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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Lun 8 Jan 2018 12:47 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    Le garde était malheureusement sur le qui-vive et il put voir du coin de l'oeil le trait de Guasina filer vers son épée et bougea légèrement la main, évitant la flèche de justesse.

    Le garde fit alors volte-face vers l'origine du trait et donc vers Guasina. Il ne perdit qu'un bref instant à la vision de la lutine, sa surprise n'ayant même pas le temps de se marquer sur son visage qu'il attaqua à son tour, son épée dardant vers Guasina dans le but manifeste de l'empaler. Cette dernière, pas née de la dernière pluie, avait l'occasion de réagir au coup.

    Le regard du garde complice allait de l'un à l'autre, se demandant manifestement où se situaient ses priorités et ses engagements. Vers le garde qu'il devait connaître et ses devoirs envers la couronne de Valmarin ou vers sa propre morale ?


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (aparté), 0,5 (tentative de désarmer le garde), 1 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Sam 13 Jan 2018 21:19 
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Subterfuge


Plus expérimenté que son collègue, ce second garde sur la défensive, réussit à esquiver de justesse mon tir. À présent plus conscient de ma présence et du réél danger que je pouvais présenter, il se tourna vers moi, épée à la main comme s’il voulait m’empaler.
Par chance, ma petite taille ne lui facilita pas la chose. Je profitai donc de mon avantage et de l’immobilité temporaire de mon complice pour escalader rapidement sa jambe et monter sur son épaule.

Mon arc tendue vers celui-ci, je menaçai le garde expérimenté:

« Lâchez votre arme, si vous voulez que votre collègue ne subisse aucune blessure »

J’avais bien choisi mes mots, je ne voulais pas tuer ce jeune garde, mais même si cela me demanderait du courage, je le blesserais si cela pouvait m’aider dans mon entreprise de sauver les pauvres ères. J’espérais ne pas en arriver là.

Et là, une idée me vint. Juchée sur son épaule, j’étais tout près de la bouche du jeune garde. J’empruntai donc sa voix.

« Faites ce qu’elle dit et lâche ton arme. Elle est sur mon épaule et très puissante, j’ai peur que tu me blesses en tentant de la tuer. »

Encore un subterfuge digne de ma race lutine.

(((350 mots)))

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 18 Jan 2018 16:18 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    Le garde plus violent n’hésita qu’une fraction de seconde avant de lâcher au second garde :

    - Désolé mon gars, mais c’est ton boulot de prendre des risques, t’as signé pour et c’machin nous veut pas du bien.

    Ce disant, il se fendit d’un coup d’épée en direction de Guasina, qui eut le temps de l’éviter, si elle se déplaçait de l’épaule du second garde.

    Guasina reçut alors un message de la part de Yuralria, l’Ishar élémentaire. Celle-ci annonça :

    (Guasina, Kerenn vient de m’informer que la Déesse Shill réincarnée ainsi que le second artéfact se trouvent à Valmarin, quelque part au sein des terres. Il s’y trouve actuellement en train d’accoster.)


Valmarin - Falaises
Pour Kerenn

    Les adieux furent faits et la chaloupe emporta Kerenn et trois matelots vers la falaise à laquelle ils purent s’accrocher, non sans peiner à cause de la houle qui manqua à plusieurs reprises de les précipiter contre la roche. Aidé de ses compagnons de grimpe, Kerenn put alors escalader la falaise. Cela leur prit près de deux heures, profitant d’un espace un peu plus large pour leur permettre de faire une pause de reprendre leur souffle. Les hommes de Samaan s’avérèrent particulièrement utile à Kerenn, faisant une chaîne à l’aide d’une corde et lui indiquant où poser les pieds et comme déplacer son poids sur la façade afin de ne pas trop fatiguer ses membres.

    C’est donc un Kerenn exténué, les membres en feu mais encore vivant et non sous la forme d’une crêpe qui atteignit le haut de la falaise, avec ses trois compagnons de cordée. Si ceux-ci semblaient être en bien meilleure forme que lui, ils n’en étaient pas moins fatiguées et s’allongèrent sur l’herbe.

    L’aube s’était levée, dévoilant le paysage de l’autre côté de la falaise. Il était vallonné et rocailleux, recouvert d’une herbe rase parfois percée d’un buisson ou d’un amas plus herbeux que les autres. Au loin, il pouvait voir sans mal des moutons qui paissaient paisiblement. Sur sa droite, il pouvait voir des collines rocailleuses plus hautes que les autres desquelles s’éloignait un fleuve relativement grand pour la taille de l’île. La boussole pointait dans cette direction.

    Image


    Un des matelots se dirigea vers lui, après avoir reprit sa respiration. Il lui tendit un balluchon.

    - C’est de la part de Samaan, des ressources pour survivre quelques jours. Principalement du pain, du fromage et des fruits secs avec deux gourdes d’eau.

    Mais, à peine lui eut-il tendu de balluchon que soudain le sol se mit à gronder. Le grondement se renforça, devant assourdissant jusqu’à ce que sol se mette à vibrer de plus en plus fort, agité de tremblements qui précipitèrent tous les hommes à terre, sans qu’ils ne puissent y faire quoi que ce soit. Au loin, les moutons semblaient rebondir sur le sol. Le tremblement se poursuivit quelques secondes avant de cesser et de reprendre quelques secondes plus tard pour s’arrêter de nouveau, définitivement.

    Il mit du temps à se rendre compte qu'un autre tremblement l'agitait, n'ayant rien à voir avec le sol. Il s'agissait du Pendant devenu violet. Il s'agitait, comme s'il s'agissait d'un battement de cœur allant, très, très, très vite.

    Soudain, un craquement sinistre. Un pan entier de falaise, à une cinquantaine de mètres d’eux, était en train de s’arracher à la falaise pour s’effondrer vers la mer.


[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (montée), 0,5 (message), 0,5 (plan), 0,5 (longueur);
Guasina – xp : 0,5 (attaque)]


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 21 Jan 2018 16:07 
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Trois marins acceptent de m'accompagner dans cette escalade et, après les adieux d'usage, nous embarquons sur la chaloupe pour rejoindre la côte. La houle est vicieuse dans le coin, pareille à une multitude de mains malveillantes pressées de nous envoyer nous fracasser sur les rochers. Mais quelques vigoureux coups de rames, parfois utilisées comme gaffes, nous permettent finalement d'accoster sans avoir bu la tasse. Nous entamons aussitôt l'escalade, les marins ouvrant la voie et m'assurant à l'aide d'une corde. Ils m'expliquent aussi avec patience comment me hisser sans m'épuiser, collé à la paroi, me montrent les prises valables et me préviennent de celles qui ne supporteraient pas mon poids. Un foutu exercice dont je me serais bien passé, si les dieux avaient voulu faire de moi une araignée ils m'auraient donné quelques pattes de plus, que j'accomplis néanmoins sans laisser échapper une seule plainte.

