L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 26 Mai 2010 17:08 
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Auberge de la marmite d'or


Situé dans les bas quartiers de Mertar, l'établissement de la marmite d'or ne paye pas de mine. Seule l'enseigne ternie par le temps, sur laquelle on peut encore deviner une marmite remplie de pièces d'or, permet de savoir qu'il s'agit bien d'une auberge. Une fois à l'intérieur les choses ne s'arrangent pas beaucoup. La salle commune n'est pas très grande, juste assez pour contenir les deux longues tables de bois sombre usées par les coudes des clients. Il y a aussi une cheminée basse qui refoule un peu dans la salle et un comptoir derrière lequel se tient le patron de l'établissement, un nain aux épaules carrées que l'on a pas envie de taquiner. L'endroit est fréquenté par des ouvriers et des guerriers essentiellement, inutile de préciser qu'à part quelques naines de joie vous ne trouverez pas de compagnie féminine à la marmite d'or. L'ambiance peut être assez sombre, voire déprimante, mais les jours où il y a des groupes de rigolos, des chansons paillardes beuglées à pleines voix envahissent la salle commune.

Pour ce qui est des huit chambres, elles ne coûtent que quelques piécettes par nuit et on comprend aisément pourquoi, un humain aurait du mal à s'allonger entièrement dans la plus grande d'entre elle. Les paillasses sont relativement propres, mais constituées d'une simple couche de paille sur laquelle on a jeté une couverture. Seul point positif, chaque chambrette est équipée d'une fenêtre, enfin, d'un trou qui donne sur les rues de la cité souterraine et apporte un peu d'air frais.

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 26 Mai 2010 21:52 
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Assis au bout du banc, le plus loin possible des autres clients, Togan était perdu dans ses pensées. Cela faisait prêt de deux heures qu'il était arrivé dans cette taverne bas de gamme fréquentée par quelques mineurs et ouvriers. Il ne s'était toujours pas remit de la réaction de Thilath lorsqu'il lui avait montré l'épée, il savait bien qu'il avait fait du bon travail, mais ce matin-là en se levant, il n'aurait jamais pensé que son apprentissage aurait pris fin avant la fin de la journée. Les yeux posés sur sa choppe de bière brune, il en fit tourner le contenu pensivement. Au fond de lui, il se demandait si son mentor ne l'avait pas mis à la porte parce qu'il ne désirait pas partager le reste de ses connaissances avec lui. Il secoua la tête, un demi-sourire apparût sur ses lèvres et il se réprimanda lui-même.

(Allons, à quoi je pense, Thilath m'a tout appris, sans jamais rien me cacher, il doit réellement penser qu'il n'a plus rien à m'apprendre.)

Il leva les yeux sur la salle de l'auberge de la marmite d'or, un nom bien pompeux pour un établissement comme celui-la. Composée d'une salle commune assez petite où l'air était littéralement irrespirable au plus fort de la soirée et de plusieurs chambres où un humain n'aurait pas put s'allonger à son aise, elle méritait tout juste les quelques piécettes que son patron, un nain à l'apparence pourtant honnête et amicale en demandait.

Il bourra sa pipe d'une dose de tabac prise dans la petite bourse de cuir qu'il gardait à l'intérieur de son tablier, puis il tira quelques bouffées en l'allumant et s'adossa contre le mur derrière lui.

(Et maintenant quoi ? J'en ai soupé de cette ville, on y vit bien, mais je ne veux pas passer mon temps à essayer de ne pas croiser Mergon)

Il n'avait jamais reparler à son géniteur depuis qu'ils s'étaient disputés, presque cent ans auparavant, les légendes qui courent sur la ténacité et l'entêtement des nains sont fondées, aucun des deux n'adresserait la parole à l'autre même si sa vie en dépendait.

(Il paraît que Kendra Kâr est une ville vraiment immense et avec tout le minerai qu'on leur envoie, ils doivent bien avoir quelques bons forgerons. Ouais ce serait bien d'y aller...

Faut que j'arrête de rêver, la route pour y aller est vraiment longue, elle traverse des coins bourrés de sales bestioles qui feront qu'une bouchée d'un nain comme moi.)


Il tira une nouvelle bouffée sur sa pipe de bois grossier, puis de sa main libre il palpa une autre bourse de cuir glissée à un anneau sous son tablier, il compta approximativement sa fortune en quelques secondes puis soupira.

(Les marchands me demanderont au moins le double pour m'amener là-bas... Quoique, je peux toujours me renseigner, j'ai rien d'autre à foutre de mes journées de toute façon.)

Il fût tiré de ses pensées par les voix du groupe de nain assis au bout de la longue table de bois usé à laquelle il s'était installé, ces derniers avaient entamé le premier couplet d'une chansonnette de taverne appréciée de tous les nains. Il y était question de baston, de naines, d'or et de bière, le succès garanti. Pas mécontent de se changer les idées, il se rapprocha du groupe et se joignit aux chanteurs pour les derniers couplets.

« Et lorsque Gultin entra dans la forêt,
Ces débiles d'elfes, la route essayèrent d'lui barré.
Virez vous donc d'mon chemin leur dit Gultin.
Mais comme les elfes étaient vraiment pas malins...
Vous vous en doutez ils n'en firent rien !

