L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 128 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 9  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Dim 3 Oct 2010 23:56 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 20 Juin 2010 20:58
Messages: 1148
Localisation: Eud Lille din'ch Nord, hin
>> Le Gousset d'Ecume

"Huuummmm... C'est bon !"

Eucalyptus, fraîchement débarqué, avançait à pas prudents dans les rues de Darhàm. A chaque croisement, il partait en éclaireur et observait tout, partout, même dans les interstices infimes des lézardes dans les murs et sous les poubelles. Mieux valait être prudent que pas du tout. Au moindre bruit, il sursautait et pointait sa toute nouvelle flûte en bambou vers l'origine du bruit, qui était, la plupart du temps, Séléné qui reniflait par ci par là différentes odeurs d'autres canidés. A chaque fois rassuré, il repartait dans un délire paranoïaque où n'importe quand et n'importe où, le danger pouvait surgir. Cet endroit ne lui disait rien qu'il valût. Et pourtant, il prenait son courage à deux mains et continuait d'avancer dans une ruelle plutôt sombre, un peu trop à son goût d'ailleurs. Loin d'être rassuré, il ne quittait pas ou presque Séléné des yeux.

"Toi aussi, t'as les chocottes, hein, mon p'tit loup ?"

Massacrer du zombie ne le dérangeait pas plus que çà car d'une ils étaient déjà morts, et de deux les illustrations qu'il avait vu d'eux ne l'avait pas convaincu de la bonne âme qui pouvait se cacher derrière ces morts vivants. Il fallait dire que ces illustrations montraient des vieilles carnes entourées de mouches dévorant la panse d'une pauvre passante. A y repenser, il en avait failli vomir ses crêpes sur l'ouvrage. Comme maintenant d'ailleurs... Luttant contre l'envie de déballer son dîner dans la ruelle, il serra ses petits poings et continua de marcher vers un des gardes de la cité. Eucalyptus, arrivé près de lui, se présenta et posa tout un tas de questions au garde, si vite, qu'il n'en répondit qu'à la moitié. Non, Dahràm n'avait pas de crêperie, non, il n'avait pas vu de zombies dans le coin et non, il n'était pas intéressé par son ami Fareloke, le grand elfe blond et "légèrement" homosexuel. Eucalyptus le remercia vivement, non sans insister sur Fareloke en rajoutant qu'il ne savait pas ce qu'il perdait. Continuant ainsi sa route, il déboucha sur un croisement et s'arrêta au beau milieu afin de savoir quel rue il allait prendre.

"Hummmm, si j'étais un zombie, où j'irai ?"

Eucalyptus hésita un instant puis il mouilla son doigt, le pointa vers le ciel et se laissa guider par le vent. L'idée lui paraissait bonne, après tout il était un magicien du vent. Il continua donc sur la droite mais au bout de quelques mètres, il eut la chair de poule. Une poignée de personnes, très mal habillées, très ensanglantées et très dévoreuses étaient en train de déguster la cervelle ouverte d'un clochard. Eucalyptus hurla de peur et attira aussitôt l'attention sur lui. Bidouille, sa faera, tenta en vain de le raisonner, le lutin était pétrifié et ne pouvait plus faire un seul geste. Alors que les zombies se relevaient et claudiquaient lentement mais surement, une ombre plus menaçante fit son entrée. Majestueuses, complètement décharnées, les deux soeurs squiamoises claquaient des dents d'impatience, prêtes à goûter du lutin jeune.

( Eucalyptus ! Eucalyptus ! mais reprends-toi ! C'est plus dangereux que je ne le croyais ! Eucalyptus ! )
( ... )
( Aux grands maux, les grands remèdes ! )


N'écoutant que son grand coeur et comme personne à part eux n'étaient dans la rue, elle se matérialisa et donna une énorme gifle à Eucalyptus.

"Si ca marche dans les Feux de l'Amour, je ne vois pas pourquoi ça marcherait pas sur mon lutin, hihi..."

Aucune réaction du lutin qui était toujours pétrifié de peur...

"Hummm, c'est vrai que Jill, elle, lance toujours son Whisky avant, c'est surement pour çà que ça marche... Bon..."

Il ne restait que peu de pas entre le lutin, la faera, le louveteau et les zombies, sans compter les deux soeurs squiamoises. Mais Bidouille était une faera pleine de ressources et prit Eucalyptus par les épaules, s'envola sur le dos de Séléné et cria de toutes ses forces le mot magique, celui qu'elle savait qu'il allait les sauver.

"Lapin !"

Les oreilles droites, le regard alerte, Séléné détala comme un fou dans la ruelle, esquivant avec grâce les mains rebutantes des zombies et slalomant avec fougue entre leurs jambes. Le petit groupe était sauvé, enfin pour l'instant seulement...

vv post suivant

_________________
Image
Safari Disco Club


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 11 Oct 2010 16:20 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 12 Oct 2009 22:23
Messages: 8548
Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Une Bonne Lame



Une Bonne Bagarre




Mercurio passa la matinée à traîner dans les rues et ruelles discrètes et peu fréquentées de Dahràm.

On ne dirait pas comme ça, mais c'est difficile de trouver un endroit où se poser quand on cherche à assassiner un quidam. Il faut qu'on puisse bénéficier d'un effet de surprise, que la victime ne s'y attende pas. Un coin obscur a son petit succès, surtout dans une ruelle serrée.

Il faut aussi être sûr que peu de monde passe ici à quelques heures que ce soit. Planter un couteau dans le dos d'une personne sans voir que dix autres suivent derrière est à éviter autant que possible.

Et chose importante : Voir si de la concurrence n'a pas déjà pris place ici. Il aurait été idiot que Mercurio se fasse dépouiller en cherchant un tel endroit et il a dû à plusieurs reprises faire rapidement demi-tour en voyant quelques crapules à la face patibulaire attendre sagement au détour d'une petit ruelle. Heureusement pour lui, ils semblent choisir leurs victimes et ne prendront pas le risque de s'attaquer à un solide Humoran qui pourrait leur arracher la tête d'un coup de griffe.

La mi-journée arriva et il n'avait toujours pas trouvé endroit convenable où se poster. La faim n'aidant pas, il acheta au passage quelques fruits à manger et une amphore d'un demi-litre de rhum-citron (Très prisé par les marins pour lutter contre le scorbut !) chez un marchand ambulant non loin du port.

Il prit tout son temps pour boire et manger, tranquillement assis sur une bitte d'amarrage, et une fois les fruits et surtout l'alcool totalement ingurgité, il resta, pensif, à regarder la mer d'huile qui régnait ce jour-là en se remémorant l'affreux moment de son enfance dans lequel il tomba à la mer et se ridiculisa devant tout le quartier, en rageant intérieurement. Lorsqu'il se rendit enfin compte qu'il avait autre chose à faire aujourd'hui, il se releva. Il ne savait pas exactement si c'était le mouvement qui en était la cause, mais l'alcool se faisait soudainement plus présent, comme si le sang alcoolisé était monté à son crâne sur la même impulsion. Quelque peu tanguant, le choix de la ruelle lui sembla tout d'un coup bien moins important et bien plus facile.

Ainsi, il prit la première ruelle au hasard et, par un certain concours de circonstance, vit ce qui semblait être un citoyen lambda s'amenait vers sa direction. C'était un Ynorien d'une quarantaine d'année, les cheveux grisâtres finissant en queue-de-cheval. Il portait une tunique couleur rouille et un pantalon rouge carmin. Le tout était d'un goût relativement discutable mais assez passe-partout. Il était un peu plus petit et malingre que la moyenne et n'avait aucune arme visible sur lui... La proie idéale en somme. Alors Mercurio fit mine de passer tranquillement à travers la rue, jusqu'à le croiser en arrivant à sa hauteur.

Ensuite, tel le tigre sauvage s'attaquant à un cerf sans défense, Mercurio sortit -non sans quelques difficultés- le poignard de sa ceinture, pivota rapidement et, alors qu'il était sur le point de fondre sur sa proie -en s'imaginant déjà être en train de vider ses poches- en parfait angle d'attaque... Il se prit un gros coup de poing brutal et bruyant dans la truffe, qui se mit aussitôt à saigner. Il avait plus de force dans les bras qu'en apparence, le bougre.

