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 Sujet du message: Le palais Royal
MessagePosté: Mar 28 Oct 2008 01:02 
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Le palais Royal


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Le palais est le lieu du pouvoir, mais c'est aussi et surtout le centre de la ville.

Toute la cité semble s'axer autour de ce prestigieux bâtiment fait de pierre semblable à du marbre qu'on extrait dans les montagnes de l'île. Cette pierre est d'un bleu puissant qui donne au palais tout son éclat.

L'intérieur de ce lieu n'en est que plus splendide. Tableaux, tapisseries, soies et velours, rien n'est trop beau pour le couple royal Sindel (Couple de régents à l'heure actuelle). Seule une toute petite partie du palais est ouverte à la populace: l'antichambre et la salle d'audience où le Roi (Régent) écoute d'une oreille bienveillante les demandes de son peuple. Un autre salon non loin est réservé aux ambassadeurs et aux étranges voyageurs qui viennent parler à la Reine (Régente). Le reste du palais est interdit à tous.

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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 Sujet du message: Re: Palais Royal
MessagePosté: Ven 15 Juil 2011 12:43 
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Comme on s'y attendait, la ville est effectivement en feu et la chaleur est étouffante, bien que l'aynore soit encore fermé. La fumée gène la visibilité et le travail du pilote et du co-pilote en est compliqué, mais leur expérience leur permet de s'en sortir à l'aveugle d'une manière des plus remarquables.

"Ouvre la porte avant, on vous laisse les chevaux."
"Et évitez de vous crasher, je tiens à ma monture."
"Bien reçu, on fera tout notre possible !"

A peine la porte avant dégage-t-elle le passage, que la véritable affaire commence pour nous deux. La plateforme d'atterrissage du palais est remplie de gobelins qui prennent un malin plaisir à saccager les appareils de haute technologie restés en stationnement. Le premier meurt d'une flèche de Naémin avant que j'ai eu le temps de dégainer mon épée. Manifestement, mon compagnon est un bon tireur et il fera un excellent appui à mes propres compétences. Plus par réflexe que par autre chose, je nous couvre d'une protection, je n'ai plus aucune difficulté à matérialiser la pierre qui vient se fondre dans notre corps, marbrant notre peau grise de légères veinules blanches.

"Hey, mais c'est quoi ça ?"
"La raison pour laquelle les sektegs nous appellent "peau de pierre", je suppose."

En parlant de sektegs, une poignée de ceux-ci viennent s'intéresser à nous, trouvant sans doute notre appareil en trop bon état à leur goût. Après un clin d'oeil à Naémin, je dégaine une Astinor qui pousse un grondement de plaisir, ayant manifestement aussi hâte que moi de pouvoir en découdre. D'un bon leste, j'atterris au milieu des peaux vertes avec un sourire qui dévoile tout de leur chance de survie dans l'immédiat.

"Guerrière !"

Ce hurlement résonne comme un cri d'alarme, qui se répercute de Sekteg en Sekteg à travers la plateforme. Naémin me rejoint alors, laissant l'aynore s'envoler à l'abri de ces créatures immondes.

"Non, guerriers !"

La tête des gobelins à ce moment-là, est remarquable. La surprise d'entendre un elfe, d'autant plus un Sindel parler leur langue rocailleuse avec un tel souci des nuances, se lit sur leurs visages. Sans attendre, je lance Astinor à la chasse et décapite mon premier Sekteg de la journée.

"A droite."

Il aurait été tellement plus simple de rejoindre le palais sans la grosse vingtaine de gobelins qui cherchent à s'interposer. La scène qui suit me rappelle vaguement les Enfers et une nuée de mort-vivants qu'il m'a fallu traverser. Naémin prend son arc à l'épaule et sort sa rapière du fourreau, à deux le travail est assez rapidement fait, même si le style de Naémin mériterait quelques perfectionnements en la matière. Je doute qu'il soit à son aise vis-à-vis de créatures plus agiles et adroites, mais pour des gobelins, ça suffit largement. Chacun de nos coups faits mouche et nous cherchons à peine à éviter les frappes ennemies, préférant trancher le bras ou la tête qui nous agresse plutôt que de parer l'attaque à proprement parler. Plus d'une fois, un de nos ennemis vient perdre cependant une dent en tentant de me mordre un bras où mes protections font leur office.

"Tu les avais pas encore, quand on s'est vu sur Nyr."
"Un travail du forgeron de là-haut. Plutôt doué d'ailleurs."

Nous parvenons à atteindre l'entrée de service du palais, sans trop de dégâts de notre coté, mais laissant une bonne mare de sang du coté adverse. La porte, comme je m'y attendais, est défoncée. Sans doute un des gardes avait-il eu la bonne idée de gêner l'entrée en verrouillant les portes. Ce genre de petits gestes leur ont peut-être permis de ralentir la progression de leurs opposants.

"Dis, le palais, il a changé ces sept milles dernières années ?"
"La décoration, oui, heureusement."
"Non, je parlais l'organisation intérieure."

