L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 5 Sep 2017 04:01 
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La Couronne du Voisin, arrière-boutique, partie 4


Alors que j’étais en discussion avec l’alchimiste des Mâchefers et les deux maîtres de la guilde des voleurs, une voix résonna dans ma tête, et cette fois, il ne s’agissait pas de ma conscience. Je reconnus aussitôt la voix de Birhûvaya, le sympathique golem que j’avais quitté depuis un petit moment. Il me faisait un message de la part de Kerenn. Ce dernier avait rencontré un sindel qui lui avait expliqué que deux artéfacts étaient nécessaires. Un qui prenait et l’autre qui donnait.

(Deux artéfacts nécessaires ? Un qui prend et l’autre qui donne ! Le drainage des fluides ? Les victimes du fléau ? )

Tant de questions naissaient dans ma tête, s’agissait-il de cet artéfact qui drainait tout l’énergie des pauvres ères pour le donner au roi ? Mais que pouvait-il faire avec toute cette énergie ? … mais je ne pouvais pousser davantage ma réflexion pour le moment, je devais me concentrer pour écouter la suite du message.

Le golem m’informa notamment que Kerenn, que je n’avais plus revu depuis notre départ d’Ilmatar, souhaitait que l’on partage nos découvertes. Il rajouta que Leyhkhsa et Cromax était à Arden et Cromax tentait de contrecarrer le mariage entre Sihle et Valmarin.
Les yeux fermés, je me permis de digérer les informations que je venais de recevoir. Je ne me préoccupais pas de mes compagnons. Me recueillir un petit moment ne pouvait les rendre soupçonneux à mon égard. Il était normal après tout que je réfléchisse avant de prendre une décision. Je plaçai discrètement ma main contre mon pendentif et je répondis aussitôt à Birhûvaya en pensée:

(pour ma part, j’ai pas malheureusement fait de grandes découvertes. Certaines gens sont victimes de transformations, appelées le fléau. Et tous ont un point commun : leurs ancêtres étaient des possesseurs de fluide. Le roi de Valmarin semble impliqué dans l’affaire, j’ai su de bonne source qu’il élimine les gens atteints par le fléau, voulant sans doute éliminer les témoins.)

J’ouvris enfin les yeux et tout en écoutant les propos de mes compagnons je me permis d’observer leur aura respectif. L’observation de celles-ci me révéla que je n’avais rien à craindre d’eux. Par contre, autour de Frégènes et Desneiges rôdait une certaine incertitude. Quant à mon ami Frouillot, son aura ne m’apprit rien que je ne savais déjà… de la force et de la bienveillance à mon égard. En observant plus attentivement les auras de Frouillot et Desneiges, je m’aperçus qu’ils partageaient quelque chose en commun, un certaine gêne qu’ils s’efforçaient tous les deux de dissimuler.

Comme je m’en doutais, personne ne pouvait m’apporter de réponses à mes questions plutôt complexes. Cependant Frégène, tout en se croisant les bras, me déconseilla de tenter de libérer les pauvres ères transformées argumentant que je ne pouvais plus rien pour eux et que par mon allure singulière, je risquais même de passer pour l’un d’eux.
Mais Desneiges ne partageait pas son avis, et c’est après avoir assené un violent coup de poing sur la table qu’elle nous confia ce qu’elle avait en tête. Tout en me surnommant la petite, elle se dit que si je voulais aller libérer les prisonniers, et bien pourquoi ne pas tenter le coup et peut-être bien que je réussirais à faire quelque chose.

Et puis Frouillot fut le dernier à réagir. Son regard me fit penser à celui de mon grand-père Roquin. Il ne parlait pas beaucoup, mais il était toujours là quand j’avais besoin de lui. J’avais confiance en Frouillot. Il me dit qu’il m’aiderait de son mieux et je le crus comme j’aurai cru mon grand-père.

Mon plan bien en tête, je balançai mes jambes sur le bord de la table encore quelques secondes, puis je me levai.

« Tout d’abord, on doit s’occuper des gens qui sont atteints par le fléau, et qui ne sont pas encore rendus ici. Il faudrait empêcher que d’autres prennent le bateau et tombe dans le guet-apens. »

Je me tournai vers Desnèges :

« Vous avez une plume, un encrier et un parchemin ? » Puis sans perdre le fil de mon idée, je regardai Frouillot.

« Vous connaissez des gens influents sur Ilyria…la maîtresse de Mâchefers. Vous pourriez lui écrire de faire stopper le départ des transformés vers Valmarin en leur expliquant brièvement le sort qu’on leur réserve ici ? »

Puis je regardai Frégène qui avait toujours les bras croisés.