Nous grimpons sans répit, mètre après mètre, durant ce qui me semble une éternité. Mes bras et mes jambes ne tardent guère à se transformer en plomb et à trembler légèrement sous les efforts, mon souffle se fait court et il arrive un moment où j'en viens à douter de pouvoir me hisser un mètre de plus. Je caresse l'idée de tout lâcher, de me laisser basculer en arrière, les yeux fermés, jusqu'à rejoindre les flots sombres et tumultueux qui s'agitent en dessous de nous, si loin maintenant. Mais le visage de Kahena se superpose à ces idées noires, flamboyant et magnifique, et je lève une fois de plus le bras pour atteindre la prise suivante. Grimper, encore et encore, se hisser de quelques centimètres de plus sans décrocher, le monde ne se résume plus qu'à cela et je bannis toute autre pensée de mon esprit, serrant les dents sous l'effort de volonté terrible que cela me demande. Un vague espace nous permet de reprendre un peu notre souffle durant le parcours, perchoir précaire plus adapté à une mouette qu'à un Elfe qui offre une vue superbe sur l'océan alors que l'aube se lève, mais c'est à peine si je la remarque.

Enfin, après des heures d'efforts, nous parvenons au sommet de la falaise, si abruptement que je plisse les yeux de surprise en réalisant qu'il n'y a plus de rocher auquel m'agripper au-dessus de moi. A la place, une plaine vallonnée couverte d'herbe rase sur laquelle je m'affale comme une masse, le coeur battant à tout rompre et les muscles en feu. Dix mètres de falaise en plus et je crois bien que j'allais nourrir les poissons. Mes compagnons aussi sont épuisés, moins que moi sans doute car plus habitués à jouer aux acrobates mais, malgré cela, plusieurs minutes s'écoulent avant que l'un d'eux ne se relève pour me tendre un baluchon. Il m'explique que ce sont des vivres et de l'eau pour quelques jours, généreusement offerts par Samaan. Alors que je tends la main pour m'en saisir, un incompréhensible grondement de plus en plus assourdissant se fait subitement entendre, semblant provenir du sol lui-même! La terre se met soudain à trembler fortement, nous projetant tous à terre sans que nous ayons la moindre chance de conserver notre équilibre, par les enfers que se passe-t-il encore?! Je distingue au loin des moutons qui paissaient tranquillement et qui semblent maintenant rebondir comme des balles absurdes sur la terre qui soubresaute, réalise aussi qu'il y a un fleuve de bonne taille qui s'échappe de collines rocailleuses parsemées de buissons, puis le tremblement s'arrête aussi soudainement qu'il a commencé.

Mon soulagement n'est que de courte durée car à peine esquissé-je le geste de me remettre debout que cela recommence! Quelques secondes encore et tout s'arrête, ou presque. Presque car une autre sorte de tremblement m'agite, intérieur celui-ci, dont je mets quelques secondes à identifier la provenance: le pendant d'Uraj! Il brille d'une lueur violette, la même qu'il arborait lorsque Shill le touchait, et se balance follement, évoquant un coeur qui battrait beaucoup trop vite. Kahena! Un effroyable juron s'échappe de mes lèvres et je me relève d'un bond, envahi d'une rage qui occulte ma fatigue et mes pensées, des envies de meurtres plein le crâne. Dieux, que sont-ils en train de lui faire?! Je me ressaisis d'un violent effort de volonté et interroge aussitôt la boussole, laquelle indique la direction du fleuve que j'ai aperçu au loin. Mes pensées se réordonnent peu à peu et je fais enfin le lien entre le tremblement de terre et celui du pendant, désormais certain que cela n'a rien d'une coïncidence. Un instant plus tard, un puissant craquement se fait entendre et je frissonne en découvrant sa cause: un grand pan de falaise s'effondre dans la mer, à quelques cinquante mètres de nous. Puissances, nous l'avons échappé belle...

A ce spectacle, un souvenir me revient soudain et je jure une nouvelle fois alors que mes tripes forment un noeud douloureux dans mon ventre: Kahena m'avait dit que le pendant ne fonctionnerait pas avec elle lorsque j'ai voulu le lui donner sur le navire de Shar'Ith. Nous ne pourrons pas quitter cette île maudite ainsi, si tant est qu'elle soit encore en vie lorsque je la rejoindrai enfin. Hors de question aussi de regagner Valmarin pour y trouver un navire, ma nature de Sindel nous fera repérer en un instant et nous n'atteindrons jamais le port. Je ne vois qu'une unique manière de filer d'ici: Samaan, à qui j'ai conseillé de ne pas traîner dans les parages. Lui en demander davantage me déplaît souverainement, il risque sa peau dans cette histoire, mais je n'ai pas le choix et pas le temps de finasser. Les yeux plissés de colère, je refais face aux matelots et leur explique brièvement ce que j'attends d'eux et de leur patron:

"Je vais encore avoir besoin de votre aide, cela me désole mais c'est l'avenir de ce monde qui est en jeu et le temps presse. Je n'ai pas le temps de tout vous expliquer mais la femme que je suis venu chercher ici est d'une importance capitale et ils sont en train de la tuer. Il faut à tout prix qu'elle quitte cette île au plus vite et mon apparence me rend trop repérable pour que je puisse prendre le risque de traverser la ville. Notre seule chance est de repartir par ici. Que l'un de vous rejoigne Samaan au plus vite et lui dise de revenir croiser dans le coin la nuit prochaine et celle d'après si nécessaire. Les deux autres, planquez-vous et attendez ici, il faudra que vous nous aidiez à redescendre dès que je l'aurais libérée, en urgence si nous avons des ennemis aux basques. Si je ne suis pas revenu dans deux jours, filez le plus loin possible et priez parce que ce monde sombrera dans le chaos, ce tremblement de terre n'avait rien de naturel et ce n'est qu'une aimable plaisanterie comparé à ce qui nous attend. Puisse Shill veiller sur vous!"

J'incline le visage en guise d'adieu et entame une course effrénée en suivant la direction indiquée par la boussole, arriverai-je à temps? Samaan et ses marins me feront-ils assez confiance pour prendre tous ces risques que je leur demande de courir? Je n'en ai pas la moindre idée, pour l'heure une seule chose importe: retrouver Kahena et la dégager des griffes de l'ignoble goule ailée.

(env. 1300 mots)

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Kerenn


Si vous ne parvenez pas à trouver la vérité en vous-même, où donc espérez-vous la trouver?

Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 25 Jan 2018 03:10 
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Un garde sans coeur


Alors que moi je voulais sauver la vie du jeune garde, son acolyte ne voyait pas la situation du même œil. Il se fichait éperdument de la vie de son collègue. Au lieu de reculer et de jeter les armes telles que je l’avais demandé de ma voix empruntée, il prétexta qu’il n’avait rien à y faire, en signant, ils savaient qu’ils allaient courir certains risques, ça faisait partie de leur métier. Et sans plus de préambule, il fonça droit sur l’épaule du jeune blondinet, c’est-à-dire tout droit sur moi, m’attaquant de son épée. Par chance, j’avais vu le coup venir. Profitant de ma petite taille et de mon agilité lutine, je quittai rapidement l’épaule du garde pour faire un premier bond sur sa tête, un autre sur son autre épaule et puis je sautai au sol, tout en faisant une cabriole et atterrir dans une roulade pour amortir ma chute.

