L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Mar 28 Oct 2008 22:14 
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L'auberge des voyageurs


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Ne vous fiez pas à ce nom accueillant, pour la plupart, les clients de cette auberge nauséabonde et poussiéreuse sont des hors-la-loi et des buveurs de rhum. Le patron, Wincox Taylor, fait tout de même de son mieux pour avoir toutes sortes d'alcools afin de désaltérer les rares voyageurs. Il y a également quelques chambres étroites qui sont souvent louées par des filles de joie.

(Les yus dépensés ici ne seront pas retirés de votre fiche de personnage)

_________________
Chibi-Gm, à votre service !


La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
Pour toutes questions: C'est ici !
Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
Pour vos demandes de corrections : C'est là !
Joueurs cherchant joueurs pour RP ensemble : Contactez vous ici !


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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Mar 27 Jan 2009 20:00 
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A la recherche d'une mission!


Las de sa dure journée, Prodigte, qui vendait alors du pain pour subsister, entra dans la taverne sans regarder autour de lui. D'un pas lourd et peu discret, il s'avança vers le comptoir et regarda le tavernier. En économisant les mots, il prononça durement cette phrase : " Un rhum, mon brave... ". Il alla après s'asseoir à une table libre dans la taverne. Encore une dure journée passée à vendre du pain à des gens qu'il ne pouvait même pas supporter... Une fois qu'il fut assis, il se compta mentalement sa journée se disant qu'il ne pouvait pas y avoir pire que la banalité dans ce monde. Prit par des songes noires et des idées tristes, il restait, là, sans un mot ni un geste. Sa seule gestuelle était son petit tic qu'il n'arrivait pas à maîtriser.

Sa bière arrive enfin. Il regarda le tavernier avec des yeux presque menaçants et y ajouta quelques parles : "Combien j'vous dois mon brave ? ! ", d'un ton grave. La taverne semblait, pour sa part, être bien plus agitée que lui. Tout bouger, rien n'était à l'arrêt. Prodigte, alors prit par l'ambiance commença à oublier sa journée et à sourire, faiblement mais, assez pour que cela soit remarqué. Il commença donc à se prendre aux jeux des truands présents à cet instant et à tenta de discuter avec eux comme s'il les avait connus depuis belle lurette.

Il ne prit pas longtemps à comprendre le but de leurs jeux et à commencer à participer ( même aux jeux violents. ) car c'était bien son seul réel don : il comprenait très rapidement comment faire des jeux et surtout ceux des canailles, sans pour autant aller aussi loin qu'eux quelques fois, il ne faut pas oublier que Prodigte est une personne voulant faire respecter le "bien" et la loi de Gaïa partout où il passe et par n'importe quel moyen.

Enfin bref, cette soirée, il resta avec les truands de cette ville à discuter et à s'adonner à leurs activités tant que cela parlait d'amusement ( pas toutes, je le répète. ). Il ne chercha pas beaucoup à avoir une mission mais s'il força tout de même.


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 Sujet du message: Un homme ivre livre une bataille digne d'un livre!
MessagePosté: Jeu 29 Jan 2009 22:45 
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Encore un soir où Prodigte ne trouvait quoi faire. Il alla donc jouer à un jeu d'argent. Après quelques tentatives, Prodigte n'avait ni gagner ni perdus d'argent... Pas trop de chance aujourd'hui mais, juste ce qu'il faut...

Encore une journée banale, Prodigte ne savait pas quoi faire... Il alla donc tenter de s'infiltrer parmi les canailles comme il l'avait si bien fait auparavant...

Cette fois-ci, il tombe sur deux personnes maigres et louches qui discutaient.

"Salutations à toi, mon brave ! J'te paie une p'tite bière ?" dit l'homme blond d'un air amusé.

Mais les deux autres ne semblaient pas répondre, du moins, pas pour le moment. Un peu plus tard, Prodigte perdit patience et alla alors leur parler en face.

"Hep, toi, j'te cause, tu l'vois pas ? !" dit Prodigte d'une voix menaçante.

Un des deux hommes louche qui était quasiment ivre lui répondit alors :

"J'te trouve b'en excité mon pauv'e ! T'fais quoi 'ci ? - Le reste est incompréhensible, l'accent et l'alcool rendent cette phrase dénuée de sens.-"

Prodigte, ne voulant pas trop chercher la dispute ne lui répondit pas d'un air aussi sombre que la dernière fois mais, reposa sa question. Sans succès, l'homme ivre le regarda et ricana.

Le guérisseur, furieux, partit sans rien dire dans un courant de lâcheté (à deux contre un faisait beaucoup pour lui seul.), d'autant plus que Prodigte tentait de se battre le moins possible.

La soirée continua. À cause de son manque de succès lors de sa tentative, Prodigte ne fit pas d'autres essais. En effet, il était un peu découragé. Son seul don n'était même pas efficace. Il réfléchit donc à une façon d'aborder une personne pour ne pas s'ennuyer.
Plus tard, une personne assez louche, voyant son air idiot, lui proposa de venir dehors à cause d'un problème de porte de la taverne. Prodigte, toujours partant pour aider un brave gars, le suivi sans attendre. Mais une fois à l'entrée, le jeune guérisseur demanda:

"Bah, j'vois pas ce qu'elle a cette porte ? Vous êtes sûr que vous avez un problème avec elle ? Car moi, j'vois rien en quoi je peux remédier."

La porte était ouverte et déjà on pouvait entendre les gens crier pour qu'on la ferme. Prodigte commença à réfléchir et finit par se décider de suivre l'homme qui avait besoin d'aide. Cet homme afficha alors un sourire et lui dit d'un ton presque ironique :

"Merci bien, sans vous, ma porte en face de la taverne ne serait pas réparée !"

Prodigte ne chercha pas à réfléchir ni même à se remémorer ce pourquoi l'homme l'avait demandé et répondit seulement d'un air fier : " Bah de rien ! Faut bien s'aider quelques fois !"

L'homme à la cape noire l'amena donc devant une maison qu'il ne semblait pas connaitre, mais ça, Prodigte n'y faisait guère attention. Mais il sentit quelques chose de louche et affiche un air étonné. Il se décida alors enfin à dire : " Bien, bah, je ne vois pas le problème avec la porte, je retourne à la taverne, je vous paie une bière ? !"
L'autre homme lui dit d'attendre et qu'il avait un réel problème, c'est qu'elle ( la porte) ne voulait pas s'ouvrir et qu'il était coincé à l'extérieur. Prodigte proposa donc d'enfoncer la porte mais l'autre homme refusa. Après une petite discussion sur cette porte, l'homme louche l'amena dans une ruelle avec pour prétexte qu'il avait besoin d'un garde pour aller chez le serrurier. Prodigte avait été dur à convaincre cette fois-ci mais, il le suivi tout de même.
Mais ce qui intéressait l'homme en cape noire qui avait abordé Prodigte n'était pas un garde mais l'argent. Ainsi, il sortit sa dague et attaqua Prodigte par surprise qui ne put se défendre directement.

