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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Lun 29 Avr 2013 10:40 
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Les dragons mauves plongèrent avec une vitesse folle vers leur ennemi commun. C’est d’abord l’humain qui, le sabre tendu s'apprêtait à pourfendre le géant avec toute la force de ses convictions. Dans son regard déterminé nul doute ne transparaissait alors même que sans ailes il ne pouvait pas changer sa trajectoire. Il ne pensait à rien, l’esprit dirigé vers un seul et unique but : la mort. Une seule chose manqua de la faire faiblir. La vitesse avec laquelle il descendait. Il ne s'était pas imaginé cette action si vive lui qui n’avait pour ainsi dire jamais été en chute libre. Il ne se rendit même pas compte que l’ennemi avait dressé son épée imposante, pas même qu’il fonçait dangereusement vers elle, ce n’est qu’en voyant enfin son but approché qu’il ressentit la douleur.

En effet, car le sang chauffé par les combats contre les loups et l'adrénaline aidant Ezak ne s'était rendu compte de rien. Il afficha même un sourire presque imperceptible alors que Mongoor alla traverser le corps du géant. Sourire qui se déforma rapidement en un rictus de douleur prononcé quand la violence du choc se répartit en lui. Empalé sur le flanc gauche il était prit. Collé contre l’amure froide de l’ennemi, personne ne put apercevoir le visage de l’humain qui souffrait terriblement. Sa bouche grande ouverte peinait à faire sortir un cri de douleur qui dans un sursaut d'orgueil tenait à rester enfoui dans sa prison guttural. Ses yeux s’humidifièrent alors qu’ils se révulsèrent étrangement comme pour pouvoir s'échapper, sombrer et donner un répit à l’âme du maître d’armes qui était littéralement en feu. On parlait souvent des douleurs physiques mais si peu des conséquences qu’elles avaient sur l’esprit en le poussant dans ses derniers retranchement et pourtant...

La vision troublée par ses larmes, et l’esprit tournoyant littéralement dans une danse folle, Ezak ne comprit même pas que Naral suivant son plan avait agrippé son bourreau pour l'amener là ou il serait surement le moins à l’aise : dans les airs. Il n’entendit même pas le nouveau dragon mauve pousser un rugissement de douleur et c’est avec une surprise non feinte qu’il sentit le sol vibrer sous le géant alors qu’il se fit éjecter enfin de la lame de l’ennemi. La sensation de la lame se retirant de son corps si brusquement eut raison de tout. L'orgueil laissa place à un homme comme un autre, libérant le cri qui peinait tant à sortir. Son esprit se déchira en quelques secondes comme des déchets de parchemins soufflés au vent. Et tout cela ne fut rien à côté de ce qu’il ressentit quand il percuta le sol avec une telle violence que sa bouche s’ouvrit encore plus pour laisser voler une petite gerbe de sang qui retomba en une pluie chaude sur son visage. A cet instant, l’homme cru enduré milles tourments alors que son corps devenu presque indépendant, roula, endolori sur le sol dur, noir et froid de «l'arène». Les yeux à la limite de la convulsion, il aperçut Guasina accourir dans sa direction, Karz éloigné du combat, l’archer elfe dans le désarroi, sa créature prête à tuer et Naral animé par la fureur crachant des flammes noirs comme les ténèbres. Mais tout cela, il ne le voyait pas vraiment car dans son esprit une lutte acharnée se livrait entre la conscience et la douleur.

Peut-être restait-il dans le coeur du jeune homme une once de courage car c’est la première entité qui prit le dessus, apaisant enfin son esprit. Alors tentant d’oublier ce qu’il venait de se passer il se recentra sur ses priorités. Il fallait vaincre pour sortir d'ici en vie. Posant la pointe de son sabre sur le sol, il se releva avec toutes les difficultés du monde. Sous ses cottes une blessure béante laissait échappé un sang vif qui ne tarda pas à perler à travers les écailles de l’armure et le trou qui y avait été fait. Il faudrait probablement un forgeron très habile pour remettre tout cela en place mais Ezak en avait que faire sur l’instant. Car de son regard noir, empli d’une colère retrouvée, il jaugeait l'ennemi qui lui aussi semblait avoir beaucoup souffert. Son regard vibrait d’un rouge intense, signe qu’une colère grandissante l’animait. Mais il n'était pas le seul. Car le jeune homme les traits tendus, ne ressemblait plus du tout à un jeune nobliau. Un filet de sang s'échappant de sa bouche, les cheveux couvrant une partie de son visage et son regard réclamant le sang de toute une vie. Son corps, lui, ne se tenait plus avec cette droiture désinvolte, trop blessé pour le faire. Et sa bouche était loin d'afficher ce léger sourire méprisant. C’était presque un autre guerrier qui se trouvait la. Il voyait rouge et pourtant il paraissait d'un calme étonnant. Il venait de comprendre une chose dans sa mésaventure : Il n'était qu’un homme comme les autres. Enfanté d’une mère et proche de la mort et c’est peut-être cette proximité avec cette dernière qui le changeait tant sur l’instant. Il en oublia tout ce qui l’entourait. Seul son ennemi se relevant existait, là, à moins de deux mètres de lui, déployant sa grande taille.

Ezak dans sa fureur froide ne recula pas, alors qu’il paraissait si petit face à lui. Cherchant la corne aiguisée du loup qu’il avait attachée à sa ceinture, il se mit en position, prêt à attaquer, ses deux armes en main. Puis sans un mot, sans un cri, sans même une pensée traversant son esprit, il accouru vers le géant, titubant sous les blessures mais sans jamais s’écrouler.

Citation:
Hrp: Utilisation de la CCAA "Double trancheur" au lvl Max

_________________

"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Ven 14 Juin 2013 08:27, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 5 Mai 2013 10:27 
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Localisation: Quête 26 : Le Bagne Maudit
La fiole eut un effet étrange sur moi. A peine avais-je bu son contenu que le flacon glissa de mes mains et j'eus une chance improbable de rester sur mes jambes tellement le sol était devenu glissant. Cette pensée bien étrange me tira une expression de doute sur le visage. Rapidement j'observai le sol et constatai qu'il n'y avait pas d'eau, c'était moi qui glissait tout comme le flacon entre mes mains quelque secondes auparavant.

C'était donc ça l'effet de la fiole, que je glisse, fort dangereux dans les circonstances actuelles, je pouvais très bien me planter tout seul sur ma propre épée, pauvre de moi... Je sentis alors un courant d'air derrière moi comme si quelque chose m'avait frôlé de très près. En me retournant, je vis un de nos compatriotes dans le combat qui avait essayé de me tordre le cou, mais pourquoi ? En regardant autour de moi, je cherchais une vaine raison à son action.

Il y avait des cadavres un peu partout de loup de Thimoros mais également le cadavre d'un homme-loup qui ne m'était pas inconnu, je l'avais vu auparavant dans la pièce, un des prisonniers de ce bagne qui s'était battu à nos côtés pour défendre sa vie. Un ami de l'humain morbide ? Peut être. L'effet d'une potion sur lui ? Egalement possible.

Que pouvais-je faire ? Je tenais à la vie, j'en avais plus que marre de me trouver ici, j'en avais encore plus marre de devoir me battre pour rester en vie, j'avais des choses bien plus importantes à faire en sortant d'ici, si nous nous en sortions. Il avait essayé de me tuer et semblait, vu sa position, prompt à recommencer. J'allais lui laisser une chance de comprendre mais une seule, si son envie de me tuer reste intact, je n'aurais d'autre choix que de me défendre, au risque de perdre un autre combattant.

