Chak' a écrit:
Si l'on regarde l'histoire générale (bien que je ne sois pas foncièrement pour, mais bon) les sociétés ont été d'autant plus performantes que la valeur de l'individu _ si elle existe vraiment _ s'effaçait devant la valeur de l'échange _qui elle existe réelement. Désormais la société est avant tout une collection d'individus anonymes, vaguement liés entre eux par des contrats sociaux faibles et d'autant plus dans le monde du travail actuel où les rotations de postes, les pressions, les doubles cloisonnement hiérarchiques verticaux et horizontaux empêchent la mise en place de changement radicaux.
Peux tu définir une société performante ? valeur de l'individu ? valeur de l'échange ?
"Nous ne vivrons pas d'utopie collective nous arrivons trop tard, le grand marché est déjà là. Nous devons elaborer des stratégies de survie et de contamination, par la création et la prolifération d'utopies privées, cryptées, et qui se substitueront à l'ancien ordre social... Tout ce que je sais c'est que nous vivons dans un monde dont on ne s'évade pas."
Chak' a écrit:
Je pense que les nouvelles technologies, loin de l'image qu'elles font miroiter dans le sens de groupes sociaux transfrontaliers et transculturels, renforcent encore cette individualisation sociale. En caricaturant, il est désormais plus simpel aujourd'hui de payer quelqu'un pour faire à peu près tout que de faire appel à son réseau social. Le boom des coach en est un exemple flagrant, ce n'est plus mamie (désolé pour le sexisme) qui t'apprend à faire la cuisine, mais un restaurateur à frange du sud de la France.
Ca arrange tout le monde car notre nez est aussi loin d'être le plus morvé du monde, on a pas mal de cache-col et autres écharpes sociales. D'où l'interrogation sur le pourquoi des pays plus pauvres à ne pas refuser le modèle actuel, peut-être que ça leur plairait bien aussi de se plaindre derrière une belle écharpe.
Je suis d'accord avec le premier paragraphe mais n'ai pas compris la métaphore filée du deuxième.