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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Sam 1 Avr 2017 20:54 
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L'adryde qui a parlé sursaute en te voyant arriver. Néanmoins, elle n'esquisse pas de mouvement agressif : elle semble au contraire presque se détendre. Au moment où tu parles de brûler la cité, tu remarques tout de même un infime tic nerveux, un frémissement des ailes... culpabilité vis à vis de ce qui s'est passé ? Ou autre chose de plus sinistre ? Elle se reprend assez vite :

"Oh, si vous êtes des invités, vous pouvez resté. Nous sommes un peu à cran, en ce moment... Et puis, ainsi, vous verrez bien que nous sommes de bonne foi : que pourrions-nous, à une petite vingtaine, contre tout une ville ? Avec en plus un guerrier nain pour aider les gardes lutins."

Ces derniers sont en effet largement supérieurs en nombre. Malgré leur équipement modeste il semble impensable qu'ils puissent être dépassés par la petite troupe qui vient d'arriver. Derrière, une aldryde ajoute en chantonnant :

"Un guerrier nain ET un guerrier humain ! Main dans la main, ils sont là pour veiller au grain !"

Derrière, Cassius est contraint à quitter sa cachette, les lèvres serrées. En effet, se cacher aux yeux perçant des aldrydes était illusoire. Il te rejoint donc et appuie ta dernière remarque :

"En effet, vous avez commis ici des crimes graves ! Et de nombreux marchands ont été attaqués sur les routes, dans la région... Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?"

L'aldryde secoue la tête, agacée :

"Croyez-vous que nous puissions faire revivre les morts ? Tout ceci est une regrettable erreur : un mâle aldryde nous a volé quelque chose de très précieux. Nous avons cru qu'il s'était caché dans une maison et... ma sœur, qui dirigeait l'opération à fait un peut trop de zèle. Alors que notre peuple est en guerre, que les rebelles sont aux portes de Sartori, nous avons quitté notre ville en danger pour faire valoir nos excuses, ne croyez-vous pas que nous aurions préféré rester défendre nos foyers si cela ne nous tenait pas à cœur ?"

((( Gorog +0.5(post) +0.5(discours éclairé) +1(longueur) )))

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Ven 7 Avr 2017 10:53 
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Gorog s’arrêta face à la bestiole ailée meneuse, qui sembla ne pas mal prendre l’arrivée impromptue d’un second nain, sans doute un peu moins folklorique que le précédent. Elle sembla toutefois mal à l’aise lorsque le rouquin évoqua sans retenue la possibilité qu’elles puissent brûler la cité. Une réaction nerveuse visible au niveau de ses ailes, qui frémirent subrepticement à l’annonce de l’hypothèse accusatrice. Traduire cette nervosité était hasardeux : elle aurait très bien pu avoir juste un frisson lui parcourant l’échine suite à un courant d’air. Ou horrifiait-elle l’idée de massacrer ainsi toute la population d’un village, après lui avoir déjà arraché une vie. Ou tiquait-elle qu’un thorkin mineur aux apparences d’idiot du village ait découvert si aisément son plan. Enfin bref, rien de bien concret, en l’occurrence, d’autant qu’un bon nain ne s’arrêtait pas si aisément sur de tels détails.

Son discours qui suivit contrasta énormément avec ce que Gorog attendait comme réponse. En lieu et place d’une pique belliqueuse, il eut un discours plein de bonne compréhension, qui dénotait énormément avec les ordres vicieux qu’elle avait donnés juste avant. Était-elle victime d’un trouble de la personnalité ? Elle indiqua qu’ils pouvaient rester, s’expliquant par le fait qu’elles étaient un peu à cran dernièrement. Elle précisa avec assurance qu’ils seraient témoins de leur bonne foi, en assistant à cette soirée de pardon, avançant l’argument qu’à une vingtaine contre tout un village et un valeureux guerrier nain, elles ne pourraient pas grand-chose. Gorog fronça les sourcils, soupçonneux. Comme si être à cran pouvait excuser un meurtre. Comment réagiraient-elles si le nain tuait de sang-froid l’une de leurs consoeurs, là tout de suite, puis s’expliquait en disant qu’il avait eu un simple coup de stress, et qu’il allait offrir sa tournée de bière pour remettre les choses en place. Ça sonnerait faux hein ? D’autant plus qu’un nain, ça n’offre pas sa bière, ça la boit ! Il prit cependant comme un indice notable le fait qu’elle précise qu’elles n’étaient que vingt. Il nota l’information dans un coin de sa tête, prêt à la sortir au bon moment.

Sur cette entrefaite, une aldryde joyeuse et chantante annonça tout de go qu’un humain se tenait là, prêt à défendre la cité main dans la main avec le nain. Et Krassus d’apparaitre, aussi discret qu’un pachyderme dans une bijouterie elfique, pour dénoncer les crimes affreux que les bestioles volantes avaient commis ici, soulignant leurs autres crimes envers le Royaume de Kendra Kâr, et révélant donc imbécilement la raison précise de leur présence ici. Ah, décidément, la jouer fine avec un aide de camp pareil, ce n’était pas simple. Le milicien avait vraiment dû gagner ses galons à une foire du cochon. Gorog s’exclama :

« Boup ! Main dans la main, ça reste à voir, hé ! Je touche pas à ça, moi, hein ! »

Mais déjà, le gradé demandait à l’aldryde une défense sur leurs actes, ce qui eut don d’agacer la petite aldryde, qui se lança dans une explication non moins vaseuse à coups d’arguments poussifs comme le fait de pouvoir faire revenir les morts. Elles balancèrent tout sur le dos de l’aldryde mâle qui leur avait volé un objet important, celui-là même que Gorog avait dissimulé bien précieusement dans sa poche. Un secret qu’il comptait bien garder pour le moment, un atout qu’il préservait, comme lors d’une partie de cartes. Il profita du reste de l’explication de l’aldryde, qui accusait sa sœur de vilenies extrêmes en ressortant d’autres excuses vaseuses pour s’approcher d’un garde lutin qui avait eu l’air peu convaincu par l’idée de la fête en la compagnie des ailées pour le saisir dans sa main et lui murmurer au plus près des oreilles, afin que seul lui puisse entendre :

« Rameute des collègues de confiance, et organisez une battues dans les environs, pour voir s’il n’y a pas toute une armée prête à intervenir au moindre ordre de cette cinglée. »

Et il le déposa d’un air innocent, juste avant de répondre d’un air engagé aux dernières paroles de l’aldryde, qui jouait les victimes d’une guerre dangereuse et notait le sacrifice de leur venue dans une telle situation.

