L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Mar 16 Nov 2010 04:15 
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"Han, non, encore dix minutes, m'man..."
"Eucalyptus, Eucalyptus !"
"J'arrive, j'arrive... Encore dix minutes..."

Eucalyptus se tourna sur le côté et tapota instinctivement son gros oreiller pour se fourrer dedans encore plus et avec délectation. Son long soupir l'emmena rapidement à vers le sommeil. Bidouille, affolée par la nouvelle situation s'évertuait depuis un bon quart d'heure de réveiller son compagnon de vie, en vain. Soudain, elle se raidit et éclata en une multitude de petites lucioles innocentes alors que la fenêtre de la chambre s'ouvrait pour laisser apparaître un jeune homme, à priori blond, bien que sa longue capuche dissimulait son visage, et donc ses cheveux. L'intrus fit quelques pas vers la porte, plaqua son oreille contre cette dernière puis revint au chevet du lutin. Il ferma la fenêtre avec précaution puis sourit en voyant la petite salamandre qu'était devenue Bidouille lui faire de grandes œillades charmeuses.

"Tu n'as pas réussi à le réveiller, hein..."

Acquiessant d'un non de tête, la petite salamandre faérique fit quelques petits sauts autour du lutin qui dormait paisiblement, malgré le vacarme incessant du rez-de-chaussée. Le grand gaillard blond enleva sa capuche et laissa apparaître sa chevelure folle, ses oreilles longues et fines, son teint quelque peu verdâtre puis s'assit sur le lit prestement, faisant ainsi décoller le lutin de son oreiller. La bave aux lèvres, les yeux rougis, la voix un peu rauque, Eucalyptus se rétablit comme une étoile de mer sur son oreiller puis frotta ses yeux encore lourds de sommeil pour comprendre et mieux voir ce qu'il se passait.

"Héo ho ! Faropruneau ! On ne réveille pas un magicien aussi tôt... Non mais sérieusement, il ne fait même pas encore jour... Et pis, c'est quoi ce boucan ! C'est la fête à Neuneu en bas ?"
"Des morts-vivants saccagent le rez-de-chaussée, je crois qu'il faudrait que nous agissions avant qu'il n'y ait trop de morts..."
"Pffff... Ils pourraient avoir un peu de respect pour les dormeurs ceux-là ! Ils commencent à me courir sur le haricot si tu veux tout savoir !"

Pas bien réveillé, Eucalyptus descendit comme il put de son lit de géant puis se dirigea vers la porte en se grattant les fesses avec une nonchalance certaine. En baillant, il utilisa sa télékinésie pour ouvrir la porte et tomba nez à nez avec un zombie rampant. Ce dernier poussa une sorte de cri qui s'apparenta plus à un gémissement ou un feulement, ce qui eut pour réaction de rendre hilare le lutin...

"GrroooOOOOOoooAAAaaRRRrrrrrhhhHHHHHH ! C'est comme çà qu'on crie normalement !"

Des vents infernaux déferlèrent de sa bouche, rendant son cri abominable et proche d'un rugissement de roi de la jungle. La tête du zombie était maintenant étalée comme une masse informe et dégoulinante, aplatie contre le mur d'en face...

"Yeeeerk ! On dirait le vomi que tu nous as sorti l'an dernier pour la fête des Fleurs, Faropruneau, regarde... Y'a les mêmes gros grumeaux douteux... Je me demande toujours comment t'as pu sortir çà de ton ventre... Qu'est-ce que tu avais mangé ce soir-là ? Hahahaha..."
"Oh tu charries un peu là, c'était moins vert, ma création !"
"Faut dire qu'il était pas très frais celui-là !"

Eucalyptus fit demi-tour et passa sous les jambes de son meilleur ami pour aller récupérer son chapeau et son fourreau fourre-tout. Lorsqu'il revint, il fixa Fareloke en baillant longuement puis reprit la parole.

"Bon ! Maintenant que je suis réveillé... Mais je veux rien savoir ! Dès que j'ai fait le ménage, je retourne me coucher ! J'ai besoin de sommeil, moi ! Et comme c'est moi le chef, c'est moi qui dit ! Fareloke, toit, couverture, environs, tout çà, Bidouille, tactique numéro 5 ! Allez, tout le monde s'exécute... Plus vite, ça sera fait, plus vite, on pourra se rendormir !"

Remonté comme une horloge suisse, le jeune lutin donna ses ordres à sa petite troupe hétéroclite puis se plaça au beau milieu du passage dans le couloir. Il inspira grandement, bombant le torse puis fit virevolter ses bras et ses mains dans une chorégraphie aérienne des plus jolies. Tel un maître shi, il invoquait l'air ambiant et lorsqu'il sentit qu'il était temps, il stoppa sa petite danse palmaire puis entonna un son de cor kendran, celui des cas d'alertes. Son imitation fut parfaite et résonna dans toute l'auberge, et sûrement même dans les environs. Un son de cor tonitruant qui allait réveiller les gros dormeurs et alerter la milice à coups sûrs.

( Quitte à être réveillé, autant que tout le monde le soit... Bien ! Bidouille, au rapport ! Nombre, position, vision ! )
( Bien chef ! )


La tête dépassant du plafond de la salle commune, Bidouille transmit à Eucalyptus ce qu'elle voyait et tenta de dénombrer avec un professionnalisme certain les hostiles qui ravageaient l'auberge...

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 Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
MessagePosté: Ven 19 Nov 2010 17:07 
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Un hurlement assourdissant me fais crever l'infime frontière entre le sommeil et l'éveil. Les yeux grands ouverts, je me redresse comme un ressort. J’ai à peine le temps de frotter mes yeux que je pose un pied sur le plancher et tente de me lever. L'effort est trop abrupt et je titube avant de me stabiliser sur la table de chevet. Clignant des yeux, je regarde avec un air étonné Depheline, qui semble essayer depuis un moment de m'alerter.

« Par la Malepeste! Qu'est ce qui se passe? »

Je pose cette question sans vraiment attendre de réponse, l'air paniquer de Depheline me fait comprendre que l'action est plus que nécessaire et j'enfile mon gant à griffes rétractable avant même qu'elle m'explique les évènements. D'une simple pression de mes doigts dans le creux de ma paume, je fais surgir mes griffes de leur gangue de cuir. Puis d'une autre main je met mon masque d'acier et fixe la porte.

« Tu à l'oreille fine ma chère, mais était ce nécessaire de hurler ainsi? »

A peine dément elle le fait d'avoir pousser l'atroce cris, qu'un bruit de cor s'engouffre dans la chambre, traversant cloison et fenêtre pour se répandre dans les ruelles. J'applique mes mains sur mes oreilles et par curiosité jette un œil par la fenêtre.

« Ho Sacrefoutre ! »

Sous mes yeux, la ruelle si vide avant que le sommeil ne m'emporte, s'enflamme à mon réveil de torches et de silhouettes. Les morts-vivants ont atteins les quartiers peuplés de la ville et milices et habitants combattent, fuient,pillent dans un désordre chaotique. Je reste là effaré par la situation avant que la douce main de Depheline ne me rappelle à notre situation. Certains devaient être entrés dans l'auberge et bien qu’encore engourdi par trop peu de repos, je sors de notre chambre accompagné de la flamboyante rousse. Sur le seuil, au bout du couloir à droite, J'aperçois le lutin de la veille accompagné de son loup et d'un homme en capuche occupés à attendre en fixant quelque chose au sol.

(qu'est ce qu'ils font? Bha, le lutin s'en sortira, il n'a pas l'air seul !)

Depheline et moi sommes les plus proches de l'escalier et je prends le bras de cette dernière pour l'entraîner en bas. La grande salle de l'auberge est plongée dans une obscurité éclairée par la lumière des torches au-dehors et celle de l'aubergiste qui tient a distance 5 morts-vivants depuis derrière son bar. Une dizaine d'autres entrent par les fenêtres non barricadées et deux trois morts-vivants aveugles ou trop bêtes pour se rendre compte de la situation somnolent debout en plein milieu de la salle. Je reste un moment immobile dans le noir, mais les morts-vivants ressentent rapidement ma présence, le sang chaud coulant dans mes veines et cette légère odeur de sueur chaude réveille les trois endormies et attirent quelques-uns de ceux fraîchement arrivés.

« Reste à l'abri roussette, je vais essayer de les attirer sur moi »

Et alors que je me redresse de toute ma hauteur, je les défie du regard, la peur me chatouille les muscles, mais malgré ma crainte, mon corps forme avec grâce une position de combat semblable à la lutte,deux bras en avant prêt a frapper, les jambe légèrement fléchis prêtes à bondir.

Les lames de mes griffes luisant dans le noir tout comme l'acier de mon masque, je laisse les morts s'approcher lentement, tendant vers moi leurs bras pourris. Mon regard fixant comme un chat le comptoir et le plafond, une idées naissante me fait sourire derrière mon masque. Je fais ressortir les ventouse magiques de mes gants en étirant mes mains, paumes vers l'extérieur et soudain, je bondis en avant, effectuant une roulade violente qui fait choir trois mort-vivants au passage. Je me redresse et repousse alors un mort vivant qui s'empressait de m'aider à rester au sol.