Leurs flèches ils pointèrent sur le guerrier,
Mais de son bouclier, pas un cheveu ne dépassait.
Petit à petit, il s'approcha de ses ennemis,
Un à un avec sa hache les raccourcit ! »


Chanter lui fit du bien, il n'était pas du genre social, mais dans cette pièce sombre et relativement mal fréquentée, on avait vite fait de se morfondre dans de noires pensées. Une fois la chanson terminée, son voisin, un nain roux à la barbe bouclée, un peu plus vieux que lui, lui tapa sur l'épaule en rigolant à gorge déployée avant de commander une tournée de bière pour la tablée. Togan le remercia d'un signe de tête avant de boire une grosse gorgée de la choppe que le patron venait de lui servir. Il s'essuya la bouche d'un revers de sa manche avant de s'adresser à son voisin qui le regardait en souriant.

« Ca faisait longtemps que j'avais pas chanté! »

« C'est sûr qu'si tu t'serais mis à chanter à la forge t'aurais eu vite fait d'te prendre une torgnole du vieux Thilath »

Malgré les effets de l'alcool, Togan resta abasourdi, deviner qu'il était forgeron n'avait rien d'un exploit, mais la forge dans laquelle il avait travaillé jusqu'à maintenant n'était pas du tout située dans ce quartier et elle était loin d'être la seule en ville. Il fouilla dans sa mémoire, cherchant à se souvenir si le rouquin et lui avaient été présentés, mais il ne trouva rien. Il bafouilla un peu avant d'arriver à s'exprimer correctement.

« Mais comment tu sais que je travaillais chez lui ? Je t'ai jamais vu là-bas. »

« Oh toi tu m'as pas vu, mais moi j't'ai bien regardé ! L'Thilath est un vieux pot' à moi et comme j'passe le voir de temps en temps pour lui acheter des armes et des armures on cause toujours un peu. Ces derniers temps il f'sait que d'causer de son apprenti donc j'suis allé voir à quoi tu ressemblais, mais t'avais l'air tellement absorbé dans ce que tu f'sais qu'j'aurais pu m'appuyer sur toi pour regarder par dessus ton épaule que tu m'aurais même pas calculé ! »

Il partit d'un rire gras alors que l'esprit de Togan battait la campagne.

(Alors le vieux était si fier de moi que ça? A moins qu'il parlait de moi en mal ? )

Comprenant les questions qu'il avait sucitées dans l'esprit de son interlocuteur, le nain roux cessa de rire et tenta de donner plus de détails.

« T'en fais pas hein, il cassait pas d'sucre sur ton dos, il disait juste que c'était la première fois qu'il avait un élève aussi prometteur. C'est pas peu dire vu l'nombre d'gus qu'on défilait chez lui ! »

Tout en analysant sa réponse, il sourit à son voisin avant de boire une nouvelle gorgée. Le nain était assez grand et plutôt bien bâtit pour quelqu'un de leur race, sa barbe et ses cheveux étaient roux et bouclés, ils semblaient être en train de brûler. Son visage était marqué par une vilaine balafre sur la joue droite et ses avant-bras étaient couverts de cicatrices, même avant d'apercevoir son plastron de cuir clouté on devinait qu'il donnait plutôt dans la baston.

« Moi c'est Togan, Thilath m'a mis dehors aujourd'hui en disant qu'il n'avait plus rien à m'apprendre. »

« Et moi on m'appelle Morgrim, j'suis l'traqueur responsable de c't'équipe de bras cassés ! »

Il désigna les autres nains assis à leur table avant d'éclater de rire à nouveaux en essuyant leurs injures de protestation sans vraiment les entendre. Togan en profita pour les détailler un à un, ils avaient tous au moins son âge, le plus jeune, un blond à la barbe tressée devait tout juste avoir quelques années de moins que lui. Presque tous portaient les stigmates d'une vie faite de combats quotidiens. L'un avait un oeil en moins, il manquait une des incisive du benjamin et, plus impressionnant, le plus âgé avait un crochet à la place de la main droite.

Ce n'était pas la première fois qu'il entendait parler de traqueurs, il s'agissait de groupes de guerriers qui avaient pour rôle de s'aventurer à l'extérieur de la cité pour chasser, leurs proies allaient du criminel en fuite à une horde d'orcs ou de gobelins qui avaient osés s'en prendre à un convoi ou s'approcher trop prêt du territoire des nains. Ils avaient réputation de ne pas connaître la peur et de ne jamais subir de défaite, mais bien sûr cela faisait partie de la légende et était bien éloigné de la réalité.

« Je comprends maintenant pourquoi tu avais besoin d'armes. Vous vous battez avec quoi? »


« V'la une question qu'est vraiment pas étonnante d'la part d'un forgeron. Pour moi c'est l'marteau de guerre ! Rien d'tel que d'écrabouiller des crânes, de casser des genoux et de cabosser de la ferraille ! »

Joignant le geste à la parole il sortit un marteau de guerre à deux mains joliment ouvragé, il fit quelques moulinets dans le vent en rigolant à nouveau. Malgré les éraflures et les points de rouilles, Togan reconnu immédiatement le travail de son mentor et ne put s'empêcher de penser que la tête était trop volumineuse ce qui devait rendre son utilisation assez complexe pour un novice. Morgrim passa le reste de la petite troupe en revue, il désigna le plus jeune du groupe.

« Lui c'est Ulfar, il se bat avec une hache, celle là il l'a trouvée sur le cadavre d'un orc. »

« Ca se voit ! »

Togan n'avait pas put retenir ce commentaire qui fit rire aux éclats le reste de la petite bande, en voyant le travail bâclé qu'avait subi cette hache.

