L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Ven 28 Jan 2011 23:38 
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Sforgia regarda passé Depheline, son petit rire ne lui ôta rien de son argument et il continua de sourire de façon charmeuse, il aida le jeune Shoni à se relever en hésitant à la dépoussiérer… son geste aurait encore mal perçu par la mage, qui se méfiait toujours de lui, on dirait.
Et il emboita le pas à la compagnie pour descendre le passage.
-jolie et intelligente, j’adore… mais, c’est pas tant le bruit qui me gêne… le contrôle des morts permet de voir aussi à travers eux et de savoir si un réanimé est re-mort si je puis dire… Tu m’arrête si je dis une sombre ânerie très chère !

Il réfléchit à une solution d’esquive mais rien ne lui vint, l’accès est trop étroit pour passer sans être aperçu.

-Il y aurait pas un moyen de les stupéfier ou de les obliger à regarder le mur ou une autre direction , je pense que et j’espère qu’on pourra garder notre intrusion le plus longtemps cachée.

Il soupira et haussa les épaules
-De tout façon je vais me ranger du l’avis général sinon je vais passer pour le pinailleur du groupe… je demande juste qu’on soit sur que rien d’autre ne soit possible avant de faire le plan B.
Sachant pertinemment le résultat des votes, il chargea son sort et attendit que la mage tire la première pour assister sa magie. Malgré tout il restait pensif cherchant et observant pour comprendre et découvrir des indices ou des choses intéressantes dans cet endroit lugubre.
Au travers de la magie noire, il perçut de ci de là des titillements de magies autres : y aurait il d'autres sources de magies ici ? des être vivants captif ?

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Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Sam 29 Jan 2011 23:28 
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Le cimetière. Chapitre 1 : Une rencontre fortuite

Chapitre 2 : De l'Enfer aux Enfers


Erebor ne s’attendait pas à voir quelque chose ou quelqu’un de bien vivant aussi rapidement. Il y avait, sous les lueurs d’un arceau bleuté puis sous les étincelles flamboyantes d’une maigre bougie, un beau jeune homme souligné d’une cape blanche, une femme à la poitrine élégante et aux cheveux roux, un petit personnage érudit qui semblait s’y connaitre en tombeaux et une jeune femme toute tremblante qui pointait son arme vers le nouvel arrivant.

Rassuré maintenant puisqu’ils s’étaient tous présenté, Erebor esquissa un léger sourire à Depheline. Sans l’avoir prémédité, Shôni, aussi maladroite qu’un gobelin lépreux, fit claquer le mur derrière elle et grâce à un mécanisme ingénieux alliant poulie et rouages, le mur laissait place enfin à une ouverture d’om une magie noire émanait, selon les dires de Sforgia. Rapide fut le choix de l’ordre dans lequel le petit groupe allait s’y engouffrer. Erebor fut content de savoir qu’il serait suivit par Depheline. Elle lui semblait être une mage douée qui pouvait être capable d’assurer ses arrières. Emboitant le pas sur Serpent, stoïque et au moral incassable, il s’engagea sans aucune hésitation dans la petite alcôve fraichement accessible.

« Encore des marches !? Mais jusqu’où descendrons-nous ainsi ? Les enfers ne seront nourris de nains … en tout cas pas pour l’instant » dit-il quand il vit les premières traces d’escaliers.

Quelques dizaines de marches plus tard, Serpent fit halte. Erebor s’était décalé sur la droite pour essayer de voir ce qui avait provoqué chez lui un léger mouvement de recul, incertain. Il y avait deux squelettes en armure rouillée par le temps de part et d’autre d’une grande porte, rouillée aussi. Soutenus par des hallebardes, rouillées certes mais surtout tranchantes ; ils étaient immobiles comme des gargouilles plus que des statues.
Serpent avait un moyen de les éliminer sans avoir recours aux flux magiques mais Depheline exposa humblement sa tactique qui plus énormément à Erebor. Il était question de déchiqueter, charge et dégâts brutaux. Sans le moindre bruit, Erebor leva son pouce droit comme signe d’acquiescement mais surtout pour dire qu’il était prés à charger le garde de gauche.

« Il serait peut-être préférable que Sforgia accompagne Serpent. Si Serpent se faisait toucher, il pourrait l’aider avec une bonne boule de magie ou quelque autre sortilège diabolique. Shôni resterait en arrière pour venir en aide à qui le demanderais. Sa rapidité pourrais nous être plus utile pour une contre-attaque en cas de pépin »

Attendant quelconque signe d’acquiescement, Erebor fixait toujours les deux gardes dans l’espoir qu’ils ne bougent pas d’un cran.


Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfers

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Dernière édition par Erebor le Ven 4 Fév 2011 20:02, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 30 Jan 2011 13:47 
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Intervention GMique pour Serpent :


11 : Echec de l'action sur les deux être squeletiques à faucher.
71 : Réussite sur un seul des deux à faucher.

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 Sujet du message: Re: Le cimetière
MessagePosté: Dim 30 Jan 2011 14:01 
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« Ainsi soit-il ! », murmuré-je en signe d'accord pour le plan du nain et de Depheline. Je me retourne alors vers Sforgia, l'obscurité ne lui permet pas de voir mon regard, seul mon masque de fer, à peine visible sous la lueur lointaine des deux torches de la porte gardée, lui fait face.

« Soit l'ombre, mage ! Collé au mur, rapide et silencieux. »

Je lui confie ma cape de dissimulation, une très belle cape à capuche de qualité, blanche comme la parure d'une colombe.

« Rassure toi, elle est enchantée pour se fondre dans le décor aux yeux de ceux qui ne doivent pas te voir... tu en auras bien plus besoin que moi. » Sur ces mots, je me glisse tel un serpent le long du mur de gauche, m'unissant avec la grâce d'un félin dans l'obscurité de la salle.

