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 Sujet du message: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Ven 31 Oct 2008 22:01 
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Les Chutes du Ramnen
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Le mur d'eau


Cette forêt recèle d'incroyables trésors, telle cette cascade provenant d'un torrent des montagnes, véritable mur d'eau.

Les Elfes vivent dans cette forêt, prenez garde à ne pas vous faire attraper si vous n'avez pas d'autorisation de vous approcher de la cascade.

On entend plein de légendes à propos de cette chute, mais sont-elles vraies ?

Créatures fréquentes que l'on peut rencontrer :

Esprit de l'eau - Araignée de la cascade

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Lun 14 Déc 2009 16:53 
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Yuru se promenait tranquillement dans sa verte forêt, il entendais le bruit de l'eau dévalant les pentes, le fracas causé par la cascade et le chant des oiseaux.
Les siens interdisait l'approche de la cascade. "Trop dangereux" disait-il, mais lui, il le voulait, Yuru, un Woran sombre.

Le voilà en face de la cascade, le bruit de l'eau s'entendait beaucoup plus fortmenent.
Yuru se percha sur le bord d'un rocher, puis il s'abaissa et poussa sur ses pattes puissantes, il atterrit au milieu de l'eau. Yuru essayait d'attraper des poissons, ce n'est pas une chose facile.

-Ah je t'ai eu, petit poisson
Il fit sauter le poisson et le happa au vol.
-Quel gout délicieux! Il faut que j'en aie d'autre

Quand tout a coup un bruit se fit entendre, derrière lui, l'eau remuaient plus que d'habitude...

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[urlhttp://www.yuimen.net/univers/yuru-rodeur-lvl-1-t2014.html#p49480]FICHE]Yuru, Woran, compagnon d'un coureur des plaines, lvl 1[/http://www.yuimen.net/univers/yuru-rodeur-lvl-1-t2014.html#p49480]FICHE][/url]


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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Jeu 17 Déc 2009 20:58 
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L'eau remuait de plus en plus, puis une lueur bleutée jaillit hors de l'eau.
Yuru, se retourna et vit un esprit de l'eau, c'était bien ça, un esprit de l'eau.
Le woran poussa un rugissement, comme un signal.Quelques secondes plus tard, un elfe sylvain sortit de la forêt et vins se placer au coté de Yuru.
-Enfin, tu arrive Ariklith. J'ai bien cru que tu t'étais perdu.
-Moi, me perdre dans ces forêt, tu deviens fou Yuru. Bon, on s'occupe de cet esprit ?
Yuru fonça sur l'esprit pendant que son compagnon tirait un volée de flèches sur l'esprit...

//HRP// Euh... les combats se déroulent comment ? Petit RP je sais, mais je voulais pas continuer en me trompant [:help:] //HRP//

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Jeu 7 Jan 2010 21:18 
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LE GRAND VOYAGE PRÉAMBULE




LA PREMIÈRE NUIT



La journée était bien avancée. Le soleil à l'horizon disparaissait dans l'océan sous la chape de nuages annonciateurs d'une pluie imminente. Les sous-bois étaient maintenant presque aussi sombres qu'une nuit sans lune. La jeune Humoran avait parcouru une bonne distance depuis sa séparation avec
Thilytanataë le vieux druide elfe. Le manque de luminosité n'avait pas ralenti ses pas. Ses yeux voyaient assez dans le noir. La tête relevée, fière, le pas leste, elle enjambait souches, arbres morts et fourrés plus vite que l'aurait fait un humain normal. Sa course n'avait pas fléchi d'un degré. La forêt pour elle était lisible comme un livre ouvert. Sa direction était immuablement la ville elfe de Cuilnen.
Les bois en temps normal bruissant d'une cacophonie de bruits divers étaient silencieux depuis peu. La nature semblait en arrêt, attendait quelque chose, silencieuse avant l'orage. Les odeurs et les parfums étaient réduits au plus simple. Soudain, le flash illumina en l'espace d’une fraction de seconde la forêt en trompe l'œil clair obscure. Le roulement de tonnerre retentit très fort. La pluie en cette saison froide tomba en un rideau scintillant.
La jeune femme stoppa sa course soudain aveuglée par le ruissellement dans ses yeux. Elle releva la tête vers le ciel, leva les bras et se mit à rire, dansa, chanta, trempée jusqu'à la moelle. Cela ne la gênait en rien, la pluie glissait sur son doux et fin pelage.
N'Kpa reprit son chemin, la nuit était complète, l'orage s'éloigna, la pluie cessa... Il se faisait tard et l'estomac de la jeune femme lui rappela qu'il était temps de faire une pose. La fatigue commençait à se faire sentir. Au loin son ouïe l'informait qu'elle s'était approchée des chutes du Ramnen. Des histoires sordides couraient sur la possible dangerosité de ce lieu. Mais il était aussi un lieu de magie de recueillement. Les elfes le choyaient et le protégeaient...

Ithilglî curieuse se dirigea au son des cascades. Elle s'approcha avec précautions, une appréhension étreignait son cœur... Elle ne pouvait se départir de ce que les conteurs du village pouvaient colporter. L'espace se dégagea et le ciel apparu. Là devant ces yeux une magnifique cascade jetait ses voiles liquides et rebondissait en sauts multiples sur de gros rochers moussues. Une vapeur froide plongeait le lieu dans une apparition irréelle et contrastait avec le vert de la mousse presque phosphorescente sous la lune nouvelle. N'Kpa resta subjuguée la bouche bée.
Le bruit assourdissant hypnotisait le pèlerin, l'attirait inexorablement dans ses filets.


(Comme tu dois aimer ce lieu Thilytanataë, il me plaît aussi... Peut-être vais-je y passer la nuit. ) Elle inspira l'humidité odorante rouvrit les yeux… s'avança. Son estomac criait famine. Elle se frotta les yeux, se dégourdit le cou et chercha sa pitance pour ce soir. Rapidement elle récolta quelques racines et champignons. Durant la journée, sur son chemin, elle avait fait des poses et cueillit des baies et des châtaignes.
Le plus dure restait à faire : allumer un feu avec toute l'humidité environnante et l'orage qui était tombé. Trouver du bois sec fut presque une quête impossible. Heureusement l'amadou aida à la prise quelques bonnes minutes plus tard, un petit feu crépitait et illuminait une petite zone sous un grand saule.
La jeune femme piqua quelques châtaignes sur un pic de bois. Une odeur doucereuse se répandit. Le repas frugal était un moment de repos et de plaisir simple que N'Kpa savourait avec volupté cette nuit. Rapidement le bruit régulier de la chute commença à l'endormir. Ses yeux se fermèrent... Elle sombra dans un sommeil heureux...

... Un bruit étrange la réveilla en sursaut... Le cœur palpitant la jeune femme scruta les profondeurs de la forêt d'où le bruit étrange provenait. De petits couinements sur aigus lui parvenaient par moments. Deux petites lueurs dansantes s'envolaient et par moments rejoignait le sol, tournoyait autour du fut d'un arbre, disparaissaient, pour réapparaître plus loin...
N'Kpa avec douceur laissa glisser sa main vers son long poignard, plus par réflexe que par nécessité. Elle se redressa et de la main gauche attisa les braises de son petit feu. Elle y jeta quelques herbes sèches. La flamme remonta et englouti le petit-bois lâché dessus. Un marron tombé commença à crépiter et l'odeur alléchante attira l'animal. Un bruit vrombissant s'approcha de la zone lumineuse. Une étrange créature apparut dans le halo lumineux. Un espèce de sac jaunâtre sur le ventre et vert sur le dos tournoya autour dans la limite de la zone de lumière, couinant, excité comme une sourit coincée dans un coin.
N'kpa sourit, pencha la tête sur le coté, attrapa quelques bricoles comestibles à sa portée.


" Asta'lendalë touti pluti multi bisso Lutinoraë? Approche donc, tu as faim petit glouton Lutinoraë ? Tu es le deuxième que je rencontre... hi hi hi... Tiens attrape... "

Elle lui lança l'appas. L'animal fit un bond en l'air et sa bouche démesurée happa en vol la nourriture. Il se dandina agita sa queue massive. Ses petits yeux brillaient d'un éclat de gourmandise.

" Je n'ai pas grand-chose à te donner petit vente... Tiens… voilà encore mais après ce sera à toi de te débrouiller... Puis je dois dormir petit ami. J'ai fort à faire demain lorsque toi tu dormiras."

Comme s'il comprenait, l'animal en suspension s'ébroua et presque esquissa un sourire. Il fit des sauts dans les airs.
La jeune femme jeta les quelques baies qu'il lui restait, une par une. L'animal faisait preuve d'une extraordinaire agilité dans les airs. Pas encore rassasié de l'aubaine dont il bénéficia, l'animal devint insistant, il s'approcha presque au contact. N'Kpa maintenant excédée commença à s'agiter...


" Allons il suffit... laisse moi impertinent profiteur... fiche moi la paix... Tu as déjà pillé mon maigre garde-manger ! ... ouste! ... vas! ... "

N'Kpa fit de grands mouvements des bras pour le faire fuir...
L'animal fut déçu. Il ne comprit pas pourquoi l'étrangère le chassait alors qu'un instant avant elle était si magnanime et généreuse?... Il cracha ses couinements montra les dents... Puis, résigné prit son parti de quérir son futur repas plus loin... Il avait encore faim et puisque la deux pattes ne voulait plus partager écoutant son courage, il bat en retraite... Mais pas trop loin, des fois que...

