L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Jeu 26 Nov 2009 18:20 
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Les vibrations de l'air ont changé depuis mon départ, on est passé d'un violent orage à un picotement de plaisir apparemment. L'avatar semble ravi de mon choix, ce qui me rassure, une épreuve de moins.

« Bravo gardienne, malgré ta race, tu as su comprendre les miens. Un tel effort n’est qu’une vertu et je suis sûr que tu défendras avec ardeur la terre sur laquelle je tonne. Tu as mon assentiment. »

En un clin d'oeil, l'avatar disparaît et vient se volatiliser en une petite flamme crépitante, à coté des cinq premières. Pour mon plus grand bonheur, je constate que les divinités n'ont pas oublié que les mortels ont le besoin de manger et de se reposer de temps à autre. Toujours pas de repas chaud à l'horizon, mais du pain tiède, du fromage crémeux à souhait, le tout accompagné de miel et de fruits frais, qui me sont inconnus. Cependant, je ne peux qu'associer tous ces excellents mets avec le retour des fluides dans mon corps, à moins que ça soit l'ambiance même du lieu.
Toujours est-il que la fatigue de la journée ainsi que l'amplitude de mon appétit diminue au cours de ce repas fort agréable. La nuit est belle, malgré un léger voile de bruine.

Ce rideau de pluie s'intensifie jusqu'à devenir un véritable mur d'eau, je soupire et me lève, certaine que la prochaine épreuve s'annoncera mouillée ou à défaut fortement humide. C'est sans aucune surprise que je vois apparaître l'avatar de mon prochain bourreau : Moura. Toute aussi féminine que Yuia, elle est cependant moins belle et charmeuse et plus puissante à sa manière. En fait, j'ai l'impression qu'elle me ressemble un peu : la puissance dans un corps de femme.

« Depuis la nuit des temps, Yuimen supporte mon poids. Il est impossible qu’il ait une gardienne faible. Mais je ne vous crois pas aussi fragile. Prouvez-moi que vous supporterez le poids de l’eau, et vous pourrez accéder à votre but. Allez. »

Avant que j’aie eu le temps de comprendre, je me retrouve entraînée au sommet du toit du sanctuaire, nettement plus plat que je ne le pensais, mais aussi mouillé que je ne m'y attendais. Très vite cependant la pluie s'arrête en apparence, ce qui n'est pas pour me déplaire.
(Lève la tête...)

Bien sûr, il y avait une raison à ce soudain arrêt de la pluie sur ma tête : une coupe en verre géante qui vient me rejoindre. Une pensée soufflée par ma faera m'incite à me préparer à l'accueillir, je doute en effet que ce bol géant en verre n'ait pas un rapport tout à fait direct avec l'allusion de Moura... Et cela ne me rassure guère.

(Surtout qu'elle est la Déesse de la force.)
(Je comprends pourquoi elle plaisait à Sarya.)

En attendant, ce n’est pas la pensée fugace pour ma soeur défunte qui va permettre de porter le bocal qui commence à se remplir de pluie au-dessus de ma tête. J'ignore les règles précises du jeu, ne sachant pas ce que je peux me permettre ou non face à cette épreuve pour la moins insolite. Mais une chose m'est certaine, la magie sera indispensable, vu la taille du réceptacle, aussi léger soit-il de base, une fois remplie d'eau, il sera impossible à porter par un sindel avec sa propre force, fusse-t-il un barbare.

L'image de Yuimen sous sa forme Kendrane : un ours puissant. Il ne faut pas moins pour imprimer l'image du Kodiak, ours géant que l'on trouve dans la région de Bouhen, dans mon esprit et la transférer à mes fluides.
"Yuimen... Octroie-moi la puissance nécessaire à cette épreuve." murmuré-je, certaine que Yuimen peut m'entendre au travers le toit qui me soutient...

(Peu de chance que cette force soit suffisante, hein...)

Cela, je m'en doutais, ça aurait été beaucoup trop simple. Profitant du poids encore relativement faible, je prends le partie de soutenir le bol avec une seule main et de m'agenouiller pour récupérer mon bâton au sol. L'équilibre est difficile à trouver et j'ai l'impression d'être transformée en une forme de troubadour qui parcourt le Naora pour donner des spectacles. Je parviens, difficilement cependant, à me redresser et à glisser mon bâton entre mes deux mains, sous le bocal. Prenant appui un genou à terre, je bloque le bol sur ma nuque et mes deux mains.

(On dirait Atlas comme ça... Mais lui faisait ça avec un monde complet.)
(Au lieu de raconter des bêtises. Tu pourrais m'aider pour mes sorts?)
(Mais bien sûr, ma chère Lothi. C'est quoi ton plan?)

En une image, j'explique à Lirelan ce que je veux faire, elle approuve l'idée, même si elle me trouve très culottée. Me concentrant sur les arbres tout autour du sanctuaire, je les appelle mentalement à l'aide, l'exercice s'avère complexe, bien plus encore que tout ce que j'ai pu faire jusqu'à présent. Je ne peux pas utiliser le pouvoir de parole parce qu'il me faut être en contact avec la plante. Seul mon sort d'attaque peut me permettre de rapprocher les plantes, mais le risque majeur, c'est de retourner ce rapprochement contre moi. Il me faut donc maîtriser mes fluides avec une précision folle, de manière à ce que mon propre sort ne me blesse pas. Petit à petit, les branches des arbres rampent sur le toit du sanctuaire s'agrippant autant aux pierres lisses qui composent le dôme qu'à mes bottes. Je relâche mon sort, laissant les feuilles retomber dans leur état végétatif, étant à portée de main ou plutôt, en l'occurence, de pied.
Faisant attention en pivotant, je parviens à faire un demi-tour sans déstabiliser le bol sur mes épaules. L'eau qui tombe dans le bocal alourdit sans cesse mon fardeau, le rendant étrangement mouvant comme s'il était doté d'une vie propre, compliquant ma tâche au-delà du poids par une instabilité qui s'accentue au moindre mouvement, à la moindre vibration. Je parviens à me caler, un genou à terre, prenant appui sur tout mon corps.
A nouveau, je me concentre sur les plantes, les appelant par mes sorts. L'opération est, je le sais, dangereuse, mais je n'ai pas le choix, il me faut pouvoir toucher ces plantes. Je modère ma magie au strict minimum et persuade les plantes de venir attaquer la pointe de ma botte. L'exercice est plus complexe que je ne l'avais imaginé, je ne suis plus totalement au centre où Moura m'avait transportée, les végétaux à ma droite parviennent plus rapidement à ma chausse que ceux de gauche. Il me faut donc à la fois calmer les plantes les plus proches tout en accélérant ceux les plus à gauche.

(Attends, je vais t'aider!)

Avant d'avoir eu le temps de penser quoique ce soit, je vois une boule verte qui m'est familière foncée dans le tas de végétation qui commencent tout doucement à m'étouffer le gros orteil. La forme des branchages se modifient soudain prenant de la hauteur, venant former un contre-pilier juste à coté de moi, longeant au plus près mon corps. Peu à peu, la boule verte se déplace à travers l'ensemble des végétaux, ceux à droite, ceux à gauche, ceux devant moi, ceux derrière moi, et suivant ce même rythme un mur complet de plantes se dressent tout autour de moi formant un socle vivant et palpitant pour soutenir l'eau qui ne cesse de remplir dans le bol.

Me concentrant sur ma tâche et relâchant un maximum de fluides de mon corps pour permettre à ma faera d'accomplir son oeuvre, je ferme les yeux, me laissant dépasser par mes propres pouvoirs et par la magie druidique la plus pure.
(Garde ton esprit ouvert, Lothi. Ferme les yeux, concentre-toi, mais garde ton esprit ouvert.)
(Mais garder mon esprit ouvert sur quoi?)

Les plantes sont là, tout autour de moi, je peux les sentir vibrer, j'entends le vent qui se faufile dans les feuilles. Mais au-delà de ça, c'est un monde entier que je découvre, les âmes de mon corps autant les dorées ayant données leurs larmes pour que je vive que les rouges sombres ayant perdu leur vie sous ma lame sont là et dansent tout autour de moi. Tous sont rassemblés autour de moi, suivant le vent et tournant comme les feuilles dans un tourbillon dans une symphonie en or et rouge. Le vert vient se mélanger dans un flot de couleurs et de puissances, Lirelan sans doute.