Le combat s'engagea rapidement, Prodigte n'avait pas le temps de réellement reculer que l'homme en cape noire lui sauta dessus pour lui infliger de lourd dommages. L'armure de Prodigte ne protégeait que partiellement des dommages. Une fois son épée sortie, Prodigte tenta de donner vainement des coups. L'homme en cape noire, qui avait blessé Prodigte à plusieurs reprises, commença à réfléchir, il n'avait qu'une dague contre une épée à deux mains. Il opta bientôt pour la fuite.
Prodigte, qui avait l'habitude des fuyards, ne s'en douta tout de même pas et vu l'homme fuire à toutes jambes. Malgré ses efforts, Prodigte ne put pas parvenir pas à le rattraper, se soigna et retourna à la taverne d'un air déçus et idiot...


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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Mar 9 Juin 2009 12:06 
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Je regarda Elyanthil, qui toussait ces poumons et défiguré comme jamais je n'en avait vu auparavant, il me fît alors signe de m'asseoir et me dit d'une voix sacadé et cassé :

"Bienvenue, Lucius. Je voit que tu n'a pas changer, laisse moi t'expliquer ce qui ma forcé à te faire venir, malgré notre rivalité, tout d'abord c'est parce que une Phalange
de fenris que j'ai connut par le passé m'a retrouvé, ma mis dans cette état et à tué six de mes hommes"


Je m'apprêtais à répondre quand il enchaina :

"De plus, un homme, dont nous ne savons rien est en train de mettre en déficit de mes commerce de la ville, je veut que tu enquête et que tu le tue"


Je lui lança un regard neutre qu'il n'évita pas et lui répondu :

"Tu me laissera tranquille, aprés ?"

"Tu à ma parole."

"Entendu, par contre, tu à des précision à me donner ?"


"Bien sur, la phalange s'appelle Ygdragne, il vit seul vers les habitations dans une petite batîsse, environ dix mètres sur cinq, il n'a aucun homme de main et utilise que la force pur."

"Bien, bien, et l'autre ? "

"Nous ne savons rien sur lui, tout ce que nous pouvons te dire c'est que le commerce s'appelle : Au Bric-Broc Fou"

"D'accord, je commence des maintenant et après tu disparais de ma vie, pour toujours !"

"Mais bien sûr, très cher elfe "

Je me retourna en lui lança un regard mi-noir, mi-violet, qu'il s'empressa d'éviter, en connaissance de cause..
Je passa la porte puis le rideau et parti vers la porte sans me retourner vers tout ces gens qui me regardait, je monta vers le toit et m'assit dessus, au bout de quelques
minutes je parti vers la fenêtre de la pièce que j'avais occupé précédemment et écouta :

" Vous pensez qu'il réussira, monsieur ? "

"Je l'espére pour lui, maintenant partez !"

"Oui, monsieur "

Elyanthil, se dirigea alors vers la fenêtre, je me retourna alors et sauta d'un bond sur le toit.

(Huuum, qu'est ce qu'il voulait dire par la...?)

Ne voulant pas me perdre dans mes pensée je partis vers les habitations.

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 Sujet du message: On la nomme... Le Chevalier Bleu.
MessagePosté: Mar 15 Déc 2009 07:04 
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Dans une salle sombre, fuyant les rayons du soleil qui tarissaient du mois que les sindeldi nomment Kemenla, deux jeunes gens dinaient et causaient. Le plus jeune, d’apparence frêle, avec des cheveux blancs, l’œil extrêmement vifs, une physionomie à traits prononcées où se peignait un caractère ferme et blasé, faisait, à côté de l’autre qui avait des joues encore rose, une masse de cheveux bruns et des yeux langoureux particulier aux natures indécises qu’un rien abat et décourage, un contraste assez frappant. Celui aux cheveux de neige disait Edgard en s’adressant au brun, et ce dernier appelait Monsieur Belmont le jeune homme aux yeux rouge-noir, dont le nom complet était Jophiel Belmont. C’était deux inconnus qui venaient à peine de se rencontrer ; ils devisaient sur l’art, et Edgard qui, dans un état de marasme, était venu au port avec un espoir de dégrèvement puis, avait aperçu Jophiel essoufflé d’une prouesse aquatique, s’appesantissait sur les mécomptes, l’amertume, les ronces de la vie d’artiste.

Et au contraire, il semblait que Jophiel se fît un jeu d’ajouter un peu d’humeur sombre à cette mélancolie déjà planante chez son interlocuteur.


« ‘L’art’, ou plutôt ces producteurs, disait-il, ces rares élus que l’on compare à de grand héros, sont des gênes, des obstacle de la douleur. Je ne prétends pas que rechercher un moyen de fuir notre monde par un bonheur stérile ; mais, dans mon esprit, nombre d’hommes se laissent tenter par ces producteurs qui ne font que gagner de l’argent en dupant et en nommant l’épine sortant de leur âme « art ». »

Pour Edgard, qui, à l’instar de tant d’autres, ne voyait guère dans l’art qu’une méthode de satisfaction pour les appétits et les vanités qui tenaillaient son corps et ballonnaient son âme, cette sorte de profession de foi était à proprement dit une lame entre le cou et le col. D’un air navrant il regardait périodiquement la porte, et se remuait à la façon d’un être tiraillé par une danse sur des clous.
L’esprit ailleurs pour un instant, Jophiel se demandait si c’était son nouvel ami qui allait payer l’addition de se copieux repas qu’ils avaient mangé car… le bon Jophiel n’avait presque pas un sous ! Les revenus de Jophiel se bornaient présentement à une rente à vie que lui envoie tout les ans l’administration de Lebher pour avoir « fièrement servi durant la guerre de Pohélis ». La misère dans cela est que l’ancien soldat devait rester dans la garnison de Lebher pour toucher cet argent, chose qu’il n’avait faite. Il n’avait ni horreur ni engouement pour la pauvreté ; il la regardait comme un mal utile et transitoire, et, au grand scandale de beaucoup, comme un stimulant énergique contre l’engourdissement de l’âme. Il comprenait parfaitement la mal de celui qui l’invitait. Il n’en continua pas moins :


« Aussi, ne puis-je sans irritation entendre gémir sur les douleurs de l’artiste et parler de l’urgence d’empêcher un retour en cette direction. J’excuse et je blâme un peu ceux qui ont soutenu cette thèse : c’est un paradoxe, un prétexte à déclamations contre un monde à qui on peut imputer des torts douloureusement plus graves. En définitive, celui qui est exempt de douleurs ne sera jamais qu’un médiocre. Il n’y a pas de milieu, il faut choisir ou d’être une direction, une végétation, un manœuvre, ou d'apprendre la souffrance avec dignité… »

Décidément, Edgard fût dévoré par des hérissons, il en semblait ainsi en tout cas. Vraisemblablement sa vertu était à bout. Il se souvint à point nommé d’un rendez-vous de conséquence, et se leva avec l’étourderie d’un pantin dans sa boîte. Mais au moment, frappé par les sons d’un instrument à corde qui résonnait à l’étage inférieur, il s’arrêta pour demander qui jouait avec autant de grâce.

