle venait d'être coupé. Je constatai qu'il y avait Naral qui était là, Guasina était également de la partie, Maelan, Herbert et Tathar étaient également ici.

Il y avait aussi Silmeï qui semblait en bien mauvaise posture. Je me sentais toujours redevable envers ce petit être. Aussitôt je me portais à son secours en dévalant les escaliers. Une fois à sa hauteur, je ne pus que ressentir de la peine pour lui. Il semblait gravement blessé.

- "Si je peux vous soulager d'une quelconque manière, je le ferais. Je vous suis redevable, il semblerait que maintenant serait le bon moment."

Je lui présentai ma main afin de lui donner mon aide pour se lever et voir même plus, qu'il remonte sur mon épaule.


(((Désolée pour la taille relativement courte du post, mais je n'ai pas le temps de poster en ce moment avec mes révisions la semaine, je suis naze le week-end.)))

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Léandre - Shaakt - Soldat



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