L'eau ne cesse de tomber tout autant que la nuit qui devient d'encre au-delà des plantes. Mais cela ne semble avoir plus aucun sens pour moi, je suis sur le toit du sanctuaire, sur Verloa couchée devant le sanctuaire, sur le Naora prêtant serment. Je suis seule sur Nyr, mais aussi auprès de Yuimen, de mon père, de Sarya, de Nuilë, de Saraki, de Nazca. Je suis ici et ailleurs en même temps, je suis là et nulle part à la fois. La magie s'échappe maintenant par tous les pores de ma peau, s'étendant comme une brume perceptible à l'oeil nu pour qui sait regarder à travers les tiges qui soutiennent le vase.

L'épreuve me paraît tellement loin désormais, le poids qui pèse sur mes épaules ne cesse de me pousser vers le sol, comme s'il voulait détruire le toit et me faire tomber, mais cela ne semble avoir aucune importance face à toute cette magie. Je murmure des mots dans la langue sylvaine connue des seuls druides, ces litanies semblables à des prières sont des odes à la nature et à Yuimen : la reconnaissance subtile de la vie des plantes. Mon corps semble s'ouvrir à cette nature, relâchant mes fluides pour que Lirelan s'en serve sans s'épuiser. Les arbres qui m'entourent et m'obéissent maintiennent avec délicatesse le fin bol de verre qu'ils pourraient briser si je leur en intimais l'ordre.

(Garde ton esprit ouvert, l'épreuve n'est pas finie.)

Mon ouïe confirme les dires de ma faera, l'eau n'a cessé de tomber, au contraire d'ailleurs. Moura semble déchaîner la puissance de ses flots, rendant instable le bol, mais les plantes plient et s'adaptent à une vitesse surnaturelle, pas une goutte entrée dans le réceptacle n'en sort. Suivant les mouvements des végétaux, j'oscille, me laissant faire et portant ma part, autant que les plantes. C'est ainsi que devrait agir les chefs pour être respectés par leurs sous-fifre: ils devraient eux aussi participer et prendre part au travail du groupe.

Mais toutes ces considérations ne sont rien face à ce que mon esprit consent à percevoir : le magie druidique, à l'état pure. D'une beauté et d'une vie dépassant toutes les autres magies réunies, la magie des plantes se révèle à moi dans toute sa splendeur et dans toutes ces possibilités. Comme un érudit mettant la main sur un livre qu'il a longtemps cherché alors qu'il était dans sa bibliothèque, mon coeur saute d'une joie sans nom, j'ai l'impression d'avoir enfin trouvé ce que mon âme, mon coeur et mon corps cherchaient depuis toutes ces années, d'avoir trouvé enfin la cause de mes souffrances, de mes joies, de mes peines, de mes plus grandes peurs et de mes plus grands espoirs. J'ai l'impression de feuilleter un livre interdit et d'être envahi d'un savoir trop longtemps caché aux mortels.

(Non!)

Brusque rupture et retour brutal à la réalité...

(Pourquoi? Je veux voir, je veux savoir, je veux encore apprendre!)
(Il n'est pas temps, Gardienne! L'heure n'est pas venu Lothindil!)
(Yuimen? Pourquoi donc...)
(Tu comprendras un jour... Tu n'aurais jamais dû voir ça!)
(Lirelan... J'ai ouvert mon esprit...)
(Tu as été trop loin...)
(J'ai vu...)
(Et tu n'aurais pas dû!)

La nuit est désormais d'obsidienne autour de moi, les couleurs ont disparu. Tout est calme désormais, seules les plantes sont toujours autour de moi, nettement plus distantes que je ne le pensais. La chose la plus surprenante de toute est le bol de verre froid et lourd qui se rappelle d'un coup à moi, me propulsant contre la coupole. J'ai relâché la pression sur les plantes et elles ne portent presque plus mon fardeau. J'ignore combien de temps s'est déroulé depuis le début de l'épreuve, mais ma force commence à décliner et plus aucune magie en moi ne peut la réanimer.
Essayant d'entrer en contact avec le plus de plantes possibles, j'ôte mes chaussures pour que la peau de mes pieds puissent frôler les feuilles et convainc les plantes de m'aider dans ma charge, de porter avec moi le fardeau qui m'a été confié et qui risque de m'étouffer si son poids augmente encore. Quelques tiges réagissent à mon appel, mais l'essentiel du verre est maintenu par le tissu végétal qui m'entoure.

(La pluie a cessée, Lothi!)

L'esprit plus clair qu'auparavant, je souris en songeant à Lirelan qui doit observer la nuit, peut-être perchée sur la masse qui menace de m'écrabouiller. J'imagine alors un ciel dégagé avec Sithi qui brille sur le monde accompagnée de ses étoiles. Cette idée seule semble avoir sur moi autant d'effet que ma régénération. Je concentre alors mes forces sur ma tâche et tente de me relever, me montrant plus persuasive et encourageante pour les plantes tout autour de moi. Les arbres semblent réagir à mon appel avec plus de conviction et petit à petit, ce qui n'était devenu qu'un lot presque fané avec ma chute brutale reprennent de l'écorce du chêne, pour ne pas dire du poil de la bête et viennent former tout autour de moi un bois dense de multiples troncs d'arbres. Je teste leur résistance en relâchant peu à peu moi-même la pression sur le bol. Ca semble vouloir tenir et j'éclate alors de rire et de bonheur, conseillant aux plantes à se servir dans le bol pour s'abreuver.

Je me faufile tel un serpent entre les fûts jusqu'au bord du toit. Utilisant les tiges montantes, je descends prestement, bien qu'un peu roidement. J'ai achevé l'épreuve et l'épuisement est là et bien là. J'ai intimement hâte que Moura confirme ma réussite pour pouvoir me jeter sur la table de nourriture toujours dressée et pleine à mon intention.

"J'ai transmis la tâche aux plantes, elles sont plus solides que moi. Je ne suis pas Yuimen, même si j'ai pu tenir l'eau du ciel que vous m'avez envoyé cette nuit."

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Dernière édition par Lothindil le Dim 13 Déc 2009 15:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Ven 4 Déc 2009 23:59 
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Huitième Epreuve




Alors que tu reviens triomphante d’un plaisir exalté, tu ne peux que t’interroger sur les déclarations de Lirelan et de Yuimen. Cependant, ce mauvais souvenir s’éclipse aussi vite que l’avatar de Moura, qui coule avec douceur vers son autel pour y faire naître une nouvelle flamme. Dans un murmure, elle parvient à glisser :

« Forte … Grande gardienne…»

Alors, tu sens l’humidité de l’air décroître et le soleil revenir éclairer ce sanctuaire divin. La nouvelle épreuve n’allait pas tarder. Pour l’annoncer cette fois-ci, tu ne vois rien à l’exception que un bien-être total s’empare de toi et que tu te sens assailli par les questions existentielles de ta vie. Le temps est doux et c’est grâce à une lumineuse déduction que tu comprends que la prochaine étape de l’ordalie ne peut être que celle de la déesse de la Lumière. La Sainte Déesse !

Confirmant tes hypothèses, un avatar féminin et armée de pied en cap se dresse devant toi, affirmant son rôle de petite sœur. Elle te couve d’un regard bond avant de commencer avec une fois enchanteresse :

«Bonjour Lothindil, comment vas-tu ? Je suis heureuse de te voir ici, ma lumière t’observe depuis bien longtemps et je me réjouis de te voir enfin ici, toujours fidèle à mon frère. Avec moi, ce sera simple, c’est ton domaine de prédilection, de simples questions sur Yuimen, nous autres, les dieux et aussi l’herborisme. Tout druide se doit de connaître sa nature. Es tu prête ?»

Et sur ce, elle fait apparaître une petite bibliothèque, où s’entassent le savoir du monde. D’un signe de tête, elle te fait comprendre que ta faera ne pourrait t’aider et que l’utilisation de ce puits de savoir serait limitée. Par ailleurs, elle t’accorde le droit de t’assoir dans un confortable fauteuil.

(((hrp : Consignes données par Msn !)))

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Quatrinette pour les intimes, n'hésitez pas à poser des questions, je suis là pour y répondre ;)
Merci à Itsvara
Et surtout, bon jeu à tous !


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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Dim 6 Déc 2009 19:00 
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L'image de cette magie pure que j'ai approchée d'aussi prêt n'a toujours pas quitté mon esprit, mais il semble s'écouler avec la liquéfaction de l'avatar de Moura qui glisse vers son autel où une flamme bleutée vient s'allumer. On dirait d'ailleurs qu'il y a une algue à l'intérieur.