« Et si on confiait ensuite ce parchemin à l’une de vos petites mouettes… elle pourrait apporter ce message jusqu’aux bateaux, et s’assurer qu’il se rende à destination ? »

Je me remis en marche sur la table effectuant des va-et-vient dans sa longueur. Je devais choisir ce que je ferais ensuite… m’occuper du Roi ou bien des ères emprisonnées.

(Tu connais la réponse dans le fond de ton cœur)

Ma conscience avec plus que raison, juste à penser à eux et j’avais les yeux pleins d’eaux.

Je devais tenter de sauver ces pauvres gens.

« J’aimerais qu’on me conduise discrètement à l’endroit où sont gardés les gens atteints du fléau. Une fois là, je tenterai seule de pénétrer l’endroit et de les libérer… s’il n’est pas trop tard. Ma petite taille devrait m’aider à entrer et à passer inaperçue… Vous pouvez trouver quelqu’un qui peut m’y conduire ? »

Je me devais de tout récapitule : On préviendrait Ilmatar de ne plus envoyer de gens sur Valmarin, on tenterait de détourner ceux qui sont déjà dans le bateau, je me rendrais moi-même dans cet endroit mystérieux pour libérer les prisonniers. Et le roi ? Il fallait aussi enquêter de ce côté.

Portant cette fois mon regard sur les trois, je poursuivis :

« Pour ce qui est du roi, on m’a dit qu’il prévoyait se marier prochainement avec une dénommée Sihle. J’aimerais que vous mettiez une fois de plus vos mouettes à l’action pour glaner de l’information sur le mariage de Valmarin et Sihle. A-t-il lieu prochainement et où. J’aimerais aussi savoir où est le roi en ce moment. À mon retour, je voudrais lui rendre une petite visite. »

Du haut de mes vingt centimètres, j’avais pris les rênes de mon enquête et je regardai mes désormais compagnons d’aventures attendant impatiemment leur réponse.

((( 1 036 mots
-Réponse au message du golem
-Guasina demande d’écrire un mot pour stopper le transport des transformés sur Valmarin, et envoyer ce mot à la maîtresse des Mâchefer.
-Guasina demande d’être conduite là ou on garde les victimes du fléau
- Guasina demande qu’on glane des informations sur le roi, son mariage prochain et l’endroit où il se trouve.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Sam 9 Sep 2017 14:57 
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    Frouillot attrapa une plume et une feuille que Frégène lui tendit et écrivit le message demandé par la lutine. Le vieil homme tendit ensuite le message à Frégène qui annonça qu’il serait envoyé à Amaryllis, la Gardienne de Nuit des Mâchefers.

    Il fut rapidement décidé que Desneiges serait celle qui accompagnerait la lutine et Frouillot sur place, pour leur montrer le bâtiment. La vieille femme s’en alla préparer des affaires et, pendant ce temps, Frégène répondit à la lutine :

    - Sihle est le nom de la ville, pas le nom de la Princesse. La Princesse s’appelle Leyla et le prince Valérian de Valmarin doit en effet se marier à elle. Il vogue déjà vers Arden, où le mariage doit avoir lieu dans les jours à venir. Le roi Bellangern est également à Arden, ainsi que l’armée de Valmarin. La cité d’Arden est prise et sous ses ordres, la Reine Ardélianne d’Arden a été tuée.

    Desneiges revint peu de temps après et leur fit signe de la suivre. Elle leur prêta des chevaux (ou plutôt, en prêta un à Frouillot et laissa Guasina grimper dessus) et les mena vers la sortie nord-ouest de la cité et les terres intérieures de l’île de Valmarin. Là, ils débouchèrent sur de nombreux pâturages où paissaient des chèvres et des moutons, avec, çà et là, quelques bergers qui les regardèrent passer avec intérêt. Au bout d’un certain temps, ils s’arrêtèrent dans un bosquet où ils posèrent les chevaux et Desneiges leur demanda de mettre pied à terre. Là, elle les mena sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à l’orée du bois, où se trouvait une bicoque tout ce qu’il y avait de plus ordinaire. Il s’agissait d’une jolie maison avec un puit, une entrée et une cheminée d’où sortait un peu de fumée. La chose la plus étrange, cependant, étaient les personnes qui travaillaient à l’extérieur. Il y avait là un bûcheron occupé, sa hache en main, à débiter un tronc, un autre était en train de puiser de l’eau dans le puit, un berger s’occupait des moutons dans un coin. Si les scènes semblaient quotidiennes, les hommes, eux, semblaient un peu trop martiaux pour de simples paysans.

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    Desneiges prit la parole :

    - C’est ici qu’ils amènent tout le monde. Dehors, ce sont des soldats qui jouent aux paysans et on soupçonne qu’il y a des caves importantes en-dessous pour stocker les gens, quoi qu’ils fassent d’eux.