Naémin n'a pas le temps de me répondre que deux Garzoks, d'une taille assez imposante nous foncent dessus, leurs lames hautes. Pourtant autant que je puisse en juger leur état ne doit plus leur permettre de couper grand chose, mais par expérience je sais que les kikoups font aussi de très bons kitap'dur quand ils sont trop émoussés. Fonçant dans les deux créatures, pour laisser Naémin à une certaine distance, j'esquive le premier coup sans la moindre difficulté tandis que la colonne derrière moi encaisse le choc qui lui laisse de magnifiques fissures dans le marbre blanc poli. Une flèche vient ricocher sur l'armure de métal du second Garzok. Astinor, quant à elle, tranche dans le tas de viande que représente la créature devant moi, le laissant pour mort avant qu'il ait eu le temps de comprendre à qui il avait affaire. Une seconde flèche passe au-dessus de ma tête, allant se perdre dans la gorge d'un gobelin qui arrivait en renfort. Décidément, ce prince me réserve de bonnes surprises. Sans trop de difficulté, je pare le coup du deuxième orque avec mon bracelet et lui enfonce mon épée dans la gorge, juste au-dessus de sa protection. Le combat s'arrête quasiment aussi rapidement qu'il avait commencé. Mais nous ne sommes pas seuls pourtant, loin de là, pas besoin de me concentrer pour entendre le fatras des Garzoks.

"Y a un autre chemin pour se rendre dans les appartements royaux ? Je veux bien que ce ne sont que des Garzoks, mais vu le boucan, il doit y en avoir une bonne quantité devant."
"Normal, ce couloir mène à la porte d'entrée. Mais il y a toujours les couloirs de services, suis-moi."

Nous nous détournons du couloir principal pour nous infiltrer dans d'autres, plus étroits, moins bien éclairés et surtout bien moins peuplés.

(Piège le couloir principal, ça les retardera !)
(On n’a pas vraiment le temps. Pars en repérage.)

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 Sujet du message: Re: Palais Royal
MessagePosté: Ven 15 Juil 2011 23:34 
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Anouar, pour une fois, obtempère et fonce droit devant, nous précédant dans ce couloir. Les rares Sektegs que nous croisons sont abattus par Naémin avant que je puisse user de mon arme, entraînant à chaque fois un grognement de déception de mon épée qui manifestement voudrait bien en découdre.

"Cette traverse mène aux cuisines des serviteurs. J'y venais souvent étant plus jeune."
"On y mange mieux ?"
"Non, on y mange plus surtout."

(Sindel !)

A peine Anouar a-t-elle lancé cette annonce dans ma tête qu'un ombre surgit de nulle part droit vers nous. J'arrête de justesse le mouvement du prince qui armait déjà son arc, prêt à envoyer un de ses projectiles meurtriers sur un de ses sujets innocents.

"A l'aideeeeee !!!"

La personne qui court vers nous est un enfant, âgé d'une trentaine d'années tout au plus. Il porte des traces de blessures, mais semble en assez bon état, au vue de la situation.

"Garzok, plein de Garzoks. Repartez en arrière, y a pas moyen par là !"

L'enfant est terrifié et son avertissement m'est confirmé par Anouar qui me transmet le message beaucoup plus calmement. Ils sont à peine une petite dizaines, de la même trempe que les deux précédents, rien de bien dangereux. Par contre, ils se tiennent à une intersection, prêts à nous surprendre et ils détiennent déjà des otages.

"Une dizaine de Garzoks, en effet, avec otages à la prochaine intersection."
"Reste derrière nous petit. On va s'occuper des gros méchants."

Naémin sort une flèche et s'apprête à courir droit dans l'embuscade, d'un geste de la main, je l'arrête, un sourire narquois sur le visage.

"Attends, je vais mettre un peu de boxon, ça sera plus simple."

Je me concentre, tentant de me souvenir de ce qu'il y avait écrit sur le parchemin offert par Nuilë, il y a à peine deux jours. L'apprentissage, bien que sommaire, semble avoir été suffisant, fermant les yeux, je me retrouve à visualiser le couloir, ainsi et surtout que son croisement. Moi qui malgré un sens de l'orientation imparable en situation naturelle me suis toujours perdue dans les bâtiments et autres construction, je me retrouve à devoir calibrer, en quelques secondes à peine la trajectoire de mes trois pics, un par un, en évaluant tant bien que mal la distance. Quand je relâche ma concentration, laissant le sort agir et les fluides sortir de mon bâton, mes trois pics de pierre se forment à partir du marbre bleu du couloir. Le premier se retrouve bloquer par une tapisserie durant une demi-seconde avant de passer à travers, les deux autres sont déjà parti, suivis d'une quinzaine de plus petits, sortant eux directement de mon bâton. La surprise peut se lire sur mon visage tellement c'est un effet imprévu, jamais mon arme n'avait fait ce genre d'action hors de ma volonté, ni avec ma volonté d'ailleurs.

(Tu les as fait comment les petits projectiles ? Je n'ai senti aucune magie en eux.)
(Aucune idée, mais j'aime bien.)

Mes pics de marbre longent le couloir, le premier prend le tournant un peu trop court et vient se nicher dans le coin du mur, envoyant une nuée d'éclats, multipliées par cinq pics plus petits qui eux disparaissent, laissant juste une trace de leur dégâts. Le second pique vire à droite et vue le cri de douleur que suit son angle, je suis en droit de supposer qu'il a touché une cible, garzok de surcroît vu le bruit métallique de la chute. Le troisième quand à lui a bien viré de bord où il fallait, prenant à gauche, mais soit il a raté sa cible, soit il n'y avait pas de cible de ce coté-là.

