L'Univers de Yuimen


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 Sujet du message: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Mar 25 Aoû 2009 14:35 
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Le territoire autour du monastère


Tout autour du monastère où vivent en masse les Soeurs de Selhinae se trouve un grand territoire au climat assez chaud. Il n'y a pas de petit village ni de petite maison isolée, car patrouillent régulièrement les gardiennes du territoire pour chasser les intrus. Il y a pas mal de végétation, avec même une forêt au Sud Ouest du territoire, et au nord ouest, c'est la montagne qui s'étend. Toute la partie Est est constituée de plaines, et il y a un cours d'eau au Sud Est, donnant directement sur le Delta où se trouve le monastère et ses deux colines. Il y a aussi les rives d'un grand lac au nord est.

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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Sam 14 Nov 2009 21:26 
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La petite Liz te fixe quelques secondes, comme pour vérifier que tu es effectivement prête à affronter ce qui t'attend dehors, puis hoche la tête. Te faisant signe de la suivre, et de ne plus parler, elle passe finalement la porte et avance de quelques pas prudents en dehors du monastère. Son air figé témoigne de son intense concentration. Décidément, elle ne semble pas tenir à rencontrer quelques unes de tes anciennes petites amies! Soudain la voilà partie, vive et silencieuse. De légères enjambées la font longer le mur d'enceinte, avant de la faire pénétrer dans un petit bosquet, relativement à couvert.

Et vous continuez à vous éloigner du monastère ainsi, progressivement, par à-coups. Liz, bien que totalement absorbée par sa tâche, jette néanmoins des coups d'oeil dans ta direction de temps en temps pour voir si tu suis le mouvement. Le trajet semble se passer sans encombres, et vous avancez bon train, passant d'un bosquet à un autre, de cachette en cachette, d'ombre en ombre. Bientôt, le monastère ne sera pour toi qu'un vague mauvais souvenir. A plusieurs reprises, Liz se fige et t'oblige à t'accroupir avec elle, afin d'éviter de vous faire repérer par une patrouille. Au vu du nombre de Soeurs ainsi dispersées dans la campagne, tu peux deviner que le remue-ménage probablement provoqué par Liz et son fameux maître est terminé, et que tes ex-compagnes rentrent au bercail tout en sécurisant la zone. Cependant grâce à l'habileté de la petite fille, vous passez entre les mailles du filet à chaque fois.

Vous arrivez finalement à proximité d'un grand lac, une nouvelle fois dissimulées dans un petit bosquet. Et au loin, tu peux apercevoir un large sentier serpenter paresseusement. La route de Tulorim?

Tout semble gagné quand soudain, des bruissements retentissent autour de vous. Liz sursaute brusquement, et vient se coller contre toi. Elle te fourre une des dagues dans la main, qu'elle plaque ensuite contre sa propre gorge. Tendue à l'extrême, elle te souffle un presque inaudible "Mens! " juste avant que quatre Soeurs n'apparaissent tout autour de vous.

Bien évidemment, elles pointent sur vous deux diverses armes blanches avec un air pas très aimable, notamment un fléau à l'air meurtrier brandi par une soeur massive et rubiconde. La Soeur qui semble être la chef du groupe fait un pas vers toi, tout en plissant les yeux, une élégante rapière en main. Elle les écarquille soudain, signe qu'elle t'a reconnu, et te demande:

" Rosalinde? Mais que fais-tu ici? Tu n'es pas rentrée avec les autres? Et qui est cette gamine? "

L'exclamation de Liz résonne encore dans ton esprit. Vous voilà en bien fâcheuse posture. Pour la première fois, la petite Liz tremblotante dans tes bras ressemble à une vraie gamine apeurée.


