Inscription: Mar 4 Sep 2012 18:38 Messages: 30987 Localisation: Gwadh
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Isil An'Naïnelim a écrit: Caabon a écrit: Isil An'Naïnelim a écrit: Caabon a écrit: Isil An'Naïnelim a écrit: Caabon a écrit: Isil An'Naïnelim a écrit: Caabon a écrit: Eva a écrit: Gamemaster14 a écrit: Et pour la forme même de la totémisation, on était franchement loin d'un bizutage. J'ai d'excellents souvenirs de la mienne, même si c'était pas la plus symbolique et marquante des totémisations que j'ai pu vivre. (comment voulez-vous que je bosse si ça commence à causer de scoutisme, sérieusement ?  ) C'est ce qu'il faudrait que j'instaure dans ma troupe. Un truc pas trop bourrin, mais sympathique. En mode "veillée" quoi. Tu vas te retrouver à la tête d'un mouvement dissident. Tu te sens les épaules ? En effet, ça va être difficile, petit, faudra tenir, ça sera pas beau tous les jours ! Va falloir tenir la troupe soudée, laisser personne derrière, et pas se laisser aller à la pitié. Soit toute la troupe y passe, soit personne, mais ça sera à la vie, à la mort, pas de demi-mesure. Faudra avoir les crocs. Vous verrez briller dans la nuit les torches des tenants de la tradition, hurler leurs chiens à la lune, la nuit sera votre seul manteau et votre seul salut. Sous la pluie, battus par les vents, assommés par le blizzard, il faudra vous construire des abris, vous nourrir de racines et de larves parce que ce sera la disette. Dans les villages où vous passerez, maigres et grelottants, pas une porte ne s'ouvrira, car tous sauront de quelle infamie est marqué votre groupe. On ne vous tendra pas une seule timbale pour étancher votre soif, mais on vous jettera des giclées d'eau bénite pour conjurer votre hérésie. Avec des crucifix ils vous accueilleront, criant au diable et à l’infamie ! ils vont jetteront en pâture aux bêtes, sans plus de pitié que pour de la vermine. Alors, il vous faudra survivre. Vous perdrez peut-être certains des vôtres, mais vous vous serez saigné pour lui, jusqu'au bout. " Il marcha trente jours, il marcha trente nuits. Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits, Furtif, sans regarder derrière-lui, sans trêve, Sans repos, sans sommeil ; il atteignit la grève, Des mers dans le pays qui fut depuis Assur. - Arrêtons nous, dit-il, car cet asile est sûr. Restons-y, nous avons du monde atteint les bornes, Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes L'oeil à la même place au fond de l'horizon. Alors il tressaillit en proie au noir frisson."
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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ; par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables. Proverbes, 24, 3-4
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