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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Mer 25 Fév 2015 18:33 
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"Dis quelque chose ! Explique leur !" sommait le jeune Ren.

Mais la jeune fille ne dit rien. Elle semblait figée, constatant la dangerosité des armes qui allaient probablement condamner le grand Jôs. Ce dernier, lui, ne voyait pas encore le danger face à lui. Toujours concentré dans sa tâche qui était de se frayer un chemin dans cette rivière, il frappait les rocher en beuglant. Cela ne poussa pas les elfes à s'armer de patience. Celui-là même qui s'était montré au départ si bienveillant cria un mot dans sa langue et deux flèches furent décochées vers leur cible mouvante. Par une chance exceptionnelle compte tenu de leur formation très certainement militaire, l'une ne fit que tomber dans l'eau de la rivière, un peu devant le géant et la seconde ricocha contre un petit rocher non loin de lui. Cela seulement lui fit comprendre enfin le danger qu'il encourait.

Levant les yeux de la rivière, il vit ce qui l'attendait. Deux elfes avaient leurs arcs pointés vers lui et s'armaient à nouveau. Et derrière eux, un troisième, qui visait son propre frère, alors que la petite poupée restait figée de peur, tremblotante. Ce tableau suffit à changer quelque chose en lui, et d'un coup, le doux colosse maladroit se changea en bête sauvage. Une rage intense le prit aux tripes, et ses yeux, de rouges, n'avaient plus que les iris, mais tous le globe. Des larmes de colère commencèrent à couler le long de ses joues pour se mêler à sa barbe. Il entama alors une course infernale vers ses cibles, dans le but de sauver ses compagnons.

La voix de Ren résonne alors. Elle lui dit d'arrêter, de réfléchir, de faire attention. Mais aveuglé par la colère, elle ne fait que l'effrayer et décuple son envie d'en finir. Alors qu'il était si maladroit, le ki reposant en lui explosa et lui offrit une agilité bestiale qui le fit bondir hors de la rivière et rejoindre son flanc. Deux flèches, encore, sifflèrent et vinrent se planter dans les arbres dont il se servait maintenant comme bouclier dans sa progression. Déjà, il n'y avait plus que quelques pas entre lui et ses ennemis. Et l'utilisation de leurs arcs était maintenant obsolète. Ils les laissèrent tomber, le temps de dégainer leurs épées, mais avant qu'ils ne puissent le faire, Jôs eut le temps d'asséner un coup magistral, formant un arc en diagonale de bas en haut et frappant le premier elfe à la mâchoire. Le coup fut si fort qu'une gerbe de sang gicla hors de sa bouche alors que son corps élancé tombait lourdement sur le sol. Mais dans sa rage, Jôs ne vit pas la lame de son second adversaire arriver droit vers lui. Elle vint le cueillir au biceps, à l'avant-bras puis à l'abdomen. Fort heureusement, sa constitution et sa nouvelle agilité lui permirent de ne pas être blessé grièvement, mais la douleur se fit tout de même suffisamment ressentir pour qu'il laisse tomber son ma masse de bois.

De son côté, Ren avait cessé d'attendre. Voyant son ami risquer sa vie, il profita de l'instant d'égarement qu'eut l'elfe qui le visait, au moment où il vit son compagnon être tué par l'attaque de Jôs. En un éclair, il avait bondi vers lui et asséné un coup mortel à la gorge, en y plantant son poignard en os d'orignal.
Quant à Na'E... Elle avait disparu. La violence du combat fut sans doute beaucoup trop pour elle, et elle n'avait laissé aucune trace. Mais cela, les deux compères ne s'en rendirent pas compte, beaucoup trop impliqués dans leur bataille.

Jôs recevait encore de nombreux coups, tout en réussissant à les esquiver petit à petit, mais bien, il ne put plus compter sur son ki pour le sauver. Quand l'elfe tenta de lui asséner un coup ascendant à la tête, il fit un pas sur le côté et lui attrapa les deux mains de l'une de ses grosses pattes de géant. L'elfe tenta bien de se dégager, mais en vain. Jôs avait une prise bien trop grande et force trop colossale pour s'en défaire. Et quand il y ajouta sa deuxième main et commença à serrer de toutes ses forces, laissant s'échapper des filets de sang à travers ses gros doigts, le pauvre garde de Cuilnen hurla presque. Presque, car au moment même où il commença à faire entendre sa voix, Ren avait retiré le poignard de la gorge de sa victime pour le lancer directement dans la nuque du dernier elfe. Cette seule attaque le fit mourir sur le coup et il chuta à moitié, les mains encore emprisonnées par celles du géant. Ce dernier était toujours enragé. Ce n'est que lorsque Ren lui posa la main sur l'épaule qu'il réalisa ce qu'il venait de faire.

