L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: La forge
MessagePosté: Mar 28 Oct 2008 21:52 
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La forge


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Barbare ayant établi commerce, Rilka'n est un ancien mercenaire ayant participé à moults guerres et pillages. Sa science des armes n'a d'égale que sa science de la forge. Il vous est donc très déconseillé d'utiliser vos talents de voleur par chez lui.

Items vendus ici :

Équipement :

(((Choisissez l'article que vous souhaitez acquérir dans la liste ci-dessous, avec un peu d'imagination pour donner un nom à l'article en question, par exemple 'targue dorée', ou 'épée d'onyx'. Pour connaître les prix, reportez vous à l'utilitaire suivant : Générateur de prix d'équipement. Considérez uniquement la ligne de la ville dans laquelle se trouve le lieu de vente)))

Arme SA, 1 main : Croc d'animaux, Poignards, Dague, Kandjar
Arme SA, 1 ou 2 mains : Griffes

Arme AA, 1 main : Masse d'arme, Fléau d'arme
Arme AA, 1 ou 2 mains : Hache
Arme AA, 2 mains : Piques, Marteau

Arme AJ, 1 main : Couteaux de lancer
Arme AJ, 2 mains : Arbalète, Arc

Protection de torse : Cotte de maille, Plastron, Ventrière

Protection de bras : Bracelet de protection, Épaulières

Protection de jambes : Jupe en cuir ou métal, Genouillère en métal

Protection de tête : Cervellière en cuir ou métal, Casque avec nasal, Bassinet

Bouclier : Rondache, Targe, Pavois

Vous pouvez ici faire améliorer vos équipements du même type que ceux vendus. Le prix se détermine grâce au générateur de prix : prix de l'amélioration = prix de l'objet amélioré - prix de l'objet d'origine. Vous ne pouvez améliorer votre équipement que s'il possède déjà la caractéristique de base (vous ne pourrez pas ajouter de la force sur un bijou (end+3, mag+4) )

Ici on reprend vos items pour les 1/3 de leur prix initial (cf le Générateur de prix d'équipement, en fonction de la ville)

Vos objets cassés ou abîmés sont réparables contre 1/4 du prix initial, (cf le Générateur de prix d'équipement, en fonction de la ville) du moment qu'ils correspondent à un type d'objet vendu ici.


(((SI VOUS VOULEZ ÊTRE SERVI DANS DES TEMPS RAISONNABLES, N'OUBLIEZ PAS DE DEMANDER AUX GMs UNE INTERVENTION GMIQUE ICI, POUR QU'ILS S'OCCUPENT DE VOS ACHATS/VENTES. Nous ne faisons pas le tour des boutiques... merci de votre compréhension )))

_________________
Chibi-Gm, à votre service !


La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
Pour toutes questions: C'est ici !
Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
Pour vos demandes de corrections : C'est là !
Joueurs cherchant joueurs pour RP ensemble : Contactez vous ici !


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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Ven 27 Aoû 2010 23:01 
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Rayd tourna en rond pendant plusieurs jours. Aucun ordre de mission ne lui était parvenu, et il commença à développer un sentiment nouveau en lui. L'ennui. Il parcourait la ville, rencontrant ci et là de petits conflits avec certains pirates, mais rien de bien grave. Les squelettes et zombies étaient toujours présents, mais Rayd passait la plupart de son temps dans les égouts où se faisaient rare les morts vivants. Il passait ses journées à essayé de peaufiner son art du combat, sans succès. Ses affinités avec les armes étaient bien plus portées sur les lames courtes que les longues. L'organisation les entrainait à tout type de combat, mais avait une grande préférence pour les katanas longs. Rayd comprit son erreur au bout d'un certain temps lorsqu'il vit ses aptitudes avec son wakizashi dépasser de loin celles avec son katana. Pour la première fois, il découvrit ce sentiment qu'est la déception. Il entreprit d'aller vendre sa lame longue et de voir qu'elles possibilités s'offraient à lui en terme de combat.

Il entra dans ce petit bâtiment qu'est la forge de Rilka'n et ne se laissa pas prier pour regarder alentour ce que le forgeron proposait. C'était un grand atelier poussiéreux, une enclume au bout de la pièce, un comptoir sur la droite et les produits de ventes dans le reste de la salle, entreposés ci et là.
Celui-ci, aussi aimable qu'une porte de cachot continua à taper sur son enclume en jetant quelques regards suspicieux en provenance de l'assassin. Rayd fut ébahi par les innombrables créations qu'il voyait. Des simple épées longues, en passant par les marteaux de guerre et allant jusqu'aux lances acérées, tout y était. N'importe quel guerrier, voleur, milicien ou voyageur y trouverait son bonheur.
Son regard se porta cependant sur l'une des armes les plus cachées, enfouie sous une épaisse couche de poussière, camouflée derrière des armures en acier. Une paire de saïs. Des armes d'une quarantaine de centimètres en forme de trident, une poignée faisant le tiers de la taille de la lame, et une garde ornée de deux autres lames plus petites.

Il avait apprit à s'en servir, jadis. Il attrapa la paire, l'examina, la tournant dans quelques sens, l'essayant dans le vide, puis l'apporta sur le comptoir.
Le forgeron interpeller s'approcha d'un pas nonchalant.

"He bien le bonjour mon cher monsieur."

"Bonjour forgeron." Dit Rayd d'une voie lente et retenu.

