Caabon a écrit:
Isil An'Naïnelim a écrit:
Dis-moi Caabon, une question me taraude : livres parfaitement propres, pas cornés ou livres abîmés ayant vécus ?
On m'a enseigné depuis tout petit le respect de l'objet livre. Autant que faire se peut, je conserve mes livres dans l'état dans lequel je les ai acheté (mais je ne dédaigne pas un livre sur un étal s'il est vieux et corné). Pourtant, certains ont vécu, m'ont accompagné loin, très loin, m'ont accompagné longtemps, mais sont dans un meilleur état que certains que mes camarades au lycée trimballaient trois fois dans leur sac. Le tout est de savoir bien les manipuler.
Par contre, un truc m'insupporte : corner les pages pour marquer les pages. Parce que les marque-page, c'est sacré. Quelque soit leur forme : morceau de tissu, vieux ticket de métro, billet de train, feuille morte, etc.
Et toi ?
On ne peut plus d'accord. Mes livres sont généralement très soignés, je n'apprécie pas les abîmer, mais si l'on me prête un livre un peu corné je ne vais pas non plus crier au scandale (puisque ce n'est pas le mien). Le dernier que l'on m'a prêté comme ça est
Le neveu d'Amérique de Luis Sepúlveda, et je trouve pour le coup que ça lui donne un charme.
J'ai aussi la philosophie du livre non annoté et du "tout ce qui est plat peut servir de marque page". En ce moment c'est une carte postale avec écrit "
Into the Wilde" au centre, le dernier était un ticket de métro (ils sont très bien, ils ont une épaisseur et une taille parfaite, je trouve).
Non annoté, je suis en train d'en revenir... Avec le temps, je me rends compte que j'aime parfois laisser et retrouver des témoignages de mes lectures dans les marges de certains livres, de noter les échos que cela évoque, de renvoyer à d'autres lectures, passées ou contemporaines, le tout d'un discret et léger crayon de papier. Mais c'est une entreprise dans laquelle je me lance timidement. Par contre, souligner des passages, même au crayon de papier, me hérisse le poil. Quant à surligner... alors là ça me donne envie de hurler. Vendredi, dans mon train, un type surlignait en jaune fluo un exemplaire de la collection Pléïade... Mon coeur saignait.