La nuit a cessé et le soleil vient réchauffer l'ambiance et assécher un air encore bien lourd. Pour ma part, le ventre creux, je me rue vers la table, à la recherche d'énergie pour compenser une longue nuit blanche. Je me penche un peu plus sur le repas qui m'est servi et cherche à déterminer quelle partie me rend mon énergie magique. Je constate rapidement que ce phénomène vient des fruits, de l'un d'eux en particulier, un petit agrume, d'une couleur bleu mauve. Lirelan m'informe qu'il s'agit d'un fruit de Liestol, j'ignorais que les fruits avaient le même pouvoir que les graines dont on fait des potions.

J'ai à peine fini mon repas que je m'aperçois que le temps a changé et qu'une forme de bien-être, n'ayant sans doute aucun rapport avec ce que je viens de dévorer, envahi le sanctuaire. Les Dieux ne m'ont certainement pas abandonnés et je m'attends à voir apparaître Gaïa, la soeur de Yuimen, ce qui ne tarde pas. Connaissant son domaine, je m'inquiète un peu à l'idée de son épreuve qui promet d'être aussi difficile pour moi que celle de Rana. Mon coeur bat la chamade, refusant de me laisser respirer tranquillement. Elle n'a encore rien dit, mais j'ai déjà l'impression de me retrouver devant le jury lors de ma dernière année d'apprentissage, quelques mois avant mon épreuve de passage à l'âge adulte.

«Bonjour Lothindil, comment vas-tu ? Je suis heureuse de te voir ici, ma lumière t’observe depuis bien longtemps et je me réjouis de te voir enfin ici, toujours fidèle à mon frère. Avec moi, ce sera simple, c’est ton domaine de prédilection, de simples questions sur Yuimen, nous autres, les dieux et aussi l’herborisme. Tout druide se doit de connaître sa nature. Es tu prête ?»

J'ai envie de répondre non, mais je sens que ce ne serait pas une réponse appropriée dans cette circonstance. Je me contente donc de hocher la tête dans un signe d'approbation. Une bibliothèque apparait soudain derrière moi, je ne peux m'empêche de lever les sourcils en signe d'incompréhension, me demandant si utiliser ma faera serait une tricherie.
Un simple signe de tête de la Déesse me confirme mes pires craintes, oui ma faera restera muette sur ce coup-là et si j'ai besoin d'aide, il faudra me plonger dans les livres, chose que je redoute au plus haut point.
(Rassure-toi pour les livres, Yuimen a certainement mis Gaïa au courant de ton illettrisme.)

Sur ces mots, la pie va se poser non loin de la table, près de Gaïa tandis que celle-ci me présente un fauteuil, que je n'irais pas décliner après l'épuisement de ces derniers jours. Je m'assieds donc confortable dans le velours souple du siège, sans cesser de jeter un coup d'oeil sur la bibliothèque, n'ayant pas franchement envie d'y fouiller.

"Nous allons donc pouvoir commencer. Nomme les continents sur ce plan."

Elle passe sa main sur la table et des îles viennent se dessiner, brillante d'une lumière brune, là où l'océan se dessine en bleu. J'ai déjà vu semblable schéma chez Yuimen, il y a quelques jours et tâche de ne pas me tromper. Je pointe mon doigt sur le "continent" que je suis certaine de reconnaître de par son lot de petites îles : "Naora"
Une série de runes viennent dans la prolongation de mon doigt. Je me rends compte qu'en passant ma main au-dessus des lumières brunes, elles se colorent de diverses teintes. Le continent le plus vers moi est marqué de deux grosses zones orange, le même orange que celui de l'île du centre du Naora. Cela est un désert, sans qu'il puisse y a avoir un doute. Un bref souvenir me revient, celui du palais des Kel Attamara est des grottes des Mouristes. D'un geste assuré, je pointe le continent et le nomme "Imiftil."
Je passe la main sur les trois autres inscrits, le grand continent fort rectangulaire constitué de deux îles me rappellent des souvenirs confus, qui s'éclairent brutalement en voyant le premier volcan, mais aussi le grand marais. J'appuie mon doigt et lui donne son nom : "Verloa." Comment pourrais-je oublier ces deux îles?
Il ne reste plus que deux continents : l'un assez loin de moi, l'autre entre celui-là et l'Imiftil. Le plus lointain et marqué de lumière bleue claire ne peut que m'évoquer Yuia et je n'ai guère de peine à lui donner son nom : "Nosvéris.". Le dernier reçoit à son tour son appellation : "Nirtim".

Je lève la tête vers la Déesse, celle-ci confirme d'un simple hochement de tête avant de balayer les continents d'un simple balayement de la main. Nous restons dans la géographie parce que le Naora apparaît bientôt en plus grand. Plusieurs points viennent se dessiner, je souris, il ne peut s'agir que des villes.
"Nomme les lieux de vie des mortels et dis-moi qui sont ceux qui y vivent."
Pour le Naora s'est facile, je connais ces îles par coeur. Le reste sera plus complexe, si elle m'interroge sur les autres continents :
"Balsinh est celle-là, on y trouve uniquement des Sindels. De ce coté des montagnes, on y trouve Cyniar, des Sindeldi y résident."
Je replonge un peu dans mes souvenirs de ce temps qui me parait si loin. Un jour, en faisant mon travail de garde-forestier, j'ai découvert une meute vivant dans le domaine royal de chasse, tout au Nord de l'île.
Entourant avec mon doigt la zone où j'ai croisé ces bêtes, je complète ma réponse:
"Au moins une meute de Lyikors, des noirs. Dans les montagnes, on y trouverait des fujoniens, mais nul ne les a vu... A Tahelta, on trouve des Sindeldi et quelques rares Hiniöns."
Je regarde rapidement la seconde île, l'île du désert.
"A Nessima, on trouve des elfes gris en grand nombre. A Raynna dans le désert, on trouve un peu toutes les races. Dans le désert même, ce sont des elfes noirs, plus primitifs que ceux de Nirtim, du moins dans ce que j'en ai vu."
Je passe à la troisième île, celle-ci n'est pas plus complexe que le seconde:
"A Xaoranh, on trouve de toutes les races. C'est une ville sacrée, même si ce sont majoritairement des elfes gris et des Gardiens qui y vivent. A Kers, on trouve des Gardiens."

Elle passe rapidement sur Nirtim, me reposant la même question. La question devient nettement plus complexe... Mes cours de géographie s'arrêtait essentiellement au Naora, les autres continents n'étaient que peu abordé.
"Là c'est le domaine des hommes." Je pointe en gros toute la partie sud du continent, ainsi qu'un bon bout de l'Ouest. "On y trouve Oranan, Bouhen, Kendra-Kâr." Me rappelant clairement mes voyages à Lúinwë et Cuilnen, je complète : "Là c'est Cuilnen dans la forêt et Lúinwë près de la mer. On trouve dans cette région des elfes blancs, bleus et verts."
Pour ce qui est de la grande zone au Nord des montagnes, je suis nettement plus hésitante. Je tente de me rappeler tout ce que j'ai pu apprendre durant mes voyages à travers Nirtim. Seule la ville de Darhàm me revient facilement, et je sais qu'on y trouve des humains. J'avais croisé des nains aussi, il reste une zone en montagne, ça doit être pour eux ça. Reste deux grandes zones : une au Nord-Ouest, une au Nord-Est, je me doute que l'une est peuplée de Shaakt, l'autre d'orque. L'une est la ville de Caix, l'autre c'est Omyrhe. Je tente, pointant le Nord-Ouest : "Caix imoros?", ma voix tremble un peu, trahissant mon manque d'assurance. Et j'avais raison de craindre, le morceau de continent se colore d'une teinte rouge. Je peste un peu, mais corrige alors rapidement mon erreur : "C'est donc Omyrhe, on y trouve des orques, des gobelins et pleins d'autres choses que je préfère pas savoir... De l'autre coté, se trouve alors Caix Imoros, la cité des Shaakt."

"Ce que tu dis était vrai. Mais la situation a changé avec le temps." Elle passe la main sur la zone de Caix Imoros est diminue le territoire des elfes noirs. "Désormais, Oaxaca et ses troupes possèdent tout ce territoires..." Quand elle dit ça, toute la partie au Nord du continent devient d'un rouge sombre, semblable à du sang.