Un rire retentit couvert en parti par le bruit de la cascade. La jeune femme se rendormit contente de sa rencontre avec le Lutinora... Elle ne savait pas qu'une surprise l'attendrait le lendemain...

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Dernière édition par N'Kpa Ithilglî le Jeu 4 Fév 2010 20:29, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 10 Jan 2010 00:56 
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... Le matin blême se leva. La cascade, un peu plus loin épanchait son bruit lancinant sans être perturbé par le brouillard qui emprisonnait la forêt d'une chape. La faune était déjà éveillée et vaquait déjà à ses occupations diurnes.
Pourtant, non loin de la chute du Ramnen une forme assoupie ronronnait encore dans un sommeil proche du réveil. Mais quelque chose d'anormal semblait l'empêcher de le faire...
Craintif, mais ayant un vice gourmand, un animal vrombissait de ses courtes ailes à quelques encablures de l'Humoran. Il n'avait pas pu se résigner à partir. Quelque chose lui disait que : ("plutôt que de te fatiguer à glaner ta pitance, tu as trouvé une chose qui le fera pour toi! ") Et justement son estomac le titillait. L'animal à deux pattes tardait à s'activer, il s'impatientait.
Alors, avec précaution par petits sauts flottés, le Lutinora s'approcha. Une surprise l'attendait…

… L'animal qui cette nuit l'avait gâté ressemblait à une grosse limace blanchâtre. Le Lutinora commença à se lécher les babines. L'aubaine était trop forte. La petite voix lui parla encore :
("voilà que tu as trouver un vers à la hauteur de ta fringale ! ..." ) S'abandonnant à son pêché, il avait déjà oublié la deux pattes. Bavant, les crocs aiguisés, sa large bouche grande ouverte, il allait se jeter sur la forme ondulant légèrement... quand...
Son instinct prit le dessus. Il couina avec force et surprise. Il décrivit une embardée digne d'un oiseau-mouche, évita la toile gluante presque invisible dans la brume. Juste au-dessus l'araignée géante observait de sa multitude de pairs d'yeux sa future victime. Elle bougea plongea sur sa toile...
Le Lutinora plus véloce et rapide que l'arachnéen, comprit alors que la limace n'était autre que sa bienfaitrice. Il évita l'attaque trop lente de la lourde huit pattes. Alors chose curieuse la petite voix le poussa à agir pour sauver la deux pattes. Il sentait que son combat était risqué, mais son estomac lui, appréciait les faveurs de l'Humoran.
Alors il contourna la toile et chercha à attaquer le cocon de soie qui emprisonnait la jeune femme dans un coma artificiel.
Non sans trop perdre de vue l'a mygale sa large bouche s'étendit crocs sortis. (((Il est surprenant de voir cette chose pourtant peu volumineuse, ouvrir une bouche aussi grande.))) La soie différente de celle de la toile céda dès les premières attaques, heureusement au niveau de la tête. Le visage de N'Kpa apparut. Celle-ci encore endolorit par l'asphyxie et le poison de l'araignée ne réagit pas tout de suite. L’odeur nauséabonde de l’arachnéen stagnait autour et révulsa la jeune femme. L'insecte bedonnant redoubla de vivacité, ses mâchoires s'activant comme des sécateurs…
Le prédateur n'allait pas se laisser dérober son futur repas en plein faisandage. Comprenant qu'il fallait changer de tactique, elle disparut dans le feuillage, longea la grosse branche au-dessus de son cocon violé. Avec vigueur elle tissa un filin résistant et se laissa filer juste à la verticale de l'insecte voleur. Dans ses huit membres un filet extensible était maintenu prêt à être lancé sur l'importun...

... N'Kpa nauséeuse, commençait à refaire surface...
(Qu'est ce qui m'arrive?... J'ai envie de vomir... Puis j’ai le cou raide et il me fait mal... Qu'est ce que j'entends? ...) Elle ouvrit les yeux à travers un voile grisâtre et flou et elle distingua le Lutinora…

" YAHIIIIIIIIIII ! "

Le cris de l'Humoran déchira la brume... Elle venait d'apercevoir le danger au-dessus du glouton. Sa main par réflexe chercha son poignard. Avec difficulté elle réussit à attraper l'arme et à s'extirper de la gangue poisseuse. Encore à genoux, une main au sol l'autre en l'air arme au clair, elle dardait le danger.
Le glouton ne comprenant pas la nature de cet acte, s'envola plus haut et se jeta dans le piège.
Une lueur mauvaise clignota dans la multitude oculaire de l'araignée. Elle sentait ses proies s'échapper et focalisait son attention sur le dard brillant de la deux pattes. Une bave verdâtre suintait de ses chélicères. Le Lutinora se jeta dans ses pattes. Le filet tendu remplit son office sans qu'elle n'ait à bouger. Si elle avait pu sourire, elle l'aurait fait... Les piaillements de l'insecte glouton retentirent remplis d'une angoisse désespérée... Le monstre remontait lentement dans le feuillage...


" Caroc wonda belé futomarë Ungwë ! Fissa mé témalé ! Je t'interdis de le prendre Arachnée ! Il est à moi ! "

Malgré l'estomac encore retourné, elle rassembla toute son énergie et d'une forte détente bondit pour s'accrocher à une branche basse. Aidée de ses griffes elle fut plus rapide que l'araignée et se retrouva surplombant l'animal, juste avant qu'il ne reprenne pieds sur la branche. D'un coup sec elle trancha le filin de soie.
L'araignée chuta vers le sol, libéra sa proie pour se rétablir. La jeune femme suivit le couple dans le vide. Elle se jeta du haut de la branche et atterrit sur le dos velu du monstre avant qu'elle ne se remette sur pied. La partie flasque de l'abdomen s'écrasa sous le poids de N'Kpa. Les pattes s'aplatirent dessous clouant la bête au sol.
La jeune femme était à califourchon dessus, ses griffes plantées dans la chitine du thorax.
(Il ne faut pas que je la laisse se relever sinon je n'aurais pas le dessus !) N'Kpa visa la partie entre les yeux du dessus. L'arme métallique levée haut lança un éclat mortel. Elle l'abattit de toutes ses forces.
La lueur rougeâtre dans les yeux de l'araignée dénotait son état de colère. Elle avait ramené ses pattes dessous son corps. Dans la même action le poignard perfora le cartilage entre les yeux, l'araignée fit un bond, projeta sa cavalière à deux bon mètres.
La bête bien plus puissante que son adversaire, malgré sa blessure mortelle, bondit en deux trois mouvements dessus.
N'Kpa roula sur elle même évitant le dard empoisonné. Elle ne pu cependant pas éviter la griffe menaçante d'une des pattes. La douleur fut foudroyante quand l'ongle égratigna son côté gauche.
La panique commença à s'immiscer dans son esprit. Elle se savait pas de taille... Son coeur battait la chamade, sa poitrine se levait avec force au rythme accéléré de sa respiration. La sueur coulait de son front, brûlait ses yeux et délavait son maquillage. Elle releva sa main gauche. Un liquide rouge poisseux et tiède y adhérait... Elle souffrait, mais restait concentrée sur son adversaire.


(Oh ! par mes ancêtres, son fil... là !) La jeune femme venait de poser la main sur le fil de soie coupé. L'idée germa tout de suite. Elle s'en saisit se déplaça imperceptiblement pour se rapprocher d'un arbre. Elle se prépara à l'attaque de sa rivale recroquevillée sur elle-même, prête à l'esquiver.
Une lueur mauvaise éclairait les multiples yeux globuleux de l'araignée blessée dans son corps et sa détermination. Elle tremblait sur ses huit pattes. Le coup porté avait atteint des organes. Un liquide verdâtre coulait de la plaie...

Mais la rage la dévorait. Elle ne pouvait pas se résoudre à abandonner. Ce n'était pas ce porteur de dard qui la ferait reculer. Les deux pattes avant se levèrent, hautes pour empaler son adversaire et le maintenir juste le temps que l'arme de son arrière face son travail. Dans un grand effort, elle contracta tous les muscles de son abdomen et le releva. Le long dard apparut prêt à faire ce qu'il devait.
Une fois le venin inoculé sa victime n'irait plus très loin. Elle n'aurait plus qu'à attendre qu'il fasse son effet et qu'à ficeler ce moucheron. Attendre pour le déguster plus tard, quand il serait bien plus juteux, plus mou et elle… rétablit...

Elle attaqua...

Un petit vrombissement, une forme verte, une large bouche aux dents pointues fonça sur les yeux les plus gros. Un, puis deux, disparurent dans une gerbe de liquide. Le Lutinora s'envola hors de portée, dans une série de trilles sur aiguës.
L'araignée se cabra aveuglée, plongée dans une soudaine obscurité rougeâtre et douloureuse. Sa cible n'était plus là.
(Soit béni Lutinoraë, je te devrais une gourmandise...)
La jeune fille au moment de l'attaque plongea sur le coté et avec dextérité entoura les pattes de l'araignée. Comme dans un rodéo, elle attira à elle le fil de soie dans un regain de force. Trois pattes du monstre furent fauchées et le monstre chuta lourdement sur le dos.