Je sortis Fessmalibur de son fourreau et la pris bien en main prêt à donner un coup de dissuasion. Montrant l'homme-loup du bout de ma lame, je plantai mon regard en hauteur, dans celui de mon potentiel futur bourreau, même si son regard ressemblait à un voile clair.

- "Je n'ai rien fait. Il n'est pas mort de mon fait, regarde ces blessures, ce sont les loups de Thimoros qui l'ont tué, pas moi. Jusqu'à présent, je n'avais même pas vu qu'il était là ton ami."

Par prudence, je ramenai ma lame devant moi pour me défendre. Une autre idée me vint alors à l'esprit. Nous étions censés nous battre pour nos héros en tant que leur champion mais à part nous donner une pièce d'équipement chacun, ils n'avaient rien fait pour vraiment nous aider. Je relevai la tête vers le premier balcon qui se dressait au-dessus de ma tête puis passai au suivant, puis au suivant, aussi loin que ma vue me permettrait de fixer leur regard.

- "Et vous là-haut ! A quoi rime tout ceci ? Nous sommes censés être vos champions alors au lieu de nous regarder nous débattre contre un adversaire trop fort pour nous, pourquoi vous ne nous rendez pas ce qui nous appartient de droit ? Notre équipement afin que nous nous battions à armes égales contre lui si tel est notre destin ! Tout ceci n'a que trop duré !"

Cette fois-ci ce n'était plus la peur de me étrangler par l'étrange individu devant moi qui m'animait mais plutôt une colère profonde, une rage de sortir de cet endroit. S'il me fallait faire couler des litres de sang, je le ferais mais j'avais besoin de retrouver un peu de ma confiance et cela passait par l'armure que j'avais mis tant de temps à récupérer avec Lenac.

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 12 Mai 2013 11:53 
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Guasina : attaque AJ : réussite.
Ezak : Attaque AA : réussite. (Membres tranchés : les deux jambes)
Géant : attaque AA : réussite partielle.
Léandre : jet d’équilibre : réussite.


Le Déchaîné leva la main et la posa sur son menton, l’espace d’un instant, comme s’il réfléchissait à l’excuse donnée par l’archer pour expliquer sa fuite. Il rabattit ensuite son regard sur Karz, et lança d’un air provocateur, ou motivant, selon le point de vue :

« Bien, voyons comment tu t’en sors, alors. Ne ternis pas ma confiance. »

Maelan, de son côté, répondant aux ordres de Guasina, alla courir vers le Dragon Mauve qui geignait en se tordant sur le sol. Lorsque l’archer arriva à proximité, il fut bien embêté de ne pas savoir comment gérer un dragon blessé, et le regarda sans trop oser s’approcher, de peur de se prendre un coup de queue ou de griffe. Mais Naral se redressait de lui-même, crachant toujours ses flammes noires, et ses yeux d’or se tournèrent vers le Géant qui se relevait péniblement. Il semblait prêt à le charger, ne tenant compte de rien ni de personne, aveuglé par la rage de la blessure infligée, sans doute plus grave pour l’ego de Naral que pour sa chair résistante. Et Maelan ne se rendait que trop peu compte qu’il se trouvait entre les deux monstres… Ni Ezak, plus loin.

Pendant ce temps, une petite fiole volait dans la salle, traversant les airs avec une précision accrue pour atterrir pile entre les dents du géant, qui crispa la mâchoire en brisant le verre dans sa bouche, répandant le liquide vert foncé dans son organisme. L’effet fut immédiat : un cri horrible retentit dans la gorge du monstre, et sa peau se muta en une sorte de liquide-solide et gluant vert translucide. Le changement ne semblait pas être à son goût… Et juste à ce moment-là, les lames d’Ezak transpercèrent sa chair, au niveau des cuisses, les arrachant du corps du géant, qui s’effondra sur le sol. La corne du loup de Thimoros se désintégra intégralement sous le choc… Sa matière semblait avoir fondu dans le corps translucide et vraisemblablement acide. L’épée du dragon mauve, bien plus résistante de par sa nature légendaire et unique, ne subit pas le même sort, mais n’en devient pas moins intenable. Le liquide vert se répand sur sa lame, et arrive bien vite à sa garde, prêt à réduire à néant tout ce qu’il touchera.

D’ailleurs, les éclaboussures de ce sang d’acide blessent sommairement le maître d’armes, lui creusant une cicatrice ouverte à hauteur de la gorge, et derrière l’oreille droite. (-4PV)

Cul-de-jatte, l’ennemi hurla de rage et de douleur, et dans un mouvement terrible frappa le maître d’armes d’un revers puissant de sa hache, qui heureusement ne toucha l’humain que du plat de la lame, sans quoi il aurait tout bonnement été tranché en deux. (-13PV)

Plus loin dans la salle, un autre combat semblait vouloir commencer. D’abord celui de Léandre avec son épée, qui lui glissa tout bonnement des mains vers le sol dès qu’il tenta de s’en emparer, sous le regard voilé incrédule de Voile-de-Mort. Il manqua de glisser lui-même sur le sol, mais s’en abstint par chance. Ce fut Xenair qui répondit à sa question, d’un ton calme et posé, d’une voix aussi sombre que froide. Une voix que chacun dans la salle put entendre.

« Nous calculons votre droit sur ce matériel, sur cette vie. Nous calculons votre droit de nous servir et d’être par nous anoblis et renforcés. Ne parlez pas d’équité, lors que vous vous attaquez à une cible unique à plusieurs, si forte fut-elle. L’union fait la force, comme le dit l’adage. Et treize valent mieux qu’un. »

Le discours s’arrêta là, puisque l’instant d’après, Voile-de-Mort donna un formidable coup à Léandre, du revers de sa grande main. Le choc était rude, quoiqu’absorbé partiellement par la substance mauve le recouvrant (-10PV). Mais son effet le plus remarquable fut que Léandre fut projeté sur le sol, et se mit à glisser à toute vitesse vers la zone où le géant et Ezak se trouvaient. Loin de son épée précieuse, qu’il n’avait su maintenir en main. Sa glissade folle s’arrêta pile sur la trajectoire entre le dragon et le géant cul-de-jatte… Un endroit fort dangereux, s’il était. Un lieu synonyme de mort pour quiconque y resterait, très certainement.

[HJ : inutile de préciser que ceux qui sont passés sous le seuil des 10 PV sont dans un état plus que critique. ^^]

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mer 15 Mai 2013 03:27 
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Quelques secondes qui me parurent interminables. Quelques secondes d’attentes pendant lesquelles je n’avais d’yeux que pour mon projectile vert qui parcourait une trajectoire courbe avant de frapper les dents du géant. Quelques secondes trop longues durant lesquelles je me demandais si ma méprise de fioles n’allait pas coûter la vie à mes compagnons de fortune.

Certes, mon but n’était autre que d’affaiblir ce géant, de le réduire à sa plus simple expression, pour permettre à mes comparses de l’écraser du talon. Mais mon empressement, mon étourderie avaient déjoué mes plans puisqu’au lieu d’une potion au pouvoir de changer de taille, j’avais armé ma fronde d’une décoction verte aux pouvoirs inconnus.

Mais heureusement, le temps finit par s’écouler, le mystère disparut, et l’on vit sous nos yeux le géant se transformer.

Tout débuta par un horrible cri où la gigantesque créature sombre exprima sa douleur ou du moins son mépris à notre égard. Puis son armure faite d’os et de fer se modifia pour prendre une belle couleur verte et une texture plutôt gluante et translucide me rappelant un dessert gélatineux que me préparait quelques fois ma grand-mère comme dessert.
C’est au moment précis où le monstre vert terminait sa transformation que les puissantes lames du maître d’armes frappèrent ses jambes désormais plus vulnérables. Ne jouissant plus de ses protections de fer, ses jambes se séparèrent de son corps laissant jaillir une espèce d’acide verte corrosive qui gicla tout près du visage d’Ezak. Privés de ses jambes musclées, le géant n’était plus qu’une demi-portion. Loin de mourir, celui-ci s’agitait et poursuivait sans relâche les attaques contre l’humain aux yeux gris.