« Hé bé ! Justement, ça n’en est que plus louche, té ! SI les vôtres sont aussi en danger que vous le dites, remettez donc à plus tard cette joyeuse soirée, et décampez fissa d’ici pour aller les défendre. Mieux : je vous accompagne, et vous pourrez compter, pour vous soutenir dans cette guerre, d’un valeureux guerrier nain et de son acolyte humain bête comme ses pieds, mais pas mauvais avec une épée ! »

Une proposition qu’elles pourraient difficilement refuser en l’état, et qui avait le mérite de les éloigner de la petite colonie lutine, afin de les préserver de tout ceci. Un plan qui valait ce qu’il valait, mais qui fit la fierté du barbu, qui bomba le torse fièrement dans l’attente de la réponse de la dirigeante… Et du rapport des gardes lutins.


[830 mots]

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Dim 9 Avr 2017 09:56 
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Gorog :

Le lutin interpelé ne se fait pas prier et rassemble quelques compagnons pour explorer les alentours. Il est vrai qu'en matière d'éclaireur discret et efficace, on peut difficilement trouver mieux que les lutins !

Alors que le soleil se couche et que tu discutes avec la chef, les aldrydes se hâtent de distribuer les consignes aux lutins. Un silence affairé et tendu s'installe. Un certain nombre, insoucieux de la conversation, obéissent et commencent à rassembler de quoi faire un grand feu de bois, dans un espace dégagé au milieu de la clairière pour ne pas que le feu puisse se propager. Puis, elles tracent une série de rayons dans la terre, tout autour, probablement plusieurs centaines. Enfin, quatre aldrydes en robes colorées et parées de bijoux viennent se mettre aux quatre points cardinaux, posent un genou à terre et joignent les mains, en prière. Une autre entreprend, religieusement, de tracer avec un bâton, un point entre chaque rayon.

Pendant ce temps, la chef t'écoute avec intérêt. Ta précision semble la rendre hésitante, indécise. Elle explique :

"C'est justement cela : comme nous sommes en guerre, nous avons plus que jamais besoin d'amis plutôt que d'ennemis. Mais ce ne sont pas deux guerriers qui vont changer les choses... si les lutins voulaient bien aussi se joindre à nous, nous aurions une chance d'en finir avec les rebelles."

Elle lance un regard vers le chef des guerriers lutins qui proteste :

"C'est hors de question ! Après tout ce que vous avez fait, comment pouvez-vous..."

Mais en même temps, il te lance un regard hésitant. La situation devient trop complexe pour lui et il souhaite manifestement avoir ton avis. Soudain, alors que la discussion est au calme, il te semble que le poids d'une tension énorme tombe sur tes épaules. L'aldryde et le lutin te regardent, attendent ton avis... Est-ce l'effet du soleil qui descend à l'horizon, tel une allégorie tragique de la vie et de la mort ? Les préparatifs de la fête qui progressent en silence ? Ou peut-être cet étrange picotement qui vient de ta poche, où tu as mis l'amulette, qui remonte ta colonne vertébrale jusqu'à s'enfoncer dans ton crâne ? Tu as l'impression de voir des formes monstrueuses dans le brouillard. Le plus anodin des mouvements autour de toi te semble à la fois une promesse de vie et une menace de mort. Un aveugle qui marche en pleine lumière, qui entend les sons, qui sent le sang, mais qui sait qu'il ne pourra jamais ouvrir les yeux pour vraiment voir. Et que si jamais il y parvenait, son esprit se briserait devant l'immensité de ce qu'il verrait.

Pour ajouter à ton état d'incertitude, le lutin envoyé en éclaireur revient pour t'annoncer qu'il n'y a aucune aldryde à plusieurs kilomètres à la ronde. La forêt s'enfonce tranquillement dans la nuit, comme elle le fait tous les jours.

Mais nous en sommes pas dans des jours normaux.

Dans le ciel, les dernières lueurs du soleil s’affaiblissent pour commencer à laisser paraître les aurores.

(((Gorog : +0.5(post) +1(interventions et éclaireurs) +0.5(longueur) )))

Eyllwë :

Depuis que tu as vu l'amulette, tu te sens comme dans un état second. Alors que la nuit tombe, ce sentiment s'accroît et tu vois des aldrydes qui fouillent partout. Prise d'une vive inquiétude, tu tentes de fuir, de te cacher, et tu y arrives pendant un certain temps. Tu t'éloignes de Bouh-chêne... mais on n'échappe pas aux yeux des aldrydes si facilement. L'une d'elles remarque ta fuite, te somme de t'arrêter... mais ton esprit embrouillé tarde à répondre. Une flèche part, une douleur explose au niveau de tes cervicales et tu t'effondres. Un sentiment étrange te saisit, mélange de soulagement et de désarroi.

Tu t'élèves, encore et encore. Il te semble entendre un chœur féminin qui chante au loin, envahi l'espace. Tu vois... autre chose. Tes sens dépassent la réalité tandis que tu erres dans d'infinies ténèbres piquetées d'étoiles. Autour, des rubans de lumières ondoient, dansent et chantent une symphonie cosmique irréelle. Ton âme n'est pas en enfer, elle tourbillonne au milieu des aurores et se berce de la douceur de cet instant.

Alors, une voix androgyne, indéfinissable mais teinté d'une certaine joie insouciante retentit autour de toi, et il te faut un peu de temps avant de réaliser qu'elle te parle à toi plutôt qu'à elle-même :

"Tient, tu as de la chance que mon esprit soit de passage, toi ! Hum... que vois-je là... intéressant. J'imagine que c'est l'occasion. Oulà ! Non, pas de questions ! J'ai peur de ne pas les comprendre. Répond plutôt, toi qui est morte sous mon regard si lointains, qu'est-ce qui a le plus de valeur à tes yeux entre ceci : de.. l'argent ? (c'est bien ça ? Ou vous dites des yus ? Je ne sais plus) Ou alors la connaissance ? Ou peut-être la langue des dieux ? Si tu devais choisir quelque chose parmi cela, qu'est-ce qui t'intéresserait le plus ? Et que penses-tu que cela changerait dans ton rapport avec la mort ?"