Lorsque je vis que le garde attaquait son compatriote, je sus immédiatement que je devais épargner ce dernier en sautant au sol. Si ce garde sans vergogne ne se préoccupait pas de la vie de l’un des leurs, il n’en était pas de même pour moi. Je ne pouvais sacrifier ce garde pour sauver ma vie.

Mais une fois au sol, je ne perdis pas de temps, et telle une souris, je tentai de grimper rapidement de mes mains collantes sur mon ennemi avant qu’il n’eût le temps de réaliser où j’étais passée. Pendant ma montée, j’entendis un message provenant de Yuralria, l’Ishar élémentaire qui m’annonçait la venue de Kerenn sur Valmarin afin de sauver une déesse et un artéfact. Mais je n’avais pas le temps de me concentrer sur le message pour en comprendre la teneur et encore moins de lui répondre, j’avais ma vie à sauver, mais par-dessus tout celle de ces pauvres ères. Je leur avais promis la liberté, je devais tenir ma promesse coûte que coûte. Pour le moment, tout ce qui m’importait c’était de me rendre sur l’épaule de cet homme sans cœur dénué de sensibilité et de placer ma flèche contre sa carotide et de lui ordonner de baisser les armes s’il tenait à sa vie.

(moins de 500 mots)

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 15 Fév 2018 02:06, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Ven 9 Fév 2018 14:51 
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Valmarin – Extérieur de la cité
Pour Guasina


    Guasina parvint à grimper, non sans peine, jusqu’à la carotide de l’homme pour la menacer de sa flèche sous l’oeil paniqué du jeune garde. Le plus expérimenté, ne l’entendait cependant pas de cette oreille et, plutôt que de se laisser faire par les menaces de Guasina, se tortillait pour essayer d’attraper la petite lutine.

    - Lâche-moi, sale bête, descend de là où je t’écorche, dit-il.

    Sa grosse paluche, pendant ce temps, s’approchait dangereusement de Guasina, prête à la saisir ou l’envoyer bouler.


Valmarin - Falaises
Pour Kerenn


    Les matelots hochent la tête à l’égard de Kerenn, acceptant de transmettre ses paroles à Samaân et lui souhaitant bon courage. Le sindel put alors se mettre en route, marchant durant plusieurs heures au travers des plaines de Valmarin, s’approchant des collines plus escarpées devenant presque montagnes, guidé par la boussole. A un moment du parcours, il reçut le message suivant de Cromax :

    (Kerenn, je suis présentement en compagnie des armées élémentaires qui viennent défendre Illyria. Je vais gérer la bataille ici avec Hrist et tenter de forcer la reddition de l’alliance de Valmarin et de Sihle. J’ai déjà fait peser le trouble sur leurs armées à Arden. Sais-tu qui a des indices sur le premier artefact ? Piste potentielle en possession du Roi de Sihle, à Arden, mais je n’ai pas pu fouiller davantage sur cette voie à cause de la guerre imminente.)

    Au bout de plus d’une demi-journée de marche, en fin de journée alors que le soleil déclinait, il parvint à une vallée dans laquelle se trouvait un gigantesque lac. Et au milieu de ce gigantesque lac se trouvait un gigantesque dragon. Ou plutôt… il s’agissait d’une gigantesque forteresse, un donjon à la forme d’un dragon qui surplombait l’intégralité de la vallée. La façon la plus aisée d’y accéder semblait être par un long pont de pierre qui parcourait le lac.

    Image


    Évidemment, la boussole pointait droit sur cette forteresse.


Valmarin – Le port
Pour Earnar


    Il fallut à la Libellule et à son petit équipage une seule journée pour parcourir un trajet qui en aurait prit bien plus du double à n’importe quel autre vaisseau. Earnar parvint à Valmarin le soir tombé. La cité était visible de loin, illuminée qu’elle était par les multiples braséros, tel un fanal dans les ténèbres. Il vit d’abord la côte de Valmarin se détacher, constituée uniquement de grandes falaises de plusieurs dizaines de mètres de haut. Puis la cité elle-même qui semblait être le prolongement même de ces falaises car tout son front marin était constitué de gigantesques et épais murs de pierres. Ils n’avaient rien de simples murs, ils étaient décorés, artistiquement ouvragés, pourtant toute la beauté du monde ne pouvait empêcher le sentiment qui se dégageait de la cité des mers : Valmarin était apprêtée depuis des siècles et des siècles à essuyer toutes les guerres sans jamais ployer.

    Les bâtiments étaient pour beaucoup composés de coupoles et de tours multiples qui semblaient tenter de s’échapper vers les cieux. Si Illyria était impressionnante par sa taille et son ampleur, Valmarin, assurément de taille plus petite, était magnifique à couper le souffle.

    Image


    Quelque chose, cependant, attira l’attention d’Earnar : c’était l’absence de port dans la ville même. En regardant vers l’est, il verrait plus loin ce qui ressemblait à un port de commerce où s’amassaient de nombreux bateaux, un port qui n’était relié à la ville que par une route passant elle aussi par des murailles inexpugnables. Impossible de savoir si elles étaient, pour l’heure, ouvertes.

    Le navire se dirigea vers ce port extérieur, moins illuminé que le reste de la cité, mais qui s’avéra être un port de taille importante, constitué de nombreux bâtiments. Si beaucoup étaient des docks en bois, nombreux étaient également les habitations. Arrivé là-bas, Earnar pourrait décider de la marche à suivre.


[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (montée), 0,5 (message), 0,5 (plan), 1 (longueur);
Guasina – xp : 0,5 (attaque), 0,5 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 15 Fév 2018 02:27 
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Tuer ou laisser vivre


Le garde expérimenté ne céda pas à mes menaces. S’il pensait que ma petite stature ne me conférait pas une force suffisante pour l’abattre il se trompait, je possédais suffisamment de force et d’habileté pour tuer sans peine. Par contre, s’il croyait que je n’avais pas le courage de mettre ma menace à exécution, alors il avait mis en plein dans le mille. Je croyais que ma menace suffirait, mais j’avais tort. Au lieu de rendre les armes, il essaya de m’attraper et probablement même de m’écraser. De mon côté, je me savais incapable de le tuer ainsi de sang froid. Les seules fois où j’avais tué, c’était en cas de légitime défense. Il ne suffisait pas de savoir se battre ou être habile à l’arc, encore fallait-il avoir un cœur assez dur pour mettre fin à la vie d’une personne sans que la sienne soit en danger.

(Tu dois agir vite et prendre une décision)

Ma conscience avait raison, si je ne voulais pas le tuer froidement, je devais tout de même faire quelque chose et vite. L’homme n’aurait pas les mêmes scrupules que moi, et je ne pouvais compter que sur moi, il était probable que le jeune garde vole finalement à son secours.