Tout au long de ce combat, comme une girouette, je n’avais cessé de changer d’idée à propos de notre immense adversaire. J’avais d’abord tenté de l’aveugler, puis de faire diversion en l’attaquant de dos, pour ensuite escalader cette montagne de muscles, puis le considérer comme pour un allié où j’avais même été jusqu’à m’excuser de l’avoir attaqué, pour finalement lui envoyer le mauvais contenant dans la fiole. Mais cette fois, je savais ce qu’il me restait à faire, je devais l’achever pour terminer ses souffrances.

Je levai donc mon arc sombre, prête à me mettre en joue lorsque le discours d’un des treize attira mon attention. Il s’adressait au soldat à la peau sombre contrastant avec ses cheveux et lui expliqua que par ce combat on faisait nos preuves, qu’il calculait notre droit de les servir. Tout en écoutant ce court sermon, j’avais tendu la corde de mon arc, sentit la flèche se matérialiser entre mes doigts. Après avoir retenu ma respiration, je lâchai la corde laissant filer ma flèche tout droit vers le cœur ramolli du géant.

(((Utilisation de la CC de combat de classe secondaire Droit au cœur )))

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 30 Mai 2013 04:05, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mer 15 Mai 2013 07:30 
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Tout se passa très vite, ou du moins fut-ce l'impression que j'en eus... Les potions firent effet rapidement et ce ne fut pas moins à cause de ma nouvelle "forme" que par le choc dût au saut du colosse que je me retrouvais dans les vapes, loupant la moitié du combat qui était en cours...

Lorsque je me réveillais enfin, toute la scène s'était déplacée et je me retrouvais seule au centre de la pièce tandis qui Naral crachais des flots de flammes noire et qui le monstre se retrouvait cul-de-jatte par une magnifique action d'Ezak qui n'en fut pas moins salement amoché...

Mais pour le moment je m’intéressais surtout aux potions...

"Crénon!! Une fille, non mais serieux! Allo quoi?! MAnquais plus que ça!! Et puis me voila à dire tout haut ce que je pense tout bas, de mieux en mieux!! Raté pour ce coup-ci, va falloir en essayer deux autres!! A moins que je n'aille aider mes camarades à se défaire du monste?!! Ca pourrait être une bonne idée vu leur état!! Je vais tenter d'attirer son attention!! HEYHO!!! LE GROS MOCHE!! PAS D'PIED, PAS D'...JE SAIS PAS QUOI!!! Bon maintenant, rapprochons nous un peu histoire d'être à distance respectable pour combattre!! Je tenterai bien de reproduire mon super lancer décapiteur de Gorgone!! Et un peu de force en plus serait pas de refus!! C'était quelle potion déja?! Ah oui la bordeaux!!"

Et je m'approchais tout en engloutissant une nouvelle fiole... Vive le dopage !!

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Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Sam 18 Mai 2013 21:50 
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Localisation: Quête 26 : Le Bagne Maudit
Je glissai littéralement de partout à cause de cette potion. A tel point que j'étais incapable de garder mon épée dans mes mains, à peine sorti du fourreau, Fessmalibur glissa et la pointe rencontra le sol. Le voilé devant moi glissa mais se rattrapa de justesse avant que je n'entende la voix de Xenair qui retentit dans la pièce suite à mon petit laïus sur notre équipement. Il expliqua que les treize jugeaient si nous pouvions récupérer notre équipement si nous battions ensemble ce gros machin qui en voulait à notre vie.

Mon attention fut toute pour lui, tellement sur lui que je ne vis pas venir la claque du voilé qui me fit voler à travers la pièce à travers les pieds d'Ezak jusqu'au milieu de la zone entre le monstre du jour et Naral. Je me trouvais au milieu de la zone de combat sans arme avec un mal au dos monstrueux et une envie de vomir importante. La tête me tournait, je pouvais presque voir les lumières tourner au-dessus de ma tête. J'avais mal partout en plus de cela.

J'avais très peu de chance de survivre si je restais ici. Je me relevai difficilement et constatai l'état plus qu'étrange de notre ennemi du jour. Il avait une drôle de couleur verte, une partie des jambes en moins, j'allais donc avoir un léger avantage si j'arrivais à mettre un pied devant l'autre sans glisser. Le plus sur pour moi était de rejoindre le mur en attendant de pouvoir récupérer mon épée et de trancher ce voilé malgré le peu de force qu'il me restait. Hors de question pour moi de perdre cette lame.

Une fois debout, j'avançais prudemment vers le mur le plus proche de moi afin de reprendre mon souffle. J'avais encore une potion mystère dans mon sac mais avant de pouvoir la prendre, il fallait que l'effet de cette potion violacée s'arrête, sinon je n'allais pas faire de vieux os ici.

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Lun 20 Mai 2013 05:28 
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Avant que l’humain n’atteigne sa cible, un projectile non identifié alla se joncher entre les dents du géant. Trop focalisé sur les jambes de l’ennemi, il n’essaya pas plus d'apercevoir de quel nature était cette « flèche ». Déjà, il arrivait sur l’ennemi qui prenait de la hauteur à mesure qu’il avançait et avant qu’il ne puisse se redresser totalement, Ezak laissa ses armes se fondre avec la chair, traversant l’armure qui n’en était déjà plus une. L’ennemi n'était plus fait de matières organique mais d’une substance verte visqueuse et fortement corrosive. La corne de loup se désintégra, évaporée sur l’instant. Ezak comprenant la chose que trop tard ne pus se préparer à esquiver les éclaboussures de cette matière. Elles lui tombèrent sur la gorge la ou son armure ne le protégerai plus et derrière l’oreille droite brulant quelques cheveux blonds au passage.

Portant sa main libre à la gorge le maitre d’armes ne put retenir un cri alors qu’il sentait sa peau frémir sous de minuscules cloques en mouvement. Mais il n’eut pas le temps de s'apitoyer sur ses brulures qu’un coup de hache magistrale l’envoya rouler sur le sol d’obsidienne.

Il n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il lui était arrivé. Il paraissait perdu. Groggy, il laissa échapper de nouveaux gémissement alors que ses muscles criaient leurs plaintes en lui. Ils tentaient probablement de lui rappeler, qu’il n’était pas immortel, et que la mort n’était pas si loin.

Tremblant sous sa récente et terrible fébrilité, il releva la tête. La vision tanguante, les yeux sans éclats, il aperçut Naral prêt à en finir, et il était sur son chemin. L’instinct de survie prit le dessus à cet instant. Ezak, d’un bras s'échina à ramper, laissant derrière lui une trainée de sang. Il souffrait le martyr et il eut la sincère impression d’escalader les parois des grands monts des régions de Mertar. Arrivé prêt du mur après un temps qui lui avait parut une éternité, l’agonisant se risqua un dernier regard vers le monstre qui hurlait sa haine et sa souffrance en projetant quelques gouttes corrosives autour de lui, ci et la.

Bien que épuisé, bien que souffrant le martyr, il avait encore cette flamme qui lui disait de combattre. Le D’Arkasse était ce genre d’homme. De ceux qui veulent se battre même après la mort. Quoi qu’il arrivait la substance se répandait sur son sabre et le rendrait bientôt intenable. C’est pourquoi, il se redressa légèrement, grimaçant tant ce simple effort lui paraissait surhumain et d’un geste désespéré, lança sa lame en direction du monstre.