Sûr de mon entreprise, je laisse aux autres une confiance aveugle, ne me retournant même pas pour vérifier que le plan est appliqué, focalisé sur une chose : l'élimination pure, simple et rapide des cibles que l'on m'a confiées. Je me sens excité comme une puce car c'est là ma première mission discrète. Je revois les héros des livres que j'avais lus dans ma jeunesse, avec le grand Sitz Chevalero ou encore Alatir l'assassin du credo. Mes nerfs tendus et les pupilles élargies pour capter la lumière, un léger mouvement du poignet fait ressortir mes griffes du gantelet dans un chuintement de ferraille.

Plus qu'une dizaine de pas avant mon entrée en scène, je serre le poing et le desserre compulsivement. Cinq pas à présent, le visage morbide du gardien de gauche fixe l'obscurité en face de lui, il ne me voit pas, dissimulé à sa droite. Je m'immobilise avec un signe d'arrêt adressé à mon compagnon mage. Une fois que j'aurais frappé et mis les deux gardiens dans une position de faiblesse, Erebor chargerait et n'aurait aucun mal à en finir. Nous n'aurions même pas besoin, pour le moment, de la rôdeuse et des deux mages.

(Il faut que je les désarme, ou alors que je tente de les faire chuter au sol... Ou je me focalise sur un seul comme il en a été décidé... Non! Je peux les faire chuter tous deux ! Comment suis-je censé tuer un tas d'os avec une arme tranchante ? Erebor se chargera d'eux une fois au sol !)

Je recule de quelque pas, prenant garde à ne pas bousculer Sforgia, et m'élance soudainement de toute ma vitesse, surgissant dans la lumière, le cœur battant à tout rompre. Les squelettes ont à peine le temps d'effectuer un quart de tour que je me jette au sol et d'un mouvement de ciseaux qui s'ouvrent, j'envoie violemment ma jambe droite frapper l'arrière des genoux du premier squelette qui s'effondre dans un fracas d'armure. J'échappe de justesse à sa hallebarde, qui tombe elle aussi en roulant sur le côté. Puis, je me recule à l'aide de mes bras avant de m'aider de la porte de fer rouillée pour me redresser, alors que le second squelette que je n'ai pas réussi à faucher me menace déjà de son arme d’haste.

(Le loupe pas, nain !), pensé-je en fixant les orbites vides du mort braquées sur moi.

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    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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     Sujet du message: Re: Le cimetière
    MessagePosté: Dim 30 Jan 2011 18:15 
    Depheline était satisfaite de voir que les choses avançaient dans le bon sens. Il n’était bien entendu pas possible d’immobiliser les deux adversaires avant de les combattre et lorsqu’Erebor proposa de revoir quelque peu l’organisation du combat, la jeune mage ne put que se montrer d’accord. Ainsi donc, elle resterait, ainsi que Sforgia, en retrait sous la cape, proche de la bataille pour être sûr de pouvoir intervenir à la moindre occasion. Mais si l’humaine disposait encore de toute sa réserve de magie, il n’en était pas de même pour le second mage de l’équipe qui avait déjà utilisé un peu de son pouvoir pour faire un arc électrique.

    « Sforgia, économise ton pouvoir un maximum, vraiment, c’est important, car là tu en as déjà perdu ! »

    Voyant Serpent s’élancer seul au combat, Depheline se dépêcha de rabattre sa cape de dissimulation sur son visage et de projeter Erebor directement sur le devant de la scène, l’envoyant en direction du second adversaire. Sa force était certes pitoyable, mais elle suffit néanmoins à intimer au nain de se presser et à lui donner l’élan nécessaire pour débuter son intervention. Serpent avait renversé un squelette armé au sol, mais il restait toujours le deuxième, qui était une réelle menace pour le voleur…

    « Courage, on est là au cas où ! Shôni, le squelette à terre, vite, c’est notre veine ! »

    S’approchant avec discrétion, accroupie, au milieu de la pièce, Depheline savait qu’il n’y avait quasiment aucune chance d’être la cible d’attaque puisque les deux mort-vivants avaient à présent bien d’autres chats à fouetter. Elle se tenait simplement prête à réagir à tout moment, l’angoisse au ventre, réunissant déjà ses fluides dans ses membres pour pouvoir les expulser violemment à la première occasion dangereuse pour Erebor, Shôni ou Serpent.


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     Sujet du message: Re: Le cimetière
    MessagePosté: Mer 2 Fév 2011 01:09 
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    Sforgia avait vu la scène se dérouler à grande vitesse mais ses yeux vifs n'en avait pas rater un seul détail : position, perspective et opportunités...

    il voyait Shôni hésitante mais bien camper sur ses pieds et espérait une action de sa part.

    Son cerveau se mit à effectuer un balai de réflexion intense et son regard semblait presque entrevoir les vecteurs de trajectoires possibles de tous ce qui bougeaient. Il avançait sous cape passant derrière les gardes sans se faire repérer et sans gêner Serpent qui avait initié le combat, s'était à présent retrouver à terre et faisait face à la menace d'un garde bien décidé à trancher ce dernier.

    était ce une hallucination dû au stress de l'action en déroulement ?

    (peut importe... je vois, je peux savoir et je peux peut être aider)

    Mais les conseils de la mage lui revenaient en tête : économiser.... Et bien qu'il soit endurant ce n'est pas en ce domaine ci où c'était le plus flagrant, de plus l'effort pour produire l'arc électrique l'avait pas vider de ses réserves magiques mais plutôt épuiser mentalement. Contrôler le flux, il savait parfaitement le faire car il l'avait appris... Concentrer le pouvoir et le flux, pareillement... Libérer le flux, rien de plus simple mais les 3 en même temps et de manière contrôler cela l'avait demander un effort mentale considérable qu'il n'avait pas du tout envi de montrer aux autres d'autant que des perles de sueur faisait briller ses tempes.