Toujours est-il que mon attaque, même si j'ai déjà fait mieux niveau réussite à l'objectif escompté. En rogne, les Garzoks, plus ou moins touchés par mon sort, jaillissent pour nous assaillir, relâchant les otages par la même occasion, trouvant en nous des proies bien plus convenables. C'est avec un grand sourire, un grondement de mon épée et le chant d'une corde d'arc qui vient d'être relâchée
que nous les accueillons. Le fracas du premier choc résonne dans le couloir, la largeur du terrain est d'ailleurs tout à notre avantage car ils sont limités à trois de front. Naémin, resté derrière moi, joue de son arc, sachant manifestement le manier avec une certaine adresse. Pour ma part, j'esquive et pare tant que je peux, frappant quand ils m'en laissent le temps. Je saisis mon bâton, prête à les envoyer tous bouler d'un seul coup, d'une manière beaucoup plus efficace, mais je suis arrêtée par Anouar :

(Mais t'es une tarée toi !)
(Quoi encore ! Faut que j'avance, et vite !)
(C'est sûr qu'en faisant s'effondre le palais, avec un peu de chance la Reine tomberait dans tes bras !)
(Bon, d'accord.)

Serrant ma main sur mon épée, je commence à trancher dans le tas. Les armures de mauvaise qualité ne protègent guère face à ma rage et à celle d'Astinor. Un kikoup parvient à me toucher à l'oreille, manquant de trancher la pointe par la même occasion, je sens le sang qui coule et descend le long de mon cou, renforçant ma colère envers cette espèce immonde. Avant d'avoir pu comprendre ce qu'il lui arrive, la créature perd sa main en même temps que son épée et meurt d'une flèche bien placée entre ses deux yeux. Je continue mes frappes, alternant esquives des attaquants toujours debout et coup de tranches ou d'estoc.
Quand, sans que je n'ai pu le prévoir ni même savoir d'où ça vient, un tissus noir, ressemblant à s'y méprendre à un filet vient m'enrober. Bien que n'étant pas matériel, je peux en ressentir la texture. J'ignore ce que c'est que ce truc, mais une chose est certaine, c'est qu'elle n'est pas matérielle et qu'elle risque de vite m'énerver. Je me venge de l'inconfort de cette... chose en estoquant le garzok le plus proche qui meurt la main encore dressée en une attaque féroce.

"Aïeuh !"

Cette saloperie qui s'accroche à moi n'hésite pas à me serrer et à entraver un peu plus le moindre de mes mouvements quand j'attaque. Il faut absolument que je trouve la saloperie qui m'a lancé ce truc avant d'être à la merci de mes adversaires, même si, heureusement, notre niveau en art du combat me laisse une sacrée marge.

"Si t'en trouves un qui n'a pas un kikoup, colle lui une flèche pour moi !"

J'esquive une attaque et contre-attaque par la même occasion, par simple réflexe. Bien que mon contre n'ait pas eu pas l'effet escompté, celui-ci semble compter pour ce maudit filet qui vient se resserrer encore un peu plus, me donnant l'impression de pénétrer la chair de mes bras sous mon pourpoint.

(Dis, le couloir, il est droit et vide en face de moi ?)
(Oui, pourquoi ?)
(Faut que je fasse de la place pour trouver celui qui joue avec mes nerfs !)

Je ferme les yeux le temps me souvenir de la technique qui m'intéresse. Cette seconde d'inattention me vaut une estafilade sur la joue, mais me permet aussi de me souvenir du jeu de Ki. Comme si mon épée n'était qu'une bille du jeu, je concentre mon énergie dans sa poignée. Très différente des fluides, le ki me chatouille le moindre muscle et vient s'insinuer dans le cristal de ma lame. Concentrée sur elle, j'attends la vibration qui indiquera qu'il est temps de relâcher la pression avant de faire exploser mon arme. Me débattant tant bien que mal avec le filet, je tire mon bras droit en arrière jusqu'à ce que mon coude soit derrière mon épaule puis envoie mon attaque d'estoc tout droit, l'arrêtant de justesse, la pointe contre l'armure de bronze de mon adversaire le plus proche.

"Toi pas savoir faire mieux ?" s'exclame-t-il dans sa langue infecte en riant.
"Si."

C'est le moment que je choisis pour relâcher toute la puissance contenue dans mon arme, et c'est le rire encore marqué sur son visage qu'il est expulsé, son armure se désintégrant sous la puissance de ma frappe. Il, enfin ce qu'il en reste, rebondit à plus d'une dizaine de mètres dans le couloir, entraînant dans sa chute certains de ces collègues restant.
(Au moins il est mort heureux, celui-là.)

Je sers les dents, ce foutu filet m'entaillant une nouvelle fois les chairs, mais au moins cette fois je sais pourquoi. Une flèche passe à coté de mon oreille tandis que je tente de calmer mon bras qui tremble toujours sous l'effet de mon offensive, elle vient se loger dans la gorge d'un adversaire bien décidé à trancher la mienne.

