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 Sujet du message: Re: Chapitre 4 : La chasse au clair de lune
MessagePosté: Jeu 30 Sep 2010 04:29 
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Inscription: Sam 27 Juin 2009 15:20
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(Un mage blanc. Ou du moins un apparenté. J'ai déjà vu Velendiel user de se maléfice sur un ours errant... mais vu l'agressivité de mon employeur, courir eut été un choix bien plus judicieux que de le calmer ! )

Un tour qui forçait l'admiration, remua-t-il assez péniblement dans son esprit. Son choix fut le bon aussi, et les deux étaient d'accord sur un point: tuer cet animal n'était pas l'unique solution. Amaryliel forçait le questionnement un peu plus loin. Pour lui, ces animaux n'étaient que des infortunés des anciens tournois qui n'ont pas eu la chance d'accéder au sentier ou, comme Rose, qui se sont aventuré en dehors.

Ils allaient combattre une puissance qui semble forcer les Dieux à oublier sa présence, qui dicte, dans un monde étrange, son précepte et ses lois, et qui tient le destin enchainé à sa sentence. Tous ici devront ouvrir les yeux pour connaître celui qui tire les ficelles. L'équipée fantastique n'en était cependant pas encore à ce point, il fallait passer cette porte.

(Toujours des portes, cet univers fantasque n'est qu'un amassais de porte et de pièces où s'entasse les soucis que la mort prodigue. Devrais-je dire... les agréments de la mort ?)

De cette macabre boutade qu'Amaryliel se fit, il sourit un bref instant puis repris son allure grave. Son humour était aussi utile que sa présence ici ; il semblait d'aucune utilité, d'aucun secours. Le jeune sorcier, après un soupir, se résolut à accepter son entichement pour les êtres aux atours de bruns ténébreux puis, se replongea dans ses pensées mais cette fois-ci destinée à Cornélius. Ce jeune humain qui le manquait inexorablement dans cette périlleuse aventure.

(Ah ! Au moins, lui, je pouvais lui faire confiance ! Je pouvais compter sur lui. Alors que là… même Rose, je ne sais de quel bord elle est. Bölin est probablement un traitre, Rose une folle à protéger, le sieur qu’on nomme Selen un individualiste prédestinée à s’en sortir. La dame, « Gwae », une violente qui décoche plus vite que sa pensée d’agit et ce jeune homme là… je ne connais pas son nom mais… il est encore plus une ombre que moi ! Bien sûr pour clouer le spectacle, il y a Epardo ! Oui, Epardo, le mythe orc ! )

Son rire reprit de plus belle tout en continuant sa longue tirade mentale.

(Il sait tout mais ne sait rien, ne doute de rien tout en doutant de tous. Fait confiance en ne s’appuyant que sur des spéculations… mais le pire c’est qu’il a déjà été à l’office noire de ce tournoi. Cela fait de lui un être très dangereux en matière de connaissance. Et, ici, la connaissance rime avec puissance. Cornélius, vous faites bien de ne pas être là !)

Toujours est-il que ces animaux, ces si mystérieuses bêtes qui auraient été – selon la pensée d’Amaryliel – d’anciens être doué de pensée plus évolué, des humains, elfes ou garorks même, n’allaient pas mourir. Que les intrigues qui se tramaient sous le nez et les cheveux du sorcier lui passaient au dessus. Il ne perdit pas courage pour autant. Son rôle devait bien être d’une certaine efficacité. Si ce n’était pas Selen qui aurait prodigué le bénéfique conseil de ruser avant de tuer le cerf ; lui, l’aurait fait, peut-être bien que… pensa-t-il un instant, que son rôle était de se sacrifier sous cette forme mais que ce personnage bizarre et puissant avait ‘piqué’ son rôle.

(Nous portons tous un masque ici. Nous souffrons tous d’un mal et notre adversaire l’utilisera sans pitié.) Siffla-t-il dans sa tête.

(Toujours les mêmes mots… Valla-Mëar. Toujours les mêmes. Ton masque, c’est de te monter sous les ténèbres, tel un fardeau insoutenable mais ça te plait, je le sais. Affronte ton destin avec ces gens et ne te montre ni méprisant, ni désagréable envers eux, ce sont tes frères tout comme cet humain l’a été pour toi !)