En fait, Mercurio n'était pas encore prêt à l'attaquer que l'Ynorien avait déjà bien compris son petit jeu rien qu'à la manière qu'il avait eu de le dévisager depuis le début, dès qu'il s'était enfoncé dans la sombre ruelle. Avant même qu'il sorte sa lame de sa ceinture, celui-ci s'était déjà retourné en position de défense, les poings aux aguets attendant uniquement que Mercurio attaque pour être aussitôt paré à trouver la faille.

Mercurio se disait alors juste bêtement qu'il ne devait pas avoir été aussi discret qu'il le croyait et avoir relativement mal choisi sa première "victime", qui avait apparemment déjà une expérience assez conséquente au combat. Ce devait à coup sûr être un pirate averti ou un homme de main chevronné... Mauvais choix, vraiment.

Le coup fut d'une telle violence qu'il lui avait fait faire quelques pas en arrière avant de pouvoir retrouver l'équilibre. L'Ynorien, silencieux, se tenait là à attendre que Mercurio tente de l'attaquer une nouvelle fois, dans une bonne position de défense en faisant de petits sautillements nerveux et courts sur place. L'Humoran jugea à peine du liquide écarlate qui coulait de ses narines que l'humain, semblant impatient, lui fit un orgueilleux signe de provocation.

Mercurio, alors peu sur la réflexion, y répondit aussitôt. Cette provocation était de trop. Alors, la lame bien mise à l'horizontale, prête à embrocher l'insolente chaire à saucisse qu'il représentait pour lui et auquel il n'avait d'autre choix que de faire face, il fonça. Mais son attaque n'eût une nouvelle fois pas l'occasion d'aboutir, car le petit humain l'esquiva facilement. Mercurio n'était déjà pas ce que l'on pouvait appeler un grand rapide, mais en plus la nuit qu'il venait de passer et son état d'ivresse étaient autant de facteurs qui ne l'aidaient pas à gagner en vélocité. Il n'eût pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait que celui-ci se retrouva prit dans son propre mouvement, à chuter vers l'avant

L'Ynorien en profita alors pour intercepter le bras armé et le faire cogner contre le mur de brique à proximité en lui tordant promptement. Le tout à très grande vitesse et dans un bruit de craquement d'os inquiétant, la douleur lui força à lâcher son poignard. -Il ne devait pas être destiné à être baptisé aujourd'hui, on dirait- Ça lui faisait déjà un mal de chien, mais son adversaire n'en avait pas fini avec lui et lui administra un grand coup de genou dans le ventre qui lui fit échapper un grognement félin suivi d'une grande frappe dans le dos qui le fit s'effondrer au sol. Son ennemi gisant maintenant sur les dalles humides de la ruelle, l'humain ne se priva pas du petit plaisir revanchard de lui coller quelques coups de tatanes bien placés dans les côtes avant de lui annoncer, le plus sagement du monde :
"Quand on veut s'attaquer à un passant, la moindre des choses c'est de savoir se battre."

L'Ynorien partit alors calmement, laissant Mercurio en train de se tordre de douleur au sol...



Une Bonne Journée

_________________

Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


Dernière édition par Mercurio le Jeu 14 Oct 2010 15:14, édité 4 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 12 Oct 2010 18:11 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 20 Juin 2010 20:58
Messages: 1148
Localisation: Eud Lille din'ch Nord, hin
^^ post précédent

Ah il était loin le lutin courageux ! Cramponnée sur le dos de Séléné qui courait comme un dératé dans les rues de Dahràm, Bidouille tenta à nouveau de réveiller le lutin de sa torpeur. Cependant, Séléné s'emmêla les pattes et son petit équipage fut projeté contre un mur. Heureusement pour tout le monde, Séléné n'eut pas grand mal et Eucalyptus reprit ses esprits à temps. Ailes faériques à son dos, il fit un superbe salto arrière et se réceptionna avec légèreté sur le sol. Il était toujours effrayé par les deux squiamoises mais qui pouvait les combattre dans cette rue déserte à part lui ? N'était-ce point l'objectif de sa venue ? Il devait en finir avec ces morts-vivants et le plus tôt était le mieux. Alors que ces dernières montraient leur bout de leur nez manquant, Eucalyptus ravala sa salive et perla de sueur et de peur.

Le face à face commençait vraiment. Les deux clans se jaugeaient mutuellement. L'un était composé d'une faera, d'un louveteau et d'un lutin, l'autre de deux soeurs squiamoises et d'une poignée de morts-vivants. Il était hors de question que Séléné participe à ce combat car Eucalyptus l'aimait beaucoup trop pour lui faire prendre un risque pareil. Bidouille, elle, bien qu'elle était un être magique dépassant de loin tous les autres êtres magiques, s'avérait être bien trop pacifiste pour participer aussi. L'espoir reposait donc sur les petites épaules du lutin qui avait déjà sorti son shakuhachi. Crépitant et virevoltant autour de ses petits doigts fins et agiles, son nouveau flutiau allait, et il l'espérait grandement, être son meilleur allié pour l'attaque. Et ce qui concernait leur défense, Eucalyptus était presque content de faire appel aux sylphes. Presque car il était trop apeuré pour ressentir quelconque émotion positive.

Eucalyptus, fit quelques pas en avant puis se concentra énormément. Ses petits fluides aériens se réveillaient lentement mais surement. Il lui fallait faire vite car ses ennemis gagnaient du terrain et seraient en mesure de frapper d'un moment à l'autre. Le jeune lutin respira lentement et commença à sentir les courants fluidiques voyager dans son corps. Il était temps de les exciter avec force car faire appel à son Mur de Sylphes demandait beaucoup d'énergie mystique. Lorsqu'il éclata son pouvoir intérieur, le vent se leva dans la ruelle sombre, faisant s'envoler les feuilles mortes et les poussières, toutes en direction vers le lutin. Alors que deux morts-vivants s'apprêtaient à écraser le lutin avec leur main pourrie par une nécrose avancée, une sylphe s'en saisit et dans un petit sifflement de désapprobation, écarta les deux zombies. Deux autres sylphes, des mâles, vinrent se matérialiser à ses côtés, formant ainsi un véritable rempart aérien.

Eucalyptus était un peu soulagé, il n'était plus seul face à ses monstres désormais. Visiblement, les morts vivants n'étaient plus capables de lui faire mal mais les squiamoises en revanche, il en était moins sûr. Et la suite lui prouva qu'il avait raison. Ces dernières, qui firent fi des menaces sifflotées de son mur sylphide, se ruèrent vers le lutin protégé. Bien que les sylphes mirent leurs efforts et leurs corps en commun pour ne pas la laisser passer, une des squiamoises parvint à passer son bras décharné et réussit à gifler le lutin avec hargne. Lacéré sur la joue, Eucalyptus devint rouge de colère et fit siffler son flutiau dans le vent avant de déclencher une rafale qui s'abattit non seulement sur les deux soeurs mais aussi sur deux autres morts-vivants qui s'éclatèrent sur le mur d'en face avant de retomber au sol, inertes.

"Çà, c'est mon lutin ! Allez Eucalyptus !"

( Bidouille, j'ai besoin de toi ! Volète vers les zombies et attire-les vers moi quand les soeurs me frappent, je pourrais ainsi les éliminer en même temps qu'endommager les squiamoises...)

Sans plus attendre, la faera s'exécuta. Un des zombies voulut abattre ses griffes phalangines sur le pauvre louveteau transi de peur mais un des sylphes mâles plongea avec grâce face au louveteau et plissa des yeux méchamment. Le zombie n'en parut pas intimidé pour autant mais lorsque sa main rencontra le corps aérien, elle fut stoppée nette. Bidouille, elle, réussit à attirer l'attention de deux autres zombies et Eucalyptus, lui, se préparait à recevoir un nouveau coup de la part des squiamoises. A leur nouvel assaut coordonné, le mur vivant et aérien du lutin fit bloc et ne laissa pas passer la moindre partie du corps composé des deux soeurs nécrosées. La tactique instaurée par le lutin fonctionna puisque Bidouille fonça à son tour dans le mur de sylphes, attirant avec elle les deux zombies qui l'avaient suivie. Eucalyptus envoya alors à nouveau une rafale et bien qu'elle ne sembla pas faire grand effet sur les squiamoises, les deux zombies attirés vinrent retrouver leurs collègues au sol...