Se visage, d'un coup, radoucit. Son chapeau de mage tomba et en quelques secondes, de grosses larmes de tristesse emplirent ses yeux. Il hurla comme une bête en peine, alors que ses grosses pattes lâchaient les mains broyées de sa victime.

"J'voulais pas ! J'ai cru qu'y avait du danger !" hurlait le géant.

"Je sais, ils t'ont tiré dessus. Écoute, calme-toi."

[i]"J'suis désolé ! J'voulais pas ! On va pas pouvoir vivre en bas d'la montagne maintenant ? Hein ?"[/i]

"Si, Jôs. On va pouvoir faire ça, mais y faut qu'on garde ça secret, d'accord ? On dit rien de tout ça et personne saura."

"Où est Na'E ?"

Il y eut un grand silence. Ils comprirent enfin qu'elle avait disparu. Le géant prit une respiration amplifiée par la peur, mais Ren, lui, comprit bien vite qu'elle était trop jeune et certainement trop effrayée pour vouloir tenter d'aller rejoindre Cuilnen en sachant qu'elle avait vu des meurtriers avec elle.

"Elle va bien, elle est partie pour s'éloigner des elfes. Ils étaient méchants, d'accord, mais y sont pas tous comme ça. Alors voilà, il faut qu'on se nettoie les mains, qu'on pense pas qu'on a tué. Surtout toi. On suit la cascade jusqu'à Cuilnen et là-bas on demandera à y vivre. Commence donc à te laver, je m'occupe de cacher les corps."

"Et si y savent ?"

"Y sauront pas. Dépêche."

Sur ces mots, Jôs s'approcha de la rivière et y plongea les mains pour enlever tout le sang qui l'avait tâché. De son côté, Ren fit le tour de la zone pour trouver un endroit qui conviendrait pour cacher les corps. Il se décida enfin à les enterrer sous un arbre qui avait poussé en laissait une large ouverture entre ses racines, lui épargnant la première tâche. Il retira les vêtements et les armes de ses victimes, qu'on ne les reconnaisse pas comme gardes de Cuilnen et les dissimula, eux, dans un renfoncement des chutes du Ramnen, derrière un rocher.
Quand il eut terminé sa tâche et rejoint son ami, il le vit, toujours en train de frotter ses mains et ses plaies. Fenris les bénisse, aucune d'entre elle n'était trop profonde et Jôs avait une constitution lui permettant de ne pas se plaindre trop souvent de ses blessures. Ses vêtements n'étant que des haillons, les trous créés par le sabre elfique ne le rendaient pas vraiment suspect et en arrivant à Cuilnen, il n'aurait pas besoin d'aller voir un guérisseur, tout en étant contraint de lui mentir (ce qu'il ne savait pas vraiment faire). Ils étaient donc enfin prêts.

"J'ai fait une bêtise, hein ?"

"Oui, mais c'est un secret. Oublie et n'en parle jamais, d'accord ?"

Jôs acquiesça timidement, et les deux phalanges se mirent en route vers la capitale des elfes.

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Apprentissage de CC AA :
Instinct sauvage :
Lorsque le personnage n’a aucun indice sur les intentions de son adversaire, il peut s’en remettre à son instinct pour essayer d'anticiper ses coups. Risqué, cela permet cependant de faire des choix décisifs (Esquives+2/lvl pour les [lvl/4] prochains tours, arrondis à l'inférieur. Pas d'attaque durant ce tour)

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Mer 25 Fév 2015 23:29 
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La nuit tombait, et Jôs titubait encore à travers la forêt de Cuilnen. Mais il s'était souvenu de ce qu'avait dit Ren. Il fallait suivre les chutes du Ramnen pour ne pas se perdre. Ça, il s'en souvenait, justement parce qu'il l'avait dit. Alors il avait écouté avec attention et au moment où il entendit l'eau couler, il s'y était dirigé. Ce n'est qu'en y arrivant qu'il se décida enfin à se reposer et à panser ses plaies. Il retira les flèches qu'il avait sur son corps avec douleur. Le plus difficile fut de retirer celle qui rejoignait ses deux avant-bras, mais quand cela fut fait, il commença à lécher ses plaies comme une bête blessée. Quand il put enfin écarter ses mains, il constata le corps déformé de la pauvre petite Mü, si fragile.

