L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Les galeries sous la forêt
MessagePosté: Sam 6 Mar 2010 11:12 
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Les galeries sous la forêt

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Toutes sortes de galeries sillonnent les dessous de la forêt dense. Chacune d'entre elle renferme ses secrets et ses habitants, petits peuples d'elfes verts, cultes mauvais, ou encore repères d'animaux sauvages. Les entrées sont en générales toutes très discrètes, parfois même cachées magiquement.

Il existe également une ville d'assez grande envergure sous cette partie de la forêt dense : Selarim, qui est peuplée d'Orgamii, une race ressemblant aux elfes noirs mais qui, raconte-t'on, en serait leur évolution...

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 Sujet du message: Re: Les galeries sous la forêt
MessagePosté: Ven 21 Mai 2010 16:30 
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( Prologue

1- La fuite

Depuis combien de temps était-elle là, en position fœtale, contre la paroi suintante d’une galerie sous la forêt. Elle avait perdu tous ses repères, le temps n’avait plus de sens sans la lumière, la vie n’en avait plus non plus sans Naénham, le futur lui était refusé tant elle était submergée de douleur.

Elle serrait convulsivement la besace contre elle, seul lien qui lui restait avec le monde connu, elle aurait voulu céder au désespoir mais la soif, la faim et son corps douloureux la rappelait à l’ordre. La soif la torturait tellement qu’elle se mit à lécher la paroi humide contre laquelle elle était pelotonnée, ce simple geste lui arracha un gémissement de douleur, les griffures de son corps la brûlaient, une chute dans l’escalier l’empêchait d’allonger sa jambe droite, ma main était enflée conséquence de son geste de panique lorsque la trappe s’était fermée brutalement.

"Naénham, pourquoi….je t’en supplie viens me chercher…"

Sa soif à peu près apaisée, elle regarda autour d’elle. La galerie était creusée dans une roche friable où des racines avaient pu se frayer un chemin. La vague lumière émanant de champignons phosphorescents qui poussaient par plaque ne lui permettait pas de voir bien loin, l’odeur de moisissure lui soulevait le cœur.

(Le symbole de toit, Eniod, il faut que je sorte de là)

Centimètres par centimètres, elle se leva en s’aidant des aspérités, la douleur la faisait grimacer, prudemment elle prit appuie sur sa jambe blessée lui arrachant un cri de douleur mais se força à passer outre, la faim la tenaillait et elle savait qui lui serait impossible de survivre si elle ne trouvait pas de sortie.


"Tu oublies le sang de ta mère Sanha."

Sanha se figea et chercha l’origine de la voix ténue qu’elle entendait. Elle s’adossa contre la roche afin de ne pas perdre l’équilibre et mit tous ses sens en alerte. Sa vue s’améliora, elle commença à distinguer quelques détails et eut la sensation de voir plus loin, elle distinguait le bruit des pattes des myriapodes qui galopaient, une odeur de forêt vint l’envelopper. La panique qui menaçait de l’envahir céda.

"Mieux… beaucoup mieux…"  la voix était devenue plus chaleureuse, plus proche, mais elle ne pouvait distinguer à qui elle appartenait.


"Qui êtes-vous? Comment connaissez-vous mon nom? Ma mère… qui est-elle? "

Un rire cristallin empli la galerie, une silhouette prit forme sur un petit éboulement à quelques pas d’elle.

« Mon nom n’a plus que peu d’importance à mon âge, je suis un vieil elfe vert et comme tu dois le savoir, rien ne nous échappe, nous ne vivons pas dans la forêt, nous sommes la forêt. Nous savons tous qui tu es et ce qui vient de t’arriver »

Sanha lui coupa la parole et le pressa de questions. Elle n’obtint que le son de gouttes d’eau tombant au sol, les battements de son cœur pulsaient dans ses oreilles, l’elfe avait disparu. Il lui semblait que le temps s’était arrêté, l’obscurité revint, et avec elle sa misérable condition humaine. Puis lointaine la voix revint

"Écoute-moi attentivement, nous ne nous mêlons que très rarement aux autres peuples, je m’adresse à toi car j’ai connu ta mère, il ne m’appartient pas de t’offrir son nom, toi seule pourra le découvrir. Passe à ton doigt ton héritage, tu es elfe avant d’être humaine, ton père n’est rien il ne t’apportera que douleur…souvient toi de mes paroles…je n’ai que trop parlé…prends ce fruit, il t’aidera à oublier tes souffrances, les signes que tu cherches sont gravés sur les âmes de la forêt…adieu Sanha, que Gaîa t’accompagne"

Elle sentit un souffle d’air chargé de tous les parfums de la forêt qui s’estompa brutalement remplacé par l’odeur de moisissures du tunnel. A ses pieds se trouvait un fruit étrange qu’elle ne connaissait pas, légèrement bleuté en forme de lune, elle le prit délicatement et le huma. Pluie, miel, humus, fleurs. Toutes les odeurs de la vie semblaient être présentes, elle croqua un morceau, sa bouche cessa d’avoir soif, son ventre cessa de crier famine, ses douleurs s’évanouirent. Un immense bien être l’envahit même si les stigmates de ses récentes aventures étaient toujours là.

