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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 27 Juin 2017 12:44 
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Valmarin – Le port à l’extérieur de la cité

    Guasina parvint à Valmarin le soir tombé. La cité était visible de loin, illuminée qu’elle était par les multiples braséros, tel un fanal dans les ténèbres. Elle vit d’abord la côte de Valmarin se détacher, constituée uniquement de grandes falaises de plusieurs dizaines de mètres de haut. Puis la cité elle-même qui semblait être le prolongement même de ces falaises car tout son front marin était constitué de gigantesques et épais murs de pierres. Ils n’avaient rien de simples murs, ils étaient décorés, artistiquement ouvragés, pourtant toute la beauté du monde ne pouvait empêcher le sentiment qui se dégageait de la cité des mers : Valmarin était apprêtée depuis des siècles et des siècles à essuyer toutes les guerres sans jamais ployer.

    Les bâtiments étaient pour beaucoup composés de coupoles et de tours multiples qui semblaient tenter de s’échapper vers les cieux. Si Illyria était impressionnante par sa taille et son ampleur, Valmarin, assurément de taille plus petite, était magnifique à couper le souffle.

    Image


    Quelque chose, cependant, attira l’attention de Guasina : c’était l’absence de port dans la ville même. En regardant vers l’est, elle verrait plus loin ce qui ressemblait à un port de commerce où s’amassaient de nombreux bateaux, un port qui n’était relié à la ville que par une route passant elle aussi par des murailles inexpugnables. Impossible de savoir si elles étaient, pour l’heure, ouvertes.

    Le navire se dirigea vers ce port extérieur, moins illuminé que le reste de la cité, mais qui s’avéra être un port de taille importante, constitué de nombreux bâtiments. Si beaucoup étaient des docks en bois, nombreux étaient également les habitations.

    Lorsque la Voile Glacée finit par accoster, Frouillot s’approcha de Guasina pour dire :

    - J’pense que trois choix s’offrent à nous : dormir une nuit d’plus sur l’bateau, chercher une auberge dans l’port ou tenter d’entrer dans la ville à c’t’heure-là. Sauf si t'as une meilleur idée, ma p'tite dame.


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 29 Juin 2017 02:45 
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Valmarin



Et ce fut en début d’une soirée que nous aperçûmes enfin la terre. Bien que j’aie apprécié mon séjour en mer, j’avais bien hâte de découvrir cette accueillante cité. De loin, il était possible de la voir puisqu’elle était éclairée par de nombreux brasiers. Je vis d’abord les côtes de Valmarin qui résidaient en de grandes falaises escarpées. Puis aux falaises succédèrent des épais et gigantesques murs de pierres décorés adroitement par des artistes de talents. Hypnotisée par l’œuvre d’art sous mes yeux j’en oubliais que ces murs constituaient davantage une protection qu’une simple exposition des talents locaux. Puis, lorsque les bâtiments furent suffisamment près, j’en eus le souffle coupé par leur beauté. Les habitations étaient à peu près toutes surmontées par de longues tours, comportant des voûtes sphériques pour terminer par une fine tige érigée à la façon d’une épée pointée au ciel.

Puisqu’aucun port ne bordait la ville, le magnifique navire aux voiles rouges dut faire un léger détour vers l’est afin d’accoster à un port de commerce où étaient ancrés de nombreux navires. Le port s’avérait moins éclairés et du coup moins impressionnant.
Lorsque le navire s’immobilisa, Frouillot me fit une proposition. Il m’offrait trois choix. Le premier fut de dormir une nuit de plus sur le bateau. Le second fut de chercher une auberge dans le port. Le troisième était de tenter d’entrer dans la ville.

Les yeux brillants, excitée par le désir de visiter cette splendide ville, je demeurai un petit moment silencieuse.

« Cette ville est magnifique et j’ai vraiment hâte de la visiter. Mais tout comme me disait ma grand-mère, à quoi bon précipiter les choses. Et puis, il n’est par certain qu’on nous laissera entrer. Une cité comme celle-là doit être bien gardée. Bien que j’ai vraiment hâte d’y jeter un petit coup d’œil, je pense qu’il serait plus sage d’attendre à demain. »

Ainsi, et un peu à contrecœur, j’avais éliminé une option. Ma raison avait pris le dessus sur le cœur et je m’étais résignée à attendre le lendemain avant d’arpenter les rues de Valmarin.

« J’ai bien aimé mon voyage en bateau, mais j’avoue avoir envie de le quitter afin de visiter le port et passer une nuit à l’auberge serait une excellente idée. »

Ma décision était prise, je devais contenir ma curiosité et ma spontanéité et tenter d’être plus patiente.

« Par contre, il est tard, et on ne sait pas qui fréquente un tel endroit. Et puis, les lutines ne sont pas fréquentes dans votre monde, je crains d’attirer trop facilement le regard sur moi. Ce n'est pas que j’ai peur de combattre ou de me défendre, mais ce n’est pas cette raison qui m’amène ici. Je vais donc prendre mon mal en patience et passer une nuit de plus sur ce bateau. »

Si Frouillot avait décidé par lui-même de se rendre au port ou même à la ville, je l’aurais suivi. Mais puisqu’il m’en avait donné le choix, je décidai de dormir une fois de plus dans la petite cabine confectionnée à mon intention.

« Par contre, je ne désire pas me coucher immédiatement. J’aimerais rester un peu sur le pont et observer silencieusement le port. Vous pouvez me tenir compagnie si le cœur vous en dit. »

Cela dit, je m’assieds sur la rambarde et sans émettre le moindre son, j’observai les gens qui s’affairaient dans le port malgré l’heure tardive.