Alors qu’il me menaçait de m’écorcher. Je sortis des flèches supplémentaires de mon carquois. Je déposai donc mes quatre flèches sur la corde raidit de mon arc et je visai sa grosse main qui s’approchait de moi.

Par sa proximité, la cible s’avérait facile. Je pris donc une grande respiration avant de la bloquer. Ma corde tendue, j’attendis le bon moment, et lorsqu’il vint, je lâchai mes traits sur cette grosse main nue qui tentait de m’extirper de mon perchoir.

Puisqu’il ne voulait pas rendre les armes, j’allais m’arranger pour qu’il ne soit plus en état de les utiliser. Comme disait l’un de mes oncles : On est bien servi que par soi-même !

((( 321 mots -
Utilisation de la CCAJ : Tirs multiples au niveau maximum
- Tir multiple : [lvl/4] munitions (minimum 2, maximum 4) Un seul jet. PV infligé à la cible multiplié par lvl/4 (minimum 2) )

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Dernière édition par Guasina le Ven 6 Avr 2018 03:28, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Sam 17 Fév 2018 11:25 
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Localisation: Elysian
La Libellule fendit la mer de Saphir avec aisance et avec une rapidité presque anormale. Tout était si silencieux en mer ou presque, à part quelques oiseaux marins et le bruit des remous des vagues après le passage du navire qui vinrent le briser par moment. L'équipage s'attelait à remplir leurs tâches quotidiennes, une certaine routine semblait se mettre en place. Son regard s'attarda un instant sur Méline et son frère qui recherchaient l'aventure plus que tout, il semblait que leur désir se réalisait en cet instant et encore n'avaient-ils pas encore tout vu. Ils n'avaient pas ressenti cette quiétude lorsque l'earion avait parlé à sa Déesse, ni senti sa détresse alors qu'elle disparaissait dans le néant. Seul le vieil ermite pouvait sans doute comprendre ce qu'il ressentait en cet instant: un mélange complexe de bonheur de traverser la mer de Saphir et de tristesse de vivre dans un monde dans lequel Meriarvi avait disparu.

S'il savait que sa Déesse était toujours présente sur Yuimen sous une forme différente, il se demandait, alors qu'il longeait les îles, si d'autres mondes connaissaient Moura sous d'autres appellations et sous d'autres formes. De même toutes ces formes étaient-elles connectées les unes aux autres d'une quelconque façon ? Est-ce que Moura se souviendrait de lui une fois de retour sur Yuimen ? L'assassin laissa tomber. Réfléchir plus avant sur de telles questions n'apporteraient que souffrance et incertitude.

Retombant dans un certain mutisme devenu habituel depuis sa rencontre avec Meriarvi, il vit que la nuit commençait à tomber et aperçut plusieurs heures plus tard de multiples braséros, fanaux illuminant au cœur des ténèbres. Il sentit toute l'ironie mordante en présence d'une cité qui prônait la lumière tout en diffusant l'ombre à travers tout Elysian. Ordonnant qu'on réduise la grande voile pour faire avancer prudemment la Libellule en direction de l'enclave qui se dessinait à l'horizon.

Finalement la cité se dévoilait presque entièrement, hormis l'absence de port militaire notoire. A la place se tenait un port commercial qui semblait constituer un point de contrôle de la cité majestueuse. Celle-ci semblait dotée d'impressionnantes fortifications impossible à prendre en cas de siège. Les murs d'Arden semblaient à côté être des clôtures pour protéger les troupeaux en comparaison. Approchant lentement, il envoya un message à l'intéressé se trouvant actuellement à Valmarin et qui n'allait sans doute pas l'attendre pour sauver la Déesse Shill réincarnée. Celle-ci plus le cristal constituaient les deux pièces manquantes pour activer le catalyseur. Sans nouvelle du cristal donnant la vie, Earnar allait devoir se concentrer sur celui donnant la mort. Il imaginait déjà un tel pouvoir entre les mains de ce maître qui s'arrogerait sans nulle doute le pouvoir de créer la vie et de la détruire selon ses désirs.

(Kerenn, c'est Earnar, je suis à Valmarin pour aider. Deux personnes valent mieux qu'une pour s'occuper de ce polymorphe de chauve-souris. Ma Déesse a une dette envers Shill et je suis là pour la rembourser si tu peux me donner ta position.)

Nulle doute que la proposition d'aide n'allait pas être appréciée par l'intéressé, toutefois l'Earion espérait qu'il ferait fi de leurs querelles pour s'unir contre un commun ennemi.

Abandonnant la barre, il se posta près de l'équipage pour leur faire une annonce.

- Je vais partir seul retrouver mon contact, il vaudrait mieux ne pas accoster près du port de commerce, je doute que les marchands et les gardes voient d'un très bon oeil notre navire et son équipage. Essayez de trouver un petit coin tranquille pour amarrer près des côtes, je vous y rejoindrai lorsque j'aurais trouvé ce que je cherche.

Il s'approcha du vieil ermite earion et posa une main légère sur son épaule en le regardant intensément dans les yeux.

- Je vous confie le navire qui vous appartient de toute manière. Je tâcherai de me montrer digne de Meriarvi tout comme vous l'avez toujours été à ses yeux.

Il fit quelques pas en arrière et plongea tête la première dans l'eau plus chaude que celle des grottes de la cité d'Elivagar, ce qui n'était pas difficile. Aidé par ses doigts palmés, il s'enfonça dans les profondeurs de la mer de Saphir pour échapper au regard des tours jusqu'à atteindre le port de commerce. Il jeta un regard en arrière en espérant que le navire ne s'approcherait pas plus du port, peu confiant à l'idée que le potentiel maître se trouve à Valmarin et tout du moins que les elfes constituaient un peuple que les habitants de cette cité extermineraient s'ils en avaient la possibilité.

(806 mots)

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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Dim 11 Mar 2018 18:08 
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A mon plus grand soulagement, les matelots acceptent de transmettre mes demandes à Samaan et me souhaitent bon courage. J'adresse un regard empli de respect et de fierté à ces hommes du désert, durs et droits comme la terre où ils sont nés. Une esquisse de sourire prend place sur mes lèvres, ils peuvent aussi être sinueux comme les dunes, sombres et froids comme les nuits glaciales du monde des sables. Quelque part nous sommes frères, moulés dans un même creuset bien qu'issus de civilisations complètement différentes, et nous nous comprenons dans la nécessité, avares de paroles mais prodigues d'actes. Je me détourne et entame ma course sans un regard en arrière, nous nous reverrons, ou pas.