« Je ne puis vous dire, répliqua Jophiel. Je sais que c’est une femme, c’est ce que j’ai vu à l’entrée. »

« …Est-elle jolie ? »

A cette question, balbutiée avec une vivacité qui la rendait comique, Jophiel fixa son compagnon de table des yeux étonnés ; puis, peu après, pencha la tête et dit d’un ton rêveur :

« Vous êtes bien curieux, bien plus que moi. Je n’ai point pris garde à cela. Je ne peux dire que ce qu’elle joue est d’une élégance rare et que la physionomie de la demoiselle doit l’être tout autant. »

Oubliant de s’en aller, et, au grand bonheur de Jophiel, Edgard ne tarissait plus au sujet de cette jeune femme. Il ne tarda pas à glaner quelque information pendant qu’icelle maniait avec grâce de son instrument ; sommairement, on lui répondit qu’elle venait d’arriver dans la cité il y a quelques jours et qu’elle opérait en qualité d’instrumentaliste, qu’en dehors d’ici, elle séjournait en dehors de la ville et que la dame était assez capable pour que les dangers de la virilité perverse et débordante des lieux ne déferlent sur elle. Au fond, on ne savait que peu de chose d’elle.
Jophiel fit de même, un court instant avec deux ou trois personnes assez sonnés par l’alcool pour ne pas être agressif ; le semi-elfe n’avait pas le verbe facile mais il savait faire délier les langues sans trop de flatteries et de force non plus. Ce qu’il trouva au sujet de la demoiselle, il le rendit d’emblée à l’intéressé même en ces mots :


« On la nomme « Le Chevalier Bleu ». Et, j’ai pressenti une assez grande gêne dans tout ceux qui ont daignés me parler d’elle, étrange venant de marin, non ? »

Edgard ouvrit démesurément les yeux, et, de la porte qu’il voulait ouvrir, revint et s’assit de nouveau sur sa chaise.

« Oh ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé, fit-il tout d’une haleine, on voit que vous êtes nouveau ici. Vous connaîtriez au moins de nom cette personne. Elle était comme une sorte d’inquisitrice pour un ordre extrême vénérant Gaia. On l’a retiré de ses fonctions du jour au lendemain, il n’y a pas de cela très très longtemps. On dit qu’elle voyage maintenant, elle loue ses services parait-il… au plus offrant. Des services très spéciaux, mais en vertu de ses capacités que fait-elle ici ? Personne n’invoquera une sainte en son genre sauf si… »

Le visage de Jophiel exprimait une stupéfaction profonde, il attendait la suite avec une assez grande impatience mais cette suite ne vint pas. Edgard était comme figé dans sa pensée, Jophiel lui demanda, n’espérant plus aucune suite logique au récit de son interlocuteur bloqué dans une stupeur :

« C’est étrange ! en effet. Mais dites-moi, pourquoi votre attitude ? Qu’avez-vous à craindre ? »

« Attendez donc, reprit Edgard comme si la pause n’avait duré qu’une seconde à peine, je me rappelle de quelques détails. Enfin, tout d’abord… je dois vous poser ma question, c’est essentiel, je vous ai repêché et écouté en vous nourrissant … ne vous doutiez pas qu’il y avait une raison à cela ? »

Son visage changea d’aspect, ses joues devinrent beaucoup plus pâle et ses yeux brillaient d’une lumière fantasque ; Jophiel avait omis tout cela, profitant naïvement de l’hospitalité d’un être étrange alors que tout dans cette ville était foncièrement hostile. Son air décontracté prit un penchant plus dramatique, plus tendu tandis que Edgard continua :

« N’ayez pas peur, je ne veux pas grand-chose… ce que je veux… c’est un portrait de vous ! »

La peur se dissipa en un instant puis Jophiel sourit de manière involontaire, puis il lui répondit à mi-voix :

« Je n’explique pas votre mélancolie au début de notre conversation. Vous étiez presque sur le point de partir puis vous me proposez cela. J’accepte, oui. »

Cette satisfaction ramenait dans l’esprit de Jophiel des frissons et surtout un mauvais pressentiment quant aux intentions du personnage qui se trouvait devant lui ; il se rendit à ce moment qu’aucune personne ne lui avait fait de tort pendant qu’il était avec cette personne paressant inoffensif, que cet Edgard devait avoir une réputation assez importante pour que personne ne se frotte à lui. Tout était en sa faveur avec lui, tout ce qu’il n’aurai certainement pas pu faire sans lui, Jophiel lui était redevable mais incroyablement méfiant en cet instant. Et puis... un portrait ! un portrait ! Cela n'a pas de sens, pourquoi user d'autant de force et de subterfuge pour un portrait ? Là était une des résolutions de Jophiel, curieux de voir les talents d'Edgard et surtout de comprendre le pourquoi de l'affaire.
Par le fait d’un tic assez original, il éprouvait un besoin perpétuel de locomotion et ne semblait entrer dans un endroit que pour songer le champ au moyen d’en sortir. Pour la deuxième et dernière fois, il invoqua la haute gravité d’un rendez-vous, et se sauva, en jetant une bourse assez conséquente sur la table. Cette fois-ci, il somma Jophiel de l’accompagner.


« Venez mon brave, nous n’avons plus de temps. »

N’aimant point trop être pressé Jophiel lui demanda :

« Hé, pourquoi ? Ils ont du gâteau aux arômes d’épice venant de Tulorim ! On a... vous avez payé ! »

( La suite surtout, vous vous souvenez de quoi, Edgard ! Si vous fuyez l'endroit... rah ! suivons-le. )

Edgard ne répondit puis passa avec fougue la porte de l’auberge avec comme dernier signe une main disant à Jophiel de venir ; icelui, haussa des épaules, n’ayant plus beaucoup d’autre choix que de le suivre pour l’instant.
Il disparu donc aussi du sordide lieu où la jeune dame avait fini son récital et où quelques rares âmes applaudirent en buvant divers alcools.

Elle rangea son instrument avec calme et discipline puis se mit en direction de la table où Edgard et Jophiel avait diné, table sur laquelle trônait la bourse en cuir finement brodée d’Edgard, bourse qu’une serveuse commença à ramasser jusqu’à que la mystérieuse et prétendue « Chevalier Bleu », avec vivacité prit le poignet de la serveuse pour lui faire lâcher la bourse.
Un faux semblant de cri se fit retentir de la fille qui fit tomber l’objet sagement réceptionné par l’autre main de la dame. Avec la même rapidité que le premier mouvement, elle desserra la pauvre main en lisant à douce voix ce qu’il y avait d’inscrit sur la bourse :


« Propriété du Castel d’Enulcard. »

En dégageant de manière somptueuse la main de la malchanceuse personne qui n’avait juste que l’ambition de faire son travail, elle finit en murmurant de manière à peine audible :

« Enfin… »

Un sourire se dessinait sur son visage, un sourire aux intentions bizarre, un sourire à consonance presque sadique. Elle ramassa toute ses affaires et sortit à son tour de l’auberge, la cape bleue flottante, l’armure luisante brillant d’un cuivre bleuté s’alliant avec harmonie avec la personne entière, tel un fantôme céleste et rapide fuyant la misère d’un endroit sinistre.