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Ven 14 Juin 2013 08:38, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 21 Mai 2013 06:33 
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Je reste là, près de celui qui m'a accepté comme champion et je me désintéresse du combat pour le moment. Je ne dois pas encore agir, ou plutôt, je ne peux pas encore agir. Il reste trop de monde, si je me les mets à dos maintenant, je ne donne pas cher de ma peau. Je suis dans un salle état, et il me faudra du temps avant de pouvoir me soigner suffisamment. Je dois encore attendre, prendre mon temps. Patienter...

Tout en concentrant mes fluides pour guérir les blessures les plus graves qui recouvrent mon corps, je continue de discuter avec celui que je sers pour ce combat. D'ailleurs, est-ce seulement pour ce combat ? Nous avons chacun prêté allégeance à l'un des Treize quand même, je doute qu'ils nous laissent partir aussi facilement par la suite. Remarque peu m'importe au final, tant que je peux remplir mes objectifs, tant que je peux devenir plus fort et atteindre mon but. Mais bon, dans le doute, mieux vaut s'en assurer. Je n'aime pas être dans l'ignorance, et à dire vrai, je n'ai que ça à faire pour le moment.

"Hey, Cwedim! Dîtes moi si je me trompe, mais le fait que je vous ai prêté allégeance, c'est pas seulement pour ce combat hein ? C'est un genre d'arnaque malfaisante pour recruter des gens balèzes ou un truc du genre ? Non pas que ça me dérange à vrai dire. Dans l'immédiat, c'est même plutôt l'inverse, mais j'aimerais bien être au courant."

C'est étrange, mais plus le temps passe, et plus je commence à l'apprécier ce lieutenant d'Oaxaca qui me sert de "maître". Je ne sais pas ce que le futur me réserve, mais ce qui est certain, c'est que ma route risque de suivre celle du Déchainé pendant un certain temps.

[HRP: Utilisation du Souffle de Gaïa au niveau 11. +22 PV -4PM ! Il faudra que tu penses à le rajouter sur ma fiche aussi s'il te plait ^^ ]

_________________

Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 21 Mai 2013 11:10 
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Guasina : Attaque CC AJ : échec.
Ezak : Attaque CC AA : échec.
Karz : sortilège : réussite.
Léandre : jet d’équilibre : réussite.


L’elfe noir, malgré les dérapages dus à cette substance gluante recouvrant son corps, parvint de justesse à se coller contre le mur le plus à droite de l’arène. Il en fut de même pour Ezak, qui rampa vers le mur le plus proche pour ne pas subir un assaut terrible de la part de son désormais partenaire de vie. Sa tentative ultime d’attaquer le géant avec sa lame fondue fut soldée par un échec. Il ne lui restait que trop peu de puissance pour être assez précis dans son lancer et, atterrissant sur le sol, la corne du loup de Thimoros termina de se consumer dans l’acide qui la rongeait.

Guasina ne put d’elle-même mettre fin aux souffrances de ce géant diminué. Sa flèche, contrairement aux autres, très précises, manqua sa cible et alla ricochet contre le mur d’onyx de la salle. Tathar, lui, se sentit particulièrement boosté en s’approchant du cœur de l’action, grâce à ce dopage intempestif. Dans son coin, dans les profondeurs de la salle ovale, Karz se soigna par sa magie purificatrice. Ses plaies se refermèrent et cessèrent de dégouliner de sang. Il n’était pas au meilleur de sa forme, pas encore, mais c’était déjà beaucoup mieux comme ça. Son nouveau maître lui répondit, d’une voix mêlée de fierté et de rires…

« Ha ! Tu es perspicace, humain. Une qualité qui te sera utile, à mon service. »

Et puis, il y eut ce dernier assaut. Cette attaque ultime, venue du haut de la salle, où un dragon mauve commença à se mouvoir rapidement, galopant sur ses quatre pattes vers le géant amoindri, percutant Maelan en le faisant choir, heureusement sans mal. La rage emportait la masse ailée vers la victoire, vers la colère. Des fumerolles noires sortaient de sa gueule comme de l’écume haletante. L’ego de Naral avait été touché, par la plaie qui lui ouvrait sommairement le flanc, et il ne semblait pas vouloir laisser se terminer le combat sur cet élan de faiblesse. Il voulait montrer sa force, sa puissance et… il le fit avec brio. Arrivé à portée du géant, il cracha de nouveau ses flammes noires et froides. Des flammes de mort, des flammes terribles, qui anéantirent toute vie sur leur passage. Par chance, sur celui-ci, il n’y avait que le géant. Sa couleur verte disparut en même temps que sa chair, que son armure, ses armes et ses os. Lorsque le souffle macabre s’arrêta, il ne restait de lui qu’un tas de poussières grisâtres… Ce grand guerrier caparaçonné, surarmé, n’était plus.

Dans un sursaut de rage, Voile-De-Mort avait traversé la pièce à son tour, brandissant l’épée de Léandre qui avait chu sur le sol. Il se dirigeait droit vers le dragon, prêt à le pourfendre, afin de venger la mort de celui qui autrefois était son frère… son jumeau. Son regard voilé et inexpressif n’en reflétait pas moins le parcours qu’ils avaient, à deux, accomplis. Les tortures qu’ils avaient subies dans le bagne, pauvres créatures difformes de naissance, nées d’une union malsaine, abandonnée à leur sort, et tombées entre de mauvaises mains. Son attaque reflétait toute cette douleur qui les avait changés à jamais, voilant yeux et bouches, arrachant leur peau. Ils avaient été séparés. Le plus fort des deux avait été pris pour servir d’ennemi surentraîné aux prisonniers du bagne qui s’en montraient dignes… L’autre avait été remis en prison. Le chantage avait opéré, et si jamais le cœur n’avait sombré dans le mal, ils étaient tous deux restés irrémédiablement liés par l’amour fraternel qui les unissait.

Cette course folle et suicidaire dénotait de tout cela. Il n’y avait plus d’amour, juste la rage aveugle d’une vengeance à assouvir. Mais en perdant la moitié de son âme, Voile-de-Mort avait perdu de sa force, et la colère ne le mena qu’à sa propre perte, lorsque Naral se retourna sur lui pour le réceptionner d’un splendide coup de mâchoire. Les dents acérées du saurien transpercèrent ce corps géant mais malingre, avant d’envoyer balader sur le sol le cadavre inerte qu’il était devenu, à moitié coupé en deux par la force de la gueule du dragon. L’arme de Léandre tomba sur le sol, inusée…

Le calme revint dans la salle. Et avec cette paix, un silence pesant s’abattit. Tout combat avait cessé, toute bataille. Les combattants étaient tous épuisés, blessés ou meurtris au fond de leur être. Naral abandonna sa forme draconique pour redevenir lui-même, cet elfe aux cheveux mauves et aux yeux d’or. Etaient-ils enfin tirés d’affaire ? Tout ceci était-il terminé ? Les treize les entouraient toujours, et nulle issue n’avait été dévoilée. Pourtant, chacun put se sentir enfin plus libre. Les chaînes mentales qui les avaient accablées n’étaient que de lointains souvenirs. Et même si cette pièce restait sombre, ténébreuses, ils se sentirent un peu plus chez eux…

Ce fut le moment choisi par Crean Lorener, premier des treize, pour prendre la parole de sa voix ombreuse.

« Un fort beau combat, en vérité. Voilà longtemps que tout ceci n’était pas arrivé. Vous avez tous prouvé votre valeur, tant dans le bagne que dans cette salle. Et tous vous méritez de recouvrir votre liberté, et vos effets personnels. Chacun à votre manière, vous avez déjoué nos pièges et vaincu les ennemis que nous avons placé sur votre route. Résolu les énigmes et fait preuve d’esprit et de prudence. Vous avez de grandes capacités, héros de Yuimen. Et ces capacités, vous vous en servirez désormais la tête haute, pour la grande Oaxaca. »

Il regarda tour à tour les aventuriers dans la pièce.