(((567 mots)))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Lun 3 Juil 2017 14:06 
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Valmarin – Le port à l’extérieur de la cité

    Frouillot écouta les paroles de la lutine et hocha la tête, sans cependant prononcer le moindre mot. Il resta cependant à côté de la lutine alors qu’elle regardait le port baigné dans la nuit.

    Le port était animé, malgré l’heure tardive. Des marins passaient et beaucoup donnaient l’impression de quitter leur navire pour profiter de leurs permission dans les nombreuses tavernes du port. Il semblait y en avoir pour plusieurs goûts différents, allant des mousses les plus pauvres aux capitaines les plus riches. Les allées vers la cité même de Valmarin semblaient cependant gelées pour la nuit et les allées et venues inexistantes. Manifestement les portes étaient fermées la nuit.

    Il n’y eut aucun évènement particulier, outre cette vie animée. Une petite rixe éclata entre deux marins et quelques uns la regardèrent en s’amusant, mais elle ne dura guère longtemps car les deux antagonistes ne tardèrent pas à se relever en se donnant une accolade bourrue et ravie.

    La lutine put aller se coucher et prendre une décision sur ce qu’elle comptait faire le lendemain.


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 4 Juil 2017 14:07 
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Le matin, tout près de la cité de Valmarin


Frouillot accoudé à ma droite, tel un enfant absorbé par le spectacle qui s’offre à lui, j’observais avec attention et curiosité les gens déambuler dans les rues exiguës du port. Comme il fallait s’y attendre, la majorité des passants était constitué de marins, qui sans doute en congé, allaient prendre un p’tit coup dans l’une des nombreuses tavernes à leur disposition. Je prenais plaisir à regarder ces gens circuler, distinguant avec une certaine facilité le simple matelot de l’officier haut gradé. Les heures s’écoulèrent et à part une petite bataille qui se termina heureusement par une poignée de main entre camarades, rien de particulier ne se passa sur le port. Pour ce qui est de la cité de Valmarin que je pouvais voir d’un peu plus loin, la quiétude, la tranquillité et l’absence de mouvement de ce côté laissait présager qu’elle était inaccessible pendant la nuit. Des gardiens en protégeaient sans doute l’entrée.

Et puis, mes yeux commencèrent à se fermer d’eux-mêmes et avant que je ne pique du nez et que je risque de tomber dans l’eau salée, je décidai d’aller me coucher. Bien que j’appréciais l’aide de Frouillot, je préférai descendre moi-même de mon perchoir et marcher sur le pont afin de me rendre en sa compagnie à nos cabines respectives.

Bercée par le balancement du bateau dans l’eau et tout en écoutant les vagues frapper sa coque, je m’endormis rapidement.

Le lendemain, je me réveillai aux aurores, je m’étirai et me levai aussitôt. Je ramassai soigneusement mes affaires pour les ranger dans mon sac. Après m’être assurée de n’avoir rien oublié dans ma petite chambre de taille lutine, j’en sortis sur la pointe des pieds afin de ne pas réveiller mon compagnon de voyage. Je me rendis donc ainsi sur le pont et après une mini-escalade tout en m’aidant des cordages, je m’assieds sur la rambarde au même endroit que la veille, décidée d’observer le train-train matinal des passants et des marins. Humant l’air frais et salé, je sortis un petit bout de pain de mon sac et je le grignotai en attendant l’arrivée de Frouillot. J’observais des enfants jouer avec un cerceau et un bâton lorsque le vieil homme me rejoint, je lui souris alors aimablement :

« Vous avez bien dormi ? » Je me doutais bien qu’il me répondrait par un grognement, mais ça ne m’intimidait plus. Après quelques jours passés en sa compagnie, je le considérais plus comme un grand-père protecteur que comme un vieux grognon.

Et puis mon sourire s’assombrit et je sentis un énorme poids sur mes frêles épaules. Les yeux rivés sur le port, je venais de constater l’ampleur de la tâche que je m’étais fixée. Mon enquête ne serait pas des plus faciles, les pauvres ères méfiants ne se confieraient pas instantanément, il me faudrait gagner leur confiance. Dans ces brefs moments de découragement, le souvenir de ma grand-mère Roquin et de ses conseils avisés refaisaient surface. Un pas à la fois, me répétait elle, et tu verras que la montagne s’escaladera plus vite que tu ne l’imaginais. Avec en tête ses yeux pétillants, ses rides de sagesse et son sourire contagieux, je repris espoir et un sourire s’afficha de nouveau sur mon petit visage mutin.

J’exposai alors mes plans à Frouillot :

« Avant de se rendre dans la cité, je pense qu’il serait opportun de se promener un peu dans les rues du port. C’est ici que les gens arrivent, donc les habitants doivent être au courant du lieu où ils sont amenés…. Vous parliez de contacts, vous en avez ici dans le port ? »

Précédent sa réponse de son habituel grognement, il m'expliqua qu'il lui serait possible une fois au port de trouver le moyen d'entrer en contact avec quelqu'un habitant la ville. Il ne les connaissait pas personnellement, mais il les savait de confiance.

Satisfaite de sa réponse, j’enchaînai :

« Il ne reste plus alors qu’à tenter de contacter ces gens et à en profiter aussi pour explorer les rues ! » Lui répondis-je gaiement.

Et puis sans prévenir, je bondis de la rambarde, une double culbute avant pour retomber prestement sur le plancher. Sans l’attendre, je courus jusqu’à la passerelle et descendis enfin sur le quai. Ce fut à ce moment que je m’aperçus que la circulation s’avérait plus intense une fois en place qu’elle ne le paraissait . Je me tournai donc vers Frouillot, lui jetant un petit coup d’œil et il comprit immédiatement ma demande silencieuse. Il se pencha pour me tendre sa main et j’y grimpai aussitôt, n’attendant pas qu’il se relève pour escalader sa manche et prendre place sur son épaule. Une fois bien assise, je commentai avec le sourire :

« À la réflexion, je suis mieux ici que directement sur le sol, tous ces gens ne me verraient pas et risqueraient de me piétiner, sans compter les chats qui me feraient peut-être la chasse comme à un vulgaire rat. » terminai-je avec une mimique de dégout en pensant aux rats circulants dans les égouts.