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« La mort est personnifiée
COMME FIGURE ANTHROPOMORPHE
ou personnage fictif
dès le début de l'humanité. »


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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Mer 23 Déc 2009 20:43 
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« Haha! Yvain mon vieux te voilà riche!!! »
Venais-je de m’égosiller, Debout sur une montagne d’or ou brillais ça et là pierres précieuses et bijoux.
Je foulais de mon pied, plus de richesse que n’importe lequel de nos rois, et tout ceci n’appartenais qu’à moi. J’y étais enfin parvenu, j’était le seigneur des richesses éternelles, tout ceci accumulée par mon art et dans la plus pure tradition des plus illustre roublards.
Je me vois dévaler la pente abrupte, dorée,clinquante sous mes pas; jouissant de l’accomplissement de mon but.

Soudain, je bute contre un diamant gros comme le poing d’un orque, perd mon équilibre et entame un
Roulé-boulé. Tout d’abord surpris, je ne tarde pas à rire de ma maladresse et contribue à l’accélération de ma roulade. Mon rire s’étrangle lorsque je voit en contrebas , un trident en argent massif émergeant de la mer de richesse. Je dérape sur les pièces d’or, glisse,roule, rien ne semble arrêter cette fatale gamelle.

« non! Nooon! NOOOOON!! » mes dernières paroles manquais cruellement de classe. "TCHAK!"

Un choc brutal me tire de mes rêveries, mes yeux s’ouvrent sur le plafond noircie de fumée, et pendant quelque instant je garde l’air hébété . Ma bouche est sèche et un arrière goût de bière rance
nimbe ma langue engourdie. Je suis sur le sol d’une taverne bruyante,et croyez le ou non, personne ne c’est aperçu de ma chute. Je me frotte le visage avant de me rendre compte que je m’étais copieusement bavé dessus .
« aaarrrr…si zarro me voyait » croassais-je, honteux.

Zarro,c’était mon héro. C’était un grand voleur, expert en cabrioles et qui disposait d’une identité secrète. Du moins était-ce ainsi dans cet œuvre de Jon Macl’ey. Il n’existait que dans son esprit et mes rêves d’enfant, mais c’était à moi de donner vie à un sombre héro. Et cet ombre radieuse ce sera moi.
Je me redressais avec difficulté, m’accrochant à la table. Posant mon fessier sur …

« Merde!» Jurant comme un ivrogne, chutant sur mon royal postérieur. j’avais oublier de replacer la chaise, qui avais du choir en même temps que moi, lors de mon réveil brutal.
Tant bien que mal, je me remet debout et agacé, j'entreprend le voyage de l’ivrogne jusqu ‘à la sortie.

Bousculant clients et badauds, pas plus subtil qu’un Dommon qui charge,je titube entre les tables,tout tangue, tout brille .Enfin me voila presque dehors, j’allais enfin pouvoir respirer l’air frais de la nuit,
lorsque ma cape se prend dans quelque chose, me faisant à nouveau choir.


« Hé L’rouquin. On n’aime pas trop les gars dans ton genre par chez nous »

Quel voix désagréable, on aurait dit que l’orque qui venait de prononcer cette phrase et qui tenait ma cape dans sa main, c’était appliquer à parler tout en mâchant une bouillie de viande.

« T’entend ‘c’que’j’dit? Nan? Allez les gars! On va l’accompagner à la sortie! Mouarf arf arfarf! »

Je vous passerais les détails de ma mésaventure, laissons un voile pudique sur la scène qui suivit l’appel à la « rigolade » de l’orque.

Couvert de bleu, de bosse et engourdie par l’alcool,me voici éjecté cul par-dessus la tête hors de la taverne. Terminant mon vol dans un amas de filet de pécheur puant l’hareng. Qu’à cela ne tienne, cela ne manquai pas de confort, si l’on fait fît de l’odeur.
Je me laissa aller à un sommeil, qui je l’espérais, serais sans cauchemars.

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Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
    "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

    Réputation :
    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Ven 4 Juin 2010 05:07 
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    Inscription: Lun 31 Mai 2010 00:49
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    L’une des tables de l’auberge était, comme à son habitude à cette heure-ci, bondée par les filles du soir. De cette table provenait des rires et des roucoulements. Les femmes qui n’avaient rien à faire, y venait se changer les idées ou attendre le prochain client. Sur les huit chaises qui entouraient la table, quatre étaient occupées par des humaines et trois autres par des demi-elfes. La huitième chaise était occupée par un elfe noir qui contrastait énormément dans se tableau de femme à la peau au teinte rosée. Menant la conversation par une main de maitre, le Shaakt faisait rire les femmes.

    Le patron, Wincox Taylor, avait au départ cru que cet inconnu tentait de lui dérober ses filles. Après discussion avec le mystérieux personnage, et les filles qui semblaient s’être attachées à lui, il avait comprit qu’il pouvait lui être profitable. Effectivement, après quelques jours, les filles semblaient beaucoup plus calmes et reposées, ce qui avait eut pour effet d’augmenter leur rendement. L’aubergiste avait fini par conclure avec le shaakt une petite entente : il lui fournissait un repas par jour et un verre plein, dans la mesure où il restait raisonnable. L’elfe noir avait renchérie en ajoutant qu’il voulait une chambre le jour contre ses talents de masseur, pour les filles du soir. Voilà d’où provenait le soudain regain d’énergie de ses filles. Wincox était comptent, puis qu’il était gagnant sur tout les plans. Ses effectifs avait doublé pour le dernier mois et le Shaakt était peu demandant. Il buvait rarement, sirotant son verre pendant des heures, un repas par jour était presque rien et ne dormait que le jour venu, ce qui laissait les chambres libres pour la nuit.

    Ensuite fut le problème des clients. Eux aussi crurent que l’elfe noir s’accaparait les filles pour lui seul. Encore aujourd’hui, après un mois, les inhabituels de la place se posait des questions. Mais on leurs faisaient rapidement comprendre qu’ils n’avaient qu’à choisir et qu’une fille les suivraient.

    Le regard enjoué, ses yeux dorés se promenant d’une femme à l’autre, l’elfe noir écoutait attentivement ce qu’elles avaient à dire. Souvent elles parlaient de comment avait été leur dernier client, s’il était bon ou médiocre, long ou rapide, doux ou sauvage. Les détails étaient des plus croustillants, mais c’était lorsqu’elles rapportaient les conversations que le Shaakt était vraiment intéressé. La majorité des hommes, des pirates ou des brigands, considéraient ses femmes seulement comme des objets pour se soucier de ce qu’elles pouvaient bien entendre ou voir. C’était à peine si les oreilles pointues de l’elfe ne bougeaient pas, comme celles d’un chat, pour mieux entendre dans une certaine direction.