Les heures passent, me contraignant bientôt à adopter une allure moins soutenue, d'autant plus que les plaines se font collines, puis montagnes et qu'il me faut conserver des forces pour le coeur de ma mission. A un moment, un message de Cromax me parvient. Il m'apprend qu'il est en compagnie des armées élémentaires, elles-mêmes en route pour aller défendre Illyria, et qu'il s'apprête à gérer la bataille en compagnie d'une certaine Hrist, inconnue en ce qui me concerne. Il révèle également avoir déjà semé le trouble dans les armées de Sihle du côté d'Arden et me demande si je sais qui pourrait avoir des indices sur le premier artefact, évoquant un piste du côté d'Ashmane mais précisant qu'il n'a pas eu le temps de la suivre compte tenu de la guerre en cours. Je fronce les sourcils à l'évocation de cette dernière hypothèse, Faëlis semblait sur le point de récupérer l'artefact en question, non pas entre les mains du roi-guerrier de Sihle mais dans une tribu du désert dont je ne sais rien hormis le nom. Quelle est la bonne piste dans tout ceci, l'Elfe lumineux a-t-il récupéré l'artefact, a-t-il échoué et l'objet récupéré par Ashmane tandis que j'errais de l'autre côté du voile? Voilà un mystère qu'il me faudra éclaircir rapidement, mais qui attendra cependant que j'aie mené ma tâche actuelle à bien. Sans cesser d'avancer bon train, je saisis le pendant d'Uraj et me concentre sur Cromax afin de lui envoyer le message suivant:

(Faëlis semblait sur le point de récupérer le cristal de Caélès chez les Ashaisha du désert de Shill, un tribu amicale, mais le cristal était protégé magiquement. Pas de nouvelles depuis. Je suis sur les terres de Valmarin pour tenter de récupérer Shill et le deuxième artefact, aux mains d'un ennemi puissant pourvu de magie, vous tiendrai au courant dès que possible.)

Ce n'est que lorsque le soleil est sur le point de se coucher que je parviens enfin en vue d'un lieu qui, d'après la boussole, devrait constituer mon objectif: une puissante forteresse ayant la forme d'un dragon, austère et inquiétante dans la pénombre qui s'étend lentement sur les terres. Elle est bâtie sur une île rocheuse, au centre d'un immense lac, et ne semble comporter qu'un unique accès: un long pont la reliant à la rive, exposé à tous les regards, comme de juste. Je m'immobilise quelques instants pour observer le site, plissant les yeux pour accroître mon acuité visuelle à longue distance et tenter d'apercevoir d'éventuels gardes sur les remparts. Je discerne effectivement quelques silhouettes, trop lointaines encore pour que je parvienne à distinguer s'il s'agit d'humains ou d'autre chose mais, quoi qu'il en soit, le lieu est bel et bien gardé. Je grogne sourdement tout en réfléchissant intensément, une approche discrète semble fortement compromise, il me faudrait franchir le lac à la nage et escalader les murailles, des exercices pour lesquels je suis fort peu doué. Quant à l'aborder de front, ce serait une folie, alors quoi? Je pourrais peut-être franchir le pont en me dissimulant dans la nuit grâce à mes pouvoirs, mais ce ne serait probablement que pour me retrouver face à une porte solidement close. Quelques jurons bien sentis se faufilent entre mes dents serrées, tenter d'entrer là-dedans s'annonce suicidaire mais renoncer n'est pas une option. Je dois essayer quoi qu'il m'en coûte mais reste à savoir comment mettre le maximum de chances de mon côté, ma mort ne servirait pas notre cause, pas tant que Shill et l'artefact seront entre les mains de nos ennemis.

Profitant de la nuit qui tombe, j'avance le plus discrètement possible en direction de la forteresse et de la rive du lac, prenant soin de dissimuler ma présence autant que faire se peut derrière rochers et buissons, bien trop rares à mon goût. Peut-être pourrais-je trouver sur les rives un bout de tronc assez conséquent pour me permettre de rejoindre l'île à la nage sans risquer la noyade et en gardant mes affaires au sec, ce serait toujours une étape de franchie. Le cas échéant il me restera à franchir les murs d'une manière ou d'une autre, en les escaladant si les prises me semblent suffisantes, en trouvant une autre entrée si elle existe, deux hypothèses qui me paraissent bien improbables alors que je m'approche toujours plus de la redoutable bâtisse. Il doit bien exister un ou deux passages secrets pour accéder à ce lieu, mais je ne peux perdre des jours à les chercher. Et s'il n'y a pas moyen d'entrer en douceur... Je frémis imperceptiblement, c'est une idée à laquelle je préfère ne pas trop songer pour l'instant, une approche frontale signerait très certainement mon arrêt de mort mais quel autre choix aurais-je alors?

Chassant ces pensées sans complaisance je poursuis mon approche, attentif aux moindres détails, cherchant à déceler la plus infime opportunité qui me permettrait d'augmenter mes chances de succès, si maigres en l'état que je fuirais à toutes jambes si j'avais encore la moindre once de bon sens.

***


Environ 1000 mots, message à Cromax:

(Faëlis semblait sur le point de récupérer le cristal de Caélès chez les Ashaisha du désert de Shill, un tribu amicale, mais le cristal était protégé magiquement. Pas de nouvelles depuis. Je suis sur les terres de Valmarin pour tenter de récupérer Shill et le deuxième artefact, aux mains d'un ennemi puissant pourvu de magie, vous tiendrai au courant dès que possible.)


_________________
Kerenn


Si vous ne parvenez pas à trouver la vérité en vous-même, où donc espérez-vous la trouver?

Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Mar 3 Avr 2018 11:15 
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Valmarin – Extérieur de la cité

    La grosse paluche s’approchait dangereusement de Guasina, mais elle fut soudain stoppée par les traits que la petite lutine envoya dans sa direction. Ils se fichèrent, tous, dans sa chair et il retirer la main avec un cri de surprise et de douleur. Ce mouvement brusque éjecta la petite lutine du haut de l’être humain, sans qu’elle n’ait le temps de se rattraper. Alors qu’elle allait percuter brutalement le sol, elle fut soudain entourée d’un bouclier protecteur, prenant la forme d’un orbe brillant d’une faible lumière. Il amortit la chute de la lutine, lui permettant de toucher doucement le sol sans subir le moindre dégât avant de disparaître aussi brusquement qu’il était apparut. Dans les vêtements de la lutine, la petite broche de l’Aile éthérée qu’elle avait ramassée dans l’Antre de l’araignée, cessait aussi petit à petit de briller. Il semblait qu’elle avait donc la capacité de sauver son porteur d’une chute non désirée, alors que celui-ci n’était pas en mesure de se rattraper.

    Le gare qui s’était allié à Guasina, profita de la situation pour attraper une planche qui traînait sur le sol et lui fit percuter la tempe du soldat qui s’effondra sur le sol, inconscient. Le garde regarda la planche de bois qui prolongeait sa main, comme s’il ne parvenait pas à croire ce qu’il venait de faire. Il finit par se reprendre et regarder la lutine avec des yeux légèrement écarquillés.

    - Quoi que vous fassiez, faites-le vite avant que d’autres arrivent !