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (message par Frouillot), 0,5 (message par pendant), 0,5 (plan), 0,5 (questions), 1 (longueur)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mer 13 Sep 2017 03:38 
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Les victimes du fléau, tentative de sauvetage


Mon désir de sauver ces pauvres gens sembla contagieux, car sans rouspéter, ils se mirent tous à l’action comme je l’avais demandé. Frouillot prit la plume et le bout de parchemin que Frégène lui tendit et griffonna rapidement quelques mots. Lorsque l’encre fut séchée, il le roula soigneusement et le remit à Frégène. Ce dernier me confirma que ce message serait envoyé à Amaryllis, la Gardienne de Nuit des Mâchefers.

Desneiges se porta volontaire pour nous accompagner moi et Frouillot à l’endroit même où les victimes du fléau étaient prisonnières et peut-être tuées. Pendant que Desneiges s’en alla terminer ses préparatifs pour l’expédition, Frégène répondit à mes questions.
J’avais mal compris le message du golem. Sihl n’était pas le nom de la fiancée du roi, mais celui de la ville de la princesse Leyla qui allait épouser le prince Valérian de Valmarin. Et ce jeune homme était déjà en route pour Arden. Le roi, nommé Bellangern, se trouvait également à Arden accompagné de son armée… La ville était désormais sous son emprise et la reine Ardélianne avait été tuée.

Après quelques minutes, la vieille maîtresse des Mouettes revint avec un cheval pour Frouillot. Je choisis de grimper sur celui du vieil homme, je me sentais plus à l’aise en sa présence malgré son air bourru. Je m’installai sur le sommet de la tête du cheval entre ses deux oreilles, m’agrippant à sa blonde crinière.

Les chevaux trottèrent vers la sortie Nord-Ouest de la cité pour se diriger ensuite vers les terres intérieures. Nous arrivâmes à de nombreux verts pâturages peuplés par des chèvres, des moutons et des bergers qui nous observaient avec grand intérêt. Nous déambulâmes ainsi quelque temps avant de nous arrêter devant un épais bosquet. Desneiges descendit de cheval et nous fit signe de faire de même, posant son index sur la bouche signifiant de garder le silence. Une fois que Frouillot fut descendu, je fis de même. Ne pouvant m’aider des étriers comme le fait un vrai cavalier, je courus jusqu’à la croupe du cheval, je m’agrippai à sa queue pour descendre, jetant un coup d’œil à ses pattes, me méfiant d’un coup de sabot.

Ne désirant pas grimper sur l’épaule de Frouillot, je marchai à la suite de Desneiges et l’alchimiste quelques centaines de mètres jusqu’à l’orée des bois. Là se trouvait une jolie chaumière en colombage ornée de volets et pourvue d’un puits, d’une entrée et d’une cheminée d’où sortait un peu de fumée. Près du puits, un jeune blondinet aux cheveux frisés et à la peau basanée y puisait de l’eau. Un peu à gauche, un homme costaud s’affairait à débiter le tronc d’un gros chêne fraîchement coupé. Et puis plus, vers la droite, un berger s’occupait de ses moutons. Bien qu’il s’agissait là de tâches quotidiennes tout à fait normales, la scène me paraissait artificielle, comme jouée par de mauvais comédiens.
Desneiges s’approcha de moi et chuchota à mon oreille. C’était dans cette mignonne maison que les gens étaient amenés. Les gens affairés que l’on voyait à l’extérieur n’étaient que des soldats endossant le rôle de paysans. Les Mouettes soupçonnaient la présence de tunnels importants où les pauvres ères étaient entassées.

Tout en écoutant les explications de Desneiges, j’examinai la maison, tentant d’y voir une fenêtre ou une porte entrouverte.

Puis je me tournai et chuchotai à l’intention de Frouillot et Desneiges :

« Je vais tenter de m’approcher de la maison et d’y pénétrer… Mais je vais y aller seule. » Rajoutai-je à Frouillot.

« Ma petite taille va me permettre de passer discrètement sous leur nez dans les hautes herbes… Cependant, j’aimerais que vous trouviez le moyen de créer une diversion dans la direction opposée de celle que je prendrai »

Immédiatement et presque simultanément, Frouillot et Desneiges me firent un signe de tête. Faire distraction ne semblait pas leur poser problème. J'étais bien sûr un brin curieuse, me demandant quel moyen ils utiliseraient, mais je n'avais pas le temps de demander, je verrais bien le moment venu.

Dès qu'ils auraient attiré l'attention des hommes dans une direction autre que la mienne, recouverte de ma cape caméléon, je me mettrais à courir dans les hautes herbes afin d'atteindre un des murs de la maison. Une fois à destination, je longerais les murs jusqu'à ce qu'une petite ouverture s'offre à moi.

