Maltar a écrit:
Caabon a écrit:
Maltar a écrit:
Caabon a écrit:
Maltar a écrit:
Caabon a écrit:
Depuis que j'ai quitté la fac, c'est beaucoup plus facile : fini les campagnes d'affichage agressives et culpabilisante, les slogans de toilettes, les extrémistes de tous poils et leurs farandoles d'arguments douteux.
on ne m'otera jamais de l'idée que la fac est un endroit malsain.
Malsain ? Mais non, mais non. Enfin ça dépend des facs et des campus...
y'a plein de gens entassés, et dans ce tas des individus qui définissent ce qu'est le savoir. C'est forcément malsain.
Il n'y a plus tant de gens entassés que ça dès lors que l'on atteint le niveau master, et on y trouve même des gens qui invitent à mettre en cause les définitions du savoir, voire à en créer de nouveaux, de savoirs.
des lueurs d’espoir.
Nous avions, contre toutes les règles et l'indignation de certains professeurs jaloux, fait installer un réfrigérateur dans notre salle attitrée, que nous garnissions de victuailles et de flacons, et contre l'entassement dans un RU bruyant à la cuisine sans âme, nous dressions une table propice à l'échange, à la discussion, à la découverte des plats amenés par chacun, et au dessus d'une nappe blanche nous luttions à notre manière contre la malbouffe et la perte de lien social, par exemple en proposant à des intervenants sidérés de venir s'attabler avec nous, plutôt que de manger leur sandwich piteux sur un banc triste dans un couloir gris.
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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ;
par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables.
Proverbes, 24, 3-4