"Je suis désolé, Mü... J'ai fait ce que j'ai pu..."

Et soudain, elle s'anima. Elle se mit droit sur ses pattes arrière, ses pattes avant sur les hanches, et s'adressa directement à lui, en colère.

"Tu es mauvais, Jôs. Je te faisais confiance et pourtant tu m'as tuée !"

"J'devais le faire moi-même. Sinon c'était les autres qui l'auraient fait..."

"Et qu'est-ce que ça t'a apporté ? Hein ? Tu as dû tuer un quelqu'un et maintenant, Ren va te laisser !"

"Ah ça non. J'connais bien Ren, et il me laissera pas, c'est pas un type à faire ça."

"T'es trop idiot. Tout le monde pense que t'es idiot, et à raison. Il te laissera parce que tu lui apportes que des ennuis."

"C'est pas vrai... On a des embêtements des fois, mais c'est pas ma faute. C'est les autres qui sont venus."

Et d'un coup, la petite Mü prit l'apparence d'un mage gigantesque. Il lui manquait seulement son grand chapeau pointu, que Jôs portait sur lui.

"Je t'ai offert ce chapeau pour lui faire honneur. Et regarde ce que tu fais à Ren. Il doit être en colère. Il va te laisser, parce que tu ne sais pas te débrouiller."

"C'est pas vrai, papy Bör. Il va pas me laisser. Il faut juste que j'apprenne."

"Tu n'apprendras jamais."

Mais d'un coup, une voix bien connue se fit entendre au bas des chutes. Et en un instant, l'image de Bör s'évanouit pour ne laisser apparaître que le corps fragile de la petite Mü. Mais cette vision, pourtant, prit une forme étrange qui sembla entrer dans l'esprit du grand Jôs.
Ren débarqua en marchant le long de la rivière. Quand il vit la silhouette de Jôs, ce dernier courut vers lui et le prit dans ses bras encore ensanglantés par les plaies fraîches. Il n'avait pas non plus quitté le corps de Mü.

"Je me suis rappelé ! dit-il, vainqueur. Je me suis rappelé du chemin ! Tu m'avais dit que la cascade ferait qu'on se perdrait pas, alors j'ai suivi !"

"C'est bien." fit Ren, tranquillement.

Et ils s’assirent près des cascades. Ren avait pris un paquetage avec lui, et il en sortit directement des bandages. Sans rien dire, il fit un signe à Jôs pour lui signifier qu'il devait retirer ses vêtements pour guérir ses plaies. Les plus importantes étaient celles à ses bras et le coup de couteau qu'il avait reçu au ventre, mais par miracle, aucune artère ou organe n'avait été touché. Dans la nuit, à la seule lueur de la lune, le jeune homme tentait de coudre des points de suture à son frère, et y mettait un cataplasme d'herbes de guérison quand il en avait fini.

"J'ai fait une bêtise."
dit Jôs, honteux, mais encore innocent, et plus tellement certain de se rappeler de ce qui s'était passé réellement.

"Ça fait rien."

"Tu vas me laisser?"

"Non."

"J'vais me trouver une grotte si tu veux plus de moi."

"Non, j'veux que tu restes avec moi."

"J'savais bien que t'étais pas un gars à me laisser."


Les plaies étaient guéries, mais Ren était resté silencieux. Il ne dit rien à propos du crime, il n'essaya pas même de savoir.

"Tu vas m'engueuler ?"

"Pourquoi que j't'engueulerais ?"

"Tu vas pas me dire ce que tu m'as dit ? Que tu voudrais avoir ton propre tipi, que tu aurais fait ce que tu veux... Que tu aurais combattu avec tes loups. Que tu..."

"Fenris m'en soit témoin, Jôs, tu comprends rien de ce qui se passe mais tu retiens tout ce que je dis !"


Le géant se tût alors. Il sanglota mais Ren l'en empêcha. Très vite, il lui dit avec malice :

"J'ai quelque chose pour toi."

Il fouilla encore dans son paquetage, puis il lui tendit une petite boule terriblement douce. Quand elle tomba au creux de l'énorme main du monstre, elle s'étira, et un minuscule mammifère au pelage blanc se montra à lui. Comme la première fois qu'il avait touché Mü, elle lui lécha les doigts. Elle était tellement, tellement plus petite encore. En la voyant, de grosses larmes prirent le géant en otage et sa gorge se serra au point qu'il ne put plus parler.