(((723 mots
-utilisation de l'option camouflage de ma cape: Cape caméléon (Dissimulation ; Esq +15 ; Possibilité de lancer le sort « Camouflage » une fois par jour))))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 24 Sep 2017 18:27 
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Valmarin – La Couronne du Voisin

    La diversion que Desneiges et Frouillot fut celle du couple batifolant dans la campagne. Ils sortirent sur la route bras dessus et bras dessous, Desneiges, qui avait laissé son armement et ses fourrures en arrière gloussait, comme si Frouillot avait raconté une bonne blague. Ils ressemblaient à un vieux couple profitant de la vie.

    Cela attira assez l'attention des soldats pour que l'un d'eux s'avance pour leur dire d'aller voir ailleurs, tandis que les autres les regardaient en souriant, amusés de la vision qu'ils apportaient.

    Pendant la discussion, Guasina, protégée par sa cape, pouvait s'avancer tranquillement, jusqu'à trouver une petite entrée. Là, elle put se faufiler à travers une fenêtre ouverte. Elle se retrouva dans une chambre. Sous la fenêtre se trouvait une petite table avec, en face, une chaise. A droite de la table, contre le mur se trouvait un lit simple et sur le mur d'en face se trouvait une petite commode avec une porte à côté.

    L'ennui, pour elle, était la forme d'une personne allongée dans le lit. Il s'agissait d'un homme vêtu de ses habits de travail. Il semblait dormir, mais elle ne l'entendait pas ronfler.


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (dissimulation), 0,5 (longueur)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 26 Sep 2017 01:40 
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Se faufiler et passer inaperçue


Je m’étais éloignée de mes deux compères afin de prendre position et d’attendre le bon moment, celui où ils éveilleraient l’attention des soldats sur leur personne d’une façon ou d’une autre.

Je m’accroupis donc sur le sol en position de départ de course, ma capuche relevée camouflant ma tête et les pans de ma cape, bien fermées, m’assurant ainsi d’être bien dissimulée, attendant patiemment le signal de départ.

Et puis, j’entendis des éclats de rire et les sons d’une discussion joyeuse et animée. Il s’agissait de Frouillot et de Desneiges, qui bras dessus, bras dessous, discutaillaient joyeusement comme le ferait un vieux couple d’amoureux profitant des bons moments que leur offrait la vie. Avec une habileté louable, ils réussirent à mobiliser l’attention des trois soldats dans leur direction. Sans perdre une seconde, je me mis à courir à travers champ, souhaitant secrètement ne pas y rencontrer de chats. Alors que j’avais franchi la moitié de la distance me séparant de la modeste habitation, j’entendis le garde maniant la hache, les sommer de s’éloigner, de quitter les lieux. Les deux autres, plutôt amusés de la situation, retenaient leur rire afin de ne pas provoquer la colère du premier, qui s’avérait être sans doute leur supérieur.

Je profitai largement de ce moment de diversion pour atteindre le mur de la chaumière. Longeant ce dernier, je ne fis que quelques mètres avant d’apercevoir une fenêtre entrouverte. L’ouverture s’avérait trop petite pour un humain, même s’il s’était s’agit d’un enfant, mais elle était plus que suffisante pour que je la franchisse et pénètre silencieusement dans l’établissement, ma cape caméléon me recouvrant.

La pièce, éclairée par la lumière du jour, s’avérait à être une chambre. Accroupie sur la petite table située tout juste sous la fenêtre par laquelle je venais d’entrée, j’observais la pièce, le corps adossé contre le mur. Devant la table se trouvait une chaise de bois dont je ne voyais que le haut du dossier. À ma droite, contre le mur était disposé un lit simple sur lequel je pouvais distinguer une forme allongée. À bien regarder, et ce sans bouger, je pus discerner un homme vêtu de ses habits de travail. Il s’agissait sans doute, un autre des soldats déguisés. Je tentai de sonder son aura, mais je ne sentis rien de particulier.

Sur le mur d’en face, je vis une petite commode de la même essence que la table et la chaise. Et tout juste à la gauche du petit meuble se trouvait la porte de sortie.

Mais je me devais être prudente. Si l’homme était allongé, rien ne m’assurait qu’il dormait. J’entendais bien sa respiration, mais aucun ronflement.

Sans faire de bruit, je marchai à pas feutré jusqu’au dossier de la chaise, et puis tout en me tenant aux barreaux, je me glissai entre lui et la table. Une fois sur le siège, je m’approchai de l’une des pattes située sous la table, et en tenant bien de mes petites mains gluantes, je me laissai descendre doucement. Une fois au sol, je me rendis sous le lit. Je ne pouvais être mieux camouflée. Donc tout en tâchant de faire le moins de bruit possible, je marchai jusqu’au pied du lit.