"Un beau choix que voilà. Ces saïs sont de très bonne facture. Je ne pensait plus les vendre maintenant. "

"Ils me seront très utiles, soyez en sûr."

"Sans vouloir me mêlé de ce qui ne me regarde point, que faite vous dans la vie pour transporter autant de matériel de mort ?"

"Je tue..."
Sur ces mots, Rayd déposa sa bourse sur le comptoir et prit ses nouvelles armes. Il posa son katana devant le forgeron et lui demanda combien il le reprenait.

"Pour 18Yùs je vous le prend. Je déduis ça des 106Yùs des saïs."

L'assassin sortit ensuite à la volée, ses armes déjà équipées à sa ceinture. En le regardant partir, le forgeron avait paru étonné du personnage. Un visage pur, une voie monotone et basse et armé comme un guerrier partit au front, rien n'aurait pu caractérisé Rayd autrement que bizarre.

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Lun 11 Oct 2010 15:02 
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Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Une Bonne Nuit



Une Bonne Lame




La nuit a finalement passé, le vieillard souffreteux l'ayant rythmé par des suffocations à la durée aléatoire, accompagnées de bruits de crachats et de vomissures qui mettaient en appétit.

Mercurio, après la courte et peu reposante nuit qu'il venait de passer, sortait de chez lui avec l'esprit embrumé. Malgré la nuisance décidément trop gênante que représentait le mendiant, Mercurio ne se sentait pas la motivation nécessaire pour en finir avec lui, surtout dès potron-minet.

Sa première action en ce jour fut alors de se rendre à la forge de Rilka'n. S'il voulait se faire un bon truand de coupe-gorge, une arme adéquat était nécessaire. Vu la maigre bourse qu'il se trimbalait, le premier poignard à bas prix ferait l'affaire.

Mercurio n'ayant aucune envie de se prendre longtemps la tête regarda donc d'un oeil peu attentif le panel de lame disponible sur l'étal pour demander à ce barbare de commerçant l'essentiel : "Bonjour, je cherche un poignard bon marché..."

Le forgeron lui indiqua un poignard d'une simplicité effarante, au pommeau marron et dépourvu de garde. Sa lame, à double tranchant, ne faisait qu'une vingtaine de centimètre, mais c'était déjà trop pour la conserver discrètement dans une poche de sa veste de cuir ou de son pantalon. Il ne savait pas trop comment trimbaler ce couteau dans la rue sans donner la claire impression d'être parti pour tuer quelqu'un.

Mais après tout, à Dahràm, où les pirates se baladent sabres à la ceinture, ce n'était pas un bête poignard qui allait le rendre plus agressif que n'importe lequel d'entre eux. Il exprima son accord au vendeur, le paya et repartit aussitôt sans dire l'ombre d'un "Merci" ou d'un "Au revoir" au forgeron. Il le glissa enfin à sa ceinture -Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus prudent et de plus pratique- et se dit qu'il était temps de partir baptiser sa nouvelle acquisition.



Une Bonne Bagarre

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Dim 7 Nov 2010 16:58 
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Localisation: Selon la recherche de prériférique : dans un champs à côté de "Dompierre-sur-mer" xD
Aux portes de Darhàm.

Achats.


Une woranne tigrée entra dans la forge le souffle court. Bien, le garde n'avait pas menti. Une phrase sans mensonge, dans une telle ville ce devait être rare ! Dehors il pleuvait et la rôdeuse était trempée. Surtout qu'elle n'avait pas de cape. À sa suite entra un tigre tout aussi dégoulinant que celle qu'il précédait. Il se secoua énergiquement, éclaboussant l'intérieur. Il y avait un homme, un barbare sans doute, au comptoir. Il regarda le tigre se secouer d'un air méchant. On sentait très bien le "si tu rouilles mes armes, t'es un gros chat mort". Mais pour Nouk ce regard ne voulait absolument rien dire. Il s'allongea devant la porte et les regarda tranquillement. La woranne, elle, avait salué poliment le forgeron et regardait maintenant ce qui était exposé. Parfois elle prenait une arme et faisait quelques mouvements avec de la reposer. Finalement elle prit une épée à deux mains et une cape noir à capuche, avec une jolie attache en forme de croissant de lune.

"Combien pour le tout ?"

Fam'tie n'avait que quelques Yus sur elle et elle n'était pas sûre que ça suffirait. Le forgeron sembla réfléchir un instant sur le prix avant d'annoncer :

"Je dirais 18 Yus pour la cape et 45 pour l'arme."

Fam'tie compta mentalement. (18 plus 35 égale… Euh… 55 plus 8, ça fait… Trop cher…!) Elle grimaça et regarda tristement l'épée à deux mains. (Tant pis, je vais prendre autre chose…) Elle reposa l'arme là où elle l'avait trouvé.

"Je peux faire une réduction si vous payez en travaillant pour moi…!"

"Non."

(Je ne peux pas. Mes enfants ont besoin de moi maintenant !)


Elle prit une dague.

"Et là…? Ça coûte combien ?"

Le forgeron soupira et lui annonça le nouveau prix total : 60 Yus tout rond. Un soupire de soulagement.

"Merci beaucoup." fit la tigrée, le regard soudain souriant et joyeux.

"Ben de rien" sourit le forgeron, contaminé par la soudaine bonne humeur de sa cliente.