L'aubergiste hurle car un mort vivant vient d'attraper son bras et autres zombies entrent par les fenêtres. Alors, je pousse à mon tour un hurlement pour attirer leur attention et bondis sur le bar, puis agilement me sers de la tête du zombie attrapeur d'aubergiste pour bondir au plafond et y fixer mes ventouses. Par là même, je libère le pauvre homme de l'étreinte du mort. Pendu ainsi au plafond, je rejoins mes jambes à mes mains et tête en bas attire l'attention des zombies.

« Allez les mort! Chopez la bidoche! C'est d'la bonne fesse tendre! Dépêchez vous avant que quelqu'un n'ENFLAMME la situation ! »

Les zombies sont quasiment rassemblés au centre de la salle leur têtes vertes levé vers le saucisson hurlant qui les nargues, Mais d'autre entrent et je craint que mon plan ne soit utile que très peu de temps. L'aubergiste et Depheline semblent saufs, mais je ne tiendrai pas des heures accroché au plafond. Je sens venir l'impasse.

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Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
    "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

    Réputation :
    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Dim 21 Nov 2010 01:22 
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    Inscription: Sam 20 Nov 2010 14:57
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    "Bain de minuit" au port
    Rencontre de rue

    Sforgia avait esquiver les quartiers de la milice mais se fut un excellent repère pour trouver l'auberge.
    Il ignorai dans quelle ville il était, mais cela n'avait pas d'importance. Les gens sont tous pareils partout, il y a toujours des idiots à appâter par le gain facile et une auberge mal fréquenté possédai généralement un pourcentage élevé de crétin à alléger.

    Il arriva rapidement aux abords de l'auberge en question mais il s'arrêta une rue avant. des silhouettes à la démarche chaotique semblait avoir investi l'entrée des lieux. Mais il faisait très sombre et il ne pouvait voir clairement qui ils étaient.
    (c'est quoi cette affaire ??)
    Il chercha autour de lui quelque chose d'utile et vit un tonneau.
    Il regarda dedans, il était vide.
    Il le retourna, monta dessus et sauta à pieds joints. le choc fut rude et bruyant quand le fond du tonneau alla toucher le sol.
    Sforgia gémis un coup, il avait pas prévu qu'il se ferai mal. Il sauta en dehors du tonneau et se cacha. Il attendit un moment mais rien ne vint. il alla voir si les silhouettes se dirigeaient vers lui. Personne n'était dans la rue
    (Personne.. il sont tous entrés à l'intérieur ou quoi ?)

    "bon faisons vite, mon instinct me dit que cela sent mauvais"
    (pourquoi je me tire pas tout simplement...)

    "Parce que tu es une andouille curieuse et que si y a des morts ça fais des poches à fouiller"
    (un point pour toi !!)

    Il sépara le fond du tonneau des parois. Il démonta les parois et pris une latte de bois. Il saisi les 2 cerclage de métal et les tordit. Il en prit un et utilisa 2 rivets de fer récupérer sur les cerclages pour créer un arceau greffé sur le cercle de bois.

    "Et voilà un bouclier!..... tout pourri.. bon il tiendra bien un coup, c'est déjà ca"

    Il attrapa le second cerclage et le fixa à la latte de bois en lassant dépasser un autre rivet

    "... Si j'arrive à blesser quelqu'un avec ça ... je suis un génie.... J'ajouterai un cri de barbare en brandissant ce truc, avec de la chance personne ne verra que ca tien à peine"

    Il pris son matériel de combat de fortune, accrocha son luth dans son dos et avança vers l'entrée de l'auberge des voyageurs. Il regarda par une des fenêtre brisées et vit une silhouettes accroché au plafond avec une horde mort-vivants entrain de baver en-dessous.
    (des morts-vivants, bah voilà l'explication de le façon de marcher.. attend une minute, des mort-vivants !!!!)
    il baissa la tête et s'appuya contre le mur en restant accroupi.

    "Moi et ma grande bouche..."
    (qu'est ce que je fais ? je rentre en criant -salut !- ou je me débine ?)

    Il releva doucement la tête et regarda à nouveau dans la grand pièce.
    L'inconnu au plafond semblait armé mais ils était très nombreux à l'attendre en-dessous.

    "Bien... c'est des morts donc la foudre ne fera que les attiré vers moi sans rien faire... par contre, le feu devrai faire un effet intéressant. Mais où trouver du feu."
    (les quartiers de la milice....)

    "ouh, je me fais peur moi-même tellement je suis génial !"

    Il se leva discrètement et couru vers les quartiers de la milice.
    Il arriva rapidement près du bâtiment, en fit le tour et vit que l'entrée était éclairée.
    (2 gardes devant l'entrée... Bien, on y va au culot)

    il posa son matériel et alla vers eux détendu.

    "bonsoir Messieurs !"

    "Ola qui va là !" cria le plus poche

    "Rien qu'un homme de l'art cherchant de quoi s'éclairer"

    " Comment donc ! que veux tu mendiant !" enchérit le second qui s'était avancé l'arme sortie

    "Pas d'inquiétude, je ne suis point mendiant. mais musicien, et qui plus est un musicien perdu et ne connaissant pas la ville. Je souhaiterai savoir si je pouvais acheter une bougie"
    (sourit et ils n'y verront que du feu !)
    Sforgia sourit en écartant les bras pour montrer qu'il n'étais pas armé

    "Une bougie, tu dis ! tu nous prend pour des marchants ambulants ou quoi ? allez va passe ton chemin avant que je t'engeôle simplement pour mon simple plaisir"

    "Allez mes seigneurs, un bon geste pour démontrer que tous les on-dits sur la milices sont infondés"

    Le 1er garde leva la main mais son compagnon l'arrêta
    "Et que dit on sur nous ?"

    "Vous savez les badillages habituels, il y a toujours des geignards partout et certains parlent plus que d'autres. Il m'a semblé entendre que l'on se referait à vous en comparaison de certains rejets organiques"

    "Nom de ... As tu des noms pour parler ainsi !?"

    "Point du tout, messires. Je suis en ville que depuis peu et je ne connais personne mais j'ai les oreilles vives. Allez une bougie, et je chanterai vos bonnes grâces dans une de mes chansons"

    le garde le regarda, sforgia se penchait en avant se gardant bien de les regarder dans les yeux pour qu'ils ne puissent voir distinctement son visage. Il alla près d'une table qui dépassai de l'ombre du porche et y pris une bougie. Il tendit t le bras et l'alluma sur une des torches de l'entrée. Il la donna au mage.
    "Tien voilà et fais attention à tes paroles à l'avenir.... aussi bien celle que tu dis, que celle que tu chante... Garde toi d'accuser sans preuve."
    (Sforgia, 3... les autres , 0 )

    Sforgia s'éloigna sans attendre, récupéra discrètement son matériel de fortune et retourna à l'auberge.
    Il se posa un peu avant d'arriver. Il mis son "bouclier", si on pouvait le nommé ainsi, au sol et se mit à écraser un petit de l'arceau improvisé à coup de botte. cela lui pris quelques instants pour faire une zone plate.

    "Voilà une poignée royale"

    Il ramassa le bouclier ,son arme et la bougie. il alla près de la fenêtre de l'auberge et se tint debout à coté en dehors de vue. il posa ses armes au sol et la bougie sur le rebord de la fenêtre. Il la fit bouger de droite à gauche en espérant que l'individu au plafond sera toujours là et regarderai dans sa direction. il pencha la tête et observa.

    _________________
    Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
    Sforgia, mage, lv 1


    Dernière édition par Sforgia le Mar 23 Nov 2010 18:52, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 13:32 
    Enfin Serpent dénia sortir de son sommeil de plomb, alors qu’un puissant cri retentissait déjà dans le couloir de l’auberge piteuse. Il ne faisait aucun doute qu’un voleur aurait eu toutes les facilités du monde à lui ôter la vie s’il avait pu s’introduire dans sa chambre, même bruyamment, car le jeune homme dormait à poing fermé. C’était d’ailleurs un comble, pour un individu censé être passé maître en l’art de la filouterie.

    Depheline ne jugea cependant pas important de lui souligner ses constatations, préférant focaliser l’attention de son compagnon sur le raffut qui était fait au rez-de-chaussée. Elle l’invita à se lever prestement, répondant avec piquant qu’elle n’était absolument pas responsable de tout ce qu’il avait pu entendre lorsqu’il s’était trouvé prêt à se réveiller. D’ailleurs, il put rapidement le constater par lui-même en observant la scène cauchemardesque au-dehors. L’anarchie était à son comble, mais ça n’était pas le désordre habituel des rues de Dahràm, non, c’était le spectacle d’une ville mise à mal par une menace extérieure qui ne cessait de s’étendre.

    Alors, le duo finit par se précipiter dans le couloir, prêt à dévaler les escaliers de bois vermoulus. La jeune mage avait l’estomac retourné en voyant le cadavre ramolli d’un zombie qui avait osé grimper à l’étage, mais elle se devait de lutter pour ne pas rester fixée sur cette horreur, se félicitant au passage de ne rien avoir encore mangé ce matin. La mort s’était introduite dans cette auberge, elle était partout, et si Depheline commençait à faire preuve de sensibilité en cet instant préliminaire à l’action, elle serait incapable de tenir le coup pour la bataille qui les attendait en-bas.