    Alors qu’il prenait une gorgée de sa boisson, il vit l’une des filles se lever, visible peu désireuse de quitter la table. Mais comme c’était son travail elle guida un homme, barbu, portant un cache-œil sur le visage et boitant de la jambe droite, vers une chambre libre. Une à une, les filles quittèrent la table à tour de rôle. Certaines partaient ensemble, lorsque la personne avait les moyens de se les offrirent. C’était rare, mais possible, où le client était une femme. Une fois seule, le shaakt s’installait confortable dans sa chaise et déposait ses jambes sur la table. Cette fois-ci, il se concentrait sur les conversations qui avaient lieux dans la salle.

    _________________
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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 26 Juin 2010 12:02 
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    Sèvothyr, Raftael, Fluron et Ernest entrèrent à la file indienne dans l’auberge des voyageurs et jetèrent des regards circulaires une fois à l’intérieur. La grande pièce n’avait pas encore beaucoup de monde étant donné que la soirée débutait, des marins et autres individus à la mine patibulaire étaient occupés à se défier entre eux à des jeux d’alcool et à des bras de fer. Quelques filles de joie paradaient lentement entre les tables en jetant des regards sulfureux à tout-va, et faisant des mimiques très explicites quand les yeux d’un homme se posait trop longtemps sur elles.
    Soudain Sèvothyr aperçut enfin Zarachy à une table dans un coin peu éclairé de la pièce, et le rejoignit en se frayant un chemin entre les tables crasseuses où étaient attablés des ivrognes qui « chantaient » comme des orques de son point de vue. Ses trois compères le suivirent , Raftael et Ernest se faisant un peu ralentir par deux demoiselles sur-maquillées et très légèrement vêtues, que le premier ignora superbement, quand à Ernest, il rougit jusqu’au oreilles, marmonna des paroles inaudibles avec un sourire gêné et rejoignit Raftael.

    Zarachy était attablé dos au mur avec à son côté un individu vêtu d’une grande cape grise foncée, dont un capuchon de même couleur cachait entièrement ses traits. Les quatres compagnons s’installèrent silencieusement, tournant le dos au reste de l’auberge. Un silence plana sur la table ronde, tous observaient l’homme aux cicatrices, Raftael demeurant impassible, Fluron et Ernest affichant une expression mêlant la curiosité et la crainte. Zarachy lui, les détaillait un à un d’un regard indéchiffrable. Sèvothyr avait remarqué qu’il avait légèrement cillé en apercevant Ernest, quand à l’inconnu il demeurait immobile.
    Enfin l’homme aux cicatrices prit la parole, un sourire sans joie en coin :
    -Content de constater que vous êtes venues… et en si grand nombre, apparemment notre ami *il adressa un signe de tête à Sèvothyr* vous a relaté notre rapide entretien.

    Tous approuvèrent d’un rapide hochement de tête, hormis Fluron, qui la bouche grande ouverte observait Zarachy avec de grands yeux ronds, visiblement impressionné.

    -Je suppose que vous êtes impatients de savoir ce qui vous attend si vous partez avec moi ?

    Nouveau hochement de tête collectif, enfin presque….. un petit filet de bave commençait à couler au coin de la bouche grande ouverte du demi-gobelin.
    Puis avant que Zarachy puisse continuer Ernest demanda :
    -Excusez moi, quand vous dites partir… Où cela veut il dire plus précisemment ?

    Le sourire bestial s’élargit sur le visage couturé de son interlocuteur, ce qui fit frissonner le jeune homme.

    -Tulorim gamin, c’est de là que je viens et là que je repars demain.

    -Tulorim ??? ça alors tu as entendu Raftael ? ça se trouve carrément sur Imiftil, jamais un jour j’aurais imaginé avoir la chance de quitter ce continent !...

    -Baisse le son veux tu *dit doucement Zarachy de sa voix grondante, ce qui fit de suite taire Ernest*

    Ce dernier jeta un coup d’œil au-dessus de son épaule, tout les autres occupants de l’auberge étaient toujours à leurs tables ou au comptoir, en train de brailler, boire ou se pavaner en jouant des mécaniques.
    Là où le petit groupe s’était attablé, dans un coin de la grande pièce, ils étaient tranquilles, écartés de bruit et à l’abri des oreilles indiscrètes s’ils ne parlaient pas trop fort. Le jeune humain rajusta ses lunettes, gêné, et reporta son attention sur l’homme aux cicatrices :
    -Excusez moi.

    Zarachy reprit :
    -Je fais parti d’une petite organisation nommée la Bégra-Shest, notre travail consiste à assurer la protection de petits marchands en ville contre les vols ou la « concurrence agressive ».

    Sèvothyr demanda :
    -Vous êtes des mercenaires en quelques sortes.

    -Effectivement.

    Raftael prit soudain la parole :
    -Vous avez pourtant l’air de plus que ça.

    Un silence lourd régna entre eux, l’homme aux cicatrices, dévisageait l’humain d’un regard acéré, dur. Puis lentement le sourire sans joie refit surface.

    -Je prends cela comme un compliment, en effet j’ai dans ma vie fais autre chose qu’être mercenaire, mais cela c’est une autre histoire et cela ne vous regarde pas. Actuellement je suis le chef de la Bégra-Shest, après nous ne faisons en effet pas que du mercenariat, il nous arrive parfois de partir personnellement en exploration dans certains endroits par exemple, mais ce n’est pas courant.

    Nouveau moment de silence, que rompit Sèvothyr.

    -Concrètement, que ferions nous avec vous, qu’est ce que cela nous apportera? *C’était surtout sa dernière question qui l’interessait*

    -Vous commenceriez par de petites missions, le temps que vous vous entrainiez et vous amélioreriez au combat déjà. Ensuite celà pourra vous ouvrir les yeux sur certains points et vous faire découvrir des choses différentes. Vous seriez payés, et aurait le droit de partir si cela vous chante un jour. Ensuite si vous choisissez de rester vous pourrez gagner en puissance grâce à mes entrainements et les missions que nous ferons, vous pourrez combattre pour des idéaux, car il est clair qu’à vous voir vous n’avez pas encore vu assez de ce monde pour vous faire une bonne vision de certaines choses, car si, de suite, je vous demandais pour quoi vous vous battez, que me répondriez vous ?

    Son sourire s’élargit quand il vit qu’aucun ne répondit. Il continua alors son discours, commençant à parler de Tulorim, de sa situation politique, du conseil des 7 marchands qui dirigeait la ville, des royaumes voisins, d’Imifilt.
    Plus il parlait et plus ils prirent conscience de leur ignorance.
    Il finit son discours en disant :
    -Si vous le désirez je pourrais élever vos capacités physiques au point que vous deviendrez de redoutables combattants, je pourrais élever vos conscience et enrichir vos connaissances pour que vous puissiez tout connaître de ce monde et de la véritable force, et ainsi vous armer d’une volonté d’acier aussi redoutable qu’une lame.

    Il posa son regard indéchiffrable sur chacun d’entre eux.
    -Que choisissez-vous alors.

    Il y eut un petit moment de silence, et Sèvothyr fût le premier à prendre la parole.
    -Je vous suis.