Et là, je m’assieds, le dos contre la patte et j’attendis. Je ne devais pas précipiter ma sortie de la pièce et risquer de me faire prendre, je décidai donc de me permettre d’attendre quelques minutes écoutant attentivement la respiration de l’homme.
Au bout de quelques minutes, persuadée que l’homme dormait, je sortis de ma cachette et me rendis jusqu’à la porte et je tentai de l’ouvrir.

Et si je n’y arrivais pas, toujours silencieusement, je m’agripperais après la porte et en cherchant les moindres aspérités tout en m’aidant de mes mains collantes, je l’escaladerais afin de me rendre jusqu’à la clenche et d’actionner son mécanisme afin d’entrouvrir la porte, de redescendre, et de passer par la maigre ouverture.


(((655 mots)))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 1 Oct 2017 12:59 
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Valmarin – La Couronne du Voisin

    Guasina parvint à ouvrir la porte et arriva face à un couloir. Celui-ci donnait sur d’autres chambres, un salon et une cuisine, mais il y avait une porte, dans le fond, qui menait vers un escalier. De là-bas provenait un peu de bruit, comme si quelqu’un marchait. En s’approchant de l’escalier, elle verrait qu’il était en bois et s’enfonçait dans les ombres et qu’au fond, assez loin se trouverait une vague lumière provenant de la pièce d’où venait le bruit, comme simplement éclairée par quelques bougies.


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (ouverture de la porte), 0,5 (longueur)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Lun 2 Oct 2017 01:29 
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Exploration des lieux


Comme je m’y attendais, je dus escalader la porte afin d’atteindre la poignée. Mais cela ne me causa pas de souci, comme tous les lutins, j’étais une grimpeuse née. De mes mains gluantes, et de mes pieds agiles, je grimpai sans difficulté et en un rien de temps j’atteignis la poignée. Il ne me resta plus qu’à actionner son mécanisme et à me glisser par la mince ouverture.

Je me retrouvai dans un corridor qui donnait accès à plusieurs chambres. En faisant quelques pas en direction d’une pièce dont l’encadrement s’avérait plus grand, je découvris une cuisine et un salon. Les autres pièces semblaient être des chambres. Je poursuis vis mon exploration du corridor et je remarquai la porte du fond et je m’y rendis pour découvrir qu’elle menait à un escalier. En tendant l’oreille, je pus entendre un bruit qui me semblait être le pas de quelqu’un qui se déplace.

(Peut-être que les gens sont isolés dans le sous-sol.. ou comme le disait Desneiges, il mène sûrement à un tunnel souterrain)

Avec cette idée en tête, je m’approchai de l’escalier de bois et je le descendis sans faire de bruit, demeurant près du mur. Pendant ma descente, je perçus une lumière et je décidai de me diriger vers celle-ci.

Le capuchon de ma cape sur ma tête, j’approchai de cette pièce qui était éclairée que par de simples bougies.

Et puisque la porte s’avérait être entrouverte, je me glissai par le mince espace sans l'ouvrir davantage afin d'éviter le grincement qui aurait alerter tous les occupants de la pièce. Une fois à l'intérieur, à la lumière des chandelles, je me calai contre un mur et la capuche sur la tête, je tendis l'oreille, je plissai les yeux afin de voir malgré la pénombre et aussi, pourquoi pas, je humai l'air au cas où.

(((308 mots)))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Ven 6 Oct 2017 15:25 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    C'est une odeur désagréable qui accueillit les narines de Guasina, celle de corps mal lavés et de pots de chambre ayant demeuré trop longtemps au même endroit. A l'intérieur, elle vit que l'espace était séparé en deux. D'un côté, un gigantesque espace avec des cages où s'amassaient de pauvres hères assis lamentablement sur le sol, pour beaucoup allongés ou la tête dans les mains. De l'autre côté, une table avec des chaises, éclairé à la bougie, où se trouvait assis un soldat. Il était, contrairement aux autres, vêtu d'une armure et lisait un livre, assis à la table contre l'un des murs, embrassant ainsi toute la pièce du regard si le besoin s'en faisait sentir.

    Le regard de celui-ci fut attiré par le mouvement d'une chose entrant dans la pièce et son regard tomba tout droit sur Guasina. Il poussa un cri de surprise s'apprêtait à se lever pour sortir ses armes et crier pour ameuter ses collgues, les yeux écarquillés de surprise.