    Les droites, les vecteurs se dessinaient et s'effaçaient rapidement dans un ballet continu.
    Ses yeux étaient exorbités mais vif et alerte devant le flots d'information mais ils y avaient trop, beaucoup trop....
    (mal de crâne...)

    et surtout tous ne lui était pas directement utile.

    (faire le tri et isoler l'important..)

    Il cherchait dans cette scène qu'il percevait à présent au ralenti

    ( cour d'anatomie premier cycle..)

    Il ne regardait plus que le garde encore debout qui menaçait Serpent tandis que Erebor dégageait facilement son arme et armait un coup dévastateur sur le garde à terre.

    ( Pelvis antérieur, ilium Postérieur gauche et jointure sacro-illiac. tête fémoral gauche bien visible....)

    sans réfléchir dans un mouvement rigide et halluciné, il donna un coup de talon sur le sacrum du squelette menaçant en visant la jointure.

    Avant même qu'il eut réaliser son geste, le garde la jambe qui chancela sur son appui gauche déséquilibre que la Guisarme semblait accentuée.
    il pensa "qu'ai-je fait" mais cria tout autre chose sans trop réfléchir :

    -Shôni ! Fauche lui les jambes ! Serpent bouge toi !

    (j'ignore si mon acte a eu un quelconque effet mais j'ai pas réfléchis donc....)

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     Sujet du message: Re: Le cimetière
    MessagePosté: Ven 4 Fév 2011 20:00 
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    Le cimetière. Chapitre 2 : De l'Enfer aux Enfers

    Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfers

    Verset I


    Satisfait de savoir que son plan fut approuvé, Erebor empoigna tant bien que mal malgré la petitesse de l’espace, sa hache. Elle n’était pas aussi impressionnante que les hallebardes mais était, selon Erebor, assez efficace pour réussir à mettre à bas le squelette qui lui avait désigné comme SA cible.
    Erebor ne vit même pas Serpent longer le mur à sa gauche tellement il était discret et furtif. Dans un élan de rapidité, il fit chuter plus que tomber un des deux gardes. Quand Depheline tenta tant bien que mal de le pousser vers le second cadavre décharné, Erebor compris sans le moindre doute que le moment où il allait entrer en action était venu. Il allait enfin pouvoir prouver de quoi ses bras forgés face à l’adversité et dont il était, il faut l’avouer, très fier, étaient capables. La hache en main et l’assurance au ventre, sur la tape de Depheline, il s’élança vers le squelette qui menaçait à présent Serpent.

    « Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! » crie-t-il dans sa barbe et avec rage.

    Le squelette, sous cet assaut, inclina son arme dans l’espoir de pouvoir contrer la charge du nain. Mais en vain ! Erebor vint s’écraser contre le thorax du squelette qui, sous la force du contact, goutta l’oxyde de fer qui recouvrait la porte en fer, seulement situé à 50cm de lui.

    « Depheline ! A toi ! »


    Le cimetière. Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfer, Verset II

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    Dernière édition par Erebor le Mer 23 Fév 2011 17:23, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Le cimetière
    MessagePosté: Mar 8 Fév 2011 02:01 
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    Le temps semble toujours se figer dans ces moments-là, quand l'adrénaline embrase vos sens et explose dans votre tête comme un avertissement sonore. Le choc brutal de la charge du nain expédie le squelette restant contre la porte, qui s'ouvre violemment et sans cérémonie. Il venait d'envoyé le guerrier mort-vivant de l'autre coté dans une cacophonie monumentale, puis la porte de fer était lentement revenue se refermer, dans un glaçant grincement plaintif.

    J'ai juste le temps de me retirer de la zone d'impact de la hache et de son encaisseur. Avec un puissant élan de rage, je donne un coup de pied bien senti dans le crâne du guerrier-squelette que j'avais fauché en premier et qui se relève péniblement de sa chute. Mon coup envoie brusquement valdinguer la source de commande de ses mouvements au fin fond de la salle et son corps décapité reste un moment immobile avant de se disloquer en tas d'os.

    Je regarde alors un instant la magicienne rousse, encore tremblante d'inquiétude à mon égard, puis Shôni, qui est restée tétanisée tout le long du combat. Sforgia, en défense, semble prêt à intervenir et le nain Erebor récupère de sa charge en réarmant sa hache sur son épaule.

    Les deux gardiens semblent bel et bien réduits au silence et c'est avec une certaine fierté que je partage un regard appréciateur avec mes compagnons.

    « Je crois que vu le tintamarre qu'on a fait, l'heure n'est plus à la discrétion ! »

    Et, joignant l'acte aux paroles, je donne un coup de pied dans la porte de fer à demi ouverte et m'apprête, toutes griffes dehors, à accueillir notre destin, qui justement était bien là au rendez-vous sous forme d'une salle circulaire, éclairée par un chandelier tombant du plafond en clé de voûte et de nombreuses torches disposées aux murs. Deux escaliers courts partent de part et d'autre de l'entrée, rejoignant le centre de la salle. Parmi les sarcophages et cercueils ouverts, un groupe de morts-vivants patibulaires et plutôt frais pour des zombies, si on y regarde de plus près, nous regardent de leurs yeux fixes et blancs.

    Il sont cinq. Un Homme chauve dont la peau grisâtre colle à ses os, armé d'une épée courte et d'une besantine de cuir clouté. Un autre aux cheveux ras, plutôt lourdaud et dont la panse proéminente s'extrait d'une chemise de maille abîmée, est armé d'un glaive. Accroupie au sol, une femme à la tignasse poisseuse et à demi arrachée, le teint livide et dont la joue s'orne d'une balafre suintante, agrippe sa main sur une massue primitive. Le tableau se termine finalement avec, en fond de salle, deux cadavres ambulants gardant une autre porte plus solide que la première. Deux zombies de grandes tailles, portant des casques et des armures rouillées aux couleurs de la famille Danterelle nous fixent méchamment, mais sans donner l'impression de vouloir quitter leur poste. Par contre, cette motivation ne semble pas manquer aux trois autres qui se ruent sur nous à grand renfort de meuglement d'outre-tombe.

