L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 10:37 
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Guasina : utilisation de la CCAJ : réussite. (-7Pki)
Léandre : tentative d’escalade : échec.
Karz : Utilisation du sort de lumière : réussite. (-1PM)
Karz : jet d’équilibre : échec critique.
Ezak : Attaque AA : réussite.
Tathar : Charge : réussite. (dernier tour de transformation)
Voile-de-mort : attaque SA : réussite critique.
Maelan : attaque AJ : échec.
Loup 4 : mort.
Loup 5 : Attaque SA : réussite.
Boss : attaque AA : réussite critique.
Naral : Attaque SA : échec critique.


Le loup défaillant, toujours bloqué contre le sol par la lance rudimentaire d’Ashaar l’aveugle, n’eut guère le loisir de se relever. Les deux armes du maître d’armes s’abattirent d’un seul coup contre sa couenne, tranchant son flanc et ses chairs, et ses os… Ne laissant plus qu’un cadavre chaud au bout de la profonde entaille. Cet ennemi mort, il ne restait plus que le géant à combattre, et l’autre loup que montait plus ou moins habilement Karz le protecteur. Néanmoins, la scène autour du lupin aveugle ne se termina pas là. Effectivement, pris d’une pulsion sanguinaire inexpliquée, Voile-de-mort s’empara à pleines mains de la gorge d’Ashaar, et le souleva au-dessus du sol. Le lupin ne put rien faire et lâcha maladroitement sa lance. La force terrible de la grande créature parla : un bruit sinistre d’os craqués se fit entendre, et la tête d’Ashaar prit une drôle de posture sur le haut de son corps. L’échine rompue, la nuque brisée par la force monumentale de la créature, Ashaar était mort… Et Voile-de-Mort le laissa choir au sol mollement, avant de se tourner vers le géant en combat avec le reste de ses « alliés ».

L’on ne sut si c’était pour fuir ou pour un stratagème brillant, mais la tentative d’escalade de l’elfe noir se solda par un échec cuisant. Les parois étaient fort lisses, et fort hautes. Il tenta de s’agripper tant bien que mal, mais ses doigts glissèrent, et il tomba sur les fesses, non sans une petite douleur due au choc (-3PV).

Karz, sur sa monture remuante, lança à nouveau son sortilège de prédilection. Celui qui lui avait déjà une fois sauvé la vie dans ce combat. Et une fois de plus, il le réussit à merveille, et un double de lui apparut dans le dos du géant. La bête, folle de rage, et pas très maligne non plus, fonça pour tuer ce double éthéré. Bien sûr, elle ne rencontra que le vide et, pire pour elle, derrière se trouvait l’armure du géant, qu’elle percuta de sa corne nasale. Elle la transperça, et blessa sommairement le géant, au même instant où une flèche de Guasina venait aussi se planter dans l’interstice de son armure. Hélas, le choc fut rude, et Karz ne put plus guère maintenir l’équilibre sur l’animal. Il fut projeté avec force droit sur le géant, et se reçut plutôt mal sur les pointes de son armure. (-7PV) Il trponait maintenant sur le monstre, qui lui-même se retourna vers colère vers le loup qui venait de le transpercer. D’un geste un seul de sa hache, il trancha violemment la tête du dernier loup de Thimoros, se proclamant donc cible prioritaire pour le reste du combat. Mais sa rage ne lui avait pas permis de s’en rendre compte.

La charge de Tathar sur le monstre fut brutale, mais lorsque les corps se rencontrèrent, le géant cilla à peine, et repoussa de son bras la grosse créature qu’était devenue le druide. Il sentit d’ailleurs que l’effet de la potion touchait à sa fin, et la re-transformation en sa basique apparence avait déjà commencé, force et endurance l’abandonnant pour la récupération de son équipement.

Naral le dragon tenta de profiter de la faille créée par ses alliés pour mordre la nuque du géant, en vain hélas. Il ne maîtrisait visiblement pas totalement son nouveau corps, et percuta l’armure plutôt que la chair. Le sang qui lui vint en bouche ne fut que le sien propre, et il recula sur ses quatre pattes draconiques, groggy par son propre coup.

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[HJ : on va un peu changer la technique de mises à jour pour ce dernier ennemi. Désormais, à chaque post, je ferai une mise à jour pour valider l’action. Vous avez donc le droit à autant de RP par semaine que vous en avez le temps. Le géant interviendra lorsque je le déciderai, irrégulièrement en fonction de vos posts respectifs. Soyez inventif pour en venir à bout, vos attaques ne sont pour lui que piques d’aiguilles. ^^]

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Sam 6 Avr 2013 22:11 
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Cinq, ils étaient cinq au départ. D’immenses montagnes de muscles, dotées d’un impressionnant menton osseux d’une cinquantaine de centimètres. Leur rôle ? Protéger l’être le plus horrible qu’il m’était donné de voir, le plus maléfique et dangereux spécimen humanoïde. Un monstre obscur de plus de quatre mètres qui n’avait aucunement besoin de protection.

Des cinq canidés modifiés, il n’en restait plus qu’un. À la sueur de notre front, combattant nos peurs respectives, nous avions fait front commun pour les terrasser un à un. J’avais laissé le sort du dernier loup entre les mains d’un être mi-lupin et m’étais préoccupée de faire diversion dans le but de venir en aide au dragon.

Ainsi postée derrière le menaçant géant bardé d’une armure de métal et d’os, j’avais armé mon arc et lâché ma flèche espérant qu’elle se fiche dans un petit interstice de son impressionnante cuirasse démoniaque. Observant mon projectile filer, je vis soudainement apparaitre Karz l’archer. Je clignai des yeux devant cette soudaine apparition me demandant si je n’avais pas eu une fois de plus une hallucination. Mais apparemment, le chien de garde de Thimoros fut victime de la même illusion, puisqu’il se précipita rageusement vers mon compagnon de bagne.