N'Kpa sans attendre se rua sur les parties molles du ventre. L'animal tentait par des secousses violentes de se retourner. Ses pattes velues fendaient l'air pour se défendre.
Les griffes de l'Humoran se plantèrent dans les chairs et la chitine pour assurer son étreinte. Refoulant la douleur de son flan blessé, N'Kpa planta son arme dans l'abdomen des deux mains à plusieurs reprises...


" Crève charogne, puante ! Ignominie purulente. "

Dans un dernier soubresaut une patte arracha le bustier de la jeune femme. La riposte de l’araignée causa une estafilade de plus à l'épaule droite. Elle fut projetée au loin. L'araignée succombait à ses blessures recroquevillée sur elle-même...

... Groggy, blessée dans une torpeur apathique la jeune femme était allongée sur le sol moussu. Elle était épuisée trempée de sueur, sa respiration était forcée et bruyante. Elle tremblait de tous ses membres. Elle avait froid et son côté la lançait... Elle ferma les yeux, écouta le silence revenu et le bruit de la cascade. Son cœur explosait sa poitrine. Une envie de vomir la reprit, elle se tourna sur le coté et rendit la bile contenue.
Le Lutinora arriva sur ses entre faits et tournoya autour avec de petits couinements d'interrogations et de joie.

La jeune femme leva des yeux rougis et lui sourit.


" Je te dois une fière chandelle petit ami. Sinon je crois que je n'aurais jamais compris que je finissais mes jours comme repas... Laisse-moi un peu de temps… je te récompenserais."

L'animal avait compris, disparu un instant et revint tenant une motte de mousse détrempée entre ses pattes. Il la déposa sur le front de la jeune fille. Elle frissonna, mais apprécia le geste...
Il se passa une bonne heure avant que N'Kpa se relève, elle s'était assoupie. L'insecte voletait plus loin en quête de repas. Avec toute la dextérité qu'elle pouvait elle récupéra ses affaires. Un peu de fil et son hameçon suffit à recoudre son bustier. Elle jeta un regard au cadavre de l'araignée pattes recroquevillées et fit une moue de dégoût.
Sa blessure s'était arrêtée de saigner. Elle fouilla dans son escarcelle et en prit un petit pot de terre. Elle l'ouvrit et enduit la plaie avec la pâte violacée. Un onguent à base de fleur de Curchran. Elle fit un pansement de fortune avec de la mousse fraîche.
Puis, elle grignota quelques noix et mures sauvages qui lui restait. En dernier un peu remontée, elle s'approcha du ruisseau bu et se débarbouilla...

La matinée était bien commencée. Il était temps de repartir. Mais avant avec une crainte contenue, elle s’approcha du cadavre et sectionna à la base du crochet le fil de soie. Elle roula le fil gros comme un petit doigt et léger, estima la longueur et le fourra dans sa petite escarcelle.


" Hum ! voilà au moins une corde légère et solide qui me servira un jour, je n’en doute pas… Thilytanataë tu avais raison, l'écrin parfois cache le contenu. Je viens de l'apprendre... et j'ai eu de la chance... Le lieu est enchanteur mais sournois et dangereux... Je ne reviendrais pas ici... "

Dit-elle à haute voix pour se rassurer. Elle avait eu peur et s'en souviendrait... Elle reprit sa marche car il restait du chemin avant d'atteindre Cuilmen. Elle quitta les chutes du Ramnen, mais plus seule... Un animal la suivait ... pas très loin...


LA GRANDE PEUR

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Jeu 18 Fév 2010 23:53 
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<La forêt et ses oiseaux>

L'eau et les poissons.


Après une journée de marche dans la forêt, Ivania sortit définitivement de cette gigantesque forêt.
Le paysage était profondément différant, c'était magnifique. Le temps était d'ailleurs en harmonie avec les lieux, un soleil, pas trop éblouissant, avec une douce météo.
Une superbe cascade régnait sur le paysage, des poissons faisaient leur circulation tranquillement, les humains n'avaient donc pas trop exploité cette zone.

Elle décida de s'arrêter un moment pour oublier mais aussi pour pêcher du poisson, elle n'avait toujours pas mangé depuis qu'elle était partie.

Sa manière de pêcher était très originale, car elle n'avait jamais su pêcher avec une canne à pêche, ni de harpon, mais elle pêchait avec son arc. La réussite n'était pas très élevée mais plus conséquente qu'avec la canne à pêche.

Elle se mit à l'œuvre, l'arc d'une main et une flèche dans l'autre. Le poisson était gros, et insouciant, il allait sûrement avoir ou concevoir un petit poisson qui serait son fils.
Ivania le savait, le poisson allait pouvoir continuer sa chaîne de reproduction, mais son ventre était plus fort que sa pensée, alors elle tira en plein dans la tête du poisson.

(Le temps a l'air d'être assez sec, un bon feu devrait pouvoir s'imposer, et ainsi je pourrai manger.)

Elle prit alors le poisson qui était inerte et elle retirait la flèche de sa tête. Le poisson pouvait rassasier la petite femme plus qu'il en fallait.

(J'en aurai de reste, tant mieux.)

Un elfe blanc fit apparition, étonné de voir la femme, et en colère à la vue du poisson mort.
« Qui va là ? Un humain qui chasse dans la cascade sacrée ! » criait l'elfe. « Tu voulais détruire la vie de tout ces poissons, alors nous allons détruire la tienne ! Quand les autres viendront, on te mangera comme tu voulais le faire avec le poisson. »

Il sortit un tube en bois qui semblait être un instrument à vent, pour alerter les autres, mais Ivania sortit son arc plus vite que l'elfe et elle tira dedans.

« Je refuse, vous n'allez pas alerter les autres, et je ne vous veux pas de mal, j'ai juste faim ! Si vous me donnez à manger, je partirai. » dit-elle sûre d'elle. « Si vous n'êtes pas d'accord, alors je vous embrocherai comme ce poisson. C'est à vous de voir. »

L'elfe prit peur, et courut bien trop vite pour qu'Ivania puisse le viser.

(Aie aie aie, ça s'annonce mal... Mais il faut que je reprenne des forces, j'en peux plus.)

Elle ramassait alors des feuilles sèches et deux morceaux de bois. Elle frottait les deux morceaux de bois frénétiquement. De la fumée s'échappait des morceaux de bois, au fur et à mesure elle y ajoutait des feuilles sèches. Un feu fit apparition petit à petit, et elle le nourrissait de petits morceaux de bois. Le feu commençait à être respectable, elle prit un des morceaux de bois et y enfonça le poisson dedans, et le fit cuire.

Après vingt petites minutes, le poisson était bien cuit. Elle prit le poisson et le dégustait. Elle gardait un tiers du poisson dans son sac. Ensuite, elle but de l'eau.

Soudain une vingtaine d'elfe blanc vinrent de tous les côtés, armés d'arc, d'épée et de hache.

« Vous ne pouvez pas vous échapper, humaine. Venez donc avec nous. » disait un elfe blanc qui était bien habillé, armé d'une fine épée brillante qui semblait être le chef.

« Hélas, oui je me vois bien obligée de me soumettre à vous. » répondit-elle loyalement au chef.

« Alors comme ça vous voulez nuire à l'équilibre animal et végétal de ce magnifique lieu ? C'est bien digne d'un humain... Gaïa devrait faire exactement pareil que vous, vous embrocher, vous faire cuire et ensuite vous manger. »

« Ma faim était trop grande, je ne pouvais pas vivre un jour de plus sans manger, et puis Gaïa donne à nous, êtres intelligents, de quoi nous nourrir, alors je ne vois pas pourquoi tuer un poisson me mettrait en une situation comme celle-là. »

« Vous avez raison sur un point, vous pouvez manger du poisson, mais celui que vous avez mangé était en période de ponte. Imaginez si tous le monde faisait comme vous, il n'y aurai plus aucun poisson. C'est pourquoi nous sommes en droit de vous tuer. »

Tous les elfes applaudissaient après la réplique du chef et l'acclamèrent.

Un elfe prit la femme et l'enchaîna par les mains. Ils partirent vers un chemin qui menait vers le haut de la cascade.

(Je suis mal, ils n'ont pas l'air de vouloir me laisser vivante...)

Ivania et tous les autres elfes étaient arrivés à destination, leur village.
Il était très vivant, les forges tournaient à plein régime, des centres d'entrainements à l'arc et à l'épée. Les femmes elfes étaient légèrement vêtue, les enfants couraient partout et les hommes elfes étaient pour la plupart en train de discuter avec les femmes elfes ou alors ils s'occupaient de la sécurité du village.

Le chef claqua des mains, et la vie s'arrêta soudainement dans le village.