« Chacun son style… Autant de choses plaisantes à observer. Ezak, et sa rage de vaincre, sa maîtrise des armes et sa colère interne. Naral, et sa fierté, sa puissance. Tathar, laissant la chaos régner sur ses gestes, laissant la chance guider le combat aveuglément. Léandre, son désir de protection, de retrait du combat pour prendre l’avantage. Karz, l’opportunisme incarné, l’égoïsme et la ruse. Guasina, prudente et aidante, précise et meurtrière… Et Maelan, couard sachant se faire oublier pour n’être pris pour cible. »

Il laissa le silence retomber. Des coffres apparurent, sortant du sol, devant chacun des treize dont le héros était encore envie. Crean poursuivit.

« Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, telle est la raison de votre enlèvement. Un recrutement d’après vos faits d’armes passés. Un test de vos aptitudes, et, finalement, un enrôlement. Dirigez-vous vers votre coffre, il contient vos affaires, et une grosse somme d’argent, dûment méritée. Avant de l’ouvrir, re-prêtez allégeance à votre capitaine, et il vous récompensera personnellement, améliorant votre matériel passé, vous conférant tout pouvoir sur une troupe de guerriers. Car vous serez désormais sergents des treize. Gradés de l’armée Oaxienne. L’honneur et la fidélité seront récompensés… Le manquement à vos serments seront instantanément punis par la mort de nos propres mains. »

Il se fit interrompre par une voix railleuse, celle d’Aerq, le fou.

« Ooooh non pas directement. Pour punir, nous continuerons ce jeu qui m’amuse. Les traitres recevront leur matériel, sans qu’il soit amélioré, ainsi que la grosse somme d’argent. Cette somme sera la récompense à qui les tuera s’ils manquent à leur promesse. »

Crean parut fâché de s’être ainsi fait interrompre, mais poursuivit néanmoins sans contredire le fou.

« La mort, de toute façon, attend tout acte de sédition. Choisissez, vous êtes libres désormais. Puissance ou mort. Mais choisissez bien. Car chacun ici sait qu’il faut redouter la colère des treize. »

[HJ : la matière gluante enveloppant Léandre cesse d’exister quand le combat se termine. Tathar continuera de hurler ses pensées pendant une demi-heure, et restera femme pendant 5h30. Vous sentez, j’imagine, poindre la fin de la quête, dont c’est l’une des dernières mises à jour. Faites votre choix, l’allégeance aux treize ou le refus de les rejoindre. Les récompenses suivront en fonction de ce choix.]

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 26 Mai 2013 05:48 
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La fatigue, la nervosité, ou l’angoisse, toutes ces raisons auraient pu expliquer mon tir raté. Mais peu importait d’en connaître la cause, les faits demeuraient, ma flèche n’avait pas atteint sa cible et le pauvre être infirme allait souffrir davantage. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que je vis le gros dragon meurtri et en mal de vengeance s’élancer à toutes jambes vers l’être qui en était démuni. Je poussai un petit cri lorsque je vis la puissante créature ailée, aveuglée par la colère, happer au passage le pauvre Maelan atterré par la peur. Je me désintéressai momentanément de l’attaque contre le géant borgne pour me concentrer sur l’état de santé de mon ami archer qui venait de tomber au sol. Après quelques secondes d’observation, je poussai un soupir de soulagement. Malgré la distance qui nous séparait, je vis que l’elfe aux visages marqués s’en était sorti indemne. Lorsque je reportai mon attention sur notre adversaire handicapé, il était redevenu poussière, des volutes de fumée se dégageant encore de ses cendres, son meurtrier mauve encore tout près de lui. Le bruit des armes qui s’entrechoquent cessa et le silence s’installa peu à peu, jusqu’à ce qu’il fut interrompu sauvagement par l’étrange individu aux yeux voilés et à la peau parcourue de rides. Pour une raison qui m’était inconnue, envahi par la rage, il se précipita, arme à la main, tout droit dans la gueule du dragon qui en aurait fait qu’une bouchée s’il ne l’avait pas recraché.

Notre adversaire s’étant éteint, le combat était terminé, un sentiment mitigé m’habitait alors que j’aurais dû être fière de note victoire. Le dragon redevint humain, les prisonniers, moi y compris, conservâmes le silence attendant l’annonce de la sentence qui devait logiquement être la délivrance de ce bagne maudit.

L'un des treize prit la parole nous félicitant chacun pour nos forces respectives, et ainsi pour ce que j'aurais personnellement qualifié de faiblesse, Maelan pour sa couardise et Karz pour son égoïsme et son opportunisme. Silencieuse, mais perplexe, j'écoutais le petit laïus, attendant le moment où il respecterait sa parole en nous redonnant cette liberté tant souhaitée.

La vérité, à moitié devinée, nous fut enfin révélée. Notre enlèvement n’avait que pour but de nous recruter dans l’armée de la terrible et abjecte Oaxaca. Il nous suffisait de prêter allégeance au capitaine que nous avions choisi pour obtenir un grade de sergent dans l’armée des méchants. Notre refus d’obtempérer signifierait notre arrêt de mort.
Je devais choisir entre mourir ou me soumettre. De race lutine, ayant un penchant pour l'espièglerie, aimant la vie et rencontrer des gens, explorer le monde, prendre du bon temps, je n'avais aucunement l'intention de renoncer ainsi à la vie. Si j'en profitais si pleinement, c'était bien parce que j'étais consciente qu'elle était éphémère, que Yuimen me l'avait prêtée de façon temporaire et qu'un jour les dieux me la reprendraient. J'avais tellement peur de la mort que je bénissais chaque seconde de vie que Yuimen m'accordait. Je n'avais jamais compris les gens qui se donnaient la mort volontairement, je tenais trop à la vie pour accomplir un tel geste. Et pourtant, si je refusais le renouvellement des vœux prononcés, je me condamnerais à une mort certaine, proche ou lointaine.
La gorge nouée, les yeux humides, les jambes tremblantes, je m'avançai tranquillement vers Aerq qui était perché juste au-dessus du coffre qui contenait mes affaires. Le choix proposé n'en était pas un, il s'agissait plutôt d'une proposition pernicieuse, d'un piège, d'une contrainte déguisée qui reflétait bien la personnalité perverse et malhonnête des treize lieutenants d'Oaxaca.

Les larmes coulant sur mes joues, je caressai doucement le couvercle, pensant à mes biens qui s'y trouvaient, tous autant de petits trésors qui me rappelaient les gens que j'avais côtoyés. Les joues rosies par l'émotion et par la colère d'être coincé dans une telle situation, je venais enfin de prendre ma décision.

Levant enfin la tête vers le bouffon logé sur le balcon, j'avalai à quelques reprises, tentant de me contrôler, de me donner une certaine contenance avant de lui adresser la parole.
D'une voix forte, fière, trahissant tout de même une certaine nervosité, je le regardai dans les yeux, n'accordant aucune attention aux autres qu'il s'agisse de mes compagnons ou de leur lieutenant.

"Mon premier serment, je l'avais fait envers vous et non envers les douze autres, je désire donc monter vous rejoindre tout là-haut afin de rendre ma déclaration plus formelle, plus personnelle. "


J'eus de la difficulté à prendre ma décision, mais à présent que mon choix était fait, je l'assumais. Je savais qu'il était irrévocable, qu'il changerait à jamais ma vie, mais j'avais pesé les pour et les contre et je ne reviendrais pas sur ma décision.