Elle donna l'argent et enfila la cape. Fam'tie rabattit la capuche et ceignit sa nouvelle dague. Aussitôt elle vérifia que sa cape lui couvrait bien le corps en entier et qu'on ne voyait pas son visage sous sa capuche. Et c'était le cas. Elle ressemblait à une femme de grande taille, dans une cape. Par contre on ne pouvait savoir sa race qu'en regardant ses mains ou ses pieds (((mais qui serait assez idiot pour regarder ses pieds, hein ?))), qu'elle cacha dans ses manches. (Tant mieux !) Elle inclina la tête et le haut du buste, le poing droit contre la paume de sa main gauche devant le museau puis elle sortit, Nouk ouvrant la marche, sans même remarquer qu'elle avait eu une réduction, les mathématiques n'étant pas son fort. Devant la porte elle réfléchit : elle devait aller à quelle auberge ? Si les deux étaient à égales distances… Bon, pour éviter de se perdre, mieux valait suivre la rue principale et aller à l'Auberge des Voyageurs !


La taverne.

_________________
Fam'tie Gress ¤ Rôdeuse ¤ Woranne tigrée

Je vous ai enfin retrouvé, mes enfants. Après un an de recherche, je vous retrouve enfin...! Plus jamais je ne vous laisserais être arraché à moi de nouveau, plus jamais...!

Nouk, fidèle jusqu'à la mort.


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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Mer 12 Jan 2011 19:14 
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Les ruelles de Dahràm - Vers la forge

Dans la forge


Erebor était essoufflé de sa course. Il était à peine entré dans la forge qu’il se posa contre un mur pour reprendre son souffle. Il était dans une grande pièce encombrée. Par endroit, il y avait des étaux, par là des marteaux abimés ou dont le manche était brisé, ici des armes sans gardes, de l’autre coté des minerais purs …
Le forgeron était un grand homme au crâne nu. Erebor voyait bien que ses muscles étaient forgés entre le marteau et l’enclume. Chacun de ses muscles étaient visibles, puisqu’il ne portait qu’un petit tissu sur on épaule gauche pour essuyer les gouttes de sueurs qui ruisselaient sur son front et ses joues. Ses muscles roulaient sous la peau à chaque fois qu’il soulevait son bras pour venir frapper d’un grand coup de marteau le métal rougeoyant qui était posé sur l’enclume. Le charbon, derrière lui, n’était que braise et des flammes orangées y émanaient.
Le forgeron avait posé son marteau quand Erebor entra dans la pièce. Il s’essuya le visage et s’approcha d’Erebor.

« Vous allez bien ? » demanda-t-il, accroupi.

Il avait une voix plutôt grave et rauque qui trahissait ses yeux doux.

« Oui je vais bien maintenant, merci. », répondit Erebor.

« Bien ! Qu’avez-vous besoin maitre nain ? Un lourd marteau, une claymore affinée, une hache tranchante ? J’ai aussi des arbalètes, des arcs, des tromblons. Si vous avez besoin de vous protéger et vous défendre, j’ai tout ce qu’il faut, du heaume à la targe en passant pas le gambison et les grèves. »

Erebor avait une idée très précise de ce qu’il voulait. Il était inutile d’énoncer tout cela.

« J’aimerais un casque qui laisserais toutefois paraitre ma barbe, des grèves en plate et des bottes résistantes. Pouvez-vous me faire cela ? »

« Bien sur, maitre nain. Ces temps-ci, j’ai beaucoup de demande d’aventurier comme vous, mes stocks diminuent à vue d’œil. Je ne pourrais commencer avant 8 jours ! Navré … »

« C’est très bien ! Je reviendrai dans 8 jours alors ! »

Erebor était ravi de savoir qu’il pouvait faire confiance à quelqu’un dans cette ville d’usurpateurs et de malhonnêtes.

« Je dois partir maintenant. Je suis pressé. A bientôt »

Il salua et remercia le forgeron puis poussa la porte.
Il courait maintenant en direction du cimetière.

Le cimetière - Chapitre 1 : Une rencontre fortuite

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"Rien n'existe qui n'ait au préalable était pensé" Traité de Faërie, Ismaël Mérindol, 1466


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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Mer 11 Jan 2012 02:02 
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Localisation: Dahràm
Suite de la Cour-aux-Rats


Marchant d'un pas rapide et certain, Vectelion se dirigea vers la forge de Dahràm. On y disait que le forgeron et propriétaire n'était pas commode. Mais tenir un établissement dans une ville comme Dahràm demandait un doigté bien spécial.
Toute sa vie, Vectelion avait été habitué à se battre au corps à corps. Une lame fixée sur son avant bras, le chuintement qu'elle faisait en sortant automatiquement de son fourreau était familier à l'oreille de l'encapé. Mais quelque chose lui disait que pour le lendemain, cela ne lui suffirait pas. De plus, il s'était promis un cadeau depuis bien longtemps.
En entrant dans la forge, c'est une homme puissant et confiant, ainsi qu'un étalage d'arme qui lui souhaita la bienvenue. A la question que le forgeron lui posa, Vectelion répondit:

-Je recherche une arbalète de bonne facture, petite et peu encombrante. Légère si possible.

-Une telle arme ne vous promettra pas des tirs à trop longue distance, commenta le vendeur.

Vectelion ne dit mot, attendant de voir les propositions du vendeur.

-Bien.

L'imposant forgeron fit un tour sur lui, même avisant ses étalages. Il eut un sourire satisfait. Faisant le tour du comptoir, il vint saisir une arbalète dans un coin.