« Désolé, mais si tu veux mon avis, la moins chère des haches de chez Thilath est deux fois plus solide que celle là. Elle risque de te péter entre les mains au mauvais moment. »

« Hé j'sais bien mais j'ai pas encore les moyens. »

Morgrim ne le laissa pas poursuivre.

« On verra c'qu'on peut faire. Lui c'est Angrim, son épée est éffilée et il sait s'en servir. »

L'intéressé, dont la barbe rousse était beaucoup moins claire que celle de son chef dégaina une lame assez épaisse mais éfilée, parfaitement adaptée à la morphologie naine, un bel ouvrage. Les présentations se poursuivirent avec l'archer du groupe, le borgne, Morgrim raconta qu'il avait perdu son oeil dans un combat contre des gobelins. Il s'en était fallu de peu pour que la flèche n'aille pas plus loin que l'oeil. Le concerné finit par sortir son arme, une arbalète lourde impressionnante, personne n'osa faire de commentaire et Togan se contenta d'hocher la tête, admiratif.

« Et pour finir, celui qui m'a sauvé les miches plus d'une fois, mon vieil ami Sognus, il s'est fait gobé sa main par une goule, mais avec son crochet il est plus dangereux que bien des hommes armés jusqu'aux dents. Une fois qu'il t'a choppé, il te tire vers lui et t'enfourne son poignard dans le bide, t'as aucune chance. »

Le manchot n'exhiba pas son poignard, mais il planta son crochet dans la table d'un coup sec qui fit se retourner certains des autres clients, mais voyant à qui ils avaient affaire ils revinrent rapidement à leur choppe. Togan étudia longuement l'ouvrage en silence, ce qui sembla plaire au doyen de la compagnie.

(Pas mal du tout. Ca doit pas être la joie à faire ce genre de truc, je me demande s'il faut commencer par donner la forme de crochet et ensuite marteler tout en façonnant la pointe, ou s'il faut d'abord faire une sorte de tige pointue et ensuite la courber.)


« Rien à dire, c'est du bel ouvrage, j'aimerais pas me faire embrocher. »

« C'est vrai que ça doit pas faire du bien, mais personne peut en témoigner ! Haha !

Bon, y'a encore trois autres faces de rats dans l'équipe, mais ils nous ont lâchés pour la soirée et j'ai pas envie de parler d'eux. Alors, pour l'instant, on trinque !

A la votre ! »

« A la votre ! »

Il leva sa choppe à la santé de la compagnie et but une bonne rasade, puis, Sognus raconta, avec l'intensité du vécut, l'histoire de la perte de son bras. La plupart des membres du groupe semblaient la connaître pratiquement par coeur, mais Ulfar, le plus jeune, buvait les paroles de son aîné. Togan quant à lui écoutait d'une oreille distraite tout en continuant de discuter avec Morgrim qui le questionnait.

« Alors, le forgeron, qu'est-ce que tu vas foutr' maintenant qu't'es à la rue ? J'espère bien qu'tu vas pas faire concurrence à mon ami Thilath ! »

« Aucun risque !

J'aimerais bien aller à Kendra Kâr, essayer d'apprendre le meilleur de leur façon de forger. Mais je suis pas assez crétin pour tenter le voyage tout seul et les caravanes risquent de me demander trop cher pour m'y emmener, donc je vais peut-être essayer de trouver un boulot, je sais pas encore dans quoi, le temps d'économiser assez pour me payer le voyage. »


« Personell'ment à chaque fois que j'sors d'Mertar je finis toujours par m'bastonner au moins une fois, donc j'ai aucune envie d'aller dans une ville d'humains ! Par contre, c'est pas toujours le cas, mais il arrive que les marchands des caravanes recrutent des guerriers nains pour remplacer les humains morts sur le trajet. Mais faut savoir monter un bouc et se débrouiller en baston. »

Togan eut un soupir triste, il n'avait jamais approché de chèvre ou de bouc. Aussi loin qu'il s'en souvenait, il n'avait jamais eu de chance avec les animaux, il s'en était fallu de peu pour qu'un chien lui arrache un doigt quand il était petit.

« J'sais me servir de mon marteau pour cogner, ça c'est sûr, c'est mon boulot, mais jusqu'à maintenant j'ai cogné que sur du métal, qui bouge pas et qu'essaye pas de m'en foutre plein la tronche. De toute façon j'ai jamais monté quoique ce soit, c'est dommage, j'aurais bien tenté ma chance. »


Morgrim évalua le forgeron tout en finissant une nouvelle choppe, il pesa sa décision et finit par répondre.

« Dans quelques jours on part en vadrouille, s'assurer qu'la route jusqu'ici est sûre pour qu'les marchands puissent arriver sans encombre. Tu peux v'nir avec nous on en profitera pour t'apprendre à te servir de ton marteau pour frapper sur autre chose que du métal chaud. »

Voyant une étincelle s'allumer dans le regard du nain en face de lui le traqueur leva la main pour se donner le temps de finir de parler.

« Par contre on se déplace pas à pied, faudra que t'ai appris à monter d'ici là. T'en fais pas j'ai un ami qui pourra essayer de t'apprendre, suffira que tu l'aides un peu à entretenir son écurie en échange. »

Togan était partagé, d'un côté, il savait que c'était une chance unique, qui ne se reproduirait peut-être jamais. S'il parvenait à apprendre à monter, il pourrait partir en vadrouille avec les traqueurs, ce qui était déjà intéressant en soit, mais en plus, ils lui apprendraient à se battre comme un nain digne de ce nom. Avec tout ça il aurait beaucoup moins de mal à accompagner une caravane marchande et serait peut-être même payé pour ça. D'un autre côté son caractère pessimiste lui soufflait de refuser.