Elle ouvrit la besace, rangea ce qui restait de précieux fruit, et sortit l’écrin de bois.
Etrangement sereine, elle passa l’anneau d’or ciselé d’étranges entrelaces, à son doigt. Une onde de chaleur se diffusa dans son corps, l’obscurité recula; chaque son, même infime, lui parvenait clairement.

(merci Mère, où que tu sois)

D’un pas ferme, elle parvint rapidement à une croisée de tunnel. Indécise , elle chercha une indication sur le chemin à prendre.

(l’âme de la forêt, le toit, qu’est-ce que ça peut être?)

Sa vue, désormais perçante, détaillait chaque aspérité, chaque détail. Aucun insecte n’échappait à son regard malgré ça elle ne vit aucun symbole gravé. Méthodiquement elle explorait autour d’elle, n’hésitant pas à soulever de grosses pierres. Elle fronçait les sourcils, se morigénait et maudissait l’elfe vert qui lui avait parlé par énigme.

"HEY l’elfe..;dis moi ce que je dois faire, c’est quoi l’âme de la forêt? "

Elle sentait la colère monter, avec elle remontait ses origines humaines, la fatigue la faim et la douleur affluèrent d’un coup, les ténèbres l’entourèrent à nouveau. Elle serra les dents et prit péniblement le couloir de gauche par dépit. Traînant misérablement sa jambe blessée, elle n’alla pas très loin, elle se laissa choir au sol afin de reprendre quelques forces.

_________________
- Sanha - guérisseuse demi-elfe blanche


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 Sujet du message: Re: Les galeries sous la forêt
MessagePosté: Mer 26 Mai 2010 18:11 
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Exténuée, douloureuse, les mains crispées sur sa besace qu‘elle portait en bandoulière, le sommeil l’emporta. Sommeil peuplé de cauchemars, d’elfes armés qui menaçaient sa vie, elle se voyait fuir dans une forêt hostile qui la rejetait. Elle gémissait, s’agitait, inconsciente que deux hommes sales et hirsutes la regardait un sourire mauvais aux lèvres.

"Hé hé matez ça, elle est en sale état mais elle devrait être vendable non? On la ramène cap‘tain?"

L’homme qui venait de parler était râblé, le visage couturé de cicatrices héritées des nombreuses bagarres dans les ports de tout l’empire, sa marinière n’avait pas été lavée puis des lustres, il exultait une odeur rance typique des marins de bas étages.

"Mouais, les demi-elfes peuvent faire de bons esclaves s’ils n’ont pas trop de magie en eux et celle là une fois lavée pourrait être mignonne, elle est encore jeune, on devrait en tirer un bon prix..; On embarque ! On n’a pas trouvé dans ces galeries ce qu’on était venu chercher mais elle nous remboursera le temps perdu."

C’était un trafiquant de la pire espèce par lequel transitaient tous les trafics. Ses yeux noirs brillaient d’un air mauvais, la bouche s’ouvrit sur deux chicots noirâtres dans un sourire malveillant. Contrairement à son acolyte, il était plutôt propre et vêtu d’une redingote en velours noir et d‘un chapeau à plume, une épée recourbée pendait sur son flanc, la garde.

Sanha se sentit soulevée brutalement du sol, elle se réveilla hurlant de douleur tant la poigne de l’homme la brutalisait. Elle essaya de se débattre, se tortillait pour se dégager. Elle réussit à planter les dents dans la main qui la tenait, elle se transformant en véritable furie ce qui fit rire les hommes.

"Oh ma jolie, une vraie tigresse hein! Bien j’aime ça, t’es vitale mais va falloir qu’t’apprennes l’obéissance."

Il la gifla et demanda à son marin de lui attacher les mains dans le dos. Les hommes la poussaient dans le dos manquant à chaque fois de la faire tomber, elle trébuchait sans arrêt boitant de plus en plus, la corde de chanvre lui entamait la peau des poignets.