Je me tournai vers le dragon redevenu sous sa forme humaine et lui demandai une faveur:

" Je vous demanderais de bien vouloir prendre votre forme ailée et me porter sur le balcon de mon futur maître. Si vous acceptez de me rendre ce service, vous n'avez qu'à ramasser la somme entière de yus qui m'est destinée."


Ceci dit, j'attendis patiemment la réponse du bouffon et du dragon.

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Dernière édition par Guasina le Mer 29 Mai 2013 01:46, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 26 Mai 2013 06:32 
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Progressivement, la puissance de mes fluides de lumière fait son œuvre et une partie de mes blessures se referment, une partie de la douleur s'estompe. Je m'accorde un petit sursis, une petite chance supplémentaire de survivre à cet affrontement. Pendant ce temps, Cwedim me réponds, sur un ton qui me surprend. Je ne pensais pas que les Treize étaient capable de rire autrement qu'en piétinant les cadavres de leurs victimes, mais au final peu m'importe. J'ai la réponse, celle que j'attendais, celle que j'avais deviné. Nous tous ici, avons prêté un serment qui a bien plus d'importance et d'impact que ce que nous avons pu croire. Nous sommes maintenant intimement liés aux lieutenants de la terrible Oaxaca. Quel plan machiavélique. Capturer des gens, les emprisonner, leur faire croiser la mort à derrière chaque porte, et, quand ils sont sur le point de mourir, quand ils n'ont plus d'autre choix, leur proposer un pacte alléchant qui leur garanti la survie, plus ou moins.

Mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus en profondeur, car le combat se poursuit...et se termine. Tout va très vite, trop peut-être. L'homme-dragon, dans une démonstration de puissance des plus impressionnantes, se débarrasse du géant en un instant, puis de Voildy, qui sans que je comprenne pourquoi, s'est attaqué à Naral. Je ne peux m'empêcher de ressentir un léger sentiment de tristesse en voyant la créature se faire broyer. La chose au teint blafard m'a quand même sauvé la vie dans le combat contre la liche. Voildy a été un compagnon étrange et effrayant, mais assez attachant dans le fond.

Mais encore une fois, je n'ai pas le temps d'être triste ni de réfléchir plus longtemps, car les choses s'enchainent. C'est maintenant Crean Lorener, le premier des Treize qui prend la parole. Il nous félicite pour le combat, ventant le style et les mérite de chacun. Égoïste et opportuniste...Même si ces deux adjectifs sont loin d'être valorisant, ils ont le mérite de taper dans le vrai et je ne le cache pas. Oui, j'ai avant tout essayé de sauver ma peau au détriment de celles des autres et je ne le regrette pas. Je veux juste survivre, peu importe ce qui arrive aux autres. Mais le laïus du lieutenant ne s'arrête pas là. Il confirme en effet ce que j'ai deviné alors que juste à côté de moi, un coffre fait son apparition. D'après Crean, il contient mes effets personnels et donc...Mais je me retiens de l'ouvrir tout de suite, car le reste du discours est d'une importante capitale. Les Treize nous rendent nos affaires, nous récompensent, à la condition que nous prêtions de nouveau serment et que nous acceptions de devenir des sergents de l'armée d'Oaxaca. Des gradés de l'une des deux grandes puissances de Yuimen. Et c'est encore une fois la perfidie qui fait son œuvre. Car un choix terrible nous est proposé. Servir Oaxaca, ou mourir. Certain vont sans doute réfléchir des heures avant de se décider, il est même possible que d'autres choisissent de mourir. En ce qui me concerne, le choix est déjà fait. Je veux devenir plus fort, avoir les moyens de survivre, de remplir mes objectifs, peu m'importe le camp pour lequel je vais "travailler". Des hommes sous mes ordres et l'assurance de garder la vie sauve, ça ne se refuse pas.

Je m'approche alors du coffre contenant tout ce qui m'a été pris quand j'ai été emmené ici et je caresse lentement le couvercle. Bientôt, je vais récupérer l'une des choses qui compte le plus pour moi...Mais pas tout de suite. Je dois d'abord remplir ma part du marché. Je me relève lentement et je regarde fixement Cwedim, essayant de croiser son regard. Aucune crainte dans mes yeux, je suis fermement décidé. Je m'exprime alors haut et fort.

"Cwedim, celui qu'on appelle le Déchainé. Pour moi, il n'y a aucune hésitation. Je suis prêt à vous suivre et à vous obéir. Depuis quelques temps déjà, je cherche à devenir plus fort, pour arriver à remplir quelques objectifs personnels que je me suis fixé. Peu m'importe qui je dois tuer pour cela, peu m'importe ce que je dois faire. Tout ce que je veux, c'est survivre. Survivre jusqu'à parvenir à faire ce que j'ai décidé."

Je marque un petit temps d'arrêt avant de prononcer officiellement ce que je pourrais qualifier de serment.

"C'est donc pour cette raison que moi, Karz Enhgrim, j'accepte le cadeau que vous me faites. Je suis désormais à vos ordres en tant que votre sergent."


Sur ces mots, je baisse la tête en signe de soumission et je reste sans bouger en attendant un réponse de celui qui est désormais mon supérieur. Cwedim le Déchainé.

_________________

Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Dim 26 Mai 2013 19:07 
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Gémissant, affaiblit et meurtri, l’humain ne bougeait plus, Les fesses contre sol, le dos affalé sur le mur d’onyx. La lumière de son regard ne laissait plus paraître la rage mais harassement. Haletant, il observa son coup échouer de manière significative, retombant sur le sol par manque de force et de conviction. Guasina échoua elle aussi la seconde d’après laissant l’espoir filer au loin. Sauf que le dragon mauve ne comptait pas en rester la et dans un élan puissant alla cracher ses flammes noirs sur le monstre qui se consumait dans une nuée charbon. D’aucun apercevrait ce spectacle pouvait être enchanté par cette vision froide mais si belle. Mais le cœur de tous n'était pas à l’enchantement mais a l’espoir qui montait en eux. Le monstre n'était plus, seul la cendre, résidu de son corps, faisait preuve qu’il avait jadis existé. Les choses se calmèrent un temps. Le silence pris possession des lieux, le temps pour chacun de se rendre bien compte que tous cela était finit. Enfin, presque...

Car de l’autre côté de la salle, la chose qu’Ezak considérait comme sa créature se mit en mouvement. Attrapant l’épée de l’elfe noir il s'élança vers le dragon mauve pour le pourfendre mais Naral Shaam loin de se laisser abattre l’attrapa entre ses crocs et d’une simple pression le coupa en deux. Baissant les yeux Ezak préféra ne pas observer le sombre spectacle du corps blafard coupé en deux. Il n’osait pas l’avouer mais il s'était un peu attaché à la bête mais il n’avait pas le temps de laisser ce sentiment l’envahir. Le combat était finit et Lorener, le premier des Treize prenait la parole pour annoncer la fin du «jeu».

Ainsi, tout se confirma. Après quelques félicitations, à chacun d’entre eux, il leur proposa la liberté, et de servir auprès d’Oaxaca. Ezak souffrant le martyr dû serrer les dents pendant le monologue du grand guerrier qu’était Lorener. A mesure que ces mots se faisaient entendre Ezak se mis à réfléchir. Il pensa aux possibilités qui lui était offerte, a ce qu’Oaxaca lui offrait mais au final rien de tous ça ne l’attirait vraiment il en était même arrivé à vouloir détruire cette entité qui avait osé tenter de le contraindre. Et pour ça, il avait un plan : Servir et trahir. Un D’Arkasse ne s’abaissait jamais à la soumission et ce n’était pas avec le rejeton de Vandrak que cela allait commencer.. Ensanglanté, il se releva, titubant, étouffant un gémissement à chaque pas et s’approcha du coffre qui logiquement contenait ses effets. L’observant, un instant il réfléchis à tous ce qui leur était offert puis glissant ses yeux dans ceux de Lorener il fit entendre sa voix, faible, érailler par la douleur.