Comme je le redoutais, elle continue son interrogatoire avec le Nosvéris. La question là est nettement plus difficile pour moi, les anciens disaient que ce continent n'était que de glace et n'avait pas le moindre intérêt, à part pour son or à Lebher et son académie de magie à Pohélis. Je parviens à placer avec justesse ces deux villes, en disant les peuples qui s'y trouvent. Je regarde les deux dernières zones sans pouvoir répondre à la question, ignorant ce qu'on peut trouver dans ces étendues glaciales. Je me détourne alors vers les livres, cherchant n'importe quoi sur la cartographie et les peuples du mondes. Je n'ai guère le temps de fouiller en fait qu'un livre me tombe dans les mains.
(Cartographie de Yuimen) me chuchote une voix dans ma tête. Haussant les épaules, j'ouvre le livre et y découvre des îles dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. Je finis à force de feuilletage à tomber sur une image ressemblante au schéma de Gaïa.
(Île-continent de Nosvéris.)
J'observe en détail l'image, cherchant à comprendre l'écriture qui me donnerait les informations qui m'intéresseraient:
(Lebher) Je note la graphie complexe du mot et descend dans la page à la recherche du même dessin. Je le trouve rapidement et la voix continue.
(Lebher : ville de taille moyenne. Habitants : elfes bleus et elfes blancs pour la majorité. Population de Lyikors et de Woran dans la forêt au Nord. La ville est dirigée par un conseil composé de onze personnes, 5 Hiniöns, 6 Earions. Elle est connue pour la présence de matériaux précieux dans les sous-sols forestiers ainsi que pour son bois de qualité.)
Je fais de même pour les quatre autres villes de l'île : Pohélis -où j'apprends sans surprise qu'elle est actuellement peuplée d'orque et de gobelin-, Henehar -ville humaine connue pour ses mages-, Gwadh -ville elfe noire, colonie de Caix Imoros ayant pris son indépendance- et enfin Nosvéria - ville humaine, gelée 6 mois par an, maudite par Yuia-.
Me doutant de la prochaine question, je prends de l'avance et recherche avec avidité l'Imiftil. La voix dans ma tête me lit à nouveau la page où je prends tous les renseignements qui me seront utiles.
Nettement plus confiante, je retourne vers la table et le fauteuil où je complète le tableau avec les informations demandées par Gaïa et même quelques-unes en plus. J'en fais de même avec l'Imiftil, usant de ma mémoire qui m'a tellement servi durant toutes ces années.

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Dim 6 Déc 2009 20:25 
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"Passons la géographie. Il te faut connaître les Dieux pour mieux comprendre les magies auxquels tu feras face."

Je souris, j'ai connu pas mal de mage dans ma vie et, bien que sur le Naora les divinités soient rejetées, on nous a appris ce qu'il faut savoir malgré tout par rapport aux énergies du monde.

"Divinité de la foudre?"
"Valyus!"
"Ses domaines?"
"La foudre, la protection et les nains."
"A quelle grande guerre a-t-il participé?"
Question surprenante a laquelle je ne m'attendais pas. Mais j'ai vu dans le livre la présence de la tour de foudre dans le désert de l'Ouest de l'Imiftil, je suppose que les deux ont un lien :
"La guerre contre le dragon noir de Mertar. Et je suppose qu'il y a eu une guerre dans le désert de l'Ouest de l'Imiftil."
"En effet, il a bien participé à ces guerres-là. Que peux-tu me dire de Yuimen?"
Question piège, que connais-je réellement de mon Dieu?
"Dieu de la terre, de la vie et de la nature. On le considère comme étant membre du triade de la vie, il vient après Gaïa et avant Phaïtos. Il est votre frère, né de la même danse ou d'une même pierre selon les légendes. Vous vous êtes incarnés chez les humains ensemble. Il est représenté sous la forme d'un ours chez les Kendrans, d'un lion chez les Tulorains, d'un loup chez les Hinions, d'un lynx au sein des Kel Attamara et enfin d'un Ermansi chez les gris. Les Sinaris racontent qu'il est celui qui fertilise la terre, mais aussi celui qui déchaîne les tremblements. Il est le fondateur des 5 sanctuaires du pardon : Kartiran Dera, Essan Dera, Twenan Dera, Ratinian Dera et Inass Dera dont il est le gardien. Il a participé à de nombreuses guerres dont celle des trois déserts : Est et Ouest Imiftil, et Naora. Au cours de cette dernière guerre, il a été blessé par Thimoros et il fit forger un masque par Meno pour lui cacher la cicatrice."
"Et que pourrais-tu dire de Phaïtos, le troisième de la triade?"
Un bref frisson parcours mon échine jusqu'à ma nuque au souvenir de ma première rencontre avec la divinité dans son propre domaine.
"Il est le maître des Enfers, le dieu des morts. Il serait né avec Thimoros et son attribut est un corbeau."
"C'est tout?"
"Non, il n'est le maître d'aucun élément. Mais on l'associe aux fluides d'ombre."
"Passons à Thimoros, tant que tu en parles."
"Le chaos, la destruction, la souffrance et le mal. Mais aussi l'obscurité. Il est celui qui conduisit les premiers Gardiens à se tuer, il est celui qui créa la guerre sur Yuimen. Il est celui qui a provoqué les premières guerres entre les Dieux. Il est le frère de Phaïtos, son symbole est un scorpion... A la fois fourbe et mortel."
"Il est tout ça, mais n'oublie pas qu'il est nécessaire à l'équilibre du monde... et que toutes les souffrances du monde ne sont pas dues à lui, mais sont aussi la conséquence des actes des mortels."

Elle me laissent un peu méditer sur ces sages paroles avant de reprendre son interrogatoire. Elle matérialise devant moi huit feuilles, fruits, morceaux d'écorces et fleurs.
"Voilà, lie chaque élément ensemble. Une feuilles, un fruit, une écorce et une fleur appartenant au même arbre, et nomme l'arbre."
(Ca c'est une épreuve pour moi!)

Sans hésiter, je regroupe le morceau d'écorce lisse et grise avec une grande feuille verte émeraude, un fruit bleu saphir de la taille d'un creux de main, une fleur d'un rouge rubis en un tas. Ce sont sans aucun doute les attributs d'un lanurme qui pousse dans les forêts chaudes et humides de l'Imiftil.
Je regroupe aussi la feuille grise avec le petit fruit rouge et la fibre verte. Je choisis pour aller avec une petite fleur bleu claire, c'est en effet celle du Slivis, une plante qui pousse dans les grottes du Nosvéris.
Je fais de même avec les feuilles, fleurs et fruits pourpres avec l'écorce fines brunes du Snaria. Ainsi qu'avec l'ensemble des attributs de l'Athalasmë, du Marmùran, du Kimflier...

Les huit derniers éléments me rappellent quelque chose, sans que je puisse savoir ce que c'est réellement. Les petites baies bleues m'évoquent quelque chose de malsain, mais je ne parviens pas à savoir quoi exactement. Avec un grognement, je décide de céder et de retourner à la bibliothèque... A nouveau, un livre, un herbier d'ailleurs, me tombe dans les mains.
(Herbier de Verloa.)
(Voilà qui explique déjà pour quoi je connaissais pas ces plantes.)
Je reviens avec le livre jusqu'à la table et parcours le sommaire :
(Classification par écorce page 2, classification par fleur page 4, classification par fruit page 6, classification par feuille page 8,)
(Stop!)
Je tourne rapidement la page et commence à parcourir le texte :
(Ecorce grise, fleurs à 3 pétales ou moins page 8, fleurs à 4 pétales page 9, fleurs à 5 pétales page 10, fleurs à 6 pétales page 11, fleurs à 7 pétales ou plus page 12. Ecorce bleue, fleurs à 3 pétales ou moins page 13, fleurs à 4 pétales page 14, fleurs à 5 pétales page 15, fleurs à 6 pétales page 16, fleurs à 7 pétales ou plus page 17. Ecorce brune, fleurs à 3 pétales ou moins page 18, fleurs à 4 pétales page 19, fleurs à 5 pétales page 19, fleurs à 5 pétales page 20, fleurs à 6 pétales page 21,...)