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       Sujet du message: Re: Le cimetière
      MessagePosté: Mer 9 Fév 2011 22:53 
      Pendant que les squelettes étaient envoyés de tous les côtés dans la pièce rectangulaire faiblement éclairée, Depheline n’avait pas cessé de trembler pour ses compagnons envoyés au corps à corps. Elle, elle n’avait rien à craindre puisqu’elle était protégée sous sa cape et n’attirait donc que trop peu l’attention des mort-vivants. Mais ceux qui les malmenaient risquaient à tout moment une contre-attaque violente. Heureusement, les revenants furent bien vite maîtrisés et la jeune femme put constater que personne n’était blessé, simplement essoufflé et quelque peu affaibli par les efforts que le combat leur avait demandés.

      La mage se redressa alors, tentant d’observer ce qui pouvait bien se cacher derrière ces terribles portes. Elles étaient terribles du fait de la mort qu’elle sentait émaner de ces dernières et sentait bien qu’ils touchaient à leur but : mettre la main sur ce Nécromancien pour enfin débarrasser la ville de son fléau. Elle se félicitait intérieurement d’avoir économisé ses pouvoirs magiques et fut soulagée qu’il en fût été de même pour Sforgia. Ce n’était pas juste que la magie ne soit pas quelque chose d’illimitée, utilisable selon le bon vouloir de tout un chacun, mais l’heure n’était absolument pas à la réflexion métaphysique sur l’ordre naturel des choses et elle se devait de se préparer enfin à l’action.

      Depheline allait enfin pouvoir laisser s’exprimer le feu qui brûlait en elle et qu’elle avait dû contenir pour le bien de tous, leur protection future, alors que les portes s’ouvraient à la volée, poussées par Serpent à la suite du squelette qui les avait défoncées.

      Sentant son cœur battre à tout rompre, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé capable de se démener, elle s’avança vers leurs adversaires, presque aussi nombreux qu’eux. Puisque le moment d’agir était venu, Depheline força son esprit à concentrer de manière extrêmement rapide et puissante le feu dans ses poings, transformant par la même occasion la fragile femme qu’elle était en une véritable bombe incendiaire redoutable. Elle ne se reconnaissait que trop peu car elle semblait agir de sang-froid, simplement parce qu’il le fallait, sans colère et sans hargne, faisant simplement son devoir.

      Elle qui était une femme vivant pleinement dans l’émotion, la crainte, l’angoisse ou l’exaltation, en cet instant, tout semblait avoir été balayé par la puissance des flammes. Elle relâcha finalement toute la puissance de sa magie en direction de l'homme rachitique armée d'une épée courte. Dans une détonante explosion lumineuse, la boule, aussi grande qu’un ballon, percuta de plein fouet sa cible qui lâcha un puissant hurlement avant de s’effondrer au sol, mortellement blessé.

      Depheline n’avait pourtant pas pu profiter de cet instant de satisfaction qu’elle aurait dû savourer pleinement car un épais brouillard de ténèbres, magique, s’était abattu sur elle sans prévenir, brûlant l’intérieur de son corps comme s’il était en train d’être asphyxié. Sans doute sa cible avait-elle fait usage de sa magie pour la neutraliser...

      Elle voulut parler, mais le son ne semblait plus exister, dans cette effroyable bulle d’ombre à l’intérieur de laquelle elle avait l’impression de flotter. Tout autour d’elle semblait avoir disparu et plutôt que de réfléchir à comment se libérer de cette prison maléfique, elle finit par céder à la panique, redevenant la Depheline émotive qu’elle avait cessé d’être quelques instants pour mener à bien son irrémédiable tâche…

      Ils étaient débarrassés d'un redoutable ennemi revenant aux pouvoirs magiques, mais avaient également perdu Depheline pour quelques instants...


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       Sujet du message: Re: Le cimetière
      MessagePosté: Sam 12 Fév 2011 00:54 
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      Précédemment, au cimetière.

      Une peur profonde, primitive, écrasante s'était emparée du corps de Shôni. Son épée, trop lourde pour son corps maigre et affamé, n'avait pas quitté le sol depuis qu'elle avait pris position en retrait. Pourtant, depuis leur rencontre au cimetière jusqu'à leur arrivée dans cette pièce, elle n'avait cessé de répéter qu'elle pouvait se battre, qu'elle pouvait être utile... Qui donc avait-elle essayé de persuader à cet instant ?

      Dans sa tête, une violente dispute venait d'éclater. Une des voix, puissante et téméraire, la poussait à s'élancer vers l'une des créature. Une autre, plaignante mais pas moins faible, la suppliait de ne pas bouger, de penser à son manque d'expérience et à ce qui pourrait lui arriver. Une troisième, inconnue, tranchante, la priait de se dépêcher avant qu'il ne soit trop tard, quoi qu'elle décide. Dans ce torrent de paroles silencieuses, elle perçut à peine la voix de Depheline la prier d'achever le monstre squelettique qui se tortillait à terre.

      Et elle ne bougea pas. Pas plus lorsque ce fut au tour de Sforgia de solliciter son aide. La seule réaction qui en découla fut un sanglot honteux, longtemps gardé au fond d'elle-même. La bataille était désormais terminée, sans elle une fois de plus.