« Chères et chers citoyens de la Cascade Dorée, une humaine s'est introduite dans nos domaines et à tenter détruire son système animal. Gaïa l'aurait tuer, alors nous le ferons ! »

« Je vous répète que j'avais faim, et j'ignorais que le poisson était dans sa période de ponte. Ayez pitié de moi, j'ai perdu mes parents avant hier, des voleurs les ont tués, je n'ai pas mangé depuis ce moment. Je suis sincèrement désolée pour le poisson. »

« Hum... Alors tu n'as pas voulu détruire notre environnement afin de nous envahir ? »

« Mais bien sûr que non ! Je suis en voyage, et je ne veux pas du tout vous détruire, et encore moins vous envahir. J'ai foi, comme vous, à Gaïa. Votre domaine me plaît, et sachez que j'ai hésité avant tuer ce poisson, mais comme je vous ai dis, ma faim était trop grande, c'était moi ou le poisson... »

« Alors bienvenue à la Cascade Dorée, jeune humaine. Je m'appelle Ébraïm. »

« Je m'appelle Ivania, enchantée de faire votre connaissance. »

Et la tension se relâcha sous ces paroles, les habitants étaient concentrés sur toute la conversation, ce qui obligatoirement, tous le monde savait ce qu'il se passait.

Le chef invitait Ivania à manger avec eux.
Sur la table, des gibiers étaient entreposés de manière symétrique. Les carafes ne contenaient que de l'eau, et du sirop d'érable pour les plus riches.
Bien que le village était petit et pauvre, tous les habitants étaient joyeux.

« Et vous voulez aller où maintenant mademoiselle Ivania ? » demandait le chef.

« Je n'en sais trop rien... Quelles sont les villes proches d'ici ? »

« Je ne connais que Cuilnen, qui est voisine avec notre village. »

« Dans ce cas, j'irai en direction de celle-ci. »

« Vous avez l'asile chez nous, vous pouvez boire, manger et dormir quand vous voulez. Mais surtout ne faites pas de bêtise comme vous aviez fais avec ce pauvre pauvre poisson. »

« Je le promet ! D'ailleurs c'est gentil à vous de m'inviter, je commençais à dire mes prières à Gaïa en vous voyant arriver. Et aussi, j'ai une dette envers vous. Vous pouvez me demander un service. »

« Ahem, c'est exact. Vous aviez détruit avec votre flèche un de nos instruments. Vous allez devoir en faire un autre. Vous pourrez trouver le bois dans la demeure des Esprits Primaires, lui seul peut créer ce son. »

« Et bien je vous en chercherai demain. Mais maintenant je suis trop fatiguée pour cela. Si vous permettez que je vous emprunte une chambre... »

« Avec plaisir, et dormez bien ! »

Elle partit de la table, un peu méfiante à l'égard de ces elfes, ils étaient totalement agressif il y a deux heures, et ils acceptèrent qu'elle puisse prendre un chambre.
Mais elle ne refusait pas et s'effondrait dans le lit qui était si confortable...

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Ven 19 Fév 2010 18:40 
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Poisson ou poison ?



***


« On vous a eu Ivania. »

« Que dites vous ? Je ne comprends pas... »

« Pitoyable, même pas fichu de reconnaître ce qui ont tuer vos parents. Normalement un déguisement ne devrait pas tromper une vengeance. »

« Quoi !? Ce sont vous les voleurs ? » criait Ivania, tout en cherchant son arc.

« Pas la peine de chercher votre arc, nous l'avons brulé pour faire cuire le repas. D'ailleurs, nous avons mangé du poisson. On vous a fait accuser d'une chose qui n'était pas vrai, afin de pouvoir vous tuer plus facilement. Impressionnant non ? »

« Q..qu..oi... Vous aller aller mourir ! »

« Je ne crois pas, non. Archer en place ! »

Elle prit une flèche de son carquois et la jeta sur le chef des elfes, qui rebondit sur l'armure de celui-ci en créant un son aigu.

« Ah ah ah, pitoyable. Aller je met fin à tes jours, Ivania. Archers, tirez ! »

Une pluie de flèche s'abattit sur la petite femme qui était en pleurs.

***


« Non ! » cria Ivania.

Ivania se réveilla en sursaut tôt le matin, elle transpirait abondamment. Son arc était là, ses flèches aussi.

(Encore un cauchemar... Bon... Il faut que j'aille chercher ce bois et vite partir, ça ne me dit rien de rester ici...)

Elle ouvrit la porte, en se cachant ses yeux avec ses mains, à cause du soleil.

« Bonjour Ivania, vous avez bien dormi ? »

« Hum oui. Très bien. C'est par où le domaine des Esprits Primaires ? »

« C'est à l'est d'ici, ce n'est pas très loin. Vous devez prendre du bois fin et très dur. Ce sont les arbres qui sont long et de petit diamètre. »


« D'accord merci. J'y vais ! »

« Bon courage. »

Elle prit son arc et des flèches, et aussi une petite hachette avec elle.
Elle était prête à partir pour la forêt.

Mais soudain elle perdit connaissance.
Des elfes l'avaient aperçue par terre, sans connaissance, et ils appelèrent le chef et ramenèrent le corps au village.

« Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? » s'inquiétait le chef

« Je n'en sais rien, elle allait très bien, mais d'un coup elle est tombée toute seule par terre. »

« Faites venir le guérisseur ! »

Un elfe, avec une robe et le teint très pale arriva.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Cette femme ne va pas bien, essayez de voir ce qui ne va pas et de la soigner. »

« De première vue, je dirai un empoisonnement. Mais ce n'est pas magique, c'est un empoisonnement naturel. »

« Ah bon, qu'est-ce que ça pourrait être ? »

« Hélas, je ne sais pas, ma spécialité est l'empoisonnement magique. Mais j'en connais un qui habite à Cuilnen. Il se nomme Elendil. C'est le meilleur guérisseur que je connaisse, navré de ne pas pouvoir vous aider... »

« Je pense que c'est Gaïa qui s'est vengé du meurtre que cet humaine a fait subit à ce pauvre poisson. Il l'a transformé en poison. Dans ce cas, nous n'allons rien faire, Gaïa fait toujours le meilleur choix. Je souhaite de tout mon cœur qu'elle puisse se faire pardonner avec Gaïa quand elle sera là haut. »

Tous les elfes furent triste, mais c'était une fatalité d'après leur chef. Sauf pour un des elfes.

« Ahem... Excusez-moi mon bon chef. Mais cette humaine mérite qu'on puisse la sauver. Gaïa sait pardonner les gens qui n'ont pas fait exprès de pécher, et on le sait tous. C'est juste parce qu'on est à froid avec les humains. Mais nous, nous devons l'aider. Elle va mal en plus, physiquement et mentalement, et qui sait, elle est en train de souffrir au moment où je parle. Gaïa veut aussi que nous aidions les personnes en difficulté. C'est pourquoi je vais moi-même à Cuilnen pour aider cette humaine. »

« Serais-tu en train de me contredire mage ? »

« Oui, et je l'assume complètement. »

« Dans ce cas, tu ne fais plus parti de notre communauté. Au revoir. »

« De toute manière, vous ne connaissez même pas mon prénom, et c'est pareil pour plus de la moitié d'entre nous. J'en suis ravi. Au revoir mon ancien bon chef. »

Il prit Ivania dans les bras et partit en direction de Cuilnen.

***


« Non pitié, père ne me frappez plus... »

« Si, et j'en joui totalement, car tu ne m'as pas vengé, au lieu de ça tu as péché et Gaïa n'est pas content. »

« Mais je ne savais pas... »

« Et en plus tu mens, tu mérites plus que ce que je te fais. »

Il frappa Ivania une nouvelle fois. Cette fois, son nez fut brisé.
Une femme arrivait.

« Légilmarion, tu ne frappes pas assez fort. »

« Mais j'en peux plus moi, ça fait deux heures que je suis en train de la frapper. »

« Vas te reposer, tu reprendras après. »

« Bonne idée Médien, parce que mes coups deviennent moins fort avec la fatigue... »

Ivania était totalement désespérée. Elle était couverte d'hématome, son nez coulait abondamment du sang, et plusieurs de ses dents avaient cédé.

***


L'elfe était complètement épuisé, il n'était que mage, et n'avait pas la force physique pour porter une personne longtemps.
Il fit une pause pour manger.

(Je vais te sauver, Ivania, je te le promet.) pensait-il constamment.

Il remarqua qu'elle pleurait, ou alors c'était à cause du poison que ses yeux coulaient, il ne savait pas. Mais il connaissait le guérisseur, il était persuadé qu'il pouvait la soigner.
Il reprit la route, il n'était plus très loin de la ville. Mais il était encore fatigué et Ivania n'allait pas mieux.

<Elendil, le guérisseur au grand cœur>

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Lun 23 Jan 2012 19:06 
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Préparation

La cascade

Elle était encore plus grande que ce que Carméïa pensait. L’eau bouillonnait, tourbillonnait et giclait en tout sens. Le soleil éclairait la cascade de milles feux qui se reflétaient sur les arbres alentours. L’herbe était couverte de perles de rosée et scintillait à l’unisson avec la cascade. Carméïa dévorait des yeux ce spectacle, auquel Kaâr sembla presque indifférent.