L'assaut suivant, tout n'alla pas comme prévu. Bidouille n'arriva pas à attirer le dernier couple de zombies et les squiamoises réussirent à franchir le mur de sylphes pour frapper à nouveau le lutin. Bien que la force de leur attaque avait été ralentie, elle se fit tout de même bien sentir. Eucalyptus riposta alors en faisant déferler ses Vents Infernaux. L'attaque mystique fut si puissante que les squiamoises éparpillèrent leurs os tout le long de la ruelle. La plus grosse menace venait de s'effondrer emportant avec elle les peurs du lutin. Rassuré de ne pas écouter sa vie dans une ruelle sale de Dahràm, Eucalyptus se sentit tout à coup beaucoup mieux. Il courut vers son louveteau, sauta sur son cou et lui indiqua la route à suivre. Apeuré, le louveteau tremblait de tous ses membres mais lorsque les trois sylphes vinrent l'entourer pour le protéger lui et son maître, il se sentit un peu mieux et se mit courir vers les deux derniers zombies...

( Bidouille ! Tactique numéro 42 !)

Pendant ce temps, ces derniers essayèrent de frapper le lutin et le louveteau sans grand succès. Eucalyptus n'attaqua pas mais changea d'arme. Il se releva ensuite sur ses pieds et sauta du louveteau, ses deux shurikens en main. Alertée par la nouvelle tactique du lutin, Bidouille se fondit en Eucalyptus et lui permit de rester en suspens dans l'air. Le lutin envoya alors son premier shuriken grâce à un Lancer du vent particulièrement dévastateur. La tête d'un des zombies explosa sous le choc. Son second lancer fut moins ravageur mais mit un terme à la non-vie du zombie. Exténué, le lutin se posa à terre et tenta de reprendre son souffle. Il venait de donner tout ce qu'il avait dans ce combat. Comme il n'y avait plus le moindre danger dans la ruelle, les sylphes décidèrent de partir. Avant de s'en aller, la femelle fit un bisou venteux au lutin alors qu'un des mâles lui tapota la tête, signe de bienveillance chez les sylphes. Le dernier mâle lui fit un clin d'oeil et disparut à son tour.

>>L'auberge des Voyageurs

_________________
Image
Safari Disco Club


Dernière édition par Eucalyptus le Ven 15 Oct 2010 14:47, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mer 13 Oct 2010 00:44 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 12 Oct 2010 22:03
Messages: 41
Localisation: Bientôt à Kendra Kâr
Êtres abjectes, pourris jusqu'à la moelle, tous stupides et inconscient... Tous les tuer, tous les bruler, tous les étrangler, oui... Les humains sont vraiment une race inférieur.... Oui, ils sont incapables, idiots... Leur existence même est une hérésie... Malgré leur taille, leur vie ne vaux rien, leur vie ne sert à rien, leur vie n'est qu'une immense comédie...

Mes pas étaient mesurés, léger, rapides et constant. La rue était bondée, et la moindre faute aurait signée mon arrêt de mort. Ces géants de chair rose ne faisaient aucunement attention à moi ni à aucun membre de mon espèce. Je sautillai, esquivant chaque enjambée menaçante. Ma récente découverte m'obligeait quelques sacrifices. Je devais surmonter cette épreuve des plus périlleuse pour me rendre à la boutique magique la plus proche. Pour un grand blanc-bec, c'est facile vous savez. Traverser une rue, rien de plus normal. Mais pour nous, les lutins, c'est une chose moins aisée. La jeune cité était laide. Ses venelles étaient sales et puantes, les murs décrépis, le sol noirci, et une odeur d'urine mélangé à l'alcool et au sang imprégnait toute la ville. Bien sûr, ces êtres inférieurs ne sentaient pas les effluves... Mais moi, à quelques centimètres à peine du pavé, elles me piquaient les narines affreusement. Après tout ça, il faudrait que je pense à prendre un bon bain.
Je me déplaçai donc, remarquant qu'aucune habitation ne ressemblait à sa voisine, mais toutes avaient un point commun. Elles étaient affreuses.

Soudain, alors que mon attention était détournée par une charmante aldryde posée sur l'épaule d'un commerçant, un énorme pied faisant presque ma taille vint m'érafler déchirant un morceau de mon t-shirt. J'étais fou de rage, une rage sanglante et abominable ! Ma tempe sursautait au rythme de mon cœur qui balançait, donnant des coups frénétiques contre mon torse.

« Espèce de fou, d'inconscient, de malpropre, de… D'humain !!! »

Les mots me manquaient... Mais pas les gestes ! Je saisi mon scalpel dans ma sacoche et, d'un coup vif et agile, je lui sectionnai le tendon du pied. S'en suivit un hurlement atroce, du sang jaillit de sa peau, et je fuis sous un étal de fruits et légumes. Ma taille était un inconvénient par certains moments, mais pouvait s'avérer être un terrible avantage. Je fuyais le lieu de l'attaque sans me faire voir, puis, lorsque j'étais sûr de ne plus être relié au crime, je continuai mon chemin normalement. Ma sortie ne fut pas inutile puisque j'apercevais déjà l'entrée du petit magasin de magie. J'entrai d'un pas vif et m'approchai du comptoir. De ma petite voix, certes, grave, mais faible pour les oreilles d'un humain dégarni, je l'appelai. Il fut interpelé, mais ne me remarqua pas. Je réitérai ma phrase.

« He monsieur, j'aimerais vous parler ! »

Il se redressa une nouvelle fois, mais n'eut toujours pas le réflexe de regarder en contrebas. Sa stupidité, la stupidité humain, m'exaspéra. Énervé, irrité, je m'époumonai alors.

« He vieux con, regarde en bas bigleux ! »

L'homme que je pus enfin voir était à la fois surprit et honteux. Il avait des cheveux d'un gris proche de l'argent, ceux-ci ne recouvraient maintenant plus que l'arrière de sa tête, des petits yeux marrons en amandes, un nez plus gros que sa bouche, et les oreilles décollées.

« Ho, je vous pris de m'excuser petit lutin, je ne vous avais pas vu. Pardonnez-moi. Que voulez-vous ? »

J'entrepris de lui répondre lorsque un bruit intervint derrière moi. Trois hommes, grands, puissants, le regard sévère et emplit de haine. Ils me fixaient, et d'un ton autoritaire, le plus avancé d'eux me cria :

« C'est toi qui lui a tranché la jambe ! Sale engeance ! »

Ils me sautèrent dessus avec un sac de farine. Sans que je n'ai pus m'en rendre compte, je me retrouvais dans le noir à balloter sur les côtés. Vraisemblablement, ces saligauds m'avaient capturés...
La besace tangua un moment, balança, et dans un grand fracas, je senti une immense douleur. Peu après, mon cerveaux s'arrêta de réfléchir, de penser, la douleur disparue, et mon esprit aussi, dans les limbes abyssales...

_________________
Image


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 14 Oct 2010 01:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 12 Oct 2009 22:23
Messages: 8548
Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Une Bonne Bagarre



Une Bonne Journée




Mercurio resta sur place, la douleur et l'alcool ne lui donnant vraiment pas envie de se relever. Finalement, il aurait presque pu trouver le sol assez confortable pour y dormir. Et à vrai dire... C'est ce qu'il fit. Il s'endormit au sol dans une position ridicule et ne fut réveillé que bien plus tard par le vent marin sur sa fourrure qui venait de se lever et le frotter à contre-sens du poil. C'était jamais très agréable pour lui, ce vent marin empreins de sel.