      Sans un mot, le regard à terre, elle avança dans leur direction d'un pas lourd, enjambant les os qui jonchaient le sol. Heureusement, ils s'étaient très bien débrouillés sans elle... D'ailleurs, Shôni fût infiniment reconnaissante envers Serpent de ne pas avoir souligné son manque d'action. Bien au contraire, il s'était précipité vers la porte qu'il avait aussitôt défoncée d'un grand coup de pied. Le vieux bois grinça mais tourna quand même, révélant à ses yeux craintifs une vérité plus terrible encore...

      Ils n'étaient pas seuls. Non, bien sûr, elle savait qu'il y avait toutes sortes de créatures qui se trouvaient dans le cimetière, mais la jeune femme ne se doutait pas qu'ils allaient rencontrer ce qui semblait être des vivants... L'étaient-ils vraiment ? A cette distance il lui était impossible de l'affirmer, néanmoins, leur pouvoir était bien réel. Ils avaient quelque chose de plus que les autres.

      A leur vue, elle eût un mouvement de recul, plaquant une main sur sa bouche grande ouverte. Ils étaient repérés, c'était sûr, aucune chance de s'échapper sans combattre. Elle n'avait plus le choix désormais, l'heure n'était plus aux doutes ni aux craintes. Ne rien faire, c'était courir à sa perte. Tremblante, elle s'avança vers Serpent et posa une main sur son bras, le fixant d'un regard terrifié. Elle ravala ses larmes.


      « Dites moi ce que... » Dit-elle d'une voix faible, avant de s'arrêter brusquement.

      Les ombres qui se trouvaient précédemment au centre de la pièce s'étaient mises à courir dans leur direction, armes levées en l'air. La jeune femme voulut bouger mais ses jambes refusèrent de faire la moindre mouvement. L'instant d'après, il était déjà trop tard.

      Des trois ombres, il n'y avait qu'une femme. Pouvait-on vraiment parler d'humanité dans son cas ? Son attitude n'avait rien d'humain, elle se déplaçait telle une bête, courant à l'aide de ses quatre membres dans la direction de Shôni, même son regard semblait animé d'une rage animale, primitive, infinie. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de la rôdeuse, elle lui sauta dessus de toutes ses forces, les faisant basculer, elle et la jeune femme, dans la salle précédente où les restes de squelettes parsemaient toujours le sol. Le choc fût brutal et Shôni roula sur quelques mètres avant de s'arrêter enfin, assaillie déjà de multiples douleurs. L'attaque, de ce qu'elle nomma la Sauvage, fut si inattendue qu'elle n'avait pas eu le temps de se rattraper. Pire encore elle avait lâché son arme, arme qui se trouvait maintenant à la limite entre cette salle et la suivante, c'est à dire entre elle et la Sauvage... Aucun espoir de la récupérer.

      Alors qu'elle se relevait péniblement, son adversaire fondit à nouveau sur elle, ne lui laissant pas un seul instant de répit. Shôni, qui était accroupie à ce moment-là, s'étala à terre, sur le dos, et son assaillante en profita pour la surmonter. Une bête, il n'y avait pas d'autre mot pour désigner une telle chose. Un sourire fou se dessina sur son visage au teint livide et sa langue racla ses lèvres creuses tel un crapaud, laissant tomber sur la joue de Shôni un mince filet de salive. Elle frappa d'un grand coup le sol à l'aide de sa masse, à quelques centimètres à peine de la rôdeuse qui se mit à crier, terrifiée d'être dans une telle position de faiblesse. La Sauvage était penchée sur son corps et ses yeux exorbités semblaient se délecter de la peur grandissante de sa proie.


      « Écraser ton si beau visage, réduire en miette ces lèvres si délicieuses... Oh ça ME PLAÎT ! » S'écria-t-elle d'une voix démente, presque irréelle.

      « Non, je vous en supplie... Laissez-moi partir, je ne veux pas ! Laissez-moi ! AU SECOURS ! » Pleurnicha la rôdeuse d'une voix faible, cassée, pitoyable. Ses mains tentaient, en vain, de repousser la vile créature qui se délectait de ses cris et de ses tremblements. L'Animale leva lentement sa masse au-dessus de la tête de Shôni, dans une grâce étonnante pour sa bestialité. Secouée de sanglots, la rôdeuse tourna son visage sur le côté et mis ses bras devant celui-ci, espérant se protéger tant bien que mal, quand soudain, une idée lui vînt en tête.

      Les os. La salle était pleine d'os des gardes squelettes que ses compagnons avaient décimés quelques minutes plus tôt. Sans réfléchir, uniquement guidée par son instinct elle saisit un os qui traînait à quelques centimètres, l'agrippa à deux mains, tendit ses bras et le plaça net dans la trajectoire de la masse, qui s'abattait déjà vers son visage. Ses coudes heurtèrent avec violence le sol mais l'os ne céda pas, bloquant toujours l'arme de son adversaire.


      « Tu pensais SÉRIEUSEMENT m'avoir avec cela ? Pour qui me prends-tu sale gamine ? Cracha la Sauvage, les yeux exorbités de rage. Pour moi, tu n'es qu'un rat de plus à écraser ma belle. Lâche-moi ça tout de suite, je n'ai pas de temps à perdre ! » Dit-elle d'une voix qu'elle tentait de rendre calme. Joignant le geste à la parole, elle lâcha sa masse et attrapa à deux mains l'os que tenait Shôni. La jeune femme y vit sa chance. D'un geste vif elle lâcha l'os et tenta de saisir la masse... Qui lui fila entre les doigts. A nouveau, la Sauvage la tenait dans sa main.

      « Je t'ai demandé pour qui tu me prenais, idiote ! Comment aurais-je pu me faire avoir par une chose pareille ? Stupide, tu es stupide ! STUPIDE ! STUPIDE ! STUPIDE ! » Se mit-elle à cracher tel un refrain.

      L'instant d'après, Shôni hurla.