    Serpent l’entraîna soudainement dans la salle commune, l’arrachant à ses hésitations plus ou moins maîtrisées et lui ordonna de rester en retrait pendant qu’il se lançait à l’assaut des revenants. N’avait-il donc aucun doute, pour oser se lancer ainsi dans la masse ? Depheline avait envie de lui désobéir et de venir à ses côtés pour ne pas le laisser seule, mais la suite des évènements la laisse extrêmement perplexe. Tout se déroulait très vite et le cœur de la belle rousse se mit à battre la chamade, mélange de crainte et d’excitation en voyant un Serpent si confiant et assuré. Il avait toujours le don de faire preuve d’humour dans des situations critiques et c’était une qualité que Depheline commençait tout particulièrement à admirer.

    Sur la dernière marche de l’escalier, Depheline se retourna pour voir ce que le lutin de la veille comptait faire, espérant qu’il viendrait prêter main-forte à son ami se prenant pour un acrobate aguerri.

    « C’est pas le moment de jouer à chat perché, Serpent ! », cria la mage, inquiète, en formant un porte-voix à l’aide de ses mains jointes. Elle commençait à trembler et de grosses gouttes de sueurs perlaient sur son visage. Qu’est-ce qu’il comptait donc bien faire, ainsi fixé au plafond ? Et puis, il y avait toute cette masse de zombies à ses pieds, leurs membres tendus vers lui, dégoulinant de fluides pourris. Depheline faillit faire appel à son énergie magique qu'elle voulait pourtant économiser pour la journée, tant la crainte que les choses se mettent à tourner mal pour Serpent étaient grandes. Mais lorsqu’elle vit un étrange individu agiter une bougie par la fenêtre, une idée lui vint en tête et elle se rua vers l’aubergiste en proie avec des zombies lui aussi, beuglant comme un fou parce qu’il avait été blessé.

    « Aubergiste, de l’huile, vite ! », lui lança-t-elle en le tirant vers la cuisine. Personne n’était habituellement autorisé à pénétrer en ce lieu mais en cet instant d'extrême perturbation, tous les interdits pouvaient être bravés. Se saisissant alors de la grosse bouteille d’huile dégoulinante que venait de lui donner Wincox Taylor, elle accourut auprès des morts-vivants regroupés au centre de la salle et les arrosa copieusement. Ils essayèrent bien sûr de l'attraper, mais ils étaient bien trop lents pour parvenir à lui faire du mal. Et puis, juste après, elle vint s’emparer de la bougie que tenait l’inconnu par la fenêtre sans s'éterniser en parlementations inutiles.

    « J’en ai besoin, merci ! »

    Le corps en lambeaux défraichis des zombies servirait de mèches pour que l’huile puisse s’emflammer et avec un peu de chance, tout rentrerait enfin en ordre, si les zombies ne répendaient pas le feu ailleurs. Il fallait juste esperer que la petite bougie soit une source de feu suffisante...


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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Dim 28 Nov 2010 13:36 
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    Alors que Fareloke se dirigeait vers la fenêtre pour escalader vers le toit, le lutin se mit en route vers les escaliers et évaluait la situation d'en-bas dictée par sa faera. Ainsi il savait exactement ce qu'il lui restait à faire. Sans sa faera, le lutin ne pouvait plus voler mais ce n'était pas pour autant handicapant pour lui. Il escalada avec rapidité la coursive de l'escalier et glissa simplement comme un professionnel des sports aquatiques avant de sauter pour se retrouver sur le comptoir de l'auberge. Il devait faire vite mais comptait aussi faire les choses bien et comme il fallait. Les yeux encore rougis par le sommeil, il bailla longuement tout en faisant danser ses bras autour de lui. Maître des fluides, il était en train de faire venir à lui des fluides ambiants et lorsqu'il en eut assez, il fit lever un petit souffle d'air qu'il maîtrisa aisément pour venir lécher la bougie de Depheline et le feu aux alentours qui prenait grâce à l'huile déversée. En plein dans une danse de comptoir, le lutin agitait harmonieusement tout ses membres maintenant. Son souffle d'air voguait dans la pièce au rythme de ses pas de danse et aidait le feu à se propager sur les zombies tout en évitant le plafond et les parties boisées de la taverne. Oui, il voulait se rendormir vite fait et ne comptait pas du tout devoir trouver une nouvelle auberge à cette heure de la nuit, qui plus était dans cette ville...

    "Houhou ! Attention, tout le monde, chaaaauuuuud taaaaaïïïïmeuh !"

    (Hihihi... Eucalyptus, tu es fou, je t'adore...)

    Dans un déhanché superbe, le lutin leva les bras au ciel et se concentra pendant que le feu reprenait ses droits. Eucalyptus ne savait pas s'il aurait le temps de parfaire son sort avant que l'auberge ne brûle mais il fallait essayer quand même. Il concentrait le maximum de fluides dans son corps et savait que le résultat, s'il fonctionnait, aller l'épuiser grandement et peut-être même lui faire ressentir toute la magie aérienne, comme l'autre fois. Son petit corps tremblait légèrement et ses fluides commençaient à s'agiter grandement. Alors que ses yeux se tintaient de vert brillant, le lutin sentait que sa magie interne commençait à le submerger comme lorsqu'il avait appris à convoquer son mur de sylphes mais cette fois-ci, il allait tenter de maîtriser tout ce flux qui ne demandait qu'à sortir et ravager la pièce où il se trouvait. Dans un geste digne d'un abattement d'ailes de cygne, le lutin changea sa position et se retrouva accroupi les mains sur le comptoir, la tête baissée.

    Il lui fallait encore se concentrer car ce qu'il allait tenter de libérer dépassait, et de loin, tout ce qu'il avait fait auparavant. Cependant, Eucalyptus était résigné, surtout par le fait qu'il voulait se recoucher très vite et retrouver son rêve où il était en très bonne compagnie avec Plume, sur le dos d'un lutinora géant. Lorsqu'il releva sa tête, le lutin avait des yeux encore plus brillants et le vent s'était levé tout autour de lui, jouant dans ses cheveux et ses vêtements avec de plus en plus d'énervement. Avec un petit rictus de nervosité, il rechangea de position et se trouva maintenant comme avant, les mains levées au ciel, le corps tendu comme un piquet. Le vent qui lui tournait autour se faisait de plus en pressant et rapide, si bien que cela ressemblait de loin à un petit cyclône de comptoir. Concentré et le regard aguerri, le lutin sentit qu'il était temps de passer à l'étape suivante, sans quoi, il sentait qu'il allait exploser et répandre son petit corps partout dans l'auberge.

    Ainsi le lutin leva son menton et hurla de rage, le mini-vent se fit alors encore plus puissant, ses yeux encore plus brillants et son pantalon de plus en plus chapiteau. Tout son corps se mit à briller et il rabattit encore une fois ses bras sur le comptoir, accroupi. La tête levée, il eut le temps et la volonté de crier :

    "Accrochez-vous mes lapinous, ca va secouer !"

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    Dernière édition par Eucalyptus le Mer 15 Déc 2010 16:01, édité 2 fois.

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     Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
    MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 02:11 
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    Accroché comme un porc au-dessus du feu, enfin plutôt comme un bout de viande au-dessus d'une mare de mort-vivants, je commence à douter de l'efficacité de mon plan. Soudain, je remarque à l'une des fenêtres un homme tenant devant lui une bougie qui me fixe, semblant vouloir me dire quelque chose. Ma concentration est brisée par une main puante accrochant mon pantalon, un des zombies, plus grand que la moyenne, me tient à la culotte et semble décidé à me faire descendre de mon perchoir.

    « Lâche moi! Lâche moi bon sang! »

    Je lui envoie difficilement mon pied dans la figure, mais si peu adroitement qu'une autre main me saisit le mollet. Alors que je me pense perdu, attiré vers les cadavres cannibales, une lampée d'huile arrose copieusement les zombies, mouchetant mon pantalon au passage. Depheline a apparemment une idée en tête et s'engage à arrosé les créatures puantes. Avant que je ne comprenne le pourquoi du comment , elle attrape la bougie de l'étranger et allume le feu.

    « woo! Wooo! Woooo! Je suis au-dessus! Je suis au …. Wouaaaaaaaa! »

    Le feu enflamme mon pantalon et commence à courir le long de ma jambe. Paniqué, je détache un de mes gants du plafond et essaye d'éteindre le feu qui gagne mes hanches. Malheureusement, mon second gant ne supporte pas le poids de mon corps agité et se détache violemment. Je chute dans les flammes et les morts brûlants, et tout semble se passer au ralenti. Mon dos touche le plancher en craquant et j'ose espéré que c'est le plancher et non mes os. Je me roule sur le sol pour éteindre le feu sur moi, les beuglements des monstres sont à peine couverts par le ronflement des flammes. Un mort se penche sur moi, son crâne enflammé grimaçant, mâchoire ouverte. Poussant un crie de rage je lui griffe le visage avec une violence jusque la insoupçonnée, lui arrachant presque la tête. Le mort s'écroule dans la fumée. Je tousse fortement, les silhouettes décharnées m'entourent et commencent à m'encercler, mains tendues vers moi.

    Alors que je me pense dans l'impasse, je distingue nettement la voix du lutin quelque part, et soudain le vent s’élève et les flammes ainsi attisées embrassent les cadavres avec plus d'ardeur et m'offrent une bouffée d'oxygène bienvenue. Je me redresse vivement et commence alors à courir à travers les flammes, bousculant les cadavres ambulants et écrasant mains et têtes au sol.

    J'émerge des flammes en plein sur Depheline, le masque entre ses seins, tombant avec elle au sol. Non loin de là, le lutin déchaîne son élément : le vent.