Le soleil se couchant, il se releva tant bien que mal en s'aidant du mur tout proche. Il lui fallut plusieurs interminables minutes pour faire le tri entre les parties du corps très douloureuses, moyennement douloureuse et les rares saines restantes. L'alcool n'avait pas totalement disparu de son organisme, sa truffe était vraisemblablement cassé, son bras droit lui faisait affreusement mal et son torse souffrait de part en part, quelques côtes avaient dû se péter sous les coups de pieds. Le reste de son corps n'était pas en reste, son dos ayant à coup sûr un gros hématome en plein milieu et la petite sieste sur le sol n'ayant pas eu un effet des plus sains sur le côté gauche dans lequel il s'assoupit.

Debout, il se rendit enfin compte de son idiotie et ne put que constater la petite tâche de sang au sol, puis l'absence de son poignard et de sa bourse d'argent. On avait profité de son état pour le dépouiller ! Tel fut pris qui croyait prendre...

Fort de cette superbe nouvelle, Mercurio, au comble du bonheur, alla, le dos courbé et se tenant le bras droit au niveau du coude, en se traînant, en direction de chez lui.

Chaque fois qu'il faisait un pas, tout ses membres supérieurs criaient à la torture. Il y avait plusieurs os de cassés, c'était clair.

Lorsqu'il sortit de la ruelle pour reprendre les rues plus conventionnelles, le peuple autour le voyait galérer avec une totale indifférence. L'empathie, à Dahràm, personne ne connaissait. Pas même lui, qui ne pouvait que trop bien les comprendre.

Des enfants qui s'amusaient sont même passés devant lui en courant et en se moquant de lui :
"Ouh alors il va pas bien le matou ? Et ben quoi on parle pas, il a avalé une boule de poil de travers ?"

Mercurio n'avait vraiment pas coeur à endurer ces railleries et n'auraient pas hésité à en faire des steaks s'il avait eu plus de force. Il se contenta d'un regard furieux et de montrer ses griffes au doigt en leur disant :
"Dégage sale gosse, si tu veux pas finir avec une joli marque de griffe sur ta gueule pour le reste de ta vie."

"C'est ça, c'est ça", fit le gamin pour sauver la face avant de repartir avec son compagnon dans la direction opposé en clamant qu'ils allaient shooter des poules... Mercurio n'a jamais les gosses, de toute façon.

Chaque pas lui semblait vraiment de plus en plus difficile, il commençait à trembler de plus en plus. une douleur très vive dans les côtes lui faisait souffrir le martyr.
Mais il continuait d'avancer, jusqu'à bientôt voir la rue de son foyer.

Un étrange sentiment de sommeil commençait à se faire sentir et, certainement pour la première fois, il fut content d'entendre les suffocations glaireuses du clochard de sa rue lui montrer qu'il n'était plus très loin du but.

Rentrer chez lui n'était certes pas ce qui allait le faire aller mieux, mais c'était le seul endroit qui le rassurait qui lui venait à l'esprit...

Et à moins de six mètres de sa porte, il s'effondra, inconscient, sous la douleur...



Une Bonne Santé

_________________

Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mer 10 Nov 2010 19:09 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 27 Oct 2010 16:33
Messages: 38
Localisation: Selon la recherche de prériférique : dans un champs à côté de "Dompierre-sur-mer" xD
Rorlug le pirate esclavagiste.


Venant de la taverne du gros Néral, un pirate ivrogne entra dans une petite ruelle sombre. Le problème avec les ruelles, c'est qu'il y a toujours des indésirables. Aussi un assassin c'était aussitôt jeté sur l'infortuné pirate, qui sortit son sabre pour combattre cet assassin de malheur. Soudain l'assassin s'immobilisa, regardant derrière sa pirate de proie, qui en profita pour planter son sabre dans la poitrine de l'assassin. Le pirate regarda le mort d'un air satisfait. Soudain une lame se colla contre sa gorge. Une voix dure et froide murmura d'un air dangereux à son oreille :

"Ton sabre…"

Le pirate lâcha son sabre et approcha lentement son autre main de l'une de ses deux dagues. Mais la personne dans son dos, qui était sûrement la grande perche, semblait mal connaître les limite de sa force car, lorsqu'elle appuya sur sa lame en guise d'avertissement, il crut de son heure était venue. Il agita les bras pour montrer qu'il étouffait. La pression se relâcha un peu mais la lame bien aiguisée avait fait son œuvre : il était coupé à la gorge. C'était douloureux, ça saignait, mais c'était une blessure superficielle.

"Enlève toutes tes autres armes, sur-le-champ."

Le pirate s'exécuta et la lame quitta sa gorge. Il se retourna et vit la grande perche… sans la capuche. Mince alors ! C'était une woranne tigrée sang pure, pas une humoranne comme lui n'avait dit l'elfe ! Celle-ci avait un regard dur et froid, et elle avait un tigre à ses côtés. Tigre qui la quitta pour aller lécher le sang qui s'écoulait de la blessure du mort. Il devait être dans les alentours de midi, pourquoi il avait fallu que ça tombe sur lui ?

"Ayez pitié, je n'ai pas d'argent et je n'ai rien qui pourrait vous intéresser…!"

"Restes ici, sinon t'es mort."

L'esclavagiste déglutit, se disant que ce n'était pas son jour de chance. La femme ramassa le sabre et les deux dagues. Elle regarda le sabre du pirate de prés puis jeta le sabre du pirate un peu plus loin dans la ruelle, largement hors de portée. Enfin elle compara les dagues du pirate à la sienne. Elle ne parut pas satisfaite par les armes mal entretenue de l'homme car les dagues subirent le même sort que le sabre. La dague du défunt assassin subit le même sort. Elle s'approcha du pirate, qui se retourna pour partir en courant mais il se prit les jambes dans un truc qui reniflait sa poche - celle où était caché un bout de saucisson - avec intérêt. La chose feula d'indignation tandis que le pirate s'écrasait lamentablement par terre, le nez le premier. Quelle belle journée ! Il y avait des nuages qui les menaçaient d'une bonne douche au-dessus de leurs têtes, il était dans la boue, il saignait de la gorge et du nez ! Décidément, il aurait mieux fait de rester au lit…! Il sentit une main le fouiller.

"Où se trouve le vaisseau des esclavagistes ?"

La voix était tellement rude et glacée… Il allait mourir aujourd'hui, c'était sûr. Mais pouvait-il gagner un sursis s'il ne cachait rien ? Bah, après tout, sa vie valait beaucoup plus que celle de ses compatriotes.

"C'est le cinquième…"

Fam'tie trouva ce qu'elle cherchait : la bourse du pirate. (((Celle qui est pleine d'argent, pas l'autre !)))

"Hé !" protesta le pirate en essayant de se redresser.

Mais la tigrée mit un pied sur son dos et y mit assez de poids pour qu'il ne puisse le relever.


"J'ai une meilleure idée, tu vas me montrer. Tu vas m'y emmener.

Mmh… tu t'appelles comment ?"


"Rorlug. Et toi ?"

Le poids sur son dos disparut, il se retourna et vit la woranne se mettre à fouiller le mort après un instant où elle sembla prier. Pensant encore à s'évader, malgré la perte fâcheuse de sa bourse, il commença à s'éloigner prudemment. Mais là encore le tigre arriva (Saleté !) et vint lui lécher la gorge. Lorsque Rorlug voulut s'éloigner de l'animal, celui-ci grogna et posa une patte sur son épaule. Il gémit en sentant les griffes du fauve sur son épaule. La woranne tigrée se retourna, une bourse dans une main. Elle jura tout bas et fronça les sourcils. C'est fou comme elle avait un regard dur et froid. Comme ça voix d'ailleurs.

"Tout doux, Nouk !" fit-elle en se relevant, une bourse dans chaque main. "Bon, Rorlug… Tu aimes l'argent ?"

"Ben, euh… oui ?"

"Tu aimerais récupérer ta bourse et - pourquoi pas ?- une partie de celle de… du mort ?"

"J'voudrais bien, mais…"

"Alors écoutes-moi."

