L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Dim 10 Oct 2010 22:44 
La porte s’ouvrit sur un paradis de douceur. Depheline n’avait vécu cette dernière heure que pour vivre cet instant de libération, un moment qui la séparait enfin de ces ruelles angoissantes où tout pouvait survenir à chaque coin de rues, même et surtout, la Mort.

Le feu de l’âtre était comme une caresse sur sa peau glacée par le froid et la crainte. Sa lumière dansait sur les joues rougis de la jeune femme et ravivait la flemme de la vie en son cœur meurtri. A force de côtoyer le morbide, on en venait parfois à se perdre soi même. Le retour à la réalité n’en était que plus savouré encore. Cette atmosphère parvint même à redessiné le sourire effacé depuis longtemps sur les lèvres de Depheline. Ils n’étaient pas au bout de leur peine, c’était une certitude, mais mieux valait profiter des moments de tranquillités qui leur étaient offerts pendant qu’il en était encore temps.

La belle mage ne s’était rendue compte de rien tant ses perceptions étaient biaisées par sa joie de se trouver ici. Les fenêtres barricadées, les volets clos, rien de tout cela ne l’intrigue. Pourtant, elle est obligée de se rendre à l’évidence lorsque Serpent finit par interroger l’aubergiste : quelque chose ne tournait décidemment pas rond ici non plus. Les explications ne se firent pas attendre bien longtemps mais Depheline se força à écouter d’une oreille distraite. Elle avait faim, elle était fatiguée et ne voulait pas gâcher le plaisir de se retrouver en ce lieu intermédiaire qui lui permettait de s’isoler du mal extérieur rodant sans relâche pour la tourmenter.

La roussette était allée s’assoir toute seule à une table, loin des discours inquiets de l’aubergiste, attendant simplement que Serpent vienne enfin la rejoindre pour patienter ensemble. Ce soir, du mouton était à la carte et même s’il fallait habituellement faire ceinture, avec le butin qu’ils avaient amassés dans les entrepôts, ils pouvaient s’offrir une fois de plus de quoi apaiser leur ventre sans trop se restreindre. Ils avaient eu de la chance, beaucoup de chance, de s’en être sorti aussi bien…

Lorsque les assiettes fumantes furent servies, Depheline se rua sur les couverts en souhaitant un simple « Bon appétit, mon cher… », avec une expression affable mais pleine d’impatience. Elle fut cependant coupée dans son élan par cette révélation qui allait lui être faite. Serpent était sur le point de satisfaire enfin à sa curiosité, au moment où elle s’y était attendu le moins, et surtout, au moment où elle en n'avait pas vraiment eu envie.

« Tu… tu… quoi ? Tu vas pas… non ? »

Stupéfaite, elle laissa retomber sa fourchette dans la sauce, éclaboussant la nappe déjà en piteux état. Elle n’avait pourtant encore rien vu, mais elle n’en revenait pas de ce qu’elle venait d’entendre. Ses mains commencèrent alors à s’agiter, ne sachant trop que faire. Fallait-il qu’elle bondisse sur lui pour l’empêcher de faire une chose qu’il allait peut-être regretter ensuite ? S’était-elle attachée et habituée à côtoyer cet individu masqué ? Elle était incapable de dire ce qu’elle voulait vraiment en cet instant de révélation, mais elle n’avait pas vraiment le choix, elle devait affronter ce premier vrai face à face, faire fit de ses craintes de le découvrir enfin pour de vrai, se montrer forte.

« Je… C’est… »

Elle se cacha brusquement le visage dans ses mains, réagissant comme une enfant qui avait peur de voir la réalité en face mais qui en était en même temps toute excitée. Ses yeux verts pétillaient de malice mais ses traits exprimaient, plus fort que jamais, toute l’ampleur de sa timidité…


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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Lun 11 Oct 2010 21:00 
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Le masque quitte lentement mon visage tandis qu'une sensation de fraicheur et de liberté s'empare de ma peau. Mon faciès apparaît dans la pénombre, il est mince, des mâchoires anguleuses et prononcées le rendent assez viril malgré l'absence de poil outre le petit bouc au labret. Ma peau d'albâtre est nacrée de sueur et de traces noires là où le métal a le mieux collé à la peau. Mon visage est jeune, avec des traits fins et nobles. Mon regard narquois légèrement plissé ne gâche en rien mes deux yeux d'un vert de jade pénétrant. Le tout encadré de mèches éparses rousses et en plein milieu, parfaitement droit et fin, un nez typiquement bourgeois. Je ne souris pas, peut-être par crainte de paraître d'un coup trop humain. Je fixe la jeune mage d'un regard neutre, mais brillant.

Lentement j'entrouvre la bouche et laisse enfin ma voix sortir sans que le fer ne lui forge une autre sonorité : plutôt masculine, mais bien moins gutturale et étouffée, elle est parfois légèrement chantante.

« L'ombre et le masque sont ma meilleure armure, tu voulais savoir ce que l'on trouve sous la ferraille ? Comme tout le monde, sous la cotte de maille et le tissu, la peau est nue. »

Personne ne fait attention à nous, enveloppé dans l'obscurité. Je suis de dos aux autres clients et après un long moment, j'ôte avec précaution mes griffes, libérant de grandes mains aux longs doigts d'une blancheur de craie. Et d'une main libre, défais ma queue de cheval, libérant mes cheveux mi-longs d'une belle couleur de braise sanglante.

En à peine cinq minutes, j'ôte mes armes meurtrières, ma queue de cheval guerrière et mon masque. Ne laissant aux yeux de Depheline, qu'un noble jeune Kendran. Doucement je rabats la capuche blanche de ma cape sur ma tête, dissimulant mon visage sous le couvert des ombres.

Puis je pose mon sac sur la table et en sors la boite trouvée dans l'entrepôt, la flute d'or démonté soigneusement en deux morceaux et range mes griffes ainsi que le masque dedans.

« Le secret de la longévité et du bonheur ma chère, c'est de vivre caché... Mais voyons donc un peu ce que nous avons récupéré là »

Sur ces mots, j'ouvre la boite et y découvre mi-surpris, mi-déçu un parchemin, et des pièces métalliques, ressorts, mécanismes, élastiques épais, lames courbées, et petites lames droites le tout accompagné d'une dose de résine très forte en tube. J'oublie un instant la rousse et me penche sur le plan dessiné sur le parchemin pour l'étudier rapidement avant de reprendre la conversation avec la mage. Même pendant qu'elle se restaure et parle, je me mets à réfléchir. Le plan détaillait là manière de bricoler une Lame rétractable ou encore un lanceur de lames. Initialement prévue pour créer une dague rétractable, le plan et très simple à comprendre, et les pièces facilement adaptables à toute sorte de dagues. Je regarde brusquement les griffes dans mon sac.