[Guasina – xp : 0,5 (descente)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Sam 7 Oct 2017 20:36 
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Lutine maligne contre soldat



Je n’eus pas besoin de prendre une grande respiration afin que l'odeur de pourriture et de liquide corporel vieilli atteigne ma tache olfactive. Je me retins pour ne pas émettre une expression de dégoût et je pinçai légèrement mes narines afin de diminuer l’odeur en attendant que la fatigue olfactive n’intervienne que je ne me sente plus incommodée. Je me devais de passer par-dessus ces petits inconforts et me concentrer sur ma tâche qui était d’enquêter sur le sort des êtres transformés.

La grande pièce dans laquelle je venais tout juste de pénétrer était séparée en deux sections. La plus grande à gauche comportait un nombre important de cages où s’entassaient des pauvres gens, les probables victimes du drainage de fluides.

Les cages ne renfermaient pas des animaux, mais des êtres humains… de pauvres gens diminués, victimes sans doute de malveillantes machinations visant à accéder à un certain pouvoir, à une certaine richesse. Je sentis la colère monter en moi et la chaleur à mes joues et leur donner une teinte rosée.

Contrariée et irritée par ce spectacle désolant, je fis quand même quelques pas vers ces cages sales et puantes, et je vis une petite fille assise sur le sol, la tête entre ses mains. En pleurs, ses quinze doigts lui camouflaient presqu’entièrement le visage laissant seulement sa bouche tremblante à découvert. Maigre et sale, cette pauvre petite, aux longues bouclettes dorées, avait sans doute fait un long chemin et s’était éloignée des siens dans l’espoir d’un avenir meilleur…Bernée par de frauduleuses promesses, elle se retrouvait emprisonnée comme un vilain parasite, encore plus diminuée qu’elle ne l’était auparavant.

Les yeux embués par les larmes qui y montaient, je détournai le regard sur cette triste scène pour le porter sur la cage adjacente. Celle-ci ne contenait pas qu’un corps, mais plusieurs… enfin c’est ce que j’estimais en y dénombrant trois têtes. Par contre, je ne pouvais voir s’il y avait vraiment trois personnes, car le nombre de membres ne semblait pas correspondre. Je fis encore quelques pas en avant pour y voir plus clair, me demandant si la vie subsistait encore dans cet enchevêtrement. Un long râle sifflant me confirma que ce qui restait de cet ou de ces êtres auparavant humains, vivait encore. Je me surpris à me demander si c’était vraiment une bonne chose…si dans cet état, la chose n’avait pas été mieux morte… un peu honteuse de ma réflexion, je détournai le regard vers l’autre section de la pièce.

("Ne te sens pas coupable d’avoir eu cette pensée") Me murmura aimablement ma Conscience.

("C’est la souffrance de ces gens que tu ressens... et étant une petite lutine au grand cœur, tu ne penses qu’à leur bien...")


Les larmes coulant sur mes joues, le cœur pesant, je ne répondis pas…désormais préoccupée par le sort de ces pauvres gens, j’en avais rapidement oublié mes petits inconforts olfactifs.

En face des miteuses prisons de fer se trouvait une modeste table de bois entourée de chaises et sur laquelle était déposée une bougie. Occupant la chaise contre le mur et faisant face aux cages, un homme vêtu d’une armure, sans contredit un soldat, s’adonnait à la lecture.

Trop émue par le pauvre état des ères séquestrées qui occupaient cette pièce, j’avais baissé ma garde, ne pensant pas à me dissimuler. C’est ainsi que levant les yeux de son livre, il me vit. Cet homme, portant les cheveux très courts et la peau glabre, ouvrit ses grands yeux noisette tout en émettant un léger cri de surprise. Je devais profiter de ce moment de surprise avant qu’il ne prenne ses armes ou alerte ses collègues, ou du moins celui endormi à l'étage supérieure.

Utilisant les pouvoirs de ma broche en forme d’étoiles, je pris une voix grave et profonde d’homme, celle qu’on attribuerait à un mauvais esprit d’outre-tombe.

« Ne bougez pas et n’alertez pas vos collègues ! Je suis l’esprit de la justice ! Et je m’exprime à travers la bouche de mon petit disciple. »

Ce disant, j’avais pris mon arbalète et je l’avais armé. Puisqu’il avait effectué un mouvement pour se lever, je visai volontairement quelques centimètres au-dessus de sa tête, le ratant volontairement afin de lui donner un avertissement.

Empruntant toujours cette voix de justicier je poursuivis :

« Ceci était un avertissement. Suivez-mes consignes, répondez à mes questions et vous resterez en vie !... Je veux d’abord savoir ce que vous comptez faire de vos prisonniers.»