((( Je vais te demander un dernier post pour entériner ta sortie de quête. Comme tu sors avec un acte de prestige, tu as le droit de choisir une récompense parmi celles-ci : 1000 yus, 2xp ou une rune )))

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Mar 11 Avr 2017 11:20 
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L’amulette… l’amulette, l’amulette, l’amulette. L’amulette hante mes pensées, je ne parviens pas à penser droit. Je ne parviens pas à penser tout court. Autour de moi… autour de moi l’ombre se fait, je crois, je ne sais pas, je peine à voir.

Alors je me mets à courir, à fuir. Je fuis l’amulette, je cours vers ma santé d’esprit, je veux retrouver celle que j’étais, je veux comprendre. Mais l’amulette, toujours, me hante. A plusieurs reprises je trébuche sur des branches, des buissons que je ne peux pas voir, que je n’arrive pas à voir. Je me relève et me remet à courir avant de retomber l’instant d’après. J’enrage contre cet état, mais je ne me maîtrise pas, je n’arrive pas à comprendre. Les sons me viennent grossis, grossiers et les formes autour de moi sont floues, empirant avec la nuit venue. Je ne vois rien, je n’entends rien. Qu’est-ce qu’il m’arrive ?

J’entends soudain un bruit plus aigu que les autres. Je tente de me retourner pour voir ce que c’est, mais je ne vois rien d’autre qu’une tâche dans les airs. Alors je me remets à courir pour la fuir elle aussi. Je ne sais pas ce qu’elle me veut, mais je sais que je ne la veux pas. Je veux ma vie.

Ma vie… C’est elle que je sens me quitter ? Quelque chose a pénétré dans mes cervicales. Je ne contrôle plus rien, mon corps s’effondre sur le sol. Je n’arrive plus à bouger. Pourtant… je me sens mieux, soulagée, même. Mais je ne comprends pas.

Soudain, alors que l’instant d’avant j’étais sur le sol, les yeux contemplant avec une clarté limpide les étoiles brillantes dans l’empyrée dévoilée par une trouée dans les arbres, je me sens m’élever. J’ai l’impression que mon corps, à moins que ce ne soit mon esprit, se soulève et s’élève vers les cieux. Je rejoins les étoiles, celles qui ont été mes guides toutes ma vie durant dans cet hostile désert que je nomme « maison ». Je m’avance parmi elles. J’ai l’impression d’entendre des voix, est-ce un chant ? Est-ce réel ?

Je n’ai pas l’impression d’être dans les enfers dont on m’a tant parlé. J’ai l’impression de voler parmi ces sublimes lumières qui tutoient les cieux, qui embellissent plus encore la terre.Je me sens bien. Je me sens infiniment bien. Presque… A ma place ?

Tout à coup, une voix retentit, une voix que je ne parviens pas à définir, mais qui s’adresse à moi avec cette même joie que je ressens actuellement parmi les lumières dans le ciel. La voix me dit que j’ai de la chance que son esprit soit de passage. Elle prononce quelques mots que je reconnais individuellement, mais dont je ne comprends pas le sens général. Elle me dit que je suis morte. Alors, la mort, c’est donc ça ? C’est si étrange. La voix me demande ce qui a le plus de valeur à mes yeux : l’argent, la connaissance ou la langue des dieux. La réponse est simple, évidente. Les yus n’ont jamais eu le moindre intérêt pour moi qui ait toujours vécu de ce que le désert avait à offrir. Les dieux nous ont toujours laissés à l’abandon dans des terres hostiles, alors leur langue… Mais la connaissance… C’est la connaissance qui m’a permis de rester en vie jusqu’à ce que je meure. La connaissance du désert et de ses mystères.

« La connaissance », parviens-je à dire avec une voix éthérée issue de mon esprit. « La connaissance mène à la sagesse et permet de comprendre les choses, peut-être que je comprendrais un peu mieux la mort. Ou peut-être pas. Mais qui êtes-vous ? Que fais-je ici ? Sont-ce les enfers ? »

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Sam 15 Avr 2017 15:06 
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La dirigeante zélée de ce groupe de guerrières ailées écouta la proposition du thorkin avec intérêt et attention, avant de lui répondre d’un air indécis qu’elles avaient plus que jamais besoin d’alliés, et non d’ennemis. Quelle folie les avait donc poussé à attaquer ces lutins, si c’était à la recherche d’alliés qu’elles étaient parties ? Elle précisa que deux guerriers supplémentaires fussent-ils compétents, ne feraient pas tout contre leur ennemi, et quémanda sans gêne l’aide de l’armée lutine de Bouh-Chêne. Gorog ne put s’empêcher un toussotement nerveux devant le culot de la bestiole. La vive protestation du chef des guerriers lutins, non loin, lui sembla toute indiquée et il s’apprêta à réagir en son sens lorsque ce dernier s’interrompit subitement pour le regarder à son tour d’une paire d’yeux hésitants. Le poids des deux regards sur sa personne rendit subitement nerveux le fier nain, qui ne sut plus où se mettre. Les lueurs crépusculaire d’un soleil descendant lui semblaient foncièrement chaudes, et sur son front naquirent des perles de sueur. Nerveusement, il se lissa la barbe en jetant des regards nerveux partout autour. Un malaise naissant l’empêchait de réfléchir correctement. Il toussota, se racla la gorge plusieurs fois en tirant une mine méditative, mais sa concentration battait de l’aile.

Autour du campement se préparant à la fête, il lui parut distinguer des ombres dansantes. De monstrueuses silhouettes sombres prêtes à fondre sur eux, tapies dans le brouillard du crépuscule forestier. Il souffla, soupira, tentant de faire abstraction de ces visions qu’il eut le bon sens d’associer à l’objet maudit qu’il tenait dans sa poche, qui lui semblait s’alourdir, et lui transmettre de curieux picotements. De la mauvaise magie, ouais. La vieille folle n’avait pas tort. Autour de lui, pendant cette longue hésitation, les lutins continuaient nonchalamment à préparer la fête en compagnie des aldrydes.

