L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Le cimetière
MessagePosté: Lun 25 Jan 2010 20:39 
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Le cimetière


Situé dans un coin discret de la ville, le cimetière, très grand et vaste, est entouré d'un muret d'un mètre cinquante de haut qui tombe en morceaux. Il y a souvent des pilleurs de tombes et la ville ne fait pas grand chose pour les empêcher d'agir. Quelques riches familles y ont enterré leurs morts dans des tombeaux descendant sous le sol et on raconte qu'il y a un réseau de galeries sous le cimetière où l'on ne sait pas bien ce qu'il peut s'y passer. Peu de gens osent y mettre le nez...

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Mer 3 Mar 2010 22:10 
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A la recherche de sa destiné


L'air était doux, le temps était léger, la nuit tombait dans un silence des plus inhabituel. En effet, Dahràm était loin d'être une cité silencieuse. Mais cette nuit Zyrna avait besoin de calme.

Elle était posée sur ce qui avait dut être une tombe, en tailleur, le regard dans le vide, l'esprit égaré. C'était une de ses nombreuses nuits où Zyrna méditait, cherchant vainement un but. Elle aimait rester ici, dans ce lieu si calme et si désert. Les brigands de Dahràm ne s'aventuraient jamais ici, le lieu était mal réputé. Les voyageurs qui s'y rendaient disparaissaient souvent. Mais Zyrna ne craignait pas ce lieu. Des morts, elle en avait vu toute sa vie. Parfois, leur présence était même rassurante. Une présence neutre et silencieuse, l'idéal pour ne pas être seul et ne pas être dérangé pour autant.

Le cimetière de Dahràm n'était pas vraiment grand, et peu de personnes enterraient encore leurs morts ici. Pour peu que le défunt soit mort d'une cause naturelle, ce qui était devenu rare ici, il était brûlé et dispersé au grès du vent. Les tombes étaient vieilles et la plupart vide. Les pilleurs de tombes avaient vidé la quasi-totalité des tombes qui se trouvaient ici. Les seules encore en état étaient les caveaux où gisaient les ossements des familles les plus riches. Zyrna ne connaissait aucun des défunts qui se trouvaient ici, mais elle aimait leur présence, pour elle, les morts étaient plus fréquentables que les citoyens de Dahràm.

Une fois de plus, elle était perdue et n'avait plus de but, et une fois de plus, elle demandait à ceux qui avaient vécus de la guider. Elle ferma les yeux, ralentit sa respiration, décontracta ses muscles et ouvrit son esprit. Elle resta ainsi une bonne heure, entre l'éveil et le sommeil. Cette demi-transe pouvait durer longtemps, le temps qu'un esprit bien vaillant montre à Zyrna le chemin à suivre.

Le bruit des feuilles berçait peu à peu la transe de Zyrna, le vent secouant les arbres, le soleil levant réchauffant sa douce peau, le roulis de la mer, l'odeur du sel, un bateau à quai, des hommes déchargeant des marchandises, un pirate regardant dans sa direction.


"Le soleil".

"La mer".

"Un bateau".

"Un pirate".



Le message était clair, demain matin, elle irait au port. C'était là que les esprits la guidaient, et c'est là que son chemin reprendrait.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 11 Juil 2010 20:39 
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La nuit s'annonçait fraiche et silencieuse. Le ciel était exempt de toute présence nuage et le soleil commençait à retomber en direction de l'ouest.
Mais je regardait ce spectacle d'un air absent. En effet, assis en tailleur sur ce qui semblait être une grille de catacombe refoulant l'odeur de multiple dépouille qui me revigorait pleinement, je méditais les yeux fixé sur la mer.

La concentration m'étais venu en quelques minutes mais maintenant que la nuit retombait, des pilleurs infortunés se mettaient en quête de richesse dans ce lieu désolé et troublait ma concentration. J'ouvris un œil, captant le regard d'un des leurs qui semblait être leur chef. Ils étaient trois, pas l'air bien dégourdie et emplie de peur à ma vue. D'un simple sourire carnassier de ma part, ils détalèrent à une vitesse prodigieuse pour des humains. Refermant les yeux, je me demandais toujours ce qui pouvait autant sentir fort dans les sous-sols de ce cimetière miteux, je me promis que j'irais y jeter un œil plus tard.

Replongeant dans ma méditation, je transpirait et repensait au cours de ma vie et à la tournure qu'elle pourrait prendre. Pour l'instant il n'y avait pas vraiment d'action, ni de contrat intéressant. Aucune débauche possible ou imaginable à proprement parler dans cette ville.
Naviguant dans mes souvenirs, je me remémora un endroit ou je m'était sentie particulièrement attiré au cours de mes innombrables vagabondage dans la petite ville, une petite porte pour être exacte. Une petite porte d'où ressortais deux mains ensanglanté. Cette pensée se dissipa bientôt pour laisser la place à d'autre et encore une nouvelle. Mais chaque fois que je voulais partir dans un chemin opposée, l'image de cette porte me revenait toujours à l'esprit. Cette image vînt très vite s’emboîte sur tout mes souvenirs, qui petit à petit, corrompait mon esprit au point de ne plus voir que cette cette image.
Pris de panique je sortis peu à peu de ma transe et découvris qu'il faisait nuit. La cloche de l'église sonnait vingt-trois heures. Mes yeux s'habituèrent très vite à la pénombre et je partis retrouver cette endroit si particulier qui m'attirais tant mais dont je ne connaissais encore rien...

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Ven 20 Aoû 2010 02:44 
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[Information :] L'entière partie du Livre Zéro est un essaie non concluant. La véritable histoire de Rayd démarre au Livre Premier et c'est là que le fond autant que la forme s'améliorent de façon drastique. Cette partie est donc à lire en gardant en tête que tout est à prendre avec des pincettes et que le personnage que ce contenu à engendré est bien plus intéressant que ce que vous pourrez voir ici.


Tome 1 : Prémices


Son but était simple... Tuer son ennemi, remporter le combat, pour gagner le titre de Rayd, quatrième assassin de l'organisation, et surtout, le droit de vivre. L'un mourrait pour que l'autre survive. Là était la dure loi de l'organisation.

En face de lui se trouvait l'un des nombreux jeunes hommes recueillis par l'organisation pour la servir. Jusqu'au jour de la sélection, ils n'avaient ni nom, ni but. Leur seul raison de vivre était de s'entrainer dur. Jusqu'alors, ils ne savaient pas ce qui les attendaient.

Le jeune homme fonça en premier, enclenchant une estocade. Rayd l'esquiva et amorça un coup latéral. Le coup n'atteignit pas sa cible. Cette première provocation ne laissait présager rien de bon. Autant l'un que l'autre savaient que leurs niveaux s'équivalaient sur ce simple échange d'arme.