Le pirate se tut. Maintenant il avait bon espoir pour rester en vie et récupérer sa bourse et même un peu plus ! Nouk se désintéressa de la gorge du pirate et alla croquer l'assassin mort. (((Être un assassin mort est un comble pour un assassin xD … *sort.*))) Fam'tie exposa son plan au pirate, qui la commenta et donna son avis sur ce qu'il pensait qui allait et ce qui n'allait pas, considérant soudain la rôdeuse comme une amie. (M'est d'avis que celui-là il est fidèle au plus offrant…!) Lorsque leur plan fut fini, il manquait pas mal d'organe au mort et le pirate avait partagé de pas bonne foie son saucisson avec Fam'tie. La woranne demanda à l'humain de se retourner et Rorlug se retourna. La rôdeuse en profita pour cacher les bourses et sa dague. Ensuite un tigre quadrupède, une tigresse bipède et un humain sortirent de la ruelle, l'humain traînant la tigresse vers un navire.

_________________
Fam'tie Gress ¤ Rôdeuse ¤ Woranne tigrée

Je vous ai enfin retrouvé, mes enfants. Après un an de recherche, je vous retrouve enfin...! Plus jamais je ne vous laisserais être arraché à moi de nouveau, plus jamais...!

Nouk, fidèle jusqu'à la mort.


Dernière édition par Alantlya le Sam 27 Nov 2010 21:24, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 18 Nov 2010 19:09 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Ven 12 Nov 2010 14:03
Messages: 13
Le jeune thorkin s’était bien reposé depuis son passage dans le quartier des marins. Il avait eu l’occasion de dormir quelque peu et de reprendre un peu de force. L’effet de la bière avait aussi été estompé, voir totalement oublié. Bien sûr, Hughyt n’avait pas entièrement récupéré. Il était nerveux. Il se tramait quelque chose dans sa tête. Mais à quoi pouvait il penser de manière aussi intense ? Il avait envie de gagner de l’argent, il voulait être riche et avancer encore et encore. Il en a toujours été ainsi mais l’envie se faisait un peu plus forte maintenant.

Hughyt avait réfléchit longuement durant la nuit à une activité qui pourrait lui rapporter énormément en peu de temps et sans trop de risques. En effet, il ne voulait pas avoir à travailler trop longtemps mais prendre des risques ne lui plaisait guère mieux. Il savait bien qu’il se limitait clairement dans le choix professionnel mais cela lui importait peu. Il devait avant tout gagner de l’argent.

Le thorkin avait enfin réussit à trouver une idée. Des jeux d’argent. Il avait observé durant longtemps un de ses amis, du temps où il vivait encore dans les mines de son clan, et avait ainsi pu découvrir des tours de base qui pourraient lui permettre de duper quiconque sans en donner l’impression. Il manquait maintenant une chose essentielle : le matériel pour mettre en place son activité. Hughyt pensa rapidement à tout ce dont il avait besoin et partit à la recherche de planches, bols,… et autres petits objets divers.

Rapidement, il trouva ce dont il avait besoin. Le quartier des marins était un lieu intéressant et surtout pratique. On y trouvait tout et parfois pour rien. Hughyt avait ainsi trouvé des planches de bois abandonné et les avaient récoltées pour faire une petite table.

Il fallait, désormais, trouver un endroit où se placer. Hughyt avait laissé ses planches dans un coin discret et s’était mis à la recherche d’un endroit de passage mais pas dangereux. Il n’était pas chose aisé de trouver une place. Des gens se baladaient souvent en rue mais peu d’entre eux prenaient le temps de regarder et d’observer les alentours.

(Hum, il me faut un endroit assez plat aussi… oh mais j’ai une idée. J’ai vu tantôt un endroit qui pourrait parfaitement convenir à mon activité.)

Hughyt pris tout son barda et se rendit sur LA place qu’il avait repéré. Non loin d’Auberge des Voyageurs et des Ecuries. Il ne se plaça pas directement devant ces établissements, il avait bien trop peur de se faire jeter comme un malpropre.
Il posa ses deux planches sur des blocs de bois qu’il avait trouvé et s’installa tout doucement. Hughyt sortit son matériel et le posa sur la table. Il allait proposer deux jeux : un jeu de dés et un jeu de mémoire.

(Je commence par lequel ? hum, je pense que je vais tenter de jouer aux dés en premier. Il est possible que je puisse ainsi attirer bien plus l’attention… surtout si ce jeu n’est pas connu par ici.)

Hughyt rangea alors les gobelets et la petite bille blanche et mit un plat sur la planche. Se mettant debout, sur un autre bloc, le thorkin cria :

« VENEZ DONC, VENEZ DONC ! UN JEU NOUVELLEMENT ARRIVE DANS VOTRE BELLE VILLE !!! UN JEU EXTRAORDINAIRE ! TOUS PEUVENT GAGNER ET TOUS PEUVENT S’ENRICHIR !!! ALLEZ DONC, PRENEZ PLACE AUTOUR DE LA TABLE ET VENEZ PARTICIPER A LA TOUTE PREMIERE PARTIE DE CE JEU DE DES !!!! »

Quelques passants se retournèrent et virent le thorkin debout sur son bloc de bois. Quelques éclats de rire fusèrent çà et là. Personne n’avait sans doute imaginé une petite personne haranguer ainsi la foule. Hughyt ne se découragea pas et répéta son texte.

Finalement, un passant vint et s’approcha :

« Bonjour , je suis intéressé, que me proposez vous donc ? »

« Oui, je vous propose ceci… ces deux dès portent des ronds de couleurs bleus et rouges. Vous devez émettre un pronostic. Essayez de deviner ce qui va être tiré aux dés. Soit il est possible que deux ronds rouges sortent, ou encore deux ronds bleus, ou encore deux ronds différents. Et piège certains, l’un des deux dés porte une croix sur une face. Si cette croix sort, vous avez directement perdu. Oui, je sais cela est risqué. Mais vous n’avez que peu de chance de tomber dessus !!! Voulez vous tenter ? »

« Oh oui !! Je suis curieux…. Je dirais…. Hum…. Deux ronds rouges ! »

Hughyt prit les dés et les posa dans un bol qu’il secoua vivement. Les dés s’entrechoquèrent dans un bruit joyeux.

« VOILAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA »

Les deux cubes roulèrent sur le plat. Deux ronds rouges !!!

« Vous avez gagné »

Hughyt proposa alors une seconde partie. La première partie était gratuite, le thorkin s’était bien gardé de préciser qu’il fallait miser pour jouer aux parties suivantes.

« Je dirais deux ronds différents »
« Hum, que misez vous ? Il faut miser pour que je lance les dés ! »
«Ho !!! Je mise… »
Le passant fouilla ses poches et sortit une petite pierre rougeâtre. Il posa cette pierre sur la table.
« Voilà ma mise »
« D’accord, allons-y. »
Comme lors du premier lancer, les dès roulèrent et deux ronds bleus sortirent.
« Oh vous avez perdu , je prends donc votre mise… voulez vous réessayer ? »
« Euh, non… non… sincèrement, je préférerais ne pas reperdre encore quelque chose…. Je vous salue bien. Au revoir. »

Le passant s’éloigna du petit stand d’Hughyt. Une fois que cet homme se fut éloigné, Hughyt analysa la petite pierre et la mis dans sa bourse.
Il harangua à nouveau la foule espérant qu'un autre badaud s'arrête.

((( Ceux qui le désirent sont les bienvenus )))

_________________
Hughyt, Thorkin, Voleur


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Ven 19 Nov 2010 17:33 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 1 Nov 2010 03:03
Messages: 12741
" [:attention:] Certaines scènes de ce rp sont à forte connotation sexuelle/violente/gore, aussi est-il recommandé aux lecteurs sensibles d'y réfléchir à deux fois avant d'en entamer la lecture."