Il ne reste plus que deux Garzoks, dont un qui me regarde fixement en serrant un objet en cristal dans sa paume et un guerrier, déjà blessée par ma précédente contre-attaque. Je pare du plat de ma lame le kikoup du second avant de sauter littéralement sur le premier, lui faisant rompre son rituel d'entrave. Avant qu'il n'ait réellement eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, il se retrouve au sol, mon épée en travers de la gorge. Si j'ai encore l'impression de sentir ces foutus fluides sur mon corps, je ne ressens plus de gène dans mes mouvements, ce qui est déjà ça de pris. Derrière moi, deux sons mats, ceux de flèches transperçant les chairs suivis d'un son nettement plus forts, indiquant sans doute la chute du corps, confirment la fin du combat.

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 Sujet du message: Re: Palais Royal
MessagePosté: Dim 14 Aoû 2011 18:06 
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Aucune trace des otages, ni à droite, ni à gauche, ni même en face. A part l'un d'eux, morts éventrés, sans doute par une lame Garzok.

"Bah ils sont où ?"
"Sans doute à l'étage, dans les quartiers officiels, notre prochaine destination. A droite donc !"

Ecartant du pied le cadavre du Garzok, je ne peux m'empêcher de prendre son cristal et de le glisser dans mon sac, tandis que Naémin récupère ses flèches semées sur les cadavres.

"Où est le môme ?"
"Il s'est sauvé, espérons qu'il s'en sorte, mais nous n'avons pas le temps de lui courir après."
(Il ne croit pas si bien dire. La reine vient de recevoir une flèche, c'est une question de minutes maintenant !)
"On fonce, prends le chemin le plus court et t'arrête pas !"

Naémin, de ses grandes jambes, s'élancent dans le couloir puis dans les escaliers, je le suis de près, pressée par ma faera qui nous impose un rythme soutenu. Une douzaine de marches plus haut, Naémin bondit dans le couloir, la rapière à la main. Le bruit ne trompe pas, il n'est pas seul. En quelques pas, j'arrive à son niveau, où je découvre un lot de Sektegs faciles à exterminer. Deux sont déjà au sol, les prenant par surprise, j'en étale un de plus dans un rugissement de cristal.

"On n'a pas le temps !"

Fauchant au plus large, je nous taille un passage suffisant pour deux Sindels, légèrement agrandis par un coup de rapière particulièrement bien placé du jeune prince. J'ignore ce qui le motive à se battre ainsi pour une femme qui l'a renié, mais il y met de la conviction. Bousculant les dernières petites créatures qui n'ont pas la moindre envie de nous laisser passer, nous forçons et fonçons, courant à travers le couloir. Leurs petites pattes ne peuvent égaler les nôtres, nettement plus longues et nous les semons rapidement, jusqu'au moment où nous tombons sur une autre patrouille qui fait hurler Naémin de surprise.

"C'est quoi, ça !"
"Cadeaux de Leona."

J'ai littéralement craché le nom de mon aïeul qui n'a rien trouvé de mieux que de laisser ses bestioles plus ou moins végétales traîner dans les couloirs. Ce sont les mêmes que j’ai déjà croisées à Sor-Tini. Plus grande qu’un sekteg, avec neuf têtes mais sans doute pas plus d’intelligence qu’un Garzok décapité. Sans attendre la moindre pitié des créatures, je joue sur ma vitesse, en esquive la première, tranche une des trop nombreuses têtes de la suivante et parviens à éviter de justesse la morsure d'une troisième, me prenant les pieds dans les racines d'une des bestioles et chutant au sol, de l'autre coté du groupe. Naémin, quant à lui, dresse sa lame en direction de la demi-douzaine de sektegs qui courent toujours vers nous, ceux-ci, manifestement impressionnés, s'arrêtent net, regardant Naémin comme s'il était une apparition de Thimoros lui-même.
Naémin profite de ce temps d'hésitation pour plonger à son tour dans les plantes, avec moins de succès que moi. Il esquive avec souplesse les deux premières mais subit une morsure assez virulente au mollet gauche. D'un coup de pied droit bien placé, il repousse ce végétal tandis que je le tire pour le dégager. Au moment précis, où la mâchoire se relâche, Naémin s'envole quasiment, venant heurter mon estomac de sa tête.

"Fuyons, pas la peine de les combattre !"

Naémin, malgré sa blessure, se relève et continue dans le couloir, boitillant. Pour ma part, je reste en arrière pour le couvrir, n'hésitant pas à trancher la moindre tête de ces foutus plantes, même pas manipulables par des sorts. J'ignore comment Leona a pu pousser son pouvoir à ce point-là, mais l'utilisation me paraît pour le moins abusive de la part d'une simple mortelle.
Guettant les plantes pour les maintenir à distance, je parviens à suivre Naémin des yeux. Bientôt, il m'encourage à venir le rejoindre, ce que je fais sans me faire prier après avoir tranché une dernière tête, d'un gobelin cette fois-ci.

"Par là, ça sera plus simple !"
"Je veux bien te croire."