((( 718 mots
-utilisation du bijou qui permet de modifier la voix
-Tir au dessus de la tête du soldat en guise d’avertissement
- mise en garde
-question )))

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Dernière édition par Guasina le Lun 30 Oct 2017 03:28, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mer 18 Oct 2017 10:36 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    Plus que le petit trait de l’arme de Guasina, il sembla que ce fut sa voix qui eut le plus d’effet sur le garde. Il resta tétanisé un instant, le temps que la petite lutine lui parle. S’il n’alerta pas ses collègues, ses mains se portèrent tout de même à ses armes, par pur réflexe. L’intervention de Guasina et sa voix sépulcrale semblait avoir attiré l’attention de plusieurs des hères et tournaient un regard vers eux.

    Le garde, manifestement impressionné, finit par répondre :

    - Nous les gardons pour le Généralissime… Le moment venu, il les fera appeler.

[Possibilité si tu le souhaite de faire l’interactions par aparté]


[Guasina – xp : 1 (introspection), 0,5 (usage de la voix), 0,5 (questions), 0,5 (longueur)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mer 1 Nov 2017 01:54 
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Le Générallisisme !


En plus du ton de ma voix empruntée, on pouvait sentir mes émotions qui,elles, m’appartenaient bel et bien. Ma colère retenue, ma solidarité envers ces gens frappés par un mauvais destin, rendait encore plus crédibles les propos de cet esprit vengeur à la voix si grave. Mon numéro fit son effet puisque le soldat demeura figé quelques instants. Suivant mes conseils, il se garda de prévenir ses confrères, par contre, instinctivement, ses mains se portèrent à ses armes, sans pour autant les dégainer.

Après un petit moment où j’ai eu l’impression de le voir déglutir avec difficulté, il me répondit qu’ils gardaient ces gens pour le Généralissime, qui les fera venir le moment venu.

(Le Généralissime ?)

Mon arc toujours pointé vers le soldat, je m’en servis pour lui faire signe de se rasseoir avant de lui poser d’autres questions :

« Je suis le protecteur d’âmes de ces gens. Dites-moi qui est ce Généralissime et que leur veut-il ? »

Afin d’accentuer l’effet, me doutant bien qu’il s’habituerait assez vite à cette voix sombre, j’activai mon mutos. Mes yeux devinrent alors noirs comme ceux du choucas, yeux que je dardais vers ce soldat, sachant tout de même pertinemment qu’il n’était qu’un pion sur l’échiquier, qu’il n’était pas tant que ça responsable de ce qui arrivait à ces gens-là. Car oui, il l’était un peu, puisque même si les ordres venaient d’une autorité supérieure, c’était tout de même lui qui exécutait… Il avait fait le choix d’obéir, car il aurait été abusé de dire qu’il n’avait pas le choix… on a toujours le choix, mais on doit vivre avec les conséquences de nos décisions. Ça, je l’avais appris dans le bagne maudit ou moi-même j’ai dû me faire face aux arguments de ma Conscience afin de faire un choix éclairé.

Il recula un peu et d’une voix craintive me répondant que le Générallissisme portait le nom de Hakan. Il ne savait pas ce qu’il advenait des prisonniers, seulement qu’il devait les garder en vie en attendant qu’ils soient emmenés quelque part, plus tard.
Poursuivant mon rôle, je demandai :

«Et vers ou vous devez les emmener ? » et puis j’enchaînai « Et vous êtes sensés les apporter bientôt ?

Il possédait qu’un minimum d’information, il pensait que le départ serait pour prochainement et leur destination, le centre de l’île, mais il n’en était pas certain.
Et pour la dernière fois, j’empruntai cette voix d’outre-tombe :

« Je pars, mais je reviendrai…mon disciple va attendre avec vous le prochain départ. »

Et puis, de ma voix de lutine je poursuivis :

« Passez devant moi, nous allons visiter les cages de vos pensionnaires. » Même si ma voix avait à présent un ton normal, la colère s’y ressentait toujours.

Mon plan était des plus simples, s’il avait l’intelligence de m’obéir sans tenter de m’échapper ou d’alerter ses collègues, je le conduirais jusqu’à une cage libre ou je lui demanderais de s’y enfermer lui-même et de me lancer les clés.

Et puis, je ferais le tour des cages afin de compter le nombre de prisonniers tout en gardant mes sens alertes au moindre bruit suspect ou mouvement furtif.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Lun 4 Déc 2017 16:23 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    Le soldat parut toujours aussi inquiet de la présence de Guasina et les pauvres hères s’animaient, s’approchant des barreaux dans l’espoir d’apercevoir la personne qui se proclamait leur protectrice.

