L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Sam 6 Aoû 2016 13:16 
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Inscription: Mar 2 Aoû 2016 00:22
Messages: 119
Localisation: Dahràm
Au bout d’un certain temps de marche, j’arrive à voir la ville. Je ne connais pas la géographie de Yuimen, enfin, sommairement, mais pas assez pour identifier la ville où je me trouve. Je suis sur le continent de Nirtim, c’est tout ce que je sais. C’est déjà très bien pour une ancienne esclave, d’être “cultivée” et de savoir lire, écrire et compter. J’entends quelque peu le bruit de la mer, en me concentrant. Je n’ai jamais vu la mer. Je sais juste que tel une danseuse, elle danse avec le sable, fait corps avec lui dans un mouvement de va et vient enivrant, à l’image de deux amants qui dansent ensemble pour l’éternité. Ma mère m’avait dit que si j’avais de la chance, je verrais de l’écume, la preuve de l’amour du sable et de l’eau. J’ai envie d’aller voir ce spectacle que je n’ai jamais pu voir. Cet amour éternel que se vouent ces deux forces de la nature. Alors autant me dépêcher, non ?

Mes pieds continuent de battre le sol, de le fouler, et les chaînes de produire cette musique parfaite, cette musique naturelle et non produite par de quelconques instruments. La nature produit sa propre musique que nos oreilles sont vouées à écouter. Et c’est la plus belle musique qui soit. Je continue donc à chanter et danser, en avançant vers mon destin.

Quand je suis enfin arrivée, je vois le blason de la ville devant moi. Pour l’avoir souvent vu, je sais de quel blason il s’agit. Du blason d’une ville sous le joug d’Oaxaca, la nièce de mon dieu. Par contre, la ville, je ne sais absolument pas laquelle c’est. Je décide de me mettre au pas, et de retirer mes chaînes. Si une personne les voit, je risque d’avoir de sérieux ennuis, encore plus vu l’état actuel de cette ville. En revanche, c’est donc obligatoire qu’il y ait un temple de Phaïtos, ou un temple de Thimoros dans cette ville. Après tout, Oaxaca est rattachée à mon dieu.

[335 mots]

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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Mer 31 Aoû 2016 11:32 
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Inscription: Ven 26 Aoû 2016 13:57
Messages: 21
Localisation: Dahràm
(Venant du campement des Forces d'Oaxaca)
Ca y est ! Boctrakz est enfin arrivé devant les portes de Dahràm ! Il s’avança et un garde qui semblait être le garde de la porte, lui dit :
-Halte là ! Identifiez-vous !
-Boctrakz, je suis un visiteur.
-Les visiteurs ne sont pas accueillis ici ! Partez !
-Je viens en paix voir un vieil ami à moi.
-Quel est son nom ?
-Rilka'n , il travaille à la Forge.
-Bien, entrez.

Le garde fit entrer Boctrakz dans la ville de Dahràm. Il aime bien ce genre de ville, une ville non heureuse, où le taux de criminalité est élevé. Il entra dans la ville en se dirigeant vers la Forge…..
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Forge : la-forge-t320.html#p622626

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Mon silence peut tuer... Boctrakz, Sektegs, Voleur


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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Ven 16 Sep 2016 19:01 
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Messages: 23740
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Intervention pour Mendax


Alors que vous approchez des remparts de la ville, Merilian t'explique :

"En effet, je suis chargé des veiller au respect des règles du culte parmi les messagers. C'est... parfois plus dur qu'on pourrait le penser. Quand à la résurrection, je peux animer des squelettes sans volonté, c'est tout. Normalement, les nécromanciens ont un compagnon mort-vivant intelligent, mais par quelqu'étrange volonté de Phaïtos, je n'en ai pas."

Elle fait un pas de côté et écrase négligemment un scarabée de passage. L'homme vient se placer à côté de toi et relève un peu sa capuche... montrant un visage de squelette. Puis, il se dissimule de nouveau.

"Au fait, je m'appelle Gauwin" dit-il simplement.

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Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Sam 17 Sep 2016 01:17 
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Inscription: Mar 19 Jan 2016 23:05
Messages: 1257
Localisation: ...
Merilian semble... contente que je m'intéresse à elle, son ton devient d'un coup d'un seul plus énergique quand elle m'explique qu'en effet, son rôle n'est pas des plus simple, loin de là. Elle me confirme que son rôle n'est pas des plus aisés mais je ressens la ferveur en elle. Elle paraît totalement sincère et je comprends être en face d'une dévote, ce qui ne me dérange pas.

Je ne feinte pas non plus et éprouve un réel respect, l'amour d'un fils pour son père, envers Phaïtos. C'est à ce moment que je comprends que Merilian et moi seront lié, d'une manière ou d'une autre. Avant que je n'ai le temps de parler, elle continue sur sa lancée et m'affirme pouvoir seulement faire revivre des squelettes, sans qu'ils ne puissent être autre choses que des pantins sans âme.

"En ce cas, vous pourrez compter sur moi, ma Dame. Ma dévotion est sincère et je ne manquerais pas de vous aider, autant que faire ce peut, dans votre tâche." lui affirmé-je, la résolution se faisant entendre dans ma voix.