-Croyez bien qu'ici, ce sont les lames qui sont à l'honneur. Mais je pense que cela fera votre bonheur. Comme je vous l'ai dit, n'espérez pas percer des armures trop épaisses avec ça.

Il tendit l'arme à Vectelion qui l'examina. La légèreté était surprenante. Solide, avec une bonne prise en main, l'encapé remarqua un emplacement creux sous le couloir qui projetait les carreaux. Interrogeant le forgeron, celui-ci eut un sourire malicieux.

-La particularité de cette arme, en plus d'être légère, c'est que son rechargement est très pratique.

L'homme se dirigea dans l'arrière boutique, avant de revenir les bras chargé de petites boites. Rectangulaires, elles semblaient taillés pour s'encastrer dans l'arbalète. Le forgeron les déposa sur le comptoir, et s'en empara d'une. Dans une démonstration, il emboita, comme prévu, le boitier sous l'arbalète.

-On recharge comme ceci, fit-il en posant son doigt sur une languette en bois, à l'entrecroisement de l'arc. Il tira vers lui, comme un rechargement classique. Dans un système ingénieux, le boitier encastré s'ouvrit, laissant se placer un carreau sur le couloir de l'arme. Il pointa l'arme d'une main vers le sol terreux. Dans un claquement sec, le carreau de bois vint s'y planter dans un nuage de poussière. On recharge! Rapidement il réarma l'arbalète en tirant sur la languette: un nouveau carreau se cala dans le couloir de tir.

-Ingénieux, fit Vectelion admiratif.

-Chaque chargeur (il désigna les boitiers) contient sept carreaux. Ce sont des carreaux basiques, donc trouvables un peu partout. Pour les boitiers, c'est autre chose. Je vous conseil de les garder une fois qu'ils son vides, histoire de les recharger à la main.

Le forgeron revint derrière le comptoir pour en sortir une lanière de cuir qu'il tendit à l'encapé.

-Pour le transport, c'est toujours utile.

-Fort bien. Cela fera combien? Demanda Vectelion en sortant sa bourse.
-----

Donc je fait l'achat d'une arbalète à rechargement rapide. Si possible j'aimerai voir dans mon équipement marqué [ "La Sept coup": Arbalète à rechargement rapide ], plaisir personnel. Elle ne donne aucun bonus d'attaque au autre. D'après le générateur, ça ferait 43 yus.

_________________


Dernière édition par Vectelion le Dim 25 Mar 2012 05:33, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Dim 15 Jan 2012 12:40 
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Localisation: Niort
Intervention gmnique pour Vectelion


Le vendeur était fort heureux que tu lui achètes une arme. Il regarda son livre de compte et chercha le détail de l'arbalète que tu voulais lui acheter. Puis levant les yeux, il te donna le prix.

- "Alors cela te fera un total de 43 yus."

Tu n'avais plus qu'à lui donner son argent et tu pourrais repartir avec ton arme.


HRP : Je te valide ton achat et te retire tes 43 yus.

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Dim 25 Mar 2012 04:27 
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Localisation: Dahràm
Fier de son achat, Vectelion allongea la somme au forgeron avant de quitter l'établissement. Admirant son arbalète, il y accrocha la bande de cuir afin de la transporter plus aisément. Ainsi armé, l'encapé pouvait à tout moment dégainer sa lame à l'avant bras, ou d'un geste simple tirer son arme de tir logée dans son dos. Les grandes et profondes poches de son manteau noir accueillaient sans problèmes les boitiers de carreaux. C'était là un formidable principe de pouvoir recharger son arme d'un mouvement du doigt.
Jusqu'où irait la science pour faciliter la mort des hommes...



Suite

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Sam 19 Déc 2015 11:11 
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Localisation: Aliaénon
Précédemment : ici

La petite fille avait traversé tout Dahràm, l'armure à présent propre sous le bras. Sur son passage, les passants se retournaient, se demandant pourquoi elle possédait une armure qui, vraisemblablement, ne pouvait en aucun cas lui appartenir. Et elle observait, anxieuse, tous ces regards, qui se faisaient au mieux étonnés, au pire alléchés. Elle avait bien essayé, un moment, de prendre des ruelles moins fréquentées, mais cela ne changeait rien, au contraire. Le chemin n'en devenait que plus long, et les regards qu'on lui jetait plus envieux. Ce bout de métal, pour sûr, n'était pas très pratique pour rester discret, en tout cas pour elle.

Après cette petite promenade qui lui fut fort désagréable, elle arriva enfin, toujours en vie et en possession de l'objet, chez le forgeron. Elle entra dans la bâtisse, belle maison en pierre, refermant rapidement la porte de la boutique derrière elle, et regrettant sa décision instantanément. L'air qui régnait dans la pièce, malgré les multiples ouvertures, restait chaud, s'évacuant en une brise tiède et désagréable de la porte du fond, de laquelle provenaient les bruits sourds produits par un marteau lorsqu'il écrasait du métal coincé par une enclume. L'activité typique d'un forgeron.

Avec tout ce vacarme, elle se demandait si l'homme l'avait entendue arriver. Elle souhaitait se débarrasser de cette armure bien trop grande, mais quant à faire, autant ne pas repartir les mains vides, et il valait mieux ne pas déranger l'homme pour un simple échange... Tout ce métal brillant réveillait en elle quelques désirs impulsifs qu'elle pourrait assouvir facilement présentement.