"Charge là sur tes épaules, on avancera plus vite!"

Le marin la souleva sans difficulté et la jeta en travers de son épaule. Les galeries se succédaient, Sana était ballottée sans ménagement, le sang pulsait à ses tempes, elle avait l’impression qu’à chaque secousse on lui arrachait les épaules.

(ma besace, le fruit, il faut que j’y arrive)

Avec les dents elle avait attrapé la bandoulière et petit à petit elle essayait d’accéder à son contenu, une racine lui arracha des dents lui faisant pousser un cri de douleur. Elle laissa les larmes couler, renonçant à tout.

Une pause fut ordonnée, le marin la laissa tomber sans plus de ménagement que si elle était un vulgaire sac. Le choc fut violent, la douleur fut telle qu’elle s’évanouie.

"Abruti, va pas nous abîmer la marchandise!" Jette-lui de l’eau pour la réveiller.

Le froid glacial de l’eau d’une gourde la fit reprendre connaissance.

"Détache là, elle n’ira plus loin dans l’état où elle est."

Le sang reflua brusquement dans les bras, elle se frotta les poignets et fit quelques mouvements de bras en grimaçant.

Un croûton de pain dur atterrit à ses pieds, elle se jeta dessus et le dévora en s’étouffant. Elle put boire quelques gorgées d’eau avant que la gourde ne lui fut arrachée des mains.

"Assez traîné, on se dépêche, on est bientôt sorti"

Elle se releva péniblement s’accrochant à une grosse racine quand son regard s’arrêta sur un symbole gravé

(une rune! L’âme de la forêt! Les arbres..)

La marche reprit lentement, ils tournèrent l’angle se retrouvant face à une lourde porte qui pivota sur ses gonds sans un bruit quand le marin la poussa.

La luminosité était tellement forte que Sanha dut se cacher les yeux manquant de s’étaler en mettant le pied dans un trou. La porte était dissimulée dans l’anfractuosité d’une falaise, devant elle, le vue lui coupa le souffle.

"la mer…"

Un chemin de chèvre se déroulait à flanc de falaise se dirigeant sur une anse dans laquelle mouillait un rafiot.

"où sommes-nous?" Demanda t’elle


Le marin lui répondit qu’ils étaient à la frontière de la Sororité de Selhinae avant de se faire couper la parole par un regard noir lancé par le capitaine.
Tête basse, il la poussa puis le silence se fit. Le chemin était dangereux, un seul faux pas et c’était une chute mortelle qui les attendait. Leur progression était lente mais peu fatigante. En bas du chemin arrivés que la petite plage où était mouillé le bateau, Sanha se laissa tomber au sol mais une main vigoureuse la prit et sans ménagement la fit monter à bord.

Le bateau était taillé pour le cabotage, l’équipage n’était composé que de quatre autres marins qui auraient pu être de la même famille que celui qui accompagnait le capitaine.

"Brümer, fouille son sac, Bosco prépare-nous à manger, nous appareillerons après avoir manger."

Les marins la dévisageaient d’un air concupiscent ce qui fit ricaner le capitaine.

"Vide cap’tain, juste un drôle de fruit à moitié mangé."

Sanha sursauta et senti la panique l’envahir.

(Vide! Le parchemin où est-il? Oh non il serait tombé dans les tunnels…)



"Rend lui son sac, elle n’a qu’à le finir, ça nous économisera une ration."

Sanha tendit la main pour le récupérer quand la main de fer du capitaine lui attrapa le poignet.

"Jolie bague, là où tu iras, tu n’en auras pas besoin…"

Il la saisit mais retira sa main avec un hurlement, une odeur de cochon grillé emplissait l’air.

"Maudite elfe, tu vas me le payer..; Brümer coupe-lui le doigt, je veux cette bague."

Au moment où le capitaine se faisait brûler, Sanha ressentit une chaleur dans son corps annihilant la douleur et lui ouvrant ses sens.
Elle poussa mentalement un appel au secours ne sachant pas pourquoi elle le faisait. Elle n’était plus elle, elle était la fille de sa mère.
Le marin tremblant s’avançait in coutelas à la main quand surgit un Diomedeidae, l’immense oiseau blanc aux ailes noires était redouté des marins car il avait la réputation de briser le crane de ceux qui tombaient à l’eau. Brümel recula terrorisé lâchant son couteau. Une voix retentit dans la tête de Sanha

(Sauve-toi vite, traverse l’embouchure du fleuve et demande asile aux gardiens.)

Suite

_________________
- Sanha - guérisseuse demi-elfe blanche


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