(Avec ma chance si c'est pas la bestiole qui a ma peau, j'ai toutes les chances de ne pas revenir entier d'une excursion avec ces types. Faut voir les choses en face, à chaque fois que je me suis bastonné c'était gagné d'avance, cette fois ça aura rien à voir.)

Il but une nouvelle gorgée de bière pour se donner le temps de la réflexion puis répondis calmement.

« Pourquoi pas, ça côute rien d'essayer et puis j'ai rien d'autre à faire de toute façon... »

« Ahah ! C'est une bonne nouvelle ! Va trouver, Robur, son écurie est pas loin de la sortie ouest, y'en a pas d'autres dans ce quartier de toute façon. Dit lui que tu viens de ma part, que t'aimerais apprendre à monter et qu'en échange t'es prêt à retrousser tes manches pour l'aider. Reste polis avec lui c'est bientôt un ancêtre et il est parfois assez susceptible. »

« C'est noté. Je vais essayer d'aller dormir un peu, question de faire bonne impression. »

« C'est pas une mauvaise idée, tu peux nous trouver ici le soir ou au pire des cas si on revient pas, le rendez-vous est dans quatre jours à la sortie ouest en début de matinée. Je passerais voir Robur pour lui dire de te prêter une monture si tu lui demande. Bonne nuit.»

« A dans quatre jours alors, bonne fin de soirée. »


Togan salua ses futurs compagnons et monta dans la chambre dans laquelle il avait posé son baluchon. Il retira son tablier, le suspendit à une cheville de la charpente puis se laissa tombé sur sa paillasse. Il ne mit pas longtemps à trouver le sommeil et plongea dans des rêves d'aventure et de forge.

(((les edits c'est pour remplacer les chevaux par des chèvres puis les chèvres par des boucs)))

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Dim 30 Mai 2010 15:45 
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Lorsque Togan émergea de son profond sommeil, il eut l'impression qu'il venait juste de se coucher. Même s'il n'avait pas été long à s'endormir, il s'était couché beaucoup plus tard qu'à son habitude. Quand il était apprenti forgeron et qu'il logeait chez le vieux Thilath, ce dernier ne le laissait pratiquement jamais aller à la taverne du quartier de peur qu'il ne se mette à filer du mauvais coton. A part pour les grandes occasions, il se couchait dès qu'il avait fini sa pipe d'après-mangé et se levait aux aurores le lendemain. Il prêta l'oreille et n'entendit aucun bruit d'activité dans l'auberge, le ronflement sonore du client de la chambre à côté de la sienne lui confirma que la journée venait juste de débuter. D'habitude il se serait lavé et habillé en vitesse avant d'aller prendre un petit-déjeuné frugal et de se mettre au travail. Mais du travail, il n'enavait plus, pendant plusieurs minutes il resta allongé sur le dos, les mains croisées derrière la tête, le regard fixé sur les noeuds dans la charpente. Il se souvint de la soirée de la veille, de ce qu'il avait appris et de ce qu'il avait promis.

(Apprendre à monter un bouc... La belle affaire... Oh bien sûr ça pourra toujours servir, mais ça risque de pas être de la tarte. Il suffit que la bestiole soit mal lunée pour que j'finisse avec quelques côtes brisées...

Je pourrais restertranquillement à l'auberge, à boire de la bière et puis cette après midi je me mets à la recherche d'un travail.

Un travail... Quelle idée, je suis bon qu'à forgé et j'ai pas envie de faire autre chose de toute façon. Si je retourne chez Thilath il va me claquer la porte au nez et c'est hors de question que j'aille travailler chez un autre forgeron de Mertar. Non j'ai pas le choix, faut que je me tire, pour ça faut que je sois choisis pour escorté une caravane jusqu'à Kendra Kâr, et donc faut que je sache monter sur une de ces saloperies de bouquetin...)


Il n'avait pas le choix, il savait ce qu'il avait à faire et il tenterait d'y parvenir. Il se redressa et enfila son tablier en se disant qu'il pourrait toujours amortir une chute, puis il glissa son marteau dans sa ceinture. Il vérifia que sa bourse était toujours accrochée à l'intérieur de son tablier et que son contenu n'avait pas trop baissé et sortit enfin sur le palier. Le couloir était éclairé uniquement par une lanterne en haut de l'escalier et il dut plisser les yeux pour y voir plus clair. Dans sa jeunesse il avait toujours eu une vue perçante et précise, à l'époque où il travaillait dans les tunnels de la mine, il n'avait pas besoin de lumière, même dans la plus profonde obscurité. Mais son talent s'était étiolé avec le temps et les heures passées à fixer le coeur des brasiers de la forge. Il descendit les escaliers taillés dans la roche et ses narines furent vite assaillies par les senteurs de la salle principale. Le mélange d'odeurs de transpiration, de bière, de fumée et de viande lui fit tourner la tête, il s'appuya un instant contre le mur essayant de calmer les bonds de son estomac qui protestait de toutes ses forces.

Il finit par descendre les quelques marches qu'il lui restait et écarquilla les yeux en voyant l'état de la salle. On aurait dit qu'un ouragan avait dévasté l'endroit, la table à laquelle il s'était installé la veille avait été renversée, un des bancs avait été cassé en deux alors que l'autre avait apparemment volé de l'autre côté de la pièce. Des tabourets et des chopes avaient été lancés violemment contre le mur et il n'en restait que des copeaux. Le gérant était en train de nettoyer tout ça, l'air blasé, presque habitué. Togan l'interpella.