« - Je crois que la ruche est de l’autre côté de la rivière. On va la traverser en passant sur les rochers. Accroche-toi bien, je vais sauter de rochers en rochers et il ne faudrait pas que tu tombes.
- D’accord »

Carméïa s’agrippa aussi fort qu’elle pouvait aux lanières du sac de Kaâr et ferma les yeux. L’elfe se rapprocha au plus près du cours d’eau. Il recula d’un pas et sauta sur le premier rocher. Carméïa fut secouée et lorsque le sac se cogna contre Kaâr, elle faillit lâcher les lanières. A peine eut elle le temps de bien se repositionner que le sac fut à nouveau projeté dans les airs. Au bout du troisième saut, enfin de l’autre côté de la rivière Carméïa se sentait nauséeuse, ses douleurs s’étaient réveillées.

« - Nous y voilà ! ... Carméïa ? Ca va ?
- ... vomir
- Allonge-toi ! je vais t’aider. »

Le taurion aida Carméïa à s’allonger dans l’herbe. L’aldryde se tourna sur le côté pour épargner à son aile des souffrances inutiles. Elle inspira profondément, jusqu’à ce que les nausées disparaisse. Elle se redressa prudemment au bout de quelques minutes sous le regard inquiet de Kaâr. A nouveau debout Carméïa rassura son grand ami et ils repartirent en direction d’un arbre proche de la rivière. Il y avait un trou au milieu du tronc, d’où sortait un bourdonnement constant. Ils se répartirent les tâches, Kaâr commença par aller chercher des feuilles mortes pour faire du feu et Carméïa se mis à tresser des feuilles de roseaux pour faire des gourdes. L’elfe plaça les feuilles mortes au pied de l’arbre et alluma un feu. Quelques minutes plus tard les abeilles affolées par la fumée fuirent leur ruche. Kaâr plongea alors la main dedans et récupéra un gros morceau de cire gorgé de miel. Il le pressa au dessus de deux gourdes que Carméïa venait de finir. Une fois le miel extrait elle empêcha son guide de jeter la cire, lui expliquant qu’ils pourraient en faire des bougies. Kaâr alla enfin remplir sa gourde d’eau et ils décidèrent de rentrer.

Le monde

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 21 Juil 2013 13:06 
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La magie de Ramnen


Nagareth pousse un cri pour me déconcentrer et se jette sur moi pour me stopper. Mais contre toute attente, j’arrive à l’esquiver sur le côté, puis, je plonge pour rejoindre la cascade. Je nage un maximum en profondeur avant de remonter à la surface pour éviter toutes attaques. En remontant, les remous de la cascade me remuent dans tous les sens, le bruit de la chute recouvre tous les autres et en me retournant, je vois Nagareth bloqué par la magie de Ramnen.

Une barrière magique telle un dôme, protège ce lieu bénit des dieux. Les êtres néfastes ne sont pas autorisés à y pénétrer pour protéger ce lieu de toute agression extérieure. Nagareth ne peux plus avancer et bloquer face à un véritable mur invisible, qui dégage une sorte de lueur bleu dès qu’il s’en approche. Un fois au contact, Nagareth et brulé magiquement, puis, repousser en arrière. Apres plusieurs essais, l’éradicateur renonce mais me menaces en guise de frustration.

« Tu oses nous défier, misérable, la colère du maitre sera sans limites. Nous t’enlèverons toutes raisons de vivres et décimerons tous tes espoirs et tes rêves et enfin, tu verras la puissance de la Mort. AH, AH, AH, AH, AAAH. »

Apres ça, Nagareth se retourne et repart dans la noirceur de la nuit. Un long frisson parcours tout mon corps, les paroles de Nagareth donnent à réfléchir. Même si pour le moment, Ramnen me protège mais une fois partis, je serai de nouveau en danger.

(Calme-toi, toutes choses en son temps, il faut penser en l’instant présent. Je suis en vie.)

Je nage alors jusqu’à la cascade et découvre derrière elle, une cavité, a l’abri de l’eau et des regards indiscrets. Cette course effrénée a travers les bois m’a fait gagner beaucoup de temps. Mais mon corps et à bout et je profite de l’endroit pour méditer et me reposer. J’attendrai jusqu’au coucher du soleil et ainsi résoudre l’énigme du livre de géomancie. Je remercie aussi Yuimen, lui qui m’a aidé dans mon épreuve.

(Merci, o Yuimen dieu de la terre, merci de croire en moi car moi je crois en vous.)

Je pris aussi Gaia et Zewen, avec Yuimen, ils sont mes dieux et mes guides vers mon destin.

(O Gaia, merci pour Aéwin, merci de me guider avec ta lumière et ton amour sans fin pour la vie.)

(O Zewen, merci de me montrer le chemin, merci de me montrer mon destin.)

Avant de rentrer en méditation, je pense à tous les gens que j’aime, ceux qui me donnent la force d’avancer.

(Enetari, Elros, Lorin, mère, père, Radagrand, Aéwin…)

Apres tous ces remercîments, je m’assoie en tailleur, puis, commence ma méditation. J’oublie alors les bruits et les murmures du monde et plonge dans les méandres de mon esprit. Pendant ma méditation, une vision me vient. Est-ce un signe des dieux ou un message Aéwin, ça, je ne le sais point.

Dans ma vision, je me trouve au milieu des chutes de Ramnen, la lune est pleine et je peux entendre et voir les esprits de l’eau, murmurer et m’observer comme curieux de ma venue. Une partie de la roche de la plus grande cascade est plus en avant et casse une partie de la chute d’eau. De plus cette partie du mur d’eau est très verdoyante et laisse s’échapper de la cascade qu’une fine pellicule d’eau tel un voile. Derrière le voile d’eau sur le sol, se trouve un bol naturellement creusé par l’eau, au-dessus du quel brille des symboles magiques quand les nuages, laissent passer la lumière de la lune.

(Oui, c’est là que je dois plonger le livre, j’en suis sûr. Mais pourquoi une telle aide… Et qui…)

Le reste de ma méditation se passe normalement et mon corps et mon esprit se reposent de toutes leurs épreuves.
Apres trois heures passé, j’ouvre les yeux et me sens près à résoudre cette fameuse énigme. Mon corps est reposé et mon esprit en paix.

(Nous y voilà enfin…)


[Lire la suite : plus bas.]

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 21 Juil 2013 13:11 
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Enigme du livre et de la lune



La nuit commence à tomber et la lune se montre peu à peu. Je sors timidement de ma cachette en longeant la paroi pour ne pas être mouillé. Apres avoir monté une sorte d’escalier naturel, je tombe sur une vue splendide, le mur d’eau, ses chutes vertigineuses et sa végétation luxuriante. Je dois d’abord marcher pour atteindre la chute principale et trouver le mur verdoyant comme il est d’écrit dans ma vision. Je marche à travers un chemin rocheux, aussi vert qu’une prairie, ce lieu est magnifique et digne de ses légendes. Peu après, le chemin devient raide et je dois même escalader pour continuer. Apres ma courte ascension, juste une dizaine de mètres, je me retrouve sur une sorte de grand lac, mais avec de courants terribles, habité par plusieurs rochers formant un chemin à travers les eaux et des troncs d’arbres en guise de ponts.

(Quelle merveille… Mais je ne pensais pas que le chemin serai aussi ardue, un véritable parcours du combattant.)

Apres une heure passée dans les méandres des chutes de Ramnen, j’arrive à un tronc d’arbres, coucher sur l’eau et retenue par deux rochers a chaque extrémité. Il est feint et glissant, une traverser dangereux car si je tombe le courant m’emporterai en me fracassant contre les rochers. Je me concentre, puis, m’assoie à cheval sur le tronc et avance tout doucement pour plus de sécurité. Apres ça, je continue à marcher quelques instants et arrive sous la chute principale. Mais malheureusement, le chemin s’emble se terminer ici. Je décide de me reculer et de chercher une solution en observant le paysage pour trouver un passage.

(Ha, je le vois, le mur verdoyant.)

Je vois comme un petit plateau rocheux, en hauteur, suspendue sous la chute principale. Et au-dessus, se trouve le mur verdoyant et le voile d’eau. Mais aucun passage à l’horizon et je pense que peut être, la solution sont les chutes d’eau elles-mêmes.

(J’ai une idée et si… heu…)

Après quelques minutes de réflexion et d’observation, je vois au loin, derrière la cascade, un passage étroit dissimulé à travers la roche. Le problème, c’est que le courant et trop fort et les chutes m’emporteraient vers le fond sans pouvoir remonter. Mais en tournant le problème dans tous les sens, je me rends compte, que la seul solution est de traverser. En prenant un grand risque, je lance mon sac à travers la cascade et atterrit par miracle dans le passage étroit.

(Ouf, de toute façon je n’avais pas le choix.)

Apres une grande respiration, je saute à pied joints en priant les dieux.

(Yuimen, Faites-moi traverser Ramnen et apprendre le savoir de la terre.)

C’est alors qu’au lieu d’atterrir dans l’eau, je tombe sur un véritable pont invisible. Je me sens fier et valoriser par les dieux, comme si ils souhaitent la réussite de ma quête. Je traverse à petit pas, arrive dans le passage dans la roche et récupère mon sac bien aimé. Le passage et tellement petit que je dois le traverser en marchant de profil et même ramper à certains endroits.