«Vous nous avez décrit la une belle bande d’incapables. Je connais les hommes et leurs valeurs. J’ai du sang de guerrier qui coulent dans mes veines. Vous savez aussi bien que moi que la victoire n’appartient pas à nous tous. Ne nous mettez pas sur un même pied d’égalité. Qu’est-ce que Oaxaca dirait si trois d’entre vous se battait et les autres ne faisait que regarder. Vous parliez d’être uni et pourtant d’être fier dans son individualité. Je me suis sentit parfois bien seul en affrontant ce géant. Rien que pour ça, ceux qui ne voudrait pas suivre Oaxaca devrait avoir le libre choix de leur vie et de leur mort. Naral et la lutine méritent la vie bien plus que les autres. Si je vous suis, je vous préviens, je ne tuerais pas une seule des personnes qui refuseront d’autant plus que ma vie est lié au nouveau dragon mauve. Que je vous prête allégeance ne veut pas dire que je suis prêt à ouvrir les cuisse en attendant que vous me pénétriez tel une vulgaire catin.

Je suis Ezak de la maison D’Arkasse et je suis libre. Je ne vendrais pas mon âme à Oaxaca contre une poignée d’hommes. Combien m’en offrez vous ? Le nombre doit être suffisant. Je suis déjà bien trop blessé que vous osiez me comparer à ces couards qui vont serviront de sergent ! De plus je ne veux pas un seul Garzok, Shaakt et autre créatures immondes dans mon armée. Je veux des humains. Des hommes à mon image. Je veux le plein commandement de mon armée. Et dernière chose : Je désire que mon nom et celui de ma famille ne soit jamais associés à celui d’Oaxaca dans un premier temps. Je vous serais plus utile au sein même de l’aristocratie Kendrane. Pensez à ce qu’Oaxaca n’a jamais pu faire, frapper la tête du serpent. Avec moi, mon nom, et mes ambitions, cela vous sera possible. Cela implique que mes hommes se battront sous la bannière des D’Arkasse et ne devront jamais faire référence à vous.

Si ces conditions sont respectés je fais voeux de servir, sinon envoyez vos sergents à moi. Je les prend tous... C'est en homme d'honneur que je mourrais. »

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 28 Mai 2013 10:18 
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Je ne saurais dire quel dieu il fallait que je remercie pour m’avoir permis de rejoindre le mur le plus proche. Malgré quelques glissades, j’arrivais tant bien que mal à me plaquer contre cette paroi salvatrice, m’éloignant de ce combat de géant. Je repris ma respiration non sans difficulté et regardai la scène se déroulant sous mes yeux.

Le maître d’armes qui se trouvait au même endroit que moi lança dans un geste désespéré son arme vers le monstre gluant tout en s’éloignant de cette zone de combat. Son attaque rata mais il avait réussi à se protéger. La lutine rata également sa cible dans une tentative pour mettre fin aux souffrances de ce vers gluant. L’elfe aux cheveux mauve s’approcha du cœur de l’action.

Dans la pièce, une voix s’éleva, celle de l’un des treize probablement. Une voix qui félicitait son champion. Puis l’action se reporta vers le dragon mauve qui dans un dernier sursaut de colère et de puissance fonça sur le monstre que nous devions affronter tous ensemble. Sur sa route, il bouscula Maelan, sans lui faire de mal et plongea sur notre plus grand adversaire qui était bien amoindri. Une seule attaque avait suffi à Naral à mettre à bas notre ennemi le plus mortel, ne laissant derrière lui qu’un tas de fumerolles.

Mon adversaire de tout à l’heure, celui qui m’avait mis une claque qui m’avait envoyé en plein milieu de la zone de combat avait récupéré mon épée et la brandissait devant lui. Il n’en avait pas le droit, cette lame ne lui appartenait pas, de quel droit osait-il ? La rage, la colère, la haine envers ce sinistre individu montait en moi comme la lave montait dans la cheminée d’un volcan prêt à exploser. Malheureusement, mes forces étaient bien faibles, cette substance violette m’entourait toujours m’empêchant de me mouvoir comme je le voulais. Il chargea Naral sans que je ne comprenne vraiment pourquoi mais ce dernier vit venir l’attaque et le croqua envoyant son cadavre voler en deux morceaux dans la pièce.

Le combat était terminé, il n’y avait plus de personne voulant notre mort, nous avions gagné. La substance qui entourait mon corps disparut alors d’un seul coup, comme si la disparition de notre dernier ennemi mettait un terme à son existence. Tant mieux, j’allais enfin pouvoir récupérer mon épée sans risquer de me blesser tout seule ou sans risquer de me faire étriper par le voilé. J’avais une soudaine envie de crier victoire mais mon empressement fut rapidement diminué en constatant qu’aucune sortie ne s’ouvrait à nous. Nous avions pourtant rempli la mission que l’on nous avait dévolu, tuer les loups et l’homme en armure.

Pourquoi ce calme soudain ? Pourquoi cette attente ? Nous avions survécu, nous avions rempli le contrat. Nous devions récupérer nos affaires, sortir en vie de ce bagne maudit qui allait avoir ma tête, mon corps et mon esprit. J’en avais marre, j’allais devenir complètement fou. Nous avions gagné notre droit à la vie ! Nous avions gagné le droit de sortir d’ici et de retourner à nos petites vies tranquilles ! J’avais envie de hurler mon mécontentement, mon impatience également.

Une nouvelle voix retentit dans la pièce, celle de Crean Lorener, il salua notre magnifique combat même si cela ressemblait plus à une boucherie. Puis il ajouta que nous avions mérité par nos actions ici et dans la bagne de recouvrir la liberté ainsi que nos affaires, youpi ! Enfin une bonne nouvelle. Il nous qualifia de héros de Yuimen et nous demanda d'utiliser ses capacités au service d'Oaxaca.

Il fit un rapide tour des survivants en donnant leur qualité à tous, je notai seulement celle qui m'intéressait : protecteur et mise en retrait pour gagner un avantage au combat. Tout ceci, toute cette épreuve n'était qu'un vaste mouvement de recrutement pour l'armée d'Oaxaca. Des coffres apparurent devant chacun des treize, chacun de nos maîtres. Crean nous indiqua de nous rendre devant celui qui correspondait à notre maître afin de récupérer nos affaires et possiblement une grosse somme d'argent. Il ajouta que nous devions prêter de nouveau serment à notre maître afin qu'il améliore notre équipement et que par la même nous devenions des gradés de l'armée d'Oaxaca... Si nous refusions de prêter de nouveau serment, notre vie serait encore en jeu.

Aerq coupa Crean pour lui dire que si nous refusions, nous devrions de nouveau nous entretuer. Je n'étais pas en état de combattre mais un équipement plus puissant me permettrait peut être de gagner l'avantage et de toute façon je voulais sortir d'ici vivant. Oaxaca était un véritable problème sur Nosvéris mais elle n'a jamais rien fait contre Gwadh, elle ne m'a jamais posé de problème. Elle est peut être un moyen pour moi de gagner en puissance et d'atteindre mes objectifs. Venger la mort de mon père et le faire payer à toute ma famille.

Crean reprit en disant qu'il fallait encore faire un choix, la vie ou la mort, l'allégeance ou la sédition. Mon choix était déjà fait mais l'idée de devoir me battre contre mes compatriotes de combat ne me plaisait guère. Si la liberté était à ce prix, alors je n'avais pas le choix.