Son regard de plus en plus nerveux, frénétique, passait du lutin à l’aldryde sans savoir que leur répondre, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l’eau. Il ne put plus retenir longtemps une exclamation :

« Par Kubi, m’faudrait bien une bonne bière, là. »

Heureusement, le petit éclaireur envoyé par ses soins fouiller les alentours revint vers lui pour lui indiquer qu’il n’y avait aucune présence aldryde dans les environs. Bien. Bien, il était revenu. Pas d’aldrydes. Pas plus que des monstres ignobles prêts à leur sauter dessus, donc. Il s’ébroua de plus belle, frotta ses yeux de ses poings fermés, racla la sueur de son front d’un revers de sa main et tenta de prendre le dessus sur la malédiction qui voulait s’emparer de lui.

Autour, la nuit tombait, les aurores lumineuses naissaient. Combien de temps avait-il donc hésité ? Il était temps pour lui de retrouver ses esprits et de donner une réponse satisfaisante, qui lui vint somme toute assez naturellement.

« Si deux guerriers ne vous aideront pas, ceux qu’ils représentent le pourraient. Laissez donc ces lutins en paix. Ils ne prendront pas part à cette guerre, qui leur a déjà trop coûté sans qu’ils y soient invités. Ces guerriers défendront Bouh-Chêne, car tel est leur but, leur formation. Hrem. »

Il porta un regard vers le lutin militaire en opinant du chef, puis rabattit celui-ci vers l’aldryde.

« Expliquez-nous les tenants et aboutissants de cette guerre. Son origine, les différents camps. Si vous nous paraissez digne de confiance, nous pourrons faire appel aux forces armées frontalières du Royaume Kendran pour vous épauler. Contre votre assurance que toute attaque sur des marchands et autres voyageurs sur vos terres cessera aussitôt. »

Il souffla. Voilà, c’était pas si compliqué, finalement. Toujours nerveux à cause de ce foutu bijou, il déclara :

« Bon… Quand est-ce qu’on boit, ici ? »

[623 mots]

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Dim 16 Avr 2017 09:50 
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Gorog :

L'aldryde se referme légèrement en entendant tes premières paroles. Elle se mord la lèvre, secoue la tête et te répond :

"Le deuxième cercle a été formel : nous n'avons pas le temps. La sororité comme les rebelles... Il faut en finir avant que le feu dans le ciel ne s'éteigne. Alors, ce sera la fin d'un cycle du calendrier et le début d'un autre et il sera trop tard pour changer les choses. Trop tard pour effacer le passé. Je... ne sais pas. Je ne comprend pas tout cela. Seul les deux premiers cercles de la sororité comprennent, moi je ne fais qu’exécuter les ordres. Tout ce que je sais, c'est que nous ne pouvons attendre une armée venant d'aussi loin que Kendra Kâr. Même ici, il nous a été demander d'en finir au plus vite !"

Derrière, l'immense feu était allumé. Entre chaque rayon dessiné autour, un point a été posé et les quatre aldrydes en robe élèvent alors un chant qui fait sursauter ton interlocutrice.

"La vie est née du vent et de la lumière,
Quel spectacle merveilleux que celui d'aldrydes heureux !
Par-delà des nuits de lumière, en haut des aires,
Nous sommes nés d'une étincelle de flamme et de feu,
Née pour la vie, dansant parmi eux,
Seuls, éternels artistes fougueux,
Qui chantent du monde les merveilles !
C'est par nous que le monde s'éveille !

Quels mots pourraient être assez biens,
Pour ce don qui nous éclaire ?
Nous chantons notre liberté et notre calvaire,
Et du monde, nous chassons le malin.

Le malin qui de nous veut la fin,
Le passé et le mensonge, qui sont masculins,
Le malin qui cherche à nous égarer,
Mais nous continuons à chanter !"


Il te semble presque que les flammes dansent au son de leur voix. Les autres aldrydes volent autour du feu en une sarabande qui semble faire écho dans ta mémoire, tel un faux souvenir, comme si tu avais déjà vu cela alors que tu es sûr que ce n'est pas le cas. Le vol des créatures ailées s'entremêle de flammes et semble les accompagner.

Alors que les lutins se mettent à danser et à faire la fête, une certaine euphorie monte en toi, porté par ce chant qui t'inspire la joie... mais semble en même temps sonner étrangement faux. Comme si tu avais déjà entendu cet air mais que les paroles ne lui correspondaient pas...

Dans ta poche, l'amulette l'amulette devient maintenant plus chaude. L'aldryde te lance un dernier regard... puis se précipite vers le feu en criant :

"Attendez ! Ce n'est pas nécessaire de..."

Et à ce moment là, ton esprit embrouillé semble définitivement basculer. Le sentiment de joie se mue en cauchemar. Un bal des ardents qui danse, danse, danse, feu et aldrydes mêlées, et ce n'est pas que le feu sur terre mais aussi le feu dans le ciel qui te semble onduler en rythme, se teinter d'orange, se mêler en un lien surnaturel avec les étoiles. L'aldryde à qui tu parlais s'est jeté dedans et les flammes l'embrassent avec une passion aussi amoureuse que haineuse, en une ultime perversion démente.

Alors, tout se brise. Les aldrydes s'envolent et se dispersent. Le feu te semble monstrueusement enflé, difforme. Il gonfle et s'étend... et, à bien deux mètres de hauteur, deux yeux ardents s'ouvrent devant toi.

Semblant comme drapé dans des voiles de flammes et d'aurores boréales, un monstrueux élémentaire de feu te fait face, prêt à déchainer sa fureur maléfique sur Bouh-chêne.

((( Gorog : +0.5(post) +0.5(tentative d’apaisement échouée) +0.5(longueur) Double découverte majeur : Chanson du feu du ciel (moderne) et Découverte du cycle.
Tu es face à un élémentaire de feu qui va chercher à exterminer les lutins. Toute attaque physique est inutile. Cassius va lancer des traits de lumière qui vont le perturber et le ralentir mais c'est tout. À toi de trouver une solution, que je validerais ou non... ;) )))

Eyllwë :

La voix te répond toujours sur le même ton :

"Intéressant... Ta mémoire est faible mais elle ne demande qu'à s'agrandir. Ce serait dommage de l'en priver, et si tu veux en apprendre plus sur la mort, je connais l'endroit parfait."

Une image se matérialise dans le néant. Un imposant château noir, partiellement en ruine mais dans lequel, sans trop savoir comment, tu peux sentir que la vie est présente.

"Quel merveille !" s'extasie la voix "Vos peuples ne comprennent rien à l'intrication tissée de flux telluriques mais elle est capable d'empiler à main nue des... comment dites-vous ? Des contreforts et... et... des arc-boutant ? Incroyable !