Apres une heure entière, j’arrive au bout de la sinueuse caverne, pour arriver enfin sur le plateau rocheux. Pendant un bref instant, je contemple se paysage magnifique, d’où je peux voir une grande partie de la forêt de Cuilnen. Puis, je passe à travers le voile d’eau, je marche doucement et surement pour respecter ce lieu et ne pas déranger les esprits de l’eau. La lune est pleine et brillante. Devant moi se trouve des Symboles magiques, les même que dans ma vision. Ils brillent de mille feux grâce à la lumière de la lune, alors que de loin, ils sont invisibles, même avec la lune et il faut donc les trouver pour les voir.

(Et voilà le bol, je dois déposer le livre ici.)

D’un geste délicat, je dépose le livre et là, les symboles se transforment en eau, et glisse sur la paroi pour remplir le bol. Apres une immense lueur, vive et rapide, l’eau du bol disparait. Je souris en comprenant l’accomplissement de ma quête à Ramnen et jubile sur ma découverte magique. Je prends le livre, bien sûr il n’est pas mouiller et le texte est maintenant lisible. Je regarde la couverture et lis le titre.

(Alaniciuss Vain ??? Mais qui est-ce ??? Surement un magicien…)

Puis, par curiosité, je regarde la première page.

(Sort de l’élément terre : La résistance du golem.)

(Un nouveau sort à apprendre…)

Apres quelque minute, je fais demi-tour et retraverse tous le parcours en sens inverse. Au bout de deux heures, je retrouve mon abri sous la cascade. Je décide de rester ici jusqu’a apprentissage de mon nouveau sort, il me reste assez de provision pour ce soir et demain. De plus, ici, je suis en sécurité.

Je médite de nouveaux pour attendre le lever du soleil et me préparer mentalement et physiquement a l’apprentissage de la résistance du golem.

(Demain, une dure journée m’attend.)


[Lire la suite : plus bas.]

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 21 Juil 2013 13:17 
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Lecture géomantique


En sortant de ma méditation, le soleil est déjà levé. Ses rayons percent la cascade, m’offrant ainsi la lumière nécessaire pour lire tout en restant caché. J’ouvre donc le livre de géomancie a la première page, et commence à le lire.

(Premier chapitre.)

(Sort de l’élément terre : La résistance du golem.)

(Avertissement : La résistance du golem est un sortilège de terre très difficile à apprendre, car il demande à son lanceur, une grande maitrise du fluide terre et une très grandes précision action.)

(Réflexion théorique : Ce sortilège est principalement basé sur une défense physique absolue. Le fluide terre est concentrer avec précision, autour des parties vitales du lanceur. Le lanceur doit être calme et avoir une confiance absolue en son pouvoir. Ce sort doit être lancé qu’en qu’a d’extrême urgence, face à un coup mortel par exemple. Une des difficultés pour le lanceur, est de devoir garder son calme même en plein combat. Avec le temps, l’expérience donnera au lanceur, la capacité d’utiliser ce sort plus longtemps et peut être même, pendant tout un combat. )

(Manipulation du fluide terre : La plus grosse difficulté de ce sort est la précision dans la manipulation du fluide terre. Pendant l’exécution du sortilège, le lanceur doit projeter le fluide terre dans des directions différentes à travers son corps pour cibler toutes ses partie vitales. La manipulation du fluide doit être constante mais aussi puissante pour une exécution plus rapide. Ensuite, le fluide sera ralentit pour une durée plus longue du sortilège.)

(Incantation magique : Que la terre et la pierre protège ma vie et mon corps des coups de mes ennemis.)

(Gestuelle magique : Il n’y a aucune gestuelle magique pour ce sort, seul la volonté de survivre et la maitrise du sort est mise à l’épreuve. De plus, ce sort est basé sur la survie du mage et donc réalisable en étant désarmé et même blessé.)

Apres avoir lu le premier chapitre, je découvre avec stupéfaction, que le reste du livre est écrit dans un langage ancien ou codé. Mais je découvre ainsi que ce livre ne contient pas que ce sortilège et qu’il a encore beaucoup de secrets. L’énigme de Ramnen n’était que la première étape, mais comment découvrir le reste, ça, on verra plus tard car ce langage, m’ait totalement inconnu.
Je vais d’abord tout faire pour apprendre ce sortilège. Apres deux heures de lecture et de réflexion, je décide de commencer l’entrainement.

(Je suis doué et je peux apprendre tout seul, comme je l’ai fait étant jeune.)


[Lire la suite : plus bas.]

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Dim 21 Juil 2013 13:22 
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Un entrainement difficile


Je me mets debout est commence à me concentrer, pour visualiser le fluide et mon corps. Puis, j’essaie de repartir mon fluide comme indiquer dans le livre, mais l’exercice est trop difficile. Et, pendant que je récite l’incantation, une douleur terrible bloque mes poumons, m’empêchant ainsi de respirer. Je tombe à terre et me torts de douleur.

« HAAAAAAAAAAAAAAA.»

La douleur est telle que je perds connaissance. Apres quelque minute, je me réveils en respirant très fort, j’ai mal aux poumons et je décide donc de me reposer un peu avant de reprendre l’entrainement.

(Ouf, j’ai eu de la chance. Je dois trouver un moyen…)

En entendant que la douleur passe, je réfléchie a deux entrainements auxiliaires, avant d’apprendre directement la résistance du golem. Le premier consiste à visualiser mon corps dans son entier pour déceler et étudier chaque partie vitale. Le deuxième est basé sur le fluide terre, j’apprendrai au début à diriger mon fluide, mais a très faible puissance pour ne prendre aucun risque. Une fois ces deux exercices réussies, je pourrai je pense, apprendre la résistance du golem plus facilement. A présent mes pommons vont mieux, je peux continuer.

(Bon, commençons par la visualisation du corps.)

Je ferme les yeux et pratique une sorte de méditation de visualisation pour voir mon corps dans son entier. Puis, me concentre sur toutes mes parties vitales. Je peux sentir mes poumons respirer, mon cœur battre, mon sang circulé… Je passe trois bonnes heures à étudier et comprendre mon corps.

Une fois la tâche accomplie, je me concentre maintenant sur la manipulation du fluide terre et apprend à mieux le contrôler et pas juste a le projeter comme pour la frappe du golem ou le bouclier de terre. Le plus dur est de le contrôler à l’intérieur de mon corps, puis de le séparer et donc visualiser plusieurs endroits de mon corps en même temps. Je passe quatre heures entières pour apprendre à contrôler mon fluide, je suis fatiguer et un mal de tête m’empêche de continuer. Je dois manger est reprendre des forces, on est en pleine après-midi et je n’ai rien mangé de la journée.

(J’ai réussis mes deux exercices, après manger je commencerai le véritable entrainement.)

Je mange quelques fruits de la forêt tout en me reposant. Je m’inquiète pour mes provisions, il m’en reste que pour ce soir et demain, je devrai trouver de quoi manger.
Ma pause terminé, je me lève et continue mon apprentissage. Je me concentre et met en œuvre tous le savoir acquit pendant mes exercices précédents. Puis, après l’étape de la séparation du fluide dans mes différentes parties vitales, je commence à augmenter son énergie magique de façon constante pour exécuter la résistance du golem. Je récite l’incantation le plus calmement et distinctement possible.

(Que la terre et la pierre protège ma vie et mon corps des coups de mes ennemis.)

Mais même après tout ça, la tache reste dure à accomplir. Mon corps s’alourdit tout à coup et je tombe au sol comme une pierre.

(Mince, encore un échec ?)

Mais même si je suis comme cloué au sol à cause de mon poids, je comprends que le sort a partiellement fonctionner. Mes partie vitales sont protéger, je me sens bien, à part ce poids immense qui m’empêche de bougé. En gesticulent, je peux sentir et voir sur ma peau de grosses plaques de pierre et de terre. Je suis allé un peu trop fort pour ce coup-ci. Je dissipe le sort, tout redevient dans l’ordre mais j’ai dépensé beaucoup de fluide et je n’ai plus beaucoup de temps.

(La journée passe et je commence à fatigué, je dois maitriser ce sort.)

(Aller, cette fois je dois réussir.)

Avant de recommencer, je prends plusieurs grandes respirations et calme mon esprit de toutes turbulences. Ma concentration est à son maximum, ma visualisation est complète et le fluide totalement maitrisé. J’exécute alors la résistance du golem tout en gardant le flux magique de façon constante.

(Que la terre et la pierre protège ma vie et mon corps des coups de mes ennemis.)

Ma visualisions et ma maitrise du flux me permet de mieux contrôler le fluide terre. Apres quelques instant, je ressens, que toutes les parties vitales de mon corps sont protégées contre toutes attaques physiques. Aucun effets secondaire se cout ci. Ma réussite est complète, enfin pour un débutant, car au début la durée du sort est très courte. Après quelques secondes, je dissipe le sort et tombe à genoux, fatigué et vidé mais très fier de ma réussite.

(J’ai réussis…)

Je m’assoie dos au mur pour médité et me reposer de mon apprentissage. J’ai maintenant un nouveau sort et pas des moindres. Mais alors que ma quête a Ramnen touche à sa fin, je me dis que la suite sera encore plus difficile car beaucoup de choses me sont inconnus pour la suite.