      Dans le but de la punir très certainement, l'Animale avait maintenu le bras gauche de la rôdeuse au sol et, d'un coup sec, abattît sa masse sur son avant-bras. On entendit un craquement sinistre, suivi des plaintes déchirantes de la jeune femme. Sans aucun doute, il était brisé. La douleur était insupportable pour Shôni qui encore jamais ne s'était blessée réellement.


      « Aidez-moi ! Je vous en prie ! Au secours... Au secours ! AIDEZ-MOI ! »

      _________________
      Fiche de Shôni, rôdeuse de niveau 1.


      Dernière édition par Shôni le Dim 27 Fév 2011 23:56, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Re: Le cimetière
      MessagePosté: Dim 13 Fév 2011 20:57 
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      Sforgia avait disparu sous la cape d'invisibilité et s'était faufilé très rapidement dans la salle le dos collé au mur comme une ombre, il esquivait l'entame de ce combat.
      Mais il gardait un œil sur son déroulement.
      La salle était bien éclairé pour une crypte.

      (étrange.....)

      Il jeta un œil aux 2 gardes toujours immobiles au centre, et leva les yeux sur le gros chandelier en plafonnier.

      ( Si seulement il pouvait leur tomber dessus serai radical...)

      Mais lui ne pouvait rien faire contre la grosse chaine qui tenait lieu d'ancrage. Par contre, il pensa à Delphine, et se mit à décrocher 2 torches des murs.
      Il fila loin derrière les gardes et se mis à faire des signaux la mage dans le plus grand silence, espérant qu'elle le verrait et comprendrait.

      (Si les 2 gardes s'aperçoivent de ma présence... un sprint enfin si j'en ai le temps...)

      Puis il vit Shôni en grande difficulté, il devait faire un choix et vite.

      Il pris sa décision et rejoignit rapidement ses compagnons et lança une torche sur la femelle morte-vivante en priant pour faire mouche.

      _________________
      Je voyage vers là-bas en espérant arriver quelque part ou pas loin de par ici.
      Sforgia, mage, lv 1


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       Sujet du message: Re: Le cimetière
      MessagePosté: Mer 23 Fév 2011 17:15 
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      Le cimetière. Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfers

      Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfers

      Verset II


      Le son de la porte qui grinça juste avant de tomber sur le sol glacé racla sur les dents d’Erebor. Il venait d’achever un squelette et maintenant il se retrouvait devant cinq autres.
      Non ! Ce n’était pas vraiment des squelettes comme ils avaient affronté précédemment. Ceux-ci étaient charnus et mieux armés et protégés. Des Zombies ? Oui c’étaient bien des zombies, bien destiné à venger leurs compagnons désossés.
      Cul sec, s’était la façon dont il avalait sa salive quand il les vit les charger.
      Ensuite tout est aller très vite : Depheline fut emprisonné dans un filet ténébreux juste après avoir enflammé d’une boule de feu un zombie, Shôni fut accosté par une non charmante femelle et probablement affamé de chair tendre, Sforgia disparu de sa vue, et seul Serpent et lui étaient toujours prêt à recevoir les deux autres zombies mutants et puants qui avait levés leurs bras (ou étaient-ce des armes ?) dangereusement vers eux. Erebor s’ancra solidement sur ses bottines, contracta ses mollets et, de sa hache avide de sang, il forma un léger rempart destiné à stopper l’élan d’un des deux décharné. Serpent, toujours aussi stoïque mais svelte, adopta une position plus offensive, prêt à organiser une fulgurante attaque contre le second.
      L’instant suivant, un brasier traversa une grande partie de la salle. Il tournoyait en direction de Shôni qui avait été expulsé dans la précédente salle par sa toute nouvelle amitié, fraichement décidée à mettre fin à l’existence de Shôni, l’aventurière téméraire malgré elle. Lancer d’une précision inouïe, Erebor ne s’occupa pas davantage de son devenir. Il était trop préoccupé à se concentrer, toujours, sur les deux autres mutants qui, maintenant, étaient enragés et quasiment à portée de corps à corps.
      Il fallait réagir au plus vite. Erebor frappa d’estoc le zombie qui était à sa portée. Ce dernier tenta, tant bien que mal, d’esquiver le tranchant de la hache. Un cri strident, de derrière son épaule, changea le ton du pugilat. Erebor était trop solidement fixé sur ses appuis qu’il eu peine à se retourner pour voir ce qui avait provoqué un tel effroi chez son adversaire pour qu’il vacille étrangement juste avant de se faire découpé l’abdomen et ce qui était autour (principalement des os) par sa hache.
      Le second zombie était, lui, plus féroce et semblait ne pas être inquiet du cri. Il continuait toujours sa charge et, maintenant, affrontait Serpent dans une mêlée féroce et sanglante.

      Le cimetière. Chapitre 4 : Le diable s'invite, Verset I

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      "Rien n'existe qui n'ait au préalable était pensé" Traité de Faërie, Ismaël Mérindol, 1466


      Dernière édition par Erebor le Dim 6 Mar 2011 17:06, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Re: Le cimetière
      MessagePosté: Dim 27 Fév 2011 19:51 
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      Chaos de cris et de chutes, crépitements magiques et crissements de métal, toute une cacophonie envahit mes oreilles et c'est instinctivement que je fléchis les jambes afin d'accueillir un des opposants. Le zombie qui se jette contre moi est l'un des deux gardiens de la porte venu rééquilibrer la balance du combat, grand échalas de viande froide armé d'un glaive et d'un bouclier et dont le visage se dissimule sous un casque de maille à pointes.

      D'un violent coup de bouclier il me percute et me fait reculer en trébuchant. Ma souplesse me permet de rester debout, mais il ne s'arrête pas là et abat sa lame verticalement vers ma tête. Le sifflement se termine dans un tintement métallique désagréable sur les fines lames de mes griffes, qui par un geste de pure protection s'interposent dans la trajectoire du glaive.