(Et si je les améliorais ?)

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Mer 13 Oct 2010 21:07 
    Depheline finit par retenir sa respiration, devenant presque aussi écarlate que sa chevelure flamboyante. Le rideau était tombé, la vérité lui était enfin révélée et pour elle, cette découverte avait bien plus d’importance que ce qu’il semblait dire. Sans doute n’était-ce là encore qu’une façade, mais il ne fallait pas lui en demander trop, se mettre ainsi à nu avait du lui en couter beaucoup. Alors, la belle mage allait se contenter de le dévorer du regard sans souligner plus avant la neutralité avec laquelle il venait de s’exprimer.

    Elle ne savait dire si elle le trouvait beau, mais son visage avait quelque chose de touchant. Il semblait doux comme la peau d’un nouveau-né et aucune imperfection n’était apparente. Sa bouche, rougeoyante, respirait la sensualité et lorsque les mains de Delpheline s’écartèrent de son visage, se fut pour dévoiler son expression d’admiration. La jeune femme n’était pas douée pour dissimuler ses émotions et elle se mordit suavement les lèvres en abandonnant toute forme de timidité. Elle était captivée par l’homme qui se révélait à elle et semblait simplement ailleurs. Le brouhaha continu des quelques clients assis aux autres tables, le crépitement du feu dans la cheminée, les allers et venus du gérant, rien ne semblait vouloir la tirer de sa contemplation.

    Ce regard insistant et peut-être même gênant ne déridait pourtant pas le voleur qui agissait comme si de rien était. Il avait voulu garder ce mystère durant toute cette journée partagée sans autre raison apparente que la timidité et l’angoisse d’être vu. C’était du coup bien étrange de constater le détachement dont il faisait à présent preuve, probablement par dénis de la situation. Toujours était-il que c’en devenait vexant.

    Ce fut donc pour lui faire part de ce dernier affect que Depheline s’échappa de cette douce, mais éphémère rêverie.

    « Ça ne te fait rien de me montrer ta belle bouille, Monsieur Serpent ? »

    Cette phrase était une réponse à cette attitude détachée qu’arborait l’homme, mais elle eut le mérite d’alléger un peu cette pointe de rancune passagère ressentie. Elle avait un principe selon lequel tout ressentiment devait être exprimé avant qu’il ne se mette à en engendrer d’autre et cette fois-ci encore, elle ne dérogeait pas à la règle.

    Un soupire accompagné d’un bienveillant sourire indiqua à Serpent qu’il n’y avait rien d’inquiétant à percevoir dans cette petite pique lancée. Elle le laissa ainsi s’intéresser à autre chose, notamment à ses cheveux et à ses armes, avant de se rendre compte avec stupéfaction qu’il était là, devant elle, sans plus aucune protection. Il lui faisait donc à présent confiance…

    « Oui, voyons voir ce que tu as trouvé là ! »

    Elle était certes intriguée par ses découvertes de l’entrepôt, mais son attention n’arrivait pas à se détacher des traits raffinés qui ornaient le visage de son compagnon de vol. Il avait rabattu sur sa tête la capuche de sa nouvelle cape blanche, cela dit, ça n’était en rien un obstacle pour Depheline qui jouait avec les angles pour pouvoir continuer à l’observer.

    « Intéressant, c’est vrai… », avançait-elle avec malice tout en ne lâchant pas des yeux Serpent. Au final, elle s’en fichait bien, de tout son attirail métallique. Tout ce qui importait à la rousse coquine était de faire un pas vers lui pour lui rendre la pareille, et comme il semblait si fasciné par ce qu’il faisait, elle se risqua à approcher sa main de la boîte, doucement, lentement, glissant ensuite ses doigts féminins sur le poignet du voleur comme si de rien n’était. Elle était amusée par ce contact, sans arrière-pensée, et voulait simplement resserrer un peu plus les liens qu’il avait commencé à établir avec Depheline, en se révélant sincèrement à elle. Et s’il avait dénigré l’intérêt qu’elle lui avait porté l’instant d’avant, il ne pouvait à présent plus continuer ainsi…


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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Ven 15 Oct 2010 14:46 
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    Fourbu, Eucalyptus se laissait guidé, chevauchant son louveteau. La petite compagnie trouva bien vite l'auberge des voyageurs et ce fut Séléné qui poussa la lourde porte avec son museau. Ne prêtant pas spécialement attention aux gens qui le regardaient lui et son petit loup blanc, le lutin désigna une table libre, qui était à côté d'une jeune dame rousse et de son compagnon. Alors qu'Eucalyptus grimpait avec difficulté sur la table, Wincox Taylor, le patron de l'auberge, vint à sa rencontre avec un air méchant.

    "Oh l'nabot, on accepte pas les animaux, et encore moins les loups !"
    "Hola, aubergiste ! D'abord je ne suis pas un nain, et ensuite, je viens de liquider une squiamoise à deux rues d'ici avec ses copains. Mais si tu tiens tant à ce que je ressorte de ton établissement, je me ferais un plaisir de revenir avec d'autres de ses camarades si tu vois ce que je veux dire..."
    "Ahahah ! Toi ? Tout seul ?"
    "Bah oui ! Enfin j'étais pas tout seul, j'avais aussi mon p'tit loup et trois sylphes avec moi, sans compter ma Bidouille !"
    "Ahahahah ! Les sylphes sont des créatures de conte ! Ahahah ! Allez dégage !"

    Debout sur la table, les poings fermés, Eucalyptus était sur le point de maudire cet aubergiste peu agréable mais lorsqu'il se remit à rire, le lutin se mit à sourire et se concentra. Epuisé de tout fluide, il allait en puiser dans l'air ambiant. L'affaire n'était pas simple, il n'avait essayé qu'une fois ou deux, mais s'il voulait faire taire ce géant abruti, il n'avait pas le choix. En maître des fluides qu'il était, il réussit à entonner un Chant des Sylphes qui ne tarda pas à faire effet. Un vent léger souleva les jupons et les nappes avant de se matérialiser sur la chaise. Accoudée à la table, une sylphe assez jeune faisait de grands sourires au lutin et attendait visiblement qu'il lui explique pourquoi il venait de l'appeler. L'aubergiste, la bouche ouverte, ne savait plus quoi dire.