Puis, il se reprend, se parlant à lui-même dans des termes qui t'échappent totalement :

"Bon, bref, voyons voir... vingt-cinq mille mème de matière sauvegardé, bonne quantité de tellopyraste, ça c'est bon, et... oulà, seulement deux cents mèmes d'ombrolumen ? Oui, pas à dire, il te reste beaucoup à apprendre... hum... Quel dommage, à cette distance, je vais avoir du mal à réparer la blessure... bon, tant pis, tu as une flèche en plume d'aldryde dans le cou, je vais me baser là-dessus. Avec une auto-génération par captation des fluides environnementaux, même si tu l'enlèves, elle devrait repousser pour combler la brèche."

Puis, tu sens que tu... redescends. La voix te salut de loin :

"N'oublie pas : apprendre de la mort, c'est apprendre de la vie. Tu n'iras pas en enfer aujourd'hui. Puisque ta noble tâche est d'apprendre, alors poursuit-la. Adieu."

Une vive lumière envahi tes yeux... et tu les rouvres dans une forêt d'arbres noirs et torturés, au milieu des feuilles mortes... dans un lieu dont le lourd passé, aussi inconnu qu'il te soit, est clairement visible autour de toi. Tu es quelque part dans la forêt de l'ancienne seigneurie d'Endor.

((( Eyllwë : +0.5(post) +2(récompense de quête) Tu es maintenant sortie de la quête ! Bon courage pour tes rp futurs ! )))

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Mer 19 Avr 2017 10:53 
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Belle tentative de la part du nain troublé. Mais il était écrit que tout devait mal tourner. La cheftaine militaire rétorqua à ses propos qu’elles n’avaient pas le temps d’attendre la venue d’une armée si éloignée que celle de Kendra Kâr. Et Bouhen ? Et Oranan ?! La première était une place forte du Royaume kendran, et la seconde tenait tête depuis des années à l’empire du mal. Pourquoi dès lors venir ennuyer la quiétude innocente de lutins qui n’y étaient pour rien. Ils n’étaient pas connus pour leurs prouesses guerrières, ni même pour leur intelligence stratégique. Ce deuxième cercle, tout formel qu’il était, semblait surtout une réunion de sale bestioles ahuries. La limite, selon ce groupe d’illuminée : l’extinction des feux du ciel. À ce moment prendrait fin leur calendrier, leur cycle, et débutera une nouvelle ère, signant l’avènement d’un retour en arrière impossible. Trop tard pour quoi ? Elle ne le précisa pas. Effacer le passé, voilà quelle était sa seule intention. Mais pourquoi ? regrettaient-elles quelque chose en particulier ? Tous leurs crimes ? Pour Gorog, elle avait beau paraître sincère, elle n’en faisait pas moins partie de l’ennemi. Ces fanatiques vouant un culte aveugle aux loupiottes des cieux étaient tombées sur la tête. Forcément, à force de voler… Le roc. Voilà dans quoi il leur aurait fallu lire : éternel, minéral, franc et sincère, stable et inchangeant. Elles auraient dû voir des auspices de paix et de stabilité dans les veines d’or ou d’argent des mines naines, et non dans leurs foutues lumières célestes.

Elle donna un nouvel objectif au duo qui restait de leur petit groupe, en tout cas : trouver et contacter le premier et/ou second cercle de leur sororité de demeurées. Celle-ci n’était qu’une exécutante qui ne pigeait rien à rien. Gorog grommela, jusqu’à ce que dans la soirée qui tombait, un chant lui parvint aux oreilles. Un chant qui parlait de la naissance des aldrydes, à partir d’une étincelle, pour bouter le malin hors du monde en chantant et dansant, ivres de libertés. Bravant les troubles et les doutes, un cap maintenu vers leur rôle, leur but. Le regard du nain roux se perdit, alors que ses oreilles accordaient toute leur attention aux paroles, dans les flammes du feu de joie, qui semblaient danser, lascives, au rythme des chants. Se mêlant à la danse, d’autres aldrydes volettent autour du brasier, tournant et tournant encore en une folle farandole dont l’image sembla familière à Gorog, sans qu’il puisse remettre le doigt sur l’origine de cette sensation étrange de déjà-vu. Les lutins eux-mêmes se joignirent à la liesse, et dansèrent joyeusement, insoucieusement, autour du foyer. L’ambiance était à la fête, et même le thorkin se sentait enjoué, mais il ne parvint pas à s’y mêler intégralement. Il manquait de quelque chose. De bière, ça c’était certain, mais d’une autre chose encore. De sincérité ? De réalité ? Il n’était toujours pas convaincu de l’essence bénéfique de cette soirée de rédemption.

Dans sa poche, l’amulette chauffait, si bien qu’il dût l’en sortir pour la serrer dans sa main, aussi discrètement que l’urgence le lui permettait. Ce foutu bijou, était-il la cause de tout ? La cheftaine lui octroya un ultime regard, et sembla subitement sous l’emprise d’une panique sans nom. Elle se tourna vers la flambée et se précipita vers elle en criant qu’il n’était pas nécessaire de…

Elle n’eut pas l’occasion de terminer sa phrase. Sous les yeux ébahis et outrés de Gorog, la petite créature volante venait de pénétrer les flammes, et prenait feu comme un chiffon, alors que tout autour de lui semblait s’embraser, cieux et terre, danser furieusement au rythme de la musique. La joie qu’il avait ressentie se mua en peur, en horreur lorsqu’il vit se consumer les chairs de la cheftaine qui avait ultimement tenté de faire quelque chose pour empêcher ce qui suivit… Le feu, énorme et menaçant, semblait prendre vie, gonfler de haine. Destructeur, il dévoilait son vrai visage alors que la tête du nain tournait encore plus, comme s’il avait bu alors qu’il n’en était rien. Les aldrydes s’envolèrent en tourbillonnant dans les cieux, et du foyer le feu s’échappa, prenant une forme monstrueuse, presque humanoïde, se dotant d’un visage démoniaque et ricanant, prêt à dévaster la cité lutine entièrement. Peste soit de ces traitresses. Elles iraient périr en Enfer pour leurs méfaits. Il brandit fièrement sa pioche avant de se rendre compte que… le feu n’était guère sensible aux coups de pioche. Aussitôt, il la rangea, interdit, l’amulette toujours en main. Allait-il assister à la destruction pure et simple de Bouh-Chêne, cette petite cité lutine qui n’avait rien demandé à personne ?