J'arrête ma lecture-là et me penche à nouveau sur les éléments confiés par la déesse. J'ai donc une écorce bleue claire et une écorce rouge sombre. Je vais donc commencer par lier l'écorce bleue aux fleurs pour respecter la hiérarchie de l'index. L'une fleur est d'un bleu pâle a 7 pétales, l'autre une fleur rouge vif à 4 pétales. Je reprends mon livre alors et cherche dans les écorces bleus
(Ecorce bleue, fleurs à 3 pétales ou moins page 13, fleurs à 4 pétales page 14, fleurs à 5 pétales page 15, fleurs à 6 pétales page 16, fleurs à 7 pétales ou plus page 17.)
Je feuillette alors plus loin dans le livre, direction page 14. Je la trouve sans difficulté et là, c'est un nouveau tableau qui m'attend:
(Ecorce bleue, fleurs à 4 pétales, fleurs bleue page..., fleurs rouge page..., fleur verte page...)
A nouveau, je feuillette vers la bonne page où je trouve plusieurs illustrations des fleurs. Mais aucune ne ressemble à ma petite fleur rouge. Je retourne donc à mon index par écorce.
(Ecorce bleue, fleurs à 3 pétales ou moins page 13, fleurs à 4 pétales page 14, fleurs à 5 pétales page 15, fleurs à 6 pétales page 16, fleurs à 7 pétales ou plus page 17.)
A nouveau, je feuillette, direction la page 17, où je trouve mon tableau.
(Ecorce bleue, fleurs à 7 pétales ou plus)
(Ca va, j'avais compris...)
Si ça suit l'ordre précédent, les fleurs bleus devraient être les premières, ce que me confirme l'obsédante petite voix freluquette qui sort de cet ouvrage. Je tourne les pages jusqu'aux illustrations que je cherche.
(Là voilà! La troisième fleur.)
(Fleur de Swaritia. Voir Swaritia, page 82)
(Enfin!)
Je saute directement en page 82, à la recherche de ma plante à l'écorce et à la fleur bleue. Je la trouve, comme me confirme la voix.
(Swaritia, petit arbuste qui pousse sur les flancs de la montagne de l'Ouest. Ses feuilles, courtes, coupantes et grises contrastent avec son écorce bleue variant du pâle à la couleur saphir. Ses petites baies blanches sont craints de nombreux magiciens, il s'agit d'un puissant absorbeur de fluide. Elles se teintent d'ailleurs en fonction du fluide. Elles étaient utilisés par des chasseurs de fluides élémentaires qui parvenaient à bloquer un fluide dans les baies juste en approchant une grappe de fruit. C'était d'ailleurs une des premières solutions pour déplacer des fluides avant qu'on sache comment les emprisonner dans des bouteilles. Mais à cause d'une trop grande utilisation, l'arbre a disparu des terres de Nirtim, Nosvéris et Naora où il était surexploité.)
(D'accord, rien que ça... C'est donc ça qu'on nous a fait manger avant de nous mettre en prison...)
Je regroupe rapidement les feuilles grises, la baie blanche avec l'écorce bleu et la fleur bleu pâle.
(Swaritia.)

Me plongeant dans le livre, je retourne à la recherche de l'écorce rouge et de la fleur rouge à quatre pétales. Je sais désormais qu'il y a avec une feuille bleue rugueuse d'un coté et duveteuse de l'autre et un fruit de la taille d'une très grosse pomme d'une couleur verte. J'ai bientôt ma réponse:
(Ernessia. Plante propre à Verloa. Pousse dans la grande forêt du centre, non loin de la zone des sables mouvants. Ses feuilles bleues sont utilisées comme un anti-venin si on la place face rugueuse contre la morsure. La feuille se teintera alors de gris tandis qu'elle absorbera la substance toxique animale. Les fruits, en accord leur grande taille et leur couleur évoquant les pommes est extrêmement nourrissante. C'est la raison pour laquelle on les appelle "pommes à pain".)
(si j'avais su... On aurait manger au moins là-bas...)
Je nomme alors à haute voix les dernières plantes sur la table avant d'aller ramener le livre. Là, je manque de lâcher un petit cri, la bibliothèque, reprenant le manuel vient de disparaître dans un "plop". Soupirant, je retourne vers la table, espérant qu'il ne reste plus dix questions, sinon je serais mal...

"Dernier lot de question. Tu vas me dire pour chaque graine que je vais citer : en combien de jour elle pousse, si on doit la transformer en graine ou en poudre, le nombre de graines qu'elle donnera pour 100 graines plantées, ainsi que sa terre de prédilection."
"Ca devrait aller."
"La Sitehar?"
"Pousse en dix jours, se transforme en poudre, donne 120 graines, pousse en terrain argileux."
"La Kyria?"
"Pousse en huit jours, se transforme en poudre, donne 150 graines,pousse en terrain argileux."
"Le Creios?"
"Pousse en 12 jours, en terre rocailleuse, se transforme en poudre, donne 130 graines."
"C'était 120, mais bon. Eldoya?"
"Pousse en 11 jours, utile uniquement en potion, en terre argileuse. Donne 2 fois plus de graines."
"Maintenant, donne-moi le point commun entre le Reolriss et le Liestol?"
Je songe en souriant au fruit que je dévorais entre deux épreuves.
"Les potions qu'on en fait rendent de l'énergie magique."
"Bien... On s'en arrête là."

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Mer 9 Déc 2009 23:20 
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L’avatar est souriant, et s’efface peu à peu. Les réponses que tu avais données étaient excellentes. Cependant, tandis que l’autel s’allume et que l’air doux se dissipe, tu regrettes cet air curatif. Cependant, la réussite de cette nouvelle épreuve est acquise et tu ne peux que te délecter une nouvelle fois des denrées en attendant l’arrivée d’une nouvelle épreuve.

A l’arrivée de celle-ci, tu sens la terre trembler et le sanctuaire vibrer d’une puissance infinie. La magie qui se dégage alors est telle que tu comprends que cette épreuve est ton épreuve. C’est l’épreuve de ton Dieu, l’épreuve majeure de cette ordalie. La seule qui peut te faire frémir, car l’échec t’obligerait à renier tes croyances. L’unique obstacle assez haut pour t’empêcher d’accéder à cette proximité tant convoitée avec la Terre.

Tu veux te rapprocher de ton Dieu mais pourtant, il n’apparait pas tout de suite, ni l’avatar sortant du dernier autel encore éteint. Une apparition fantomatique pourtant s’imprime sur ta rétine, et tu te vois, avant ta nomination de Gardienne. Mais ce spectre se fait de plus en plus réel, et tu vois finalement une autre Lothindil en chair et en os. La Lothindil du passé.

Après un instant, Yuimen semblable à celui que tu avais quitté avant l’ordalie apparaît. Il se tourne vers toi, et dans un ton impérieux qui ne laisse pas penser à la contestation, il déclare :

« Lothindil, tu es désormais moi. Tu tires ton essence de ma puissance. Pour cela, je ne te demande qu’une chose, abandonner ton ancienne vie pour ne te consacrer qu’à mon rayonnement. Tu dois pour que je te sacre, tuer ton ancienne toi… Bonne chance »

Et là, il s’éclipse, prenant forme d’avatar tandis que l’autre Lothindil te regarde, triste, tout en sortant ses armes, prête à t’affronter jusqu’à la mort…

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 Sujet du message: L'Epreuve de Yuimen
MessagePosté: Dim 13 Déc 2009 18:42 
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Dans un sourire, l'avatar de Gaïa s'éloigne et vient faire briller une douce lumière sur sa place. L'air doux et reposant s'éloigne en même temps, comme aspiré par l'autel. La fatigue me prend à nouveau, la nuit blanche passée sur le toit du sanctuaire commence à peser sur mes épaules éreintées. Je cherche de l'énergie dans la nourriture, mais mange sans en avoir réellement l'appétit. Je regarde sans vraiment voir la dernière stèle non-éclairée, celle de Yuimen et de la terre. Je redoute cette épreuve plus que les autres, maintenant qu'elles sont finies. Je sais que Yuimen, sans être un Dieu sadique, n'est pas un tendre et qu'il désirera m'éprouver pour que je lui prouve tant ma foi que mon courage et ma force.

N'ayant plus envie de manger, je décide d'utiliser le temps qui m'est imparti pour me reposer, ne serait-ce qu'un minimum pour avoir l'esprit le plus clair possible. Je me pose en courte méditation, ne dormant que d'un oeil et d'une oreille, comme j'ai dû l'apprendre pour survivre dans les milieux hostiles.

J'ai l'impression de ne pas avoir eu le temps de récupérer réellement que je me fais sortir de mon état par un délicat tremblement de terre, aussi doux que la main d'un père éveillant son enfant profondément endormi. J'ouvre les yeux, détendue malgré tout, et sent tout autour de moi des fluides de terre envahissant l'air de leurs présences. Mon coeur se met à tambouriner et je me redresse de toute ma taille. Sur mon bras, je sens un picotement qui va de mon poignet à mon coude, je sais qu'il s'agit du tatouage que Yuimen m'a fait au moment de me sacrer.

