Ezak et Naral prirent leur envol, déclenchant une sensation proche de l’euphorie en l’humain. Les yeux émerveillés telles ceux d’un enfant, il observa le sol noir s'éloigner avec un sourire béat sur le visage. Pendant un court instant son insouciance des premières heures revint, ne manquant pas de lui rappeler l’ile interdite. D’ailleurs, ce n'était pas la première fois qu’il grimpait sur le dos de Naral Shaam sous sa forme de dragon. Non, mais la dernière fois il faisait à peine la taille d’un cheval bien bâti. Cela faisait combien de temps ? Des semaines, des mois ? Avec toutes ces aventures Ezak en avait assurément oublié de vivre comme un être normal. Compter les jours lui semblait aujourd’hui inutile. Il était arrivé au point de de se sentir chanceux quand il pouvait voir un autre jour se lever. Il n'était plus qu'un aventurier sans point d’attaches.
Les longs cheveux de l’humain bataillaient avec l’air que créait les battements d’ailes du dragon, s’agitant comme des centaines de petits vers dorés, venant fouetter son visage, et parfois lui boucher la vue. Quand ces petits filaments d’or se calmèrent enfin, Naral ne prenait plus de hauteur se contentant de tourner au dessus du géant, tel un faucon guettant sa proie. Les yeux dirigés vers le champs de bataille Ezak ne rêvait plus, retombant dans la gravité du présent. Il devait se battre si il voulait se sentir une nouvelle fois chanceux de vivre.
Observant la situation, il remarquait que derrière chaque lieutenants d’Oaxaca se trouvait une porte. Ou menaient-elles ? Vers la liberté ? Qu’importe, Ezak ne voulait pas prendre cette direction. Il avait souvent pris de mauvaises décisions, souvent été impétueux au point de le mettre dans des positions peu enviables. Mais fuir ? Cela ne lui ressemblait pas. Il était de ceux qui pensait qu’une mort courageuse vous grandit, vous amène à l'état de légende. On pouvait le croire ou non mais il voulait vaincre ce monstre quitte à y laisser la vie. Mais ce serait mal connaitre le personnage de se dire qu’il pensait à la mort car dans les tréfonds de son âme abimée seul la victoire comptait.
En dessous de lui la situation semblait complètement folle. Voile de mort semblait se diriger vers Leandre, ayant probablement pour but de l'éliminer comme il avait fait avec Ashaar. Il ne pouvait supporter plus longtemps tant de dissidence.
«Arrête ça tout de suite ! C’est un allié. D’abord le géant, après tu feras ce que tu veux de la peau noire.»Aimable ce jeune homme n’est-ce pas ? Après tout il n'était pas secret que pour lui, Shaakt Garzok et compagnie n’avait rien à faire sur ces terres. Mais pour l’instant ils devaient restés unis. C’est ce que le «maitre-serviteur» avait dit après tout. La perte d’Ashaar, bien que ne l’ayant pas émeut le moins du monde faisait déjà deux bras bien portant en moins. Une chance de victoire en moins. Et les dieux savaient qu'elles avaient toutes leur importance. Chance qui s'amenuisa pour certain quand soudain, le géant émit un bond pour retomber fortement sur le sol en y plantant son épée. A son grand étonnement, Ezak pu constater que le sol se fissura, lui qui avait l’air si solide.
Plissant les yeux dans une réflexion intense, il ne pu s’empêcher de repenser au combat sur l’ile volante. Un géant avait lui aussi périt alors qu’il semblait invincible et pour ça ils avaient "simplement" dû détruire le sol de l’endroit.
Ezak, alerte, réfléchit rapidement à une stratégie qu’il ne tarda pas à transmettre à Naral.
«Je t’offre trois choix Shaam... Tu as pu jauger l’ennemi et bien que ça me fasse mal de le reconnaître tu es le seul à avoir ici assez de puissance pour pouvoir le mettre hors d'état de nuire.
Si tu observes bien les choses tu auras réussis à voir qu'il a fissurer le sol. Tu pourrais peut-être réussir à le détruire. Il vient d’en bas alors je suppose que l’endroit est creux. Deuxième option : tu l’attrapes et si tu as assez de force l’amènes dans les airs. Je rêve de le voir s'écraser sur le sol. La troisième est classique : Tu fonds sur lui tel un faucon et en fait de la charcuterie. Quoi qu’il en soit je t’offrirais une ouverture.»Regardant à nouveau vers le sol, l'humain jaugea la situation avant de laisser échapper un sourire amère.
«J’ai dénombrer au moins une dizaine de façon dont je pourrais perdre la vie. Empalé par un des piques de son armure, déchiré pas son arme en plein air ou encore lamentablement écrasé sur le sol... Je t’évites les autres options.»Dégainant son sabre il ne dit plus un mot réfléchissant encore à une autre solution mais il ne voyait que celle la. Passant ses deux jambes d’un seul côté il observât le monstre qui attendait probablement que l’un d’eux donne le premier assaut. Ezak lui, n’avait pas peur. Les pouvoirs de Vlash l’y aidait à travers l’ armure. Après tout, il se disait que lui aussi était un peu dragon. Un dragon mauve prêt à voler sur sa proie.
Fermant les yeux, il se concentra pour user de cette énergie qu’il avait en lui et sur laquelle il ne pouvait toujours pas mettre un nom, l’accumulant dans son être, la liant à son âme. Puis, il se dit milles fois en son sein qu’il allait mourir, qu’il devait l’accepté. Il se vit, mettant en image les dizaines de façon de mourir évoqués auparavant, accumulant une dose d'adrénaline si importante qu’il n’avait qu’une envie y aller. Il revit encore et encore son action, réveillant la rage du combat en lui jusqu'à ce qu’il en oublie tout. Les 13, le bagne, la dangerosité de la situation. Les derniers soupçons d'appréhensions avait quittés son âme et son bras était maintenant prêt pour faire la seule chose qui devait être faite.
«C’est à toi !»Poussant un hurlement digne des plus grands barbares et surement pour se redonner de la vigueur, Ezak s'élança dans les airs quittant les écailles fermes et à peine confortable du reptile ailé. Le bras dressé pour accomplir son œuvre, il descendait à une vitesse folle vers la tête du géant. Prêt à frappé comme un dragon. Prêt au sacrifice.
Citation:
HRP: Apprentisage spontané de la CCAA Sacrifice Lvl Max.