Il devait faire quelque chose. Quelque chose, oui, mais quoi ? Krassus eut lui-même l’idée d’utiliser sa magie lumineuse pour contraindre l’élémentaire, mais ça n’eut pas énormément d’effet, à par celui de le perturber dans ses objectifs destructeurs. Gorog sentait la fièvre monter en lui, malsaine, étourdissante, l’enlevant de sa propre réalité. Il était perdu, confus. Il pensa un instant à fuir, mais ce n’était pas digne d’un nain de Mertar. Il devait combattre. Combattre, oui, mais comment ? Il n’avait pas de seau d’eau pour éteindre l’incendie. Il n’avait que sa pioche et cette fichue amulette.



L’amulette. Peut-être était-ce la clé de cette foutue flambée. Mais il ne pouvait risquer de tout jouer là-dessus. Soufflant, peinant, suant comme un bœuf, il dut agir avant que les flammes ne commencent à ronger l’arbre séculaire des lutins, ce chêne qu’était leur ultime demeure. Il se mit en mouvement, tentant de profiter de la confusion et des traits lumineux lancés par Krassus pour contourner le monstre infernal. Il n’était lui-même pas la cible de ses flammes vengeresse. C’était sa chance. Une idée lui monta à l’esprit, poussée par la folie qui le guettait, poussée par la fièvre qui s’était emparée de lui. Il allait jouer le tout pour le tout. Dressé dans le dos de la chose, si proche qu’il pouvait sentir son infernale chaleur lui roussir la barbe, il fit une chose que nul n’attendait sans doute. Allant chercher son sexe dans ses braie, il le sortit à l’air libre et soupirant profondément, libéra sa vessie pour uriner sans pitié sur la base des flammes vivantes. Une folie, mais qui pouvait fonctionner. Et de sa main libre, comme ultime protection, il tendit vers les flammes le pendentif maudit. Il allait le mater, ce feu.

[1071 mots]

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Sam 22 Avr 2017 13:50 
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L'élémentaire glisse et rampe au sol, tend négligemment une main pour saisir un lutin qui est instantanément incinéré. Son visage changeant, irradiant de haine sadique, se tourne vers l'arbre... et c'est à ce moment-là que tu interviens.

Contre toute attente, l'action la plus réfléchie semble la moins efficace. L'amulette picote légèrement dans ta main mais la chaleur et les tremblements sont passés et elle semble presque inerte. L'élémentaire l'ignore totalement, mais il ne peut en revanche ignorer ton... autre intervention.

Le liquide asperge les flammes qui dansent dans l'air nocturne et celles-ci se rétractent, comme si leur substance était annihilée par le liquide. L'élémentaire n'a pas vraiment de "base" à viser, il semble plus brûler l'air et le sol sur lesquels il se déplace, mais le contact de l'eau tire de lui un hurlement strident, si horrible qu'il te semble un instant que tu vas devenir sourd.

Tu remarques que sa taille a nettement réduit, il mesure maintenant un mètre cinquante environ, mais il est toujours énervé et tu es à sec. Le monstre se précipite vers toi en projetant des gerbes de flammes et ta barbe en est roussie. Les choses auraient pu vraiment mal tourner sans l'intervention de Cassius. Le milicien, rompu à ce genre de combat étrange, continue à user de sa magie. Il se place derrière toi et lance un nouveau trait de lumière, une attaque qui rencontre le même succès que celle de votre ennemi. L'élémentaire recul avec un grondement de flamme devant l'attaque, mais il n'est pas vaincu...

((( Gorog : +0.5(post) +0.5(attaque efficace) +1(longueur) )))

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Mer 10 Mai 2017 11:33 
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Terreur flamboyante dans la nuit du village lutin, menaçant et imposant, la flamme incarnée venait de saisir de ses doigts destructeurs la vie d’un innocent lutin traînant là. Aussitôt calciné, le petit cadavre s’envola en fumée, et de son corps il ne resta que cendres. Il n’y avait pas à chier, c’était le bon moment pour ranger son fier membre urinaire, vidé de toute sa substance sur l’invocation de ces saletés d’aldrydes fanatisées. Non, mais sérieusement : il n’allait pas laisser sa virilité partir en fumée, non plus !

Cela dit, le nain dut se complaire du résultat positif de son plan inespéré : l’élémentaire avant réduit de volume sous l’arrosage odorant et puissant d’une vessie fort bien entraînée, quoique désormais aussi vide que le crâne de Krassus le lumineux, qui continuait inlassablement à balancer sur le monstre flamboyant ses traits lumineux. Mais Gorog, une fois le membre rangé, n’eut d’autre choix que de se couvrir les oreilles, blessées par un cri strident de la créature immatérielle, plainte assourdissante qui lui fit crisper la face, déjà fort peu détendue depuis que la fournaise de chaleur que l’être déchainait lui avait rougi le nez et roussi les extrémités de la barbe. Surprise notable : le médaillon n’avait aucun effet sur lui, se contentant de picoter dans sa main. Chaleur et vibrations passées, il la fourra nerveusement dans son sac, refermant précautionneusement celui-ci pour qu’elle ne s’en échappe pas.

Et là, il lui vint une autre idée. Une idée qu’il n’allait pas pouvoir mettre en place seul. Il hurla à la colonie lutine :

« Hé, vous autres, bougez-vous le fion si vous ne voulez pas flamber ce soir ! Verser sur ce truc vos réserves d’eau, qu’importe la quantité. Elles ne vous serviront de toute façon plus, si l’arbre brûle ! »

Quant à lui, dépouillé de tout liquide, il allait user le seul ressors qui lui restait : sa pioche. Non pour attaquer directement la flamme, mais pour l’étouffer sous des monceaux de terre. Il allait démontrer son métier originel : mineur, ainsi que sa spécialité : creuser. Tournant le dos à, l’élémentaire, sous peine de se faire cramer le troufignon, il commença à piocher le sol de terre du bout large de son outil, pour expulser derrière lui, sur les flammes du monstre invoqué, la terre qu’il dégageait du sol avec ferveur et intensité. Ah, il n’allait pas cramer bien longtemps, ce rustre que nul n’avait invité, enseveli ainsi sous la poussière et la terre humide des bois nocturnes !