Je m'écarte de la table et revient proche des marches qui montent au sanctuaire même, là où j'étais quand Yuimen est venu me parler au début de l'ordalie. Mais Yuimen ne vient pas... Seule une forme fantomatique qui m'est étrangement connue se révèle à moi, s'épaississant sous mes yeux. Je retiens un cri en me voyant apparaître sous mes yeux. Je me ressemble, sans être identique. La tristesse envahit les yeux de mon autre moi. Ce n'est pas moi, c'est l'image de moi quand je suis arrivée sur Nyr'. Je sens la puissance émané de ce corps qui n'a rien de faux.
(J'ai aussi cette tâche proche de l'oreille?)
(Oui... Par contre, tu aurais pu me dire que les plumes de ma queue ressemblaient à rien non?)

Surprise par la remarque, j'aperçois aussi une version miroir de ma faera, à coté de l'autre Lothindil. Je n'ai pas le temps de penser à une quelconque remarque à ma faera que Yuimen apparait, majestueux, sa cape de feuille sur le dos:
« Lothindil, tu es désormais à moi. Tu tires ton essence de ma puissance. Pour cela, je ne te demande qu’une chose, abandonner ton ancienne vie pour ne te consacrer qu’à mon rayonnement. Tu dois pour que je te sacre, tuer ton ancienne toi… Bonne chance »
Son ton n'accepte aucune réponse ou contestation, ce qui m'agrée parce que je ne vois rien à y redire.

Mon image, en revanche, semble moins encline que moi à accepter un ordre de cette nature et c'est avec un soupçon de tristesse dans les yeux qu'elle dégaine. Nouvelle surprise, ce n'est pas ma lame de cristal qu'elle porte, mais celle sauvage que j'ai laissé sur le corps du golem de fleur. Une nouvelle différence, c'est qu'elle n'est pas accompagnée d'Astinor.
(Même Yuimen n'aurait pu forcer Astinor à lutter contre sa propre image. Maintenant, c'est chacun pour soi. J'ai aussi un combat à mener!)

Plus encore que moi, Lirelan semble impatiente d'en découdre avec son image. Mais, stupeur, ce n'est pas une pie qui s'élance, mais une créature entre le chat et le renard sans être ni l'un, ni l'autre.
(Bonne chance, Anouar!)
Le nom m'est venu instinctivement, j'ignore pourquoi, mais je sais en cet instant précis que c'est son nom à elle.
(Bon courage, Gardienne de Yuimen!)

Je vois sans étonnement ce coup-ci, le corps de mon image se couvrir de poil de la tête au pied. C'est une habitude désormais chez moi, mais il est temps pour moi de rompre avec toutes les traditions. Si je ne me trompe pas, mon moi a encore des chances d'avoir peur de l'eau, et de l'eau j'en ai à portée de main, il suffit d'aller la chercher. Courant vers l'extérieur du sanctuaire, je l'incite à venir me poursuivre.
"Ainsi, tu n'es qu'une lâche!"

Je sais qu'elle ne me laisserait pas partir, je n'ai jamais laissé un ennemi s'enfuir devant moi et il y a peu de chance qu'elle pense autrement. Les fuyards n'ont pas à vivre, la honte est pire que tout. Elle commence à appeler les plantes pour me stopper, comme je l'ai fait de nombreuses fois, mais je connais la faille de ce plan, Nuilë me l'avait montré.
"Naïrchi Metrais Tourass Meiran."

Comme je pouvais le prévoir, les plantes s'écartent sous mon ordre sylvain. Cependant, je m'arrête, pilant net et faisant un rapide demi-tour, mon bâton pointé vers le haut du sanctuaire. La conscience de la magie druidique semble prendre forme à cet instant précis où je pousse les plantes à rompre le bol de verre de Moura tel un jet de lumière verte liquide.
"Attaquez!"
Je vois mon autre moi parvenir à regrouper à la hâte un bouclier de plantes qui lui permet de se protéger des nombreux éclats de verre, mais plus difficilement des plantes qui l'assaillent et encore moins de l'eau qui la trempe et la jette au sol.

Elle se redresse difficilement et je profite du court temps de répit pour me jeter ardemment sur elle, cherchant à concentrer mon ki dans mon bras avant de l'expulser le long de ma lame.
(Astinor! Chasse!)
Mon attention est brusquement détournée par une pie qui traverse mon champ de vision suivi d'un bête rousse. Ce bref évènement suffit pour que mon adversaire lance une faille sous mon pied, me faisant trébucher dans un cri de douleur.
(Lothi! Ca va?)
(Occupe-toi de ton image!)
Je ne parviens à esquiver le coup d'épée que d'une brève roulade qui me fait dégager mon pied de la terre, y laissant ma chaussure. Je contre-attaque immédiatement en plantant mon bâton en terre droit vers mon passé. Je relâche alors brusquement mes fluides, concentrant ma puissance sur mon attaque et sur la terre. La terre tremble, sursaute et évacue sa rage, propulsant mon passé au sol. Je ne peux m'empêcher de songer à la douleur qu'elle doit ressentir en cet instant et regrette presque mon action. Ce regret ne dure qu'un temps et s'arrête aussi brutalement que le choc de l'épée arrêté de justesse par mes bracelets naturels forgés sur Nyr' à quelques pouces à peine de mon visage.
"Tu espères me tuer?"
"Crois-tu vraiment que tu peux vaincre ton passé?"

Je n'avais pas prévu une attaque en traître comme celle-là. L'image de ma faera semble posséder les mêmes pouvoirs que la vraie et vient projeter dans mon esprit mon esprit, l'image de ma soeur, le visage de mon père, son corps dans les enfers, me rendant vulnérable aux coups de mon image, bien réels eux. Petit à petit, une autre représentation parvient à surpasser les autres, celle du sacre dans le temple de Yuimen.
"OUI! JE LE CROIS!"

Sans l'avoir vraiment voulu consciemment, mon épée se pointe vers ce que je fus et mon ki n'est arrêté par rien ni personne. Je déchaîne alors une puissance, jamais je n'avais eu à l'utiliser en combat auparavant. La dentelure récente d'Astinor vient mordre les chairs, traversant le bouclier de végétaux tels les crocs d'une panthère déchirant sa proie. Mon autre moi semble surprise, mais son visage reste de marbre malgré une douleur que j'imagine être intense.
(Lirelan, parasite son esprit!)
(Je ne peux pas!)
(Mais pourtant sa faera...)
(Plus tard!)

Bien décidée à m'achever, mon double est déjà sur moi, brandissant mon ancienne épée. J'évite ses coups, je connais ses techniques et elle connait les miennes. Je sais que mon pur savoir ne peut vaincre le sien, mais celui d'Astinor qui est bien plus ancien encore que le mien le peut. Je confie à mon épée la responsabilité de mon bras, m'occupant du reste de mon corps.
"Chasse pour moi Astinor. Chasse comme Yuimen te l'a demandé!"
Je sais mon épée tenue par une promesse aussi forte que la mienne et je la sens vibrer et réagir avant de pousser un hurlement qui n'a rien de félin, celui d'un loup qui part en chasse, appelant sa meute. Mes coups se font plus précis, mais aussi plus variés, ne se contentant plus de frapper verticalement, mais prenant des trajectoires plus improbables. Cependant, la technique me met plus souvent en danger, rompant une garde peut-être trop prudente et pas assez téméraire. Je frappe plus, mais elle aussi. Sa peau se régénère, tout comme la mienne, le combat n'est pas fini.
Puis soudain, un brusque jet d'or se produit, tel les fusées d'artifices du Naora, mais étrangement plus puissant. Je me détourne pour voir ce qui a provoqué le phénomène, attiré par la même curiosité, mon autre moi fait de même. Lirelan vient de vaincre son image qui a explosé dans une gerbe d'or, la colorant de la même manière. Désormais, elle ressemble à un chat doré muni d'une longue traîne d'étoiles qui se dirige droit sur nous tel un phénix des vieilles légendes, mais avec un corps félin et non aviaire.
(Attaque! maintenant!)

J'ignore à qui était destiné le message, si c'était pour Astinor ou pour moi, mais le résultat est le même. D'un même geste, nous nous tournons et ma lame pénètre en profondeur dans le corps de mon adversaire, lui arrachant un hurlement surpris tandis qu'elle est toujours en contemplation de la nouvelle forme de ma faera. Elle se retire de ma lame et cherche à m'envoyer un dernier sort, mais celui-ci manque de conviction et je tranche les plantes qu'elle m'envoie au visage d'un simple coup d'épée. Son corps meurtri par la dernière offensive rompt sous l'effort du sort et elle tombe à genou, son tatouage éteint.

"La puissance n'est pas la seule voie. L'adresse et la concentration le sont tout autant!"

Je ferme alors les yeux et dirige mentalement les plantes vers celle qui fut moi jusqu'à l'étendre au sol, la paralysant de plantes, mais sans la tuer. Je m'agenouille alors, ignorant mes propres plaies et lui ôte la réplique des deux bagues qu'elle porte aux mains, connaissant leur puissance. J'encourage doucement les tiges à me restituer l'épée que je plante derrière sa tête avant de la bâillonner.