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    Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
      "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

      Réputation :
      ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
      ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
      ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
      ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
      ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Mer 1 Déc 2010 22:06 
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      Inscription: Sam 20 Nov 2010 14:57
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      "Bain de minuit" au port
      Rencontre de rue
      Zombies Party

      la bougie lui fut arraché des mains, violemment par une demoiselle fort intéressement vêtue, qui le remercia sans demander son reste.
      - ehh !!!!cria Sforgia. J'avais un super plan à la base moi
      (je résume : je me suis inviter tout seul dans un merdier zombiephique, je monte un super plan de la mort et enfin on me coupe l'herbe sous le pied....)
      Sforgia fit quelques pas en arrière et pris son élan sauta par la fenêtre, en faisant une roulade en réception.
      Il voulu se relever et failli glisser sur une trainée d'huile et ensuite rouler sur une bouteille trainant au sol presque vide.
      -pas bête comme idée
      (tu aurais pu y penser le 1er... monsieur le génie)
      -ah ca va !.... Comme si c'était facile de trouver de l'huile à cette heure ci

      Sforgia vida le reste de la bouteille sur son bouclier bancale et sur son "arme"
      - C'est le moment de poussée ton fameux cri et de foncer dans le tas de mort-vivant, bientôt transformer en torche mouvante.

      il prit une grande inspiration et se lança :
      -ahhhhhhhhhhhhhh !!!! Mort aux mort-vivant !!!!
      (crétin....)
      Il se mit à courir vers l'endroit où se tenait le "charmant chat perché"
      (si tu survit tu fera un don à l'église du coin ?)
      -rêve pas trop non plus.

      Il porta un coup à la tête du premier mort-vivant à porter, qui s'écroula en arrière sur ses camarades
      -On fait moins les fiers on dirai !!

      Toute la salle se tourna vers lui d'un mouvement uniforme.
      (tu voulais être célèbre c'est fait ! tu veux quoi comme épitaphe ?)
      -ah ah...
      Il s'inclina vers les zombies dans un salut théâtrale.
      -Sforgia pour vous servir, saltimbanque et joueur de luth, je vous salut. Que la fête commence !!!
      il marqua une pause et constata que les flammes avaient pris de l'ampleur. L'inconnu accroché au plafond n'y étais plus, il se trouvais en fort belle position près de la belle inconnu.
      Il alla se mettre dos à leur position avec son bouclier cramoisi.
      -c'est vous qui avez déclenché un feu d'enfer comme ca ?

      _________________
      Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
      Sforgia, mage, lv 1


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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 10:41 
      Le feu avait relativement bien pris sur les morts-vivants et leurs lambeaux de chairs desséchés s’envolaient en fumés tandis que leurs membres restaient tendus vers l’intrépide Serpent. Ils ne semblaient pas ressentir de peur ni de douleur, et sur le moment, Depheline se demanda si elle n’avait pas commis là une grosse erreur. Le voleur était dans une position très peu enviable, léché par les flammes grandissantes qui attaquèrent bientôt ses vêtements.

      La belle roussette vint alors à paniquer en voyant Serpent tomber dans le brassier crépitant. Il ne faisait aucun doute que les Morts-Vivants allaient s’attaquer à lui d’une seconde à l’autre, à condition bien sûr qu’ils se soient rendus compte de sa chute inopinée, aveuglés par la chaleur et la lumière du feu brûlant.

      Le mystérieux inconnu à qui la mage avait arraché la bougie, quant à lui, fit une irruption inopinée dans la salle en pagaille. Il fit une prompte tentative de présentation mais Depheline n’y prêta pas attention, d’une part parce que les grognements puissants des morts-vivants recouvraient à moitié sa voix, de l’autre, parce que ça n’était absolument pas le lieu ni le moment.

      Tandis que les flammes commençaient à atteindre le plafond et à le noircir dangereusement, un zombie fut littéralement projeté en retrait du groupuscule de morts-vivants incandescents, au plus grand bonheur de la demoiselle en proie à l’angoisse de retrouver son ami grièvement blessé, ou même pire. Mais que pouvait-elle donc y faire ? Le feu avait été répandu et même si le corps décharné des revenants se consumait de plus en plus rapidement, leurs attaques n’en restaient pas moins dangereuses pour Serpent. Heureusement, la faille qu’il venait de créer dans le cercle lui permis de reprendre quelques respirations et l’air apportée par la puissante magie du lutin était très bon présage.

      Depheline eut à peine le temps de se réjouir de la survie de Serpent que déjà il avait bondis vers elle avec l’énergie du désespoir et de la dernière chance. Plus rien n’eut alors d’importance autour d’elle, même pas les zombies qui se dirigeaient à présent vers eux. Elle se laissa choir contre le mur sans aucune résistance, entraînée par le poids du voleur et ne prêta même pas attention à la douleur de la chute. Serrant très fort l’homme masqué qui était tombé en plein sur sa poitrine, elle le repoussa alors violemment sur le côté, arrachant sans retenue les morceaux de tissu en feu qui devaient torturer son ami. Elle aurait voulu pouvoir profiter de cet instant de contact spécial mais les flammes en avaient décidés autrement.

      L’individu qui avait pénétré par la fenêtre était venu près de la jeune femme et de la victime qu’elle tentait d’aider. Depheline lui lança alors un regard noir, en entendant une question aussi stupide.

      « Vous m’avez bien vu faire, non ? Évidemment que c’est moi… Mais tout va cesser, regardez ! »

      Elle pointa du doigt le lutin qui était en train de remuer d’une façon bien curieuse mais qui invoquait un vent de plus en plus puissant. Les zombies furent littéralement soufflés et leur corps ne tarda pas à exploser en un dense nuage de cendre et de fumée se répandant partout dans cet endroit mis sans dessus ni dessous.

      « A terre ! », avait hurlé Depheline à l’attention de l’aubergiste paniqué derrière son comptoir et de celui qui s’était présenté comme saltimbanque. Elle s’était elle-même serrée très fort contre Serpent qui avait quitté son masque, dans un élan de protection qu’elle ne se connaissait que trop peu. Il était déjà bien abîmé et n’avait pas besoin d’être en plus blessé par la puissance d’un vent furieux projetant des objets en tout sens…

      « Tout va bien… », lui murmura-t-elle en lui caressant les cheveux, tous ses vêtements tourbillonnant et fouettant sa peau laiteuse, blottie contre son protégé allongé.


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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Jeu 9 Déc 2010 17:35 
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      Inscription: Mer 24 Nov 2010 21:22
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      Dans les ruelles de Dahràm- La perte du pendentif

      L'Auberge des voyageurs

      Soigné par une servante


      Sa jambe le faisait souffrir, malgré le garrot. Erebor sentait comme une brûlure dans sa jambe. L’hémorragie était stoppée mais la douleur non estompée.
      (J’espère qu’une chambre sera libre)
      Dans le hall de l’auberge, un silence de cathédrale régnait. On n’entendait que le grésillement du bois qui brulait dans la cheminée. Les tables étaient désertes. Il n’y avait qu’une serveuse qui slalomait entre les tables. Elle passait avec un plateau pour ramasser les chopes vides et les assiettes finies. Quand elle passa devant Erebor, elle lui fit un sourire angélique. Une petite mèche brune sur sa joue, un visage fin et brillant et des yeux tels des perles. Sa démarche était légère et gracieuses comme une danseuse dans un ballet. Les courbes de sa silhouette étaient divines.
      Erebor avait du mal à croire ses yeux. Lui qui, depuis 48 ans, aimait regarder les femmes naines, succombe maintenant devant la beauté humaine. Il ne pouvait s’arrêter de la suivre des yeux tellement elle était belle.

      « Bonsoir, maitre nain ! Que voulez-vous à une heure si tardive de la nuit ? », lui demanda-t-elle, d’une voix de sirène.

      « Je … je cherche … je souhaiterais … », bégaya-t-il.

      Il était tellement enjoué qu’il peinait à prononcer quelque mot.
      Il en avait même oublié la souffrance que lui causais sa jambe.

      « Vous désirez une chambre ? Vous devriez parler à l’homme derrière le comptoir »
      Erebor ne dit mot et s’avançait, toujours en boitant, vers le comptoir.

      « Vous êtes blessé ?, remarqua-t-elle. Je finis mon service et je viens vous soigner »

      « Il faudrait pour cela que je trouve une chambre », répondit-il.

      « Chambre n°9. En haut des escaliers, tournez à droite, elle est au fond du couloir. Voici la clé », fit une voix derrière le comptoir, dans le dos d’Erebor.