Au loin, derrière une grille, deux hommes discutaient. L'un trouvait le combat joué d'avance, l'autre attendait de voir.

Les deux jeunes recommencèrent une succession d'attaques. Leurs armes s'entrechoquaient, le bruit de métal se heurtant résonnait dans toute la pièce, et aucun n'arrivait à porter une attaque. Pourtant, aucune émotion ne sortait ni de l'un, ni de l'autre. La peur de mourir n'avait traversée aucun esprit. Il se jugèrent un court moment avant de réitérer leurs coups .

Les deux hommes commençaient à s'impatienter.

"Ça en devient lassant. Leur niveau n'est pas mauvais, mais s'ils pouvaient abréger."
"Je peux vous assurer que ces deux là sont les meilleurs de la session. Vous ne regretterez pas d'avoir attendu, je vous le promet."

Les attaques ininterrompues durèrent cinq bonnes minutes. Les jeunes hommes ne flanchaient pas, et leurs sabres résistaient bien. Chaque attaque de l'un ou de l'autre se heurtaient à une garde serrée et infaillible. Bien que les deux soit de niveaux équivalents, l'un semblait fatiguer plus vite que l'autre.
Rayd haletait tendit que son adversaire lui, ne ressentait encore aucun signe de fatigue. Si la rencontre durait, il ne faisait aucun doute que le jeune homme tout vêtu de blanc l'emporterait. Rayd l'avait remarqué.
Il dirigea son regard vers l'un des spectateurs qui lui répondit par un simple hochement de tête.
Rayd fondit une nouvelle fois sur sa cible, la lame en avant.

"L'issu du combat ne fait aucun doute maintenant. Regardez comment le numéro 74 suffoque. Il en sera bientôt fini de lui. Prévenez moi lorsque l'autre sera prêt."
"Un instant monsieur. Tant que l'un n'est pas mort, difficile de juger de l'issu d'un combat. Et le numéro 74 a un atout."
"Un atout? Et lequel est-ce?" Les paroles de l'homme en noir étaient des plus hautaines.
"Regardez bien ce qui va suivre."

Les deux jeunes enchainaient des attaques plus rapides les unes que les autres. Le jeune homme en blanc prenait petit à petit le dessus sur Rayd. D'attaque en attaque, il prenait petit à petit le pas sur son adversaire. Celui-ci parvenait tant bien que mal à parer les coups qu'il recevait, mais semblait avoir de plus en plus de mal.

L'homme en noir était frustré et exaspéré d'avoir été retenu alors que le combat était terminé d'avance. Mais alors qu'il allait partir, l'autre homme le retenu par la manche avec un sourire jubilatoire.

"Voilà son atout..." dit-il d'un air ravit.

Alors que Rayd recevait une fois de plus une attaque verticale, il la para avec quelques difficultés, riposta violemment et repoussa son concurrent en arrière. Son adversaire se tenait maintenant à plus de deux mètres. Toutes les conditions étaient réunies. Il fonça sur le jeune guerrier, et lui lança une violente attaque verticale. Celui-ci bloqua le coup, mais ne vit pas arrivée l'autre...
Rayd avait sortit de son vêtement un petit sabre d'une quarantaine de centimètres qu'il avait dissimulé et l'avait planté dans le ventre de son adversaire. Ce dernier tomba sur les genoux, du sang coulant abondamment de sa plaie béante.

"...Il est ambidextre !"
"Fabuleux..." L'homme en costume n'avait fait que soupirer ces paroles.

Rayd s'écarta du jeune homme, brandit son sabre, et d'un seul coup net, lui trancha la tête.

"Dépêchez-vous de me l'amener."

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Dernière édition par Rayd le Mer 9 Sep 2015 04:32, édité 7 fois.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Ven 20 Aoû 2010 04:18 
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Rayd restait là, devant le corps inerte de son ancien compagnon, ses deux armes encore en mains.
Le deuxième homme rentra dans la pièce.

"Suis moi, quelqu'un veut te voir."

Ils sortirent tous les deux de la salle de combat. L'homme l'entraina dans un long couloir sombre. Tous les locaux étaient sombres de toutes façons. Au loin, on entendait des cris affreux, des bruits métalliques, de l'eau ruisseler et des pleures d'enfants. Ils arrivèrent vites dans la pièce d'observation. Elle était disposée sur le côté de la salle de combat, et comportait tout un mur de barreaux pour pouvoir regarder les combattants se donner la mort. A l'intérieur, l'homme en costume les attendait assis sur une chaise. Il lui ordonna de prendre place sur l'une d'elle. L'homme au chapeau sorti de la pièce immédiatement.

"Bonjour. Je m'appelle Craig. Désormais tu fera tout ce que je te dis. Je vais maintenant t'expliquer deux trois trucs."

Une bonne demi heure passa pendant que Craig expliquait les origines de l'organisation, leur but, et ce qu'il devait faire. Il lui expliqua en outre que dès maintenant, il répondrait au nom de Rayd. Son nom n'était pas le fruit d'un hasard. Chaque titre correspondait à un niveau d'aptitudes innées chez les assassins recrutés. Le sien était le numéro quatre. Seuls sept assassins servaient l'organisation en même temps, et si lui avait été recruté, c'est que l'ancien Rayd n'était plus. Il ajouta qu'il n'était pas le seul nouveau. Un autre assassin venait d'être recruté. Il répondait maintenant au nom de Blink.

Bien que Rayd écoutait attentivement les paroles de son supérieur, il n'en demeurait pas moins que cela ne l'intéressait absolument pas. Il n'écoutait que parce qu'on lui avait demandé de le faire. Pour le moment il n'éprouvait rien. Aucun sentiment, aucune envie.

Lorsque la discutions à sens unique fut terminée, Craig se leva.

"Voilà, maintenant je vais te donner ton premier ordre de mission.

Il lui tendit une enveloppe scellée à la cire, et partit alors par l'une des portes en le saluant d'un signe de la main. Avant de la franchir il se retourna et dit :

"Au fait, pourquoi avoir attendu la fin pour utiliser t'a deuxième lame ?"

Rayd répondit automatiquement sans hésitation :

"On ma dit lors de l'entrainement de n'utiliser mon sabre léger qu'en dernier recours. Autrement je m'habituerais à utiliser deux lames, et lorsque je serais dépourvu de l'une d'elles, je serais vulnérable monsieur."

Craig hocha la tête légèrement et disparu alors par l'ouverture.
Rayd n'ouvrit pas tout de suite l'enveloppe. L'autre homme entra dans la pièce et lui demanda de le suivre. Il l'accompagna encore dans de longs couloirs, les mêmes bruits faisant rages. Ils arrivèrent près d'une porte en fonte. L'homme l'ouvra en forçant de ses deux mains et ajouta :

"Voilà la sortie ptit gas ! Tâche de pas mourir trop vite !"