Je levai mon regard au ciel pour constater avec satisfaction que le choucas me suivait toujours.

Nous marchâmes dans les rues du port, à travers les maisons. J'observai les gens à la recherche de gens différents, mais je n’en vis point. Ce qui ne m’étonnait pas énormément puisque qu’ils devaient être tenus à l’écart, comme sur Illyria.

Je laissai Frouillot choisir la direction à prendre, il savait où se diriger afin d’entrer en contact avec ses connaissances habitants la cité. Pour ma part, je continuai à observer les gens. Puis, je vis une vieille dame replète, occupée à préparer son étal de poisson pour la vente qui allait bientôt débuter. Je ne sus si c’était son regard perçant, son sourire avenant, ou sa chevelure grise ramassée en un chignon bien fait, mais elle m’inspirait confiance.

« Madame ! » Lui lançai-je ! Je la vis scruter la rue afin de trouver la provenance de ma voix, puis lorsqu’elle me vit enfin sur l’épaule de Frouillot, je poursuis.

« Je cherche quelqu’un qui est arrivé ici par bateau à partir de Illyria, vous pensez que vous pourriez m’indiquer où il serait allé, si je vous donne plus d’information quant à son allure ! »

D’une voix polie et avenante, j’avais fait ma demande. J’attendais à présent avec patience sa réponse. J’avais sciemment dit seulement une partie de la vérité, je préférais connaitre d’abord son degré d’hospitalité avant d’aller plus loin dans mes demandes d’information.

((( 1085 mots )))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 18 Juil 2017 11:52 
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Valmarin – Le port à l’extérieur de la cité

    Tout en marchant, Frouillot attrapa un gamin des rues qui tenta de lui faire les poches et l’approcha par le col pour amener son oreille pas loin de sa bouche. Guasina, qui était penchée sur l’épaule de Frouillot, pu entendre :

    - Va prévenir tes Maîtres que l’Alchimiste des Mâchefers est en ville. Et qu’ils se magnent le train.

    Le gamin se recula pour lancer un regard effrayé à Frouillot avant de détaler en courant.

    La vieille dame regarda la lutine d’un regard perçant, manifestement cherchant à comprendre ce qu’était exactement cette poupée qui parlait de l’épaule de ce vieil homme. Elle finit par grommeler quelque chose qui ressemblait à « encore une de ces touchées par le Fléau, pauv’ hères ». Elle finit par s’approcher d’eux en clopinant pour dire :

    - C’est bien possible que j’puisse vous aider, mais v’savez, y’a pas mal de monde qui passe sur ces quais, j’peux avoir la mémoire qui flanche un peu. C’est qui qu’vous cherchez ?


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mer 26 Juil 2017 17:41 
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Aimable rencontre


Alors que nous nous dirigeâmes vers l’étal de la vielle dame, Frouillot, d’un geste vif pour son âge, attrapa par le col un gamin d’une dizaine d’années. Ses petits cheveux roux sortants de sa sale casquette en piteuse état, le malheureux captif, venait d’être pris en flagrant délit. Il avait tenté de voler le vieil alchimiste sans succès. Les pieds pendants, il n’avait autre choix que d’écouter les paroles que le vieil homme lui disait amèrement à l’oreille. Tout en observant les yeux apeurés de l’enfant, j’entendis Frouillot lui demander de prévenir ses maîtres que l’alchimiste des Mâchefer était en ville.

(Les mâchefer !)

Non seulement, Frouillot appartenait à un clan dont je devrais deviner les tenants et aboutissants, mais il possédait une certaine influence sur les gens et au-delà même de sa cité. Ce qui laissait deviner la puissance certaine des Mâchefer sur Elysian.

Une fois que Frouillot eut terminé de dicter son message, il déposa le gamin au sol. Ce dernier, les yeux bleus exorbités par la terreur, détala à toute vitesse sans demander son reste.

Je reportai ensuite mon attention sur la vieille dame qui s’était permis de m’observer un petit moment avant de me répondre. Je ne fus pas surprise de son hésitation. Bien que les lutins existaient sur Elysian, ils demeuraient à l’écart dans leur petit patelin, il n’était donc pas chose commune que d’en rencontrer. Je l’entendis grommeler pour elle-même un petit bout de phrase qui laissait sous-entendre que j’appartenais à l’un de ces pauvres ères touchés par le fléau. Puis, tout en claudicant, elle s’approcha de nous pour me répondre aimablement qu’il y avait des chances qu’elle puisse nous aider. Mais elle précisa que beaucoup de gens circulaient dans le quartier du port et qu’elle aurait besoin d’informations supplémentaires afin de pouvoir m’aider. Elle n’avait pas tort, je devais être plus précise. Malheureusement, je ne connaissais pas personnellement ces gens arrivant de Illyria. Par contre, je pouvais utiliser ses propres termes, ceux-là même qu’elle avait marmonnés pour elle-même avant de me répondre.

« Je cherche une femme. »
Mentis-je à moitié, puisqu’il y avait sûrement une femme dans le lot de gens exportés sur Valmarin.