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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Mer 16 Déc 2009 05:06 
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Elle la regardait, ses yeux intenses, son regard inaltérable, la vision d’un être imprévisible s’était posée sur la ridicule Rosalinde. L’œillade avait duré un temps très bref, bref mais profond ; elle semblait vouloir inspecter quelque chose, jauger dans l’attitude de sa « suivante » une quelconque capacité à endurer le plus gros du travail, à avaler ce qu’il y a de terrible hors de ce monastère et, oserions-nous dire : la réalité. Il y avait un peu de tout cela dans les deux yeux de la petite, Liz ne cachait pas cela, elle ne l’avait jamais caché et si elle ne percevait même pas un instant que Rosalinde ne pouvait plus subir cela, elle l’abandonnera sans hésiter ; tout ça, l’ancienne sœur de le Sororité y croyait fermement, tout ça, elle ne voulait pas que cela arrive sinon sa mort était assurée.
Le verdict fut tout aussi rapide que la vue que Liz eut pour la fugitive : un hochement de tête aux airs positifs suivi d’une main l’indiquant de venir afin de continuer le périple. Ajoutons à cela sa petite main assassine ou plutôt un de ses doigts sur sa bouche informant clairement que Rosalinde ne devait ouvrir la sienne ; ainsi, Liz passa la première la grande porte et avança avec la plus grande des sécurités devenant encore plus alerte qu’au début. Dehors il semblait que la zone était vraiment dangereuse, un peu comme si on avait laissé le menu fretin dans le monastère et que ce qu’il y avait en dehors se relevait bien plus périlleux, même pour Liz !
Rosalinde dénota de son extrême focalisation sur l’instant présent et, pensa-t-elle qu’elle projeta même sur le futur, qu’elle visualisa un plan de sortie pratique. Tout ça, elle l’espérait, la jeune semi-elfe car elle non-plus, ne voulait pas croiser des gentilles petites dames de la Sororité !
Dès lors qu’elle observait cela chez Liz qu’elle, aussi silencieuse qu’un félin et aussi furtive qu’une voleuse était déjà assez long ; la vitesse et le silence de la petite fille semblait d’un terrible rude pour la demi-elfe, comparait à elle, tous ses pas ressemblaient plus à ceux d’un mammouth… et pourtant, elle avait une prémisse de furtivité, la Rosalinde.
Il fallait longer l’enceinte du monastère, longer pour ainsi éviter les nombreuses fenêtres et danger venant d’en haut qui ne les vit point en « faisant le mur ». L’attitude légère et sérieuse de Liz, la direction qu’elle engageait apparaissait comme juste à la vertu de la fugitive ; le positionnement des pas, l’inclinaison du mouvement, la rigueur du mouvement, l’intelligence dans la direction… et bien d’autres critères étaient présent pour éviter qu’on les entende ou voit pendant cette fuite. Rosalinde ne faisait qu’imiter avec très grande maladresse ce que la plus petite usait avec habilité, quand Liz plaçait un pied devant l’autre pour se maintenir en équilibre, elle le faisait, quand Liz se plaquait avec harmonie contre le mur en pierre grise du monastère, Rosalinde mimait le geste avec souvent beaucoup d’erreur où juste « l’intention » restait, intention qui suffit à l’ex-sœur pour le moment. Ce n’était qu’après avoir longer le mur d’enceinte est que les deux jeunes personnes arrivèrent vers une vaste étendue de verdure, alliant avec un secret bien connu de la Sororité, petit bosquet et plaine verte, en voyant cela, Rosalinde avait directement cette pensée en tête :


( Des plaines à pertes de vue ainsi que des petits bosquet très peu couvert, j’avais entendu parlé de cette « technique » pour pas que les sœurs ne s’échappent… normalement les bosquets sont tracés de manière à joindre les plaines, ce qui fait qu’il n’y a qu’une unique sortie en empruntant la couverture verte ce qui laisse à la garde le temps de venir vous chercher ! Cependant, là, elles sont assez occupés pour ne pas faire attention à cela…espérons-le.)

Si la supposition de Rosalinde était bonne, il n’avait plus qu’à suivre un sentier « unique » vers une sortie douteuse… mais bon, quoiqu’il en soit, elles devaient se rendre dans le premier bosquet et c’était ce que Liz fit sans dire un mot, sans faire un bruit ; elle foula avec rapidité la terre brunâtre, l’herbe légèrement jaune vers cette futaie. Celui-ci n’était pas grand mais richement garni en diverses plantes et feuillages car beaucoup d’arbustes séjournaient là avec une grâce et singularité simple et courtoise, les sœurs de la Sororité sont-elles de très bonne jardinière ? C’était à croire, oui avec le magnifique travail qu’elles avaient offert aux arbres et aux fourrés. Liz se cachait dans un petit buisson en boule plein de feuilles descendantes ressemblant plus à une tortue sans tête qu’à une végétation, Rosalinde, elle, quand vint son tour d’aller et de se cacher dans la masse de verdure, prit la peine de se mettre à genou en se recouvrant de manière à ne pas rompre l’équilibre de la nature puis attendit sagement les instructions de la pour bienveillante Liz.