Je me retourne vers le sanctuaire, non sans garder un oeil sur ma proie qui se régénèrera petit à petit.

"Tu me pardonneras Yuimen, mais je ne veux tuer mon passé pour te servir. Je peux le dominer, je peux l'utiliser pour te servir. Tu es le Dieu de la vie, tu m'as permis que mon passé me régénère. Permets que mon passé m'apprenne la miséricorde."

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Lun 14 Déc 2009 23:21 
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Lorsque tu prononce tes paroles à l’encontre de Yuimen, il paraît un instant contrarié mais il finit par t’accorder ta demande. Il va allumer son autel, bouclant ainsi le cercle de flammes qui met un point final à ton sacre, à ton ordalie. Tu entends même un murmure venant de la Terre qui te dit :

« Tu t’es donné à moi et je t’ai donné mon essence, si j’ai exigé cette épreuve, je t’accorde le droit d’épargner la vie de ton ancien toi… Mais fais attention, Gardienne ! »

Alors tout s’estompe, plus rien ne donne au lieu un effet qui pourrait t’indiquer la suite des événements. Tu te retrouves simplement au milieu de ce cercle de feu, observant les cieux alentours et respirant la douceur de l’air. Les minutes passent et rien ne vient, aucune nouvelle épreuve mais aucune récompense. Le temps passe, tout simplement.
C’est à cette pensée que tu comprends finalement ce qui se passe, c’est l’épreuve de Zewen qui va commencer car lui seul domine tout. Il est le seul sur lequel aucun des Dieux n’a d’accroche. Il est le seul dont le pouvoir n’est jamais remis en cause. Le temps détruit tout, crée tout, fait tout ce qu’il veut. Le temps est, et personne n’y pourrait rien.

C’est alors que tu comprends que l’on attend simplement que tu comprennes car toutes les flammes ont grandies et s’élèvent vers le ciel. Lorsque tu lèves la tête, tu vois alors que le grand symbole sur le plafond du sanctuaire est en réalité le dernier autel à allumer. De celui-ci, l’avatar de Zewen est apparu, et il te fait un clin d’œil lorsque tu l’aperçois avant de s’estomper. L’épreuve va commencée maintenant que tu sais.

Lorsque tu clignes les yeux une nouvelle fois, tu découvres alors un spectacle effrayant car très subit. Le feu des autels s’est répandu et il forme désormais un mur infranchissable, même s’il est étrangement sans chaleur. Aux quatre points cardinaux du cercle formé, il y a une alcôve avec un animal : Un cheval, une vache, une grenouille et un chimpanzé. Ils ont tous la taille de t’engloutir littéralement dans leur bouche et semblent d’ailleurs très enclin à t’accueillir dans leur bouche.

De plus, au milieu de ce phénomène étrange, un gigantesque colosse de pierre apparait au centre de la pièce. Il est très agressif et semble beaucoup t’en vouloir. Tu vois bien que face à pareille entité, tu n’as pas encore une once de chance de victoire en corps à corps. Tu ne pourras rien faire. Il te faut donc fuir et tu entends dans ta tête, une phrase essoufflé :

« Un seul animal sera ton salut, mais seul le temps et la mémoire te donnera la solution. »

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Jeu 17 Déc 2009 01:14 
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Yuimen semble un instant contrarié de ma décision d'épargner la vie de mon autre, cependant, il m'accorde finalement la réussite de mon épreuve, à mon grand soulagement. Je soupire, heureuse.
(C'est fini?)

Autour du sanctuaire, le cercle de flamme s'est achevé, ne laissant plus que la place de l'escalier que je gravis.

"Tu t’es donné à moi et je t’ai donné mon essence, si j’ai exigé cette épreuve, je t’accorde le droit d’épargner la vie de ton ancien toi… Mais fais attention, Gardienne !"

Dans ma besace, juste après ces mots-là, quelque chose semble vibrer, comme un appel à fouiller mon sac. Ne voyant rien bouger parmi le sanctuaire, je prends le temps d'y jeter un coup d'oeil tout en grignotant un des fruits laissés sur la table. Le livre que Yuimen m'a remis brille d'une légère lueur.
(Ouvre-le.)
Anouar est venu me rejoindre et attendait manifestement mon action. Je suis donc son ordre et tombe sur une page qui brille quand je la touche. Un texte, rédigé d'une plume nette orne la feuille de cuir fin. Je ne connais pas la langue dans laquelle c'est écrit, mais une chose est certaine, c'est que ce n'est point du Sindel et que, pourtant, je le comprends sans la moindre difficulté.

"Elle ne pût jamais tout au long de sa vie se séparer de ses souffrances et de ses haines du passé. Tout en respectant la vie plus que tout autre chose, ayant perdu sans doute trop de proches pour savoir à quel point la perte d'un être cher peut chambouler la vie d'un enfant, elle avait cherché durant de nombreux temps à se venger de ceux qui l'avait fait souffrir. Son passé lui avait déchiré le coeur, le laissant béant tant pour accueillir le bien que le mal.

Elle avait refusé de laisser son passé reposé derrière elle, croyant qu'elle l'avait dompté et qu'il était sa force. Mais cette force était sa plus grande faiblesse. Elle cherchait la puissance de Yuimen non pour ce qu'il était, mais pour la vengeance qu'elle lui permettrait d'accomplir par le futur... Cependant, elle était certaine de le faire pour Yuimen et pour sa gloire, mais son passé revenait toujours au premier plan."


Sur l'autre page, en lettre d'or, une simple phrase dans cette même langue. La ligne brille de plus en plus tandis que je la regarde avant de se fondre en moi pour venir s'imprimer dans mon cerveau:

"Si vous laissez la porte du passé entr'ouverte, elle ne demandera qu'à s'ouvrir."

"Qui est-elle?"
"C'est ce que le livre, rédigé à partir de mes souvenirs va t'apprendre. Tu auras besoin de comprendre ton adversaire pour mieux l'affronter."

Je clos le livre et le range avec précaution dans mon sac, puis je me retrouve à attendre... Les Dieux ne semblent ni enclin à me laisser simplement partir, ni à me donner une épreuve, ni à me donner une récompense d'ailleurs. Alors j'attends, je reste là à attendre tout simplement, mais attendre quoi? Je prends le temps d'observer chaque symbole et autel, cherchant un signe d'une quelconque présence ou un simple signe sur ce qu'il m'est permis de faire ou non. Le jour semble prêt à monter et à décliner, mais rien ne semble vouloir bouger. J'en viens à observer la fresque au-dessus de ma tête, elle semble faite pour rappeler que le temps passe inlassablement sur les éléments et les choses.
(Nom d'un silnogure! Comment ai-je pu oublié Zewen et le temps!)
Obnubilé par le cercle des flammes des éléments répartis tout autour de moi, j'en avais oublié le temps qui s'écoulait en permanence pendant que je parcourais le petit bout de vie de Leona en essayant de comprendre les implications pour ma propre vie.

En fait, ce n'était pas moi, mais les avatars qui patientaient manifestement, maintenant que j'ai compris ce qui va m'arriver pour la suite, les flammes s'élèvent brutalement. (Les dieux aiment toujours autant les effets pyrotechniques...)
(Pyrotechniques?)
(Chut, regarde!)

Je lève alors les yeux et vois briller un symbole au coeur de la fresque. Je viens de comprendre que c'est un sablier qui est représenté là et qu'il attend sans aucun doute une nouvelle flamme. L'avatar de Zewen me fait un clin d'oeil avant de disparaître. Je cligne moi aussi des yeux, sous la lumière des flammes intenses.

Changement brusque. Il me faut une poussière de seconde pour réaliser que je suis toujours dans le sanctuaire, mais que la situation n'est plus spécialement la même. Les flammes forment désormais un mur de couleurs infranchissable, sans pour autant être brûlant. Il est même en réalité assez froid, mais je n'ai guère envie d'essayer de le traverser. Quatre animaux sont aux quatre points cardinaux : un cheval, une vache, une grenouille et un chimpanzé. Leur taille est pour ainsi dire, exagérée. En fait, ils pourraient m'avaler sans aucune difficulté s'ils ouvraient un peu leur bouche, le plus inquiétant est qu'ils n'ont l'air de n'attendre que ça.