    "Héhé ! Ca te la coupe, hein ! Et ne t'avise plus de me traîter de menteur ou de nabot à l'avenir. Tu as de la chance, je suis trop fatigué pour m'amuser dans ton auberge. Et va me servir plutôt que baver sur la table, aubergiste ! Une petite salade et un petit verre de lait pour moi, un gros jarret et une bassine d'eau pour mon loup, et pour la mademoiselle, bah... Un grand bol d'air frais !"

    Assis non loin, trois voyageurs aguerris éclatèrent de rire et se moquèrent ouvertement de l'aubergiste qui venait de prendre un vent, au sens propre comme au figuré. L'aubergiste, penaud, s'en retourna à son bar et Eucalyptus, fier de sa réplique, s'installa à son aise après avoir salué la jolie élémentaire assise à sa table...

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 16 Oct 2010 13:52 
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    Le contact de la main douce de la jeune femme hérisse les poils de mon avant-bras et ce dernier se crispe violemment. Je ne cherche pas le regard de la jeune rousse, mes joues se teintent d'un rouge cramoisi, mes jambes s'agitent. Un déplacement agréable, mais inopportun au niveau de l'entrejambe me fait me crisper davantage et j'en délaisse l'intérêt que je porte au plan de ma nouvelle arme. Qu'est-ce qu'elle est belle, et son léger parfum est à peine gâché par l'odeur de transpiration féminine. Et cette poitrine ! Je m'efforce de mon mieux de ne pas laisser tomber le regard, mais plus d'une fois alors que je tente de fixer mon assiette, je me trompe dans les « miches » et fixe les siennes plutôt que mon pain.

    « C'est.. c'est intéressant n'est-ce pas, une..une nouvelle arme plus... »

    Je transpire, ma peau perle de sueur, et ma virilité si peu sollicitée depuis ma naissance se met à tambouriner à la porte de mon pantalon.

    « ...plus pratique ! Elle pourra se rétracter, passer de quasiment invisible à ... bien présente ! »

    Je fixe ses lèvres et mords les miennes, appelant ma morale et ma droiture à la rescousse. Sans trop me montrer sec, je retire ma main en prétextant en avoir besoin pour manger. Et je commence à attaquer mon repas rapidement, avalant les haricots et le mouton aussi vite que mes nerfs rendus vifs et tendus me le permettent, espérant calmer cet étrange désir libidineux. Alors que j'attaque ma dernière portion de viande, une drôle de compagnie entre dans l'auberge avec nonchalance. Un petit bonhomme accompagné d'un loup cherchent une table, est ils en sélectionnent une voisine à la notre.

    J'avale promptement la dernière bouchée et rabats ma capuche plus fortement. Surveillant du coin de l'œil le petit lutin et son compagnon dont la présence exaspère le tenancier. Ce qui se passe ensuite dépasse tout ce que je peux imaginer à propos d'un petit être comme lui. Suite à un désaccord, l'être semble aspirer à lui des énergies environnantes et invoque sous mes yeux ébahis une jolie petite créature bleutée. Je ne suis pas le seul surpris, visiblement, car le tenancier, si loquace au départ, s'en va regagner sa place derrière le comptoir d'un air pataud. Je me penche alors vers Depheline et glisse mon visage à son oreille :

    « Tu as vu ? Quel drôle de petit bonhomme ! Et qu'est-ce que c'est une squiamoise ? »

    Je suis trop heureux de pouvoir effacer l'évènement précédent avec une nouvelle situation que je peux mieux gérer. Je reviens alors à ma place et observe sous le couvert de ma capuche, dans la pénombre, le petit groupe. Instinctivement, je porte la main à mon sac et en ressors mon masque de fer. Je ne désire pas montrer mon visage à d'autres personnes, si bien que dans un mouvement silencieux, j'efface adroitement ce dernier derrière le masque, ne laissant plus transparaitre que mes yeux vert de jade. Je peux ainsi observer avec plus d'intérêt à présent le lutin, tout en rangeant mes biens dans ma besace.

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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Sam 16 Oct 2010 22:14 
      Depheline ne put s’empêcher de pouffer en voyant son compagnon ainsi désemparé. Il semblait hautement perturbé, signe que la tentative de la demoiselle s’était soldée par une éclatante victoire. Il n’était donc pas aussi insensible que ce qu’il voulait le faire croire, ce curieux personnage plein de surprise.

      La jeune femme se savait belle et séduisante, pourtant, elle n’avait pas eu beaucoup d’occasion d’user de ses charmes. Sa vie d’avant, quittée la nuit dernière, se résumait en trois mots : isolement, vol et angoisse. Rien de bien vertueux, finalement, et c’était la raison pour laquelle elle se portait plutôt bien après la mort et la disparition de ses deux acolytes d’antan. Le choc de la nouveauté passé, elle avait bien vite compris que son avenir n’aurait été qu’incertitude et tristesse si Serpent n’avait pas débarqué dans sa vie pour lui donner une toute autre saveur. En fait, c’était un peu comme si elle avait attendu cette renaissance toute son existence.

      Lorsqu’il retira sa main pour briser ce tendre contact, Depheline poussa un long soupire de détente. Elle se sentait si bien dans sa peau, sa tête, ainsi que dans son corps, que sur le coup, elle ne comprit même pas les allusions maladroites et sans doute involontaire du voleur désarçonné. Il était un homme, faible dans sa nature, mais touchant en son naturel. Ce n’était pas le genre de chose que la jeune femme avait tendance à condamner et lorsqu’elle percuta le sens caché de ses propos, elle ne put que s’empourprer d’un tel intérêt. Voici qu’elle s’était retrouvée, en l’espace de quelques instants, de chasseuse à proie fuyante.

      Jetant un coup d’œil aux nouveaux arrivants de la table d’à côté, elle fut à son tour fortement soulagée par cette venue impromptue, le repas une fois terminé.

      « C’est un Lutin voyons ! », murmura-t-elle l’air outrée par ce manque de culture de la part de Serpent, semblant pourtant si noble et distingué dans son allure. Pour sûr que l’on en croisait très peu à Dahràm, des lutins, mais enfin, ça n’était pas une raison suffisante pour s’en étonner ainsi.