(Comment rester en vie avec Nagareth qui me traque ?)

(Où et comment trouver Aéwin ?)

(Comment traduire la suite du grimoire de géomancie ?)

Je me pose beaucoup de questions, car tous les évènements qui se sont passés depuis mon départ, remettent beaucoup de chose en question, sur mon passé, présent et futur.

Il me faudra méditer toute la nuit pour être en forme demain. La nuit tombe et ma méditation commence, mais je sens au fond de moi, que la suite de mon aventure sera extraordinaire mais aussi très dangereuse.


[Lire la suite : plus bas.]

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Dernière édition par Celeborn le Lun 29 Juil 2013 17:58, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Lun 29 Juil 2013 17:57 
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Deuxième chapitre
Destins liés


Nouveaux préparatifs


En ouvrant les yeux, je me lève, pressé de continuer mon voyage. Mais avant ça, je dois régler deux problèmes. Il me faut trouver à manger, puis, une nouvelle destination. Apres avoir rangé toutes mes affaires, je décide donc de pénétrer aux abords de la forêt, pour trouver de quoi manger. Sur le chemin, je me retourne un instant pour admirer les chutes du Ramnen. Je compte quand même rester près des chutes le temps de préparer mon nouveau départ. On ne sait jamais, Nagareth est peut-être dans les parages. Je vais donc explorer les alentours des chutes et rester dans ce périmètre pour plus de sécurité. Mon ventre gargouille et cri famine, la faim est bien présente, l’entrainement d’hier m’a fait puiser dans mes réserves.

(Je commence à avoir faim…)

Je marche à la recherche de vivres, il me faut de quoi manger ou je vais perdre mes forces rapidement. Je cherche tout en utilisant mes connaissances sur la faune et la flore de la forêt. Je marche doucement car je suis seul et menacer, je marche en regardant tout autour de moi de peur de me faire surprendre. Apres deux heures de recherche, grâce à l’enseignement de mes amis de la forêt, je trouve bien plus que ce que j’espérai. Elros et Lorin, m’ont appris à déchiffrer les signes que la forêt laisse comme chercher la fraicheure de la terre. Je découvre une zone très fertile, nourrit par les embruns des cascades et les rayons du soleil, devant moi se dresse deux arbres fruitiers au larges feuilles souples. L’endroit est caché par de grands buissons, mais mes connaissances florales me permettent de le découvrir. A cet endroit, la végétation est plus dense. La mousse du sol est épaisse et recouvre même une partie des arbres.

(Deux Gloams ! Parfait. Je vais en profiter pour faire des réserves.)

Les nuages sont timides et le soleil est bien là, un temps parfaits pour la cueillette. Je pose mon sac et prépare de quoi contenir et protéger ma nourriture. Je passe une heure entière à cueillir ces gros fruits jaune, à la chair tendre et juteuse. J’en garde trois et mets le reste dans mon sac. Puis, je m’assoie à l’ombre des arbres et commence mon repas. Tout en dégustant ces fruits très rafraîchissants au gout sucré, je réfléchis à une nouvelle destination pour la suite de mon voyage. Plusieurs éléments sont en prendre en compte. Je dois me mettre en sécurité mais aussi trouver des réponses à mes questions. La meilleure solution serait de me rendre à Cuilnen, mais je suis banni de là-bas. Ma seule alternative est d’aller à Luinwë. Je l’appelle la petite Cuilnen, bibliothèque, auberge, marché…

(Je serai en sécurité là-bas. De plus, je pourrai faire des recherches sur le grimoire d’Alaniciuss.)

Mais dans mon esprit, reste le secret de ma famille.

(Aéwin, où es-tu ? J’ai besoin de connaitre la vérité.)

Puis, je passe un moment à regarder dans le vide, bloquer dans mes mauvais souvenirs.

(La vie n’a pas était tendre avec moi mais je me dois de faire face à mon destin)

Apres ce moment de nostalgie, je décide de retourner près des chutes de Ramnen pour me laver, faire le plein d’eau et prendre un peu de repos. Je dois être en forme pour mon voyage vers Luinwë, de plus, la nuit me protègera des yeux de mes ennemis. Je quitte ce petit havre de paix d’un pat hésitent, pas très rassuré, je marche droit devant, très pressé de rentrée. Mais sur mon chemin, je découvre la dépouille d’un animal. C’est un Bouloum, Une petite créature au poil bleu vif, cet animal est inoffensif et gentil…

(Pauvre bête, je déteste ceux qui tu pour le plaisir.)

En le regardant, je remarque divers traces de coups violents comme si il avait été battu à mort. Mon amour pour les animaux me donne l’idée d’offrir à cette pauvre bête, un enterrement décent. Je lui creuse une tombe, puis l’enveloppe délicatement dans un tissu et le met en terre. Avec ma baguette, je trace des symboles de Yuimen sur la tombe de l’animal et commence à prier.

(O Yuimen, accueille cet être dans ton royaume et offre lui la paix. Que son âme rejoigne les fluides de la nature et de la terre. Merci à toi, o Yuimen, dieu de la terre.)

Apres quelques minutes de silence, je reprends la route, en pensant sur le chemin au pauvre défunt. Mais après quelques minutes de marche, je fais une nouvelle découverte. Cacher entre plusieurs arbres, je découvre une Selav. Aussi intéressante que dangereuse, cette plante doit être cueillie avec la plus grande précaution. Car si la fleur de Selav est reconnue pour ses vertus magiques, l’arbuste qui l’entoure est empoisonné.

(J’ai toujours rêvé d’étudier cette fleur.)

Je retiens mon souffle et commence ma cueillette chirurgicale. Je passe mes mains entre les parties velues de l’arbuste en faisant attention de ne surtout pas les toucher. Puis, je retire cette magnifique fleur de sa prison de poison et la contemple pendant un moment. Elle est d’un blanc nacré, les pétales un peu froissées. Au lieu de l' envelopper comme les autres, je mets la fleur solitaire dans un bocal pour une meilleure conservation.

Cette nouvelle trouvaille me redonne le moral et je marche alors, d’un pat plus sûr. A mon retour dans ma cachette derrière la cascade, je pose toute mes affaires par terre, dans un coin de la grotte. Puis, je me déshabille et saute dans l’eau pour faire mes ablutions. Je me place sous la cascade et reste là, à sentir la cascade coulé sur moi avec force. Ensuite je retourne vers le bord et remonte pour me sécher. J’en profite aussi pour remplir ma gourde, et ranger convenablement mes affaires, pour ne rien abîmer. Les plantes et les fruits que j’ai trouvés sont fragiles et je dois y faire attention. Ensuite, je me rhabille et remarque que le temps presse. Il faut encore que je me repose avant de reprendre la route, j’ai l’habitude des mauvaises surprises maintenant et je dois être prêt pour faire face à toutes les situations. Je m’assoie en tailleur et entre en méditation pour prendre un maximum de repos.

(Il ne reste que quelques heures avant la tombée de la nuit)

Mais avant, par respect, je remercie Yuimen pour tous ses cadeaux.

(O Yuimen, dieu de la terre. Merci pour toutes ses trouvailles. Je mangerais ces fruits en pensant en ta grandeur et ta bonté.)

Pour finir, j’apaise mon esprit et ferme les yeux…


[Lire la suite : plus bas]

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Dernière édition par Celeborn le Jeu 1 Aoû 2013 23:55, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Lun 29 Juil 2013 18:12 
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Flash-back et visions obscures


Pendant ma méditation, une chose étrange vient me perturber. Je me retrouve bloqué dans un noir absolue, avec une sensation de peur et de tristesse. Comme si quelqu’un venait perturber ma méditation.

(Mais que ce passe-t-il encore.)

Puis, par une vision obscure, je revois alors une scène horrible de mon passé, la mort de mes parents. Je ne peux pas arrêter ma méditation et je reste là, impuissant, à regarder mes parents mourir une seconde fois.

C’était il y a quarante ans, j’étais à la fenêtre de ma chambre, la paix et le calme régnaient sur la ville. C’était une matinée comme les autres, mes parents travaillaient au sous-sol, dans leur laboratoire, où il m’était interdit d’entrée. Mais en sortant de ma chambre, un hurlement de peur retentit tout à coup. C’était ma mère. Désespéré et apeuré, je me précipitai vers leurs laboratoire et là, la porte devant moi a était arraché comme du papier, puis, je me retrouvai projeté en arrière par une force terrible. Un monstre énorme et indescriptible se dressait devant moi, il était presque invisible. Il tenait par les cheveux le corps de ma mère et la traînait en marchant vers moi. Terrifié par cette vision horrible, je tombai à genoux. Mon père était à terre et blessé mortellement. Il me regardait et dans ma tête, résonnaient ses dernières paroles.

« Lèves toi mon fils et va te réfugier dans ta chambre. Tu dois vivre… On t’aime… Mon … »

Puis après un écran de fumée, la vision change et je me retrouve comme absorbé dans la forêt, près de la maison de mes amis. Cette vision est différente car j’ai l’impression d’être dans la réalité et je peux même me déplacer comme si j’y étais.

(Est-ce le passé ou le futur ???)