    Quand aux autres ils demeuraient pensifs, Raftael impassible, Ernest se grattait le menton d’un air pensif et Fluron clignaient bêtement des yeux le regard dans le vide.

    Zarachy se leva de sa haute taille.
    -Je pars demain tôt demain matin, si vous voulez vous joindre à moi retrouvez moi devant l’auberge à l’aube.

    Il leur adressa un bref signe de tête, et les laissa. Le mystérieux individu au visage caché, qui n’avait pas bougé et dit un mot depuis qu’ils étaient arrivés se leva aussi et suivit l’homme aux cicatrices. Tout deux montèrent à l’étage où se trouvaient les chambres.

    Ernest poussa un petit soupir :
    -Mercenaire, combattant….. c’est pas trop mon truc moi. *Il cala son menton dans sa paume* Encore acquérir des connaissances et tout ça, là je suis d’accord mais le reste..m’attire peu ou me laisse perplexe je dois avouer.

    -M..moi j’aimerais s…savoir me déf…défendre, et devenir un gr…grand combattant !

    Après un moment de silence Raftael dit :
    -C’est surtout qu’il n’a rien précisé de ces idéaux et valeurs en question.

    -Ne t’inquiètes pas, au pire tu pourras partir il a bien dit que vous pourriez partir quand cela vous chantera *railla Sèvothyr*

    Quelques ivrognes arrivèrent et s’affalèrent sur la table voisine.
    Les 4 compères se jetèrent un regard et se dirigèrent vers la sortie.
    -Moi en tout cas je pars avec lui.



    Les trois autres le suivirent, perdus dans leurs pensées, aucun d’eux ne virent Zarachi et son mystérieux compagnon qui se tenaient derrière la rambarde à l’étage au-dessus. Soudain l'individu vêtu de sa grande cape et capchon dit d'une voix grave, calme et monotone:
    -……….Ils viendront selon toi ?
    L’homme aux cicatrices hocha lentement la tête avec un sourire bestial, de là-haut ils avaient entendu tout le reste de leur conversation malgrés la distance:
    -Ils viendront……. Surtout le gris nommé Sèvothyr. *Son sourire s’élargit* Il a soif de pouvoir.

    -………Les deux humains par contre…..

    Zarachy hocha à nouveau la tête.
    -Celui à lunettes n’a pas du tout la trempe du genre de personne que je recherche, quand à l’autre il est très méfiant, mais ça lui passera.

    Il émit un petit rire semblable au grondement d’un ours.
    -Au pire s’ils se font trop gênants tu t’en chargera discrètement, c’est ta spécialité non?

    L'individu fit un geste imperceptible de son bras, même si on observait attentivement son dos, on ne pouvait distinguer la forme d'un grand bâton courbe, semblable à la moitié d'un bois d'un trés grand arc, accroché derrière lui et dissimulée par son ample cape grise foncée.

    ->Adieu Pachak

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    Dernière édition par Sèvothyr le Lun 26 Sep 2011 23:21, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 17 Juil 2010 14:54 
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    J'étais arrivé à l'auberge sans incident. Naviguant dans les ombres pendant tout le trajet, personne ne m'avait remarquer.
    J'analysais la façade extérieur de l'auberge pour m'assurer que aucun piège n'y était tendu et entrais par la porte de devant. Un coup d’œil rapide m'appris que le lieu n'était pas bondé un groupe d'homme saoul se tenait dans un coin sur la gauche, deux autres hommes au fond à gauche vers le bar, le propriétaire qui surveillait et enfin, l'homme que je cherchais se trouvait à sa place habituel, au centre à droite, adossé contre le mur. Une vieille habitude qu'il avait prise au cours de sa vie pour éviter que quelqu'un de... « Déplaisant », vienne l'attaquer dans le dos. C'était un vieil homme, mais dans la force de l'âge. Droit et fier, il sirotait une bière tout en lançant des regards autour de lui. Il me fixais longuement et je me dirigeais vers lui.
    Arrivé devant lui, je rabattis mon capuchon et laissa retomber mes longues dreads blanches que j'avais glissé en arrière. Il parût étonné mais se ressaisit rapidement et me fit signe de m'asseoir. J'obéis et je m'apprêtais à parler quand il me souffla :

    « Eh bien Morion, cela fait un petit moment que je ne t’ai plus vue. Depuis la dernière fois que je t'ait demander de m'escorter d'ailleurs. Qu'est ce qui t’amène …? »

    « La même chose qui t'a fait me trouver la dernière fois. J'aimerais allez sur Kendra Kâr... Mais sans cheval, ni connaissances du continent, je risque très fortement de me perdre... »

    L'homme sourit et parla d'une voix plus osée :

    « C'est une chance, je part demain matin et attendais ici en espérant trouvé un homme assez expérimenté pour m'escorter »

    « Demain matin... Je rejoindrais sur la route à l'aube, cela te convient-il ? »

    Le commerçant rit et me répondit :

    « Bien, bien, je ne devrait pas être loin à l'aube. Rejoint moi vite au cas-où... Les alentours ne sont pas vraiment sur en ce moment... »

    Je sourit et rabattis mon capuchon ainsi que ma chevelure pour sortir par la grande porte, le tavernier me regarda, vexé ne pas avoir été soli-cité pour une petite consommation. Je m'évanouis dans le décor et m'accorda un petit moment de réflexion. Il devait être dans deux heures de l'après-midi et je me surpris à penser que les adieux accordé à mon repaire fût de courte durée, j'y retournais pour dormir et me reposer jusqu'à l'aube. Le voyage risquait d'être dur.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 21 Aoû 2010 00:17 
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    Il ouvrit la porte de la taverne à la volée, faisant une incursion plus que remarquée par le reste des hommes présents dans la salle. La pièce était grande, des tables dispersées partout, avec à chacune d'elles au moins plus de deux ivrognes criants et riants les uns avec les autres. Les murs étaient d'un beige clair, avec ci et là quelques poutres en bois et une grande cheminée allumée en face de l'entrée. D'immenses lustres étaient répartis sur le plafond de manière à n'avoir aucune zone d'ombre. L'auberge aurait put paraitre accueillante si elle n'était pas remplie d'hommes plus louches les uns que les autres. Certains avaient des cicatrices sur tout le visage, d'autres des membres ou un œil en moins, mais ils avaient tous un point commun. Ils étaient tous armés.

    Rayd se dirigea vers le bar, où se trouvait le maître des lieux, Wincox Taylor. Il était grand, d'un âge mûr, ses cheveux grisonnants se remarquant bien avec la lumière ambiante, et sa barbe pendant jusqu'à son torse poilu. Il vint lui demander, comme prévu sur ses ordres, un simple verre d'eau. De toutes évidences, l'homme n'était pas habitué à recevoir ce genre de commande. Il fut choqué un instant, puis s'exécuta.
    Une fois servit, Rayd se dirigea vers la seule table qui fut libre, une petite dans un coin avec seulement deux chaises à son bord. Dessus trônait un petit mot avec écrit "Réservée". Rayd ne tenu pas compte de ce mot, le coucha à l'envers, et s'assit sur l'un des sièges.