Il termina sa pensée ainsi, tentant de reprendre son calme et son attitude humble d’origine. Amaryliel était prêt à subir les conséquences de la bonté. Prêt à se sacrifier, même. Il lança d’un air franchement agréable à tous et en particulier au presque homme lanceur de sort :

« Excellent ! Vous sauvez une vie en charmant cet animal. La sienne… bien entendu ! Auriez-vous… l’idée que ce cerf aurait été d’une race plus douée d’esprit auparavant. C’est ce que je crois, en tout cas. Mais peu importe me diriez-vous, le plus important est d’avancer. »

Tous attendirent le résultat des bois-clés sur la porte. Tous attendirent la sortie, la suite, la sombre avancée de cette aventure.
Gardant une sorte de sérieux, le jeune suiveur des ombres lança un sourire convaincu à l’assemblée. Peu importe ce que penser les autres, lui, il était apte à en découdre… enfin, plus qu’à son arrivée dans le « grand » groupe.
Les choses étant ce qu’elles sont, il n’avait plus qu’à attendre.

(Cela va marcher, je le sens.)

_________________
Valla-Meär Amaryliel Il Alamitz
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 Sujet du message: Re: Chapitre 4 : La chasse au clair de lune
MessagePosté: Sam 2 Oct 2010 01:16 
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Inscription: Sam 29 Nov 2008 22:29
Messages: 3115
Localisation: Derrière vous. Prêt à vous caressez la jugulaire et extraire la vie pour donner la mort...
Je m’éveillai d’un long sommeil sans rêves ni saveurs…
Je ne me souvenais pas m’être endormi, et la bizarre impression d’avoir été absent plus qu’il ne s’en fallait me troubla immédiatement.
D’ailleurs, même mes souvenirs étaient flous… Je me souvins d’Arhos, du groupe… oui, nous nous entretenions… de quoi déjà ?... ah, oui… comment s’organiser pour sortir de la forêt… La forêt ?! Le cerf ! Le diablotin ! Les épreuves, le tournoi, l’ours…
Ma mémoire se restaura en un instant, les souvenirs s’abattant tel pluie de grêle… Que s’était-il donc passé ? La rupture avec mon dernier souvenir était bien trop brusque, et il ne laissait aucun indice quand à la manière dont je m’étais endormi…

Immobile jusque là, les yeux clos, ressassant souvenirs et sensations psychiques, je me décidai à soulever mes paupières… et là, l’étrange et le bizarre prirent le pas…
Toutes les sensations de mon corps étaient nouvelles, totalement différentes de ce que à quoi j’étais habitué : mon regard était étrangement proche du sol, de l’herbe ; les teintes de couleurs que je percevais semblaient se mouvoir, irréels et inconstantes, peu distinctes pour des éléments tels que les arbres ; par contre, je ne perdais rien du feuillage mouvant... la chaleur du faux soleil sur mon corps s’écoulait avec lenteur en moi, tendant à me replonger dans la léthargie… Que m’était-il arrivé ?!
Concentrant mes pensées pour ne pas me laisser faire par le sommeil, j’essayai de me relever, mais bizarrement, sans même prévenir, mon corps réagit promptement à cette seule injonction de l’esprit, m’élevant sans effort avec grâce, fluidité et vivacité… à un tout petit mètre du sol.
Incompréhension et panique m’animèrent, affolant mon regard qui finit par tomber sur mon corps…Et l’épouvante, l’horreur, me prit à la vue de ce long cylindre noirâtre recouvert d’écailles luisantes…