Bienveillante, c’était le cas de le dire car Liz ne cessait d’inspecter et de jeter à mainte reprise ses yeux sur la fugitive, s’assurant certainement du bon déroulement de la fuite ; comme elle n’émettait aucun commentaire, il était fort possible que Rosalinde se débrouillait à peu près convenablement dans cette tâche dangereuse.
Le passage au second bosquet qui lui, était beaucoup moins bien entretenue mais bien plus grand, se fit sans problème aussi bien que Liz s’y attela d’un trait en levant la main vers Rosalinde pour lui demander de continuer la course. La fillette, elle ne faisait aucun bruit au contact des feuillages tandis que l’ancienne sœur laissait toujours un petit son, similaire a un coup de vent contre les feuilles ; elle en faisait souvent tomber aussi, signalons-le.
La jeune semi-elfe pensait que Liz allait emprunter les nombreux petit bois, filant de plus en plus vite et donc laissant des traces derrières eux. Elle pensait qu’elle allait continuer dans un chemin linéaire et aussi sûr que potentiellement risqué ; cependant, l’étrange petite semblait avoir analysé le terrain et avait une autre idée en tête, un plan de sortie plus audacieux, plus tangible même, plus résolu. En effet, Liz repéra de nombreuses anomalies sur le terrain, usant des reliefs, des zones d’ombres, des rochers et parfois des grandes herbes pour s’abaisser. Les deux sortirent donc du plan a grand buisson pour se réfugier vers une sorte de cache qui profitait du relief obtus incliné de manière à ce que les sœurs du monastère ne voit rien, la respiration de la jeune demi-taurion augmentait avec la fatigue qui augmentait doucement mais ô combien sûrement. La fuite se passait bien pour l’instant et continuait ainsi pendant dix bonne minutes, où la seconde usait du talent de la première pour se camoufler, attendre, dissiper, repartir, attendre, récupérer. Elle étudiait chacun de ses mouvements et appréciait avec jalousie les incroyables aptitudes de la toute petite gamine, ce n’était pas une jalousie banale, elle aspirait vers une certaine et avouée admiration envers Liz tout en se demandant si elle pourrait être capable de ça seule un jour, s’il n’était pas trop tard pour elle. Elle n’eût point le temps de prendre racine sur cette idée que la première patrouille de sœur pointait son nez alors que Liz et Rosalinde avançaient avec les grandes aptitudes que l’ont donne volontiers aux félins dans une charmille au parfum de rose dont seule les sœurs de la Sororité ont le secret. La patrouille marchait lentement dans leur direction et, Liz, aussi calme que droite, se tourna vers la fugitive en faisant des signes avec ces mains, des signes assez clair qui disaient de s’abaisser vers le renforcement floral de droite ; ainsi, Rosalinde s’exécuta toujours sans le moindre mot, redoublant d’application sans voir où la gamine était cachée. Son cœur ne battait pas très fort, elle se concentrait pour se fondre avec la nature quelques mots résonnaient en elle :


(C’est une sentinelle, je le vois au signe sur son armure, une croix avec une flèche… il ne faut pas croire que… qu’elle n’est pas très habile ou plutôt devrais-je dire que Liz est bien plus forte que celle-ci. Les deux derrières ne sont que des sœurs-soldats, cependant… quelque chose cloche. Leurs habits, les robes ne sont pas de cette couleur et puis cette épaulette sur la gauche. Cessons cela, le silence doit être aussi dans mon esprit.)


Elle ferma les yeux, attendant le passage des trois sœurs, espérant de pas être vue et, dès qu’elle les ouvrit à nouveau elle vit Liz devant elle, faisant de gros yeux puis se remit à avancer encore plus rapidement. La sécurité était bien plus grande ici, même si le monastère n’était plus à vue, les sœurs étaient en nombres ici, tous virevoltaient çà et là dans la campagne du domaine de la Sororité cherchant ou ne cherchant pas quelque chose car il y avait les patrouilles classiques qui se contentaient de rentrer tout en regardant s’il n’y avait plus rien dans les environs et les patrouilles dites « de recherche » qui elles, scrutaient, ratissaient le terrain en cherchant tout et n’importe quoi servant à identifier l’ennemi. Les première patrouilles n’étaient pas ou peu attentive et quand Liz préférait reculer vers un point où les deux étaient déjà passé pour marcher sur les pas de ces patrouilles-ci, Rosalinde ne le comprit que plus tard quand elle vit de ces propre yeux le second type de patrouille qui touchait et fouillait dans tout les feuillages de dans leur périmètre ; heureusement pour elle que les deux étaient assez loin pour ne pas tomber dans nez à nez avec eux. Les talents de la petite fille n’étaient plus à démontrer, elle était d’un génie fou et aussi d’un calme incroyable et d’une force de volonté hors du commun pour une fillette. Quand elle toucha la terre et regarda une feuille au branchage subtilement différent des autres qu’elles avaient pu voir jusque là, elle savait qu’elles étaient plus très loin de la route allant à Tulorim et donc, aux frontières du domaine de la Sororité.
Après un certain temps, elles débarquèrent à proximité d’une grande étendue d’eau et sans être experte, Rosalinde supposait apercevoir un lac. Rosalinde sentait la différence entre les feuilles sauvages de ce bosquet et les feuilles des arbres que la Sororité entretenaient, elle ne savait comment ni pourquoi mais elle captait la nette différence entre les plantes et usait de cette aptitude inconsciemment durant toute la fuite. Il y avait moult plantes empoisonnées, feuillages aux propriétés désagréable et Rosalinde sans conseil les avait évité sans prendre conscience de cela alors que Liz, elle, veillait en regardant bien si la jeune dame touchera à cette plante ou à une autre mais rien n’y fit de ce côté : chance ou connaissance, nous ne le savons pas. Dans tout les cas, l’ancienne sœur ressentait la différence et se réjouissait de cela, elle sentait la liberté mais ne se hâtait pas de la rejoindre car le danger était encore partout. Même si elle voyait le sentier, elle se disait que si les deux étaient encore camouflées ce n’était pas pour rien.
De la réjouissance, c’était ce que les deux pouvaient ressentir, plus la demi-elfe que l’enfant mais en tout cas, Liz avait soit relâché son attention, soit faisait affaire à bien plus forte qu’elle car la petite sursauta soudainement à l’entente de bruissement. Cela ne l’abattit pas pour autant car aussi douée pouvait elle être dans des arts de calcul, aussi douée elle était dans l’improvisation ; tout se passa à une vitesse terrible et Rosalinde n’eut conscience de cela qu’une ou deux secondes après la jeune fille. Cette jeune fille qui s’était plaqué, collé à Rosalinde en lui passant finement une de ses dagues magnifiquement ouvragée dans la main, la semi-elfe n’avait pas le temps de grand que Liz continua son action en levant ladite dague contre sa gorge ! Avec une rapide concentration et une sorte d’excitation et de crispation bizarre elle sortit un unique mot à Rosalinde, un seul après tout ce temps de silence, un :