    Il n'eut pas le temps de boire la moitié de son verre qu'il recevait déjà de la visite à sa table. Un jeune homme blond d'une vingtaine d'années, habillé de noir, avec une protection de torse blanche, et de longs gants noirs. Il avait, comme Rayd, un tatouage sur l'épaule gauche. Sur son dos se trouvait un magnifique katana, identique à celui de son compère.
    Il vint s'assoir aux côtés de la jeune recrue, et le fixa un moment du regard.
    "Bonjour jeune soldat." lâcha-t-il dans un souffle.
    "Je suis ton coéquipier pour la mission qui va suivre. Laisse moi t'expliquer les grandes lignes de ce que nous devons faire."
    Rayd hocha la tête en signe d'approbation et écouta ce qu'il avait à lui dire.

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    Dernière édition par Rayd le Sam 21 Aoû 2010 07:34, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 21 Aoû 2010 02:50 
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    Ils passèrent une bonne demi heure dans la taverne. Ce que Rayd avait retenu d'important, n'était que quelques phrases.

    "Tout d'abord, je suis le septième. Comme tu le sais peut être déjà, on m'appelle depuis mon intégration, Clay."
    "Concernant l'organisation, tu sais déjà tout ce que tu est censé savoir pour le moment."
    "La mission, en théorie, est assez simple. Nous devons aller tuer une personne dans les égouts de la ville. C'est là que la cible se terre. En pratique, c'est bien plus difficile. Je pense que tu le sais déjà, nous autres assassins sommes recrutés lorsque l'un des nôtres n'est plus. Ton affiliation est due à la perte de l'ancien Rayd. Hors, cet ancien assassin n'est pas mort. Il est juste devenu fou, a prit goût au fait de prendre des vies, et commet maintenant des meurtres sans raison et ostensibles. C'est lui qui se trouve dans les égouts. Nous devons le tuer."


    Après lui avoir expliqué tout ceci, Clay fit une pause. Il bu un peu de son verre, le pausa sur la table, et se leva.

    "Bien, nous allons dormir ici cette nuit. Tu va passer ta première nuit en dehors de l'organisation." Il sourit à Rayd, et lui fit un geste de la main pour l'inviter à le suivre.

    Ils montèrent des escaliers en colimaçons, et arrivèrent dans une chambre étroite et délabrée. L'absence de réaction du tavernier laissait penser que la chambre avait été réservée à l'avance. Tout comme la table sûrement. C'est en tout cas la conclusion qu'en fit Rayd. Elle était sombre, certainement pas nettoyée depuis plusieurs passages de clients, des toiles d'araignées logeaient dans les quatre coins de la pièce. La poussière s'agglutinait abondamment sur les rares meubles que contenait la salle, et deux petits lits siégeaient sur deux de ses côtés. Ils étaient les seules choses en états dans ce qui ressemblait presque à une cellule. Une unique petite fenêtre venait renforcer cette idée.
    Ils prirent immédiatement un lit chacun, s'allongèrent sans ôter un vêtement, et sans un mot s'endormirent paisiblement.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 21 Aoû 2010 12:49 
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    Il n'avait fait que jouer. Rayd examina ses plaies et en vint vite à la conclusion que son prédécesseur ne faisait que s'amuser. Pas un seul moment il n'était sérieux. Ils s'en sortaient avec quelques égratignures et de multiples contusions. Le cadavre de l'ancien Rayd était resté là où il était tombé. Rayd et Clay repartait en sens inverse de celui dans lequel ils étaient arrivés. Ils repartirent par la bouche d'égouts et arrivèrent vite près du cimetière. Ils marchaient d'un pas claudicant, de légères goutes de sang coulant le long de leurs bras ci et là. Ils croisèrent d'autres rogneurs cadavériques près du cimetière, mais plus rien d'anormal jusqu'à l'auberge. Ils ne prirent pas le temps de boire un verre à une table et montèrent tout de suite dans leur chambre afin de s'y installés confortablement.

    "Bon, bha voilà, on a finit notre mission. Tu va pouvoir retourné à t'es occupations, et moi aux miennes."
    "Je fais quoi moi maintenant ?" Rayd avait sortit ces paroles sans le vouloir, et il s'étonna lui-même.
    "Tu attends de futurs ordres de mission. C'est là notre quotidien. Faudra t'y faire. Bon moi je dors. Je pars demain au levé du jour."
    Rayd le regarda s'allonger sur le lit d'un air niais. Après quelques secondes il s'allongea lui aussi et s'endormit aussi tôt.

    La journée avait été passablement mouvementée finalement. Tout était bouleversé pour lui depuis la veille. Envoyer de "simple enfant sans émotion" à "assassin dans le monde réel" lui avait mis un choc moral, si petit soit-elle.

    "Il se retrouva dans le néant qu'il avait vu la nuit d'avant. Mais cette fois là il y avait plus de lueur dans le noir. Il y en avait quatre au lieu de trois, et elles arrivaient bien plus vite que la dernière fois. Il ne savait toujours pas ce qu'elles représentaient, mais il les appréciait ces lumières. Comme avant, les deux adultes se matérialisèrent en premier, se posant toujours de chaque côté de Rayd. La troisième lueur était une fois de plus son reflet parfait. La dernière mit plus de temps. Elle voleta fébrilement autour de sa tête, remuant un peu lorsqu'il passait ses doigts à l'intérieur. La lumière s'agita et prit forme sous ses yeux. Elle s'entortilla et s'enroula de manière à donner un enfant mi homme mi loup. La créature le regarda avec des yeux noirs mais attendrissants. Il voulu tendre ses bras pour l'attraper mais le même manège que la veille se produisit. Les personnages autours de lui s'éloignèrent et finir par disparaitre tendit que lui était une fois de plus aspiré par le néant."

    Cette fois-ci il se réveilla en sursaut et se redressa sur son lit. Il tourna la tête vers l'autre côté de la petite pièce mais Clay était déjà partit. Lui aussi devait y aller...

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Mar 7 Sep 2010 13:26 
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    Rayd arriva à la taverne bien décidé à prendre une bonne bière pour tous ses efforts. Il entra lentement, jugea les tables d'un regard las, puis alla s'accouder au bar. Discutant avec le tavernier, un de ses récents amis en était déjà à sa huitième. Rayd le salua d'un geste nonchalant de la main, tendis que celui-ci l'accueillait jovialement avec une grande tape dans le dos et un "salut" ressemblant plus à un grognement sourd. Le tenancier, Taylor, s'exprimait de façon tout aussi atonique.

    "T'ens, v'là l'petit Rayd ! Et une bière une ! C'est ma tournée celle-là ! "


    "Encore ?!" siffla l'ivrogne.

    (Ils sont déjà plein comme des denahs!)

    Ils burent une longue gorgée chacun avant de reposer violemment leur chope sur le bar. Un silence s'installa durant quelques secondes pendant lesquelles les deux darasmois regardèrent dans le vide, le regard sans expression. Rayd fut le premier à ouvrir la parole, sortant les deux soûlards de leur torpeur.