      D'ailleurs, tout laissait à penser que ce petit être n’était pas d’ici. Ses vêtements, bien en ordre et hauts en couleurs, ne pouvaient venir d’une boutique de la ville, où tout était teinté de pauvreté et de misère. Ici, personne ne gaspillait ses sous pour s’acheter des vêtements voyants qui aurait été la signature de son propre arrêt de mort. Et puis, son allure assurée ne jouait pas non plus en sa faveur. Elle ne pouvait qu’être garante d’ennuis de taille, ici. D’ailleurs, un nouveau problème se pointait déjà à l’horizon, avec la venue de l’aubergiste peu satisfait de ses nouveaux clients.

      Le ton monta très vite et Depheline jugea bon de ne pas trop être insistante du regard. Elle s’était donc rabattue sur son assiette de mouton qui avait du mal à descendre, parce que la viande était bien trop filamenteuse. Dans cette miséreuse cité, avoir de la viande dans son assiette était déjà un luxe, alors il ne fallait pas être trop exigent. L’oreille de la jeune femme n’en était pas moins dressée et elle ne manqua pas d’une miette la conversation mouvementée.

      « Une squiamoise ? Hm… peut-être une chatte, tu sais, c’est une race de chat, les squiamois, très vicieux il parait, le genre de bête que les vieilles sorcières aiment à avoir sur leurs épaules en jetant des mauvais sorts ! »

      Elle fit quelques signes dans les airs en guise d’illustration avant de reporter son attention sur le petit personnage accompagné de son animal. Une brise soudaine avait balayé la table des deux acolytes et un nouveau personnage étrange était maintenant aux côtés du lutin. Il fallut quelques bonnes secondes pour réaliser que ce qu’elle voyait n’était autre qu’une créature magique d’air, invoquée. Pantoise, elle eut d’abord l’air un peu abrutie, avant de se reprendre pour ne pas perdre la face. Il s’agissait là d’une manifestation de magie et Depheline devait se contenir pour donner l’impression à Serpent que cette situation était pour elle d’une banalité extrême.

      « Bien quoi, t’as encore beaucoup de choses à apprendre dans le domaine de la magie, mon pauvre ! Retiens bien qu’avec elle, point besoin de savoir manier les mots avec brio, ni de sortir les griffes dès la première contrariété : la seule démonstration de son existence suffit souvent à faire taire les impertinents ! »

      Oui, elle voulait être l’experte en magie qui savait donner des leçons et il fallait dire qu’elle prenait son rôle très au sérieux. Il n’y avait, après tout, pas de raison que Serpent soit le maître de ce duo surprenant. Elle se devait de lui apporter quelques choses d’autres que sa seule charge, car elle n’aurait pas supporté de n’être utile à rien.

      « N’empêche qu’il faut se méfier des lutins, il paraît, car ils aiment bien embêter les gens. », lui annonça-t-elle fièrement et sans grande discrétion, en guise de seconde couche de confiture narcissique à étaler. La magie était à présent son domaine et elle comptait bien que cela perdure.


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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Dim 17 Oct 2010 10:39 
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      ^^ post précédent

      "Ouh oui ! Méfiez-vous ! Méfiez-vous..."

      Eucalyptus, qui n'avait pas perdu une miette de cette conversation, venait de voleter vers Depheline avec ses ailes faériques, de s'assoir sur son épaule et de répondre. Le sourire aux lèvres, il observait ainsi l'homme au masque, qui ne cessait de le regarder.

      "On n'embête jamais les gens bons, vous savez ! Seulement ceux qui le méritent."

      Euclayptus regarda l'aubergiste avec un air sournois puis se pencha sur le côté pour confier à Depheline :

      "Et j'en connais un qui le mérite grandement..."

      La serveuse finit alors par arriver avec son plateau garni de la commande du lutin puis hésita où poser son fardeau. Elle regarda la table vide de lutin, où la sylphe jouait à souffler sur ses cheveux et où Séléné la regardait, bouche ouverte, langue pendue et queue frétillante puis celle qui accueillait Depheline, Eucalyptus et Serpent. La jeune blonde haussa des épaules, posa un bol vide devant la sylphe, le jarret à terre puis se permit d'interrompre la discussion de la table d'à côté.

      "Vous comptez manger où au juste ?"
      "Oh ! A ma table, mademoiselle ! Je voudrais juste poser une question à ce couple charmant ! Ah ! Et tenez ! C'est pour vous."

      Alors que le louveteau blanc dévorait avec joie son jarret et que la sylphe regardait avec appréhension ce bol vide devant elle, Eucalyptus donna quelques pièces à la serveuse. Le sourire de la jeune blonde était équivoque. Jamais on ne lui avait donné autant d'argent pour le service. Elle repartit, joyeuse, alors qu'Eucalyptus continuait de parler.

      "Je ne suis pas du genre à déranger les amoureux, enfin pas très longtemps du moins, donc je serai bref. Je viens au sujet de ces morts-vivants qui grouillent dans vos rues."

      En parlant, Eucalyptus mima des zombies à la démarche relative.

      "Auriez-vous par hasard vu quelque chose de particulier ?"

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      Dernière édition par Eucalyptus le Ven 22 Oct 2010 15:26, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Dim 17 Oct 2010 15:21 
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      Piqué au vif par les remarques de Depheline sur ma culture et mes connaissances sur la magie, je me mure dans le silence en tapotant la table avec mon index. Quand le petit bonhomme se met à grimper sur la rousse et lui chuchoter quelque chose, je l'observe avec circonspection. Je n'ai aucune Animosité, sinon de la curiosité pour ce « lutin ». Il faut dire que je n'en ai jamais vu, ma mère m'en avait parlé à travers des contes où ledit lutin cachait un trésor au pied d'un arc-en-ciel. Je dois donc avouer que je doute énormément, jusqu'à l'arrivée de la serveuse.

      Mes yeux s’agrandissent à la vue de l'or que le lutin donne à cette dernière, la flamme de la cupidité et de l'envie commençant à bruler dans le vert de mes yeux. Je n'en montre pourtant pas un signe, bien que je tousse et agite les doigts de droite à gauche à la mention d'« amoureux ». Puis, lorsque le petit bonhomme se met à parler des morts-vivants, je joins mes mains et regarde Depheline. Je réfléchis rapidement, le lutin semble savoir se battre et s'il souhaite régler le problème de Dàrham, pourquoi ne pas en profiter pour gagner de l'or et de la renommée ? Je vois déjà mon nom dans le canard du coin, l'argent et les femmes à foison et même peut-être une statue a mon effigie.

