Anastasie Terreblanc a écrit:
Caabon a écrit:
Anastasie Terreblanc a écrit:
Et donc je parle aussi de tout ce lexique nauséabond qu'on emploi dans la société moderne, "demande", "offre", "marché" et qui fausse complètement notre notion de ce que doit être la relation entre quelqu'un qui a des compétences à offrir et quelqu'un qui a besoin de ces compétences.
Qu'est-ce que tu trouves de nauséabond dans "demande", "offre" et "marché" ?
Faudrait voir à pas confondre des outils économiques/sociaux, aux définitions multiples, qui peuvent être très adaptés pour décrire une réalité, et les diverses théories qui les emploient.
Ce que je trouve nauséabond c'est l'emploi à outrance de ces termes qui impliquent que l'employeur est la personne qui donne et l'employé celle qui reçoit. Et le terme "marché" du travail me fait chier parce que ce qui devrait être un échange de service bénéfiques aux deux partis est finalement un marché, avec un acheteur et un vendeur. Sauf que, couplé avec les termes d'offre et de demande, c'est l'employé qui achète et l'employeur qui vend. L'employeur vend un poste à quelqu'un qui devra alors tout faire pour en être l'acheteur (cf l'article, il faut revoir ses exigences à la baisse, se remettre en question et tout le tralala pour être sûr que l'employeur nous le donnera à nous. En soit, c'est normal que l'employeur prenne le plus qualifié, mais dans la pratique ça laisse penser au demandeur qu'il n'a pas les cartes en mains pour "acheter son travail" grace à ses compétences, car ses compétences sont constamment ré évaluées et les compétences nécessaires sont constamment transformées) et l'employeur n'a plus qu'à regarder les enchères monter.
En gros on fini par imprimer comme situation normale la relation de dominant/dominé avec l'employeur, mais à cette échelle on fini par la percevoir comme une relation de tout-puissant/sous-merde.
Bon ça manque un peu d'argumentation et de pourquoi du comment mais sans déconner si je dois passer par tout ça, ça va
vraiment prendre une plombe.
A part que pour moi c'est exactement l'inverse.
revoir ses exigences à la baisse = diminuer son prix de vente personnel = être le vendeur.
Tu vends tes compétences, au prix d'un salaire et d'avantages divers et variés.
A part que dans une situation où l'offre (la quantité de potentiel travailleurs ici) est largement supérieur à la demande (la quantité de travailleurs nécessaires); c'est l'acheteur (à savoir l'employeur) qui est le maître du jeu.
C'est comme sur le marché, en pleine saison des fraises (comme maintenant), tu as 7 ou 8 marchands qui vont te proposer des fraises, toutes les meilleures, toutes au meilleurs prix.
A toi, en tant qu'acheteur potentiel, de faire jouer la concurrence, de faire baisser les prix pour obtenir ce que tu souhaites et même à faire jouer la concurrence pour avoir plus que ce qu'il souhaite à la base. (j'ai déjà négocié qu'en prenant 500g de fraises, le marchand m'offraient 250g de cerises ^^)
Au même titre, les dés sont du coté de l'employeur potentiel, qui n'hésite pas à faire baisser les prix (salaires plus faibles pour des boulots équivalents par rapport à y a quelques années, avantages moindres,...) et à augmenter ses exigences.
C'est malheureusement la réalité, on est dans les règles du marchés et il est pour l'instant déséquilibré en faveur des employeurs.