Naémin me regarde, avant d'écarter la lourde tapisserie représentant une partie de chasse avec chevaux et des silnogures majestueux et de se glisser derrière.

"C'est quoi, ça ?"
"Un des nombreux passages secrets de ce château. Je doute que ma mère en connaisse la moitié, mais je ne supportais pas d'être enfermé ici, j'ai appris à me sauver."
"Ta mère t'en remerciera sans doute, si on arrive à temps."
"On va pas tarder à y arriver d'ailleurs."

Une flopée d'escalier plus tard, quelques chutes au passage, dans ce caveau pour le moins humide et sombre, nous finissons par arriver à un pallier, avec un passage rond. Je m'y faufile tant bien que mal, écartant le tableau qui camoufle l'ouverture.

"Attends, je vais prendre de quoi me soigner cette foutue cheville, c'est que ça fait mal ces sales bêtes."
(Y a des Garzoks un peu partout dans le couloir, vous allez avoir du mal à passer.)
(Je crois que j'ai une idée, c'était quel dessin la rune de lumière ?)

Mentalement, Anouar me décrit la rune, pendant que Naémin renverse une potion rougeâtre sur un bout de tissus qu'il applique sur sa plaie. Manifestement, ça pique vu comme il sert les dents. Il va pour jeter sa fiole, mais je lui prends des doigts avant qu'il ait pu faire ça. Fouillant dans mes poches, je pars à la recherche de la rune que je veux.

"Reste derrière le tableau, je vais tenter un truc. La chambre de la Reine, elle est vers où ?"
"A gauche ! "

Je jaillis du tableau le plus silencieusement possible et jette le flacon de verre à l'autre bout du couloir. Les Garzoks qui sont vers la porte de la Reine jaillissent tous en coeur. Au moment où ils arrivent non loin de moi, hurlant déjà leurs cris de guerre pour me hacher menu, je sers la rune le plus fort possible, ferme les yeux, murmurant "Aob". Pour un si petit truc, l'effet s'avère surpuissant, un peu trop à mon goût en fait. Loin de faire un éclair d'aveuglement comme la faera de Lelma dans le campement Garzok sur Verloa, c'est une véritable boule de lumière qui éclate en milles rayons, faisant exploser les vitres devant moi, aveuglant tout le monde dans les environs, moi y compris, à vrai dire malgré mes yeux fermés. Une douleur parcourt mon torse, j'ignore ce que j'ai et l'état de mon pourpoint, mais à vrai dire, je ne préfère pas trop le savoir. J'ai déjà eu l'occasion d'expérimenter la lumière comme soin, mais jamais comme attaque, manifestement celle-ci a fait des dégâts particulièrement redoutables. Mieux si j'en crois les hurlements, je ne suis pas la seule touchée par cet effet.

(Anouar, je ne vois rien.)
(Tu m'étonnes, plutôt efficace la rune supérieure.)
(Tu me prêtes ta vue, ça sera plus facile pour moi.)

Nous avions déjà expérimenté cette technique plusieurs fois et bien qu'efficace, elle n'en reste pas moins franchement désagréable. J'espère que la vue me reviendra plutôt vite parce que si voir tout autour de soi a un quelque chose de pratique c'est surtout extrêmement désorientant. Un truc est certain, je n’aimerais pas être une faera dans une autre vie.
(T'as fini de raconter des bêtises.)

"Il se passe quoi, je peux sortir ?"
"Tu peux sortir, je doute que les Garzoks des environs soient en état de combattre."
"En effet."

J'aperçois le tableau qui bouge, si je me fie au fait que je n'ai pas bougé après avoir lancé la fiole, ça doit être dans mon dos. Anouar m'encourage à concentrer mon analyse visuelle sur ma gauche, vers là où nous devons aller. Si j'en crois les formes plus qu'imparfaites qui traînent au sol, j'ai eu de la veine de tenir encore debout et la blessure de mon torse doit être moins superficielle que je ne veux le croire.

"Ca ira malgré la blessure ?"

J’hésite à répondre, mais décide finalement de prendre sur moi, le pouvoir de Yuimen qui coule dans mes veines finira bien par combler cette blessure. Je suis capable de marcher et sans doute de me battre.

"Vous en faites pas pour moi, je crois que je vais bien."

Nous avançons dans le couloir à pas de chats, moins pour éviter de faire du bruit que pour me permettre d'éviter de marcher dans les cadavres ennemis. Plus nous faisons de pas, mieux je m'habitue à cette vision plus que floue finalement, je parviens à discerner des vitres, ou du moins ce qu'il en reste, d'un coté, et des portes, assez espacées de l'autre.

"La chambre de la Reine n'est plus très loin. Tu as utilisé quoi d'ailleurs pour faire autant de dégâts, je pensais que tu ne maniais que la terre."
"Rune de lumière."