      « Merde! », juré-je en apposant la force de ma seconde main pour renforcer le rempart de mes griffes qui parent la lame. Dans le regard froid de mon assaillant, le terrifiant vide de la mort et le reflet glacé de mon masque se reflètent. Un combat de force pure s'engage, le mort appuyant tout son poids sur son épée, et moi, un genou à terre, les bras en croix devant moi, je résiste tant bien que mal.

      D'un tour de rein vif, je fais ripper la lame du zombie sur le coté et à l'aide d'un de mes bras libéré, lui envoie un coup de coude vif dans le casque. Aucun effet notable, le mort-vivant se déporte d'un pas sur la gauche mais revient rapidement sur moi. J'ai à peine le temps de remettre une distance de bras entre lui et moi qu'il balance déjà un coup horizontal que j'esquive en rentrant l'abdomen de justesse.

      Son bouclier dressé entre mes griffes et son corps, je cherche du regard une faille dans sa défense. Malheureusement les seules ouvertures se font lorsqu'il me porte des coups. « Un guerrier insensible à la douleur contre un voleur pas très porté sur la bagarre. On voit déjà d'ici le tableau des résultats... » Maugré-je.

      Par contre, il semble bien moins solide que moi, ses pas sont peu assurés, dû au pourrissement avancé de ses tendons et de ses muscles. Tout en esquivant une autre de ses attaques latérales d'un bond vif en arrière, je me rends alors compte de ce qu'il est possible de faire.

      J'escalade rapidement quelques marches en reculant sous les coups du zombie en armure et le laisse s'aventurer sur un terrain moins plat. Arrivé en haut des marches, alors qu'il peine à me rejoindre, je prends un léger élan et me balance d'un saut puissant, les deux pieds en avant, sur son bouclier.

      Dans un fracas d'armure, le non-mort dévale les escaliers, relâchant son bouclier et son épée dans la chute. Pour ma part, retombant lourdement sur les pierres des marches, je contiens une protestation de douleur. Je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur des bleus, je me redresse et bondis comme un fauve, toutes griffes dehors, sur le zombie au sol. Mes deux griffes en croix sur sa gorge putride mal protégée par la maille du casque, j'abrège son calvaire, en coupant dans un décroisement violent sa tête de ses épaules.

      Le cœur battant, les côtes encore douloureuses de la réception sur les marches d'escalier, je donne un coup de pied dans la tête du zombie et regarde avec inquiétude comment s'en sortent mes compagnons.

      _________________
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      Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
        "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

        Réputation :
        ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
        ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
        ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
        ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
        ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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         Sujet du message: Re: Le cimetière
        MessagePosté: Dim 6 Mar 2011 01:27 
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        Les hurlements de Shôni furent aussitôt remplacés par ceux de la Bête. Sorgia, l'un des mages du groupe, avait balancé sa torche dans le dos de son assaillante qui tenta de se protéger de son bras gauche. Malheureusement pour elle, le feu gagna très vite le reste de son corps. Celle-ci roula sur le côté en criant comme un animal, étouffant les flammes peu à peu. Profitant de ce moment de liberté, la rôdeuse se hissa tant bien que mal sur ses jambes tremblantes, jetant un coup d'œil à sa blessure... Son bras gauche formait un angle bizarre, peu naturel à son goût, et la douleur qui en découlait en était insupportable.

        Les cris de la Sauvage diminuèrent progressivement, ne laissant place qu'à des jérémiades pitoyables et des murmures étranglés. Furieuse, elle frappait le sol de ses mains squelettiques et continuait de se rouler à terre malgré le fait que les flammes étaient désormais éteintes.


        « Je... Je... Je n'ai que faire de cette piètre défaite... Ils me vengeront... Ils nous vengeront... Ils l'ont promis ! »

        Mais Shôni, trop occupée par sa propre douleur, n'y prêta pas attention et se mit à avancer vers la porte défoncée afin de rejoindre ses compagnons.

        « Shôni... C'est toi... C'est toi, n'est-ce pas ? »

        Elle s'arrêta net, un frisson glacé dans le dos, les yeux grands ouverts. Pendant un instant, elle douta d'avoir bien entendu. Elle attendit un petit moment, tendant l'oreille cette fois, et la Sauvage lui posa la même question. La rôdeuse fit volte-face et sentit son estomac se soulever en regardant le malheureux spectacle qui s'offrait à ses yeux.

        Son adversaire était allongée sur le ventre et rampait avec lenteur vers la jeune femme. Le peu de vêtements qui drapaient son corps avaient disparus avec les flammes, dévoilant une peau rongée et noircie par le feu. Ses longs cheveux, ou plutôt ce qu'il en restait, cachaient les deux orbites, désormais vides, de la créature.


        « Qu'as-tu dit ? Parle ! Parle immédiatement ! » Cracha Shôni, déjà à bout de force. Elle se baissa pour ramasser un fémur qui traînait par là et le brandit vers son adversaire qui ne pouvait pas le voir.

        « Je t'ai dit de parler ! J'ai une arme maintenant, alors... Alors dépêche-toi ! » Murmura-t-elle, essoufflée.

        Mais il était déjà trop tard... Dans un dernier ricanement la Bête s'éteignit. Shôni aurait voulu se jeter sur elle, la secouer afin d'en tirer quelques informations, mais elle avait si peu d'énergie qu'elle ne pouvait se résoudre à la perdre en vaines tentatives. Fatiguée, accablée par la douleur de son bras brisé, la jeune femme ramassa son épée qui se trouvait à quelques mètres de la bataille et se mit à boiter vers la salle dans laquelle se trouvait ses compagnons... Vivants, espérait-elle.

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        Dernière édition par Shôni le Jeu 10 Mar 2011 03:20, édité 2 fois.