      Depheline ne semble sur le moment pas penser à la même chose, mais pour ne pas manquer l'occasion et pour montrer que je suis le chef du Duo, je prends les rênes et tente un coup de bluff :

      « Nous sommes spécialistes dans le genre, Sir. Vous ne pouviez pas mieux tomber. » Ma voix légèrement déformée par le fer froid du masque sonne bien claire et on note un langage soutenu qui contraste avec l'apparence austère du masque.

      « Nous pourrions même, si cela vous intéresse, vous offrir nos services. Enfin... offrir ! Tout est relatif ! » Je lui adresse un beau clin d'œil entendu, puis poursuis : « Je me présente, ‘Serpent’, Chasseur de trésor, Chasseur de Prime, garde du corps, chasseur d'or pour résumer le tout ! »

      En terminant ma phrase, je lui tends une de mes grandes mains blanches et poursuis :

      « ...Et la jeune femme qui vous sert de siège est le Maitre mage D. Rosenbloom, experte en magie noire ! Elle peut sentir un zombie à moins de 5 mètres ! Et vous ! Vous savez ce que vous êtes ? Un sacré gros chanceux mon bon Sir, car nous vous offrons nos services pour vingt yus et 50% des trésors et biens découverts durant notre recherche ! Qu'en dites-vous mon jeune ami ? Une splendide rousse experte en Mort-Vivant et un farouche guerrier en garde du corps, pour 20 yus seulement. »

      J'attends la réponse du jeune lutin, satisfait de mon talent d'élocution.

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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Mar 19 Oct 2010 21:02 
        Depheline ne s’était pas rendue compte que sa voix avait temps portée et elle resta donc figée quelques instants en voyant voler vers elle le lutin sur le dos duquel elle avait parlé. Il venait probablement pour se faire justice lui même, comme de coutume à Dahràm lorsque quelque chose ne tournait pas rond ici. Elle implorait du regard son voleur pour lui demander implicitement d’intervenir, mais il n’en fit rien, et pour cause : le petit individu avait bien préparé son entrée en la matière et le retournement qui s’en suivi fit alors éclater de rire la jeune femme on ne pouvait plus soulagée.

        Elle venait d’échapper belle, et à voir que la malice du lutin se tournait plutôt vers l’aubergiste, Depheline eut presque envie de rentrer dans son jeu. Essayant de se faire discrète ce coup ci, elle murmura à l’oreille de l’amusant personnage quelques secrets bien gardés.

        « Ce Monsieur là est quelqu’un de fort chaleureux, en comparaison de la méchanceté personnifiée qui rôde à chaque coin de rue à Dahràm. Vous devriez…vous méfier, Messire Lutin… vous qui ne venez pas d’ici, à ce que je peux voir. Tout le monde en cette ville n’est pas aussi tolèrent que nous, par exemple… »

        Elle fixa les yeux de la créature magique pour essayer de lui communiquer les images d’horreurs qu’elle avait en tête, mais surtout, pour lui faire comprendre qu’il n’était pas le bienvenu sur son épaule qu’elle hocha prestement.

        C’est alors que la serveuse fit son apparition pour venir apporter de quoi ripailler pour le petit personnage. Si Serpent et elle possédait une somme bien coquète grâce aux pillages des entrepôts, ils se sentirent bien complexés en voyant le nombre de pièces que venait d’offrir le lutin à la demoiselle. Cet individu était vraiment très peu prudent et ça risquait de lui être fort dommageable, à la longue.

        Le voleur, quant à lui, n’avait pas perdu son temps en de veines discussions. Depheline s’extasiait en silence devant l’improvisation incroyable de Serpent et essayait de reprendre contenance le plus vite possible, voyant la réussite et la gloire vers laquelle la demande du Lutin pouvait les mener. Elle se contenta donc d’acquiescer de la tête en prenant un air suffisant, avant de clore cette distinguée présentation faite par son compagnon de vol :

        « Vous comprennez peut-être mieux, maintenant, pourquoi votre intervention sur… mon épaule était un peu déplacée, hm ? Et pouquoi, aussi, le terme d'amoureux nous a tant choqué ? »

        Il allait falloir qu’un jour Serpent se prenne le temps de lui expliquer d’où lui venait une telle aisance verbale. Il n’avait clairement pas vécu toute sa vie à Dahràm lui non plus, cela ne faisait aucun doute. En attendant, elle se contenta de tendre la main vers la minuscule paluche du lutin comme venait de le faire Serpent, pour officialiser les présentations et le marché.

        (Amoureux... on aura tout entendu !), se répéta-t-elle dans un coin de sa tête et presque inconsciemment, avant de finalement se mettre à bailler d'une façon peu gracieuse. Elle commençait à être vraiment très fatiguée et elle espérait que la conversation toucherait bientôt à sa fin.


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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Ven 22 Oct 2010 15:24 
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        ( Menteurs ! Ouh les vilains ! Ce n'est pas beau, ouh non ! )
        ( Calme toi Bidouille... )
        ( S'ils sont des experts, je suis un dragon ! Un piètre voleur et une pyromancienne à peine capable de faire griller une saucisse... Comment osent-ils vouloir te duper ainsi ? Oh, ça m'énerve ! Non mais regarde les tous les deux. Leur tension sexuelle est à couper au couteau. )
        ( Bah ! Comprends les, ils habitent une ville pourrie, squattée par des morts-vivants, ils ne doivent pas rigoler tous les jours... Et puis ils sont sûrement très pauvres. 20 yus par personne, hihihihihi... )


        "J'en dis que ça ne serait pas très malin de vous moquer de moi, Messire Serpent !"

        Comprenant qu'il n'était pas le bienvenu sur l'épaule de Depheline, Eucalyptus en descendit prestement en glissant sur son bras puis atterrit sur la table avec une petite galipette digne d'un lutin. Il s'avança vers Serpent puis reprit la parole.

        "On va dire un truc, mon petit herpétophile ! Je fais comme si je n'avais pas entendu tes prétendues qualités et on se donne rendez-vous demain matin ici-même. Je vous engage pour 50 yus chacun, payables en fin de mission. Quant aux richesses que l'on pourrait trouver, un partage équitable vaudra mieux. A vous de voir si cette proposition vous séduit ! Oh ! Et si vous êtes gentils et courageux, je rajouterai un petit bonus..."

        ( Amateurs ! )

        Fier de sa réplique, le lutin déploya ses petites ailes faériques, fit un clin d'oeil à Serpent puis s'envola vers sa table. Il ne voulait pas parlementer des heures, ça ne servait à rien, soit ils acceptaient, soit pas. Assis en tailleur devant sa petite salade, Eucalyptus regarda la sylphe toujours présente à sa table et entama avec elle un concours de grimace...