« Mens ! »

Ce ‘mens’ presque sourd parut presque pas anormal aux yeux de l’ancienne sœur qui n’était pas si dupe que cela ; elle avait flairé d’une quelconque manière et sans être vraiment habile que cette machination était du au fait que des personnes approchaient. Mais là, elles n’approchaient plus, elles étaient là ! Quatre sœurs firent leur apparition autour des deux ; Liz était plus rapide que tout car son plan était vraiment réalisé à la dernière minute et surtout, joué à la fraction de seconde près.

(Quatre… formant une sorte de carré, quoi de plus logique. Je peux même dire qu’il y a deux sœurs-soldat vu les épées de fonction qu’elle possède. La troisième, celle avec le fléau… certainement plus enclin à la guerre, conditionnée pour même, ce n’est pas une sœur-soldat mais une sœur de bataille… tandis que la dernière… La dernière je l’ai déjà vu quelque part… Oh, hum… non ! Pas de doute, c’est…)


Elle ne finit pas sa pensée, légèrement sous le choc de la situation, tentant de garder un contrôle sur elle. Mais ces quatre sœurs qui pointaient leurs armes sur elles n’aidaient en rien. Rosalinde tenait le poignet gauche de Liz d’une manière à faire croire qu’elle était contrôlée et ne présentant aucun danger, la lame sur sa gorge était si proche qu’à moins d’un centimètre, elle couperait le petit cou de la jolie fillette. La dernière des sœurs avait reconnu Rosalinde et ne se priva pas de lui demander :

« Rosalinde ? Mais que fais-tu ici ? Tu n’es pas rentrée avec les autres ? Et qui est cette gamine ? »

Les yeux de la petite Liz étaient devenue tout autre chose : plein de peur, remplie d’angoisse. La jeune fille prenait une attitude normale face à la situation et même pire, avait des airs d’enfant ; Rosalinde voyant se visage ne put vraiment garder son calme face à un si grand talent d’acteur, mais cependant, elle se redressa tout de suite tout en gardant bien de ne pas changer de position et d’être toujours en état de veiller sur la lame et sur Liz, puis elle dit :

« Ô vénérable Sœur-Lieutenant ! Sœur-disciple Rosalinde, c’est cela ! C’est un honneur de savoir que mon visage et mon nom soient connus de votre personne ! Pardonnez-moi de ne pas vous saluez mais comme vous le voyez, j’ai attrapé une belle prise et je soupçonne cet enfant d’être la cause de nombreux troubles dans l’enceinte du monastère. »

Elle s’arrêta un instant, ayant un sourire tout à fait satisfait devant la sœur-lieutenant qui avait toujours la rapière en direction d’elle. Elle continua avec encore plus de ferveur son discours :