Valmarin – Le port

    Le vieil Earion, aux paroles d’Earnar, hocha solennellement la tête alors qu’il prenait la barre tandis que le jeune plongeait vers des eaux inconnues. Au bout de plusieurs dizaines de minutes à batailler contre les courants, il se retrouva à nager dans le port aux eaux plus calme, louvoyant entre les navires amarrés dans le port.

    Le port était animé, malgré l’heure tardive. Des marins vaquaient çà et là, beaucoup donnaient l’impression de quitter leur navire pour s’en aller profiter de leurs permissions dans les nombreuses tavernes du port. Il semblait y en avoir pour plusieurs goûts différents, allant des mousses les plus pauvres aux capitaines les plus riches. Les allées vers la cité même de Valmarin semblaient cependant gelées pour la nuit et les allées et venues inexistantes. Manifestement les portes étaient fermées la nuit. Il régnait néanmoins une ambiance particulière, sans doute liée à la guerre qui faisait rage à l’autre bout de la mer. Les paroles étaient plus feutrées, et sourcils froncés d’inquiétude.

    Il n’y eut aucun évènement particulier, outre cette vie animée. Une petite rixe éclata entre deux marins et quelques uns la regardèrent en s’amusant, mais elle ne dura guère longtemps car les deux antagonistes ne tardèrent pas à se relever en se donnant une accolade bourrue et ravie. Earnar pouvait décider de la marche à suivre.


Valmarin – La Forteresse de la Wyverne

    Kerenn parvint à trouver un tronc suffisamment grand pour y mettre ses affaires et traverser le lac en gardant ses affaires au sec. L’eau, quant à elle, était très froide et c’est tout grelottant qu’il sortit de l’eau. Cependant, les ombres de la nuit qui était alors tombée durent le protéger suffisamment pour qu’il s’approche sans se faire repérer, car la forteresse restait calme. A présent qu’il avait traversé l’étendue d’eau, il se retrouvait face à l’immense rocher qui soutenait la forteresse. S’il paraissait moins abrupte que la falaise qu’il avait escaladée, cela n’en restait pas moins une sacrée grimpette. Malgré tout, il put s’approcher silencieusement du pont où se trouvaient quelques gardes. Le pont le surplombait d’une dizaine de mètre s’il restait sur la berge, mais les sons des voix portaient loin en cette nuit claire, et il n’eut aucun mal à entendre les lourds bruits de pas d’un garde lourdement armuré.

    - Rien à signaler, Sergent, entendit-il quelqu’un dire. La nuit est calme.

    - Bien, soldat. Gardez l’oeil ouvert et le bon, le Généralissime a insisté pour que nous soyons plus vigilants que d’habitude, au vu de notre invitée.

    - Oui, Sergent !

    - Par ailleurs, une caravane d’approvisionnement est prévue pour demain. Je ne sais pas où elle en est, mais laissez là entrer après les procédures habituelles, y paraît que les cuisines sont courtes en nourriture et ça nous embêterait tous de manger de la paille, pas vrai, soldat ?

    Ce dernier émit un ricanement en acquiesçant. Kerenn, pendant ce temps, reçu le message suivant :

    (Kerenn, c'est Earnar, je suis à Valmarin pour aider. Deux personnes valent mieux qu'une pour s'occuper de ce polymorphe de chauve-souris. Ma Déesse a une dette envers Shill et je suis là pour la rembourser si tu peux me donner ta position.)


[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (traversée du lac), 0,5 (message), 1 (longueur);
Guasina – xp : 0,5 (attaque), 0,5 (effet de la relique)
Earnar – xp : 0,5 (arrivée dans le port), 0,5 (message), 0,5 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Jeu 5 Avr 2018 23:24 
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A force de recherches, je parviens à dénicher une pièce de bois assez grande pour que je puisse y déposer mon équipement au sec et m'y accrocher. Je me défais de mon matériel et pousse en douceur le tronc dans le lac, prenant soin de ne faire aucun bruit car je n'ignore pas que le moindre son se propage loin sur une étendue d'eau comme celle-ci. J'entre à mon tour dans le liquide, jurant intérieurement lorsque j'en découvre la température: glaciale. Pas question de reculer, quoi qu'il en soit, je serre les dents et me mets à pousser silencieusement mon esquif improvisé en direction de la citadelle.

Lorsque je sors enfin de l'eau en un recoin discret du piton rocheux qui soutient la forteresse, je suis gelé jusqu'aux os et je tremble comme une feuille par grand vent, mais la seule chose qui importe c'est que nul ne m'ait repéré. Je peine durant quelques minutes pour m'équiper, mes doigts gourds rendant la tâche difficile, puis j'examine sombrement les lieux. Je suis bien en-dessous de la citadelle proprement dite et, pour y accéder, il va me falloir escalader une foutue paroi. Elle est moins abrupte que celle qui m'a permis d'arriver sur l'île, certes, mais bien suffisante pour me poser problème, surtout avec des doigts bleus de froid... Bordel, ça n'aura donc jamais de fin?! Je suis un combattant natif du désert, pas un foutu poisson et encore moins une saloperie d'araignée! Mais j'ai beau examiner prudemment les alentours, je ne vois aucun passage plus aisé, pas d'escalier évidemment, pas même une faille qui pourrait me simplifier la vie. Tout ça va probablement finir en crêpe de vagabond, mais je n'ai pas le choix: il faut que je me coltine cette maudite falaise.

Et je me la coltine. Non sans manquer dix fois d'aller m'écraser sur les rochers, non sans que mes rattrapages désespérés ne me mettent les doigts en sang, mais je finis par parvenir au sommet en un seul morceau et sans avoir lâché le moindre son. Le soulagement que j'éprouve alors ne dure qu'une seconde: le temps de réaliser que je suis encore sous le pont et qu'il reste une bonne dizaine de mètres de verticale jusqu'à ce dernier. Cerise sur le gâteau, j'entends les pas d'un garde sur ce damné pont, et sérieusement armé encore, si j'en juge par ses pas pesants et le bruit indubitablement métallique qui en est issu. Génial. Rien de tel que quelques types en armure lourde sur le passage pour entrer discrètement dans un lieu, c'est bien connu. Quant à utiliser le pendant d'Uraj pour me téléporter à l'intérieur, impossible, je n'en ai pas assez vu et tout ce que je gagnerais à le tenter serait de réapparaître à moitié encastré dans la maçonnerie. Bon. Il n'y a pas trente-six options: je grimpe, j'égorge le garde et je passe par la porte. Sauf qu'un rapide coup d'oeil m'apprend qu'elle n'est pas ouverte: leur putain de herse est baissée...

Je me retire vivement dans les ombres lorsque j'entends soudain des voix:

- Rien à signaler, Sergent. La nuit est calme.

- Bien, soldat. Gardez l’oeil ouvert et le bon, le Généralissime a insisté pour que nous soyons plus vigilants que d’habitude, au vu de notre invitée.

- Oui, Sergent !