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 Sujet du message: Re: Palais Royal
MessagePosté: Dim 14 Aoû 2011 19:28 
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Quelques tournants et quelques cadavres plus loin, nous parvenons à une porte, à double battants, littéralement arrachée de ses gonds. De l'intérieur nous parviennent des voix, au moins deux, ainsi qu'un immense fracas. Anouar continue son avancée, me permettant de voir ce qui se passe, sans être moi-même visible. Sur le grand canapé rembourré à la gauche, une femme est couchée, une flèche sortant de sa poitrine ensanglantée, un mauvais pressentiment me saisit, mais je le fais taire. Devant la femme, un mâle, blessé lutte tant bien que mal avec une fine rapière, son pourpoint est couvert de son sang. Une des deux voix est la sienne. La seconde voix, plus légère, cynique et moqueuse est celle d'une femme que je reconnais immédiatement : Siril, une des lieutenantes de Leona, elle se tient nonchalamment assise sur un fauteuil capitonné en jouant avec un athamé, un arc posé au sol à portée de main. Mais plus dangereux qu'elle, est le golem végétal qui attaque le Sindel sans discontinuer. Pour avoir déjà eu à affronter une créature de ce genre, je ne peux que louer la valeur du protecteur de la Reine.

"Ta mère est à gauche, tu fonces et tu la ramènes derrière le souterrain. Je vous rejoins dès que je peux !"
"Moi aussi je peux combattre !"

La colère et l'impatience que j'ai dû taire depuis ces derniers jours éclatent d'un seul coup et sans m'être réellement concentrée, je me retrouve couvert d'une fourrure blonde à rayure, semblable à de l'herbe séchée dans la savane.

(Ca te va bien le silnogure.)
(Un animal royal pour une mission royale…)

Je me retourne vers le Prince :

"Sauve ta mère, on est venu pour ça ! Il vaut mieux un prince qui ne combat pas qu'un prince mort !"

Manifestement déçu, mais n'ayant pas envie de discuter face à une Sindel qui vient de se transformer en bête sanguinaire autant dans la ton de la voix que physiquement. Mon épée hurlant toute la rage de mon corps, je me rue dans la pièce, bien décidée à ne faire qu'une bouchée de Siril, maintenant que je l'ai à portée de main.

"Toi, ici ? Leona avait raison, faudra que je songe à lui donner sa pierre, dommage."

Avant que je n’aie pu atteindre Siril, le golem se détourne du vieil elfe qui pose un genou à terre, manifestement exténué, et me barre la route. Je m'y attendais un peu à vrai dire et une part de moi l'espérait même.

"Toujours amatrice des golems de fleurs, à ce que je vois !"

La bestiole n'est pas en parfait état, il semblerait que la rapière ait déjà taillé plus d'une fois sa route parmi les tiges. Me souvenant de la puissance de la créature, je n'attends pas qu'il lève son poing pour appeler toutes les plantes autour de moi, arbres de l'autre coté des fenêtres éclatées, fleurs ornementales dans les pots de la chambre, tout est bon pour dresser un bouclier le plus résistant possible.

Je parviens à esquiver le premier coup de poing de la créature qui laisse un trou dans le sol là où j'étais à peine une seconde avant, mais je paye cet effort d’une douleur à la poitrine, la suite de la rune, je suppose. Derrière, Siril s'est redressée sur son siège, trouvant sans doute le combat plus intéressant. La vision de ma faera s'avère extrêmement déstabilisante à chaque mouvement, même si elle me permet de garder un oeil sur Siril, un oeil sur Naémin qui vient de se faufiler et un oeil sur mon adversaire.
Le golem est lourd, autant qu'il l'était dans son monde floral, chacun de ses pas font trembler le sol. C'est à se demander comment cette énorme créature n'a pas encore renverser tous les vases et autres bibelots précieux qui traînent dans la pièce. J'esquive un nouveau coup qui brise en milliers d'éclats la commode qui était juste à la droite de la porte, manifestement, il ne plaisante pas.
Le souffle court à cause de ma blessure au torse, je me concentre néanmoins pour chercher au fond de moi le Ki qui court dans mes veines au coté de mes fluides. Je trouve celui-ci qui vient agiter la moindre parcelle nerveuse de mon corps, je tâche comme je peux de canaliser la puissance au sein de mon bras avant de le laisser glisser le long de mon arme, mais ma concentration est brusquement interrompue par un coup puissant qui m'envoie fendiller le mur derrière moi. Etourdie, je peine à me redresser, clignant des yeux pour retrouver une vision que j'ai perdu, le choc ayant coupé le lien de vue avec Anouar.

"Tu me l'as déjà faite cette attaque, c'est pas la peine."

(Elle était là, lors du précédent combat ?)
(Manifestement.)

Le combat va s'avérer bien plus complexe que prévu si je ne peux utiliser aucune des techniques que j'ai déjà employées. Pour la première fois, j'ai l'impression d'être démunie face à un adversaire. Je ne peux pas employer mes sorts de druides car le golem les absorberait, je ne peux pas faire usage de mes techniques de géomancien sans manquer de tous nous tuer et ma technique la plus puissante en physique m'est interdite aussi.

En attendant de trouver une idée miraculeuse, j'esquive et contre-attaque, tranchant les lianes et les fleurs du golem floral. N'ayant toujours pas retrouvé ni la vue ni le contact visuel avec Anouar, je ne peux que me fier à ses informations soufflées à mon esprit et aux vibrations produites à chaque pas du monstre végétal. Mais ces informations sont incomplètes et je ne dois qu’à la lenteur de mon adversaire et la puissance de mon bouclier de ne pas être déjà morte.