« Elle est originaire de Illyria et a mystérieusement été atteinte par le fléau. Je ne l’ai pas vu après sa transformation, je ne pourrais donc la décrire. Par contre, je sais qu’elle s’est rendue ici, puisque Valmarin est réputé pour accueillir ces gens alors que sur Illyria, elle aurait été recluse en dehors de la cité…. Vous avez une idée de l’endroit où elle aurait pu être emmenée ? »

J’avais parlé de ma voix douce et calme inspirant d’habitude la confiance. Malgré le petit mensonge concernant une dame que je ne connaissais pas, j’avais été sincère. Je cherchais où ces gens avaient été transportés et je me demandais qui et ce qui motivaient les habitants de Valmarin à venir en aide aux gens touchés par le fléau.

Toujours assise sur l’épaule de Frouillot, j’attendis avec patience la réponse de la marchande.

(((507 mots)))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 30 Juil 2017 12:47 
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Valmarin – Le port à l’extérieur de la cité

    Lorsque Guasina mentionna le Fléau, la femme leva une main à ses deux épaules puis à sa tête avant de l’incliner.

    - C’est-y qu’votre description peut correspondre à plein d’monde, m’am’selle, du coup j’sais pas. En r’vanche, les gens touchés par le fléau sont amenés en ville, y paraît qu’on prend soin d’eux, là-bas.

    Sur ce, le gamin envoyé par Frouillot revint et l’attrapa par la manche pour lui murmurer :

    - Les Maîtres vous attendent, Alchimiste. La Couronne du Voisin.

    Il prononça le mot « Alchimiste » avec révérence et crainte et fila sans demander son reste. Frouillot se pencha vers Guasina et murmura, de sorte à ce que la femme du port n’entende pas ce qu’il disait :

    - On peut aller voir mes connaissance quand tu l’souhaite, ma p’tite dame, à moins qu’tu veuilles faire aut’chos’.


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 30 Juil 2017 16:45 
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De l’avant


Et la réponse ne tarda guère, la vieille marchande, apparemment croyante se signa lorsque je mentionnai à mon tour le Fléau, avant de me répondre sans ambages. Ma description de ma supposée amie, comme je m’en doutais, manquait de précision pour qu’elle puisse me donner une indication précise. Elle me fournit tout de même la réponse que je cherchais. Les gens touchés par le fléau étaient amenés en ville où l’on prenait soin d’eux.

Tout en inclinant la tête prestement, je la remerciai gentiment :

« Je vous remercie, ma bonne dame. »

Je pris alors congé de la marchande et Frouillot reprit sa marche dans les rues du port. Il n’avait pas franchi deux mètres que le petit rouquin revenait déjà à nous. En s’approchant prudemment de Frouillot, il lui murmura quelques mots à l’oreille. Ma proximité de cette oreille aidant, je pus l’entendre annoncer que les maîtres attendaient l’alchimiste. Dans la voix du petit gamin, je pus reconnaitre une sorte de respect lorsqu’il prononça le mot alchimiste, comme s’il s’agissait d’un titre très important. Je commençai à penser que sans le savoir, je m’étais trouvée un allié très influent, en plus d’un compagnon qui je l’espérais deviendrait mon ami et complice. Avant de repartir comme il était venu, le jeune garçon prononça : La Couronne du Voisin. Il s’agissait sans doute du lieu de rencontre. Je ne m’embêtai pas avec ce détail, puisque si moi je n’avais pas vraiment saisi, je me doutais que pour l’Alchimiste, il n’en était rien.

De fait, ce dernier murmura à mon oreille afin de ne pas être entendu par autrui que ses connaissances étaient prêtes à nous accueillir.

« Allons-y alors tout de suite, je chercherai les victimes du fléau plus tard. »

Lui répondis-je également dans un murmure.

((( 300 mots)))

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Dernière édition par Guasina le Jeu 10 Aoû 2017 17:32, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Lun 7 Aoû 2017 21:46 
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Valmarin – La Couronne du Voisin

    La cité même de Valmarin dans laquelle le mena Frouillot à l’issue d’une longue marche était accrochée à la falaise, à tel point que plusieurs bâtiments semblaient ne faire qu’un avec le minéral. De nombreuses coupoles parsemaient la cité et le plus grand bâtiment se situait tout en haut, il s’agissait indubitablement du palais. Etonnement, l’ensemble de la cité semblait s’agencer autour d’un port intérieur qui, au lieu de donner sur la mer, donnait sur la muraille de pierre, comme s’il n’y avait aucune ouverture sur la mer. Ce port était actuellement vide, mais il pouvait assurément accueillir de nombreux navires sans problèmes.

    Sans hésiter et dans un silence méditatif, Frouillot mena la lutine jusqu’aux étages intermédiaires de la cité, jusqu’à une auberge nommée La Couronne du Voisin. A son entrée, il fit une pause et se tourna vers la lutine.

    - On s’apprête à rencontrer les membres des Mouettes, la caste des voleurs et des malfrats de Valmarin. Y sont loin d’être aussi puissants que les Mâchefers, ni aussi puissant, ni aussi riches, mais y manquent pas d’malice, alors prends garde avec eux, ma p’tite dame. Leurs intentions sont jamais blanches.

    Il pénétra à l’intérieur et un simple coup d’œil de l’aubergiste suffit à ce qu’il leur fasse signe de le suivre jusqu’à une arrière-salle. Celle-ci était vide, à l’exception d’une table accompagnée de chaises et de deux personnes. L’une d’elle, une femme, était assise à la table. Elle semblait âgée, mais son visage était en plus marqué d’une certaine dureté, une lueur calculatrice dans le regard. Le plus étrange, dans sa tenue, était sans doute la masse qu’elle possédait, accompagnée de tenues de fourrure.

    Image


    La seconde personne était un homme bien plus jeune, au regard gris et à la barbe noire bien taillée. Il donnait à voir un contraste saisissant avec la femme vieillissante assise à la table. Il était debout à la fenêtre par laquelle il devait avoir regardé avant de se retourner pour faire face au duo formé par Frouillot et la lutine.