- Par ailleurs, une caravane d’approvisionnement est prévue pour demain. Je ne sais pas où elle en est, mais laissez là entrer après les procédures habituelles, y paraît que les cuisines sont courtes en nourriture et ça nous embêterait tous de manger de la paille, pas vrai, soldat ?

Le troufion en question acquiesce d'un ricanement, et moi je souris froidement: c'est du bon acier que je vais lui offrir à bouffer. Un service que je leur rendrais en somme, ça fera toujours une bouche de moins à nourrir. Mais alors que je m'apprête à tenter ma chance, après tout il faudra bien qu'ils ouvrent la herse pour laisser rentrer le sergent, un message me parvient via le pendant. Earnar... la poiscaille... qui m'annonce benoîtement qu'il est à Valmarin pour m'aider, sous prétexte que deux personnes valent mieux qu'une pour venir à bout de mon ennemi. Il ajoute que sa déesse a une dette envers Shill et qu'il est là pour la rembourser, comme si Moura avait quelque chose à voir dans ce merdier! Il me prend vraiment pour un con, il faudra que je lui en fasse passer l'envie un de ces jours. Mmm. A moins que... il parle peut-être de Meriarvi, la Déesse locale de l'eau, celle qui a permis le retour de Shill pour ce que j'en ai compris lors de la résurrection de cette dernière? Mouais. C'est une possibilité. Mais qu'il soit le cul-béni de Moura ou de Meriarvi n'y change rien: je n'ai pas la moindre confiance en lui, l'eau c'est traître, n'importe quelle femme de marin vous le dira. Et froid comme la mort aussi. Encore que je me sois plus gelé dans ce foutu lac que de l'autre côté du voile, à bien y penser.

(Merde! Kerenn, arrête de divaguer et réfléchis à ton problème immédiat!)

Sans doute est-ce la fatigue qui se fait sentir, j'ai eu ma dose d'émotions fortes et d'efforts pour la journée il faut dire, mais je me ressaisis d'un violent effort de volonté pour me concentrer sur le présent. Il y a plusieurs points qui me dérangent dans ce foutoir. Le premier c'est que Taler'rhy a évoqué une trahison envers un certain maître lorsque l'ignoble goule s'est enfuie après avoir capturé Kahena. Il paraît donc peu probable que ce généralissime évoqué par le sergent soit ce maître, à moins que ce soit Taler'rhy qui ait été trahi évidemment. Comment savoir? J'aurais dû torturer un peu l'amiral pour le faire causer, mais j'espérais bien mettre la main sur la goule et lui offrir quelques douceurs de mon crû pour obtenir les renseignements. Une erreur magistrale qui m'a coûté la vie et, surtout, un temps précieux.

Enfin, je ne peux revenir dans le temps, la seule chose qui ait une importance dans l'immédiat c'est: comment entrer dans cette saleté de citadelle et survivre assez longtemps pour libérer Kahena? Je pourrais sans doute étriper les deux bouffons qui se trouvent au-dessus de moi et même franchir la herse, avec de la chance, mais je serais inévitablement repéré et toute la garnison me tomberait dessus. Je n'hésiterais pas un instant en temps normal, il faut plus que quelques soldats, même bien entraînés, pour m'arrêter, les Eruïons en savent quelque chose. Seulement, il y a la goule et ses saletés de menottes. Sont-elles l'artefact que je recherche? Les utilise-t-il pour contenir Kahena? Je n'en sais rien, mais je n'ai pas oublié l'aisance effarante avec laquelle la charogne ailée nous a neutralisés sur l'île maudite. Je pourrais peut-être venir à bout des gardes, mais l'immonde m'abattrait sans le moindre effort pendant que je serais occupé avec eux.

Reste cette histoire de caravane, je pourrais peut-être m'y dissimuler et parvenir ainsi à pénétrer dans la citadelle sans me faire repérer. Mais cela signifierait perdre encore des heures et des heures, cela alors que le pendant m'a appris que Kahena était en sale posture, torturée peut-être. Les battements effrayants de rapidité de son coeur résonnent encore comme un glas funeste en mon âme, dans quel état vais-je la retrouver? L'option de la caravane serait la plus sage, aucun doute là-dessus, mais puis-je me permettre encore ce retard? Sans compter qu'il faudrait déjà que je retraverse le lac sans me faire repérer, que je la trouve, que je m'y infiltre sans être vu et que les gardes ne me découvrent pas en la fouillant à l'entrée. Tout cela en étant déjà sérieusement fatigué. Cela fait beaucoup d'impondérables, beaucoup trop. Sans compter que, même si tout se passait bien, il fera jour lorsque la caravane sera déchargée. Or je suis un combattant de l'ombre, l'obscurité a toujours été ma meilleure alliée. Par ailleurs il y aura du monde pour vider le convoi, espérer s'en extraire sans être remarqué en plein jour est une utopie totale. Non, le seul avantage que cela me procurerait peut-être serait de me faire franchir la herse avant d'être repéré. Je gagnerais quelques minutes, sans doute, mais en ayant auparavant perdu un bon nombre d'heures. Le problème de la garnison et de l'ignoble sera toujours le même. En revanche... je saisis mon pendant d'Uraj et me concentre sur Earnar pour lui répondre:

(Il y a une forteresse en forme de Dragon au milieu d'un lac, au nord de la ville. Solidement gardée. Une caravane doit y arriver demain, elle devrait être sommairement fouillée, ils manquent de nourriture. Vous pourriez vous y dissimuler et entrer sans être vu. Pour la rejoindre sans passer par la ville, longez la côte nord-ouest pendant trois heures et cherchez un éboulement récent, il y a moyen d'escalader la falaise à cinquante mètres sur la droite, les contrebandiers utilisent ce passage. Faites vite si vous voulez arriver à temps. Bonne chance.)


Quant à moi, je vais commencer par tâcher de repérer un endroit où je pourrais grimper discrètement pour atteindre le dessus du pont. Puis je me trouverai un recoin bien planqué pour me reposer deux ou trois heures, j'en ai le plus grand besoin et mes chances seront déjà bien assez insignifiantes pour que je n'y ajoute pas l'épuisement. Comme je ne dormirais pas vraiment, méditer suffit aux Sindeldi pour se ressourcer, j'en profiterais pour essayer de tisser un nouveau sortilège qui, je l'espère, me donnera assez de temps pour atteindre la goule et l'écraser. Cela ne devrait pas être trop sorcier, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots: l'essence même de ce sortilège, il me suffit de la puiser en mon âme. Des ténèbres et du désespoir, une vague de fluides obscurs imprégnés de terreur et de désespérance, qui s'engouffrera dans la citadelle comme un raz-de-marée irrépressible à l'instant crucial. Je la tisserai de toutes les horreurs que j'ai vécues, que j'ai vues. J'emplirai mes fluides sombres de mes souvenirs, des visages torturés par l'agonie et terrorisés par la mort qu'ils sentaient venir, inéluctablement, des suppliques misérables qu'ils m'ont adressé alors que mes lames fouaillaient leurs chairs. Mes ennemis d'aujourd'hui trembleront comme mes ennemis de jadis, leurs bras seront de chiffon et leurs tripes se révolteront dans leurs ventres, leurs genoux céderont sous eux. Ils geindront, brisés, vaincus avant même que cela ait commencé, ils pleureront et ils me supplieront de les épargner comme tous les autres. Mais de pitié ils ne trouveront nulle trace, je suis le Fauve du Dragomélyn et ma geste est faite de ténèbres et de sang.