C'est à ce moment qu'elle bifurque et laisse s'avancer à mes côtés l'homme qui relève quelque peu sa capuche... enfin, peut-on vraiment considérer cette chose comme un homme.... C'est à un squelette que je fais face. Au début, je ne parviens pas à dissimuler ma surprise mais me reprend sitôt, affichant un air amical.

Il se présente sous le nom de Gauwin et je le salue d'un bref mouvement de tête avant d'ajouter :

"Eh bien ! En voilà une singulière personne. Mais c'est de par Sa volonté que vous êtes ici et je ne puis que respecter Sa décision. Phaïtos, loué soit-il, a forcement besoin de vous sur Yuimen. Je suis enchanté de vous connaître, quoique un peu surpris, je ne mentirais pas."

C'est là que je constate que nous sommes arrivés devant les portes de Darhàm... Plongé dans la conversation, je n'y avais pas fait attention mais maintenant que je vois les portes se dresser devant moi, ma bouche devient sèche et des frissons parcourent mon échine.

De mauvais souvenirs remontent à la surface de ma conscience, m'arrache à ma bonne humeur et me plonge aussitôt dans une attitude plus distante, inquiète... Je sais être plus fort qu'avant mon départ de ce cloaque mais... mais... je n'arrive même pas à me l'expliquer pourtant je ne veux pas y retourner.

Mon visage se pare d'un air sombre, mon sourire s'efface au profit d'une grimace haineuse... Cette ville qui m'a vu grandir ne mérite pas d'exister... elle doit brûler, elle et ses habitants. Je sens l'influence du fluide sombre mais le repousse, pour le moment. Je me revois fouler ces rues sales, en tant qu'esclave, privé de liberté, privé de vie. Instinctivement, les fluides s'accumulent dans mes mains... Je revois en image le bordel qui m'a privé de mon enfance, les traits durs de ce maître intransigeant qui me possédait, corps et âme.

"Ce détritus doit être rayé de la carte." dis-je d'une voix désincarnée, comme si ma colère avait été, le temps d'un instant, pourvue d'une voix propre.

Je sais néanmoins devoir faire bonne figure. Celle qui se présente sous les traits de la Gardienne du culte de Phaïtos ne va pas tolérer que je tue ceux que je considère comme des cafards comme je le voudrais, avec moult souffrance... J'essaie donc de dissimuler mes réelles émotions et inspire un grand coup. Je sais que je reviendrai un jour, que je les tuerais tous jusqu'au dernier. Et chaque mort sera marquée du sceau d'une souffrance inimaginable, mais le moment n'est pas encore venu.

J'arbore un air sombre alors que j'approche des portes, lâchant à l'encontre de mes accompagnateurs :

"Faisons au plus vite. Ce cloaque lacère mon âme, la met au supplice. Je n'ai qu'une envie, faire brûler ces taudis, alors hâtons-nous, pitié."

Cette promesse que je me suis faite, je compte bien la tenir. Edward Tatch et ses sbires y passeront tous. Ed va être celui pour qui la douleur sera la plus forte. Je me plais à l'imaginer supplier pour sa mort, je déguste l'idée de l'entendre hurler comme un goret, toute la nuit. Mais je repense aussitôt aux dires de Merilian et sait que j'ai les mains liées. Je devrais attendre mon heure, attendre d'être seul... Puis, dans une ruelle sombre, dans une cave secrète, ou tout autre endroit propice, Justice sera faite. Une justice pourpre, dégoulinante de mal et de haine.

Je sais très bien que cela ne m'aidera pas à aller mieux, tout comme la mort de mes parents. Pourtant je sais aussi devoir le faire. Je me raccroche à cette pensée jouissive d'une vengeance à venir, cela m'aide pour l'heure à tenir mon rôle, celui de Messager des corbeaux.

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Merci à Inès pour cette magnifique signature !


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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Jeu 29 Déc 2016 05:53 
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Inscription: Mer 28 Déc 2016 01:07
Messages: 3
Localisation: Dahràm - Nitrim
Un nouveau départ...

La densité de la forêt se réduit. Enfin ! Voilà des années qu’il rêve de ce moment. Une plaine ! Juste un bout de terre plate et dépourvue de végétation. Mais pour lui c’est la fin de l’isolement. La fin d’une vie tapis dans l’ombre des chênes. Combien d’année avait-il passé dans cette forêt dont il ignorait même le nom ? Beaucoup trop… Une fin, certes, mais sûrement pas un début. Il était temps de reprendre sa vie là où il l’avait laissé…

Lliurat se surprit à sourire. Il n’avait pas imaginé lorsqu’il entreprit sa marche hors de la cabane du vieux sylvestre que le contact d’un pavé sous ses pieds lui procurerait un tel plaisir. Fini les brindilles, place à la pierre. Mais la pierre à une mémoire, et elle est jalouse. Elle ne lui pardonna pas tant d’années d’éloignement. Après quelques lieux, les pavés se vengeaient sur les pieds de l’elfe noir, se faisant ressentir un plus à chaque pas au travers de ses bottes usées. Une délicieuse douleur qui n’effaça pas ce sourire.