    L’homme, que la présence de Guasina rendait des plus nerveux, hocha fébrilement de la tête en attrapant ses clefs et en s’approchant des cages, prenant soin d’éviter au maximum la petite lutine. Il s’exécuta, s’enfermant dans l’une des cages et lança les clefs à Guasina, non sans ajouter :

    - Vous savez, y’a d’autres gardes… j’suis… j’suis pas vraiment serein avec c’qu’on fait faire à ces gens, alors esprit d’la justice ou pas… j’suis prêt à vous laisser l’bénéfice du doute. Mais y’a d’aut’ gars, là-haut, y sont pas prêt à vous faire ce genre de fleur. J’serais vous, j’ferais gaffe.

    Guasina, elle, pu compter une vingtaine de prisonniers, hommes, femmes, enfants, de tous âges et de toutes conditions. Certains semblaient être vêtu d’habits relativement neufs tandis que d’autres arboraient de simples frusques. Nombreux semblaient assez faibles, trop pour marcher seuls. Une jeune enfant, une gamine aux grands yeux de biche avec les bras recouverts d’écailles et au chapeau rouge rabattu sur la tête s’approcha plus vaillamment que d’autres et regarda Guasina.

    - Vous êtes… vraiment l’esprit de la justice ? Vous venez pour nous sauver ?

[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 1 (convaincre le garde), 0,5 (longueur)]

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 7 Déc 2017 02:36 
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Libérer les prisonniers !


Mon plan avait marché, le garde semblait impressionné par ma présence et surtout je crois par celle de l’esprit qui avait soi-disant emprunté ma bouche pour lui parler. Je n’avais pas l’habitude de mentir sans raison, mais j’utilisais ce subterfuge pour de bonnes raisons.

M’obéissant à la lettre, très nerveux, il se rendit à une cage vide, l’ouvrit, y entra, la referma et me lança les clés. Jamais je ne lui aurais fait de mal, je voulais seulement sauver ces pauvres gens, mais ça, lui il l’ignorait. Et pour le moment, c’était mieux ainsi.
Les pauvres ères encagées s’approchaient des barreaux, il voulait me voir, voir la personne qui se disait leur protectrice. Tout en souriant à ces gens, j’escaladai les portes de métal une à une, insérant à chaque fois la clé dans la serrure pour les libérer, et ouvrant la porte.

« Ceux qui peuvent marcher, mettez-vous à plusieurs pour venir en aide à ceux qui n’en ont plus le pouvoir, et ensuite approchez-vous de moi. »

J'étais en train de ranger les clés dans mon sac, lorsque de sa cage, le jeune garde aux cheveux frisés m’avoua de ne pas avoir aimé faire ce qu’il avait fait. Il termina en me prévenant que d’autres gardes étaient en place et pourraient arriver à tout moment. Je tournai mon regard vers le gardien et lui donnai sur un ton maternel ce conseil :

« Si vos actions ne vous permettent pas d’avoir la conscience tranquille, alors agissez autrement… ne faites rien qui va à l'encontre de ce que dicte votre conscience »

Une fillette de moins de dix ans, les bras recouverts d’écailles et la tête camouflée par un chapeau rouge, me regarda de ses grands yeux bleus et me demanda si j’étais vraiment venue les sauver.

« Oui ! » Répondis-je d’un souffle.

Une fois tous ces pauvres gens attroupés autour de moi, je retirai mon pendant d’Uraj et je le tins très fermement dans ma main gauche. J’écartai mes jambes et je tendis mes bras à l'horizontale à la hauteur de mes épaules. Puis je pris la parole.

« Écoutez bien, je vais vous emmenez avec moi. Mais pour que ce soit possible, vous devez tous me toucher bien fermement. Agrippez-moi bien, mais sans me blesser, et vous ferez partie du voyage. »

Pendant que les gens s’exécutaient, je m’adressai une dernière fois au garde emprisonné :

« Dites aux autres gardes que je reviendrai m’occuper d’eux ! »

Cela dit, j’adressai une prière silencieuse à Yuimen :

(Yuimen, toi qui m’as choisie comme protectrice d’âme, aide-moi à sauver ses gens ! )

Lorsque je constatai que tous ces êtres me tenaient à un endroit quelconque de mon corps, je pris ensuite une grande respiration, et le poing fermé sur le bijou je souhaitai retourner avec tous ces pauvres gens dans l’arrière-boutique de la Couronne du Voisin, là où elle s’était trouvé un peu plus tôt en compagnie de Frégène, Desneiges et Frouillot.

Je savais qu’il était possible d’emporter d’autres personnes avec moi, puisque j’avais été témoin de l’apparition de deux jeunes dames dans l’Antre de la Maîtresse des Plaisirs. J’espérais de tout cœur pouvoir apporter tous ces gens avec moi.

((( 538 mots
-utilisation du pendant d'Uraj
-conserve les clés des cellules )))

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