"Tu savais ?" dit-il avec peine.

"Depuis le début, Jôs."

"Mais... Tu disais que c'était des vermines ?"

"C'est pas tant grave, Jôs. Voilà. Mü avait des petits. C'est le seul que j'ai pu sauver. Une femelle, comme sa mère."

Jôs pleura encore comme un animal blessé. C'était difficile de dire s'il était heureux pour ce cadeau, ou s'il était triste en se rappelant la mort de sa petite rate. Mais maintenant, il pouvait se racheter. Tout en sanglotant, il s'adressa encore à Ren.

"Je croyais que t'étais fâché après moi."

"Je suis pas fâché, répondit Ren, pour la première fois au bord des larmes. J'ai jamais été fâché, tu entends ? Ça, c'est une chose dont je veux que tu sois bien sûr."

Ils s'enlacèrent.

"T'es mon frère, Jôs. Souviens-t'en bien."

Mais leur embrassade ne put durer. Au loin, des torches s’allumèrent et des voix commencèrent à résonner dans la forêt. Dans un bond, Ren se détacha du colosse. Il laissa tomber son paquetage et en tira trois poignards en os d'orignal. Il en garda seulement un et tendit les autres à son frère.

"Prends ça. T'en auras besoin en partant. Ce sont des poignards comme le mien. Tu pourras les lancer si t'es adroit. Je savais que tu aimais le mien, alors je te les ai faits. Et prend le sac, il y a de la nourriture et de graines pour..."

"Pourquoi tu viens pas ? demanda Jôs. Un silence passa encore et il reposa la même question. Pourquoi tu viens pas ?"


"Si je viens, ils vont nous rattraper et ce sera bon pour personne. Et toi, tu pourras pas t'enfuir. Tu vivras pas, tu t'en rends compte ?"

Encore une fois, du silence, mais les voix des elfes se firent encore un peu plus entendre. Jôs tenta de répliquer, mais le souffle lui manquait. Il sentait que quelque chose de grave allait arriver.

"Je peux me battre." dit-il, moyennement convaincu.

Mais son frère le poussa violemment en lui donnant un coup de point sur la poitrine. Il était en larmes.

"Dépêche-toi ! Barre-toi ! Il faut que je te dise quoi, hein ? Je veux plus de toi ! Je te laisse !"

"C'est pas vrai, je te connais, t'es pas un gars à faire ça."

"Je te rejoindrai, d'accord ? En attendant, souviens-toi de tout ce que je t'ai dit pour vivre. Éloigne toi de la cascade et marche toujours dans cette direction, là-bas. Tu finiras par sortir de la forêt et tu pourras partir vers Kendra-Kâr. Tu trouveras une route, tu suis le panneau qui commence par un K. Tu connais cette lettre. Et là-bas, tu m'attends pas. Tu vis, d'accord ? Peut-être que je te rejoindrai, mais m'attends pas pour vivre. Ta bestiole aura besoin de toi."

"Promis ?"

"On a pas le temps, vas-y !"

"Promets-moi !"

Ren se tourna vers les torches, serra le poignard et conclut alors.

"Promis."

Cela suffit au géant. Rassuré, il prit le paquetage en prenant soin de ne pas trop serrer la jeune rate dans son effort. Il mit ses armes à sa ceinture enfin, ramassa le petit corps de Mü pour le mettre dans son sac. Il se dirigea ensuite vers la direction que lui avait indiqué son frère. Derrière lui, Ren fut enfin repéré par la garde de Cuilnen, et il s'engagea dans un combat intense. Jôs ne put en entendre qu'une partie, alors que les sons de ses pas et du vent dans ses oreilles ne viennent l'en écarter. En se retournant, il vit seulement la silhouette de celui qui signifiait tout pour lui reflétée par les torches dansantes et menaçantes.
Il ne put que serrer sa rate contre lui en retenant ses larmes, alors qu'il lui semblait abandonner une nouvelle fois un être qu'il aimait.