Je voulus aider cet homme en mauvaise posture et levai mon arc pour frapper l’horrible prédateur. Mais tout se déroula trop vite, je n’avais pas bandé mon arme que l’affreuse bestiole à quatre pattes était déjà à destination et avait…rencontré le vide !
D’abord ahurie, croyante jusqu’au bout des ongles, j’en déduis qu’une fois de plus, Yuimen était venu à notre aide en sauvant le dénommé Karz des mâchoires acérées de l’immense canidé.

(Merci Yuimen de ta sollicitude envers nous !)

Emportée dans sa course, la bête folle de rage ne sut s’arrêter et fonça tout droit vers celui qu’elle devait protéger, l’empalant de sa démesurée corne osseuse. Le géant borgne déjà blessé par ma flèche qui s’était faufilée entre ses plaques d’armure, se retourna brusquement vers le loup de Thimoros, et d’un violent coup de sa puissante hache, le décapita. La tête lupine s’envola dans les airs et, accompagnée d’un jet de sang noir, roula sur le sol à quelques mètres de là. Sans le vouloir, ce géant malfaisant nous avait aidés en tuant brusquement l’un de ses alliés.

Sorti de je ne sais où, un gros bonhomme bleu, chauve et habillé que d’un miteux pagne rouge courut à la vitesse que lui permit son imposante stature afin de charger le monstre drôlement mieux protégé que lui. Voyant ces deux individus de corpulence similaire s’entrechoquer, je crus un moment que la bataille tirait à sa fin et que nous nous en sortirions victorieux. Mais malheureusement, mon optimisme ne dura que quelques secondes, le temps en fait que prit l’ennemi armé pour repousser d’un seul bras la grosse créature bleue. C’est à ce moment-là que je compris que la taille importait peu. Le géant nous était supérieur, non seulement de format, mais de méchanceté, de noirceur et d’égoïsme. Seul un être possédant une âme aussi noire que lui pouvait le détruire. Les sourcils froncés, je restai là immobile, réfléchissant. Puis, une idée germa dans ma petite caboche de lutine. Je venais de trouver le moyen de lui procurer un concurrent de son calibre. Mon plan était simple, je l’obligerais à se combattre contre lui-même. Pour ce faire, je comptais sur mes talents de grimpeuse propre à ceux de ma race afin de me rendre jusqu’à son épaule. Une fois là-haut, je comptais me déplacer assez rapidement pour éviter les coups qu’il serait tenté de m’asséner et l’obligeant ainsi à s’infliger lui-même ses blessures. Mon idée s’avérait assez saugrenue, mais je ne perdais rien à la tenter.

C’est ainsi que poussée par ma foi en Yuimen, ma naïveté et ma persévérance, je détalai au plus vite qu’il m’était possible de courir, me dirigeant tout droit vers la jambe gauche du colosse. Arrivée à proximité, je poursuivis ma course et me donnai un élan pour sauter sur son mollet.

(((Tentative de saut sur la jambe du Boss afin de pouvoir escalader cette montagne de métal et d’os)))

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Mer 10 Avr 2013 00:10, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Lun 8 Avr 2013 14:42 
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L'impact fût rude et pourtant la créature bougea à peine, me repoussant d'un revers de bras comme on repousse une mouche un peu trop entreprenante... Sonné par le contre-coup, je ne me rendais pas compte que je rapetissais également alors que ma bedaine disparaissait pour faire réapparaitre mon armure de sève poisseuse et le reste de mon équipement... Je retrouvais également mes capacités plus ou moins intellectuelles sans toute cette sauvagerie prenant le dessus sur la raison.

Jetant un regard circulaire sur l'ensemble de la pièce, j'analysais ce que j'entrevoyais, les cadavres de loups jonchant le sol, la silhouette inanimée d'Ashaar et le reste de mes compagnons d'infortune toujours bien vivants malgré les rudes combats qui avaient dû se dérouler contre les affreux canidés. Il ne restait donc plus qu'à venir à bout de l'immonde géant qui me faisait maintenant face et qui semblait s'intéresser un peu trop à moi... tant et si bien que l'action de la lutine allait sans doute passer inaperçue! En effet cette dernière, bien plus courageuse que sa petite taille aurait pu le supposer, se précipitait pour bondir sur la jambe caparaçonnée de notre ultime adversaire. Dans toute sa splendeur de créature draconique, Naral cherchait encore une faille dans l'armure de l'ennemi, son dernier coup n'ayant pas porté ses fruits...

La bête était rudement coriace et si les deux moitié de loups gisant à ses pieds étaient le résultat d'un de ses coups d'épée, ça promettait un sacré bain de sang... Reculant lentement en espérant que l'attention du monstre se reporterait sur le dragon mauve, je manquais de trébucher en m’emmêlant les pieds, ce qui fit tinter les fioles contenues dans mon sac... Une idée me vint alors... et si les potions surprises de l'alchimiste étaient en fait des armes pour nous aider à combattre le monstre?!

J'allais donc jouer au petit chimiste, du moins si on me le permettait. Je m'installais donc et sortait un exemplaire de chaque liquide, mélangeais le fuchsia et le orange vif avant de les avaler ensemble. Au mieux j'aurais droit à un double effet, au pire j'exploserai et ferai exploser le monstre en même temps! A temps désespérés, mesures désespérées. Si les effets n'étaient pas destructeurs, j'ajouterais deux autres fioles différentes!

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Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 9 Avr 2013 11:03 
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Guasina : tentative d’escalade de la jambe : échec.

La fureur du combat était telle que lorsque Guasina arriva près du géant, elle arriva tout juste à s’agripper à sa botte, de ses doigts englués de lutine. Mais l’escalade s’avérait plus rude que prévue : les mouvements saccadés du monstre empêchèrent l’ascension de Guasina plus haut que le mollet. Pour le moment du moins. Au moins le géant ne s’était rendu compte de rien.