« Bonjour, qu'est-ce qu'il s'est passé ici? Quand je suis parti me coucher tout allait bien et je n'ai rien entendu cette nuit. »


L'homme le regarda en haussant les sourcils, puis il lui répondit en continuant de rassembler les débris de bois.

« Hé ben, vous devez avoir le sommeil sacrément lourd alors ! Morgrim a trop bu, comme d'habitude... Il est devenu à moitié paranoïaque, il était sûr qu'un des clients assis à la table d'à côté était en train de se moquer de lui. Il a fini par dévirer la table, balancer un banc et casser un autre avec son marteau, il s'apprêtait à lui refaire le portait quand ses copains sont intervenus et l'ont obligé à partir. Il a quand même réussis à lui balancer un tabouret dans la gueule. Comment vous voulez que je me fasse une clientèle avec des types comme ça qui traînent ici. »

Togan se lissa la barbe, pensif, mais pas vraiment étonné du comportement du traqueur.

« Au moins ça met de l'animation... »


« J'm'en passerais bien ! Enfin bon si vous avez pu dormir c'est déjà bien. Vous avez qu'à laisser l'argent pour la chambre sur le comptoir. »

Togan sortit les quelques piécettes que lui demandait l'aubergiste et les posa sur le comptoir. Il aperçut la porte qui donnait aux cuisines ce qui raviva sa faim.

« Voilà, c'est fait. Je pense que je vais rester encore trois jours, donc gardez-moi une chambre. Vous auriez pas quelque chose à grailler? »

« Vous n'avez qu'à aller vous servir en cuisine, il y a du pain frais et du rôti froid si ça vous tente. »


Togan le remercia d'un signe de la tête et passa derrière le comptoir. Il emprunta la porte qui donnait sur les cuisines et fût heureux de constater que la pièce était propre et bien rangée. Il lui suffit alors de suivre son odorat pour trouver les miches de pain noir dans une corbeille à côté du four. Il en coupa la moitié d'une et alla se servir une bonne tranche de rôti qu'il glissa dans le pain. Ce serait un bon repas pour commencer la journée, il retourna dans la salle principale, remercia l'aubergiste et sortit dans la rue, son casse-croûte à la main, en direction de l'écurie de Robur.

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Lun 9 Jan 2012 11:51 
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La Marmite d’Or. Un nom qui sonnait bien, pourtant. Il rappelait l’indéniable rapacité des nains, leur richesse légendaire, leur avidité pour tout ce qui brille et tinte. Et pourtant, l’établissement arrêtait là, à son enseigne et à son nom, toute consonance d’un faste inconnu dans ces bas-quartiers remplis d’ouvriers, de travailleurs, de manœuvres, de guerriers en mal de combat et de bière. Car la bière était le seul or qui coulait ici à flot. Deux longues tables de bois comme unique support, quelques tabourets, de gros chaudrons de bronze pour toute marmite d’or. Mais les nains qui venaient ici épancher leur faim et leur soif, après une rude journée de travail – ou pas – n’y prêtaient guère attention. Joyeux lurons qu’ils étaient, ils se mêlaient sans peine aux guerriers et autres ouvriers.

Ainsi la bande qu’ils formaient s’était amassée autour de l’une des tables, et en attendant le repas, fêtaient déjà la fin du jour une chope bien mousseuse à la main. Cole, fier de son âge avancé, et de ses nombreuses expériences, narrait pour la dixième fois du mois la fois où il avait, en creusant dans la roche, trouvé un gisement mineur de mitrhil, et de la débandade que ça suscita chez les mineurs, dont il était sorti le seul survivant, à coups de pioche et de pelle. Mais ni Gorog ni Stanley ne l’écoutaient. Pas plus qu’Argan, d’ailleurs, qui n’entendait de toute façon rien. Non. Le duo de nains s’adonnait plutôt déjà à un concours des plus triviaux, visant à vider au plus vite sa chopine, avant que l’autre n’eut eu le temps de s’y consacrer. Un tierce nain, Polux, un guerrier à la longue chevelure blonde, qui avait comme habitude de passer la langue et de parler, par conséquent, avec un accent à couper au couteau, s’occupait d’arbitrer le match, tout à sa manière :

« Tournicoti, tournicoton ! L’premier qui boit, il l’fait à fond ! »

Et ponctuait par la mise à feu usuelle de ce type de compétition fort répandue chez les Thorkins :

« À main, à bouche, à cul par Kubi ! »

Il parlait bien entendu de la bière, qui en un mouvement sec, devait passer de la chopine au gosier, dans ce qu’ils appelaient communément un cul-sec. Ni pause, ni goutte renversée, ni régurgitation ! Aussitôt, les deux nains se mirent à boire de tout leur soûl cette chopine, qui disparut dans leur gosier en noyant leur barbe épaisse de mousse blanche. Habitués, ils avaient déversé le contenu liquide sans faillir, si bien qu’ils claquèrent le pot vide sur la table presque simultanément, si bien que Polux se trouva bien déconfit à ne pas savoir qui déclarer vainqueur. Qu’à cela ne tienne, Gorog et Stanley n’avaient guère l’esprit de compétition entre eux, et ils éclatèrent aussitôt d’un rire gras et bruyant, sonnant la fin de l’histoire de Cole, et le début du repas. Car oui, Roger le tavernier venait d’apporter de quoi les sustenter. Et quoi de mieux qu’une bonne soupe aux grumeaux pour rassasier des troupes épuisées ! Le plat fumant et gargouillant fut accueilli par la tablée avec engouement, et les cuillères se servirent à même la soupière de bronze pour aller directement remplir les gosiers affamés. Pour sûr, c’était nourrissant, et bien consistant. Et tout alors qu’ils dégustaient bruyamment le met, Roger s’animait en leur répétant inlassablement les secrets de sa recette secrète :