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         Sujet du message: Re: Le cimetière
        MessagePosté: Dim 6 Mar 2011 17:02 
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        Le cimetière. Chapitre 3 : Bienvenue aux Enfer, Verset II


        Chapitre 4 : Le Diable s’invite

        Verset I



        Ils étaient cinq. Non ! Plutôt dix à s’affronter dans cette grande salle où la croix des fers, les hurlements de douleur et de souffrance résonnaient sur les murs glacials et sous la voûte ténébreuse. Il y avait des décharnés à chaque coin de la pièce, et à chaque coin de la pièce il y avait un vivant qui ne se battait pas pour une cause commune mais pour sa propre survie, ici, dans un tombeau qu’ils allaient peut-être rejoindre de leur non-vivant. Les cinq compagnons agissaient isolés mais toutefois en symbiose comme s’ils avaient conçu une stratégie implacable et que les zombies s’y jeter inconsciemment.
        Mais la tournure du combat pendula en faveur des non-vivants. Au grand dam de cette compagnie de fiers aventuriers relevant les plus pires défis et affrontant le cauchemar des nombreux habitants de Dahràm, la porte qui était précédemment gardée par deux squelettes lourdement armés avait grincé.
        Etait-ce le froid qui fit que ce grincement se fit plus horrible encore que les monstres décharnés et enragés ? La porte s’ouvrait lentement laissant le plus sombre mystère dans l’esprit d’Erebor qui venait de se débarrasser tant bien que mal d’un redoutable adversaire et qui observait désormais le spectacle que ses compagnons lui offraient. Le statu quo était inquiétant : Depheline était emprisonnée dans une sphère brumeuse et sombre, Shôni manqua d’y rester sous les assauts répétés d’une sauvage créature, Serpent défis un squelette armés sur les marches d’escaliers et Sforgia réapparu inopinément.
        Il n’y avait désormais plus que des morts, vraiment morts, qui jonchaient le sol. Le grincement de la porte se fit sujet à de nombreuses frayeurs lorsqu’il s’atténua. La porte de fer noir laissait maintenant place à une cavité encore plus sombre que la nuit d’où émanait une mélopée diabolique. Que réservait encore le caveau aux cinq compagnons, qui s’étaient désormais rassemblés au centre de la pièce qui était devenue, en l’espace de quelques minutes, un véritable champ de bataille ?
        Mystérieusement, Depheline fut libérée des liens qui la tenait pour captive et inerte à tous mouvements. Tous, observaient la source de la mélopée qui s’était faite plus audible et qui résonnait machiavéliquement sous la voute et le long des parois. Dans la noirceur ténébreuse et glauque de l’alcôve, un homme capuchonné d’un sombre manteau infernal sortit et, le sourire au coin des lèvres, posa son regard noir et démonique sur les cinq personnages.

        « Bienvenue dans mon humble demeure. L’accueil vous a-t-il plu ? Excusez mes acolytes, ils n’ont pas l’habitude d’avoir des visiteurs » , dit-il d’une voix inhumaine et plutôt satanique.

        « Donnez-moi votre nom, sale fou, et je vous donnerai le mien. » , répliqua ardemment Erebor.

        « On me nomme Minas de Danterelle. Mon père se nommait Démitéros, il était Comte de Danterelle, et ma mère … oubliait là. Votre nom, maitre nain ? »

        « Erebor, fils de Draupnir. Souvenez-vous en car ce sera la dernière chose que vous apprendrez de ce monde. »

        « Hahaha, ria-t-il en réponse. Vous semblez déterminés maitre nain. Mais sachez qu’ici, vous êtes chez moi et que chez moi, personne n’en ressort. Mwahahaha », ria-t-il à nouveau.

        « Pourquoi déverser vos soldats décharnés dans les rues de la ville ? N’êtes vous pas à votre aise ici, « chez vous » ? Vous dresser contre moi a été votre pire erreur et avait fait de moi votre plus sombre cauchemars ».

        A part au plus brave des hommes, Minas de Danterelle aurait défait quiconque le regarde. Erebor n’en était pas exclu mais surmontait ses peurs quand l’image de sa mère souriante lui vint à l’esprit.

        « L'Ombre est un pôle obscur opposé au pôle éblouissant de la Lumière. L'ombre ne cherche pas à éclipser la Lumière, mais à la sculpter, la souligner, la mettre en relief. Sans le fusain de l'Ombre, la page serait vierge et vos regards aveugles. »

        « Vous voulez dire que vos actes sont fondés, et qu’ils ont tous une utilité pratique ? Souligner la Lumière ? Ne vous moquez pas de moi, Minas. »

        « Je n’oserai pas, maitre nain. A présent, vous m’excuserai mais votre repas est servi. Mangez avant qu’il ne refroidisse ! », cria-t-il tout en réunissant ses deux mains.

        Du creux de ses paumes, des foyers incandescents naissaient et de par sa magie impie, se formait des belles mais dangereuses boules de feu dont les flammes dansaient diaboliquement comme s’il elles étaient vivantes. De ses mains agiles, il envoya ses deux boules brûlantes sur le nain qui, malgré sa détermination inouïe, n’eut pas la moindre once d’échappatoire. Il plaça alors ses bras devant son visage pour tenter de se protéger tant bien que mal mais aussi rapide qu’est la foudre, il fut frappé tellement violemment qu’il fut envoyé contre le mur, dans son dos, à une vitesse incroyable. Sa tête frappa le mur, et tout aussi faiblement qu’un ivrogne, il chuta au sol. Il avait perdu conscience ou était mort. Personne ne put le dire. Il ne bougeait plus, la tête basse contre le sol.

        Le cimetière. Chapitre 4 : Le diable s'invite, Verset II

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        "Rien n'existe qui n'ait au préalable était pensé" Traité de Faërie, Ismaël Mérindol, 1466


        Dernière édition par Erebor le Lun 11 Avr 2011 18:57, édité 1 fois.

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