Ellébore a écrit:
Maltar a écrit:
Ellébore a écrit:
Maltar a écrit:
c'est tout l'art: faire croire à un serviteur que en fait on se rend des services

Cela rejoint, ce que je disais sur le don (j'ai peur de relancer Caabon), mais rien n'est gratuit. Un service rendu innocemment engage l'autre qu'il le veuille ou non : il est redevable.
Dans sa très grande générosité, le donateur vient de prendre le pouvoir.
Pas convaincu, cela n'est la qu'une possibilité. Et si tu pense que c'est une constante, alors je trouve que tu vis dans un monde bien triste. (cela dit, je pense que c'est PRESque une constante).
Mes propos déranges, ce que je comprends, s'ils sont interprétés en pensant que le don est un piège tendu à l'autre (ce qui est la cas dans les techniques de manipulation, de soumission et de compromission), que tout échange serait à la base dénué de générosité...
La générosité existe, mais comme le dit Guasina c'est un acte avant tout égoïste tourné vers soi. Le nier et dire, je suis généreux pour les autres, c'est à mon sens se fourvoyer et se mentir à soi-même. Ce qui n'enlève rien à la beauté du geste ni à son utilité et aux bienfaits apportés. Je ne suis pas dans ce registre.
Je dis juste que la vraie générosité, c'est d'accepter et de favoriser le contre-don afin de libérer l'autre de sa dette. Et du coup renoncer à ce petit pouvoir, à cette petite supériorité.
Donner est infiniment plus facile que de recevoir.
là encore, tout est dans le choix des mots, et les tiens son à mon sens trop fort pour approcher vraiment la réalité. Effectivement un acte généreux est un petit peu aussi tourné vers soi. On le fait aussi car on pense que l'on doit le faire et que si on ne le faisait pas on ne se sentirait pas bien? Mais est'ce là juste de l'égoïsme? N'est'ce pas justement cela, au contraire, la générosité? Sentir que l'on doit faire quelque chose pour l'autre et le faire, parce que ne pas le faire nous serait insupportable? La générosité ne serait elle pas cet état d'esprit qui nous amène à placer tout d'un coup l'autre devant nous même pour nous satisfaire?
Si non, ce mots, "générosité", n'a juste plus de raison d’exister. On ne peut pas comparer un égoïste pour soi et un égoïste pour l'autre
Quant à recevoir, oui, c'est une chose qui s'apprend que de l'accepter, et cet apprentissage peut étre long, certains n'y arriveront jamais.