Il ne reçut comme réponse qu'un regard vide. Rayd sortit comme on le lui avait indiqué par la grande porte sans même se retourner. Il ne regrettera pas cet endroit. Mais l'extérieur ne l'enchantait pas plus que ça non plus. A vrai dire, la seule chose à laquelle il pensait en ce moment était :

(Il fait froid dehors...)

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Jeu 14 Oct 2010 22:45 
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Je traversai un long tunnel créée par mes amis les rats, m'éraflant la peau lors des endroits plus étroits, et mes narines me piquaient tant l'odeur était forte. Hormis ces quelques détails, il n'y avait pas grand chose à rajouter. Il faisait noir et je ne distinguais même pas où mes mains se posaient. Au bout d'un long terme de traversée souterraine, j'apercevais un lueur dans la nuit. Je me dépêchais, excité par l'optique d'être enfin libre, et m'écorchant ce qui me restais de peau. Une fois arrivé à la sortie, je fut abasourdi. Littéralement atterré par le spectacle qui avait lieu sous mes yeux. Mon cœur, en plus d'avoir du mal à battre, épuisé, essayait de le faire encore plus fort. Je crus l'entendre s'arrêter un instant, surement un illusion relier avec celle de ma vue. Et pourtant... Je n'avais guère l'impression que tout ceci était un mirage. Ç'aurait été bien trop beau.

Devant moi se dressaient fièrement toute une flopée de zombies et squelettes, certains se dirigeant déjà hors du cimetière, d'autres se redressant à peine, et les retardataires sortaient des tombes et cryptes. Ce fut un désastre mentale qui vint à moi. Une panique irrationnelle me prenait à la gorge, un sentiment d'apocalypse mêlé à une légère admiration. Ce fut une scène affreuse, mais à la fois magnifique. Le réveil des morts s'ouvrant à présent sous mes yeux, je fus ébahi de voir un tel chef d'œuvre. Était-ce l'action d'un seul être, où est-ce que ces morts-vivants agissaient de leur propre chef ? Si cela était possible, en serais-je capable moi aussi ? Pourrais-je ramener les cadavres à la vie ? Se serait pour moi l'accomplissement de tous mes efforts lors de ces années de recherche sur la médecine. Pourquoi sauver des vies lorsque l'on peut tout simplement les ramener au présent, dans notre monde ? Tous ces lutins, ces elfes, ces humains , ces orques et autres humanoïdes, ces animaux, tous ces êtres que j'ai mutilé et achevé jusqu'à maintenant, je pourrais faire ma rédemption en les ramenant ici, vivants.

Toujours est-il que malgré mes fantasmes sur ce tableau somptueux, il me faisait froid dans le dos, et la crainte qu'il m'apportait était affreusement oppressante. J'attendis qu'ils partent tous pour me déplacer. Jusqu'alors j'étais resté cloitré à l'entrée du tunnel qui m'avait emmené jusqu'ici, pétrifié.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Sam 16 Oct 2010 22:10 
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C'est à ce moment là, lorsque je passais près des tombeaux que l'un d'eux eu la mauvaise idée - pour moi, pas pour lui - de sortir un peu en retard. La stèle bougea et s'écarta de son support, deux mains squelettiques se posèrent sur le rebord de la tombe et commencèrent à hisser leur corps hors du trou. Ma main droite vint se cloitrer tout de suite vers mon petit scalpel, près à le tirer. Mais la créature qui se présentait devant moi était loin de craindre un coup de lame de quatre centimètres à peine. J'étais stupéfait cependant de remarquer sa petite taille, qui ne dépassait pas le mètre. Un enfant ? Un hobbit ? Un kender ? Dans un sens, on aurait pu dire que j'étais chanceux. Mon frère aurait dit que Thimoros veillait sur moi, moi je disais simplement que le hasard faisait bien les choses. Mais malgré sa mesure, il n'en demeurait pas moins un mort. Comment tuer un cadavre ? Ce n'était pas en lui coupant le tendon que j'allais le neutraliser celui-là. D'ailleurs, qui a vue un quelconque nerf, muscle ou ligament sur cette abomination ? Briser un os serait autrement plus difficile.

Je m'écartai donc de cette chose et réfléchi un moment. Dans mon dos se trouvaient encore ses alliés partant vers la ville. Devant moi se dressait un squelettes menaçant, ses orbites creux me fixant. Je n'avais donc aucune autre option que l'affrontement. Maintenant décidé - bien que pas tout à fait convaincu par cette idée - je me préparai au combat. Je saisi mon poignard de fortune, emmagasinais mes fluides magiques dans ma main et le fixais du regard. Après tout, allait-il vraiment m'attaquer ? Inutile de lancer moi-même les hostilités. C'est avec cet espoir que je restais de marbre face à ceci. L'entité s'avança alors d'un pas lent et nonchalant en ma direction. Arrivé à quelques mètres, il tendis une de ses mains et essaya de m'agripper frénétiquement. Je fis un pas en arrière, maintenant sûr de ses intentions. De ma main libre, je lui lançais mon sort favoris - le seul jusqu'à il y a quelques heures - mais me rendis vite compte de mon erreur. Ma négligence. J'avais jusqu'à maintenant réussi à lancer deux sorts dans la même journée. Et là, j'avais épuisé mes ressources. Quel idiot je faisais... Santant ma chance s'échapper et ma sentence arriver, ou du moins santant que Thimoros jouait avec ma vie, je reculai encore d'un pas, effrayé. Mais comment pouvais-je supprimer une telle bestiole sans magie ? Je courus frénétiquement derrière une autre tombe, en espérant que rien ne sortirait de celle-ci. Qu'elle ironie... Vraisemblablement, le cimetière serait ma tombe.

(Haha ! Faire de l'humour dans un tel moment... Il n'y a que moi pour faire ça !)

Le squelette s'avançait encore et toujours vers moi, son pas claudicant. Sa lenteur n'était pas forcément un atout pour moi, ça ne me donnait qu'un sursis. Pour un lutin, la vie était vraiment difficile. Notre contrée était le seul refuge, le seul sanctuaire où nous pouvions nous sentir en sécurité. Mais cette sécurité m'était maintenant interdite. J'avais été banni de cet endroit, et il fallait maintenant que je fasse avec. Mais en voyant la mort arriver devant moi, je me fis la promesse que, si je parvenais à vivre, il me faudrait me rendre à Bouh-Chêne. Oui, là-bas ils ne me connaissaient pas. Là-bas, ils m'accepteraient. Là-bas, je pourrais prendre un peu de répit. Bon, revenons à nos bouloums.