« Vénérable, j’ai vu cette petite enfant tuer une de mes sœurs sous mes yeux… ce fut une chose horrible mais cependant, elle ne m’avait pas vu. Non, elle ne m’avait pas vu, elle. Alors j’ai suivi cette truande avec le plus de précaution, elle se faufilait dans le monastère avec une grande dextérité, cherchant peut-être quelque chose. Mais elle partit et commettant de nouveau un crime. Je ne pouvais rien contre elle à ce moment car j’étais venue trop tard. La fuite était son but maintenant et je me mis donc à la tracer de nouveau, ce fut un travail de longue haleine mais j’ai réussie à l’approcher uniquement quand elle voulut s’abreuver au lac certainement et puis vous voilà, vous vénérable sœur. Maintenant, j’attends vos ordres mais croyez-moi… cette fillette est bizarre, elle avait l’air si différente quand je l’ai vu mais là, elle ressemble à une banale jeune fille… je me demande si je ne me suis pas trompée de cible maintenant… je ne l’avais jamais vraiment vu son visage… Que dois-je faire, ô vénérable ? Quels sont vos instructions ? »


Rosalinde passait de la ferveur au doute, elle regardait la petite Liz avec une certaine complicité inexplicable puis remettait son regard à nouveau vers la sœur-lieutenant avec une rigidité terrible la pensée toute ailleurs.

(Le pire des mensonges Liz, c’est la vérité car on lui fait dire ce que l'on veut… et même c’est assez extrême pour ne pas être cru. Maintenant, croisons les doigts, encore une fois… j’espère avoir fait le bon choix mais la situation ne me permettait pas de dire autre chose, l’accumulation d’émulation certainement. Je n’ai pas d’excuse.)

Les yeux se retournèrent vers Liz se plongeant vers elle, cherchant sa future réaction, des yeux à la fois sérieux et concentré tout comme le reste du corps de Rosalinde mais avec une lueur de tristesse et de désolation qui n’arrivait pas à se déloger de son regard. Le destin nous pousse à choix bizarre non ?

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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Mar 22 Déc 2009 16:08 
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La soeur à la rapière t'écoute débiter ta semi-vérité, les sourcils froncés, la pointe de son arme légèrement abaissée, mais toujours menaçante. Les trois autres guerrières, elles, ne bougent pas d'un pouce, sur leurs gardes. Lorsqu'elle t'entend mentionner l'un des meurtres de Liz, ta supérieure hausse carrément les sourcils d'étonnement, probablement ayant du mal à croire qu'une petite chose comme ta compagne puisse être capable d'ôter la vie de qui que ce soit.

Un lourd silence s'installe dans le bosquet, et personne ne bouge plus. Seule la respiration heurtée de la petite Liz (simulée ou non) le trouble. La soeur à la rapière semble réellement perplexe, se demandant probablement si ce que tu lui racontes est du lard ou du cochon. D'un côté, pourquoi une disciple lui mentirait-elle? Mais d'un autre côté, cette histoire que tu lui as servie (et qui est pourtant en partie vraie!) paraît folle. D'autant plus folle lorsqu'on ne voit en Liz qu'une petite fille aux yeux apeurés qui tremblote dans tes bras, et non plus la froide tueuse qui t'a aidé à te tailler un passage hors du monastère. Et justement, en parlant du monastère, la supérieure prend la parole :

" Des troubles au monastère dis-tu? J'étais pourtant persuadée que nous avions réussi à contenir l'ennemi loin de nos locaux... Es-tu bien sure de toi Rosalinde? Et un meurtre? Cette petite fille? Mais cela semble fou! "

Soudain l'un des soeurs toussote. Tu peux voir du coin de l'oeil qu'elle est armée d'une paire de griffes en acier, et elle affiche une froide assurance qui ne dit rien qui vaille. Elle parle doucement, doucereusement même:

" Puis-je parler, Shany? "
La soeur à la rapière acquiesce sèchement, et l'autre continue:
" Je crois que cette petite fille que nous voyons n'en est pas vraiment une... Je sens que des fluides très puissants la parcourent, et... C'est étrange, mais elle ne semble pas... vivante, comme nous. Je ne connais pas ce prodige, mais je suis sure que c'est une créature magique bien plus dangereuse qu'elle ne semble l'être. "

Et elle se tourne vers toi avec un sourire carnassier:

" En tous cas, bien trop dangereuse pour se faire attrapper par une vulgaire disciple! Shany, quelque chose cloche dans cette histoire! "

Et elle avance tranquillement vers toi, ses griffes pointées clairement sur ta gorge. C'est bien votre veine d'être tombées sur une magicienne (ou c'est le fait d'un GM démoniaque). Liz, quant à elle, s'est pétrifiée, et toute trace de peur sur son visage s'est envolée. La situation est problématique, et son esprit vif travaille déjà à trouver une solution. Une chose est certaine: si tu ne réagis pas maintenant de manière convaincante, vous serez découvertes, et tu pourras dire adieu à la liberté!