Dahram est une putain, crasseuse le jour mais belle de nuit, qui une fois revêtue de sa robe de soirée laissait éclater sa beauté au yeux de ceux qui osaient flâner à ses cotés à ces heures indues. Les vents marins avaient chassé ses émanations nauséabondes pour lui offrir le parfum de liberté du grand large, qu'on respirait à s'en faire péter les poumons pendant que la lune etoilée se reflétaient dans chaque flaque d'eau stagnante et de pisse comme autant de bijou à son cou. Gigantesque amas de crasse, de bicoque délabrées et de cabanes de pécheur miteuses où monsieur, copieusement aviné, besognait sa grognasse pendant que ses deux gnars hurlaient, le ventre vide, et que dans la ruelle d'à coté un naïf lambda poussait son ultime agonie qui s'évanouissait dans le sang dégueulant de sa gorge et les tripes se répandant à ses pieds, la ville était maintenant une divas claire obscure où le moindre tas de crottins de mule devenait une œuvre complexe faite d'ombres et de lumière devant laquelle on se perd dans une longue contemplations, ébahi par tant d'élégance et de beauté, pendant que le bruit des vagues attaquants les quais vient stimuler vos tympans comme un doux râle au creux de l'oreille.
Cette splendeur, Maltar avait bien l'intention d'en devenir le mac, tirer d'elle le meilleur, en jouir à outrance pour ne laisser aux autres que quelques petites miettes qu'il pourrait, un sourire au lèvre, les regarder s'arracher comme des chiens affamés un morceau de carne moitié faisandé. Mais le chemin à parcourir était long, et il n'en était encore qu'a explorer la demoiselle sous toutes les coutures, jusque sous ses juppons et jusqu'au plus profond de ses entrailles s'il le fallait à la recherche d'un petit coin où se blottir en toute sécurité.
Il finis par trouver son bonheur peu avant le lever du soleil, dans une mansarde cramée de la semaine, à l'angle de la rue de l'homme saoul et de l'avenue de la douche dorée, vers les forges. Elle semblait toujours inoccupée. En plein centre ville, c'était gâché. Quatre murs, quelques restes de charpentes, une cave bien profonde et personne d'autre pour le déranger qu'une poignée d'araignées et de rats, bref, du consommable. Maltar avait là tout ce qu'il fallait pour être un gobelin comblé. Il posa donc son baluchon, déballa ses affaires, s'allongea confortablement et s'endormit jusqu'au soir, bercé par le tintement familier des marteaux frappant le métal porté au rouge contre l'enclume à moins de 50 m de là. Il dormis du sommeil du juste, avec le sentiment du devoir accomplis, et ne réveilla qu'au crépuscule. Alors, il sorti de son refuge et partis en direction de la taverne "A la table du gros Néral ", ses rêves encore plein la tête.

_________________
Fiche


Dernière édition par Maltar le Ven 7 Jan 2011 16:28, édité 7 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Sam 20 Nov 2010 01:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 28 Fév 2010 02:38
Messages: 12
À la recherche de sa destiné


La nuit avait été courte, les images de la veilles hantait Zyrna. Qui pouvait bien être ce pirate ? Et quel était le rôle de ce pirate dans sa vie ? Elle savait que son destin n'était pas ici et qu'elle finirait par voyager tôt ou tard, mais pourquoi un pirate ? Devrait-elle voyager avec des gens de cette sorte ? Elle n'aimait pas les pirates, pour elle, ils n'étaient que brute sans cervelles puants le vins et la crasse.
Zyrna se redressât. l'heure n'était pas au question, elle ne devait certainement pas arriver en retard au port.

Le soleil levant n'éclairait pas encore toute les ruelles. Mais à cette heure avancé de la mâtiné, les rues étaient désertes. Zyrna s'engouffra dans ce sombre dédale, l'œil aux aguets et l'ouïe en alerte, elle était sur ses gardes.
La ruelle dégageait une atmosphère malsaine, comme si des années de crimes et de perversions avait souillé les lieux. Et malheureusement c'était le cas, elle le savait. Le passé rejaillit. Des lames et du sang, voilà se qu'elle avait connus ici, la première fois où elle vit un homme s'effondrer pour ne plus jamais se relevé, là où des hommes haïssant le monde avait voulut sa peau. Ils ne l'eurent pas.
Par réflexe elle gardait sa mains sur le poignard qui l'accompagnait constamment. C'est surement se qui dissuadât les deux ivrognes qui, dans leur ivresse la plus total, aurait surement voulus jouer d'elle. Des ivrognes qui avaient surement déjà dut être rué de coup pour de semblable tentative, leurs dents et leurs cicatrices en témoignait.
De l'autre coté de la ruelle se trouvait des femmes peu vêtus attendant les premiers hommes de la journée. Des femmes sans valeur qui vous poignardent si vous avez plus d'argent que vous ne leur en offrez.

(De la violence et de la perversions...cette ville me donne envie de vomir.)


À peine eut-elle cette pensée qu'un tas d'ordures fut jeté à ses pieds.

Son dégout fut comblé et la colère suivit le mouvement.

« Vous ne pouviez pas faire attention !  Il reste encore des personnes ici qui ne veulent pas vivre dans la crasse ! »

La vieille et grasse demoiselle lançât un regard dédaigneux à Zyrna puis essayât d'articuler quelque mots.

« bourgeoise, va t'occuper d'tes sous et laisse nous vivre ! »

Le discourt aurait dut s'arrêter là, mais elle décida de joindre le geste à la parole et lançât une bouteille dans l'espoir de toucher Zyrna. Bien évidemment, cette femme était loin d'une icône de la dextérité, et la bouteille touchât une bande d'ivrogne en manque d'alcool.
Les jurons se multiplièrent et les objets se mirent à voler.
Bientôt se fut le chaos dans la rue.

(Et voilà... ça recommence.)

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Dim 21 Nov 2010 00:03 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 20 Nov 2010 14:57
Messages: 20
"Bain de minuit" au port

Sforgia courait à en perdre haleine
( je suis un crétin ... à peine arriver je fais les poches d'un soldat, misère)

Quand il jugea qu'il avait suffisamment couru.. Enfin quand ses poumons lui dirent de s'arrêter, il s'arrêta et s'appuya contre un mur dans un coin sombre pour reprendre son souffle.

"bon, on trouve l'auberge la plus mal famé et je devrai trouver des pigeons éventuels pour augmenter mon capital. Mais d'abord voyons la fortune de notre veilleur de nuit"

il vida la bourse dans sa main. 2 pièces tombèrent.

"Quoi ! c'est tout... Les soldats sont plus pauvre que les mendiants de nos jours. Bon objectif 1 : trouvons un mendiant pour avoir quelques renseignements"

Il marcha sans trop savoir où il allait puis il repéra un groupe de gens assez bien vêtus Il déplissa ses vêtements, pris son luth en main et avança vers eux

"Mes seigneurs ! bien le bonsoir ! Vous semblez de fort belle humeur ce soir, il me semble"

Ils s'arrêtèrent, jaugèrent Sforgia et lui lancèrent

"Bien plus que toi je crois, à te voir on dirai que tu porte ses vêtements depuis 10 ans" railla un des hommes

"Vous visez juste mon seigneur. Souhaiteriez vous m'aider à en changer ?"

"ah ah je ne crois pas non. Notre fortune du soir est passé entre les mains de la déesse des vignes. ce soir nous fêtons la fin de vie de garçon du chanceux que voilà !! " il frappa le dos de l'un de ses camarades quasi ivre mort, suffisamment fort pour que ce dernier failli presque s'étouffer.

"alors tous mes vœux de bonheur, peut -être pourrais je jouer à son mariage ?"

" je ne pense pas, les parents de la mariée ont tous organiser et il est fort improbable qu'il prenne un inconnu rencontré au coin d'une rue"

"Ils font bien, on n'est jamais trop prudent de nos jours. Mais avant de vous laissez, pourriez vous m'indiquer quels endroits où je pourrai exercé mon art contre rétributions et surtout les endroits à éviter"

"Vas dans quelques échoppes de ton choix, mais de jours. Et surout évite la taverne "A la Table du Gros Néral " et "l'auberge des voyageurs" de jour comme de nuit se sont de vrai coupe gorges pour les beaux parleurs comme toi

"N'ayez crainte monsieur, les ennuies me connaissent peu : je les évite. Mais où donc se trouve ces 2 endroits qu'il me faut éviter"

"Le 1er près du port, loin par là bas et l'autre derrière les quartier de la milice, un peu plus loin par là d'où on vient" il avait vaguement indiqué 2 direction d'une main un peu saoule

"Merci je saurais me souvenir de vos bons conseils. Puis-je serrer la main du futur marié ?"