Je m'étais résolu au repos éternel, et c'est alors qu'un détail me frappa. Plus une solution qu'un détail même. Je constatai avec joie, que les morts semblaient un peu... Comment dire ? Complètement stupide. Le squelette s'était heurté à une stèle, et il lui fallu plus de deux secondes avant de se rendre compte qu'il n'avançait plus, et qu'il lui fallait prendre un autre chemin. J'eus alors une idée, une grande idée, une idée phénoménale qu'aucun humain n'aurait eu. Là encore, j'allais montrer la suprématie des petits êtres. Comme quoi, la taille ne compte pas. Je courrai en direction d'une tombe ouverte, me mettais derrière, et attendais.

Il lui fallu une bonne trentaine de secondes pour m'atteindre. En y réfléchissant, je m'étais résigné à mourir, mais j'avais eu une autre opportunité. Vu sa vitesse, j'aurais pu courir et me rendre dans mon tunnel. Mais j'avais trouvé une autre solution, c'était déjà ça. Au bout de ce terme, je le narguai en lui tirant la langue, mais je n'étais pas sûr que cela soit nécessaire, et encore moins qu'il l'ai remarqué. Mon plan fonctionna à merveille. Il continua à marcher dans ma direction, sans même se rendre compte que, un mètre devant lui se trouvait un trou béant d'une tombe ouverte. Il tomba dedans comme un caillou dans l'eau. Je m'esclaffais alors, contemplant le résultat de ma supériorité. Je le vis alors tenter de remonter et j'en fus apeuré. Au lieu de m'extasier, il valait mieux que je me remette en sécurité. Je fonçais dans le terrier des rats, attendant le levé du jour.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Sam 16 Oct 2010 22:19 
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Je me retrouvais là, dans un trou à peine assez large pour me supporter, avec pour seul compagnie le rat sur lequel j'avais lancé mon sort et qui venait troubler ma paix. J'avais tenté de le chasser maintes fois en le menaçant de mon scalpel, mais il n'avait daigné partir, s'écartant à peine de quelques centimètres. Toutefois sa présence ne me dérangea pas outre mesure, pas autant que je le pensais du moins. Il se contentait de me regarder fixement, se léchant quelques fois les moustaches, et fini même par s'endormir à quelques pas de ma position. Je me contentai de l'ignorer, guettant le levé du jour, puis, au bout d'un laps de temps que je ne pus déterminer, sombrai dans les méandres du sommeil.

Aux aurores, les premiers rayons du soleil vinrent taper sur mes paupières comme des coups de marteau sur le fer chaud. Je m'étais endormi, la tête à l'entrée de la petite caverne, les jambes vers l'intérieur. J'entendis le chant des oiseaux, le bruissement des branches d'arbres à leur contact, un cri de coq au loin, et le brouhaha de la foule m'atteignit en fond sonore. Je me redressai au possible et scrutai le cimetière. Il avait été dévasté par les morts-vivants, les dalles étaient encore sorties de leur socles, la terre retournée, et des morceaux d'os jonchaient le sol. Je senti du bout des pieds une source de chaleur, un poil doux et moelleux qui se gonflait au rythme des battements d'un cœur. Je me retournai pour faire face à la créature, et je constatai avec une légère stupéfaction que le rongeur s'était rapproché de moi pendant la nuit et était maintenant collé contre mes membres. Apparemment, il devait m'apprécier. Je l'examinai avec insistance et contemplai ses nombreuses stigmates. Sa queue avait été sectionnée, l'une de ses pattes étaient dépourvue d'un doigt, l'un de ses yeux semblait livide et était traversé par une cicatrice, et tout son corps était parcouru de balafres, de petites morsures et de griffures.

« He bien ! Qu'as tu fais toi ? Je suppose que ce n'est pas parce que tu découpes des cadavres que tu as été rejeter toi... »

Je ne reçu pour seule réponse qu'un léger couinement.

(Ainsi, Thimoros a choisi de mettre ce rat sur ma route. Soit, je ferais avec. Mais qu'il n'espère pas que j'en prenne soin alors...)

Je réfléchi un instant tout en me curant le nez ostensiblement, puis, j'eus une idée.

« Bon, puisque tu n'es pas capable de me dire ton nom, c'est moi qui le choisirai ! Hummm... Thitos ! C'est un mixe entre Phaïtos et Thimoros. C'est comme ça que m'appelait mon frère lorsque je jouais avec les petits moineaux en leurs coupant les ailes. Il disait que j'étais l'incarnation du mal, et cela le faisait sourire. »