Doucement, elle déposa l'armure terne au sol, le bruit ainsi produit caché par celui qui provenait de l'arrière-boutique. Même si le forgeron avait une très bonne ouïe – et elle en avait fait l'amère découverte il y a quelques mois –, il ne pouvait pas l'avoir entendue.

Elle marcha tranquillement entre les armes exposées, certaines dorées, d'autres noires, la grande majorité grises argentées. Elle tendait la main et les caressait, un peu comme de véritables êtres vivants desquels elle jugerait la douceur du poil. Elle appréciait leur éclat, leur forme, leur allure, et en profitait pour jauger leur tranchant au doigté. Elle retirait vivement sa main lorsque l'arme l'était trop, pour la replacer juste après, la surprise passée. Si elle passa rapidement les épées, lances et haches, elle s'attarda un peu plus sur les divers poignards et couteaux.

Pas à pas, elle arriva à la section des armures, toutes trop grandes pour elle, évidemment. Elle leur jeta à peine un regard, peu intéressée. Pourquoi ne faisait-on pas d'armures pour les enfants, après tout ? Elle poserait la question au forgeron, rien que pour l'énerver, à moins qu'elle ne décide de procéder à un troc sans son accord avant qu'il n'arrive. Mais pour ça, il lui faudrait tout de même un objet intéressant en contrepartie.

Elle remarqua alors, jusqu'ici presque cachée par les autres objets exposés, une magnifique paire de griffes. Elle s'en approcha, subjuguée. Un gant noir de jais, en cuir noble, recouvert de quatre griffes d'argent scintillantes, pas particulièrement longues, sans être courte : en somme la taille idéale. Les lames étaient fixées sur le dos du gant, plus solide, quelle que soit la position des doigts, et promettaient une bonne éraflure à quiconque s'en approchait. Voilà contre quoi elle pourrait échanger son armure... Elle tendit les doigts, le regard émerveillé, vers les griffes.

Dis donc, petite, qu'est-ce que tu fais ?

Elle se retourna vivement, s'écartant aussitôt de l'arme. Le forgeron était sorti de son atelier, et elle, absorbée par la vision de cette arme, n'avait rien entendu. Elle laissa apparaître sur son visage un sourire aussi innocent que possible, plaçant ses deux mains derrière elle, et se balançant d'un pied sur l'autre. Elle demanda, sans prêter attention à sa question :

Bonjour monsieur Rilka'n ! Vous allez bien ?

L'homme, sans se départir de son air menaçant, s'approcha, et répliqua :

Quand est-ce que tu apprendras qu'il ne faut pas se jouer des mêmes personnes deux fois ? Crois bien que cela se retournera contre toi, un jour. Allez, dégage, avant que je ne m'énerve.

Il était imposant, les muscles saillants sous son tablier. Et il portait à la main son marteau qui, s'il ne devait pas taper autre chose que du métal inerte en temps normal, pouvait certainement se montrer redoutable contre les os d'une fillette – ou pas forcément d'une fillette d'ailleurs. Elle fit mine de s'en aller, attendant qu'il se calme et relâche son attention, mais restait dans la boutique, se rapprochant de l'armure que le forgeron n'avait pas remarquée. Elle avançait en sautillant, bien droite, semblant mimer en exagérant les gestes d'une petite fille banale, au sens propre.

J'ai apporté quelque chose pour vous. C'est l'armure qui est là.

Elle la désigna du bout du pied, sans se départir de ses mouvements rythmés et légers, continuant à faire de petits sauts sur place en obéissant à une mélodie muette. L'homme restait méfiant, mais souleva l'armure d'une main pour l'examiner.

Hmm... Pas spécialement belle, mais elle semble bien protéger, et en bon état... Et puis, ses formes indiquent une certaine maîtrise dans sa fabrication. Mais je m'étonne de voir que tu es en possession d'une telle armure.

Son ton s'était raffermit pendant qu'il parlait. Il la laissa tomber au sol, sans ménagement, et demanda, à présent furieux :

Chez qui l'as-tu volée, celle-là ? Je te préviens, tu ferais mieux de me le dire tout de suite, sinon ça va barder pour toi ! Tu n'es pas la bienvenue ici, une fois pour toutes !

N'ayant pas le moins du monde l'air impressionnée, tout en tremblant intérieurement à l'idée de recevoir un coup de marteau de l'homme en colère, la petite fille lui sourit, et répliqua :

C'est très simple. Excusez-moi si j'ai du mal à raconter les histoires, mais je vais essayer de vous résumer les faits. C'est-à-dire que vous seriez bien le premier à les entendre, donc ma prestation ne sera peut-être pas très bonne.

Elle se racla la gorge, et sans laisser le temps au forgeron de répliquer, commença, s'arrêtant de sautiller, mais transmettant son rythme à sa voix, une main sur la poitrine et l'autre tendue en l'air, telle une véritable oratrice. Elle ne regardait plus le public – en la personne du forgeron – mais fixait un point au plafond, comme si elle s'adressait aux cieux.

J'allais jouant courant, à travers cette ville :
Dahràm où certainement, rôdent les plus agiles,
Les plus fourbes les plus vils, des tueurs et voleurs,
Tous bien assez civils, pour se nommer emprunteurs.
Et dans cette folle course, je trouvais mon destin,
Destin en forme de bourse, d'un badin anodin.


Elle s'interrompit, pour prendre un air plus sérieux.

Mais, ô malheur ! ô tristesse !