      Erebor se retourna et remercia poliment l’aubergiste. Il déposa quelques Yus sur le comptoir en guise de paiement et pris la clé. Il se dirigea vers l’escalier lorsqu’il croisa le regard de la servante. Il gravissait difficilement les marches qui grinçaient sous son poids. Au sommet, un couloir donnait accès à prés de 20 chambres.
      (Chambre n°9. En haut des escaliers, tournez à droite)
      Erebor se dirigeait vers sa chambre. Il ouvrit la porte puis entra. C’était une pièce rempli de meubles. Dans un coin, il y avait un pupitre avec tout le matériel nécessaire pour écrire. Dans un autre, une armoire en chêne massif. Devant lui, un lit était délicatement dressé. Dressé peut-être par la belle brune du rez-de-chaussée. Quoi qu’il en soit, Erebor s’assit confortablement sur le lit. Il se dévêtit de sa côte de maille et du gambison. Il ne pouvait retirer le foulard qui lui servait de garrot avec que la jeune femme n’arrive.
      Il décida alors de se détendre et d’attendre son arrivée. Il prit une chaise et s’assit au bord de la fenêtre. En bas dans la rue, quelques mort-vivants déambulaient sans quelque intention. L’un d’eux contemplait la dépouille de la victime d’Erebor. Il le fouillait puis se dirigea relativement rapidement vite vers le cimetière.
      Dans le ciel, des milliers d’étoiles scintillaient et vibraient. Erebor n’avait aucune connaissance des constellations. Il ne s’en est jamais intéressé d’ailleurs.
      Quand il était plus jeune, sa mère lui racontait que chaque étoile du ciel était, en réalité, chaque âme qui aurait quitté son enveloppe charnelle et veillait à jamais sur ses proches.

      On toqua à la porte.
      C’était la jeune servante qui venait pour le soigner.

      « Puis-je entrer ? », demanda-t-elle.

      « Vous êtes fort poli pour une servante, entrez-donc », l’invita-t-il.

      Le bois craquait sous ses pas quand elle s’avançait vers Erebor.
      Dans son regard de braise, Erebor plongeait le sien.
      Pour lui, plus rien n’avait d’importance, pas même les mort-vivants dans la rue ou les étoiles dans ciel. La servante s’abaissa pour examiner la jambe du blessé. Elle laissa par ailleurs entrevoir son décolleté, pour le plus grand plaisir d’Erebor.
      Le foulard était ensanglanté.

      « Je m’appelle Ambre. Et vous ? », demanda-t-elle.

      « Mon nom est Erebor, fils de Draupnir, du village de Troglon »

      « Je vais retirer le garrot. Cela risque de faire un peu mal »

      Déjà, elle portait ses mains au nœud. Elle attrapa le foulard et le dénoua doucement.
      Erebor palpitait d’angoisse et de désir. Les mains chaudes de la servante lui retirèrent le foulard. Ensanglanté, elles posèrent au sol.

      « C’est une vilaine plaie que vous avez là. Comme vous-êtes vous fait cela ? » , demanda-t-elle.

      « Un mort-vivant dans la ruelle. Savez-vous pourquoi errent-ils ainsi ? »

      Ambre étudiait toujours la plaie. Elle avait apportée avec elle une petite caisse en bois. Elle l’ouvrit et y sortit une petite pince.

      « Il faut que je retire le morceau de métal qui empêche une réelle coagulation du sang. Prenez ce tissu et serrez-le fort avec vos dents. Je vais compter jusqu'à trois. 1 … 2 … 3 ! »

      Violemment, Ambre retira le morceau de lame, d’un coup sec. Erebor tenta tant bien que mal d’hurler mais le tissu entre ses mâchoires l’empêchait. Il laissa couler une larme de son œil droit qui ruissela le long de sa joue avant de s’enfoncer dans la barbe. Son cœur battait extrêmement vite mais ralentit lorsqu’il aperçu le visage souriant d’Ambre.

      « Et voilà, maitre nain. Le plus dur est fait. »
      Elle tendit ensuite une fiole dans laquelle un liquide violâtre reposait. La fiole semblait être en diamant tellement elle brillait.
      (Est-ce une potion préparée par un alchimiste de renom ?)

      « C’est une potion médicinale à base de Flocon Divin, de Lendora et de Byëller. Elle favorisera et accélèrera la coagulation pour une meilleure cicatrisation »

      Erebor la bu rapidement. Il sentait comme la magie affluer en lui.

      « Je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites, Ambre. » , remercie Erebor.

      « Je n’est pas encore fini. Je vais vous recoudre la jambe. Je ne peux pas laisse la plaie à nue comme cela »

      Elle fouilla encore dans la boite pour y dénicher une bobine de fil. Le fil était doré, peut-être enchanté. Elle attacha une extrémité à une aiguille, et, toujours avec une délicatesse inouïe. Elle traversa la peau à l’aide de celle-ci.

      « Ne craignez rien. Ce ne sera pas très long, rassura-t-elle. Alors, dites-moi Erebor. Qu’est-ce qui vous amène à Dahràm ? Une femme ? Un bâtiment ? La fortune ? »

      « Eh bien … pour tout vous dire … je ne sais pas vraiment. J’ai quitté Troglon pour voyager à travers le monde. Quand j’étais jeune, ma mère me berçait en me racontant des histoires épiques avec dragons, lutins, elfes, et quelques autres créatures toute aussi fantastiques. Depuis je rêve d’en croiser une un jour » , raconta-t-il.

      Ambre écoutait et cousait en même temps. Elle semblait y mettre toute son âme dans ce qu’elle faisait. Comme si elle faisait cela depuis des années. Pendant qu’elle cousait, Erebor et elle discutaient sur la piraterie et le mercenariat de Dahràm, les raisons pour lesquelles les morts hantent les rues et bien d’autres sujets tout autant intéressants. Ambre avec cousus la plaie de haut en bas parfaitement. Il n’y avait aucune erreur.

      « Eh voilà, j’ai terminée »

      « Sans vous, je serais peut-être mort dans quelques jours »

      « Dans les ruelles de Dahràm, la nuit est dangereuse. Je vous conseille de ne pas y tarder. Je vais maintenant vous laisser. Passez une bonne nuit, Erebor ! » , fit-elle en ajoutant un clin d’œil.

      Elle rangea son matériel et quitta la pièce. Erebor la suivait des yeux avec envie. Elle ferma la porte et laisse Erebor seul dans ses pensées.

      Il s’accroupit au bord du lit et y déposa soigneusement un tissu pourpre. Il chercha ensuite le pendentif de sa mère. Dans sa besace, sous son gambison, au milieu de la cotte de mailles. Il ne trouvait rien. Pas même la pierre ou la chaine. (Où peut-il bien être ? Hmmm … le zombie dans la rue … Le cimetière ! Il faut que je le récupère. Mais pour l’instant, honneur à ma mère …)

      Erebor posa ses deux genoux à terre. Il joignit ses mains et ferma les yeux. Il prononça :
      «Oh, comme je me sens las d'être parmi vous
      Oui, tellement las d'être ici, je vous l'avoue.
      Dans les tréfonds de mon âme, je sens cet Ennui
      Qui jamais ne faiblit, si ce n'est durant la Nuit,
      Cet instant fabuleux, brûlant de mille feux,
      De ces astres célestes, dont la vision m'émeut.
      C'est dans ces magnifiques ténèbres que je vit
      Et c'est dans la pâleur nocturne que je la vit,
      Le Lune, reine des ombres et Muse des poètes,
      Qui l'écoutent à l'heure où sortent les chouettes,
      Sa présence éveillant nos sens endormis,
      Élevant doucement nos esprits qui s'oublient
      En ces splendides lueurs, rayonnantes d'envie
      De connaître nos plaisirs, vécus ou bien écrits. »


      Il s’essuya les yeux emplis de larmes. Soigneusement, il plia le pourpre.

      (« L’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves »)

      Sans bruit, il se vêtit de la tunique d’Adam et s’endormis.


      L'auberge des voyageurs - Repas en compagnie d'un humain

      _________________
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      "Rien n'existe qui n'ait au préalable était pensé" Traité de Faërie, Ismaël Mérindol, 1466


      Dernière édition par Erebor le Jeu 16 Déc 2010 08:57, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Bastonnade pour petit déj' !
      MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 10:38 
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      Inscription: Dim 12 Déc 2010 17:10
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      Après une soirée bien arrosée pour fêter des bénéfices bien juteux, certains des membres de la caravane décident de passer la nuit en ville au lieu de rentrer au camp...
      Au petit matin dans la chambre la plus miteuse de la célèbre et si bien fréquentée Auberge du Voyageur de Dahràm...
      Tandis que son compagnon Yann, un ménestrel plus porté sur la boisson que sur la musique cuve son vin d'un sommeil lourd et profond ; du fond de son lit si on peut appeler une planche de bois un lit Noésis songe... Cela fait environ une semaine que l'envie de quitter la caravane le travaille !


      Pensant à voix haute

      "Fais pas le gob' !"

      Se résiliant...

      ( Lâche leur compagnie pour de bon, tu leur dois rien ! Ils ne font que profiter de ton manque de jugeote... Montre-leur qui c'est qui décide !)

      Je me lève brusquement et aussi discrètement que peut le faire un Orque d'une centaine de kilos... Un peu engourdi d'avoir gardé la même position pendant plusieurs heures, je m'étire...

      "ARGHH "


      (Nom d'un gob' c'est pas fait pour méditer un Orque... Allez ! Faut que je fiche le camp d'ici avant que Yann ne se réveille et qu'il me fasse encore faire tout le sale boulot.)


      Après avoir récupéré mes affaires, je tâche de joindre la porte sans bruit et c'est raté puisque chaque planche de parquet grince sous mon poids et semble implorer ma pitié. En temps normal, je trouverais ça jouissif et je jouerais avec ça comme un enfant, mais là je ne veux surtout pas que Yann se réveille, alors je marque une pause dans ma tentative de fuite. Me retournant vers lui pour voir si cela l'a sorti de son sommeil. Faut croire qu'il en faut plus que ça, il est parti pour hiberner ce vieil ours... Une fois l'étroite porte ouverte (ou est-ce moi qui suis large ?) je m'engouffre dans le sinueux couloir baigné par les timides premières lueurs du jour dans lesquelles je peux voir des poussières qui circulent librement.