« Dans le fond dans fait-tout, ou alors d’un chaudron, on met de l’eau, du beurre, de l’huile, du gras, du jambon, de la graisse, du canard pour faire le bouillon. Après, on fait bouillir avec des champignons, tu rajoute de l’ail et des yeux de triton, et c’est juste au final que t’ajoute la bière ! Avec de la mélasse, et du fiel de limace ! »

Et pendant tout ce temps, les nabots glougloutaient en cœur cette immonde mixture, s’épatant les papilles sans modération. Le repas, ainsi, ne dura guère, et bien vite, la soupe laissa place à des tonnelets de bière. Il ne fallut que deux heures pour que tous les nains présents soient beurrés jusqu’à l’os, et chantent à tue-tête des chansons de leur cru. Toute la compagnie y allait de bon cœur, répandant les paroles sur un air de candeur.

« Que jusque tout au bord, on remplisse nos verres
Qu’on les remplisse encore, de la même manièèère.
Car nous sommes les plus forts buveurs de blonde bièèère.
Et nous restons, de gais lurrons,
Dignes de nos aïeux, nom de dieux
Car nous sommes comme eux, nom de dieux
Disciples de Kubi et de tous ses petis. »


Et les airs fusaient au cours de la soirée, égayant le bouge de dizaines de voix viriles et rauques :

« Et à pleins verres, mes bons amis
C’est en buvant qu’il faut chanter la bièèèère
Et à pleins verres, mes bons amis
Qu’il faut chanter la bière du pays ! »


Et lorsque par hasard, la bière venait à manquer, la tournée tardait à se verser, tous entonnaient d’une même voix :

« Chef, un p’tit verre on a soif ! On a soif, on a soif ! »

Hélas cette soirée n’allait pas se terminer dans les meilleures conditions. Car Gorog, soudain, glissa et tomba de tout son long, répandant la bière d’un guerrier peu amène qui se vit aspergé du précieux liquide alors qu’il n’avait de hâte que de l’avaler sans histoire. S’ils étaient bons compagnons, mineurs et guerriers n’en étaient pas moins en compétition, et le guerrier n’apprécia pas que sa barbe noire fut ainsi trempée sans qu’il en ait été responsable. Tonitruant, il hurla :

« Foutre-sang, mineur, tu vas me payer ça ! »

Et alors qu’il allait écraser sa bottine sur la tête de Gorog, Stanley lui envoya sa propre chope dans le tarin, finissant d’attirer l’attention de toute la salle sur le combat naissant. Ça allait être sanglant !

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mar 10 Jan 2012 19:07 
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Sitôt qu’il eut vu la déroute du guerrier qui allait lui écraser la face de son auguste pied, Gorog roula sous la table pour sortir du champ de vision direct de ce fâcheux fâché qui, de toute façon, avait désormais une toute autre cible, en la personne de Cul-Brique, le lanceur de chopine. Grognant sa rage, hurlant sa colère, il se jeta corps et âme sur le nain au postérieur solide comme du roc, mais… n’eut guère le temps de le toucher que déjà, il se recevait un coup de poing dans les côtes, en directe provenance d’un mineur. Les collègues guerroyeurs du blessé solitaire s’armèrent à leur tour de cris et grommellements, et bientôt, deux camps furent distincts : mineurs et ouvriers contre guerriers ébréchés. Enfin, ébréchés, ils l’étaient tous, puisqu’ils étaient tous nains, et que la soirée était déjà bien entamée. La bière avait coulé à flot, et tous les barbus présents s’en étaient fait les réceptacles consentants. Argan, qui n’avait toujours pas ôté la cire de ses oreilles, n’avait d’ailleurs même pas remarqué le début de la bagarre. Et dos à la scène, il gloussait tout seul sur son tabouret en proférant des propos étranges et décousus.

« Ahah ! Ce sont bien les nains qui aiment nager avec les jolies femmes poilues ! »

Ridicule. Chacun savait que les nains n’aimaient pas l’eau, qu’elle soit en boisson ou en bain. Seule exception faite pour entretenir les poils de leur barbe, bien entendu. Argan mettait là en avant de curieux penchants emprunts d’une certaine déviance. Mais il n’eut guère le temps de glousser plus longtemps : un guerrier s’empara d’un pied de son tabouret, et le souleva de terre alors que le mineur chutait sur la table, geignant déjà de douleur avant même d’avoir été blessé.

Les nains commençaient à se taper dessus, sous les cris paniqués du tavernier qui déjà n’était pas riche en mobilier, et geignait qu’on le lui abime encore plus. Personne ne l’écoutait, bien entendu. Pas même Gorog, qui choisit cet instant pour surgir de dessous la table comme un gobelin d’une boite. Roulant à nouveau sur son côté, il fit choir par-dessus lui deux solides gaillards à la longue barbe tressée. Profitant de leur surprise, il se releva et, campé sur ses petons, se saisit des reste de soupe au grumeaux pour les déverser sans pitié sur les deux éclopés. Baignant dans la nourriture, ils pestaient, aveuglés, alors que Gorog se tournait déjà vers d’autres zones pour jouer des coudes et des poings contre les ventres et les mâchoires. Il en donnait presque autant qu’il en recevait. L’ambiance de la taverne était telle que nul clan ou camp n’était plus discernable : tout le monde frappait tout le monde, sans distinction. Ni même se rappeler la raison de cette ire commune. En un mot comme en cent, c’était le bordel !

