Oh elles ne m'embêtent pas plus que ça. Je raillais, tout simplement.
Assouvir ma curiosité pour les gens et le monde.Lire, ça a toujours été, et c'est encore pour moi un moyen de connaître le monde qui m'entoure. Gamin, je dévorais les premières encyclopédies qu'on m'offrait, parce qu'il était question de choses merveilleuses, lointaines, exotiques, mais aussi toutes proches. Plus le temps a passé, plus j'ai ouvert mes horizons : sociologie, économie, anthropologie, histoire, etc. Les livres me permettent d'apprendre un peu plus chaque jour, de remettre en question d'anciens savoirs, d'anciennes idées, de nourrir mes réflexions. Ce qui vaut pour les ouvrages scientifiques vaut aussi pour la littérature. En lisant des romans, des poèmes, des pièces de théâtre, j'apprends. Ou je trouve l'aiguillon qui me pousse à vouloir apprendre encore plus, pour mieux comprendre ce que je lis.
Répondre à mon besoin d'évasionParfois, j'ai envie, j'ai besoin de me changer les idées, de passer le temps. Les jeux-vidéos sont un palliatif temporaire, jusque là je n'ai rien trouvé de mieux que lire pour que les heures files, sans que je les perde. Les romans y parviennent, mais des ouvrages scientifiques aussi : lire Levi-Strauss, par exemple, me projette ailleurs, autrefois, dans une autre pensée, et je trouve ça merveilleux. De la même manière, certains livres de sociologie m'amènent à voir le monde dans lequel je vis, des situations que je connais, autrement. Je ne pense pas que j'ai toujours eu ce besoin d'évasion. Simplement, un jour j'ai commencé à lire, et je suis devenu accro, avec le temps.
Nourrir mon imaginaireC'est en lien avec le premier point. J'aime autant écrire que lire, mais pour écrire, j'ai besoin de me constituer un matériau à partir duquel travailler, une réserve que seule la lecture me permet de constituer, en me plaçant par procuration dans des situations que je ne vivrai jamais.
Ouvrir de nouveaux espaces de réflexionA mesure que je lis, les choses se bouleversent. Mon goût pour les livres change, par exemple. Et les nouvelles connaissances que j'acquière me poussent à remettre en question certaines acquises plus anciennement. Lire maintient en quelque sorte ma pensée en mouvement, en m'apportant des influences extérieures, pour éviter que je tourne en rond sur moi même. Lire m'ouvre des portes vers des choses que je ne connaissais pas, et que j'aurais bien été en peine de penser.
Anastasie Terreblanc a écrit:
Caliméro.
Si tu fais référence à la remarque d'Annette plus tôt, tu déformes intentionnellement son propos.
Ravi de voir que tu lis encore en moi comme dans un livre ouvert, connaissant mieux que moi sans doute mes propres motivations, et mes propres intentions... Que ne peut un homme avec une telle clairvoyance ?
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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ;
par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables.
Proverbes, 24, 3-4