Toute a coup, j’entends des hurlements et des appels désespérés, qui viennent de la maison de mes amis.

« AAAAAAAAAAAAAH.»

« Non pas ça. A l’aide. AAAAAAAAAAAAH.»

« Par pitié…. »

Puis, le silence complet.

(Ce sont mes amis, ils ont besoin d’aide. Elros, Lorin, Enetari, pour vu que…)

Je cours le plus vite possible, terrifier de perdre ma nouvelle famille. Puis, j’arrive à leur maison, elle est en feu et l’odeur du sang et de la mort règnent sur les lieux. Je hurle leurs noms mais en vain, personne ne répond. Et en faisant le tour de la maison, je tombe sur…

« Non, non. Non. AAAAAAAAH.»

Je tombe à terre comme frapper par un poids énorme, en crise et désespéré. Je pleurs toutes les larmes de mon corps en regardant les cadavres de mes amis. Ils étaient tailladés, tuée, puis, plantés sur de grands pics. Mais en rampant vers eux, une force invisible me paralyse tout à coup et une voie obscure résonne alors dans ma tête.

« Voici ton futur si tu nous résiste, je tuerai tous ceux que tu aimes. AH, AH, AH, AH, AH… »

Puis, le temps s’arrête et je suis ensuite absorber de nouveau et me retrouve encore bloqué dans ce noir absolue. Je suis terrifié par ce que je viens de voir, je ne sais plus quoi penser.

(Était-ce vraiment le futur ou un piège pour m’empêcher de continuer ?)

Apres un moment passé dans ce néant, une lumière de met à briller. Elle m’entoure et me sort des ténèbres. Bizarrement, je me sens bien et apaisé.

« Aéwin. C’est toi ? »

Mais aucune réponse. Je ressens sa présence et mes connaissances magiques me font comprendre, que Aéwin doit être très affaiblit à cause de tous ses exploits. A cause de moi elle se met en danger. Elle veut me faire comprendre avec son intervention, que la vision sur la mort de mes amis est un leurre. On veut me décourager et me faire chuter dans ma quête.

(Mais qu’est je dont de si important.)

Ensuite, la lumière faiblit et me dépose dans le jardin de ma maison d’enfance. Je souris car je me souviens de ce moment heureux. C’était il y a cinquante ans, mes parents et moi nous trouvions dans notre grands jardin, où nous adorons passer du temps en famille. Les oiseaux venaient chanter près de nous, les arbres étaient grands et beaux. Mon père était assis sur un banc de pierre blanche avec ma mère sur ses genoux. Ils se souriaient et se murmuraient des mots d’amour. Moi, je jouais au magicien comme le fait si bien les enfants elfes. Je me déguisais comme mon père lui a qui je voulais tant ressembler.

Et, après un flash de lumière, je reviens à moi et ma détermination monte d’un cran. Je reprends confiance est me lève d’un geste vif.

« Père, mère, je découvrirai la vérité et rachèterai l’honneur des Lumindil. »

Puis, je remarque que malgré ces terribles visions pendant ma méditation, mon corps et mon esprits sont reposés de toutes épreuves et près a en passer de nouvelles. Aéwin n’a pas fait que me sortir de ce cauchemar, elle m’a aussi guérit. Je m’inquiète pour elle car elle pourrait se faire repérait. Et si cela arrive, il sera impossible pour moi de la retrouver.

(Encore merci Aéwin)

La nuit commence à tomber et il est donc temps de partir vers Luinwë. Mes préparatifs terminés, je quitte les chutes de Ramnen en admirant une dernière fois ce lieu magnifique. L’incroyable mur d’eau, les esprits de l’eau…

(En route pour Luinwë.)


[Lire la suite : cliquez ici]

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 Sujet du message: Re: Les Chutes du Ramnen
MessagePosté: Mar 22 Oct 2013 16:45 
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>>> Ballade en forêt

L’arbre blanc


Je me trouve dans une vase clairière parcourue d’herbe et de mousse verte, abreuvées par l’humidité ambiante qui règne en ce lieu. Me voilà arrivé aux Chutes du Ramnen, véritable architecture aquatique perdue en plein milieu de la forêt qui recouvre le royaume de l’Anorfain. La lumière joue avec les gouttes d’eau qui s’échappent du mur d’eau et forme des arcs-en-ciel dans les airs. Cet endroit est vraiment magique. Je pense que je pourrai passer des heures à écouter le bruit de l’eau tomber, c’est tellement relaxant. Avant, bien sûr, de trouver cela ennuyeux et de devoir aller trouver un endroit bien plus intéressant à explorer.

Je m’approche du cours d’eau qui se forme au pied de la cascade. C’est une des sources d’eau potable les plus proches et les plus utilisées par la capitale elfique. Plusieurs saules pleureurs et arbres apparentés poussent au bord de l’eau, les racines plongées dedans. L’eau est claire. J’aurais presque envie de m’y baigner, mais je n’en ai malheureusement pas le temps. J’en profite cependant pour me passer un coup d’eau sur le visage, histoire de me rafraichir, et de me rincer et laver les mains, ce que je n’ai pas fait depuis que j’ai manipulé le corps du blessé…

(C’est mal… Ça fait pourtant partie des règles de bases que l’on t’apprend quand tu veux devenir guérisseur… Il ne manquerait plus que je me contamine moi aussi…)

Le fait d’être tête en l’air et absorbé par mille et une choses en même temps me fera courir à ma perte, j’en suis sûr…

(Il ne me reste plus qu’à trouver l’arbre, en espérant qu’il en pousse bien un aux abords des chutes…)

Les nuages s’écartent de devant le soleil et un flash doré apparaît dans mon champ de vision juste à ma droite. Je tourne la tête et aperçois un magnifique arbre blanc dont les longues branches tombent dans l’eau. Je l’avais au départ pris pour un quelconque saule pleureur, mais la couleur particulière de ses feuilles me fait revenir sur ma rapide identification.

(Des Cheveux de Gaïa…)

L’arbre est absolument splendide et majestueux, à l’image de la déesse dont il tire le nom. Son tronc, d’un blanc immaculé, est lisse, doux au toucher, sans aucune imperfection et s’élève gracieusement vers le ciel. Avec les reflets du soleil, le blanc de l’écorce s’illumine et prend la couleur de l’argent. Ses longues branches fines et souples balancent dans le léger vent qui survole les chutes, et entreprennent une sorte de danse, à la fois douce et aérienne. Les feuilles sont jaunes et petites, mais brillent de mille reflets dorés. Cet arbre est un véritable enchantement pour les yeux. Sans compter ses indénombrables qualités curatives.

Je m’approche de cet arbre sacré. Une soudaine envie de grimper dessus me saisit. Le tronc lisse offre peu de prise, mais la largeur de l’arbre et l’existence de branches basses facilitent ma montée. Je me hisse péniblement jusqu’à sa cime. Il est bien loin le temps où j’escaladais la demeure familiale pour vagabonder sur les toits, de nuit, observant les étoiles et le calme apparent de la cité de Cuilnen. Un instant de solitude que j’appréciais déjà en étant plus jeune. Je n’ai heureusement pas perdu toutes mes compétences, mais un peu plus d’exercice physique ne me ferai pas de mal. Et puis cela me permettrait de faire des pauses dans mes activités intellectuelles d’apprenti au temple de Gaïa.

Le spectacle du haut de l’arbre est magnifique. Celui-ci domine par sa hauteur la clairière dans laquelle se trouvent les chutes et permet d’avoir une vue relativement dégagée sur une partie de la forêt. Le soleil entame la dernière partie de son voyage et le ciel revêt déjà les couleurs orangées du crépuscule. Une légère brise me souffle dans les cheveux. J’espère pouvoir, dans le futur, trouver des occasions me permettant de m’échapper ici encore une fois.

La voix inconnue retentit à nouveau dans ma tête, seulement cette fois, elle est bien plus claire, comme si la personne se trouvait juste à côté de moi, sur mon épaule. Mais pas âme qui vive aux alentours…

(Vite Elrath ! Le temps presse !)

Son ton est bien plus impérieux aussi. Etrangement, je ne remets même pas en question les ordres que cette voix me donne. Je sens au fond de moi qu’elle a raison et ne discute pas. J’attrape la sacoche que j’avais eu la présence d’esprit de prendre avant mon départ et l’ouvre. Les longues branches de l’arbre n’opposent aucune résistance lors de la cueillette ce qui facilite la tâche. Je cueille une petite dizaine de branches, en essayant d’abimer l’arbre au minimum et les place dans le sac, que je referme une fois plein et passe en bandoulière sur mon épaule gauche.

La descente est tout aussi laborieuse que la montée, mais je sens mes muscles retrouver quelque peu leur souplesse lors de cet exercice. Une fois arrivé à une hauteur acceptable, je saute au sol et me réceptionne tant bien que mal avec mes mains. Il faudra vraiment que je prenne au sérieux cette idée d’exercices physiques. Je m’avance vers les abords de la clairière et me tourne une dernière fois vers l’arbre blanc avant de pénétrer dans la forêt. Je m’incline devant lui et quitte finalement la clairière.

(Merci Gaïa pour ce don. En espérant pouvoir en faire le meilleur usage possible.)


>>> Le retour vers la ville

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