(Un serpent ! Je suis devenu serpent ?!)
La magie, l’instigateur de ce tournoi… ce devait être eux les responsable de ce nouveau mal qui m’affligeait !
(Je jure que je t’abattrai magicien de malheur !!)
Ce ne pouvait être que lui, encore une fois, qui était à la base de tout cela. Lui dont je n’avais entendu que des bribes, lui qui aurait créer ces supplices et qui nous avait tous amené ici… Mais si j’étais devenu serpent, qu’en était-il des autres ? Devenus serpent comme moi ? Ou peut-être étaient-ils déjà mort…
Quoi qu’il en soit, je ne pouvais me permettre de rester passif plus longtemps. J’ignorais combien de temps s’était écoulé depuis je m’étais transformé et je devais, en premier lieu, aller à la recherche des membres de mon groupe ou d’un remède. Aussi, je parcourus les alentours du regard jusqu’à tomber sur un groupe d’être remarquablement cosmopolite se trouvant sur un sentier : de ce que je pouvais distinguer à travers mes yeux reptiliens, la compagnie se constituait de cinq humains, ou du moins de créatures humanoïdes se rapprochant de l’homme, d’une espèce de géant verdâtre, si ma vision ne confondait pas le vert avec sa couleur réel, et d’une créature de petite taille, un peu comme Tuia bien que plus trapue.
Je voyais vraiment mal et ne pouvais donc dire s’ils s’agissaient d’alliés ou d’ennemis. Et qu’ils soient l’un ou l’autre, au vu de ma forme actuelle, les approcher ne m’apporterait rien de bon. Par contre, je distinguais parfaitement la silhouette d’un cerf se faufilant dans une porte incrustée dans le roc…

(C’est la porte que nous avions vu lorsque que nous sommes arrivés dans la forêt !!)
La sortie, le passage vers la seconde épreuve ! Ainsi, quelqu’un, peut-être bien le groupe posté en face d’elle, l’avait ouverte.

Instinctivement, je me précipitai vers l’ouverture, mon corps obéissant à mes désirs avec facilité, coulant à travers les herbes, dépassant l’attroupement sans même leur jeter un regard, puis je pénétrai dans cette nouvelle arène faite de blanc où je trouverai peut-être un remède à mon problème…


(((-La vision trouble est une caractéristique des serpents du type de la couleuvre: Ils ont beaucoup de mal à voir les choses immobiles.
-La sensation léthargique est dû à la chaleur solaire: les serpents étant des reptiles au sang froid, ils ont tendance à paresser lorsque la température leur est idéale.
-Ne connaissant pas l'anatomie des serpents et leur motricité, j'ai simplifié la manière de se mouvoir. )))

_________________
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-Nous, assassins, ne rendons de culte qu’a Phaitos, le dieu de la mort.
-Pourquoi lui rendre un culte ?
-Il est le dieu de la mort et nous la semons. Nous sommes ses envoyés.


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 Sujet du message: Re: Chapitre 4 : La chasse au clair de lune
MessagePosté: Dim 3 Oct 2010 11:58 
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Inscription: Sam 6 Juin 2009 22:31
Messages: 363
Localisation: Alentours de Kendra Kâr
Le sortilège que je lançai s’avéra fonctionner au-delà de mes propres espérances. Gwaë paraissait légèrement frustrée de mon intervention salvatrice envers cette vie animale, qu’elle maintenait au bout de sa flèche, mais avait consentit à céder à l’argument de la transformation. Ainsi, sans prêter attention aux autres membres de cette expédition fantasque qui devenait de plus en plus étrange, je regardai le cervidé arriver vers moi doucement, pas le moins du monde méfiant. Et il vint poser son museau humide contre ma main tendue. Je lui caressai, ainsi que le sommet de son crâne, entre ses deux bois majestueux, et Rose intervint à son tour. L’elfe avait l’air habituée de la présence animale, et elle conduisit le cerf aux bois magiques vers la porte fermée. Docile, l’animal la suivit, calmé par la magie qui habitait mon corps. Mais ce fut Bolin, le nain dégénéré au casque replacé qui finalement prit en charge le cervidé en le saisissant sans la moindre douceur ou considération pour le placer par la force devant la porte. Sa bêtise n’avait d’égal que la taille de sa barbe, et sa chance était honteuse : toujours apaisé par mon sortilège, l’animal se laissa faire totalement, et le nain arriva sans peine à insérer le bout de ses bois dans la serrure.