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        Dernière édition par Eucalyptus le Dim 7 Nov 2010 00:44, édité 1 fois.

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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Mer 27 Oct 2010 18:45 
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        Je me ré-affale dans mon siège, l'œil brillant et braqué sur le lutin. Ce dernier retourne à sa table me laissant à mes pensées.

        « Je crois que ce n'est pas la peine de trop réfléchir, je déteste rester à ne rien faire. Croyez moi, ici, soit vous volez, soit vous buvez. Dans certains cas on pratique même les deux. », lancé-je au petit bonhomme volant. Avec calme je finis mon assiette et adresse un regard à Depheline.

        « Je pense que tu es d'accord avec moi. Je t'ai bien montré qu'en équipe on fait bien plus de chose. »

        Je repousse mon assiette et entreprends de vider ma chopine. Puis vérifiant mes affaires, je me lève de table et me dirige vers la table du lutin. Je pose une de mes grande mains pâle sur la table pour attirer son attention.

        « Il ne faut pas tenir rigueur de notre tentative d'escroquerie, c'est Dàrham après tout. Vous auriez pu tomber sur pire. Nous sommes assez honnêtes une fois que les closes d'un contrat sont officialisées. »

        Je jette un œil sur le loup qui m'observe avec l'œil assuré, semblant dire 'fais un faux pas et je te loupe pas'. J'ôte alors ma main de la table et reprends la direction de ma chaise.

        « Nous somme éreintés d'une escarmouche avec les fameux mort-vivants, nous allons donc nous reposer. Mais j'accepte votre invitation à nous retrouver demain matin ici même. », lui dis-je sans le regarder. Une tappe sur le dos de Depheline pour lui signaler qu'il est temps d'aller se reposer, je jette alors un dernier regard sur notre futur employeur puis nous montons les marches qui mène à l'étage. Une fois en haut je prends à partie la jeune rousse : « On a là une chance de sortir de la misère et de devenir de riches gens par nos propres prouesses, ce lutin a l'air assez puissant. Avec un peu de chance on n'aura qu'à tuer un ou deux clopinants cadavériques et notre fortune sera faite. »

        Arrivé au seuil de notre chambre, je pousse la porte lentement et jette un œil à l'intérieur. Il règne une obscurité moite et une odeur de moisie imprègne l'endroit. Je distingue la forme de deux lits contre les murs opposés. Une table de chevet où une bougie déjà bien consumée attend qu'on lui redonne la flamme de la vie. J'entre et jette mon sac sur le matelas, avant de m'y assoir. Je vérifie rapidement la salubrité de ce dernier d'un rapide passage de la main sur la literie. C'est froid, légèrement humide et sentant l'alcool frelatée, mais cela suffira bien pour la nuit. Depheline allume la bougie et bientôt mon ombre se met à danser sur le mur en vieille planche et terre, chassant les cafard et mille pattes de leur sommeil hivernal. L'auberge ne valait pas mieux que les taudis environnants. Enfin je suppose qu'on y venait plus pour se restaurer.

        Je tire à moi la table de chevet et déballe le plan de la lame rétractable ainsi que les ustensiles. J'ajoute au fatras mes griffes et entreprends ce qui me prendra surement deux heures sur ma nuit de sommeil : l'élaboration de griffes rétractables sur mon actuel gant de combat. Dehors, la nuit enveloppe d'un écrin ténébreux les corps pourris de dizaines de mort-vivants déambulant dans les rues à la recherche de victimes.


        [Ceci est une raison Rp pour le Cadeau de Gm7 « Griffes rétractable » de ma précédente correction]

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           Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
          MessagePosté: Mer 3 Nov 2010 22:21 
          Sur le coup, Depheline fut toute dépitée de voir que leur petit numéro avait échoué, et ça se voyait sur son petit minois déconfit. Ce curieux lutin ne devait pas facilement se laisser prendre à ses propres tours et cette idée détendit quelque peu la jeune mage : il ne pouvait ainsi pas leur en vouloir. Seulement, elle était stupéfaite d’apprendre la nouvelle proposition qui lui était faite. Elle s’était attendue à tout, mais pas à ce que l’on surenchérisse leur compagnie.

          « Cinquante yus… C'est de la folie ! Une bien-heureuse folie...», marmonna-t’elle en prenant un air rêveur. Un curieux sourire inhabité se dressait au travers de son visage alors que ses yeux se perdaient soudainement dans le vague. C’était plus que tout ce qu’elle pouvait voler habituellement en une semaine à Dahràm. La chance lui souriait depuis l’apparition de Serpent dans sa vie et toutes les belles choses qui lui arrivaient n’étaient que le fruit de sa présence à ses côtés. Qu’elle avait été sotte de risquer, au petit matin, de le perdre…

          « Je suis votre... femme ! », finit-elle par lancer à l'attention du malicieux personnage reparti à sa table.

          Elle termina son repas en hâte et ne réussit pas à quitter des yeux cet amusant lutin compréhensif. Il s’était montré si clément avec eux. Pour sûr que s’il n’était pas fâché contre eux, chasser les morts-vivants à ses côtés allait être une véritable aubaine.

          (Oui, vraiment, en équipe, on peut faire des choses grandioses, c’est, assurément, à n’en pas douter…)

          En quelques heures, Depheline était passée de vulgaire détrousseuse même pas capable d’effectuer un méfais sans se faire remarquer, à ‘mercenaire-chasseuse-de-mort-vivants’. Ce titre honorifique, qu’elle s’était elle-même glorieusement donné, lui faisait éminemment plaisir. Elle était fière de les avoir déjà affronté, ces monstres hideux, et même si elle s’était montrée quelquefois terrorisée face à eux, elle se sentait à présent plus motivée que jamais. Elle ne combattait plus pour sauver sa peau, mais pour gagner de l’argent noblement. Ne restait plus, à présent, qu’à faire ses preuves.