Et tout en creusant, il cria à Krassus :

« Essayez de l’attirer loin de l’arbre ! Forcer-le de votre lumière à se jeter dans mes projections ! »

Un travail d’équipe dont il était le fier contremaître plutôt que des inutiles tentatives d’héroïsme individuel. Voilà ce qu’il leur fallait. Et les nains, pour ça, étaient aussi des spécialistes inconditionnels : solidaires et aidants, loyaux, ils se soutenaient l’un l’autre dans une furie fervente, légendaire confiance aveugle commune que les guerriers chevronnés partageaient les uns avec les autres dans les rangs serrés d’une bataille perdue d’avance.


[517 mots]

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Mer 10 Mai 2017 19:40 
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Combat : échec léger de Gorog contre réussite de l'élémentaire

Les lutins tentèrent de récupérer ce qu'ils pouvaient mais leurs petits récipients étaient de peu d'aide. Pire, ceux qui s'approchèrent assez pour jeter de l'eau sur les pieds de la chose furent bien vite fauchés par les flammes. Ils durent reculer. Mais d'autres, inspirés par ton idée, grimpèrent sur les branches de l'arbre pour faire pleuvoir sur le dos de l'élémentaire, le forçant à se tenir éloigné.

De ton côté, tu commences à creuser la terre. Le sol vierge est cruellement balafré par ton outil, mais la terre fait reculer l'élémentaire. Il tente de contourner tes projections, mais ses flammes restent résolument fixées au sol et, si ses coups sont foudroyants, son déplacement est somme toute assez lent. Le combat semble durer une éternité. Malgré le sol meuble, tu es bientôt en sueur et la créature ne réduit que lentement. Inlassable, elle s'acharne contre toi et parvient même à t'effleurer à plusieurs reprises. C'est finalement autant l'épuisement que la malchance qui manquent de te coûter la vie. La chose projette sa face grinçante vers toi, comme pour te mordre. Tu parviens au dernier moment à lui envoyer une énorme pelleté de terre dans la figure, la faisant reculer, mais un souffle ardent balaye ton visage. Une douleur horrible te transperce le visage, que tu as l'impression, un instant, de sentir en feu. Si tu n'avais pas repoussé l'élémentaire d'un bon mètre, tu serais mort...

Mais tu l'as repoussé. Il ne fait plus que la moitié de sa taille initiale et c'est Cassius qui vient se camper à côté de toi.

"Parfait, vous l'avez repoussé assez loin. Je prends le relais, maintenant."

Il concentre alors entre ses mains une lumière formidable, au point que toute la clairière semble un instant baignée de soleil. Puis, il projette un jet de lumière surpuissant qui éjecte littéralement l'élémentaire... vers la rivière.

Un grésillement et un jet de vapeur sont bientôt couverts par un bruit effroyable. Une sorte de hurlement inhumain, déformé, changeant, tandis que la silhouette se débat dans l'eau. Dans son état, même ce petit ruisseau semble une mer de mort et sa forme se décompose, se recompose, cherchant frénétiquement à s'étendre vers un support loin du liquide détesté... mais rien n'y fait. Vos actions combinées sont parvenu à vaincre cette horreur issue du néant, et, lorsque le silence de la nuit retombe, tous les lutins tournent le regard vers toi de Cassius.

Vous êtes bien vite pris en charge. Surtout toi. La brulure au visage est sévère et tu garderas probablement une marque à vie. Cependant, tu n'es pas le plus gravement blessé. Contre toute attente, la chef des aldrydes est toujours en vie, mais l'ampleur de ses brûlures ne lui laissent aucune chance. Cassius a épuisé tout son pouvoir et, alors que des lutins vous amènent son corps, vous ne pouvez qu'écouter ses derniers mots :

"J'ai senti... si fort... Vous... raison... tout... ceci... doit cesser... sororité... rebelles... folie... trouvez le premier cercle... tuez... le marcheur gris... les aldrydes ne doivent pas... le feu dans le ciel... Ô, le feu dans le ciel..."

Alors, contre toute attente, ses lèvres carbonisées esquissent un sourire étrange et... est-ce une illusion ? Ton amulette lance une dernière palpitation et il te semble que les aurores lancent une même pulsation, cette pulsation qui est aussi le dernier battement de cœur de l'aldryde.

Silence. Le chef des guerriers lutin s'approche de vous :

"Merci... merci du fond du cœur d'avoir sauvé notre ville. Si vous avez besoin d'aide, pour quoi que ce soit, demandez et nous vous aiderons."

((( Gorog : +0.5(post) +0.5(idée) +0.5(victoire) +0.5(longueur) acte de prestige : Sauvetage de Bouh-Chêne )))

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Mer 17 Mai 2017 10:43 
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Les lutins avaient beau s’échiner à balancer des ridiculement petits seaux d’eau sur le dos de la bête, cette dernière continuait à brûler, tout feu tout flamme, happant même de ses langues flamboyantes les imprudents qui osaient s’approcher, téméraires inconscients, trop près de sa gueule de l’enfer. Ils finissaient rôtis, carbonisés comme un gratin que l’on aurait laissé trop longtemps dans un four de pierres. En tout cas, le bestiau de feu ne semblait pas apprécier les pelletées frénétiques que Gorog lui envoyait à la tronche, mineur et creuseur de métier depuis des générations. Ah, il avait ça dans le sang, le maniement de la pioche ! Et les éjections de terre atterrissaient sur le dos de la bestiole à rythme irrégulier, si bien qu’elle faiblissait à vue d’œil, même si elle n’était pas vaincue pour autant. Conjugués aux efforts vains des lutins trop petits, l’élémentaire avait fini par s’écarter suffisamment du tronc de l’arbre séculaire, et faibli bien assez, pour que Krassus le Blanc se dise qu’il pouvait enfin faire quelque chose. Et grand bien lui fut : la barbe du nain roux sentait le poil de porc grillé, et son visage n’avait jamais été aussi rougeaud, dégoulinant d’une sueur âcre qui faisait littéralement bouillir sa peau épaisse, léchée par les extrémités brûlantes du monstre.

Sans parler de cette pelletée salvatrice sans laquelle il aurait sans doute laissé la vie, et plus qu’une brûlure douloureusement cruelle au niveau du visage, s’il n’avait pas pu l’envoyer à temps sur la créature vindicative pour la faire vaciller une fois de plus.