Est-ce parce qu'il n'est pas dans un monde magique ou simplement parce que mes protections se sont améliorées avec mes aventures que les coups me font moins mal que la première fois ? Je n'en sais rien, mais c'est au moins une bonne nouvelle sur la journée.

(Tiens bon, Naémin et le chancelier sortent le corps de la Reine.)

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 Sujet du message: Re: Palais Royal
MessagePosté: Dim 14 Aoû 2011 19:28 
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Si j'en crois les sons autour de moi, Siril continue à jouer avec son athamé en ne s'occupant que de moi, me trouvant forte à son goût manifestement. Même si ça se fait surtout à mes dépens, mon travail de distraction est efficace. Je ne parviens d'ailleurs pas à éviter le coup suivant du golem qui m'arrache un cri de douleur et m'envoie valser dans le décor. Il faut que je me concentre mieux sur le combat, mais pour ça il faudrait que je puisse prévoir les attaques de mon adversaire, ce qui n'est pas le cas, privée de ma vue.

(Utilise un autre sens, le guidage mental n'est pas assez précis !)

Et si c'était pour ça que Yuimen m'avait fait développer mes cinq sens ? Terrée au ras du sol, je tente d'oublier les sensations de mon corps, ainsi que les odeurs entêtantes du monstre, de ne penser plus qu'aux sons que j'entends. Je perçois le moindre frôlement des lianes, le moindre tapotement du pied de Siril, le frôlement du tissu de la robe royale glissant sur le sol. Chaque bruit vient éclairer mon esprit d’une couleur différente, traçant un dessin complexe, beaucoup plus que celui avec les pas et les portes, plus coloré et nuancé mais tout aussi précis dans leur localisation.
Un frôlement de lianes vient dessiner une trace verte proche de moi. Non, pas un frôlement, mais plusieurs, plein de lianes glissent les une sur les autres, formant un bras qui se déploie, je perçois même des branches qui craquent en profondeur laissant des traces brunes fugitives dans le flot vert qui prend la forme d'un bras à proximité. Brutalement, celui-ci s'écarte de moi dans un grincement de bois, mais ce n'est pas ce son-là qui attire mon attention, mais un autre, beaucoup plus léger, en arrière-plan, presque dissimulé. Le sifflement du vent proche de moi, signe que le bras s'agite avec vitesse me contraint à une roulade assez peu conventionnelle vers ce que Anouar m'indique être une table.

"Je m’attendais à plus combattif de la part d’une gardienne. Même ce crétin de chambellan luttait plus que ça."

Planquée, bien à l'abri, je fais fi de la réflexion déplaisante, guettant le petit bruit que j'ai capté plus tôt, et me retrouve secouée par une explosion de couleurs due sans doute au choc du golem. Difficilement, je poursuis mon idée, persuadée que la solution est là derrière ce murmure, ce qui nécessite d'ôter toutes les parasites tels ceux des pas de Naémin et du chancelier s'écartant dans le couloir, ceux de leur vêtement se frottant ou encore celui du vent qui se caresse les branches et les feuilles de ma propre coiffure et de mon bouclier. A nouveau, un petit clapotement, comme celui d'un doigt tapant un objet me parvient juste avant d'être couvert par le glissement des lianes et les grincements du bois.

(Tu l'as entendu ?)
(Oui, c'est Siril qui tapote son couteau !)
(Mais bien sûr, un druide derrière le golem !)

Un grincement de pierre, mais surtout un souffle de magie s'échappe du monstre proche de moi. Je souris, Siril a oublié que j'ai combattu moi aussi sa créature et que je connais sa magie. Je compte jusqu'à trois et me rue vers la druide au lieu du golem, laissant la colonne s'abattre sur la table derrière moi, la réduisant en miettes vu l'explosion suivie de petits éclats de couleur rebondissant tendrement sur le tapis précieux qui se trouvait manifestement sous le point d'impact.
Utilisant toute ma puissance, je frappe non pas sur mon adversaire, mais sur son couteau qu'elle lâche sous la puissance de l'impact. Coupée du lien le reliant à sa maîtresse, le mouvement du golem s'arrête net tandis que la lieutenante lâche un juron digne de certains piliers de comptoir de la taverne des sept sabres à Kendra Kâr alors que le sifflement du couteau fendant l'air s'éloigne de nous, passant peut-être même par la fenêtre, ce qui m'arrangerait.

"Peste soit de Yuimen et de ses maudits gardiens. Je vais devoir te tuer de mes propres mains, vu que je ne peux pas le faire avec mon joujou !"

Pour ma part, entraînée par mon élan, je roule contre le mur où je m'immobilise, accroupie. Un chuintement typique m'avertit que Siril vient de tirer une épée d'un fourreau que je n'avais pas repéré. J'ignore quelle est sa puissance réelle, mais cela m'importe peu, ma mission est remplie, j'entends le chuchotement de Naémin poussant le chancelier à passer derrière le tableau.

"Désolé, mais le duel n'est pas pour aujourd'hui !"