Armé d’une chopine métallique, il para un coup de poing, qui n’eut de conséquence que le bris des phalanges de son adversaire improvisé sur le fer du contenant, arrachant à ce dernier plaintes et vociférations. Celles-ci ne durèrent guère, car la chope vide vint s’écraser sur le sommet dégarni de son crâne, formant une belle bosse et l’assommant sur le coup. Mais sa victoire fut bien brève, puisqu’un puissant coup de butoir le fit vaciller, et rouler sur le sol une fois de plus. Alliés comme ennemis lui piétinaient mains et bedon, et il gesticulait en tous sens, paniqué de ne pas savoir se relever, perdu sous tous ces pieds chaussés aux jambes trop courtes. Il rampa, subissant les horions de toutes parts, et se réfugia sous la seconde table, sur laquelle était juché un soldat désarmé, qui vociférait sa haine en tentant d’organiser le combat en faveur des siens. Prenant conscience de cet état de fait, Gorog ricana dans sa barbe, qu’il avait belle et longue, et se releva brutalement, emportant avec lui la table, pour la soulever d’un coup sec. Le nain perché fut bien sûr propulsé dans la foule, et roula-boula sur son auditoire épars, augmentant davantage le chaos de la scène. Car la vaisselle disposée sur la tablée avait elle aussi volé en tous sens, rendant le sol encore plus glissant qu’il l’était, imbibé de bière, de soupe et de sauce.

La mêlée dura ainsi dix bonnes minutes, et les dents brisées se ramassaient à la pelle. Roger, écœuré, avait trouvé refuge derrière son comptoir, et noyait son chagrin dans ses propres consommations. Prenant son courage à deux mains, et le premier tabouret qui passait également, il alla écraser celui-ci sur la tête d’un affreux nain plein de cicatrices, qui évita le coup et lui fourra un coup de poing magistral sur le plexus, lui coupant la respiration sous le coup. Hargneux, il n’en finit pas là, et agrippa Gorog par sa chemise de cuir. Le rouquin en fit de même, prête à défendre cher son honneur, sa vie, sa bière.

Mais soudain, dans tout ce brouhaha, la porte de la taverne s’ouvrit avec fracas. Une dizaine de Thorkins miliciens investirent la place, armés de haches et de marteaux, de matraques et de gourdins. Leur chef, un officier, hurla dans l »assemblée, qui se figea presque aussitôt, sans qu’aucun coup ne pleuve plus.

« Cessez séant ces sottises insensées ! Si j’ai pas dans trois secondes le nom des coupables de ce désastre, j’embarque tout le monde au poste ! »

Vif, un des guerriers montra Gorog du doigt.

« Lui, là ! C’est lui et sa bande de mineurs qui nous ont attaqués ! »

« Boup ! Tu vas voir c’que ça fait, quand j’attaque ! »

Gorog allait se lancer sur lui pour lui planter son poing sur le coin de la tronche, mais la voix de l’officier milicien l’en dissuada aussitôt.

« Non ! Vous sept, là, les mineurs, on vous embarque. Alors z’avez intérêt à pas la ramener avec moi, sinon j’vous fous au trou pour une décennie ! »

Et il n’avait pas l’air de rigoler. Confus, les mineurs se regroupaient près de l’entrée, tout déconfits que leur soirée si bien commencée finissait déjà. Et sans intervention de naines, pour une fois. Mais si les visages étaient troublés, ceux de Gorog et de Stanley étaient rieurs. Car ils savaient qu’ils quittaient la taverne sans payer leur consommation, sous le regard empreint de gratitude du tavernier qui paierait lui-même les pots cassés.

S’ils savaient ce qui les attendait…

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mar 13 Mar 2012 13:51 
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Après avoir traversée la ville me voici à l'auberge de la marmite d'or, la salle commune de l'établissement est petite mais vraiment pleine de charme, quelques aventuriers se trouvent sur la grande table pour consulter des plans, on peut voir que derrière son comptoir le patron jeté un œil curieux, mais pas méfiant sur les actions de ces 3 voyageurs.
Le nain ce retourne vers moi et d'un ton un peu abrupte me dit :
«  Première chambre sur votre gauche vous y trouverai votre homme, mademoiselle. »

Surpris je le remercie et entre par la porte que l'on viens de m'indiquer, j'y trouve mon inconnue aux cheveux rougeoyant, il est assit sur un lit fait de paille et d'une simple couverture avec sa grande taille il a l'air d'un géant dans cette minuscule établissement, la pièce est jonchée de livres et de parchemins en tout genre, l'homme me salue et me propose :

« Assis toi Belookane, met toi à ton aise je t'en prie. »

je m’exécute, je me sens bien dans cette chambre, je m'y sens comme chez moi, ce qui n'est pas le cas de mon petit compagnon qui je le sens est angoissé à la vue de notre hôte, voyons ce que cette homme a à nous proposer...

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 14 Mar 2012 03:18 
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L'inconnu te regarde un instant, en souriant, simplement. Quelques secondes s'écoulent quand il se décide enfin à parler.

"Alors Belookane, comment vas-tu ?"


Il te pose cette question toute simple, rien d'autre. Il semble pour le moment, juste disposé à discuter tranquillement.