    "Dis, Tayl, vous avez encore des problèmes avec les squelettes par ici ? Je n'en ai pas vu en venants jusqu'ici. "

    Le tavernier cligna des yeux comme pour s'assurer de ce qu'il avait entendu.

    "T'es pas au courant dis ?! Y'a deux jours, v'là qu'une ptite troupe est venue nettoyer la ville de ses abo... Abo..."

    "Abominations ?!"

    "Abominations !!!" Hurla-t-il comme si ce fut une révélation. Son regard repartit dans le vide, sa bouche entrouverte lui donnant un air bête.

    "Et...? "

    "Ha... Bha v'là qu'ils sont venu les tuer, et ils s'ont fait massacrer ! Hahaha ! Ils en ont tués quelques uns quand même, ils n'ont pas servit à rien. Un survivant est v'nu ici, il voulait des soins. Il est mort juste après."

    "J'irai peut-être jeter un œil si tu veux, j'ai rien à faire en ce moment. Ils vont pas faire long feu, puis... "

    Sa phrase fut interrompue par un chuchotement. Un homme carré, emmitouflé dans une grande veste noir lui descendant jusqu'aux pieds, un chapeau lui cachant une partie du visage s'était glissé derrière lui. Ses mots étaient prononcés si bas que même Rayd eut du mal à comprendre l'ensemble de la phrase.

    "Viens à la table au fond. L'organisation a besoin de toi..."

    _________________


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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Mer 8 Sep 2010 14:14 
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    Sans dire mot Rayd se rendit à la table de l'inconnu après avoir reposer sa chope sur le comptoir. Il s'assit lentement, sans quitter l'homme des yeux. Celui-ci ne parla pas tout de suite. Il posa devant l'assassin une petite enveloppe cachetée avec un sceau de cire rouge.

    "Comme je te l'ai dis, l'organisation a besoin de toi. Il s'agit d'une mission spéciale. Vous travaillerez en groupe de quatre. C'est une mission importante. Vous n'avez pas le droit d'échouer. Je te laisse lire ces ordres et te rendre au lieu donné. A bientôt."

    Sur ces mots il se leva et partit immédiatement de l'auberge. Rayd resta là, devant la lettre, sans bouger, ses yeux perdu dans le vide. Après un bref tour d'horizon, constatant que personne ne le regardait, il ouvrit doucement l'enveloppe, et en tira le morceau de papier. Les mots étaient tracés en ancre noir, penchés, et semblaient couler sur le parchemin.


    Mission spéciale.

    Rendez-vous au port de Dahràm. Tu prendra un bateau pirate en direction de Exech. Deux de t'es partenaires t'y attendrons. Arrivé à Exech, le troisième y sera déjà. Il vous expliquera tout. Le voyage est déjà payé.

    Bonne chance.


    Rayd relu le mot une nouvelle fois, puis le rangea dans une poche de sa veste. Sans adresser d'attention au tavernier ni à son acolyte, il sortit de l'auberge sans plus tardé. Ses ordres n'avaient mentionné aucune date ou heure. Ce qui signifiait... le plus tôt possible.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Sam 9 Oct 2010 17:13 
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    Réponse à Depheline, dans les ruelles

    La nuit approche, menaçante, dévorant le bleu marine du ciel sous une sombre robe noire. Les maisons déjà délabrées ont à présent une apparence morbide. Aucune lumière ne brille ou alors, juste quelques rares torches et les ombres défilant dans les raies de lumière n'engage pas à la promenade tranquille. Je tiens la jolie rouquine par la main et nous traversons les rues tels deux chats, agile et silencieux.

    Comme deux papillons de nuit obnubilés par la lumière, nous évitons les coins sombres. La chaleur et l'odeur de cochon sur le grill attire soudain nos sens, et nous mène presque tout droit vers l'auberge des voyageurs, un des rares établissements encore accueillants à cette heure.

    Je pousse la porte et entre dans l'auberge. Un bon feu crépite et inonde la salle principale de chaleur et de lumière. Pour aider à l'éclairage, une torche brule vers le comptoir et à l'entrée. Créant des zones d'ombres apaisante et bien moins menaçante que la nuit même. Une odeur de céréales bouillies et de viande chaude provient des cuisines. Bizarrement il y a peu de clients à cette heure. Un vieillard somnole sur une chaise au coin du feu, une bouteille posée à ses pieds. Sur une table près d'une fenêtre deux hommes discutent à voix basse, en jetant des regards vers l'extérieur. Le Tenancier nous regarde avec inquiétude d'abord, puis voyant Depheline, son expression se radoucit et il offre la carte des boissons d'un coup de tête vers une ardoise.

    Je ne peux que remarquer que la plupart des volets son clos, que les rares fenêtres permettant de voir a l'extérieur sont bardée de renforcements en bois voire barricadé de deux ou trois planches. Ma curiosité l'emporte et je demande le pourquoi de cette ambiance calfeutrée et tendue. Le tavernier regarde vers l'extérieur puis me répond doucement :

    « Il y a quelques heures, dans l'après-midi, des cris de paniques on résonné de la rue et en moins de temps qu'il m'aurait fallu pour remplir un verre, d'autres cris se sont élevés et ça a commencé à cavaler. Un garde est venu et a ordonner que tout bras valide de prêter main forte à la garde sous peine d'être mis aux arrêt. Je ne sais pas si l'ultimatum a eu l'effet escompté, mais ma taverne c'est vidé en moins de quelques minutes », dit-il sombrement. Je le regarde sans sourciller, attendant la suite.

    « Puis y'en a un qu'est entré, vous savez... » Il baisse le ton et complète : « ...un Non-mort ! »

    Le petit vieux sursaute dans son sommeil et grogne. « C'est le Jacky qui l'a mit dehors avec moi! » Il désigne le vieux grogneur.

    « On lui a briser deux bouteilles sur le crâne, puis Jacky la bousculer hors de la taverne. La même faillit s'faire mordre! »

    Mon ventre se tord, et c'est avec crainte que je scrute les ténèbres du dehors. Ainsi, les morts-vivants s’étaient étendus dans la ville. Et la garde semble débordée. Je commande courtoisement deux repas chauds et une chambre commune avec lit séparé. L'aubergiste ajoute que depuis cet après-midi, les Darasmois ne sortent plus et les établissements publics sont aux abois.

    Après un court moment, on m'apporte deux plat de haricots et de viande de mouton. Et c'est avec inquiétude que je m'assois à une table sans fenêtre renforcée, dans le coin le plus sombre. Je préfère ne pas surveiller la rue pour avoir l'esprit tranquille. Je regarde Depheline, mes yeux vert vif et acéré se plongeant avec force dans son regard. Ma voix résonne à travers le masque, mais semble calme.

    «La curiosité est un feu follet, qui nous guide à travers les méandres de l'inconnue pour nous livrer à la mort. Aussi vais je tuer ta curiosité et faire naitre la confiance »

    Avec lenteur je porte la main a mon masque, m'apprêtant à dévoiler mon visage.

    _________________
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    Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
      "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

      Réputation :
      ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
      ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
      ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
      ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
      ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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