    Image


    - Frouillot des Mâchefers. Cela fait bien longtemps que l’on ne vous a pas vu en nos murs, commença l’homme.

    La femme, elle, se contenta de le regarder fixement en silence, un demi-sourire aux lèvres. Frouillot ignora la femme pour s’adresser à l’homme.

    - Frégène, toujours aussi bavard, à c’que j’vois. Bien, perdons pas d’temps, cette p’tite dame cherche que’qu’chose en ville, j’compte bien sur vous pour l’aider. Elle est sous ma protection, alors faites gaffes à c’que vous dites.

    Il semblait encore plus renfrogné qu’à son habitude et le petit rire narquois qui émana de la vieille femme ne sembla que l’assombrir plus encore. Frégène tourna cependant son attention sur la lutine qu’il regarda avec grand intérêt, un sourire parfait au visage.


[Guasina – xp : 0,5 (la couronne du voisin)]


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Ven 11 Aoû 2017 22:45 
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La couronne du voisin, arrière-boutique partie 1


Peu bavard, Frouillot acquiesça d’un hochement de tête et se mit à marcher en direction de la cité de Valmarin. Curieuse, j’observai minutieusement cette mystérieuse ville dont les habitations semblaient construites, du moins en partie, à partir du roc si bien qu’elles semblaient y faire corps. Tout comme je l’avais observé de loin, les toits en forme de voûte semi-circulaires s’avéraient nombreux ce qui donnait un cachet particulier à la ville de Valmarin, agréable à l’œil. Mais le plus beau bâtiment, sûrement le palais, se trouvait tout au sommet de la montagne rocheuse, ce qui conférait à ses habitants une meilleure vision sur la cité et du coup une protection supplémentaire.

Puis reportant mon regard un peu plus bas, je remarquai que les habitations étaient rassemblées autour d’un gigantesque bassin d’eau, lui-même accolé contre la muraille rocheuse. Bien qu’il s’agissait vraisemblablement d’un port par les infrastructures construites sur ses berges, aucun navire n’y baignait. Et fait encore plus curieux, il ne semblait pas possible d’en sortir, puisqu’aucun cours d’eau n’arrivait ou ne partait de ce bassin. Intriguée, je l’observais davantage et je finis par en déduire que cette muraille pouvait être un leurre, une astucieuse illusion ou bien un portail, mécanique ou magique, qui se retirait d’une quelconque façon afin de permettre aux bateaux de quitter le port. Je me retins cependant de faire part de mes réflexions à Frouillot, je savais mon imagination débordante et je ne voulais pas que ce vieil homme en rie à mes dépens. Au moment opportun, je lui ferais part de mes interrogations au sujet de ce singulier port au sein de la cité.

Conservant toujours le même mutisme, Frouillot me conduisit aux étages intermédiaires de la cité, à flanc de montagne jusqu’à une auberge nommée La Couronne du voisin. Ce nom me fit sourire, bien que je n’en comprenais pas trop le sens de cette appellation, j’imaginais les propriétaires emprunter de le couvre-chef majestueux d’un souverain habitant une ville voisine.

Tout juste avant de pénétrer à l’intérieur de l’établissement, Frouillot rompit le silence et jugea opportun de me donner quelques recommandations. Je l’écoutai avec attention et il me dévoila que les gens que nous allions bientôt rencontrer appartenaient à une société organisée de voleurs, nommée les Mouettes. Frouillot me rassura qu’ils étaient moins puissants et moins riches que les Mâchefers, mais qu’ils s’avéraient assez rusés. Il me conseilla de me méfier d’eux, leurs intentions n’étant pas toujours louables.

Lorsque nous pénétrâmes dans l’établissement, l’aubergiste derrière son comptoir, un humain dans la quarantaine, bien en chair, les cheveux noirs, mais rares, repéra immédiatement Frouillot.

Discrètement, il lui fit signe du regard de le suivre. Ce que fit Frouillot sans lui adresser le moindre mot. Chose, dont je n’avais pas coutume. Dans mon petit village, tout était prétexte à la causerie. Lorsque ma mère entrait dans un commerce lutin, peu importait le type, elle en avait au moins pour cinq minutes de conversation avant d’en arriver au sujet de sa visite.

Nous fûmes donc conduits dans une pièce exiguë, relativement dénuée de meubles si ce n’était une table ronde en bois entourée de quelques chaises appareillées. Cependant, la fenêtre de dimension respectable offrait suffisamment de lumière pour que je distingue aisément les occupants au nombre de deux. Près de nous, assise à une table, nous observait une dame d’un âge que j’estimais s’approcher de celui de ma grand-mère. Si elle avait la même lueur calculatrice dans le regard, sa mine s’avérait par contre très dure, affichant une moue légèrement dédaigneuse ce qui imposait le respect et même une certaine crainte. Vêtue de plusieurs couches de fourrures et armée d’une massue, la dame à la chevelure grise passablement négligée nous regarda entrer sans daigner nous adresser la parole. Frouillot l’ignora, répondant à la salutation de Frégène, l’homme aux cheveux attachés derrière la nuque et à l’air affable qui se tenait debout près de la fenêtre.

Sans détour, cet homme dont les cheveux noirs seyaient bien avec ses yeux gris et dont j’évaluai d’un âge similaire à celui de l’aubergiste demanda à Frouillot la raison de sa visite dans leur cité.

S’approchant de la table afin que je puisse y prendre place, le vieil homme adopta une attitude encore plus bourrue qu’à l’accoutumée, me présenta sommairement, et les somma d’écouter ma requête, tout en les prévenant d’un ton protecteur de ne pas me brusquer. La dame fit alors un petit sourire narquois alors que l’homme tourna son regard intelligent vers moi affichant un sourire sans faille.