Elle plaça en même temps qu'elle disait ces mots une main sur son front, se courbant en arrière, l'autre main tendue vers le ciel et le visage désespéré. Elle accéléra petit à petit, donnant une dimension tragique au récit.

Un justicier sans cœur, voyant mon acte banal,
Se fit accusateur, défenseur magistral,
Sur ma personne fonça, l'arme déjà à la main,
Moi sans mal l'esquiva, et il prit un bon bain.


Elle prit une expression soudainement hilare, la chute ayant interrompu l'accélération qu'elle avait mené dans son discours. Elle ajouta avec une joie presque communicative :

Eh oui ! Quel imbécile : cette drôle d'histoire,
Se passa, très subtile, au bord des quais hier soir.


Elle s'arrêta, et conclut :

Le pauvre ! Je l'ai sauvé, mais en dédommagement,
J'ai bien sûr exigé, cet objet très luisant.
Fort belle moralité, j'en retiens cette phrase :
Peu importe l'honnêt'té...


Elle eut un instant de flottement fort vite comblé par son imagination :

... ne tombe pas dans la vase.

Elle s'inclina devant l'homme après cette petite improvisation, et ce dicton final inventé à la hâte. Le forgeron ne réagissant pas, sans doute trop occupé à comprendre le sens global, elle précisa :

Donc, je ne l'ai pas volée. Je l'ai acquise suite à une action charitable et volontaire nécessitant rémunération, c'est tout.

Elle le regardait, un sourire en coin. C'était un ancien barbare, pas un intellectuel, et il n'allait pas mobiliser plus de quelques secondes ce qui lui servait de cervelle pour essayer de comprendre la petite pièce de théâtre qu'elle lui avait servie. Ses prévisions se révélèrent évidemment exactes. Il lâcha prise, et demanda, un peu déconcerté :

Très bien... Et alors ? Que veux-tu, cette armure, je peux te l'acheter pour... disons... quatre-vingt quinze yus. Je ne vois pas ce que je pourrais faire de mieux.

Elle arqua un sourcil interrogateur, demandant :

Si peu ?

Il paraissait surpris qu'elle tente un commentaire, mais ajouta, agacé, se reprenant petit à petit :

Qu'y connais-tu ? De toute façon, tu ne pourras jamais l'utiliser telle quelle.

Comment ça telle quelle ? Vous supposeriez que je ne suis pas capable de me battre ?

Mais non, c'est juste qu'il est toujours possible de la remanier un peu, pour l'ajuster à ta taille. De plus, si j'y ajoute une petite touche personnelle, elle sera plus efficace, je m'y connais suffisamment : en la recouvrant d'une fine couche d'un alliage adéquat, elle sera plus solide. Et puis, si elle est en ce moment un peu lourde, il est tout à fait possible de l'alléger. Toujours un plus en combat.

Fort heureusement pour Yurlungur, qui avait lancé sa réplique au tac-au-tac, le forgeron n'avait apparemment pas remarqué qu'il parlait à une petite fille. Peut-être qu'il avait l'habitude d'avoir à reforger des armures, pour les adapter à la taille de nains ou de hobbits par exemple. Ou peut-être qu'informer un enfant de son métier lui paraissait une activité honorable. Elle en profita, et demanda :

Et combien ça ferait ?

Il l'examina de plus près, afin d'en jauger la valeur, et ce qu'il pourrait en faire. Entièrement absorbé par cette action, il semblait vraiment ne plus faire attention à la situation.

Hmm... 234 yus. Oui, je pense que ça ferait le compte.

Marché conclu !

Elle sortit de sa bourse l'argent demandé, et le plaça dans la main du forgeron souriant d'avoir fait une bonne affaire, du moins l'espérait-elle. Elle avait juste assez, précisément grâce à l'argent du guerrier. Quelle veine elle avait eu de tomber sur lui !

Très bien. Elle devrait être prête d'ici trois jours, je pense, ça ne demandera pas trop de travail. Repasse d'ici là.

La petite fille lui sourit, et le salua avant de quitter le lieu. Une bonne affaire...

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Dim 3 Jan 2016 09:02 
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Elle se retrouva bien vite à la forge. Rien n'avait changé. Tout était en place, comme si rien n'avait été vendu entre temps. Tant pis pour le tenancier si c'était le cas. Elle s'avança, respirant avec dédain l'air chaud qui emplissait la pièce, comme toujours. Elle chercha des yeux une pièce d'armure terne, sans la repérer.

La fillette s'avança encore, observant tout le métal autour d'elle. Un autre jour, ça aurait pu l'attirer, mais aujourd'hui, elle cherchait l'armure promise par le forgeron. Soudain, elle l'aperçut. Elle était là, trônant au milieu des autres, se faisant une place discrète mais essentielle pour la fillette. La seule armure à sa taille, qui était prête ! Elle s'approcha. Qu'elle était belle ! Les courbures étaient parfaitement adaptées à son corps et le métal était toujours terne mais semblait resplendir.

Ah ! Te voilà.

Le forgeron avait surgi de l'atelier, l'air satisfait. La petite fille se retourna et annonça, pleine d'excitation :

Elle est magnifique ! Vous êtes formidable.

Ha ha ! Merci, gamine. Je suis contente qu'elle te plaise. Tu n'as qu'à l'essayer tout de... Hé !

Il fonça jusqu'à la fenêtre, par laquelle s'échappait ladite armure, dans les mains d'un voleur audacieux, et poussa au passage Yurlungur à terre. La petite fille se releva, vit l'emplacement vide, entendit les injures du forgeron et s'exclama :

Mon armure !