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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Mar 22 Déc 2009 19:09 
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(Vulgaire ! Misérable, vous avez de la chance que… non, elle a raison en ce point. Je ne peux rien d’autre que vous rouler tendrement !)

Rosalinde, durant ses trop nombreuses années au monastère, avait lu tout ce qui pouvait lui passer sous la main, de traités magique auquel elle ne comprenait rien aux histoires et légendes du monde extérieur. Elle en avait lu des contes et des histoires parlant de dragons, d’elfes et de gobelins, sans jamais en douter ; Liz relevait de ce genre de créature et Rosalinde n’y avait presque pas pensé avant que la magicienne ne l’évoque. Encore une information à traiter avec le plus grand intérêt cependant, elle n’avait pas le temps ! Les pointes de griffes de la sœur sous la gorge, Rosalinde dans un sentiment de « panique » savamment calculé, lâcha sa dague de manière discrète et floue dans l’espoir que Liz l’intercepte. Eh oui, la sœur-mage était si proche que Liz semblait entre deux grands piquets de bois, l’un menaçant et l’autre… menacé. Rosalinde semblait avoir déjà imaginé cette action, sa réaction aussi car elle savait, elle savait intuitivement qu’une des quatre allait se douter de quelque chose. Dans les lectures de la semi-elfe, les traités de comportements y figuraient et, elle n’était pas maitresse de son corps, de ses armes ou de ses capacités corporelles mais Rosalinde avait étudié le comportement des sœurs en général. La demoiselle connaissait les failles et les ouvertures de certaines personnalités et avec une vitesse forcée et obligatoire, Rosalinde s’adonna de peintre le portrait de la menaçante sœur.

(Pragmatique, impulsive, donnant quelques attitudes d’analyse. Peut-être un soupçon intuitif. Je n’ai pas le temps de trouver les failles, enfin, les vrais failles, jouons avec ce que nous avons là)


Toujours dans un semblant de panique, Rosalinde répondit à la sœur avec véhémence, force et passion :

« Que connaissez-vous des sentinelles ma sœur ? Ce n’est pas votre garnison, je crois et, avec tout mon respect si c’est cette petite fille est si forte que vous le pensez pourquoi pointer vos griffes sur ma personne ? Nous pouvons vous suivre sans même savoir que nous sommes derrière vous alors ne doutez pas mes capacités. J’ai accompli ma tâche de disciple, je l’ai suivi jusqu’à ce lac et ne serai-ce qu’un moment elle m’a parut différente, faible. Ces défenses n’étaient plus, c’est par chance que je l’ai attrapé, je vous l’admets mais ne doutez plus des autres capacités d’une sœur et surtout pas devant une vénérable, je vous en prie ! »

Rosalinde joua sur l’emportement et sur la dévotion pour s’en sortir et, après tout, elle a toujours montré cela envers la Sororité. Rosalinde voulait ajouter un détail, un petit détail mais celui-ci risquait d’être de trop dans ce qu’elle avait déjà narré. Elle ne le fit par sécurité ; elle qui espérait que Liz l’aiderait dans cette mauvaise impasse… la chance ou la mort ou… Liz, la petite fillette bien mystérieuse qui avait l’air de se concentrer et de se focaliser sur une solution. Le visage de Rosalinde dégoulinait de sueurs, elle transpirait vivement en soufflant doucement, ses yeux se plissaient sa bouche se fermait fermement pour s’ouvrir une dernière fois :

« Croyez-moi ou non… mais au prix du sang… c'est inutile.»

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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Dim 27 Déc 2009 17:12 
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Jet de persuasion : 43, échec


Malgré toute la fougue et la conviction que tu peux afficher, la magicienne ne semble pas le moins du monde changer d'avis. La seule évolution dans son expression consiste au plissement de plus en plus marqué de son front. Elle attend que tu aies fini ton petit discours, pour siffler:

" Petite impertinente! Shany... "

Elle est soudain interrompue par la femme à la rapière:

" Il suffit! Toujours est-il que désormais, cette créature est entre nos mains. Rosalinde, reculez, les trois Soeurs vont prendre le relais. "

Tu es contrainte de faire un pas en arrière, et de laisser pendre à ton côté la dague de Liz. Cette dernière, juste avant que tu t'écartes, te souffle : "Bientôt. Diversion.".Les trois autres soeurs, dont la magicienne, convergent alors vers Liz pour l'entourer, et veiller à ce qu'elle ne tente rien. Le petit groupe s'organise: Shany prend la tête, rapière bien en main, suivie à quelques pas derrière par Liz, encadrée à droite et à gauche par la Soeur au fléau, et à droite par une Soeur apparemment désarmée. La mage aux griffes, elle, suit de près Liz, l'une de ses mains posé sur son épaule. Enfin on t'a assigné l'arrière garde, tu suis donc la troupe à quelques pas. Signe de confiance ou alors on te considère comme quantité négligeable?