Un sourire, terrible, froid comme le baiser d'une lame, ourle mes lèvres. J'attaquerai avant l'aube, lorsque la relève obligera mes ennemis à ouvrir la herse. Ou au pire lorsque la caravane sera sur le point d'entrer, si aucune opportunité ne se présente avant. Je ne survivrai certainement pas, je le sais, mais c'est sans importance. Earnar aura peut-être une chance d'achever la mission si j'en massacre assez et, surtout, si je parviens à terrasser la goule. Elle m'a déjà vu avec Kahena, mais le fait que je sois en vie pourrait la surprendre assez pour que j'aie le temps de plonger mes dagues dans ses chairs putrides. Et puis, mes ennemis savent certainement que Rakshok et Sha'rith étaient mes alliés, mais il est possible qu'ils ignorent que d'autres sont venus de Yuimen pour les contrer. Un assassin Earion doué pourrait bien prendre leur vigilance en défaut. Quant à Kahena...

(J'aurais aimé que nous ayons plus de temps, bien-aimée. Mais le bonheur n'est jamais qu'une éphémère lueur, ce sont les ténèbres qui règnent sur les mondes. A bientôt mon Amour, je t'attendrai de l'autre côté du voile.)

*****


HRP:

(env 2000 mots)

Si Kerenn trouve un coin pour se reposer, tentative d'apprentissage du sort d'obscurité:

Vague de désespoir : Lance une ombre géante sur le terrain qui s'insinue dans l'esprit de ses adversaires et les envahit de désespoir. (Maîtrises et esquives-0,5/lvl à tout ceux sur le terrain, sauf le lanceur, durant [lvl/4]tours, arrondis à l'inférieur)

Message à Earnar:

(Il y a une forteresse en forme de Dragon au milieu d'un lac, au nord de la ville. Solidement gardée. Une caravane doit y arriver demain, elle devrait être sommairement fouillée, ils manquent de nourriture. Vous pourriez vous y dissimuler et entrer sans être vu. Pour la rejoindre sans passer par la ville, longez la côte nord-ouest pendant trois heures et cherchez un éboulement récent, il y a moyen d'escalader la falaise à cinquante mètres sur la droite, les contrebandiers utilisent ce passage. Faites vite si vous voulez arriver à temps. Bonne chance.)


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Si vous ne parvenez pas à trouver la vérité en vous-même, où donc espérez-vous la trouver?

Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Valmarin - Cité des Hommes de la Mer
MessagePosté: Ven 6 Avr 2018 04:10 
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Un nouvel allié ?


Mes quatre projectiles filèrent droit vers leur cible et l’atteignirent sans difficulté. Quatre petites flèches transperçaient de part en part la main dodue du garde. Il sursauta de surprise tout en lâchant un cri de douleur. Perchée sur son épaule, son sursaut me déséquilibra et je perdis pied. Je tentai de reprendre prise, mais en vain. Habile acrobate, je me recroquevillai en boule dans le but précis d’amortir ma chute en roulant au sol. C’est alors qu’un phénomène étrange se produisit. Alors que je m’attendais à absorber un dur choc sur le sol de cette cave, je fus soudain encerclée par un bouclier protecteur projetant une faible lumière. Cet orbe toucha le sol, amortissant ma chute avant de disparaître et me permettre d’atterrir en douceur sans la moindre blessure. Intriguée, je me demandais ce qui avait pu se passer.

(Je vais te l’expliquer plus tard, tu as d’autres préoccupations pour le moment) S'imposa ma Conscience. Je ne la contredis point pour me concentrer sur le moment présent.

Pendant que je me remettais de ma chute, le jeune garde ramassa une planche qui traînait sur le sol et l’abattit violemment sur la tempe de son collègue. Celui-ci n’eut le temps de réagir, qu’il perdit conscience et tomba lourdement par terre. Ayant agi par instinct et bonté, le jeune homme perdit contenance un petit moment, se demandant sûrement ce qui lui avait pris d’agir ainsi envers son partenaire. Puis se ressaisissant, il se tourna vers moi, me sommant de me dépêcher à faire quelques choses avant que d’autres gardes n’arrivent.
Il avait raison, j’avais des gens à sauver et je n’avais plus de temps à perdre.

« Combien de gardes restent-ils dans la maison ? »

Sans hésiter, le jeune homme, malgré sa nervosité, me répondit qu’il y avait cinq gardes dans la maison. Par contre, il y avait une chambre non utilisée et qu’il serait possible de s’y rendre et de sortir par sa fenêtre qui donnait à l’arrière de la maison.

Cinq gardes, je trouvais ça énorme et surtout risqué pour mes protégés. Je cherchai donc une alternative :

« Et il existe une autre issue dans cette cave ? »

Je le fixai attendant avidement sa réponse. Mais il me fit signe que non, il n’y avait aucune autre issue.

J’avais déjà perdu trop de temps, je passai donc à l’action.

M’adressant à toutes les pauvres ères, et ouvrant la porte non barrée de leur cellule, je leur annonçai :

« Écoutez bien mes consignes et je vais tous vous faire sortir d’ici. »

Ce disant je fouillai dans mon sac et plongeai deux de mes flèches dans les fioles contenant un poison qui pouvait endormir mes victimes.

« Je vais monter les marches en premier, et me rendre sur le plancher du rez-de-chaussée. Lorsque la voie sera libre, je m’aventurai légèrement dans le corridor. Et lorsque je ferai signe à notre nouvel ami » dis-je en désignant le jeune garde converti.

« Il vous fera monter en petits groupes et vous traverserez le corridor. Les plus forts d’entre vous devront soutenir les plus faibles. Pendant que vous vous rendrez dans la chambre, je vous couvrirai et attaquerai de mes flèches ceux qui tenteront de vous faire obstacle. »

Cela dit, armée de mon arc et de mes flèches empoisonnées, je fis signe au jeune homme de me suivre dans les escaliers. Une à une, je sautai agilement les marches. Rendu au sommet, dans l’entrebâillement de la porte, je demandai à mon allié de me désigner la porte de la chambre apparemment peu utilisée. Je le remerciai, puis prudemment je passai par la porte, silencieusement, guettant le moindre bruit suspect.

Si quelqu’un se présenterait, je m’accroupirais et me camouflerait sous ma cape et lorsque le couloir serait vide, je ferai signe au jeune garde faire monter mes protégés par petits groupes et je les couvrirai jusqu’à leur arrivée dans ladite chambre.

(((656 mots)))

_________________
Guasina, protectrice d'âme


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