Une vive lumière se fit alors voir, envahissant les alentours, alors que l’elfe muni de lunettes se réjouissait ouvertement de mon intervention opportune, arguant que j’avais sauvé une vie, et que grâce à moi nous pouvions désormais avancer. Je le regardai un instant sans réagir, de mes yeux d’émeraude profonde. Je n’avais en rien fait ça pour sauver la moindre vie. J’avais fait avancer les choses de la manière la plus prompte et rapide. Je n’avais d’autre intérêt à le faire, mais je le laissai penser que c’aurait pu être le cas, en n’infirmant ni n’affirmant ses paroles plus que par un maigre sourire à peine perceptible sur mon visage d’albâtre.

Et l’instant d’après, je me retournai vers la porte désormais ouverte, que le cerf, dépourvu de ses bois, venait d’emprunter. Sans plus attendre, et sans un mot supplémentaire, je me dirigeai vers cette issue pour quitter cette forêt de la tromperie au plus vite… Même si je ne pouvais m’empêcher de penser que ce serait pour me rendre dans un endroit pire encore…

_________________
- Selen Adhenor -


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 Sujet du message: Re: Chapitre 4 : La chasse au clair de lune
MessagePosté: Dim 3 Oct 2010 21:33 
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Inscription: Ven 28 Aoû 2009 22:13
Messages: 190
Localisation: J't'en pose des questions?
Epardo fut sourd à mes paroles, comme s’il ne pouvait m’entendre, ou comme si la douleur qui semblait le saisir était trop forte pour qu’il ne puisse bouger. Pourtant, dès que j’eus posé ma main sur son épaule musculeuse, il se redressa et m’adressa un étrange regard accompagné d’un hochement de tête de gratitude ; instantanément, un frisson dérangeant remonta le long des muscles de mon bras, alternant des vagues douloureuses et d’autres, plus douces, qui soulageait les premières et semblaient raviver mon bras paralysé. L’orque, la tête toujours relevée, semblait moins souffrir, comme si notre contact physique lui avait permis de partager sa douleur.

Pressant les autres d’ouvrir la porte au plus vite, sans quoi disait-il, nous péririons tous, il repoussa ma main, rompant l’étrange échange qui s’opérait entre nous. Surpris, je m’aperçus que mon bras m’obéissait à nouveau, et qu’il pouvait enfin bouger, bien que difficilement. Je restai quelques instants à faire remuer lentement mes doigts, appréciant de retrouver enfin mes sensations.

Ce pendant, comme à son habitude, le sombre Selen, en homme providentiel, trouvait le dénouement de la situation ; par une magie étrange, il avait réussi à attirer jusqu’à lui le majestueux animal qui, à présent, posait son museau contre sa main. Le nain, avec un bon sens tout naturel, empoigna alors l’animal, le traînant jusqu’à la porte ; ce dernier, comme parfaitement apaisé par l’envoutement de Selen, se laissa faire avec une docilité surprenante. Introduire ses bois dans l’empreinte fut tout aussi facile ; aussitôt, une lueur claire jaillit de l’étrange serrure, et la porte s’ouvrit, dépossédant le cerf de ses rameaux. Ce dernier, sans la moindre douleur, pénétra ainsi déshabillé dans la nouvelle salle.

Le groupe se mit alors en mouvement, les uns après les autres passant la porte qui nous mènerait vers la prochaine épreuve qui, selon toute logique, devrait être encore plus perverse et trompeuse que celle-là.

Se glissant aux côtés d’Epardo, je m’adressai à lui à voix basse :

-Epardo, quel était cet étrange mal dont vous étiez affecté ? Je suis heureux de vous avoir apparemment soulagé, et je ne demande qu’à savoir quel était cet étrange phénomène…

Je ne lâchais pas mon larron d’une semelle ; au plus près, il ne pouvait se défiler. Avec un sourire aimable aux lèvres, je passai le seuil nouveau et, à mon goût, peu réjouissant, jetant un coup d’œil en arrière. A l’orée de la forêt aux cimes trompeuses, tout un peuple d’animaux divers s’agitait, un renard, une troupe de petits marcassins, une couleuvre froide et verte, se dirigeant sans hésitation vers la porte juste ouverte. Fuyaient-ils quelque chose ? Cette nouvelle bizarrerie ne présageait rien de bon…

_________________
Erow.


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