Son interlocuteur s'écarta en chancelant légèrement et d'un geste de la main invite Sforgia à avancer.
Il s'avança, serra la main de l'heureux veinard et salua en s'inclinant puis s'en alla par le chemin d'où il venait.

"Et voilà comment on économise une pièce et on gagne un pourboire" il jouait avec un bouton de manchette en métal.

"ça devrai au moins valoir de quoi manger. Allez direction l'auberge des voyageurs, j'ai les cros"

Il fila rapidement dans les rues en jouant avec les ombres

_________________
Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
Sforgia, mage, lv 1


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 18:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 1 Nov 2010 03:03
Messages: 12741
Le fond de l'air frais, vivifiant, tranchait avec l'ambiance viciée de la taverne dont venait de sortir Yorg. Et ce silence! Ce calme dans les ruelles! Petit à petit, il reprit ses esprits en rentrant chez lui d'une démarche mal assurée, plus proche de celle d'un vieillard flageolant sur ses deux jambes qu'à celle d'un homme dans la force de l'age comme lui. L'alcool était passé par là. Et pourtant, son esprit bouillonnait comme rarement, emplis d'une certaine nostalgie.
Voilà 25 ans qu'il était arrivé à Dahram, sans le sous, conséquence du massacre de sa famille lors d'une razzia orc. Survivant par miracle, il s'était réfugié dans la ville la plus proche. Fils de cordonnier, il avait ensuite voulu reprendre le métier... Son père, c'est fou comme il lui manquait ce soir. Aurait il été fier de lui? Il avait l'audace de penser que oui. Après son arrivée à Dahram, il avait travaillé dur: aide dans les écuries, nettoyeur de gerbe, serveur, docker, jusqu'à enfin trouver une place chez un cordonnier, son futur beau père. Et il avait travaillé encore plus dur pour que lui, traine savate miteux, puisse trouver grâce aux yeux de cet homme dur et droit. Cela avait été long, mais il avait finalement consentit à lui céder sa fille, sans doute le plus beau jour de sa vie, la roue du destin avait enfin tournée. Ils s'étaient mariés par une belle journée de Mai. Sa vie ne fût plus jamais la même, il avait maintenant une place, un foyer.
Continuant à travailler dur, il avait fini par prendre la suite de son beau père quand celui ci ne fut plus en age de travailler. Il était devenue le fils que ce vieil homme n'avait jamais eu, et il ne serait jamais assez reconnaissant pour tout ce que il avait pu faire pour lui. Il lui devait tout.
Le sérieux de son travail finit par être reconnu par les autorités de la ville, et il devint, entre autre, le cordonnier attitré de la garde de la ville. Il n'eut alors plus jamais à s'en faire quant à son carnet de commande.

Il s'arrêta et s'appuya contre un mur au crépis vieillissant le temps de se reposer un peu en se grattant son abondante barbe rousse.

Avec huit employés et deux apprentis , il pouvait dire qu'il était devenue un petit bourgeois, ce qui est surement normal pour le plus grand cordonnier de la ville. Son fils et sa fille ne connaitraient jamais la vie de misère qu'il avait connu à leurs ages. Sa fille était belle, son fils travailleur et prendrait surement sa suite, de quoi un père pouvait il être plus fier?
Il souhaitait la même chance à Jonas, un de ses employés dont la demande en mariage venait d'être acceptée aujourd'hui... Ou plutôt hier, vu l'heure. C'est à sa santé qu'ils avaient bu ce soir.
Cela lui avait fait un bien fou d'ailleurs, cette petite arsouille, lui avait rappelé son jeune temps, quand il était encore jeune et séduisant... Qu'est ce que il avait pu être lourd avec cette serveuse quand même, maintenant qu'il y repensait, grisé par l'alcool que il était. Boarf, il devait avoir besoin de ça ce soir là, être jeune encore une fois, ne plus ressentir le poids des responsabilités et essayer d'être un peu inconscient comme il n'avait jamais vraiment pu l'être dans son jeune temps. Il irait quand même s'excuser auprès de la jeune femme demain, avec un petit pourboire en plus pour compenser la gène subie.
En même temps, quel cul! Pensa t'il en repensant a l'agréable palpation un sourire au lèvre. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait plus gouté a de belles fesses bien faites et bien fermes comme celles si! Bien sur, il aimait sa femme, mais

Sa méditation fût brutalement interrompu par une lame se plantant brutalement dans l'arrière de son cou pour ressortir au travers de sa gorge. Il essaya de hurler, mais ne fit qu'émettre un borborygme infâme en crachant du sang dans sa barbe. Un grande béquille dans l'arrière des genou le fit s'effondrer au sol, un autre coup de pied dans le dos lui précipita la tète sur le sol ou il sombra dans le sang, la boue et l'eau croupie.


Dahram est une putain, et ce qu'elle donne, elle le reprend.


(((ces trois derniers messages on été écrits en écoutant le stooges, prodigy: the fat of the land et van halen: 1984 (girls'gone bad!) )))

==>la suite ici<==

_________________
Fiche


Dernière édition par Maltar le Mar 30 Nov 2010 20:28, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 21:01 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 30 Sep 2010 16:22
Messages: 6
Les Terres alentours de Dahràm



Je suis aux portes de la ville, je n’ai jamais rien vue de tel, d’imposantes murailles de pierres se dressent fièrement entre les habitations et moi, une architecture brute, massive … Loin du style poétique de Cuilnen. La roche fend la terre sous son poids, quelques plantes grimpantes tentent de s’incruster sur les fortifications, mais j’observe les jardiniers humains arracher et tailler la végétation aux alentours de leurs remparts.

(Pourquoi ne laisse-t-ils pas la nature envahir leurs monuments ? Ce serait tellement plus agréable …)

Je rencontre déjà les premières différences entre nos peuples, mais je continue d’avancer dans une entrée, gardée par une immense herse d’acier à moitié relevée, deux gardes filtrent les nouveaux arrivants : Deux gardes encagés dans des armures de mailles ornée par un tabard où est dessiné un blason qui semble être celui de la ville, à en juger par les longues bannières au même symbole qui décorent la porte de chaque cotés. Je progresse parmi la foule pour atteindre la porte et finalement la traverser, sans attirer l’attention sur moi. J’observe les alentours une fois entrée : Les habitations s’entassent en désordre tout autour de moi, une grande rue principale où s’amassent diverses échoppes et autres étales où les commerçants cries les bienfaits de leurs produits descend jusqu’au cœur de la ville. Les gens semblent tous à cran, sur les nerfs, ils se déplacent entre les autres, se bousculant parfois les uns contre les autres, les cries fusent, que ce soit de joie, ou parfois plus inquiétant … Je ne sais pas trop quoi penser de tout ceci, je rentre d’un éprouvant voyage.
Je suis trop fatiguée pour prêter attention à cela, je m’y intéresserais demain …

(Je suis enfin arrivée … Il faut maintenant que je trouve une auberge, pour avoir de quoi manger, et un docteur, pour voir l’état de mes blessures … Où vais-je trouver ça ?)

Je m’approche alors d’un des citoyens, un homme de classe moyenne, à en juger par sa tenue vestimentaire.

« Excusez moi, monsieur, pourriez vous m’indiquer … »

« Ne t’approche pas plus de moi ! Je ne me ferais pas avoir par vos combines ! Pas cette fois ! Ca non ! Il en est hors de question ! Du balai ! » Me dit l’homme en agrippant sa bourse.

(Mais, il ne va pas bien, lui ? Que lui arrive-t-il ? Tous les humains sont comme ça ?! Bon … Je ne devrais pas insister, inutile d’attirer l’attention sur moi, je vais me débrouiller seule.)