Retour à la civilisation. Comment avait-il pu rester en retrait aussi longtemps ? Lui qui aimait tant arpenter les rues de sa cité natale, l’adaptation à la vie en forêt fut un supplice. Il était dans de se réhabituer à son environnement de prédilection. C’est au nord qu’il allait trouver ce lieu tant rêvé. Il suivait le chemin pavé, une cape sur les épaules, la capuche recouvrant ses cheveux. Le temps était couvert, une fine brume couvrait l’horizon et l’air se faisait de plus en plus humide. L’air de la mer se faisait à présent sentir. Le soleil ne parvenait pas à percer le voile nuageux. Une bien belle journée pour voyager.

Ce continent lui restait encore inconnue, d’un point de vue civilisé bien sûr. Il entreprit plusieurs fois le tour du continent, évitant les attroupements des vivants et leurs chemins tracés de pierre. Dahràm. Il connaissait tout de même ce nom.
« Un lieu de vice et de haine, où la pierre a remplacé l’âme de la nature. Où le bruit de l’acier a remplacé celui du vent. Où la luxure se prétend communion. Un lieu qui héberge un mal grandissant qui finira par gangréner les cœurs qui s’y approchent. »
C’est grâce cette description donnée par l’Hermite Sylvestre qu’il connut cette ville. Comment ne pas se rendre dans cette cité après une telle éloge. Son cœur ne demandait qu’une immersion dans cet endroit où l’espérance de vie d’un arbre ne devait pas dépasser la demi-heure entre ses murs.

Il pouvait les voir à présent, les murs de la cité. Dans ces souvenirs, les murailles servaient à protéger des attaques et non menacer les passant d’une volée de pierre. Mais bon… il s’en contentera pour l’instant… Ce sera donc par la porte Est qu’il découvrira la ville. Plus que quelques pas et il y sera ! Une ville ! Pourvus qu’ils aient abattus tous les arbres gênant l’érection d’un mur ou le posage d’un pavé ! Plus de feuilles, de troncs ou autre trace de verdure ! L’elfe sylvestre l’avait dégouté de cette vie parmi ces êtres de bois et de sève. S’il ne lui devait pas la vie, il aurait bien achevé cet elfe vert qui tenta de lui remplir l’esprit de dieux aimants les créatures et de mousse médicinale en tout genre.

« Halte ! Quelles affaires vous amènent à Dahràm ? »

Une voix le tira hors de ses pensées. Il venait d’atteindre la grande porte, et le voici face à deux gardes qui lui emboitent le pas. Deux humains, grands et d’un air peu commode arborant les armoiries de la cité.

« Je viens de la forêt. Je suis en quête d’acier neuf et de quelques denrées… »

La raison était sommaire, mais vu les regards que lui lancèrent les gardes, il s’agissait d’une nécessité sanitaire de premier ordre. L’elfe noir était affublé de vêtements déchirés et couverts de terre, de brindilles et autres graminées. La forêt est un milieu redoutable pour le linge, si on peut encore les appelés ainsi. Seul sa cape relevée un peu le niveau. Ainsi qu’une épée qui pendait à son flanc gauche. Il ne représentait pas un grand danger pour les gardes, bien que sa race inspirât toujours la suspicion, surtout dans une si charmante bourgade.

Les gardes s’écartèrent, laissant le champ libre à l’elfe. Le garde le plus loquace ajouta quelques paroles, mais Lliurat avait déjà replongé dans ces pensées. Il s’avança vers sa première destination. Un repas chaud qui ne se composait pas de mousse sèche, de champignon aux vertus douteuse ou encore d’écureuil faisandé. Il ne restait plus qu’à trouver un auberge convenable.

_________________
Lliurat Ganeikis - Rôdeur


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 Sujet du message: Re: Les portes de Dahràm
MessagePosté: Mar 12 Déc 2017 17:13 
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Inscription: Mar 24 Mar 2015 13:15
Messages: 29
Localisation: Caix Imoros ( multi d'Heartless )
L'homme qui était arrivé devant les murs de Darham n'était pas le fier et orgueilleux noble Shaakt parti de Caix. C'était un homme épuisé et esseulé, cachant derrière ses armoiries sombres des torrents de sueurs. Son plastron en fer noirci ne protégeait plus qu'un cœur amer. Se servant de sa pertuisane comme bâton de marche, il passa les portes de la cité dans le silence. Il n'y eut aucun contrôle de la part des gardes, guère que des regards méprisants et convoiteux.

Je ne leur en tint pas rigueur. Darham avait une réputation de ville infâme, abritant en son sein des pirates, mercenaires et marchands d'esclaves en tout genre. A peine avais-je entamé mon premier pas dans l'enceinte que je pouvais déjà apercevoir ses taudis insalubres suintant la misère. Le dégoût que je ressentais alors n'était cependant pas assez pour me faire oublier ma famine. Il y avait une auberge non loin de l'entrée de la ville. J'y entrai, serrant désespérément la maigre bourse que l'on m'avait laissée.

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