      "Libre... "

      (Bientôt je serai libre comme l'air, libre comme ces grains de poussière !)


      Mon sang se met à bouillir d'excitation. Mais des voix venant d'en bas me font revenir à la réalité.

      (Déjà des gens debout à cette heure après la soirée d'hier ! ... Ça doit être le patron. Il paraît qu'il ne dort quasiment jamais, presque comme nous, les Orques. Sans doute les omniprésentes et envahissantes vapeurs de rhum qui lui permettent de tenir... Parfait, il pourra me renseigner !)

      Petit rire satisfait (petit rire est un terme également petit pour désigner les vocalises des Orques)

      "Huhu"

      Au bout du couloir, je me jette dans l'escalier et déambule tant bien que mal vu qu'il est très raide, mais je finis par déboucher dans la salle principale où se trouve un comptoir rongé par les termites qui doit être plus vieux que moi et quelques tables où sont gravées tout un tas de choses qui reflètent bien l'ambiance locale, par exemple :

      Les nains sentent le chien,
      Car leurs bras vraiment gras,
      Ne trifouille que les dépouilles
      Des gobelins chaque matin...

      ou d'autres encore plus romantiques qu'il ne vaut mieux pas connaître...

      (Ahhh !ça doit être ça que Yann nomme Poésie et dont il me parle si souvent !)


      Toujours excité par la nouvelle vie qui l'attend, il s'emporte et se met à chantonner


      "D'un pas franc, je me tire
      et ce chant doit retentir

      les bains d'sang, me font rire
      toi, manant, crains le pire

      D'un pas franc, je me tire
      et ce chant doit retentir

      […]
      "

      L'aubergiste sourit et reprend en chœur ce qui a le don d'énerver Noésis. Puis l'aubergiste s'esclaffe

      "Aahhh ! Ça fait plaisir de voir quelqu'un de bonne humeur le matin. Y a quelque chose qui vous ferait plaisir ? Monsieur... comment déjà ?"

      "Noésis... Sers moi une pinte de ta meilleure bière... Et vite j'ai quelque chose à fêter ! "

      "Olah ! Du calme mon ami, il est trop tôt pour se crêper le chignon... Allez tiens ! lui tendant brusquement la pinte Mais dis-moi à quoi tu bois ? Et tu fais quoi par chez nous ?"

      (Par tous les gob' les humains sont toujours aussi curieux... Et bavards en plus. Grrr. Si j'avais pas peur de réveiller toute l'auberge j'lui remettrais bien son chignon en place, justement !)

      "Je bois à ma nouvelle vie qui commence et je ferai tout ce que l'on me proposera du moment que ça paye..."

      "Oh mais tu tombes bien, ici c'est un peu le Q.J, que dis-je l'A.N.P.E locale pardi !"

      l'Auberge des Nouveaux Petits Escrocs, lui dit t-il à l'oreille, et d'une nature à parler beaucoup il reprit en chuchotant

      "J'ai un plan en ce moment ! Avec mes compagnons de fortune, on a mis en place une combine, on attire les morts qui traînent dans le cimetière pour que les villageois nous demandent de l'aide moyennant finance ! Astucieux n'est ce pas ? Enfin, par contre si tu es chargé de nettoyer la zone, ne fouille pas trop les cryptes... Il paraît qu'il y a un puissant nécromancien derrière tout ça. Enfin je dis ça, c'est pour ton bien. Sinon tu peux t'engager comme apprenti à la milice locale, il y a fort à faire en ce moment paraît-il !"
      Voyant que sa révélation laissa de marbre, voire agaça Noésis, il décida de terminer la conversation
      "Ça vous fera 30 Yus pour la chambre et 5 pour la bière, ahh et 10 pour le tuyautage, rien n'est gratuit par ici... Donc 45 Yus !"

      "Mettez ça sur le compte de mon compagnon de chambre !"

      "Ah, mon gaillard on me la fait pas à moi, c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Allez dépêche toi, envoie la monnaie !"

      Noésis par son auto-proclamé statut de dominant sur le patron de ce bouiboui ne put supporter de n'être pas obéi et l'attrapa par le col de sa chemise, ce dernier faisant au moins une tête de moins que lui se mit à gémir au vu de sa brutalité. A ce moment là, trois des larrons qui étaient au fond de la salle et auxquels Noésis n'avait pas prêté attention se levèrent et demandèrent de concert

      "Y a un souci patron ?!"

      Projetant violemment l'aubergiste au sol derrière son fameux comptoir qui à ce moment là semblait bien plus résistant que lui malgré son âge, Noésis rétorqua :

      "Tiens ! Une bonne baston en perspective, ça faisait longtemps... Vous allez regr..."

      Avant qu'il n'eut finit sa phrase les trois compères étaient déjà sur lui tentant de... C'est difficile à dire en fait : ils l'étreignirent pour tenter de le faire tomber afin de créer un avantage déloyal au combat, comme si le surnombre et leur prise d'initiative n'étaient pas assez !

      Cherchant une solution en se débattant

      " AHHH ! LES LACHES... Que les gob' m'en soient témoins, je vais vous écraser de mes mains !"

      Pour compléter le tableau Noésis étant encerclé et en plein coeur d'une mêlée mouvementée, il ne put pas utiliser sa fidèle et tranchante hache nommée Raison (parce qu'elle tranche souvent sur les opinions d'autrui. C'est ça d'être un philosophe et de maîtriser les fines argumentations !) Il dut donc se débrouiller de ses petites « menottes » d'orque pour s'en sortir bien que peu habile dans l'art du combat à mains nues.

      (Il faut que je me dégage de ces gus au plus vite ou ils risquent de me neutraliser et de finir par me détrousser. C'est impossible que ma nouvelle vie s'arrête déjà, surtout avant d'avoir commencé...)

      Envahi par l'énergie du désespoir, il les fit valdinguer les uns après les autres à travers le hall de l'auberge. L'un d'eux se cogna la tête contre l'une des tables (il tomba les mains sur la zone touchée avec un rictus crispé inscrit sur le visage) tandis que l'un des deux autres ayant évité la chute grâce à son sens de l'équilibre sortit une dague qui semblait bien affutée. Quand au troisième il tentait de savoir si le premier allait bien...
      L'homme à la dague tenta de prendre l'avantage en menant la danse par une série de feintes visant au final plus à garder Noésis à distance qu'autre chose.


      (Si tu ne viens pas à moi, celui qui en a une paire viendra à toi !)
      "Yahhh !!! "
      Noésis mit à profit ses longues années de bastonades dans les terres avoisinantes en utilisant toute sa maîtrise du maniement des armes, c'est à dire qu'il utilisa la seule technique qu'il connaissait : la charge en brandissant haut son arme et criant fort !
      Mais cette technique bien que relativement puissante demande une grande précision et comme Noésis n'était pas du genre à faire dans le détail, sa charge fut totalement vaine à tel point que dans la précipitation il se trancha le bras sur la dague de cet escroc de pacotille entièrement de par sa faute... Ce qui entraîna un rire nerveux du petit escroc venant de se rendre compte qu'il était toujours en vie !


      Noésis, hors de lui
      "TU TE FOUS DE MOI ?!"

      Il lui administra un bon coup de boule des famille que même le célèbre DiZam aurait admiré !
      L'homme tomba net et sans appel : inconscient !
      Noésis profita de la surprise générale pour lui faire les poches et prit ses jambes à son cou aussi naturellement qu'un gob' pour se retrouver dans une ruelle de Dahràm

      [...A SUIVRE...]

      _________________
      Pour suivre les aventures de :


      -La phrase ci-dessous est vrai !
      -La phrase ci-dessus est fausse...


      Dernière édition par Noésis le Mar 14 Déc 2010 04:12, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 12:31 
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      Jet de dés pour Noésis :


      Les rumeurs vont vite et le bruit cours que tu aurais botté les fesse de quelques petites frappes locale génantes, t'apportant tout petit bonus en réputation.
      GM2 : Je précise que ce bonus de réputation sera attribué lors de la correction de cette partie d'aventure, si le GM voit, dans ton RP, que tu parles de ces faits !
      +
      La blessure faite par l'escroc de pacotille est beaucoup moins superficielle que tu ne le laisse parraître et entraîne la perte de quelques PV.
      GM2 : Ca ne sera bien sûr pas décompté de ta fiche, mais tu dois agir, là encore, en conséquence, pour te soigner !

      _________________
      Chibi-Gm, à votre service !


      La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
      Pour toutes questions: C'est ici !
      Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
      Pour vos demandes de corrections : C'est là !
      Joueurs cherchant joueurs pour RP ensemble : Contactez vous ici !


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       Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
      MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 17:27 
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      Je cligne des yeux, mon énergie sévèrement entamée par mon élan pour sortir des flammes. Un fumet désagréable et une cuisante brulure à la cuisse me rappellent lentement que tout n'est pas terminé. Et soudain, c'est comme si l'ouïe m'était rendu brusquement, la cacophonie mêlée du vent, des flammes maîtrisées et des mort-vivants emplissent l'espace et assaillent mes sens. Je me redresse un peu abruptement, yeux écarquillés, l'adrénaline à nouveaux injectée dans mes veines. La brave Depheline est repoussée sans grand ménagement et la chaleur agressant ma peau nue me fait prendre conscience qu'elle m’a ôté mon masque.