Cependant, tu sembles coincée: te voilà en route pour retourner à la case départ.


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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Mer 30 Déc 2009 19:14 
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(Je crois que quelqu’un disait « nous sommes automates pour les trois quarts de nos actions. » Mais Liz, elle, est-elle une automate à part entière ? )

Rosalinde y pensait, soigneusement, fermement dans son esprit torturé d’un ‘retour au point de départ’. Sa feinte n’avait pas fonctionné mais au moins, elles étaient encore en vie ; comment diable pouvait-elle savoir qu’une magicienne assez apte pour repérer les bizarreries était présente ? Aucune, ce n’était pas entièrement de sa faute… Liz devait lui en vouloir à présent. (Mais Liz possède-t-elle des émotions ?) se demanda-t-elle aussi ?
Doutant sur son ‘amie’, Rosalinde marchait à pas lourd derrière le cortège que les sœurs avaient formé autour de la petite et étrange créature-fille, silencieuse et plus acide que jamais elle se mit à cogiter sur les mots de la jeune demoiselle.

(Diversion ? Comment cela peut-il être possible ? En tout cas, moi j’ai ma propre idée pour sortir de là ! )

En effet, la semi-elfe gardait encore un tour dans son sac. Elle ne promettait pas la réussite de celui-ci mais en tout cas, cela permettrait de faire douter encore un temps ces ex-sœurs qui se dirigeaient vers le monastère. Regardant derrière elle de temps à autre, elle décida de prendre la parole calmement :

« Permettez-moi de l’ouvrir encore une fois, mes sœurs mais je pense… que nous ne sommes pas seules. En tout cas, je ne l’étais pas durant ma traque ; je pouvais sentir les ombres lorgnant dans ma direction si avidement que j’ai eu l’envie de reculer et de faire marche arrière plus d’une fois. Pardonnez cette faiblesse, pardonnez ma parole ici. »

Une fois ses mots appliqués, Rosalinde s’arrêta comme paralysée par une chose ; elle semblait se concentrer sur quelque chose, sur une action, sur un bruit, sur une intuition ; ses yeux se rivèrent vers le sol puis ouvrit légèrement sa bouche pour remuer quelques mots :

« Je…je…suis…désolée. »

Une vie qui peut sembler douce-amère allait s’effacer. Habituée à coucher tout les soirs au même endroit, dans sa petite cellule, à manger sans la fortune du pauvre mais avec l’assurance de la vie monastique, à être au chaud sous des vêtements faits pour elle, à pouvoir marcher tout le jour, la tête pleine de savoir accumulé, elle pensa, regardant le sol, la terre nue, les arbres, qu’en s’excusant ainsi, on faisait allusion à son erreur d’avoir essayé de capturer seule une personne bien trop habile pour elle. Cependant, il n’en était rien, elle s’excusait pour ce qu’elle allait faire, elle demandait plutôt pardon à la petite Liz pour ce qu’elle allait faire.
Rosalinde changea sa parésie en sinistre sourire, un sourire calme, un sourire posé, présent ; elle dégaina avec agilité sa dague et se rua vers un buisson. Un buisson au air franchement banal mais la phrase que Rosalinde argumentait face à au tas de feuillages était…bizarre :

« Là ! J’en ai vu un qui bougeait, il va tenter de s’enfuir, vite ! »

(Je ne sais pas si c’était maintenant ce « Bientôt » mais en tout cas, tu as intérêt de sortir de là, Liz l’étrange !)

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Rosalinde Von Anhalten, voleuse Semi-elfe qui n'est pas à votre service.

Mon mépris me sauvera.

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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Sam 9 Jan 2010 23:04 
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Dirigé de Rosalinde


A ta première intervention, les Soeurs te regardent furtivement, sans trop réagir. Sans doute flairent-elles une entourloupe quelque part. Cependant tu peux remarquer dans leur posture vigilante, et grâce à leurs fréquents coups d'oeil en arrière, que tu as implanté dans leur cervelle le germe du doute.

Vous continuez votre route, cheminez à travers la forêt, quelques minutes encore. Shany et ses compagnes surveillent toujours étroitement la petite Liz, qui ne peut donc plus communiquer avec toi. Puis soudain, tu te jettes sur ce buisson, dague à la main, et déstabilise toutes les Soeurs. Elles se retournent brusquement vers toi. La magicienne désagréable commet alors l'erreur de lâcher Liz et de faire un pas dans ta direction.