A peine Tathar avait-il retrouvé son apparence naturelle d’elfe gris aux cheveux mauves qu’il rebut deux potions aux effets forts différents. Impossible de les départager, ceci-dit, puisqu’il les avala en même temps. Son corps se transforma donc à nouveau… Mais de manière moins radicale que précédemment. Il changea simplement de sexe, devenant une demoiselle elfe grise aux cheveux mauves. Dans le même temps, il gagna également en charisme, puisque sa beauté était fatale, désormais. Il y eut également un autre effet. Désormais, il serait obligé de dire tout haut ce qu’il pensait. Et lorsqu’il prendrait la parole, peu importe son intention, ce serait en hurlant. En hurlant d’une voix si forte que nul ne pourrait ne pas l’entendre.

[HJ : je te dirai lorsque ces effets cesseront. ^^]

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mer 10 Avr 2013 00:42 
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Et mon plan fonctionne comme prévu, ou tout du moins, en partie...Certes le loup monstrueux a encore une fois fait montre de son manque d'intelligence et a foncé sur mon illusion, certes sa corne a bel et bien perforé l'armure du géant, mais ce que je n'avais absolument pas prévu, c'est de me retrouver propulsé sur l'immense humanoïde. Les piques de son armure me déchirent la peau et les chairs, mais comparé au coup de corne que j'ai reçu plus tôt, c'est supportable.

Par contre, la suite des évènements échappe totalement à ma compréhension. Le géant, au lieu de s'inquiéter du poids invisible de 80 kilos qui vient de s'écraser sur lui, préfère trancher net la tête du loup. Pourquoi ? Ne les contrôlait-il pas ? Ne se battait-il pas avec eux ? Je n'y comprends rien à rien. D'ailleurs, s'il l'avait réellement voulu, nous serions déjà tous morts. Nos attaques n'ont absolument aucun effet sur lui, et il peut décapiter un des terribles loups avec une facilité déconcertante...Pourquoi?

Quelque chose ne tourne pas rond ici, quelque chose qui m'échappe totalement. Et si...Et si nous faisions fausse route ? A vrai dire, c'est NOUS qui avons lancé les hostilités, c'est NOUS qui avons attaqué les premiers sans même chercher à comprendre qui était l'adversaire. Que se passe-t-il ici ? Quel est notre vrai rôle ? A quoi tout ce bordel rime ?

Me redressant et me calant le mieux possible sur l'épaule du géant, je décide non pas d'attaquer, mais de m'adresser, haut et fort aux treize lieutenants d'Oaxaca et à quiconque peut m'entendre.

"Hey! Il y a un truc qui cloche grandement là! S'il l'avait voulu, il y a longtemps, très longtemps que le géant nous aurait réduit en miettes quand on voit ce qu'il a fait du loup! Pourquoi n'attaque-t-il pas, alors que nous n'avons AUCUN moyen de le détruire rapidement ? Qui est ce mastodonte ?! Et vous les tristement célèbres treize lieutenants d'Oaxaca, qu'est-ce que vous gagnez à perdre votre temps en observant un combat entre des adversaires qui n'en sont visiblement pas ? Ce combat n'a strictement aucun sens!"


J'ai dû parler vite, peut-être un peu trop pour être compris. En même temps, je ne suis pas très stable et je peux tomber n'importe quand. Enfin, le plus étrange étant sans doute le fait que je sois encore et toujours invisible. Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre, je refuse de mettre inutilement ma vie en danger en affrontant ce monstre gigantesque...

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mer 10 Avr 2013 02:40 
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Je prévoyais faire un grand saut alors qu’en fait je ne réussis qu’un tout petit bond qui m’amena tout juste sur la botte droite du géant. Les mouvements brusques de ce monstre bien camouflé sous un amoncellement d’os et de métal étaient tels que mon ascension s’avérait plus difficile que prévu. Mais je ne me décourageai point, et agrippée à son mollet, je cherchais patiemment les prises et grimpai sans relâche. Son épaule était encore très loin, mais pas mon véritable but. Mon objectif ne consistait pas à escalader cet être immonde jusqu’à me rendre à son sommet, mais plutôt de rester bien accroché à lui tout en attirant son attention sur moi. Tel un petit insecte qui vous grimpe dessus et qui s’infiltre dans vos vêtements à votre insu, je voulais le déconcentrer, l’obliger à tenter une action qui pourrait lui être fatale. Non totalement inconsciente, je demeurais cependant à l’arrière de sa jambe, espérant lui rendre ainsi la tâche plus difficile, si jamais il lui venait à l’idée de m’écrabouiller.

Puis j’entendis la voix de Karz qui semblait émerger des hauteurs, venir de l’au-delà !

(Serait-il décédé? Est-ce son fantôme que j’ai aperçu tout à l’heure? Nous parle-t-il du royaume des morts?)

Bien de questions auquel je n’avais pas les réponses, ni le temps pour les chercher. Son discours était confus, ou du moins je n’en comprenais pas le sens. Tout au plus je compris qu’il s’adressait aux treize créatures qui gisaient sous les treize puits de lumière.
Déterminée à accomplir mon singulier projet, j’arrêtai soudainement mon ascension, je lâchai prise d’une main pour prendre ma petite dague rouillée et comme une guêpe qui vous pique de son dard et je la plantai violemment dans la jambe de mon gigantesque adversaire.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Mer 24 Avr 2013 02:43, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Ven 12 Avr 2013 10:57 
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L’ennemi tomba lourdement sous les lames d’Ezak. Laissant le loup gigantesque répandre sur le sol un sang vif et encore bouillant d'une vie à peine envolée. Satisfait il plongea son regard dans celui maintenant vide de l’animal mais il n’eut pas le loisir de contempler plus son trophée qu’un évènement étrange fit tout basculer. Oui, car dans un mouvement de rage fort mal contrôlée, la créature à la force herculéenne agrippa la gorge d’Ashaar de ses grandes mains. Incrédule mais aussi curieux de connaitre la suite, le jeune homme n’intervint pas. Tantôt fixé sur Voile-de-Mort et tantôt sur le lupin dont la souffrance réussissait à déformé les traits. Cela sembla durer une éternité dans l’esprit d’Ezak, mais en vérité il ne fallut que quelques secondes pour que Ashaar succombe

Lâchant le corps de sa victime lourdement sur le sol, Voile-de-mort se dirigea alors vers le géant sans même jeter un regard au D’Arkasse, qui, méfiant, ne le lâchai pas du regard. Il ne savait pas quoi penser de se revirement de situation. Depuis l’instant ou il l’avait trouvé il avait été parfois difficile à contrôler, parfois agressif, mais jamais il en était arrivé au point de tuer sans raisons. La laisse semblait être devenue trop longue. Soucis qu’il allait devoir régler tôt ou tard mais pas maintenant. Oui, car d’autres choses devaient être réglés.