Ça n'allait pas se passer comme ça ! Une haine envers l'infamie de ce voleur apparut dans son coeur. Faire ça à une de ses pairs ! Elle allait le corriger, et en vitesse ! Elle rugit, et se précipita à l'extérieur. Ledit voleur n'était pas très loin et elle le vit disparaître au tournant d'une ruelle. Il était alourdi par son larcin et elle allait le rattraper rapidement...

***


Malheureusement pour elle, non, elle n'était pas totalement guérie. Et elle ne put pas courir aussi vite qu'elle le souhaitait. Au bout de quelques minutes de poursuite, elle avait perdu de vue le filou, mais continua à courir et se mit à réfléchir à toute vitesse. Si elle avait à fuir, par où irait-elle ? Il avait déjà tourné à droite, puis deux fois à gauche. D'autant plus qu'à partir de là, peu de ruelles étaient accessibles... Elle serait allée à droite encore une fois, puis à gauche, et encore à gauche, c'était la meilleure option. Cela déboucherait sur une avenue plus fréquentée, ou elle aurait pu se fondre dans la masse, ou s'échapper en vitesse par l'une des multiples autres ruelles qui débouchaient dessus. Donc si son intuition était bonne, elle pouvait continuer tout droit et le cueillir.

Il passa dans la rue juste devant elle et elle sourit. Il ne lui échapperait pas. Revigorée, elle fit un sprint et lui sauta dessus, l'immobilisant au sol. Il laissa s'échapper de ses mains l'armure, qui roula quelques mètres plus loin. Le voleur était jeune, mais moins qu'elle. Il devait bien avoir vingt ans, et d'une clé de bras, elle le maîtrisa sans peine. Elle sortit alors sa dague, et la plaça à côté du cou de l'Humain maintenant très anxieux.

Dis donc, ce n'est pas bien de voler, tu sais...

Elle avait prononcé ces mots très faiblement, à côté de son oreille, rapprochant d'instants en instants sa dague du cou si fin.

Oui ! Je le referai plus, juré !

Oh, mais j'espère bien, ce serait la moindre des choses... Cependant, je ne vois pas pourquoi je devrais te croire...

S'il vous plaît ! J'le referai plus ! Je vous promet !

La dague avait commencé à entailler la peau du cou, et quelques gouttes de sang perlaient. La fillette se délectait de l'angoisse du petit voleur et songeait à le libérer après l'avoir suffisamment effrayé, lorsqu'un croassement se fit entendre au-dessus d'eux. Elle leva les yeux et vit un corbeau noir voler juste au-dessus. Il émit un nouveau croassement et la petite fille sourit.

Non... Non !

Elle leva sa dague et acheva d'un coup net l'homme, en se retirant bien vite pour éviter de se tâcher. Le hurlement de terreur qu'il eut se perdit dans un gargouillis. Son corps restait là, gisant au sol. Yurlungur lécha sur ses doigts les quelques tâches de sang qui lui avaient giclé dessus, puis récupéra l'armure et retourna à la forge.

***


J'ai récupéré l'armure.

Le forgeron parut surpris de son retour. Il la regarda et saisit l'objet tant convoité pour l'examiner.

Heureusement, elle n'a rien. Bravo, Yurlungur.

Je peux même vous assurer que je lui ai fait regretter son geste ! Il ne volera pas de nouveau.

Elle laissa apparaître ses dents dans un grand sourire en disant cela, mais referma rapidement sa bouche, se léchant lesdites dents. Il y avait peut-être encore un peu de sang dessus. L'ancien barbare ne sembla heureusement rien remarquer et lui tendit l'armure.

Très bien, elle est à toi.

Ah oui... J'aurais besoin d'autre chose. Est-ce que vous connaîtriez quelqu'un capable de raccomoder mes vêtements ?

Oui : moi. Allez, pour l'occasion, ce sera gratuit.

Ils se sourirent mutuellement. Lui était content d'avoir un voleur de moins dans sa ville, mais il ne savait pas comment elle l'avait dissuadé... Elle adorait ce genre de situation. Être acclamée pour ce qu'on considère généralement comme des méfaits ! Et en tirer une récompense, en plus...

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Mer 31 Aoû 2016 12:06 
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(Venant des portes de Dahràm)

Boctrakz se tient devant la porte de la Forge. Il toqua.

-TOC TOC !

Un homme ouvrit et il dit :

-C’est pour quoi ?
-C’est moi, Boctrakz, tu ne me reconnais pas ?
-Boctrakz ? Ah oui, c’est toi ! Tu as bien changé ! Entre !

Boctrakz entra dans la Forge. Rilka'n est un vieil ami de Boctrakz. Rilka'n est un ancien grand assassin. C’est le cousin de Boctrakz. Il a reçu les mêmes tortures que Boctrakz sauf que Rilka'n a appris à être gentil et poli.

-Bon, tu veux quoi ?

-Déjà, une potion de soin, je suis mal au point.
-Tiens !