Je sorti alors de ma grotte, suivi de près par mon nouveau compagnon. Après mon coup d'éclat de la veille, je ne pouvais me risquer à me rendre une fois de plus en ville. Je décidai donc de prendre la direction de Bouh-Chêne, comme je me l'étais promis. Là-bas, je pourrais être en sécurité un moment. Il me fallait reprendre des forces, faire quelques achats, et surtout, me renseigner sur la nature de mes fluides. C'est donc le cœur léger que je parti de cette ville immonde.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 17 Oct 2010 09:43 
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-Je suis désolée...
La jeune femme était seule dans ce champ funèbre. Accroupie sur la tombe de son frère, elle pleurait. Vaema partirait le lendemain aux premières aurores. Pour l'instant, celle-ci priait pour qu'il lui donne la force nécessaire pour son voyage. Elle s'étendit sous l'arbre en respirant un bon coup, le vent était frais et la lune qu'elle regardait était pleine, annonçant que les prochains jours seront ardues. Les larmes commencèrent à s'atténuer et ses yeux se refermèrent tranquillement.
*mmmhmmh*
Elle dormait profondément ne sentant pas tout de suite le sol trembler sous sa chair. Vaema rêvait d'un futur heureux entourer de ses parents, de son frère, d'un bien-aimé, d'un avenir qui n'aura jamais lieu d'exister. Elle y voyait une farandole d'enfant, des bambins joyeux qui couraient dans tous les sens, certains pleuraient. Il y en eut un qui attira son attention. Il la regardait. Le teint pâle, des adorables joues roses, il ne devait pas avoir plus de cinq ans. Il avait l'air pétrifier, il tremblait. La jeune femme s'approcha du petit pour voir ce qui pouvait le terroriser de la sorte.
-Bonjour
Elle se pencha à sa hauteur.
-Que se passe t-il? Pourquoi ne joue tu pas avec les autres?
-.....
-Ne t'inquiète pas, je ne te ferai aucun mal!
Ses yeux s'agrandirent considérablement et commencèrent à se remplir d'eau. Mais qu'est-ce qui se passait? Ce pauvre enfant se mit aussitôt à courir le plus vite que ses courtes jambes lui permettaient d'aller et elle tentait de le suivre du mieux qu'elle pouvait. Il se dirigea vers une forêt. La forêt ne lui semblait pas très accueillante, un peu lugubre même. Elle s'aventura dans ce lieu si familier. Après quelques minutes de course acharnée, l'enfant se volatilisa. Un peu plus loin, elle remarqua de grosses pierres traînant sur le sol. La jeune femme continua d'avancer aveuglement. Plus elle marchait et plus une impression de déjà vu s'installait en elle. Elle vit une jeune femme étendue sous un arbre, elle dormait, mais quelque chose bougeait en dessous d'elle.
-CRAAAAAAACKKKKKK
Vaema sursauta, l'arrachant de son rêve un peu trop étrange à son gout. Ce bruit, étant le premier d'une série lugubre, provenait de l'arbre situé sous son crâne .
-Mais qu'est-ce qu...KIAAAHHHHHH
On aurait dit que les racines de l'arbre venaient de la saisir, l'entraînant dans un sous-sol morbide. Des doigts squelettiques se refermaient sur ses bras, la plongeant sous terre. L'endroit sentait le cadavre putréfier. Vaema eu un haut le coeur qui lui fit prendre panique. Elle ne voyait plus rien, elle se faisait enterrer vivante! Sentant sa dernière heure arrivée, elle dégagea sa dague de son fourreau et l'agita dans tous les sens, du moins, de ce que sa mobilité lui permettait. Elle tenta d'atteindre la puissante main squelettique, rien, l'air commençait à se faire rare et sa chute ne s'arrêtait plus. Parfois, elle pouvait sentir des mains gluantes lui toucher les côtes. L'émotion atteignit son comble, elle n'en pouvait plus, son âme s'évanouit alors. Quelques minutes plus tard, son corps inerte atteignit le sol glacial d'un tunnel souterrain.
*humm*
- HEY!! Réveillez-vous m'zelle
-......
La créature secoua le cadavre de son pied verdâtre.
-HEEEEEYYY!!! Dépêchez vous mamzelle!! Si jamais on vous voit ici, c'est la fin qui vous attend!! MAMZELLE!!!
Il l'a secoua de plus bel, mais Vaema ne se réveillait toujours pas.
-Bon...Tant pis... Je ne peux pas vous laisser là...par contre...si mon maître apprenait ça...AÏE AÏE AÏE!!! Mais quoi je peux faiiiiiireeeeuuh!?
Semblant avoir pris sa décision , il prit le corps de la jeune femme sur son épaule frêle et partit en courant.
********************************
-Haaan, mais qu'est-ce qu...!
Vaema ne savait plus où elle se trouvait, ni même pourquoi elle s'était rendue à cet endroit, la seule chose dont elle était certaine, c'était que son horrible migraine la faisait affreusement souffrir. L'endroit en question était sobrement éclairé du fait qu'elle ne voyait rien à 10 mètres à la ronde.
Soudain, une porte venait de s'ouvrir à quelques pas d'elle dans un crissement sonore laissant Vaema dans une panique soudaine. Quelque chose approchait d'elle.

-Mais qui est là!?AIDEZ MOI!!! Pitié...
-Mamoiselle ne doit pas parler!
La jeune femme se retrouva plaquer au sol, une main recouvrait sa bouche.

-Écoutez-moi! Ce n'est pas un endroit pour les jolies jeunes filles ici, ça ne prendrait pas deux minutes que vous vous feriez arraché les tissus et qu'ils vous feraient du mal. Ho oui, beaucoup de mal...
Le petit bonhomme attrapa Vaema par les côtes et la traîna plus loin, pour l'adosser contre un mur, pour ensuite lui murmurer à l'oreille :
-Je vais vous aider ne vous inquiétez pas...mais si on se fait prendre ... ce sera chacun pour soi.
Vaema acquiesça machinalement. Le petit homme était déjà parti en courant l'avertissant de ne pas bouger de là. La jeune femme, encore un peu étourdit de sa chute souterraine, ne put qu'écouter le seul personnage qui souhaitait l'aidé. Si son aide était vraiment inoffensive... L'homme revint visiblement encombrer.
-Voilà, mettez cela et dépêchez vous mam'zelle.
La jeune femme obtempéra sans trop se faire désirer. Les vêtements proposés sentaient affreusement mauvais et ils étaient en lambeaux. Elle ne comprenait pas d'où venait l'envie soudain du petit bonhomme de refaire sa garde-robe.
- Humhum, Pouvez-vous me dire en quoi ces saletés nous serons utiles mon cher?
- Mademoiselle sent beaucoup moins bon maintenant, avec les autres, madame sentait trop bon et les monstres... vous auraient retracé sans difficulté.
Ainsi il vint se placer derrière Vaema et se mit à la pousser vers la porte. Ils s'aventurèrent alors dans les souterrains maléfiques de Dahràm. À plusieurs reprises Vaema apercevait des ombres furtives passer tout près parfois même elle sentait des choses près de sa peau. Ils couraient aussi vite que leurs jambes leurs pouvait quand tout à coup, ils aperçurent une lueur à l'horizon.
- La sortie!!
Enfin une bonne nouvelle. Ils avaient trouvé la sortie sans trop d'encombre. Remplie d'espoirs, elle se mit à rire, un rire franc et bruyant. Elle remarqua le regard de son comparse qui venait de changer complètement, lui ne trouvait pas ça drôle, il avait même l'air tendu par cette nouvelle.
- Que ce passe-t-il ?
- Mam'z...
-- Mouahahahaha amouahaahaa
Ce rire, lui, n'avait rien de normal, rien de joyeux, tout de diabolique. Les deux compagnons se retournèrent sans attendre pour voir de qui émanait cette voix. C'était un squiamois, un squellette de frères réunis dans la mort.
--Ou allais tu Fabzio!?
- Mais nulle part les gars, j'amenais cette chair fraîche au maître biensur!
-- On t'a entendu lui dire où était la sortie, fais pas le con!
Sur ces paroles les frères s'empareraient du prénommer Fabzio et commencèrent à le marteler de coup violent.
-Sauvez vous! Parter loin et ne revenez jamaisssss!!!