          « Quelque chose me dit que plus on en aura affronté, de zombies, plus on serra expérimentés… et fatigué, aussi, c’est vrai. Mais le jeu en vaut la chandelle, je crois. C’est plus qu’une simple occasion de s’enrichir grandement, Serpent, ça m’a l’air d’être bien plus que ça… »

          Ils avaient remonté un escalier de bois vermoulu qui menait aux chambrettes et pénétrait à présent dans l’une d’elles. Le bruit de la salle principale, pourtant peu peuplée aux vues du climat qui régnait dans la ville, lui parvenait toujours aux oreilles. Les murs semblaient fins comme du carton et à bien y regarder, il y avait de temps à autre des trous dans les murs. Non, ça n’était vraiment pas le grand luxe, et non, ils n’avaient de toute façon pas d’argent pour pouvoir se payer une meilleure nuit. De toute façon, il y avait peu de chances qu’en cette auberge, une chambre de meilleur confort existe.

          S’installant à son tour sur le lit de fortune qui vomissait ses moelleuses entrailles sur le sol, Depheline entreprit d’enfin se consacrer aux fluides magiques de feu trouvés dans l’entrepôt. Il lui fallait à tout prix augmenter ses réserves magiques car elle n’en avait vraiment pas assez pour lutter contre tout une troupe de zombies. Ainsi, s’assurant que Serpent était plongé dans son bricolage d’armes et qu’il n’était pas en train de la surveiller avec ses flacons, elle se mit à les dévisser et à les porter à ses lèvres vermeilles. Une excitante odeur se dégageait de la substance magique et la jeune rousse frémissait à l’idée de voir s’immiscer cette magie en elle. Pourtant, elle ne se ruait pas dessus, essayant de faire durer le plaisir encore, encore et encore, jusqu’à n’en plus pouvoir. C’est alors que, poussée à bout, elle laissa enfin le liquide se déverser subitement dans ses entrailles, enflammant chacune de ses veines pour venir prendre possession, quelques instants, de son esprit secoué d’extase. Sa respiration se coupa, sa vue était en train de s’embrumer, et c’est avec un sourire de bien-être absolu que Depheline finit par sombrer dans l’inconscience, s’étalant lourdement sur son lit pour s’abandonner à un profond sommeil réparateur.

          La nuit allait lui faire un bien fou et elle pouvait dormir tranquille, Serpent, telle qu’elle s’imaginait le connaître, veillerait sans doute à sa sécurité…


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           Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
          MessagePosté: Dim 7 Nov 2010 00:42 
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          Eucalyptus écouta d'un air amusé les propos de Serpent puis de Delphine puis continua son concours de grimace avec la sylphe alors que les deux jeunes montaient dans leurs chambres. Gagnant haut la main avec son tirage de langue, une oreille planquée sur son nez retroussée et les yeux qui louchaient, Eucalyptus rit de bon coeur avec la sylphe avant de la voir s'évanouir dans l'ambiance glauque de l'auberge des Voyageurs. Bidouille, elle, avait décidé de bouder et n'émit aucune pensée perceptible pour le lutin. Lorsqu'il eut fini de manger et que Séléné bailla en s'arrachant presque la mâchoire, Eucalyptus prit congé et monta à son tour dans la chambre qu'il avait réservé. Heureusement pour lui, la jeune serveuse l'avait accompagné et avait ouvert la porte de cette chambre plus que miteuse. Eucalyptus s'en fichait, il était là pour l'aventure et peu lui importait de dormir dans un hôtel classe. Séléné trouva ses aises sur un petit tapis qui bordait le lit simple mais immense pour le lutin.

          Dormir dans un lit de géant, quand on était un lutin, était une expérience proche de l'extase. Tant de moëlleux et de confort presque à perte de vue, un désert de molleton rien que pour lui et bien vite, il comprit une chose qui allait l'amuser une bonne heure durant, ce lit était un trampoline gigantesque. Il était certes très fatigué mais lutin comme il l'était, il ne pouvait pas passer outre cette fantastique opportunité de faire le couillon en sautant comme un fou sur ce lit trop sage. Il se prit alors pour une sylphe jouant dans les nuages cotonneux et se permit même quelques figures acrobatiques dignes des plus grands saltimbanques de Nirtim, à savoir les Desconti. Il lui vint alors l'idée d'en parler à Fara même s'il redoutait que depuis la tempête et ses désastres, l'elfe taurion ne reprendrait peut-être pas son métier. Dans un ultime "saut-périlleux-double-carpé-coup-de-pied-à-la-lune", il atterrit en étoile sur l'oreiller de sa chambre, très fatigué et heureux de cette séance de gymnastique improvisée. Aux pieds du lit, Bidouille, dans sa forme humanoïde, regardait le lutin épuisé. Elle avait préféré attendre qu'il ait fini de faire ses cabrioles avant de discuter avec lui. Elle voleta vers l'oreiller puis s'assit à ses côtés...

          "Je n'ai pas confiance en ces deux traîne-misères... Même si j'avoue que cette Depheline est très jolie et que ce serpent a des fesses très..."
          "Bidouille ! Hihihihi... Ne t'inquiète pas comme çà. C'est très bien qu'ils viennent avec nous demain. Ils connaissent la région, déjà."
          "Mais ce sont des boulets, Eucalyptus... Je crains qu'ils ne décèdent rapidement..."
          "Oh ! Je vois où tu veux en venir... Tu ne les détestes pas, en fait... Tu as juste peur pour eux !"
          "Peut-être... Toujours est-il que je suis farouchement contre cette collaboration."
          "T'as la flipette, hein ? Je savais que ce Serpent t'avait fait de l'oeil ! Ahahahahah..."
          "Mais pas du tout !"
          "Lumbo m'a dit de ne pas hésiter à prendre des gens avec moi mais de ne certainement pas leur faire confiance, ne t'inquiète pas, je ne suis pas un lutin né de la dernière nuit !"
          "Je suis ta faera, Mossieur Verdoyant, je sais très bien ce que tu insinues !"
          "Mon arme secrète, hihihi ! Oh mais j'y pense, va le voir s'il te plait, et dis lui que nous partirons demain matin !"
          "Mais il est dans la chambre d'à côté ! Tu ne peux faire ton ophiophone ?"
          "Non je suis à sec ! Et puis j'ai trop sommeil !"

          Sur ces mots, Eucalyptus ferma les yeux, tout sourire, réprimant pour un peu un énorme fou rire qu'il ne put en définitive que laisser éclater alors que sa faera pestait de devoir passer à travers les cloisons fines de la chambre. Le lutin s'endormit rapidement et Bidouille, quand elle fut revenue, resta sous sa forme de salamandre, les yeux rivés sur la fenêtre, prête à l'alerter en cas de danger...