Ainsi donc, Krassus se mit à couiner des indications sur ses propres performances, avant d’user de sa magie lumineuse pour, d’un rayon éblouissant, envoyer l’élémentaire droit dans la rivière en contrebas. La terreur enflammée hurla si fort, se débattant vainement dans les flots tumultueux dont elle fut aussitôt prisonnière, que Gorog et les lutins durent se boucher les oreilles, lâchant seaux et armes sur le sol consumé. Le monstre tenta plusieurs fois de reprendre forme dans le ru, mais rien n’y fit, et bientôt il disparut, vaincu, dans une gerbe de buée s’élevant des flots légers.

En quelques minutes, le calme serein de la forêt revient à la normale, et tant Gorog que Krassus reçoivent des nombreux lutins présents des regards appuyés, qui s’il n’avait pas été déjà rubicond, auraient fait rougir ce bon Poing-d’Acier. Assez vite, les lutins se ruèrent vers le duo. Vers le nain, surtout, si bien qu’un instant il prit peur : ces demi-portions avaient elles perdu l’esprit et les attaquaient-elles ? Mais non, c’était une célébration qu’elles leur destinaient. Gorog garderait sans doute une boursoufflure sur la face le restant de ses jours, mais il n’en avait cure : l’esthétique était peu importante, chez les nains. Et cela lui rappellerait toujours qu’ici, en ce jour, il avait sauvé une ville, quasiment tout seul. Il se rappellerait de ce jour qui avait fait de lui un héros.

Surprise égayant – peut-être – la victoire, ils se rendirent bien vite compte que l’aldryde qui la première s’était jetée dans les flammes, leur cheftaine si subitement remise dans le droit chemin, était encore en vie. Mal en point, sans doute respirait-elle là ses dernières bouffées d’air. Et pourtant, elle leur dédia ses dernières paroles, prophétie emplies d’un sens profond, dont Gorog retint particulièrement quelques mots : il avait eu raison. Celles qu’elle menait étaient des cinglées finies qu’il fallait arrêter à tout prix, ces rebelles de la sororité. Et la consigne était claire, désormais : ils devaient trouver le premier cercle et buter sans préavis un certain marcher gris. Elle s’étendit, fébrile, pour saluer une dernière fois le feu dans le ciel, malédiction de son peuple, et relâcha son dernier soupir, au même instant où l’amulette de Gorog pulsait d’une dernière palpitation avant de redevenir inerte. Parallèlement, les cieux pulsèrent à leur tour, éclairant l’espace d’une seconde les aurores magnifiques. L’aldryde était morte.

Un silence tomba sur l’assemblée, alors que Gorog regardait ce petit corps meurtri qui avait compris, mais trop tard, être dans ses torts. Son regard bleu était fermement marqué d’une dure résolution : il fallait qu’ils œuvrent pour qu’elle ne soit pas morte en vain.

Le silence fut bientôt interrompu par le chef des guerriers lutins, qui s’approcha pour remercier le duo impromptu. Car oui, Bouh-Chêne était sauve, désormais. Et ce chef promit leur fournir toute l’aide qu’il leur faudrait. Gorog inspira et expira profondément avant de répondre :

« Vous avez assez de réparer les dégâts que ces aldrydes ont commis ici, et à prier vos morts. Défendez votre cité, peuple lutin, Krassus et moi on va dire notre façon de penser à ces fanatiques dès demain, après une bonne nuit de sommeil. »

Il regarda autour de lui pour voir s’il subsistait encore une aldryde du groupe, mais s’adressa à tous sans exception :

« Y a-t-il quelqu’un ici qui saura nous mener jusqu’à la cité aldryde ? Ou directement jusqu’au premier cercle ? »

Car c’était bien son intention, quand il aurait recouvré un peu de ses forces : partir aussitôt pour la ville aldryde, afin de dénicher le premier cercle, et faire entendre sa façon de penser à ce marcheur gris de malheur.


[870 mots]

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 Sujet du message: Re: Bouh-Chêne
MessagePosté: Sam 20 Mai 2017 21:31 
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Le guerrier lutin réfléchit à ta demande, puis déclara :

"Je vous guiderais. J'ai déjà été à Sartori. Si vous voulez, je pourrais peut-être même nous éviter une rencontre avec les rebelles, mais ce ne sera pas facile. En revanche, pour ce qui est de ce... premier cercle... j'ignore de quoi il s'agit. Du peu que j'ai compris, ce sont les chefs de la sororité, mais je n'en sais pas plus."

Les lutins s'occupent de vous et vous fournissent même quelques vivres pour le voyage. Cassius a l'air sombre, visiblement tourmenté par ce qui s'est passé cette nuit, ce qui est compréhensible. Assis, un peu plus loin, il ne t'adresse pas un mot.

La vieille Sagesse du village, qui s'occupait de Bahadiuül, vient t'escalader sans te demander ton avis pour enduire ton visage d'un baume à l'odeur discutable, t'expliquant que la douleur de ta blessure passera bien assez vite et qu'aucune maladie ne viendra s'y mettre. Au passage, elle te murmure à l'oreille, énigmatique :

"La mauvaise magie... elle vient du ciel. Faut trouver les réponses, et pour ça, d'abord trouver les questions. Les aldrydes, d'habitude, elles chantent, elles dansent... elles sont pas comme ça. Mais il y a une chose que j'ai apprise au long de mes longues années : la mauvaise magie, en fait, c'est pas des jolies lumières, ni des ombres de mort. Peu importe les apparences : la mauvaise magie, elle est toujours dans la tête..."

Puis, elle s'en va sans un mot de plus. La nuit passe, relativement tranquille, et tu es si épuisé que même les quelques cauchemars - ombres indéfinissables, angoisses de mort - qui la trouble ne suffisent pas à te réveiller.

Au petit matin, le guerrier lutin vient vous chercher pour vous emmener vers Sartori.

((( Gorog +0.5(post) +0.5(c'est reparti pour l'aventure) +0.5(longueur) +0.5(compagnon recruté) Tu peux continuer jusqu'à rejoindre la route entre Oranan et Bouhen pour continuer ton voyage. Je te reprendrais là-bas. Si tu souhaites interagir avec les PNJ en chemin, n'hésite pas à me MP ! )))

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