La première voix de mes compatriotes à retentir fut celle de Guasina, mais je ne saurais dire si elle allait prêter serment ou non à son maître. Puis vint celle de Karz qui exprima son souhait de gagner en puissance et donc de prêter allégeance à son maître de nouveau. Enfin, celle d'Ezak retentit. Il fit d'abord un beau discours sur la bravoure des hommes et sur le fait que nous en avions cruellement manqué durant ce combat. Merci beaucoup ! Il argumenta en disant qu'il ne prêterait pas allégeance à Oaxaca, qu'il ne voulait pas faire parti d'une armée de garzok ou de shaakt, là la coupe était pleine. Je pris cela comme une offense et une véritable attaque envers ma race. Nous ne sommes pas tous mauvais, mais s'il voulait la guerre il allait l'avoir.

Une fois son discours terminé, je pris la direction de Xenair que j'avais choisi en tout début de combat. Je fis une légère révérence de la tête une fois devant lui.

- "Pour ma part, je veux sortir vivant de cet endroit. Si le prix de ma vie est de devoir servir Oaxaca, alors soit. Si cela me donne aussi l'occasion de donner une correction à ce maître d'armes, je ne m'en priverais pas. Personne n'insulte les shaakts !"

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 28 Mai 2013 11:00 
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Naral Shaam ne prêta aucune attention aux dires de la lutine. Il nia ses propos avec un air d’éloquente prétention, et se dirigea vers le représentant lézardeux de Sisstar, à qui il avait précédemment prêté allégeance. Il jeta un regard en coin à Ezak, qui déblatérait son discours dans son coin, avant de lui-même prendre la parole, d’un ton fier et décidé.

« Vous avez révélé ma véritable forme, ma véritable puissance. C’est désormais sous la coupe d’Oaxaca que je me battrai, au nom de Sisstar. Mais… pour mon bien-être personnel. Hihihi. »

Le coffre à ses pieds se mit à luire, et s’ouvrit l’instant d’après, alors que le guerrier-reptile acquiesçait silencieusement. Naral ne tarda pas à plonger ses mains dedans, pour en ressortir du matériel, dont une fabuleuse armure légère de cuir aux teintes violacées, dont il se para aussitôt. Avec une cape noire, des bijoux d’argent et d’améthyste, il avait fière allure. Le sceptre qu’il gardait comme arme, à tête de dragon, finissait de compléter cet habillage retrouvé, plus sombre qu’Ezak put s’en rappeler, mais qui se fondait parfaitement dans ce décor de ténèbres. La classe, quoi. Surtout avec la lourde bourse de yus qui pendait à sa ceinture.

Et si l’elfe aux cheveux mauves ne prêta pas attention aux dires de la lutine, ce ne fut pas le cas d’Aerq, qui, au lieu de faire venir la lutine à lui, descendit vers elle en un bond preste et agile, accompagné d’un salto fort bien effectué. D’une voix éraillée, il s’adressa à la petite rouquine.

« Vous avez raison de cultiver le culte du secret et de la discrétion. Me voilà face à vous, lutine. Êtes-vous désormais prête à confirmer votre serment ? »

Une main sur le coffre, il souriait de manière pernicieuse. Un sourire qui glacerait quiconque le verrait d’un effroi frissonnant.

Du côté de Karz, les choses étaient plus prestes, plus claires. Son serment prêté, le coffre devant lui se mit à briller, et s’ouvrit l’instant d’après, dévoilant le matériel qui avait été confisqué à l’archer… Tout le matériel, augmenté d’une lourde bourse remplie de yus. Cwedim prit la parole, brièvement, pour confirmer l’engagement.

« Et tu ne le regretteras pas. Quelle sorte de troupe veux-tu à tes ordres ? Hommes, disciplinés et passe-partout,. Orques, forts, courageux, mais chaotiques. Gobelins, nombreux et aveuglément soumis. Créatures de ma création, enfin, larves rampantes et vers menaçants… Ils t’attendront dehors, à ta sortie, quel que soit son choix. »

Le discours d’Ezak était plus long, plus dense, plus provocateur aussi, et Crean admit une esquisse de sourire à entendre les conditions posées. Il répondit calmement, mais non sans une certaine sécheresse dans la voix.

« Ces hommes seront entièrement vôtres, Ezak d’Arkasse. Ils se vanteront de vous servir, et non Oaxaca. Mais sachez qu’un lien supérieur les lie à la noire déesse, et qu’ils ne se battront jamais contre elle… Tout comme vous, j’ose l’espérer. Nous ne vous soumettons pas à notre botte, humain. Nous vous offrons de la puissance, librement entre vos mains, afin que vous me serviez de la manière qui vous plaira… et Oaxaca, par prolongation. Mais dites-moi, ces hommes que vous voulez, les voulez-vous plus nombreux et faibles, une piétaille de base, ou une élite plus réduite en nombre, mais plus puissante individuellement ? Des guerriers formés par mes soins… Les conditions sont posées, maître d’armes… »

Le coffre se mit à briller à son tour, et s’ouvrit, dévoilant le matériel d’Ezak, et cette bourse enflée de richesse.


Xenair, sous sa capuche sombre, répondit d’une voix non moins ténébreuse à Léandre.

« Ainsi soit-il. De quoi ton armée sera-t-elle formée ? Hommes, orques, gobelins, ou créatures volantes créées par moi ? »

Et son coffre aussi, à son tour, se mit à briller et s’ouvrit sur son matériel, et une bourse bien pleine.

[HJ : Pour ceux dont le coffre est ouvert, je vous transmets par MP votre matériel confisqué, avec quelques indications supplémentaires. J'attendrai votre réponse (en MP) pour le valider sur votre fiche. En ce qui concerne le RP, et le choix de la troupe que vous mènerez si vous acceptez de servir votre "13", son nombre sera variable en fonction de votre choix. Plus l'unité sera puissante, moins vous en aurez. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux.]

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 Sujet du message: Re: La Fin de toutes choses
MessagePosté: Mar 28 Mai 2013 21:24 
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A peine ai-je fini de prêter serment, que le coffre qui se tient devant moi se met à briller et s'ouvre tout seul. Ça y est, je vais récupérer ce qui m'appartient...Enfin. Après je ne sais combien de temps passé à galérer dans cette prison moisie, à risquer ma vie pour retrouver ce qui m'appartient et ce qui m'est précieux. Et c'est donc sans hésitation que je me dirige d'un pas rapide vers la boite. Tout y est, mon vieil arc, mon armure, mon diadème et le bracelet de ma sœur. Sans attendre et non sans une certaine fébrilité, je m'empresse de remettre le bijoux à la place qui lui revient, sur mon poignet droit. J'ai l'impression que cela fait des années que je n'ai pas ressenti sa présence, son contact sur ma peau et presque instantanément, la tension retombe, je retrouve mon calme.

Je me redresse et c'est les idées enfin claires que je m'adresse à mon nouveau maitre. Il me demande quelle sorte de troupe je désire et une réponse d'une logique évidente s'impose à mon esprit.

" Ecoutez, je suis un archer, je ne peux pas me permettre de me balader avec un trop grand nombre de soldats. Je ne suis pas non plus un chef dans l'âme. Il me faudrait donc des archers et des assassins, en petit nombre, qui seront suffisamment doués ou expérimentés pour se débrouiller seuls quand ce sera nécessaire. Donc si possible, évitez les orques et les gobelins, je ne veux pas de barbares abrutis auprès de moi."

Sur ces mots, je reste silencieux quelques secondes avant de conclure.

"En vous remerciant...Comment dois-je vous appeler au fait ? Maitre ? Lieutenant ? Grand Maitre des Limaces ?"

Je ne pensais pas pouvoir être aussi à l'aise en présence d'un des Treize.

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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