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 14 Mar 2012 12:15 
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Apparemment mon hôte bienveillant n'est pas décidé à me révéler de suite ce qui l'a derrière la tête.
Très bien je vais lui dire ce qu'il veut entendre :

« Je vais très bien merci de t'en inquiéter, je m’apprête à reprendre la route, cette ville est fort sympathique mais ce n'est point ici que j’assouvirai ma soif de savoir, de sérénité et de Beauté. »

Je me sens à l'aise en compagnie de cet étrange personnage, même si sa tendance à toujours sourire bêtement comme si son cœur ne criai jamais, m’énerve au plus haut point, mais tout cela n'est que subterfuge, je sens que derrière cette façade de marbre ce cache un bijoux, le cœur de l'artiste et je brûle d'envie de découvrir ce qui en découle.

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 14 Mar 2012 13:36 
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Il n'arrête pas de sourire, et continue de te regarder tranquillement, comme si rien ne pouvait troubler la tranquillité de l'endroit et du moment. Et, tout naturellement, il poursuit.

"Et où comptes-tu aller ? Que cherches-tu à apprendre réellement ?"

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 14 Mar 2012 14:29 
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La question que me pose l'homme aux cheveux rouge résonne en moi comme un écho de ma propre réflexion.

« Mon but initial est d'aller à Cuilnen, mais j'ai bien l'impression que dame providence s'amuse à me faire dériver dans ma traversée de ce monde. Ce que je cherche me demande tu ? Ce que toi et moi recherchons, ce que tout artiste recherche : le Beau, l'infime jouissance même au prix de l'infinie damnation, la sérénité d'un lac de montagne, clarifier mon cœur jusqu’à atteindre l'ataraxie sans faille qui permettrai d'apprécier cette divine Beauté sans souffrir de sa perfection. »

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Ven 16 Mar 2012 05:00 
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Au moment où ton interlocuteur s'apprête à prendre la parole une nouvelle fois, un bruit assourdissant retentit. Comme si un rocher énorme était tombé non loin, à l'intérieur même de l'établissement. Ton "compagnon de chambrée" se lève et te dit rapidement avant de sortir.

"Je reviens dans une minute, attends-moi ici. A mon retour, tu m'expliqueras ce qu'est la Beauté selon toi."

Puis il sort de la chambre sans oublier de refermer la porte. Tu peux entendre un homme crier, sans colère, mais sans pour autant comprendre ses mots.

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Lun 19 Mar 2012 11:26 
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Mais qu'est ce que fut ce bruit ? Mon hôte parle à un inconnu est il en danger ? Non j'ai l'impression qu'il parle seulement très fort mais cela ne ressemble pas à une dispute et je n'entend aucun bruit qui s’apparente à un combat.
La curiosité me tiraille, j'ai fort envie de découvrir ce qui ce passe et surtout de quoi parlent 'ils, mais mon hôte m'a bien dit de rester ici et de l'attendre, mais si il me connaît autant qu'il me le fait croire, il doit connaître ma vilaine curiosité, si il n'avait pas voulue que je sache ce qui ce passe vraiment il aurait du être plus convaincant pour me persuader de même pas y jeter un regarde.
Je pense que je peu donc entrouvrir la porte pour en savoir un peu plus sur ce qui ce passe à l'extérieure de cette chambre.

(((Belookane ouvre de quelques centimètres la porte qui la sépare des deux hommes qui discutent.)))

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 4 Avr 2012 01:18 
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Alors que tu ouvres la porte, tu n'entends plus rien. A part des bruits de pas qui se rapprochent. Puis soudain, la prote de ta chambre s'ouvre d'un coup, et tu te retrouves, en plus d'avoir une jolie bosse sur la tête, le cul par terre.

Un grand homme blond entre dans ta chambre, l'air enjoué. Tout de bleu vêtu, il porte un étrange bâton de métal sur son dos.

"Heeeey, c'est toi Belleloutranne? T'es toute petite! Hahaha! Bon, t'en fais pas, j'suis un ami de Deb, il m'a dit de venir te tenir compagnie le temps qu'il revienne! Tu peux m'appeler Lenac!"

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Mer 11 Avr 2012 00:32 
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Quoi ? « Belloutranne » ? est-ce un infâme jeu de mot ou tout simplement une contrefaçon douteuse et maladroite de mon nom ? Quel malotru ! Cela dit il est plutôt mignon...
Mais j'y pense « Deb » parlerait il de mon inconnu aux cheveux rouges ? C'est un bon point si c'est le cas je sais enfin comment s'appelle cette homme, en discutant avec son ami j'en apprendrai sûrement beaucoup plus sur ce « Deb » , je vais discuter un peu avec Lenac le temps qu'il revienne :

« je ne suis point petite ! Notez mon cher que Je suis seulement de taille modeste ! »

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 Sujet du message: Re: Auberge de la marmite d'or
MessagePosté: Jeu 12 Avr 2012 13:46 
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Lenac te regarde avec amusement, il semble te prendre au sérieux, mais il s'amuse tout de même.

"Désolé, mais pour moi, quand quelqu'un parle à mon nombril, c'est qu'il est petit."

Sur ces mots il se met à rire doucement avant de poursuivre.


"Bon, puisque je dois veiller sur toi, Anne la Belle Loutre, autant qu'on discute, parce que sinon, on risque de s'ennuyer sec. Bref, t'as une idée ?!"


Il s’assoit ensuite sur un lit et te regarde, toujours avec ce petit air amusé dans les yeux.

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