Je glissai donc le long du bras de mon compagnon, fit un petit saut de sa main pour atterrir sur la table à une distance sécuritaire de la vieille femme.

Regardant, d’un air qui se voulait assuré, chacun de nos hôtes tour à tour, je leur fis une légère révérence avant de me présenter :

« Je me nomme Guasina Roquin, protectrice d’âme, appartenant au clan des Ermites de Yuimen, fille de Tony et de Jeannine Roquin. J’enquête sur un mal qui ronge Elysian depuis quelques temps et qui ressemble étrangement à un drainage de fluides. Un des plus flagrants effets est appelé le fléau et transforme les gens. Je souhaiterais donc que vous m’aidiez dans mon enquête et me disiez tout ce que vous savez à ce sujet. Et n’ayez crainte, ma petite taille n’est pas contagieuse. Je suis une lutine, et non pas une de ses ères touchés par le fléau. »

Je m’arrêtai un moment afin d’observer leur réaction. J’avais cru bon préciser mon appartenance à un clan pensant ajouter ainsi de la crédibilité à mon discours. Et puis, adoptant un air taquin, je rajoutai d’un ton chantant :

« Et ne vous fiez pas à mon apparence naïve et fragile, je peux m’avérer une dangereuse adversaire si on tente de me duper. »

J’accompagnai ma petite phrase d’un clin d’œil amical. Pour ma part, je demeurais méfiante et m’apprêtais à protéger Frouillot si nécessaire, me méfiant autant du bel homme d’âge mûr que de la vieille femme à l’air acariâtre. Chez les Roquins, on apprenait à se méfier des apparences.

(((1021 mots )))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 15 Aoû 2017 00:09 
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    La vieille femme éclata d’un profond rire de gorge aux paroles de Guasina et un sourire amusé apparut sur les lèvres de Frégène. Comme la première fois, il fut le seul à prendre la parole.

    - Frouillot, cessez donc vos pitrerie et remballez votre jouet. Dits-nous ce qui vous amène ici, nous n’avons pas le temps avec ces idioties.

    - J’t’ai dit d’la traiter avec respect, bougre d’imbécile ! rugit soudain Frouillot.

    Toute hilarité quitta les yeux de Frégène tandis que la femme arrêtait de rire pour regarder Frouillot d’un air plus narquois que jamais, beaucoup moins impressionnée que Frégène par son soudain accès de colère.

    Frouillot regarda Guasina en coin en lui disant :

    - Dis tout d’suite c’que tu leur veux ma p’tite dame, on gagnera rien à tourner autour du pot avec des énergumènes com’ça, ça pourra que c’retourner contre nous. Plus vous leur donnez d’grain à moudre, plus y auront d’farine.



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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 17 Aoû 2017 16:44 
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Ma parole sincère fit son effet, mais pas celui escompté. La vieille dame, dont je ne connaissais pas encore le nom et dont je n’avais même pas entendu le timbre de la voix, se mit à rire à gorge déployée. Pour ce qui est du dénommé Frégène, il esquissa un petit sourire avant de demander à Frouillot de cesser sa plaisanterie, de ramasser ses jouets et de lui dire sans détour la raison de sa visite.

(Ramasser ses jouets ! )

Mécontente qu’on ne me prenne pas au sérieux, les sourcils froncés, j’allais répliquer, mais Frouillot fut plus rapide que moi. D’un ton bourru, mais surtout autoritaire, il somma Frégène de me traiter avec respect. Le rire si profond de la femme cessa aussitôt, tout comme le sourire s’évanouit des lèvres de l’homme. Je pus constater alors que Frouillot jouissait d’une crédibilité certaine et de respect au sein de son organisation et même auprès des autres, concurrentes ou pas.

Me jetant un regard en coin, ce fut avec une voix radoucie que le vieil homme me pria d’aller droit au but, de leur dire ce que j'attendais d'eux.

Je le regardai perplexe avant de hausser les épaules, expliquant mon impuissance à leur exprimer davantage le but de ma visite. Je venais de leur dire que je souhaitais qu'ils m'aident dans mon enquête et qu'ils me disent tout ce qu'ils savaient à ce sujet.

(Mais tu pourrais être plus précise en ce qui a trait aux informations que tu cherches... ils ne te diront pas comme ça tout ce qu'ils savent. ) Suggéra ma Conscience.

Avec l'aide de celle-ci je compris davantage la remarque de Frouillot. Et puis, je devais comprendre qu’ils n’avaient sûrement jamais vu de lutin avant.

Plus décidée que jamais d’avancer dans mon enquête, je me déplaçai sur la table, me tournant davantage vers l’homme.

« Approchez donc un peu plus près de moi,… vous verrez bien que je ne suis pas une poupée ou une marionnette quelconque, mais que je suis vraiment un petit bout de femme en chaire et en os ne mesurant guère plus de vingt centimètres. Je constate que vous n’avez jamais vu quelqu’un comme moi et je comprends un peu votre incrédulité. En fait, ma seule vraie différence avec vous, réside de ma petite taille. Et il ne s’agit pas d’un défaut, ou d’une malformation quelconque, j’appartiens seulement à une autre catégorie d’être vivant pensant. »

Avais-je expliqué d’un ton calme et avenant. Sachant qu’il existait des lutins sur Elysian, je n’avais cru bon d’expliquer pour le moment que je venais d’un autre monde. Non pas que je voulais cacher mes origines, mais je jugeais qu’ils avaient déjà beaucoup de nouveautés à digérer, je ne voulais pas les surcharger davantage, avec des notions qu’ils ne semblaient pas prêts à recevoir.

Puis, regardant l’homme et la femme tour à tour, j’expliquai une fois de plus le but de ma visite, tentant d’être plus précise dans mes propos.