Se tournant vers le géant, Ezak put apercevoir les pitoyables tentatives de ses alliés que le géant repoussait avec une facilité déconcertante. Malheureusement, lui même ne savait si il aurait pu faire mieux. Probablement pas, mais l’aptitude à railler ses compagnons était l’un des traits les plus déplaisants et intéressant du maitre d’Armes.

Observant plus longuement la situation, il remarqua que Tathar s'était changé cette fois en une véritable créature féminine dotée d’attributs forts généreux et il devait bien avouer qu’il eut du mal à décoller les yeux de lui/elle. Mais il du s’y résoudre car l’urgence de la situation demandait à ce qu’ils agissent vite.

Jetant un regard empli de détermination à Lorener Ezak ne put s’empêcher de réclamer son dû. Il avait agit, il méritait d’être récompensé.

«N’est-ce pas assez Lorener ? Je suis la ! J’agis et je prouve ma valeur !»

Mais il ne s’attarda pas, ne s’attendant pas réellement à être récompensé. C'était de la forfanterie comme il savait si bien le faire. De plus, il était pressé par le temps alors qu’importe. Se rapprochant de Naral, Ezak entreprit de le prendre comme monture et commença à grimper sur son dos. L’idée de chevaucher à nouveau un dragon le fit frissonner d’excitation.

«Tu m’excuseras si je demande pas l’autorisation Shaam mais voila : Tu devrais foncer vers les hauteurs la ou l’obscurité est reine. De la haut et occupé par les autres, il aura du mal à nous voir venir. Agis comme un faucon et écrasons le.»

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Ven 14 Juin 2013 08:03, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 21 Avr 2013 18:58 
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Je ne savais pas si le ciel n'était pas contre nous mais là je commençais vraiment à en avoir ras-le-bol car j'avais peur. Peur pour ma vie, je voulais que tout ceci ne cesse rapidement. Ce combat était incensé. D'abord nous avions du nous battre contre des alliés ensuite contre des loup de Thimoros et maintenant nous avions cette immonde créature tout droit sortie des entrailles de la terre qui voulait notre peau à tous.

J'avais eu une idée à peu près censé dans ce combat, celle de prendre de la hauteur pour tenter quelque chose de complètement fou mais malheureusement pour moi, les parois de cette pièce étaient bien trop lisses pour essayer de grimper au mur. Même si j'avais réussi à prendre deux premières prises, la suite fut une véritable déconvenue et ma course se finit sur mon postérieur qui à mon humble avis craqua légèrement, à part si c'était le bas de mon dos qui s'était tassé en route.

Je restais là sur les fesses à essayer de comprendre quelque chose à cette situation de dingue dans laquelle j'avais réussi à me fourrer. Après cette maison de fou, j'avais atterri dans un bagne où il fallait être malin pour sortir en vie de cette prison. Mais qu'est-ce que j'avais fait au dieu de Yuimen pour subir une telle torture ? Je ne suis pas fait pour survivre, mais pour vivre, pour me battre, pour lire et apprendre tout un tas de chose pas pour tuer des personnes innocentes.

Je devais faire face à la réalité, je n'avais pas le choix, si je voulais survivre à cette journée, à ce périple, j'allais devoir mettre toutes mes forces restantes dans la bataille et tuer des gens qui ne le méritent peut être pas, qui n'ont fait qu'être manipulé, des marionnettes, voilà ce que nous étions. Des marionnettes face à notre propre destin, incapable de décider de notre propre sort.

Nous avions cruellement besoin d'aide, il était presque inutile pour moi de me retourner pour comprendre aux bruits qui me parvenaient que le combat faisait rage mais qu'il était maintenant en suspens, comme si tous les joueurs s'observaient, comme si certains jaugeaient les forces et les faiblesses de ce monstre affreux. Si je devais émettre un avis, je dirais qu'il n'a pas de faiblesse mais je n'ai pas eu trop le temps de l'admirer.

M'armant d'un peu de courage, je me relevais et fis face au plus grand danger de ma vie. Tous mes compatriotes étaient plus ou moins dispersés dans la pièce et attendaient son prochain mouvement. En me levant, j'entendis un bruit de verre significatif de fioles qui s'entrechoquent. De l'aide ! Mais oui, j'avais deux fioles dont j'ignorais le contenu, espérons que l'une d'elle soit efficace. J'ouvris alors mon sac dans le seconde et attrapai la première fiole qui vint, la mauve foncée. Je refermai mon sac et débouchai ce petit contenant me demandant bien l'effet que le contenu aurait sur moi.

- "Advienne que pourra !"

Je bus la fiole attendant d'en comprendre les effets.

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Lun 22 Avr 2013 09:36 
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Léandre : jet d’équilibre : réussite.


La dague de la petite lutine n’attint pas sa cible. Non pas qu’elle ne parvint pas à toucher la jambe à laquelle elle était accrochée, mais celle-ci semblait trop armurée pour pouvoir être si aisément percée. A moins que ce ne fut l’orientation de la lame de la lutine qui n’était pas bonne… Quoi qu’il en soit, elle se retrouva avec sa lame en main. Et au-dessus de sa tête, Karz réapparaissait aux yeux de tous, finissant sa période d’invisibilité tout juché sur un monstre géant et vêtu de piques acérées et de défenses impénétrables.

Naral Shaam n’attendit pas longtemps avant de se lancer dans les airs, Ezak sur ses épaules.