Rilka'n lui donne une potion de soin que Boctrakz avale en un rien de temps (+10 PV)

-Ta fais quoi pour être blessé ?
-Combattu un campement.
-Ah ! Bah ils ne t’ont pas loupé ! Bref, sinon, tu es venu pour quoi ?
-Pour que tu me donne une quête pour avoir de l’argent et autres.
-Ah ! D’accord, mais tu devras bien te préparer ! Il y a une auberge pas loin, c’est un peu le lieu de rassemblement de criminels. Tu devrais y aller.
-Ok. Donc, c’est quoi cette quête ?
-Alors… Ta destination, c’est : Kendra Kâr ! Je déteste cette ville et en particulier le roi ! Ton objectif sera de tuer le roi. Ce c*nnard a voulu raser notre ville parce qu’il y avait beaucoup trop de brigands ! Il allait aussi tuer tout le monde sans sommations ! Quand tu l’as tué, tu devras combattre les gardes qui seront avertis de la mort du roi. Je te conseille de tuer les 2 gardes du corps du roi après l’avoir tué. Ensuite, enfuis-toi. Ta mission sera réussie, même si tu dois passer aux cachots. Ta récompense : 200 Yus, 2 potions de soins et une protection pour le torse. Bonne chance, Boctrakz !
-Merci. Je réussirai ma quête !

Sur ces mots, Boctrakz partit de la Forge et s’en alla vers l’auberge se préparer…..
-------------------------------------
Auberge : l-auberge-des-voyageurs-t324-60.html#p622629

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Mon silence peut tuer... Boctrakz, Sektegs, Voleur


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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Sam 3 Déc 2016 19:28 
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Le travail de Liniel fut fait rapidement. Bien que son épaule gauche restât endolorie et incapacitée, Yurlungur ne comptait pas dessus pour un éventuel affrontement. Sa main droite et la dague dans celle-ci seraient bien suffisantes pour faire taire les agents du Gros Néral qui se dresseraient devant elle. Elles étaient toutes deux emmitouflées dans des capes semblables, traversant la ville dans l'ombre et la discrétion. Mais la petite fille tira sa mentor par la manche pour la guider jusqu'à la Forge où elle avait encore quelques petits détails à régler.

« Peux-tu m'attendre ici ? indiqua-t-elle en rentrant à l'intérieur et en retirant sa capuche. »

Rien n'avait changé ici non plus. Elle attendit quelques instants et l'artisan forgeron, l'impressionnant, le costaud et le rustre, fit son apparition, reconnaissant la gamine qui se présentait à lui.

« J'ai besoin de vous, fit-elle sans lui laisser le temps de parler. Ou plutôt, mon amie a besoin de vos services. »

Elle indiqua du regard Liniel qui était restée au-dehors, comme montant la garde. Le forgeron échangea un hochement avec cette dernière, montrant ouvertement qu'ils se connaissaient, ce qui n'était guère étonnant, faisant gagner un sourire à la petite fille. Autant que l'homme ignore que c'était bien elle qui avait récupéré tout ce matériel.

« Voici une robe et une bague, fit-elle en déposant les deux objets sur la table. Par ailleurs, je vous laisse aussi cette armure. »

Le forgeron allait peut-être reconnaître l'armure qu'il lui avait améliorée, mais cela ne faisait rien. Elle l'avait enlevée tout à l'heure mais, dans le cadre d'activités agiles et adroites, il valait mieux ne pas être encombrée par ce genre de choses.

« Ah, et je vais aussi laisser cette dague à vos soins quelques instants. Je ne doute pas qu'il vous sera aisé de la rendre bien plus performante. C'est mon amie qui demande cela, insista-t-elle. »

(((HJ :
Vente du matériel suivant :
- robe de nécromancienne (End +10)
- bague ornée d'un lapis-lazuli (For +6)
- Armure terne (End +5 Esquives +5)
(les deux dernières sont équipées (ou pas si GM10 a déjà mis la relique d'Aethalin en bijou))

Amélioration de la dague de (For +2) à (For +10, Maîtrise SA +5)

Merci d'avance ! )))


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Dernière édition par Yurlungur le Dim 4 Déc 2016 12:00, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Sam 3 Déc 2016 21:22 
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Intervention pour Yurlungur



Le forgeron a l'air mal luné aujourd'hui, bien plus que d'habitude. Il regarde ce que sa cliente lui propose, se racle bruyamment la gorge et crache dans un bol au sol.

"Je préviens de suite... Je ne reprends plus qu'au tiers du prix de base. Marre que tous les imbéciles piquant des trucs dans des caves paumées me refilent un tas d'breloques qui me restent sur les bras."

Il pousse les affaires proposées sur le côté et s'empare de la dague. L'ancien mercenaire fait rugir sa forge et gronder son marteau. Le son couvre ses grognements mécontents pendant un moment. Enfin, il revient avec l'arme qu'il pose sur le comptoir et examine les articles. Il en soulève certains entre deux doigts, pousse un souffle agacé puis annonce la couleur.

"Deux-cent dix... Hum... Treize pour la robe. Cent-quatr... Non, cent soixante-dix-sept pour le bijou et... Ah, facile. Cent quarante-deux pour l'armure. Soit cinq cent trente-deux yus. Et pour la dague, ça fera six cent-soixante yus. "

Il relève vers la cliente un regard sévère et tend sa large main.

"Ce sera cent-vingt-huit yus de votre poche. Enfin, de celle de votre "amie"."

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 Sujet du message: Re: La forge
MessagePosté: Dim 4 Déc 2016 11:59 
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« Excellent, répondit-elle lorsque le forgeron lui rendit son dû, un sourcil haussé suite à la désagréable remarque de celui-ci. »

Elle quitta la forge, rabattit sa capuche et indiqua :

« Chez le Gros Néral. »

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