Après cette rencontre déroutante, je m’avance sur la longue rue à la recherche d’un toit avant que la nuit ne tombe. A ma grande stupeur, je remarque de nombreux Shaakts, ces infâmes elfes sombres, j’en ai déjà rencontrée il y a quelques années, à Cuilnen, je suis surprise de les voir déambuler librement dans ces rues … Je baisse d’avantage la tête, avançant avec méfiance. Je traverse les écuries de la ville et trouve enfin une pancarte qui indique ce que je recherche : « L’Auberge des Voyageurs »

(Voilà ce qu’il me faut !)

Je salive à l’idée d’enfin avoir un repas digne de ce nom et franchis la lourde porte en bois pour pénétrer dans l’établissement…


L'auberge des Voyageurs

_________________
Aïwen, Elfe blanc, Archère


Dernière édition par Aïwen le Lun 10 Jan 2011 22:36, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 17:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 15 Nov 2010 10:09
Messages: 104
Localisation: Auberge de Tulorim
Du sang coule au temple de Thimoros

Azdren était assis sur le sol battu d'une ruelle, le souffle court et le front couvert de sueur. Toujours confus, il tenta de mettre un peu d'ordre dans ses idées.

"Par les burnes de Thimoros, pesta-t-il, je pense que je les ai semés pour le moment !"

Ne trouvant pas encore la force de se lever, il tenta de détendre ses membres endoloris par sa longue course et ressentit une douleur l'aiguillonner au flanc gaughe.
Il y porta prudemment sa main et perçut une belle déchirure dans l'étoffe épaisse de son chasuble. De sa main gouttait à présent un liquide sombre. La plaie n'était visiblement pas assez grave pour mettre ses jours en danger dans l'immédiat mais il ne devait pas tarder à la refermer.

Comment tout cela avait-il pu déraper à ce point ? Son plan paraissait pourtant au point.
Il refit le tour des évènements récents.


En sortant du temple, il avait pris ses renseignements parmi les chalands et avait dirigé ses pas vers l'auberge du Gros Néral tenu selon les dires par un gros caïd local.
Il était donc entré dans l'auberge enfumée en scrutant attentivement la faune ambiante, prêt à bondir si quelqu'un désirait lui chercher des crosses ou si la flacon à sa ceinture se décidait à vibrer. Mais personne ne semblait faire attention à lui.
Chose étrange, même le plus imbibé des soulographes de la salle restait particulièrement tranquille. Cela en disait long sur l'autorité du maître des lieux.
Celui-ci trônait d'ailleurs à sa place habituelle, exerçant son honorable métier de tavernier.
Décidé à ne pas se laisser impressionner, Azdren s'était rendu au comptoir et avait commandé une bière. Il ne fut guère étonné par le manque de réaction du "tavernier" lorsqu'il fit basculer sa capuche en arrière pour boire. A peine l'ombre d'une frémissement de dégoût.
Tout en dégustant à petite gorgée son âcre boisson, le prêtre décida d'entreprendre directement le patron.


"Salutation, tavernier. Je viens d'arriver en ville et j'aurai besoin d'aide. Pourrais-tu me renseigner ?"

Son vis-à-vis se contenta de pousser un grognement dont on ne savait s'il servait à acquiescer ou à réfuter. Dans le doute, il poursuivit.

"Voilà, je suis au courant d'une affaire juteuse mais je ne connais rien à cette ville. J'aurais donc besoin d'un traqueur pour débusquer une personne."

"Quel genre de personne ?", décrocha enfin le gros tavernier.

"Le genre à tuer par surprise le haut-prêtre de Thimoros dans son temple."

L'homme tiqua légèrement mais reprit rapidement contenance. Il laissa tomber aussi sec les faux-semblants.

"Montant de la prime ?"

"Plus de cinq cents yus. Peut-être même davantage si la cible est livrée vivante au temple."

Il lui indiqua ensuite qu'il passerait régulièrement pour voir si il avait une réponse à sa proposition. Azdren pensait ainsi moins se faire remarquer.
Grossière erreur.
Il n'eut que quelques heures de répit avant qu'on ne vienne frapper à la porte de la chambre d'une auberge qu'il avait repéré plus tôt.

L'intrus eut néanmoins la sottise de se présenter à travers la porte comme un messager du Gros Néral. Azdren fut donc sur ses gardes en ouvrant la porte, incantant déjà une boule de feu sombre au creux de sa main.
Il entraperçu le reflet d'une lame dégainée et expdia par réflexe un souffle de Thimoros à la figure de l'importu, faisant exploser celle-ci et aspergeant généreusement le couloir de sang et de cervelle.
Il s'aperçut alors que son adversaire n'était pas seul et referma à temps la porte pour entendre s'y ficher un carreau d'arbalète.
Il pesta, ramassa ses affaires à tout vitesse et sauta par la fenêtre alors que les larrons enfonçaient la porte.
Hélas un comité de réception l'attendait en bas sous la forme de gros bras auxquels il ne réussis à échapper que grâce à l'allonge que lui procurait son bâton de clerc.
C'est probablement au moment où il fracassa la mâchoire de son premier agresseur qu'il avait écopé de l'estafilade au flanc.

Il n'avait dès lors cessé de courir, poursuivi dans toute la ville par les sbires du caïd comme un renard par une meute de chiens.

Néral le prenait-il pour le véritable meurtrier ou ne le pourchassait-il que pour pouvoir accaparer toute la récompense ?

Il n'avait aucune envie de le savoir, et cela ne rendait la capture de l'assassin que plus nécessaire et urgente !

_________________
Azdren, fanatique ynorien
Deux âmes pour une vie

Image Image


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 19:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 11 Nov 2010 19:27
Messages: 484
Kaeras avait finalement acheté deux sous-robes simples. Elle avait oublié une grosse partie de son argent au temple et son charme n'avait pas opéré quand elle avait demandé à ce que la maison lui offre des vêtements. Elle avait donc réglé sa sous-robe en lin blanc et une autre en lin crème. Puis elle était partie.

Evitant soigneusement les quais, elle marchait en portant son sac sur son dos. Elle allait continuer sans prêter attention à l'environnement quand elle vit un petit homme assis sur le sol. Elle vit alors que du sang s'échappait de sa main.

Elle s'arrêta à son niveau et dit :

"Et bien mon ami. Vous semblez bien mal en point ! Avez-vous été attaqué par un zombie ? Il en grouille partout à travers la ville. Voulez-vous que je vous accompagne chez un médecin ? Vous ne devriez pas rester dans cet état sans soins."

_________________
Image

Comment se prétendre humaine si l'on n'accorde plus d'importance à sa propre humanité ?


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mer 24 Nov 2010 00:12 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 15 Nov 2010 10:09
Messages: 104
Localisation: Auberge de Tulorim
Azdren, toujours assis et adossé à son mur, vit s'approcher une apparition enchanteresse : une jeune femme aux cheveux mauves, à la peau blanche comme le lait et arborant une cic...
Était-ce possible ? Les dieux ne pouvaient être pervers à ce point !

Pourtant la description concordait et pire, le flacon passé à sa ceinture, ne cessait de se démener, le fragment de magie qui l'habite cherchant désespérément à rejoindre son maître !

Azdren avait l'assassin du haut-prêtre sous ses yeux : une disciple de Phaïtos !

Mais pourquoi fallait-il qu'il la rencontre alors qu'il pouvait à peine tenir sur ses jambes ?

Il décida d'attendre son heure et de profiter du soutien impromptu de la jeune femme.


"Merci beaucoup, jeune fille", dit-il en chevrotant un peu et en lui tendant la main.
"J'ai eu en effet maille à partir avec un groupe de ces âmes en peine. Et n'eut été ma magie, je les aurai rejoint à l'heure qu'il est."
"Pourriez-vous m'aider à me lever et à m'accompagner chez le guérisseur ?" implora-t-il.

Il espérait bien que son aspect brûlé donnerait l'illusion du grand âge et que la solidarité entre clercs ferait le reste.

_________________
Azdren, fanatique ynorien
Deux âmes pour une vie

Image Image


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 128 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 9  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016