« Volons, donc. Hihihi. »

Visiblement plus trop habitué à prendre son envol, Naral ouvrit ses larges ailes et s’envola vers les hauteurs de la salle en vol stationnaire. Là, ils surplombaient tous deux les treize sbires d’Oaxaca, chacun éclairé par une lumière magique sas provenance directe. Derrière chacun, une porte colossale, des sorties sans doutes, mais vers quels enfers ? La liberté, peut-être ? Ils attirèrent néanmoins quelques regards vers eux, dont celui de Crean, qui de ses yeux rouges semblait prendre plaisir à ce combat.

Et alors qu’ils planaient, Naral commença à voler en cercles concentriques, juste au-dessus du géant attendant une ouverture pour plonger…

Léandre, de son côté, avait bu la potion mauve foncé. Et son effet ne tarda pas à apparaître : sa peau, son armure se recouvrirent d’une substance translucide de couleur mauve, un peu comme celle que contenait le flacon. Luisante, elle semblait immatérielle, et néanmoins présente. Et l’effet, il en eut la preuve de suite : il manqua de glisser par terre, mais se rattrapa de justesse. Il était devenu aussi glissant qu’un savon trop mouillé. La fiole qu’il avait en main glissa par terre et se fracassa… (Esquives +100%, maîtrises/2).

Et Voile-de-Mort s’approchait de cet elfe noir, ses grandes mains s’ouvrant et se refermant comme s’il allait l’attraper pour… une raison inconnue, mais aisément compréhensible en voyant le cadavre d’Ashaar…

Et le géant, enfin, se manifesta. Apparemment mécontent de se voir escaladé de la sorte, il grogna dans son casque d’acier, et bondit dans les airs, avant de retomber violemment sur le sol, armes abattues par terre avec une telle violence que le sol trembla, que l’onyx se fissura et que l’onde de choc eut tôt fait de faire choir Tathar, Voile-de-Mort et Léandre par terre. (-5PV chacun)

Guasina et Karz, eux, furent moins bien lotis, et bondirent tous les deux sur le choc avant de tomber bien plus lourdement sur le sol, éjectés par le monstre surarmé. (-10PV). Passait-il à l’attaque, enfin, ou ne faisait-il finalement que commencer à se défendre ? Il se releva aussitôt, armes à la main, jetant un regard à tous de son œil brillant de haine.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Jeu 25 Avr 2013 05:49 
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Ezak et Naral prirent leur envol, déclenchant une sensation proche de l’euphorie en l’humain. Les yeux émerveillés telles ceux d’un enfant, il observa le sol noir s'éloigner avec un sourire béat sur le visage. Pendant un court instant son insouciance des premières heures revint, ne manquant pas de lui rappeler l’ile interdite. D’ailleurs, ce n'était pas la première fois qu’il grimpait sur le dos de Naral Shaam sous sa forme de dragon. Non, mais la dernière fois il faisait à peine la taille d’un cheval bien bâti. Cela faisait combien de temps ? Des semaines, des mois ? Avec toutes ces aventures Ezak en avait assurément oublié de vivre comme un être normal. Compter les jours lui semblait aujourd’hui inutile. Il était arrivé au point de de se sentir chanceux quand il pouvait voir un autre jour se lever. Il n'était plus qu'un aventurier sans point d’attaches.

Les longs cheveux de l’humain bataillaient avec l’air que créait les battements d’ailes du dragon, s’agitant comme des centaines de petits vers dorés, venant fouetter son visage, et parfois lui boucher la vue. Quand ces petits filaments d’or se calmèrent enfin, Naral ne prenait plus de hauteur se contentant de tourner au dessus du géant, tel un faucon guettant sa proie. Les yeux dirigés vers le champs de bataille Ezak ne rêvait plus, retombant dans la gravité du présent. Il devait se battre si il voulait se sentir une nouvelle fois chanceux de vivre.

Observant la situation, il remarquait que derrière chaque lieutenants d’Oaxaca se trouvait une porte. Ou menaient-elles ? Vers la liberté ? Qu’importe, Ezak ne voulait pas prendre cette direction. Il avait souvent pris de mauvaises décisions, souvent été impétueux au point de le mettre dans des positions peu enviables. Mais fuir ? Cela ne lui ressemblait pas. Il était de ceux qui pensait qu’une mort courageuse vous grandit, vous amène à l'état de légende. On pouvait le croire ou non mais il voulait vaincre ce monstre quitte à y laisser la vie. Mais ce serait mal connaitre le personnage de se dire qu’il pensait à la mort car dans les tréfonds de son âme abimée seul la victoire comptait.

En dessous de lui la situation semblait complètement folle. Voile de mort semblait se diriger vers Leandre, ayant probablement pour but de l'éliminer comme il avait fait avec Ashaar. Il ne pouvait supporter plus longtemps tant de dissidence.

«Arrête ça tout de suite ! C’est un allié. D’abord le géant, après tu feras ce que tu veux de la peau noire.»

Aimable ce jeune homme n’est-ce pas ? Après tout il n'était pas secret que pour lui, Shaakt Garzok et compagnie n’avait rien à faire sur ces terres. Mais pour l’instant ils devaient restés unis. C’est ce que le «maitre-serviteur» avait dit après tout. La perte d’Ashaar, bien que ne l’ayant pas émeut le moins du monde faisait déjà deux bras bien portant en moins. Une chance de victoire en moins. Et les dieux savaient qu'elles avaient toutes leur importance. Chance qui s'amenuisa pour certain quand soudain, le géant émit un bond pour retomber fortement sur le sol en y plantant son épée. A son grand étonnement, Ezak pu constater que le sol se fissura, lui qui avait l’air si solide.

Plissant les yeux dans une réflexion intense, il ne pu s’empêcher de repenser au combat sur l’ile volante. Un géant avait lui aussi périt alors qu’il semblait invincible et pour ça ils avaient "simplement" dû détruire le sol de l’endroit.


Ezak, alerte, réfléchit rapidement à une stratégie qu’il ne tarda pas à transmettre à Naral.