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           Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
          MessagePosté: Lun 8 Nov 2010 02:23 
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          Je regarde Depheline se droguer avec un air dépité, et lorsqu'elle s'endort je me permets d'ôter à nouveau mon masque. Rabattant d'un geste fin mes longs cheveux roux en arrière je me penche sur mon projet. Le mécanisme n'est pas trop complexe,et le plan aisément compréhensible, mais le plus dur est de démonter l'ancien gant à griffes sans abîmer le cuir de ce dernier.

          Minutieusement je travaille, alors que le silence nocturne n'est troublé que par la respiration forte de Depheline et d'une certaine agitation dans une chambre voisine. Un vent fort souffle sous la chaume et m'apaise. La bougie éclaire avec peine et mes yeux fatiguent plus vite que cette dernière. Pourtant, je m'accroche et à l'aide des outils fournis dans la boîte, je termine le travail des griffes rétractables en deux petites heures.

          Quelques coupures ornent mes doigts témoignant de mes dons limités en bricolage. Je regarde un moment, pensif, ces longs doigts blancs aussi vierges de sang humain qu'une none et en apprécie toute la beauté. Je sais qu'à Darhàm, les mains pures sont rares chez les hommes, et j'espère n'avoir jamais à toucher le sang d'un autre.

          Je m'étire langoureusement, tel un félin sortant d'une sieste et me dirige vers la petite fenêtre. La nuit d'encre n'est percée que de quelques torches solitaires, et les rues désertes semblent aussi mortes qu'un cimetière. Dans le verre, mon reflet, aussi blanc que l'albâtre, me dévisage sereinement. Sans mon masque, mon visage, témoin de ma jeunesse et de mon intérêt pour la beauté, semble si fragile, avec mon léger bouc taillé, mes bijoux d'arcades, et puis, mes yeux verts qui n'ont jamais vu la mort d'un autre être vraiment vivant par ma main. Je reporte alors mon attention sur mes griffes. Un jour, elles trancheront sans nul doute la chair d'un autre homme, lui apportant la mort.

          Un picotement me taraude la nuque, j'ai l'impression que l'on m'observe dehors, ou n'est ce que la fatigue qui me fait signe que le sommeil reprend ses droits. Soupirant, je m'assieds sur le lit et ôte mes vêtements, dévoilant un grand corps tout en muscle fin, mais plus long que large, picoté de quelques grain de beauté et presque sans poils. Je ne m'étonne guère d'être d'apparence si frêle. Je n'ai jamais appris d'autre sport que l'escrime et la gymnastique. Mon corps n'est pas celui d'un gladiateur , colosse ou guerrier, mais il est tout en forme harmonieuse d'un homme en pleine santé. Je regarde Depheline dormir et imagine les courbes de sont corps sous les draps. Je me prends à sourire et m'allonge sur le lit, examinant le plafond. Le vent fait grincer les planches et une fine pluie commence à clapoter sur le toit. La chambre d'à coté semble elle aussi plongée de nouveau dans le silence, pourtant, je sens que quelque chose cloche. Tout est si calme dans les rues, on dirait que tout les habitant du quartier sont calfeutré chez eux et que les rues habituellement animées même de nuit se taisaient dans l'attente d'un indicible catastrophe.

          Je rapproche machinalement les gants à présent utilisable du bord de la table, à portée de ma main, et avec un petit temps d'hésitation me décide à étouffer la mèche de bougie entre mes doigts. Le fumet de la cire chaude se répand en même temps que l'obscurité et, les yeux grands ouverts, je cherche dans le noir à définir d'où provient cet étrange sentiment que quelque chose va se produire. je finis tout de même par m'endormir.

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            Dernière édition par Serpent le Lun 8 Nov 2010 22:31, édité 2 fois.

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             Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
            MessagePosté: Lun 8 Nov 2010 22:20 
            Un vacarme assourdissant arracha soudainement Depheline de son sommeil. Elle était pourtant habituée aux bruits de la ville durant la nuit, anarchique comme elle l’était. Pourtant, ils ne semblaient pas venir de dehors. La brume qui engourdissait encore quelque peu son esprit avait du mal à se dissiper, et des images de violences affluèrent à son esprit encore immergé dans un rêve captivant.

            « Serpent, c’est quoi ? », marmonna-t-elle, les yeux à demi-clos, avant de se rendre compte qu’il ne faisait même pas encore jour. Elle avait terriblement envie de se rendormir, mais quelque chose lui disait que le bruit n’allait pas s’estomper de si tôt. A côté d’elle, nul mouvement ne sembla indiquer que son compagnon été réveillé. Il avait de la chance d’être aussi imperméable, songea la jeune rousse en s’étirant dans son lit.

            Réalisant qu’ils avaient payé de leurs propres efforts pour pouvoir passer une nuit tranquille, un vent de colère acheva de la tirer définitivement du sommeil. Mais à Dahràm, il ne fallait pas espérer en avoir pour son compte, il y avait toujours quelque chose pour venir contrecarrer les plans, que ce soit de façon honnête ou non d’ailleurs.

            « …pas possible, ce bouquant… », lâcha-t’elle en se redressant sur son lit, prenant la direction de la porte grinçante. La faible lueur du dehors était son seul repère dans cette pièce qu’elle ne connaissait pas bien et arrivée dans le couloir, ce fut pire encore. Jetant un dernier coup d’œil en arrière comme pour prendre une dernière respiration courageuse avant de se jeter à l’eau, Depheline était toute tremblante. Il faut dire que ce qu’elle venait d’entendre avait de quoi glacer le sang.

            Des gémissements de morts-vivants comme elle en avait entendus durant toute la journée résonnaient depuis en-bas. Mais ce n’était pas ces plaintes à la fois déchirantes et menaçantes qui l’avaient tirée de son sommeil, non. C’était bel et bien le désordre qu’ils étaient en train d’occasionner au rez-de-chaussée, dans la salle commune.

            La jeune mage n’était pas suicidaire et elle se garda bien de s’y aventurer toute seule, même si l’envie de les faire brûler comme du poulet en brochette était grande. Alors, elle fit promptement demi-tour, commençant à remuer Serpent qu’il fallait absolument tirer de son sommeil dans l’espoir qu’il ne tarderait pas trop, ensuite, à émerger de sa torpeur. Ca n’était probablement pas le réveil qu’il espérait, mais il allait au moins avoir une occasion de plus de jouer le héros, certes endormis, mais le héros quand même.

            Si le lutin avec qui ils avaient rendez-vous à l'aube voulait avoir un apperçu de ce qui allait les attendre dans leurs péripéties à la recherche de la source du fléau de revenants, il avait tout intérêt à se joindre à eux.


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