« Au sujet de ces gens qui ont subi des transformations que certains appellent le fléau et qui se sont rendus ici. J’aimerais savoir où ils ont été emmenés. Qui s’occupe d’eux et dans quel but ? Je voudrais que vous trouviez ces informations si vous ne les avez déjà. Et que vous me mettiez en contact avec ces gens ou encore que vous me meniez jusqu’à eux. »

Je les regardai de nouveau tour à tour avant de reporter mon attention sur la dame :

« Je me suis déjà présentée. Je me nomme Guasina. Vous accepteriez de faire de même ? »

Ma requête avait été faite avec politesse et d’une voix qui se voulait aimable.

((( 619 mots )))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 20 Aoû 2017 18:46 
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    La vieille femme et l’homme se regardèrent un bref instant avant que Frégène ne se retourne pour regarder Frouillot qui les regardait d’un air toujours aussi bourru, cette fois rehaussé d’un regard noir. L’homme finit par hausser les épaules et regarder Guasina :

    - Je me nomme Frégène et ma charmante amie se prénomme Desneiges, nous sommes à la tête des Mouettes, la Guilde des voleurs de Valmarin.

    Il lança un nouveau regard à Frouillot pour s’assurer qu’il était bien obligé de parler à la lutine sur la table et de dire ce qu’il savait. Encore une fois, le regard de Frouillot était sans appel.

    - Les gens touchés par le Fléau sont emportés quelque part dans une grande maison, à l’extérieur de la cité. Aucun de nous n’est parvenu à rentrer, mais une chose est certaine : ils ne ressortent jamais d’où ils sont. Ceux qui les accostent pour les emmener là-bas se font passer pour de bons samaritains, mais mes hommes ont découvert qu’il s’agissait en réalité de gardes du roi.

    Desneiges cracha par terre.

    - Cet enfoiré de roi, dit-elle en ouvrant la bouche pour la première fois. Une sacré raclure, si vous voulez que j’vous dise. Oh, il a fait beaucoup de bien à Valmarin, la cité est plus florissante que jamais et le peuple n’a jamais été aussi content. Mais ça, c’était avant qu’il n’emporte la moitié de la cité à la guerre. Si tu veux mon avis, la donzelle, les gens que tu cherches, je donnerais pas cher de leur peau. J’ai pas la moindre idée de ce qu’ils leur font dans cette maison, mais ça doit pas être du beau.


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Ven 25 Aoû 2017 04:34 
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Ma demande d’identification qui se voulait pourtant anodine à mes yeux, semblait leur poser un petit problème. Ils se regardèrent perplexes puis consultèrent Frouillot qui les somma d’un regard noir et sans équivoque d’obtempérer à ma requête. Ce qu’ils finirent par faire. L’homme bien habillé se nommait Frégène, mais ça je le savais déjà puisque Frouillot l’avait appelé par son nom à quelques reprises. Le nom de la dame me fut alors enfin révélé : Desneiges. La vraie révélation résidait au fait qu’ils étaient les maîtres de la guilde des voleurs de Valmarin, nommée Les Mouettes.

(C’est bien trouvé comme nom pour des voleurs : Les mouettes.)

Je compris davantage leur hésitation, ils venaient de me divulguer leur position au sein de ce groupe, un statut qu’il devait sûrement garder secret et que seulement quelques privilégiés connaissaient.

Frégène hésitait à poursuivre et de nouveau ce fut la mimique sévère de Frouillot qui le convint de continuer. Je me retournai pour regarder à mon tour le vieil homme dans les yeux. À ma grande surprise, il avait beaucoup d’ascendant sur les gens, ce n’était pas un simple alchimiste et cette organisation des Mâchefers semblait plus importante que je ne l’avais cru.

Je reportai mon attention sur Frégène qui me révéla l’endroit où les victimes du fléau étaient transportées. Il s’agissait d’une grande maison située à l’extérieur de la cité. Je fis alors un sourire de contentement qui s’effaça aussi vite lorsque j’entendis la suite. Ces victimes du fléau étaient accueillies à bras ouverts par des gens sympathiques, mais ils n’en ressortaient jamais. Et il était impossible d’y aller, des membres des mouettes avaient tenté de leur rendre visite, mais en vain. Dans leur recherche, ils avaient découverts que ces gens qui se présentaient comme des être dévoués n’étaient en fait que les gardes du roi.

« Oooooooooooh ! »

(Alors qu’ils pensent être compris et soignés, mais ils sont sacrifiés ! )

« Quelle horreur ! »

Et ce fut les yeux remplis de larmes que j’écoutai attentivement Desneiges qui prit la relève, prenant la parole pour la première fois depuis mon arrivée. Elle ne mâcha pas ses mots à l’endroit du roi. Certes, les habitants l’aimaient bien car il avait rendu la ville florissante… mais sous ses ordres la moitié de la cité était à la guerre. Elle termina en disant tout haut, ce que j’avais deviné en pensée. Ces gens atteints du fléau, n’étaient plus, ou si jamais ils étaient encore vivants, c’était dans un état pire qu’avant.

Pendant qu’elle parlait, je ne pus retenir mes larmes qui coulaient à présent sur mes joues. Du dos de la main, j’essuyai mes joues et mes yeux, et je pris une grande respiration avant de prendre la parole.

« Ces pauvres transformés ramassent des sous pour payer leur passage jusqu’ici, et eux, ils leur donnent leur dernier espoir de s’en sortir ou du moins de vivre sans être méprisé ou exclus dans un quartier défavorisé… »

J’avalai difficilement, puis je poursuivis :

« Ils bernent ces pauvres gens, ils s’en prennent à eux…. Eux qui n’ont déjà que si peu... »

Je me rendais bien compte que je parlais plus pour moi-même que pour les autres personnes dans la salle, mais cette situation m’attristait trop et je ne pouvais faire autrement que d’exprimer mes pensées à voix haute.