«Je t’offre trois choix Shaam... Tu as pu jauger l’ennemi et bien que ça me fasse mal de le reconnaître tu es le seul à avoir ici assez de puissance pour pouvoir le mettre hors d'état de nuire.
Si tu observes bien les choses tu auras réussis à voir qu'il a fissurer le sol. Tu pourrais peut-être réussir à le détruire. Il vient d’en bas alors je suppose que l’endroit est creux. Deuxième option : tu l’attrapes et si tu as assez de force l’amènes dans les airs. Je rêve de le voir s'écraser sur le sol. La troisième est classique : Tu fonds sur lui tel un faucon et en fait de la charcuterie. Quoi qu’il en soit je t’offrirais une ouverture.»


Regardant à nouveau vers le sol, l'humain jaugea la situation avant de laisser échapper un sourire amère.

«J’ai dénombrer au moins une dizaine de façon dont je pourrais perdre la vie. Empalé par un des piques de son armure, déchiré pas son arme en plein air ou encore lamentablement écrasé sur le sol... Je t’évites les autres options.»

Dégainant son sabre il ne dit plus un mot réfléchissant encore à une autre solution mais il ne voyait que celle la. Passant ses deux jambes d’un seul côté il observât le monstre qui attendait probablement que l’un d’eux donne le premier assaut. Ezak lui, n’avait pas peur. Les pouvoirs de Vlash l’y aidait à travers l’ armure. Après tout, il se disait que lui aussi était un peu dragon. Un dragon mauve prêt à voler sur sa proie.

Fermant les yeux, il se concentra pour user de cette énergie qu’il avait en lui et sur laquelle il ne pouvait toujours pas mettre un nom, l’accumulant dans son être, la liant à son âme. Puis, il se dit milles fois en son sein qu’il allait mourir, qu’il devait l’accepté. Il se vit, mettant en image les dizaines de façon de mourir évoqués auparavant, accumulant une dose d'adrénaline si importante qu’il n’avait qu’une envie y aller. Il revit encore et encore son action, réveillant la rage du combat en lui jusqu'à ce qu’il en oublie tout. Les 13, le bagne, la dangerosité de la situation. Les derniers soupçons d'appréhensions avait quittés son âme et son bras était maintenant prêt pour faire la seule chose qui devait être faite.

«C’est à toi !»

Poussant un hurlement digne des plus grands barbares et surement pour se redonner de la vigueur, Ezak s'élança dans les airs quittant les écailles fermes et à peine confortable du reptile ailé. Le bras dressé pour accomplir son œuvre, il descendait à une vitesse folle vers la tête du géant. Prêt à frappé comme un dragon. Prêt au sacrifice.


Citation:
HRP: Apprentisage spontané de la CCAA Sacrifice Lvl Max.

_________________

"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Ven 14 Juin 2013 08:16, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Sam 27 Avr 2013 05:35 
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Une piqûre d’insecte, voilà ce qu’aurait représentée ma minuscule dague dans cet immense mollet de géant si elle avait pu franchir cet insurmontable obstacle que constituait sa noire armure. Mais aucune blessure il n’y eut, puisque mon petit poignard rouillé glissa sur les rudes plaques de métal et d’os sans jamais pouvoir s’y faufiler.
Ma lame toujours en main, conservant le même objectif, je m’apprêtais à récidiver lorsqu’un phénomène inexplicable se produisit tout juste au-dessus de ma tête. Karz, cet archer auprès de qui j’avais combattu les gargouilles de pierre lors de mon précédent voyage, venait tout juste d’apparaître sur l’épaule du géant borgne. Cette fois, il n’y avait plus de doute, je n’étais pas en présence d’un mirage ou d’un fantôme, mais bien d’un humain en chair et en os vêtu d’une robe armure et non des haillons. Ébranlée par une autre de ces étranges situations qui ne cessaient de se succéder depuis mon arrivée dans ce bagne damné, je regardai le dénommé Karz, bouche bée, lorsque je vis du coin de l’œil le dragon mauve. Servant de monture au fier maître d’armes, il s’envola tout en haut de la grande salle circulaire. Après quelques moments en vol stationnaire, il se mit à dessiner des cercles tout autour de notre adversaire commun attendant sans doute le moment propice pour l’attaquer.

Même si la hauteur de mon perchoir était ridiculement basse comparée à celle du dragon mauve aillé, j’avais tout de même l’intention de profiter un bref instant de la vue qu'il m’offrait pour faire un bilan de notre situation espérant y voir Maelan vivant, lorsque mon hôte en décida autrement. Vraisemblablement irrité par notre présence inopportune, tout en grognant son mécontentement, le colosse bardé de fer s’élança dans les airs pour atterrir violemment sur le noir plancher de marbre. La violence de son saut fut telle que le sol, non seulement en trembla, mais se fissura par endroits. Je ne pus me rendre compte de l’entièreté des dégâts puisque ce choc m’expulsa brutalement.

« OUUUUAïlïE »

Tombée rudement sur le dos, le souffle coupé, je restai là immobile quelques instants tentant difficilement de reprendre ma respiration.

C’est à ce moment seulement, alors que je récupérais de ma douloureuse chute, que la lumière se fit dans mon esprit. Moins naïf que moi, l’archer avait mis le doigt sur un aspect important de notre inégal combat depuis un bon moment déjà. Son discours qui m’avait paru confus au début me sembla à présent limpide comme l’eau de source. Cette vilaine créature recouverte de pics, de plaques de métal et d’os n’avait en aucun moment tenté la moindre attaque sur ma personne ou sur un autre prisonnier. Tout au plus, elle avait esquivé les coups afin de se protéger. Je me tournai vers Karz, qui non loin de moi, gisait sur le sol

« Vous aviez raison, ce monstre nous auraient écrasés comme de vulgaires insectes s’il l’avait voulu. Il n’est pas notre ennemi. »

Cependant, contrairement à l’archer qui avait sermonné les treize lieutenants d’Oaxaca, je les ignorai. Je n’avais d’yeux que pour cette immense et affreuse créature que j’avais attaquée à trois reprises, en me fiant à son imposante et effrayante carrure sans jamais me poser des questions sur ses intentions. Je l’avais jugée mauvaise et je m’en sentais fautive. Honteuse, je lâchai la petite lame que j’avais toujours en main et regardai le colosse bien en face avant de m’adresser à lui d’une voix forte.