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Ven 27 Fév 2015 05:52 
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La sortie de la forêt s'effectue sans incident pour Jôs. Lorsqu'il atteint la lisière de la forêt, il put voir un petit garçon jouant d'un instrument à corde adossé contre une vieille habitation assez modeste, mais en très bon état. Ce petit garçon blond au teint pâle, à peine âgée de 8 ans sursaute lorsqu'il t'aperçoit s'arrêtant brusquement de jouer.
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«Vous allez bien loin monsieur ? »

Il attendit que Jôs s'approche davantage de lui avant de lui demander:

" Vous pourriez nous aider à sauver les sinolgures, espèce menacée d’instinction ? Sauvez les sinolgures et une bourse pleine de yus vous sera remise en récompense. »

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Ven 27 Fév 2015 13:01 
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Presque un jour passa entre le moment où Jôs quitta son ami et celui où il réussit à atteindre la lisière de la forêt, arrivant comme on lui avait prédit sur une grande route. Sur le chemin, il avait pourtant pris son temps, regardant sans cesse derrière lui si Ren commençait bien à le suivre, mais il ne vit rien. Il s'était même arrêté plusieurs heures pour l'attendre, sans se rappeler du danger qui le guettait. Il en avait profité pour voir un peu mieux ce qu'il avait dans son sac. Beaucoup de vivres, sans qu'il ne sache jauger pour combien de jour il en aurait, un gros sac de graines, le corps de la petite Mü, mais il n'avait pas vu les petites pièces de tissu qui traînaient au fond du sac.

Quand il les extirpa, il en ressentit immédiatement la douceur et il pensa que c'était très probablement Ren qui les lui avait laissés, comme il aimait tout ce qui était doux. Un instant, il avait pensé à prendre un des morceaux de soie dans sa main, pour le caresser pendant sa marche, mais il se rappela que tous ses vêtements étaient entièrement déchirés. Il ne savait pas même coudre un peu et beaucoup de ses blessures étaient visibles. Si son ami n'avait pas été là, peut-être même qu'il en serait mort. Prétextant cela pour l'attendre, Jôs décida alors de passer ces nombreuses heures à rapiécer maladroitement ses vêtements, nouant les morceaux de tissus aux endroits où les trous étaient les plus larges. Il fit cela avec sa robe, son pantalon et sa cape. Après un long moment, il se sentit fier d'avoir réussi à mener cela jusqu'au bout et il arborait plusieurs petits nœuds soyeux ou de velours à différents endroits de son corps. Il lui avait même semblé que l'enfant de Mü, sa nouvelle petite rate, avait couiné d'approbation en le voyant.

"Ren, y s'rait fier de moi en voyant qu'j'ai réussi."

Mais cela lui rappela qu'il ne venait toujours pas. Alors malgré l'attente, il se souvint vite de ce qu'il avait promis : qu'il irait à Kendra Kâr et l'y attendrait. Qu'il ne devait pas l'attendre pour vivre, cependant.
"L'attendre pour vivre..." Jôs avait beau se répéter cette phrase, il ne la comprenait pas vraiment.

Et ainsi, il était arrivé à la lisière de la forêt, sur cette fameuse route. Des routes, il n'en avait jamais vues, comme il n'était jamais descendu de sa montagne. Et quand il la vit, il se sentit comme dans un autre monde. Une route... Si plate, si dénivellation, sans obstacle, rien. La suivre, selon Ren, allait le mener à la ville. Il fallait seulement qu'il trouve un panneau, avec un "K" dessus. C'était la seule lettre commune dont il se souvenait bien. Même malgré cela, quand il la remonta, il ne trouva aucun panneau, rien pour lui indiquer où aller.

C'est alors qu'il entendit quelque chose. Une "mélodie". Lui-même n'avait jamais entendu de musique, donc ce qu'il en perçut, c'était un son qui n'était pas vraiment naturel, mais pourtant terriblement envoutant. Il le suivit, doucement, un peu apeuré tout de même, et trouva un jeune garçon, très très jeune, jouant d'un instrument qu'il n'avait encore jamais vu. Quand il fut repéré, il sursauta, ce qui fit évidemment sursauter le géant, mais il ne montra pourtant aucune peur. Seulement, il s'adressa à lui, lui demandant s'il allait loin.

D'habitude, c'était Ren qui engageait toutes les conversations. D'ailleurs, une chose que lui avait dit Ren, c'était qu'il ne devait pas parler aux autres. Que sinon, il allait s'attirer des ennuis parce qu'on verrait tout de suite combien il est idiot. Mais là, c'était qu'un enfant, et il était tout seul, et surtout, ce devait être un magicien pour savoir faire quelque chose d'aussi beau avec du bois.