Je marchais à présent sur la table de la petite salle, exécutant des allers retours tout en réfléchissant à voix haute à ce que je devais et pouvais faire.

« Mais que font-ils de ces gens ? Ils les sacrifient ? Si oui, pourquoi ? … Tous les ancêtres de ces victimes étaient possesseurs de fluide… Extraient-ils quelques choses de ces pauvres ères ? Ou bien ne font-ils que les cacher afin que personne ne sache ce qui arrive…. Mais pourquoi ces transformations ? Et pourquoi le roi s’en mêle ? Serait-il responsable de ce fléau ? Condamnerait-il ses gens pour son profit ? Et si oui que serait-il ? »

Je cessai alors de parler quelques secondes le temps de m’asseoir sur le bord de la table, les pieds pendant dans le vide. Puis regardant Desneiges dans les yeux, je poursuivis :

« Je sais bien que vous n’avez pas de réponses à toutes ces questions, mais je dois les trouver.... Je dois faire quelques choses pour que cela cesse, mais je ne sais pas par quoi, ni pas où commencer….Devrais-je me rendre sur le dernier navire accosté et empêcher que le dernier arrivage se rende à destination ? Ou encore me rendre à la grande maison et libérer ces prisonniers… ou encore me rendre au palais et enquêter sur le roi. »

Je gardai le silence quelques minutes, puis je me relevai et recommençai à arpenter la table de long en large.

« Je dois établir un plan d’action,...mais je vais avoir besoin d’aide. »
Je relevai ma tête puis observai Desneiges, Frégènes, puis Frouillot pour finalement m’adresser à lui.

« Je vois bien l’influence que vous avez sur les gens ici, et j’apprécie beaucoup que vous vous en êtes servi pour me permettre de rencontrer les dirigeants des Mouettes… mais ce que je veux faire risque d’être très dangereux et aura, je pense de lourdes conséquences… donc je ne veux pas que personne soit obligé de m’aider, je veux qu’ils le fassent de bonne foi, pour eux-mêmes, ou pour leur proches blessés, mais pas pour une petite lutine de vingt centimètres ou par la menace de l’alchimiste de Mâchefers. »

Je me tournai ensuite vers les deux Mouettes.

« Êtes-vous prêt à me prêter mains fortes ? Si oui, que pensez-vous de mes réflexions, que me proposez-vous comme plan d’action… j’aimerais que vous apportiez vos critiques à mes propositions d’action afin que je recadre le tout. »

Et enfin, je me tus… attendant leur réponse et puis me concentrant sur leur aura, sur ce qu’ils dégageaient afin d’en savoir autant sur eux-mêmes à leur insu. Et pour le moment, je n’avais senti aucun malaise en leur présence

(1 005 mots.
-Guasina leur fait des propositions et demande leur aide.
- Guasina examine leur aura. En fait, je ne veux pas savoir la couleur, ou l’aspect physique de cet aura, j’ai une petite idée de comment je vais le décrire… mais je veux plutôt savoir quels sentiments ils inspirent (crainte, inquiétude, confiance, honnêteté, etc.)))

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Dernière édition par Guasina le Mar 5 Sep 2017 03:59, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 27 Aoû 2017 13:43 
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    La voix de Birhûvaya résonna dans la tête de Guasina, via le Pendant.

    (Bonjour Guasina, Kerenn pense avoir localisé un second artéfact à Kanteros, et a rencontré un sindel qui lui a expliqué que les deux artéfacts seraient nécessaires et qu’un prends, tandis que l’autre donne. Il pense que vous devriez mettre en commun vos découvertes. Leykhsa et Cromax sont à Arden et Cromax tente de contrecarrer le mariage entre Sihle et Valmarin. Pas de nouvelles des autres.)

    Les auras de Frégènes et Desneiges, même s’ils ne le montraient pas, semblaient incertaines aux paroles de Guasina, comme s’ils ne savaient pas trop quoi faire avec cette information. L’aura de Frouillot, quant à elle, ressemblait étrangement à sa personnalité, une grosse aura bougonne dans laquelle se trouvait de l’empathie et de la force. Pourtant… Guasina, en regardant de plus près l’aura de Frouillot et de Desneiges, pourrait voir qu’ils avaient quelque chose en commun, une gêne l’un envers l’autre qu’ils ne montraient pas.

    Aucun des deux cependant n’avait de réponse aux premières interrogations de Guasina. Frégène croisa ensuite les bras en disant à la lutine :

    - Laissez ces pauvres hères où ils sont, vous ne pourrez rien pour eux, s’ils sont encore en vie. A moins de risquer de les rejoindre vous aussi, parce que les soldats ne cracheraient sans doute pas sur quelqu’un comme vous, vous prenant pour l’un d’entre eux.

    Desneiges fit claquer son poing sur la table.

    - Au diable ces pensées Frégène ! La p’tite veut faire quelqu’chose, alors qu’elle y aille et qu’elle se rende compte elle-même de c’qui s’passe. P’têt’ qu’il y a encore quelque chose à faire. Ou j’dois t’rappeler pourquoi on est là, nous, les Mouettes ? On est là pour penser à ceux auxquels on pense jamais ! Alors viens pas m’la faire, sale gamin.

    Frégène se contenta de répondre en fronçant les sourcils. Frouillot, lui, regarda la lutine :

    - J’t’ai pas amenée jusqu’ici pour t’laisser te débrouiller toute seul’, ma p’tite dame, alors j’vais t’aider du mieux qu’mes vieux os m’le permettront. C’est qu’j’aime pas trop voir c’que Valmarin est en train de dev’nir non plus. C’est pas bon pour les affaires.


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