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Jeu 21 Oct 2010 12:15 
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Vaema obéi directement aux ordres posés, sans quoi elle serait la prochaine à y passer. Il ne devait rester que quelques centaines de mètres avant la sortie, le chemin devrait se faire sans trop d'embuche, mais rien n'en était moins certain. Elle était encore un peu embrouiller de sa mésaventure et cet évènement n'aidait pas à sa santé mentale. Elle n'avait plus de souffle, mais devait continuer de courir sinon le sacrifice de son ami n'aurait servi à rien. Elle osa s'arrêter pour jeter un dernier regard en arrière, elle y vit son ami terrifié, en train de se prendre des coups par les quatre bras squelettiques, le pauvre avait une mine affreuse. La jeune femme se sentait infernal, laisser le seul être venu à son aide, se faire tuer sous ses yeux. C'est alors que les frères jumeaux la virent s'arrêter. Leurs yeux rencontrèrent ceux de Vaema et en un seul geste ils abandonnèrent leurs poignes sur Fabzio. Celui-ci était déjà inconscient, son corps s'écrasa par terre et un grondement sourd se fit entendre. La jeune femme avait presque oublié la créature qui se précipitait sur elle, ils couraient rapidement, ils auraient tôt fait de la rejoindre si elle ne partait pas immédiatement. Tout en se retournant pour fuir, elle remarqua le sol au-dessus de sa tête, de petites lueurs de soleil passaient en travers, quelqu'un, ou quelque chose s'amusait à fouiller la terre. Son souffle se faisait de plus en plus rare à mesure que la sortie approchait, elle entendait de rapide cliquetis derrière elle, la jeune femme n'abandonna pas pour autant, elle était rendue au bout du tunnel. C'est alors que le squiamois arrêta sa course précipitamment, rebroussant chemin.

-- -De toute façon, elle n'ira pas bien loin, en haut ils sont déjà à l'oeuvre!

-Bien dit Scrim...

-Tais toi et avance!

-Mais oui Scrim...


À l'extérieur, il y régnait une ambiance machiavélique, les tombes des anciens avaient été retournés, ce qui expliquait les lueurs quelques instants auparavant, les sépultures étaient vides et l'odeur qui s'y dégageait était totalement infect. La jeune femme était dégoutée par les effluves de décompositions avancées, son estomac se resserrait et ses entrailles se tortillait de douleur, elle ne pue s'empêcher de laisser remonter le menu de son dernier repas qui s'écrasa par terre. Elle manqua de s'évanouir tellement ses forces étaient dépassées, mais elle se releva tranquillement, la tête embrumer et partit en direction de la forêt séparant Dahràm et Caix imoros, là, elle pourrait se ressourcer.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Jeu 28 Oct 2010 13:57 
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le quartier des marins


La foule hurlante se rapprocha du cimetière. Mais étrangement plus ils approchaient, moins ils étaient bruyants, et plus ils ralentissaient. Une sorte de brume flottait au dessus du cimetière, si bien qu’on ne pouvait rien discerner clairement. De plus, coincé derrière les murailles, même en pleine journée il faisait plutôt sombre.

Les villageois étaient maintenant beaucoup moins rassurés mais on peut le dire, toujours autant en colère. Soudain, le villageois charisme +15 perçut un mouvement plus loin dans le cimetière.

A l’assaut mes frères !! Eradiquons le mal qui frappe notre ville !!

Grâce à son charisme, le villageois réussi à galvaniser les personnes qui l’entouraient, si bien que la foule chargeât tel un seul homme au centre du cimetière. Malheureusement, la belle aventure de Thierry, car c’est ainsi qu’il s’appelait, ne devait pas durer plus longtemps car il reçut un pilum en plein sternum.
La fourche et le zombi qu’il tenait toujours volèrent à quelques mètres de la zone d’impact.

Immédiatement, les villageois se figèrent, et se mirent dans une sorte de position défensive mal effectuée. Ils étaient en cercle, dos à dos, et chacun scrutait devant lui pour tenter de voir quelque chose, malheureusement pour eux, la brume s’était intensifié, si bien qu’on n’y voyait plus à deux mètres.

Gutzod émergea. Il avait affreusement mal au cou, et ne comprenait absolument pas ce qui se passait. Il était sur une pierre tombale, au milieu d’un brume très épaisse à travers la quelle il ne discernait rien, ou du moins pas grand-chose.

Il n’y avait aucun bruit, aucun mouvement, rien ne se passait ; l’atmosphère était affreusement lourde. Puis un coup de vent sorti de nulle part dissipa la brume et ce qu’il vit le laissa on ne peu plus incrédule. Une troupe de villageois, armés de tout ce qu’ils avaient trouvé le long du chemin, était encerclée par une petite armée de guerrier squelette. Sans plus attendre, les morts se ruèrent sur les pauvres villageois qui pensaient s’avancer en pays conquis.

Les squelettes avaient de l’expérience du combat, c’était indéniable. La plupart des villageois furent passé par les armes dès le premier assaut. Ils n’étaient plus que quelques uns encore debout, et ces quelques uns fondaient en larmes et s’écroulaient en lâchant leurs armes. Il n’y aurait aucune résistance.

Gutzod compris rapidement qu’il devait bouger, sinon il ne ferait pas de vieux os. Il ramassa une pointe de lance qui avait volé jusque là, c’était toujours mieux que rien pour se défendre. Il commença immédiatement à se déplacer discrètement en direction de la sortie du cimetière. Le dernier villageois venait de s’écrouler. Si des squelettes étaient tombés, c’était à n’en pas douter des dommages collatéraux. Mais la grande majorité repartaient déjà de là où ils étaient venus.
Le gobelin se senti un peu plus rassuré de les voir repartir, mais alors qu’il ne lui restait plus que quelques mètres à parcourir pour sortir du cimetière, une main l’attrapa par l’espèce de tissu infâme qui lui servait de pagne. Il se retrouva alors à regarder droit … dans les orbites vides d’un squelette. Il hurla de terreur, puis grâce à un instinct de survit bien développé, il eu le réflexe de taper de toutes ses forces avec le bout de lance sur l’articulation du bras du squelette. Il ne se passa absolument rien. (((Un gobelin ça ne tape pas fort))) Cependant, le tissu plus pourri encore que les cadavres qu’on pouvait trouver dans ce cimetière décida que le moment était venu pour craquer, ou plutôt se décomposer. Dès que Gutzod toucha le sol, il parti en courant à perte d’haleine. Après quelques minutes de course, et une fois qu’il était certain que la chose ne l’avait pas suivie, il s’effondra dans une ruelle quelconque, à bout de force.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 7 Nov 2010 00:39 
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Des villes humaines, Maltar avait vite compris quelque chose: les humains, y'a quand même pas à dire, y savent vivre: bâtisses bien chauffées, lits confortables, bectance abondante, catins et troquets à chaque coin de rue, c'était tout de même autre chose que la subsistance au fin fond des steppes et il prendrait volontiers gout à ce mode de vie. Mais là ou il n'y a pas de gène, il n'y a pas de plaisir faut croire: pour profiter, il faut payer! Cela dit, pas de quoi le décontenancer... bon, effectivement, il arrivait à Dahram un peu sans le sou, voir carrément fauché, mais crévindious, cet état de fait n'était pas fait pour durer.