Exactement la diversion que Liz attendait. Une sphère de glace apparaît subitement dans ses petites paumes, que la petite fille projette presque avec désinvolture droit sur la nuque de la magicienne aux griffes. D'un même mouvement, elle écarte les bras et tu peux ressentir, même à quelques mètres d'elle, un soudain abaissement de la température. Une aura de froideur s'abat, faisant presque crépiter l'air. La magicienne, et les deux autres Soeurs s'écroulent en même temps, inconscientes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Reste Shany, horrifiée, les yeux fixés sur Liz, la petite fille qui n'en est pas une, et qui vient en une seule seconde de neutraliser trois Soeurs expérimentées. Elle se tourne avec un sourire carnassier vers Shany, qui pointe sur elle, livide, sa rapière. Presque amusée, elle brandit en retour sa main en direction de l'arme. Le froid crépite, la lame se casse net en deux. Sous le choc, Shany en lâche la poignée, et fait un pas en arrière, sentant sa fin proche. Les yeux écarquillés, elle souffle :

" Qui êtes-v... "

Elle s'interrompt, assommée, par un projectile sphérique glacée lancé par Liz.

Et voilà. Vraiment terrifiante, cette créature. Heureusement qu'elle est dans ton camp, je ne donnerais pas cher de ta peau, sinon. Elle se dirige finalement vers toi d'un pas léger, et tend la main vers toi en te disant:
" Merci d'avoir gardé ma dague, Rosalinde. On y va? Mon maître nous attend juste avant la route de Tulorim, et il nous reste un peu de marche! "

Puis elle éclate d'un rire espiègle en voyant ton air abasourdi.


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 Sujet du message: Re: Le territoire autour du monastère
MessagePosté: Dim 10 Jan 2010 20:52 
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« Qui est-elle ? Il est incroyable que… vous, anciennes supérieures, n’ayez aucune compréhension du monde. Vous possédez une bibliothèque riche et vous n’avez même pas pris la peine de prendre goût aux livres qui l’ornent… Liz, votre maître est-il de ceux qu’on nomme les sindeldi ? »

Rosalinde avait peut-être des chances de voir juste. Une petite conditionnée aux combats et à la magie… cela n’avait rien d’humain, la perfection des mouvements, la fluidité des techniques, la rapidité d’incantation… peu y arrivent avec aussi d’aisance. Rosalinde était subjuguée devant la performance mais encore plus devant la personne ; la créature, aussi magique était-elle, n’avait pas appris cela toute seule, son maître, un « sindel » comme l’imaginait Rosalinde devait être impérieusement plus puissant, incroyablement plus capable qu’elle ; la semi-elfe ne se morfondait plus, elle crépitait d’impatience et de joie vers la liberté. Oui, la future et grande liberté était bientôt à elle. La jeune demoiselle rayonnait parmi les cadavres qu’elle ne regardait plus. Mais tout à coup elle leva les yeux au ciel, sembla puiser une nouvelle dose de bonheur dans une méprisante pensée ; puis, jetant un regard de pitié sur Shany, figée pour un bon moment, elle s’inclina , se retourna, et lui dit avec attendrissement : « Mes hommages à Phaïtos si vous ne sortez pas de votre torpeur, ô vénérable. »

L’affection que lui témoignait l’ancienne sœur et l’accent solennel qu’elle mit à son onctueuse et courte allocution la toucha d’un rire vif et clair des mauvaises intentions prononcées dans sa brève tirade ; mais elle dissimula sa méchanceté, sautilla doucement en prenant des accents d’enfant, et suivit la petite Liz qui marchait déjà vers la chemin en direction de Tulorim. Quand Rosalinde jugea que sa vie ici n’était qu’une pénible émotion qui allait disparaitre lentement sous le joug de la puissante et nouvelle vie qui l’attendait, elle dit ceci à voix très basse :

« Je vous remercie bien de votre gracieuse attention, ma chère petite Liz. Vous avez arrangé votre fuite pour me sauver des griffes d’un refuge de folâtres. Vous me saviez peut-être folle et rebelle. Mais, est-il d’usage de fuir ainsi alors que... il aurait pu en être autrement ? Ah ! certes mais ainsi on saura que Rosalinde von Anhalten est passée par ici. »


Elle s’échappa, et espérons-le pour elle, définitivement de la Sororité de Selhinae, et fière chanceuse d’avoir rencontré Liz, elle s’en alla en chantant l’air d’un vieux chant qui, selon les documents qu’elle eût glané durant sa vie dans la société des sœurs, appartiendrai probablement à sa famille. La vie quotidienne, grise et monotone, allait prendre fin pour quelque chose de radicalement différent. Son regard se porta vers la petite Liz tout en marchant sereinement vers le sentier de la libération et de la fortune.

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Rosalinde Von Anhalten, voleuse Semi-elfe qui n'est pas à votre service.

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