« Je suis désolée de ma méprise, veuillez me pardonner ! »

Ce disant, je m’inclinai la tête en signe de respect. S’il ne pouvait comprendre mes paroles, j’espérais qu’il en serait autrement pour mes gestes que je voulais désormais pacifiques à son endroit.

Au même moment, je vis Ezak qui s’était éjecté du dragon et qui fonçait tout droit sur la tête du géant. J’aurais voulu le prévenir de sa méprise, lui demander de ne pas attaquer, mais il était trop tard.

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Dernière édition par Guasina le Dim 28 Avr 2013 03:45, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 28 Avr 2013 02:36 
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Personne ne m'écoute, personne ne fait attention à ce que je dis. N'ont-ils pas fait attention à moi parce que j'étais invisible ? Peu importe, qu'ils crèvent tous autant qu'ils sont. S'ils continuent le combat, cela veut dire que ce n'est ni plus ni moins qu'un ramassis d'abrutis et qu'ils ne me sont d'aucune utilité. Et alors que ces sympathiques pensées traversent mon esprit c'est le moment que choisit ma potion d'invisibilité pour cesser de faire effet, me laissant apparaitre aux yeux de tous, juché sur l'épaule du géant.

D'ailleurs parlons en du géant. Ce dernier, pour je ne sais quelle raison décide de sauter sur place et je me retrouve éjecté au sol. Et alors que toute la pièce tremble, je m'écrase lamentablement. Je ne sais pas si me suis cassé quelque chose, mais la douleur provoquée par le choc est bel et bien présente. Maintenant, c'est certain, il est hors de question que je continue ce combat stupide. Premièrement parce que je suis sûr que c'est inutile et deuxièmement, parce que dans mon état, je suis sûr et certain d'y passer. Je me relève donc difficilement et je me mets à courir. Je veux m'éloigner le plus possible et m'approcher du lieutenant d'Oaxaca dont je suis le champion. Tout en courant, je m'adresse aux autres.

"Bande d'abrutis. Continuez le combat et crevez si c'est vraiment ce que vous voulez, mais comptez pas sur moi pour mettre ma vie en jeu inutilement pour vos beaux yeux !"

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 28 Avr 2013 10:12 
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Ezak : Jet pour CCAA : réussite. (Avec perte de PV pour Ezak)
Géant : Attaque AA : réussite.
Naral : Attaque SA : réussite.


Les mains de Voile-de-Mort tentèrent de se refermer sur le cou de Léandre, immobile, mais elles glissèrent sur sa peau recouverte de cette substance mauve… Ses esquisses de lèvres fermées d’un voile tremblèrent de colère, alors qu’il s’apprêtait à porter un nouveau coup à Léandre, poing fermé dressé derrière lui, prêt à frapper.

Cwedim, de son côté, vit arriver vers lui son champion déconfit et fâché. Et il en parut particulièrement irrité. Il s’approcha du rebord du balcon et la mine haineuse, frappa du poing sur le marbre noir, adressant la parole à Karz d’un ton encoléré.

« Tu fuis le combat ? Lâche ! Ais le courage de tes opinions et défends-les ! Si tu n’arrives même pas à protéger tes propres idées, par la force de tes armes, comment pourrais-tu protéger quelqu’un d’autre ? Retourne te battre, contre tes ennemis. Sois digne d’être mon champion, pense à ta colère, laisse la t’envahir. Pense à ta sœur, homme. »

Aerq, Sergent d’Oaxaca représenté par la désormais passive Guasina, ne disait mot. Doigts croisés, il regardait le combat évoluer de ses petits yeux brillants, un sourire mauvais collé sur le visage. Maelan, de son côté, s’était carrément écroulé sur ses fesses, impuissant. Il avait lâché son arc et, prostré, tremblait maintenant en se secouant d’avant en arrière, priant peut-être pour l’avenir de ses jours. Son maître, Gadory, semblait nerveux, lui aussi.

Mais du côté du géant, du dragon et du guerrier déchaîné, l’action était vive et à couper le souffle. Alors que Naral, ailes répliées derrière son dos, plongeait à toute allure sur sa cible, le maître d’armes sautait plus rapidement encore de sa monture ailée pour se jeter vers l’épée du monstre, l’arme tendue. Et ce qui devait arriver arriva. Et tout se passa très vite. Les lames se croisèrent sans se toucher, et pourtant l’instant d’après, deux gerbes de sang giclèrent d’un endroit similaire, se mêlant dans les airs. Les deux ennemis s’étaient mutuellement empalés sur l’épée de leur adversaire. Les lames d’Ezak ressortaient par le dos du géant, et celle, impressionnante, du géant, avait littéralement traversé le flanc du guerrier (-17PV). Mais ils n’eurent guère le temps de s’appitoyer sur leurs blessures que le dragon referma ses mâchoires sur le buste du géant, redéployant ses ailes avec ferveur pour remonter dans les airs. Le poids du monstre était important, mais Naral était doté d’une force monstrueuse, sous cette forme. Et il parvint à le soulever de terre, emportant les deux ennemis blessés dans les airs.

Mais le Géant n’allait pas se laisser faire. Saisissant son arme libre, sa hache terrible, il moulina dans les airs jusqu’à rencontrer le corps écailleux qui le soulevait. Le métal s’enfonça dans les chairs pourtant solides de l’être mauve, et le vol de ce dernier vacilla. Sous la douleur, il lâcha le duo et alla s’effondrer plus loin dans la salle, crachant des flammes plus noires que la nuit en grognant terriblement.