      « Par Rana! » pesté-je, recherchant le morceau de métal des yeux. Ma cuisse me brule et mes veines palpitent violemment. Je repère le masque et l'enfile de nouveau avec avidité, fixant un moment Depheline en ne sachant si je dois la remercier ou la réprimander. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression que tout se passe au ralentit.

      Alors, je prends conscience qu'un étrange homme se tient entre nous et les mort-vivants, accroupi pour résister au vent que le lutin continue de tenter de maitriser. Le tavernier, lui, rampe vers l'arrière salle pendant qu'un trio de zombies tout frais, attiré par le ramdam de l'auberge, entre par une fenêtre à nouveau.

      « Faut pas qu'on reste là! Le lutin se chargera des zombies, cassons-nous! » hurlé-je à la cantonade en essayant de paraître clair malgré mon masque et les bourrasques.

      « On va filer par les toits et récupérer nos affaires ! Les rues doivent être pleines d'invités morbides! Faut qu'on en finisse avec ces Nécromanceries ! »

      Puis je regarde l'homme qui tient difficilement deux zombie à distance :

      « Amène toi si tu veux l'homme! Mais magne-toi! »

      Je prends la main de Depheline et l'entraine vigoureusement à ma suite, maintenant une main sur la marque rouge de ma cuisse dévorée par la brûlure. Je gravis un peu en grimaçant l'escalier et rejoins rapidement notre chambre. J'ouvre mon sac de voyage à bandoulière et enfile ma cape blanche, balançant dans mon fourre-tout mes affaires et la bougie à trois quart consommées de la chambre : cela peut toujours servir.

      Pendant que chacun s'affaire à récupérer ce qui lui sied, je fais le tour de l'étage et entre dans une chambre occupée par un client geignard qui hurle à mon entrée, me suppliant de ne pas le manger. Je l'ignore et examine sa fenêtre. Elle donne sur une ruelle étroite, l'espace entre le toit de la bâtisse suivante et le bord de la fenêtre ayant à peine 1m30 d'écart. J'appelle alors mes compagnons et leur montre la sortie la plus sûre.

      Ainsi, plusieurs ombres bondissent hors d'une auberge en désordre et finissent sur le toit suivant. Là, à bout de force, sensiblement sûr d'être en sécurité, je craque. L'adrénaline ne fait plus effet et mes jambes cèdent lourdement. Je finis par m'allonger contre une cheminée, le souffle court.

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      Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
        "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

        Réputation :
        ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
        ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
        ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
        ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
        ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 21:07 
        La pièce était totalement ravagée et cela faisait peine à voir pour l’aubergiste qui allait devoir remettre son établissement en ordre. A y réfléchir, tout le quartier devait être dans un drôle d’état lui aussi, mais il n’était pas question de s’apitoyer sur le sort des pauvres gens victimes de l’invasion. De toute façon, il y avait sans doute plus de malfrats que d’honnêtes personnes à Dahràm et la ville ne récoltait sans doute que ce qu’elle méritait. Depheline n’avait jamais connu autre chose que cette piteuse cité et n’imaginait pas un seul instant pouvoir la quitter un jour, pourtant, elle la détestait au plus haut point. L’habitude et la crainte du changement était ce qu’il y avait de plus dur à affronter pour la belle rousse, pourtant, elle devait se rendre à l’évidence que les dernières modifications du cours de sa vie ne lui avaient été que bénéfiques. Ainsi, peut-être qu’un jour parviendrait-elle à surmontée ses craintes et se risquerait à tout laisser derrière elle, maintenant qu’elle n’avait plus aucune attache avec cette maudite ville ?

        Elle avait eu tôt fait de se rendre compte que le masque ôté à Serpent lui manquait en fait énormément. Même au cœur de l’action, il était focalisé sur ce curieux objet métallique et cela fit froncer les sourcils de la belle. Elle commençait à cerner chez son compagnon quelques traits obsessionnels peu réjouissants mais elle ne pouvait de toute façon pas lui en tenir rigueur, elle qui était si angoissée à l’idée de se retrouver seule et livrée à elle-même. Elle était prête à tout accepter chez quelqu’un pour éviter d’être délaissée et finalement, trouver des failles chez les autres était quelque chose de rassurant car elle n’était alors plus la seule à être terriblement imparfaite.

        Bien rapidement, le voleur essaya de se remettre sur pied, torturé par quelques douloureuses brûlures vives à la jambe. Son expression n’était pas visible mais Depheline imaginait très bien le rictus de douleur qui devait déchirer son visage dissimulé. Pourtant, elle savait que son aide n’était pas la bienvenue. Un héros masqué n’avait besoin de l’aide de personnes et d’une certaine façon, maintenant que tout le monde semblait hors de danger et que la tempête du lutin continuait de faire rage, Depheline eut envie de rire. Serpent était un individu totalement imbu de sa personne et elle avait vite compris que pour lui plaire, elle se devait de lui donner des responsabilités.

        D’ailleurs, il avait rapidement pris la suite des évènements en main, conseillant à tout le monde de partir alors qu’un nouveau petit groupuscule de zombies tentait déjà de pénétrer dans l’établissement saccagé. Depheline se laissa entraîner à l’étage pour rassembler en hâte ses affaires et se dépêcha de rejoindre Serpent dans la pièce voisine. Il avait trouvé une réjouissante façon, plutôt sûre, de quitter les lieux sans trop d’encombre, alors que les rues ne semblaient absolument plus praticables. Le locataire de la chambre, quant à lui, était terrorisé. Il se blottissait dans un coin sans trop rien dire et la jeune mage, peu respectueuse des possessions d’autrui, n’hésita pas à prendre avec elle, quelques instants avant leur départ sur les toits, la fiole qui reposait juste à côté de la bougie de la table de nuit. Le liquide était reconnaissable parmi tous car il s’agissait d’une petite potion de soin, et lorsque l’homme voulu protester, Depheline se contenta de lui adresser ces quelques mots :

        « Oh, hein, ça va ! Estime-toi heureux que l’on te laisse en vie. Je ne sais pas pour combien de temps tu le seras parce qu’il n’y a pas de place pour des couards à Dahràm, mais ça ne sera au moins pas de notre faute. Les potions, c’est pour les gens qui risquent réellement leur vie… Sur ce... ! »

        Elle fit une acrobatique révérence puis s’élança par la fenêtre ouverte à la suite de Serpent, bien après avoir pris de l’élan. Se heurter à la froideur de l’air avait presque été un obstacle à sa fuite hors de l’auberge ravagée, mais au final, tout valait mieux que la terrible chaleur consommante des flammes de la salle principale.

        Se retournant prestement pour observer les individus qui se lanceraient sous peu à leur suite, elle ne put voir la chute de Serpent, alertée uniquement par le bruit de son corps tombait contre les tuiles froides. Depheline remerciait les Dieux de ne pas avoir fait ces toitures pentues et se rua à sa suite, oubliant une fois de plus, dans le feu de l’action, que cet individu à l’égo surdimensionné n’allait peut-être pas beaucoup apprécier de se retrouver dans une position qui ne le valorisait que trop peu. Ainsi, changeant jusqu’à l’expression d’inquiétude qui avait habité son visage, elle se pencha en silence vers lui pour poser la main sur son épaule. Puis, d’une voix ferme et plutôt admirative, elle se risqua à quelques paroles maladroites.

        « Tu as été bien courageux, fort, malgré ta douleur. Impressionnant. Tiens, boit-ça tu veux ? Ça te fera du bien… mais seulement la moitié, hm ? »

        D’un geste plutôt timide, elle tendit à Serpent la fiole qu’elle venait de dérober à son propriétaire sans même s’essayer à la discrétion.

        « Et maintenant, où allons-nous ? »

        Un nouveau soupçon d’inquiétude balaya la neutralité de son visage de porcelaine, car l’incertitude de son avenir était revenue perturber son esprit troublé.

        Suite dans les ruelles de Dahràm


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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Mer 15 Déc 2010 15:57 
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        ^^ post précédent

        Trop concentré pour observer quoi que ce fût, le jeune lutin tenta de ne pas exploser sa rage zéphyrienne et se releva tout d'un coup, les mains en l'air, libérant les forces magiques accumulées pendant ce petit exercice fort contraignant. Un vent d'une force rare s'abattit sur les lieux, roulant en lui-même, asséchant les flammes d'un seul revers, pulvérisant le reste des morts-vivants avant de s'engouffrer par les fenêtres et la porte de l'auberge. Le patron, médusé, ne sut pas trop quoi dire. Eucalyptus, lui, fit de gros yeux ronds, constatant la disparition de tout, du mobilier à la sorcière rousse. Ses lèvres se pincèrent, signe qu'il venait de faire manifestement une grosse bêtise. Les avait-il dispersés aux alizés, tout comme ces vils créatures sorties de terre ?

        "Oh non ! Je les ai tués... Naaaaaaaaaaaaaan..."

        ( Non, ils ont fui, ces couards... Quand je te disais qu'il ne fallait pas leur faire confiance... Il faut toujours écouter sa faera, jeune lutin ! )

        "Pffff... Me voilà soulagé... Bon... Ah te voilà, toi !"
        "Tout le monde va bien ?"

        Fareloke entra dans l'auberge dévastée et regarda le patron, blanc comme un linge. Eucalyptus s'en approcha également et tenta de le faire revenir à la raison, mais rien ne fit, même pas son imitation pourtant si comique de la poule. Fareloke regarda la salle encore fumante et leva un sourcil circonspect à son meilleur ami...