Sans attendre qu'elle utilise sa lame sur moi, je me sauve en direction de la porte, rengainant une Astinor qui voulait pourtant en découdre, suivant les indications d'Anouar pour éviter le sofa où était couchée la Reine et me rue dans le couloir sous les imprécations d'une Siril manifestement pas ravie de la tournure de la situation, mais dont les pas se dirigent droit vers moi. Epuisée par mes blessures, mais sans trop réfléchir, je me retourne et plante mon bâton au sol dirigeant ma magie droit vers l'antichambre de la suite Royale, le sol se met à trembler dans un feu d'artifice coloré agréable pour mon esprit.

(On t'a demandé de sauver Tahelta, pas de démolir la ville plus que tes ennemis.)

Je relâche la pression de mes fluides sans trop comprendre la remarque de ma faera. Ce n'est que quand Siril se redresse et se met à courir vers moi, sautant au-dessus d'un buste ayant appartenu à un valeureux ancêtre du Prince que je réalise, au bruit, la connerie que je viens de faire. Le sol, sous mes pieds autant que sous ceux de mon adversaire est entrain de se fissurer en un tas de craquements qui laissent dans mon esprit des traces comme des coups de couteau puis un grondement plus sourd et moins sympathique apparaît dans mon esprit, couvrant toute la surface des bruits précédents. L'image est trop claire pour que je fasse autre chose que de m'enfuir, laissant Siril et son golem qu'elle va regretter d'avoir fait si lourd dans la pièce, non sans avoir déclenché une nouvelle secousse, plus faible, mais ciblée sur une l'origine du grondement, de manière à précipiter la chute.
J'ai à peine atteint le tableau qu'un vacarme se produit, m'obligeant à rompre ma "vision" auditive sous peine de devenir sourde.

"Descendez ! Et courrez si vous le pouvez !"

Deux exclamations de surprise accueille mon ordre, je sens que quelque chose ne va pas, mais sachant ce que je viens de faire, l'urgence est de partir, quoiqu'il arrive.

"La Reine est morte !"

La voix du prince est froide, presque détachée, même si on sent une certaine pointe d'amertume.

"Et nous allons subir le même sort si nous ne courrons pas alors descend cet escalier !"

Sans le moindre respect, et sur les indications d'Anouar, je me saisis du corps déjà froid de sa majesté que je charge sur mon épaule avant de dévaler l'escalier. Mon geste choque sans le moindre doute, mais fait réagir les deux hommes qui se mettent en mouvement. Une fissure apparaît juste à ce moment-là dans le mur qui tient le tableau, celui-ci chute au sol d'ailleurs, éclairant le passage secret. Un bref regard tandis qu’une secousse nous fait chuter dans la tapisserie du bas de l’escalier. Nous nous redressons et courrons à travers le couloir, tous le monde fait de même : plantes, Sektegs, Garzoks et même l’un ou l’autre troll, chose rare. Plus personne ne se soucie de nous, tout le monde veut s’écarter de la zone qui tremble, nous y compris.
Nous courrons, dévalons les escaliers. Je m’efforce de maintenir l’état de stress propre au combat pour prolonger un peu la durée de ma puissance, nécessaire pour courir avec un corps sur les épaules. Autour de moi, le chambellan, soigné par une des potions de Naémin ainsi que celui-ci frappent autant qu’ils peuvent pour me protéger, moi et le corps de sa défunte majesté. Je continue à courir, ne suivant que les ordres précis d’Anouar, me dirigeant enfin vers la sortie de ce maudit palais. La lumière du soleil couchant filtrant à travers la porte démolie parvient à percer mes yeux, je ne distingue rien, juste un changement de couleurs.
(Ta vision mettra du temps à revenir je pense.)
"A droite, on va monter sur le petit toit de l’établi, l’aynore pourra nous récupérer là ! "
Je commence à sentir l’épuisement me gagner et soupire, je ne peux pas voir mon tatouage et ignore ce qu’il me reste comme magie. Mon bouclier s’effeuille, je commence à perdre mes poils.
(Un sort, pas plus.)
Je n’hésite pas et relance mon sort de force, interrompant la pelade et renouvelant même les poils déjà tombés. Nous continuons à courir, mes deux alliés forçant le passage contre des ennemis pas forcément enclin à nous laisser pénétrer plus avant dans le château. Après de nombreux morts, de nombreuses blessures et une courte volée d’escaliers, nous nous retrouvons sur le toit, au-dessus de la marrée verte qui orne la plateforme d’embarquement.
Naémin, après avoir vidé la place avec le chambellan, sort un miroir de sa poche qu’il dirige vers le ciel. Il ne faut guère de temps pour que l’aynore vienne et nous rejoigne, nous lançant une échelle de corde. Je laisse Naémin monter en premier, très leste, manifestement habitué à l’opération. J’ai déjà pratiqué ce genre d’escalade, mais sans poids sur l’épaule et avec quelque chose pour couper le vent. Une main tenant toujours la Reine sur mon épaule, l’autre sur l’échelle, je gravis tant bien que mal, ne devant mon absence de chute qu’à la force de mon sort qui me permet de me maintenir, avec sa Majesté et à mes réflexes. C’est ravie, et épuisée que j’arrive dans l’aynore, déposant le cadavre royal pour m’affaler au sol, terrassée par la fatigue et les blessures. Je ne sens même pas l’aynore partir.

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