La chute du duo ne dura guère, et sembla pourtant une éternité. Le géant percuta un des murs de l’arène, sous les balcons, ce qui libéra douloureusement Ezak de l’emprise de son arme. Le maître d’arme vola droit vers le sol, et s’y écrasa violemment (-20PV) alors qu’à à peine deux mètres de lui, son ennemi faisait de même, tout contre le mur. Il semblait bien amoché, mais Ezak l’était aussi terriblement. Et pourtant, le monstre n’était pas mort. Grognant sombrement, d’une sourde colère, il se relevait déjà, péniblement, pour venger cette attaque meurtrière. Son œil luminescent était désormais empli d’une lueur rouge. Rouge sang. Rouge colère.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 28 Avr 2013 15:51 
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Alors que derrière moi l'affrontement se poursuit, que le reste du groupe continue d'ignorer mes avertissements, je me rapproche de Cwedim, celui que l'on appelle le Déchainé. Lorsque je suis enfin en face de lui, je peux voir et comprendre, aussi bien dans son attitude que dans ses propos, que ma fuite est loin de lui plaire. Il me sermonne, m'insulte, m'ordonne d'y retourner. Mais pour qui il se prend ? Il a beau être un des lieutenants d'Oaxaca, il faut voir à pas trop me chercher, et ça, il va le comprendre.

" Hey, je suis ton champion, certes, et au final, j'applique tes principes non ? J'ai pas envie de crever bêtement contre une bestiole que je ne peux pas affronter. Je vais juste attendre patiemment qu'ils s'entretuent tous et je finirai le boulot! Un problème avec ça ?!"

Je suis sans doute un peu trop sec et je risque fortement de le regretter parce que je m'adresse sèchement à l'un des Treize, mais bon, peu importe au final. Il semble de toute façon que mes chances de survie ici soient proches de zéro.

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 28 Avr 2013 22:21 
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Impuissante, j’assistai à l’attaque suicidaire du maître d’armes contre le géant en colère sans pouvoir ne rien faire. Le destrier violacé, les ailes repliées, effectua une manœuvre en piqué vers sa cible. Je vis l’homme s’élancer dans le vide la lame tendue. Du haut de mes vingt centimètres, sans aucun moyen pour me rendre utile, j’observai le duel avec fébrilité. Bien que dotée d’une bonne vision, je ne pouvais bien discerner ce qui venait de se passer. Une chose était certaine, c’est que l’un des deux était blessé, les deux gerbes de sang qui giclèrent en témoignèrent. La gorge nouée, je vis le puissant dragon ouvrir sa terrifiante mâchoire et la refermer sur la poitrine du monstre bardé de fer avant de soulever les deux adversaires pour les entrainer dans les airs. De ma position, je ne discernai point les détails du combat, mais l’envolée fut de courte durée. Une fois de plus, du liquide rouge ferreux s’échappa de l’endroit où il doit rester confiné, puis Naral, sans doute blessé, ouvrit son large bec et laissa tomber sa proie. Puis suivant les lois de la gravité, les deux mastodontes accompagnés de l’homme empalé tombèrent rapidement au sol dans un fracas meurtrier.

Hypnotisée par le combat aérien singulier, je n’avais pas remarqué ce qui se passait au niveau du sol. Lorsque mon attention se porta enfin sur mes autres compagnons, je vis que l’archer avait rejoint le lieutenant d’Oaxaca auquel il était jumelé. Ce n’est qu’à ce moment précis que je remarquai que les hommes de main de la demi-déesse ne semblaient pas impassibles à ce qui se passait. Passablement nerveux, irrités, ils n’agissaient pas comme de simples spectateurs, mais plutôt comme si leur propre sort dépendait de l’issue du combat, comme s’ils avaient eux aussi un prix à payer. Cwedim contrôlait mal sa colère, Gadory paraissait aussi nerveux que son poulain Maelan, et même Aerq, les doigts croisés, semblait agité. J’aurais bien voulu connaître le fond de l’histoire, mais je n’avais guère le temps de questionner le bouffon à propos de mes interrogations. Il était temps d’agir et non de réfléchir.

Sans perdre une seconde supplémentaire, je me mis à courir tout droit vers Ezak et le sombre cyclope. Je devais agir vite avant que l’un d’entre eux se relève et tente une riposte contre l’autre. Je tournai cependant la tête vers mon ami en prière, celui-là que j’avais promis de protéger et je lui criai à la volée :

« Maelan, j’ai besoin de ton aide ! Relève-toi, prends tes affaires, et cours porter secours au grand dragon mauve, il est blessé, nous devons l’aider si nous voulons qu’il nous aide par la suite. »


Ce disant, sans cesser ma course, sans perdre courage, tout en priant Yuimen silencieusement, je sortis ma fronde ainsi qu’une fiole de mon sac, prête à agir. La salle déjà grande pour un être humain, me paraissait immense, mais je n’étais pas lutine à me décourager et je profitais du temps que durait ma course pour peaufiner mon petit plan.
Enfin arrivée près de ma destination, je m’arrêtai hors haleine. Et sans reprendre mon souffle, j’armai ma petite fronde d’une des fioles que m’avait procurée l’homme serpent. Mon idée était fort simple, en balançant le petit contenant de verre sur l’énorme bestiole en rogne, je voulais le réduire à la taille d’un moucheron.

En position debout, une extrémité de mon arme de tissu bien enroulée dans mes doigts et tenue fermement alors que l’autre n’était que pincée du bout de mes phalanges. La bouteille bien calée dans la poche de mon arme, sans quitter l’ignoble bête des yeux, je débutai alors un mouvement du poignet de façon à entraîner ma fronde dans un mouvement verticale le long de mon corps. Deux tours seulement furent suffisants pour atteindre la vitesse optimale, je lâchai alors le brin largable et mon projectile vert fila à toute vitesse effectuant un mouvement de cloche vers la bouche ouverte de ma cible.

(La bouteille verte !)

Dans mon empressement pour attaquer le géant, je m’étais trompée de fiole, ayant ramassé la solution verte aux effets inconnus plutôt que celle qui devait changer sa taille. Fiévreuse et de nouveau impuissante, je suivis des yeux la trajectoire de mon petit projectile, priant Yuimen pour que le hasard joue en ma faveur.

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Mar 7 Mai 2013 13:31, édité 1 fois.

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