        "Depuis quand tu maîtrises le feu, toi ?"
        "Ah non, mossieur Faropruneau, ce n'est pas de moi, tout ceci. C'est l'œuvre d'une mendiante !"
        "Une bohémienne mal fagotée qui se croyait une splendide sorcière, hihihi... Ahlala... L'espoir fait vivre... Bon, les amis... Je vous rappelle qu'une mission nous attend, dès l'aurore. Alors..."
        "Tout le monde au lit !"

        La patron, toujours hébété, ne remarqua même pas la faera. Le petit groupe composé d'un lutin, d'une faera et d'un elfe remonta tranquillement au premier étage pour y terminer leur nuit...

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         Sujet du message: Re: L'auberge des voyageurs
        MessagePosté: Mer 15 Déc 2010 19:08 
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        L'auberge des voyageurs - Soigné par une servante

        L'auberge des voyageurs


        Repas en compagnie d'un humain


        Par la petite fenêtre de sa chambre, les rayons du soleil éclairaient le visage d’Erebor. Cela faisait près de 8 heures qu’il dormait. Dehors, les oiseux chantaient. Leurs mélodies avaient éveillés peu à peu les habitants de la ville. Douces comme l’écume des vagues, elles parvenaient aux oreilles d’Erebor qui ,presque autant que la bière, pourrais s’en enivrer. Les rues étaient en proie à une agitation particulière. Des pirates croisaient des petites filles, des mercenaires rencontraient des honnêtes marchands, des marins s’offraient des prostitués et des mères cherchaient leurs enfants.
        De son lit, Erebor apercevait la proue d’un énorme bâtiment. Elle était ornementée d’une sculpture en bronze à l’effigie de Sisstar, la IV. Elle était travaillée avec une adresse et une dextérité elfique. La chevelure semblait flotter au vent tellement les rayons du soleil l’éblouissaient. Le visage était autant affiné qu’un ork est brutal. On y discernait chaque pli, chaque cil, chaque forme. Deux énormes diamants étaient placés dans les orifices occulaires. Pas même le poing d’Erebor était aussi gros. Les bras fuyaient le long de la proue, vers l’arrière du bateau. Le buste et les jambes tombaient selon l’inclinaison de la proue. La poitrine nue était telle que tous les hommes, et toutes les femmes aussi, l’enviaient. Le bas du buste était fin et gracieux et rendait jalouse toutes celles qui portaient quelques kilos en trop. Ses longues jambes étaient fines et semblaient séduire la foule. Elles se terminaient par des pieds qui, habituellement auraient repoussé quiconque, attrayaient la convoitise des passants.

        Erebor sortit enfin de son lit. Sa cicatrice ne lui avait nullement fais mal durant son sommeil. La barbe pleine de nœuds, il vint s’asseoir au bord de la fenêtre pour voir ce qui agitait la ville. Un homme, probablement un scribe, était debout sur une caisse en bois. Il tenait dans ses mains la missive qui annonçait les nouvelles de Nirtim. Autour de lui, la foule s’était rassemblée comme pour un colmater un gouffre. Elle était bruyante et empêchait Erebor d’entendre le scribe.
        Erebor s’habilla alors. Il attacha d’abord ses bottes puis fixa le gambison. Il enfila ensuite sa cotte de mailles. Il lava enfin le foulard ensanglanté. Il rangea ses affaires dans sa besace et sortit de la chambre. Il verrouilla la porte et se dirigea vers les escaliers. Sur sa droite, une porte s’ouvrit silencieusement et un humain plutôt charmant sortit. Dans son dos, Erebor aperçu un jeune femme allongée sur le lit, dans la tunique d’Eve.

        « Oh, bonjour nain ! Comment allez-vous ? » , demanda-t-il.

        Cet homme n’était quasiment pas vêtu. Il n’avait sur lui qu’un chic pagne pour cacher ses atouts. Ses cheveux étaient mi-longs et des mèches blondes tombaient sur ses épaules. Sa peau légèrement halée contrastait avec ses yeux vert émeraude. Son corps athlétique avait certainement charmée la demoiselle derrière lui. Il était svelte et gracieux, étonnant pour un humain.

        « Bonjour à vous ! La nuit s’est bien passée ? » , répondit Erebor.

        « Ce fut une nuit splendide. Vous allez déjeuner ? Je vous raconterais les détails, si vous le souhaitez. Venez ! » , l’invita-t-il.

        « Je vous suis. Mon nom est Erebor. Quel est le votre ? »

        « Je suis Barimor. J’habite à Dahràm depuis ma naissance »

        Ils descendaient maintenant les marches qui donnaient sur une grande salle. Rien n’avait changé depuis la veille. Il y avait toujours le grésillement du feu, le tavernier et la servante qui l’avait soigné la veille. Quelques clients riaient et déjeunaient ou jouaient. Barimor invita Erebor à s’asseoir à une table. La servante, toujours aussi rayonnante que la veille, s’approcha.

        « Bonjours messieurs ! Votre jambe va mieux Erebor ? Que déjeunerais vous ? » , demanda Ambre.

        « Bonjour ! , firent-ils ensemble. Ma jambe va beaucoup mieux, je vous remercie encore » , remercia Erebor.

        « Je prendrais volontiers un velouté de crabe et un jus de pierre. Et vous Erebor ? »

        Erebor fut surpris que Barimor lui fasse cette demande. Peut-être atteint de cécité par quelques préjugés, la race humaine ne lui semblait maintenant pas si impolie et malsaine. S’adresser ainsi à lui, en tant qu’humain, lui porta un baume au cœur.

        « Je souhaiterais un filet de Narval et un pinte de Sang de Thimoros, s’il vous plait » , demanda Erebor.

        Ambre se retourna alors et s’avança vers le comptoir pour y délivrer la commande des deux compères. Et sans rien se dire, Barimor et Erebor la suivirent des yeux et, en particulier, son postérieur. Remarquant que l’autre l’avais suivis, ils rirent ensemble. Il semblait que Barimor aimait beaucoup les plus belles créatures de ce monde, comme Erebor. Peut-être avaient-ils d’autres points communs encore dissimulés.

        « Alors Barimor ? Que faites-vous ici, à Dahràm ? » , entama Erebor.

        « Hey bien, je cherche un navire qui aurait besoin d’un capitaine. Cela fait quelques mois que je suis en quête d’un équipage sans capitaine. Quand j’en aurais trouvé un, je naviguerais vers Naora et Balsinh, en particulier, pour percer dans l’ingénierie. Mon père voulait que je sois avocat mais la politique me répugnait. J’étais surtout attiré par les inventions et les nouvelles technologies. Et vous, Erebor ? Quelles convictions vous ont amené à Dahràm ? »

        « Pour être franc, je suis en quête d’aventures et de péripéties dans l’espoir de pouvoir un jour affronter un dragon légendaire »

        A cet instant, Erebor vis dans les yeux de son interlocuteur comme une flamme qui s’était ravivée. Il se sentait presque fier d’avoir rallumé le feu qui habitait au fond de lui. Barimor semblait fasciné par les dragons et à tout ce qui y attrait. On leur apporta leur repas et, après avoir remercié la servante, ils mangèrent ensemble, en discutant de bien des choses.

        « Dites-moi Barimor. Savez-vous pourquoi des créatures infâmes rôdent la nuit, dans les rues ? »

        « Pardon ? Que dites-vous ? Des morts-vivants hantent les ruelles ? La nuit ? Il faut tout de suite que j’aille prévenir ma compagne du danger ! Merci beaucoup, maitre nain. A très bientôt, je l’espère ! » dit-il en quittant Erebor pour rejoindre sa chambre.

        (Me voilà maintenant seul. Il me faut une nouvelle hache. Partons)
        Erebor se leva donc et alla s’accouder au comptoir. L’aubergiste de la veille avait laissé sa place à un autre qui semblait être son frère ou son père. Son crâne était chauve et laissait apparaitre une petite cicatrice au dessus de son oreille droite. Des sourcils touffus plombaient au dessus des arcades qui cachaient en partie des yeux fatigués. Au milieu du visage, il y avait un gros nez qui surmontait un large sourire, laissant apparaitre deux belles lignées de dents blanches. C’était un gros aubergiste dont la consommation d’alcool lui avait fais gonfler le ventre.

        « Bonjour aubergiste ! Pouvais-vous m’indiquer où se trouve la forge, s’il vous plait ? » , demanda Erebor.

        « Quand vous sortez, allez à droite jusqu'à atteindre le pont central. Traversez la rivière et la forge sera sur votre droite. Vous serez guidé par le martèlement qui s'y échappe » , expliqua l’aubergiste.

        « Merci beaucoup. Au revoir. »

        Erebor se retourna, pris son sac de la main et se dirigea vers la sortie. Il croisa à nouveau le regard de la servante. Il lui fit un clin d’œil en signe de reconnaissance et de remerciement. Elle lui répondit en faisant la moue. Erebor continua son chemin et quitta l’auberge avec un semblant de regret.

        Les ruelles de Dahràm - Vers la forge

        _________________
        Image

        "Rien n'existe qui n'ait au préalable était pensé" Traité de Faërie, Ismaël Mérindol, 1466


        Dernière édition par Erebor le Ven 31 Déc 2010 13:17, édité 2 fois.

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