Car il avait découvert une mœurs locale très intéressante, quoi que assez révulsante: les hommes enterraient leurs morts... Quel gaspillage scandaleux n'est-ce pas? Et pas que les malades, même les individus sains (dans la mesure ou l'on peut juger quelqu'un sain dans un peuple aux pratiques si douteuse)! Même les bébé avec leurs bon petit gouts de lait! Ils jetaient toute cette bonne viande et la laissait se perdre six pieds sous terre. Mais quel rapport avec un éventuel enrichissement direz vous? Et bien il semblerait que les humains, illogiques jusqu'au bout, enterrent souvent les morts avec des bijoux, des armes, de l'argent, etc...

Allez comprendre ça. Ils passent leurs temps à courir après l'or mais en perdent volontairement au fond des trous... Choquant, terriblement, tout ce gâchis horripilait Maltar au plus haut point, son éducation gobeline criait à l'infamie, "HALTE AU GASPILLAGE!" hurlait elle!

N'écoutant que sa conscience et son sens du devoir, il se mit donc en marche pour le cimetière, et prit machinalement une pomme ... Curieux d'ailleurs, cet étal sans surveillance. Le marchand s'en était précipitamment allé alors que lui même sortait de sa sieste, pas assez précipitamment toutefois pour oublier la caisse. Dommage.

D'ailleurs, à bien y regarder il n'y avait pas âme qui vive (encore que: les chats où les rats ont ils une âmes? Vaste débats) dans cette rue, volets fermés, portes verrouillées et trois... maintenant deux moineaux et un félin qui ripaille pour seule stimulation auditive. Cependant, en tendant l'oreille, Maltar commençait à percevoir quelques clameurs, lointaines, comme une foule en colère, ce qui n'était pas pour le gêner. Il ne savait pas ce qui était en train de réunir tout ces gens, mais tant qu'ils étaient là bas, ils n'étaient pas dans ses pattes. Puissent ils s'estourbirent entre eux , ça fera chuter l'immobilier, et ça ne l'empêchera pas de creuser.

sur cette pensée, Maltar était maintenant devant la façade nord du cimetière, ridicule petit mur de pierre guère plus grand que lui. Encore un peu humide des dernières averses, il ne semblait cependant pas trop glisser et ne demandait qu'a être escaladé, ce qui fut fait dans l'instant après qu'il se soit assuré que personne ne l'attendait de l'autre coté.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 7 Nov 2010 00:39 
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Et son ouïe ne l'avait pas trompé, il régnait dans ce cimetière un sinistre silence que seul venait troubler le souffle du vent sifflants dans les rares arbustes des alentours et quelques volets claquant dans l'obscurité. Le paysage était lui aussi d'une monotonie affligeante, une petite colline recouverte de tombes, la plupart à peine marquées d'une croix de bois, et quelques mausolées éparses, le tout a peine éclairé sous la lune blafarde. Pour une raison inconnue, certaines sépultures étaient recouvertes de fleurs.

(Surement un signe de richesse post trépassage.)

Il se dirigea donc vers un premier tombeau fastueusement recouvert de multiples composition florale qui semblaient lui faire de l'œil. Dans un premier temps, il attrapa un des bouquets et gouta quelques fleurs.

Schrounch schrounch schrounch

(Humides, fraiches, sucrées, une robe délicatement crémeuse... A priori fraiches, coupées du matin, délicieuses.)

Contrairement à un préjugé largement répandu, les gobelins adorent les fleurs, et il resta ainsi de longues minutes, adossé contre la pierre tombale, à s'abandonner au plaisir des fragrances pétalesques.

(bon, trêve de gourmandise, j'y embarque pour plus tard)

Reportant la fin de son dessert à plus tard, il se mit à la tache et s'intéressa de plus prés à la tombe à proprement parlé. Assez grande pour en enfouir huit ou neuf comme lui, elle était élégamment ornementée d'un bas relief représentant des bonshommes armés d'arcs et d'épées ruinant la gueule d'un gros dragon plein de dents. Recouverte d'une grande dalle de basalte aussi noir que lourde, il était parti, au vu sa carrure toute gobeline, pour s'échiner un moment avant de pouvoir réintroduire dans l'économie locale les biens bêtement oubliés à l'intérieur. Heureusement, Il avait toute la nuit devant lui.

Dans un premier temps, au prix de maints efforts et d'une paillassée de jurons, il décala légèrement la dalle, juste assez pour pouvoir y glisser son gourdin et faire levier avec. Ceci fait, ce fut un jeu gnome, et il n'eut plus qu'à se ménager une ouverture assez grande pour accéder au cercueil. Plusieurs fois au court de la manœuvre, il coupa son efforts, craignant l'arrivée d'un visiteur impromptue, mais à chaque fois sa crainte fut infondée, il régnait dans ce cimetière une ambiance de mort.

Le plus dur était maintenant fait, ne lui restait plus qu'a ouvrir le cercueil, qui foutredieu de chiure de woran était en élferie de chêne et n'avais pas l'air de s'être décidé à pourrir! Et pour couronner le tout, cette grande boite à viande froide avait été verrouillée à grand renfort de clou. Qu'avait il donc fait au grand massacreur?! Mais foi de gobelin, il ne serait pas dit qu'il avait tant sué pour...


"Boum boum boum"


(Comment ça boum boum?)

Pensa Maltar, incrédule.

"Boum Boum Boum Boum"

(Ah ouais, ça répond quand ont les insultes ces saloperies là?)

Boum Boum!

(Faut croire)

Le bruit venait du cercueil, on semblait en marteler frénétiquement l'intérieur des parois, ce qui n'avait absolument rien de normal: les morts n'étaient pas censé se réveiller quand les vivants venaient les trousser. Cela dit, chez des gens qui traitent leurs morts n'importe comment, il ne fallait pas s'étonner que ceux si fassent n'importe quoi.

(Si il y a bien une chose donc je suis sur, c'est que convenablement grignotés, les morts se font moins remarquer)

En tout cas, qui que ce soit à l'intérieur de ces planches, il avait l'air fermement décidé à sortir, et grand bien lui en fasse! Sur ce point, tout deux était d'accord: les cercueils, c'est fait pour être éventré!

Maltar resta à coté à attendre: après tout, mieux valait que l'inconnu se fatigue à sa place, lui avait déjà donné alors que l'autre devait se reposer depuis un sacré bout de temps. Assez rapidement, le haut du cercueil commença à céder. Il se mit donc en position, gourdin à la main, prés à accueillir son nouvel ami.