"J'm'appelle Jôs. Je cherche une ville avec un K... Mon copain Ren doit m'y r'joindre."

Mais avant qu'il ne continue, quand il fut plus proche, le jeune garçon lui demanda de l'aider. Il fallait sauver des "sinolgures". Jôs n'en avait entendu parler qu'un tout petit peu. C'était Ren qui lui avait raconté, comme il avait parcouru un peu plus le monde. C'était des créatures étranges, entre le chien et le chat, mais elles avaient quelque chose en lien avec un élément. L'idée de voir un sinolgure de feu s'approcher de lui lui avait toujours fait peur, mais en revanche, il en avait d'autres dont il imaginait que ce devait être amusant d'en croiser. Des sinolgure de glace, comme il avait vécu dans la neige si longtemps, cela devait être excitant à rencontrer. Ainsi, cette proposition, sans en comprendre entièrement le fondement, l'attira énormément. Mais il y avait toujours un problème...

"Moi j'veux bien... Mais Ren y s'ra fâché si j'vais pas à Kenra Kêr..."

Mais il se souvint de ce qu'il avait dit... "Ne pas l'attendre pour vivre". C'était peut-être ça, partir comme Ren ou son grand père Bör à l'aventure, pour parcourir le monde. Et s'il allait sauver des bêtes, c'était sûr qu'il allait voyager. Mais Ren... Et s'il se perdait ?
C'est alors qu'il eut une idée qui ne lui ressemblait presque pas.

"M'sieur le magicien, vous savez écrire ? demanda-t-il le plus innocemment du monde. Parce que comme ça, si j'viens vous aider, vous pourrez y faire un mot à mon Ren. Y sait mieux lire que moi. Vous y dites que j'suis parti là où vous m'emmenez, on laisse le mot là et comme ça y sait que j'suis pas perdu."

Jôs bomba presque le torse, tout fier de son idée, et attendit simplement la réponse de l'enfant magicien.

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Ven 27 Fév 2015 14:19 
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Au premier abord impressionné par la haute stature de l'homme, le petit garçon se ressaisit et c'est d'une voix calme qu'il répondit.

" Moi, c'est Martin. Rare sont les gens qui savent lire monsieur Jôs. Et moi, je ne suis qu'un enfant, je ne peux vous aider. Mais je connais quelqu'un de l'autre côté de cette porte qui pourrait vous écrire ce message et je reviendrai moi-même le porter.»

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Sam 28 Fév 2015 10:29 
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L'enfant lui répondit assez simplement, ce qui changeait beaucoup de la relation qu'il avait généralement avec les personnes de cet âge. Il s'appelait Martin et il parlait très bien en tout cas, un peu comme les elfes (si ce n'était Helïth, qui était un cas particulier). Il lui répondit toutefois qu'il ne pouvait l'aider mais que derrière la porte contre laquelle l'enfant était adossé, il y aurait quelqu'un pour l'aider. C'était une bâtisse des plus modestes, rien à voir avec ce qu'il avait pu voir à Cuilnen, mais c'était toujours bien mieux que ce qu'il avait dans les montagnes, avec son clan. Convaincu et pressé de faire écrire cette lettre qui lui garantirait le retour de son ami, il accepta.

"Si c'est promis, alors j'veux bien vous aider."

Un instant, il regarda derrière lui afin de voir si Ren ne l'avait pas suivi, mais il ne vit malheureusement rien. Puis il se pencha vers l'enfant, dans le ton de la confidence. De sous ses haillons, il sortit sa petite rate qui n'avait pas encore de nom. Elle couina de satisfaction alors qu'il lui caressait doucement les joues. Elle était sevrée, avec un bon pelage et pouvait déjà s'éloigner de sa mère, mais elle était très jeune et certainement très fragile. Elle était peut-être la moins robuste de la portée de Mü.

"Faut pas l'dire, mais j'ai un bébé rat. J'veux pas qu'on me le prenne alors chut, hein ? Si y'en a qu'aiment pas ça, ben faudra pas qu'y sachent. Elle sera bien ? Il lui arrivera rien ?"

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 1 Mar 2015 14:40 
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Le petit garçon regarda le grand homme avec la si petite bête.
" Il ne lui arrivera rien, promis "

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Lorsque tu franchis le seuil de la porte tu aboutis ICI L'enfant sur tes talons.


(((La préquête est terminée pour toi, ton prochain rp devra être dans la quête, au lien indiqué ci-dessus !)))

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