En fait non, le plus inquiétant c'est plutôt le colosse de pierre au centre de la pièce qui semble vouloir ma peau ou à défaut un bon pâté avec ma chair.
(Tu crois qu'on peut se le faire?)
(Il aurait la moitié de sa hauteur, ça serait possible...)
(Donc, il va falloir s'enfuir je suppose?)

Un bref murmure dans mon esprit m'apporte ce qui devrait être un indice:
« Un seul animal sera ton salut, mais seul le temps et la mémoire te donnera la solution. »

(Il veut dire quoi là?)
(Que t'as dû recevoir un indice, sans doute depuis ton passage chez Yuimen pour savoir l'animal...)
(A part un fou croisé avec mon père et les 9 épreuves, y a pas eu grand chose...)
(Mais oui! Le fou!)
(Ouais, mais vas-y... il disait quoi encore?)
(La sortie est dans celui qui gobe!)

Ma réaction est immédiate. Je file sous les jambes du colosse trop gros pour moi et Astinor et fonce à moitié à quatre pattes droit vers la grenouille géante.

"Sors-moi de là, grenouille... Mange-moi, prends-moi dans ta gueule, sur ton dos ou tu veux... Mais fais-moi sortir loin de ce colosse!"

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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Dim 20 Déc 2009 16:57 
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Inscription: Jeu 30 Oct 2008 16:52
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Localisation: Entre le voile de la réalité et votre vie, prête à corriger vos erreurs...
A ta demande la grenouille énorme ouvre sa gueule béante et te gobe carrément, t’emportant à travers la puanteur de ses intestins. Cependant, quelques secondes plus tard, tu te retrouves projetée au sol, tu es revenu , certes visqueuse, à ton point de départ.

Cependant, le sanctuaire est désormais vide, ouvert comme avant. Les autels autour de toi son éteints et tu ressens comme un manque l’absence de la puissante magie des Dieux. Ils sont partis, tous ayant terminés leur tâche. Au bout d’un instant, tu vois qu’il n’en reste qu’un, Yuimen, sous sa forme habituelle. Après t’avoir couvé d’un regard paternel, il finit par s’avancer vers toi et se mettre à ton niveau, au sol. Il entame un petit monologue :

« Bravo Gardienne, tu as brillamment réussi cette étape, je crois que cette fois, je n’ai pas fait d’erreur dans mon choix. Les dieux t’accordent le droit d’atteindre une plus ample maîtrise de la magie. Ce chemin est dangereux car il te mènera vers la pureté du fluide, vers la divinité. Ce chemin rend fou à qui n’est pas préparé et à celui qui se précipite. Prends ton temps Lothindil, tu n’en seras que meilleure. Pour l’instant, tu as méritée ceci : cette graine. Lorsque tu t’en sentiras physiquement prête, tu l’avaleras. Le choc sera brutal, mais elle t’accordera une plus grande ouverture aux fluides de terre. Sois en digne. »


Il s’arrête un instant et fait apparaître entre ses mains une graine tout bleu de la taille d’une gélule. Il te la tend. Ensuite, il sort une petite branche qu’il glisse entre tes doigts. Il ajoute :

« C’est une branche d’Orme dont les pouvoirs sont stupéfiants… Je t’en laisse prendre soin, elle te sera très utile. C’est mon présent pour ta réussite. Va à présent. »

Et il s’éclipse dans un coup de vent, te laissant seule au milieu de ce sanctuaire fantastique. Lorsque tu en sortiras, tu retrouveras un garde silencieux, prêt à t’accompagner à travers la ville volante.

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Quatrinette pour les intimes, n'hésitez pas à poser des questions, je suis là pour y répondre ;)
Merci à Itsvara
Et surtout, bon jeu à tous !


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 Sujet du message: Re: Le sanctuaire des Dieux
MessagePosté: Lun 21 Déc 2009 00:36 
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Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2608
Localisation: Quête 30 : Fan-Ming
La grenouille répond immédiatement à ma demande et sort sa grande langue gluante. Elle m'attrape telle une mouche et me met à l'abri au moment même où le golem, manifestement pas heureux abat son arme à l'endroit où j'étais... Je ressens pour la première, et j'espère la dernière fois, ce que ressent une mouche qui vient de se faire gober par une grenouille affamée. L'endroit est sombre, mais surtout très gluant. Il me faut beaucoup d'efforts pour parvenir à rester à la surface de ce qui semble être un liquide. Même si l'instant me semble être une éternité il ne dure en réalité que quelques secondes avant de me retrouver dans un état collant, déplaisant comme engluée à mon point de départ, le centre du sanctuaire.

Pendant une poussière de seconde, j'ai l'impression d'avoir échoué et je me redresse, l'arme au clair à la recherche du golem. Mais il est nulle part, les flammes se sont éteintes elles aussi et l'absence des Dieux m'étonne et m'inquiète.
(C'est fini maintenant. Ôtes un peu de ce flux gastrique avant l'arrivée de Yuimen.)
(Lirelan!)
(Non, Anouar...)

La petite créature orangée est de retour elle aussi.
(Pourquoi?)
(Je t'expliquerais plus tard, Lothindil!)

Je me décrasse rapidement, ôtant le liquide poisseux issu de l'amphibien qui orne mes vêtements. J'ai à peine fini que je vois Yuimen, assis simplement sur sa stèle, son regard paternel posé sur moi.
(Depuis combien de temps est-il là?)
(Sans doute depuis ta sortie de grenouille, mais il a dû juger préférable que tu te dégages d'abord de ce truc visqueux.)

Il se lève et s'avance vers moi, s'agenouillant auprès de moi, se mettant à ma hauteur.
"« Bravo Gardienne, tu as brillamment réussi cette étape, je crois que cette fois, je n’ai pas fait d’erreur dans mon choix. Les dieux t’accordent le droit d’atteindre une plus ample maîtrise de la magie. Ce chemin est dangereux car il te mènera vers la pureté du fluide, vers la divinité. Ce chemin rend fou à qui n’est pas préparé et à celui qui se précipite. Prends ton temps Lothindil, tu n’en seras que meilleure. Pour l’instant, tu as méritée ceci : cette graine. Lorsque tu t’en sentiras physiquement prête, tu l’avaleras. Le choc sera brutal, mais elle t’accordera une plus grande ouverture aux fluides de terre. Sois en digne. »

Je prends alors la graine bleue, le coeur battant. Les mots qu'il m'a dit résonne dans mon esprit ainsi que plein d'autres qu'il m'a dit il y a si longtemps. Mon coeur n'a pas oublié lui et c'est mon serment qui me revient...
"Je le dis haut pour que les Arbres et la Rivière l'entendent et s'en souviennent, si je l'oublie. Je dis, moi Lothindil, que désormais je serai liés à Yuimen et à la nature et à eux seuls. Telle est ma Parole, ma Parole qui ne m'appartient plus. Mais je n'ai pas oublié le serment, car il est gravé au fond de mon coeur."

Il me tend alors une brindille sorti de nulle part qu'il glisse entre mes doigts, auprès de la graine bleue.
« C’est une branche d’Orme dont les pouvoirs sont stupéfiants… Je t’en laisse prendre soin, elle te sera très utile. C’est mon présent pour ta réussite. Va à présent. »

A peine a-t-il prononcé ces mots qu'il s'évapore dans un coup de vent, me laissant seul au milieu du sanctuaire à présent vide et calme.
(Qu'est-ce donc?)
(Une des arcane... L'arcane d'orme-Chétive, Lothindil!)
(Et ?)
(Elle te permettra d'appeler les plantes à distance...)
(Pratique...)
(Il est temps d'y aller!)
(Tu viens dans ma capuche?)

Sautant du sol à la capuche de ma cape, Lirelan vient se blottir contre le tatouage de ma nuque. Je prends ma besace et range l'arcane et la graine de mana dans une poche de ma cape. D'une main distraite, je caresse Astinor dans son fourreau avant d'attraper mon bâton magique et de quitter ce sanctuaire. Je suis épuisée et j'ai envie de retrouver mon père au plus vite. Je traverse le jardin et croise le nain de l'épreuve de Valyus qui me salue d'un air poli en jouant avec une bourse remplie de mes yus. Je vois au loin le jardin de Yuia que j'ai crée, me demandant si elle pensera à moi en venant s'y reposer un jour prochain au coucher du soleil. J'arrive à la porte d'entrée où j'ai croisé l'elfe doré pas tout à fait fou qui m'a finalement sauvé la vie, en me demandant si je me serais retrouvé dans un état semblable à lui si j'avais choisi un autre animal, mais j'interromps mes réflexions en voyant mon père qui m'attend, un tatouage brillant sur son bras nu... Le tatouage d'un arbre et d'une longue tige de lierre...

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