Le bois céda, un crane pointa le bout de son nez (dans la mesure ou cela est possible pour un crane), humant enfin le parfum du grand air (enfin c'est une image quoi)! Il ne fût pas déçu du voyage. Le gourdin fondis sur lui dans une élégante courbe, l'ôtant à ses vertèbres pour littéralement l'éclater contre la pierre. Toute activités cessa alors dans le cercueil, et le silence de mise retomba.

Fier de lui, Maltar cracha sur les morceau.

(bon, j'avais déjà entendu parler de personne supposée mortes se réveillant par la suite, de joyeux drilles enterrant vivants des tiers pèquenaud, mais ça, un squelette tenu par une poignée de tendons qui décide de se payer une petite promenade au clair de lune... Enfin bon, merci à lui, il m'aura quand même économisé quelques ampoules...Bien bien, qu'y a t il de beau dans cette grande boite?)

Vif comme un nain déshydraté devant une bière fraiche, il profita des dégât occasionnés sur le cercueil pour finir de l'ouvrir et prendre tout ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant dedans, tibia compris, il pourrait toujours en faire des pointes de lances et de flèches. Puis il sorti du tombeau et reparti au pas de course par là ou il était arrivé, son grand sac bringuebalant sur son épaule. Partout autour, d'autres squelettes semblaient avoir été pris de la même envie de se dégourdir les jambes, et certains étaient armés.

(je savais bien que c'était un tradition stupide d'enterrer les morts, même eux viennent protester!)

Cela dit, ils n'étaient pas d'une vivacité stupéfiante, et ne le génèrent pas outre mesure dans sa retraite. d'ailleurs, ils ne semblaient pas faire vraiment attention à lui, et se dirigeaient plutôt vers l'entrée officielle du cimetière.

(hé, c'est qu'avant de passer par dessus le mur, faudrait qu'ils apprennent à sauter ces sacs d'os)

Repassant enfin de l'autre cotés du mur , Maltar jeta un dernier regard en arrière. Il pu voir un groupe de 10 ou 20 personnes pénétrer dans le cimetière, armés de bric et de broque, torches à la main. Leurs mamans avaient du oublier de leurs apprendre la discrétion quand ils étaient petits. Dommage pour eux, tous les morts-vivants convergeaient maintenant en leurs direction. Aléa jecta est.

Il faudra qu'il repasse demain matin si il y pense, il y aura des inconscients à alléger de ce qui ne leurs sera plus utiles.

En attendant.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Lun 27 Déc 2010 15:14 
Avant, dans les ruelles

Ils arrivèrent enfin au cimetière, théâtre de la résurrection de bien des cadavres. Depheline n’avait pas eu besoin de demander à Serpent de garder le silence, mais elle dut solliciter Sforgia qui avait une incroyable propension à la prise de parole inopinée. Ça avait bien sûr de quoi faire sourire la jeune femme mais lorsqu’ils étaient en situation de tel danger, à proximité de ce nid de charognes, tout devait se faire dans la plus grande discrétion possible. Ainsi, Depheline ne tarda pas à inviter les deux autres à se faufiler derrières le muret pour observer par-dessus ce dernier.

Les premières lueurs du jour étaient discrètes mais rassurantes, leur permettant de voir distinctement les quelques rares silhouettes de revenants en train de prendre vie et de s’extirper des tombes souillées. Il n’y avait bien sûr pas trace de vrais vivants procédant à un drôle de rituel, et cela n’avait rien d’étonnant. Il planait dans cette ville de drôles de légendes sur ce cimetière, racontant que dans ses profondeurs se dressait tout un réseau d’infâmes galeries. Personne n’était en mesure de dire avec exactitude la raison de leur existence mais la belle rousse savait que pour trouver la cause de ce fléau, ils allaient devoir y pénétrer, sans autre alternative possible.

Le rugissement d’un mort sans doute tout fraîchement né d’une tombe proche fit sursauter Depheline qui entraîna la chute de quelques pavés du muret bas au sol, alors qu’elle était appuyée contre ce dernier. Elle qui parlait de discrétion, elle en était en réalité la parfaite antithèse. L’attention de quelques morts vivants avait sans doute été retenue et elle attrapa ses deux compatriotes par les poignets pour les entraîner un peu plus loin, cachée sous sa cape de dissimulation qui allait la protéger des regards indésirables des créatures sans âme.


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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Lun 27 Déc 2010 15:55 
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"Bain de minuit" au port
Rencontre de rue
Zombies Party
Le feux ça brûle !! et l'eau..
Rencontre autour du feu.. enfin...

oh ! vous avez un sens du rapprochement qui me plait énormement, je trouve chuchota Sforgia sous la cape.

(Et si je disais un truc intelligent pour justifier ma survit...)

Désolé de poser la question mais on va affronté qui au juste ? il n'y que 2 individus possibles pouvant expliquer la nuée de mort-vivant que nous avons rencontré : soit on a affaire à un nécromancien soit une Liche... Et personnellement, je préfèrerai la 1ère possibilité... Pour faire cesser tout ce bordel, on doit trouver le catalyseur: essence, esprit, objet ....enfin peut importe, il faut briser le liant ou au mieux le sceau et le cercle d'invocation arbitrant le sort

Il marqua un pause pour réfléchir puis repris :

Il doit être dans des catacombes ou un endroit de ce genre comme ça il a matière à ne pas être embêter et autant de corps qu'il veut à disposition... en tout cas faudrait ce décider à faire quelques choses mais le faire vite : je suggère qu'on bouge et qu'on trouve l'entrée d'un cloaque ou bien d'un caveau. Il a du forcé l'entrée donc en trouver un d'ouvert devrai être le bon.

Il jeta un œil en dehors de la cape de dissimulation, les mort animés semblait pour le moment erré dans objectif précis.
(Ils ont pas d'ordre précis pour le moment.. )
Puis son ouie lui permit de d'entendre près de l'entré du cimetière des bruits de déplacement. Des déplacements précis, discret et silencieux en tout cas quelqu'un de bien vivant vu les battements de cœur.

Quelqu'un arrive.. mais j'ignore ces intentions en tout cas, c'est un personne maitrisant bien ces déplacements avec discrétion.. Si je n'étais pas aussi tendu je n'aurais rien remarqué.

Il prépara mentalement son sort de décharge, et le chargea le pouvoir dans sa main.

Mon arc électrique ne peut pas les tuer mais il peut toujours servir.. y du gaz de décomposition dans l'air... Mais c'est en dernier recours, qui se soit .. l'invocateur de tout ceci doit avoir mis en place un contrôle pour voir à travers les yeux des corps qu'il contrôle. Je suggère un de trouver l'entrée de sa cache et au plus vite

_________________
Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
Sforgia, mage, lv 1


Dernière édition par Sforgia le Mar 11 Jan 2011 02:19, édité 1 fois.

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