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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Lun 26 Sep 2011 15:34 
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Le lupin, nerveux, respiration haletante, regarda tour à tour Erfandir, qui lui demandait de plonger sur les pieux de la cellule, Ezak, qui menaçait ses jours de manière évidente, désormais, et Tathar, qui fit une démonstration de force pour calmer le jeu. Il abandonna complètement le guérisseur devant sa cellule, l’empêchant de mettre son plan à exécution, et se dirigea vers Ezak. Il n’avait pas l’air menaçant. Enfin. Pas plus qu’il ne l’était de par sa simple apparence bestiale.

« Traitre, traitre est le pouvoir du Dragon Mauve. Traitres ceux qui l’arborent. Traîtres les ombres, traîtres les morts. Tous ils nous aurons… et ça a déjà commencé. »

Son regard vide fixait le maître d’armes sans plus s’en approcher. Il avait l’air d’un dément. Et sans doute le paraissait-il, pour ceux qui ne savaient pas de quoi… ou plutôt de qui il parlait.

De son côté, Gruush, l’orque, s’approcha de Tathar sans s’inquiéter de son arme. Il poussa un grognement vers celui-ci, et le bouscula à nouveau pour passer, sans demander son reste. Léandre put dès lors le suivre jusqu’au coin du couloir, où la brume semblait la plus dense. Mais il n’en était rien : cette brume verdâtre et dont les relents nauséabonds se faisaient plus présents de minute en minute comblait la suite du couloir tout autant que le coin. Après avoir bifurqué à droite, le couloir continuait, long, très long, se perdant dans la brume. Sur ses parois, des torches, mais aucune porte visible pour l’instant. La brume était trop épaisse pour y voir à plus de cinq mètres. Sans l’ombre d’une hésitation, l’orque s’y engouffra, et disparut peu à peu dans le brouillard vert.

Au même moment, un elfe avec d’étranges marques vert-bleu sur le visage sortit de la cellule n°6, dont la porte venait de s’ouvrir. Dès qu’il fut dehors il sembla analyser rapidement chaque personne présente, en un tour d’horizon. Il s’arrêta sur Erfandir, stupéfait.

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« Toi ? Je connais ton visage… »

L’instant d’après, juste derrière Karz, la double-porte fermée cliqueta un instant, avant de s’ouvrir à la volée. Un grognement bestial se fit entendre, alors qu’une bête bipède apparaissait dans l’embrasure de la porte, l’air visiblement peu amène. Des yeux rouges, un poil dru et brun foncé, des dents gigantesques, et une tête lupine. Des griffes énormes au bout de mains non moins imposantes, un être mi-homme, mi-animal se tenait là, dans un habit de bois et de cuir, et cerclé d’une couronne de fer à pointes.

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Sa voix grondait comme un rugissement, et s’imposa à tout le couloir de par son courroux.

« C’est pas bientôt fini ce bordel ? Y’en a qui essaient de dormir ici ! »

Un trousseau de clés pendait à son côté. Le geôlier, vraisemblablement. Et il n’avait pas l’air ennuyé que tous les prisonniers se soient donnés rendez-vous dans le couloir…

[HJ : Léandre et Gruush ne sont plus dans cette partie-ci du couloir. Les autres peuvent tous voir le nouveau venu poilu. Petite précision : il n'y a pas d'ordre de tour, même si vous devez attendre qu'un tour complet soit passé pour RP à nouveau. A moins que vous ne quittiez la "zone". Pour quitter la zone : soit se rendre vers le brouillard, soit entrer dans l'une des cellules... la dernière voie, le geôlier la bloque.]

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mar 27 Sep 2011 07:45 
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Et c'était partit ! Tout le monde essayait de faire entendre sa voix dans un brouhaha assourdissant, me faisant regretter un instant qu’ils ne soient pas tous atteints de mutisme. Je n’aimais vraiment pas ce capharnaüm. Dans un couloir aussi exigu, chaque mots résonnaient avec force dans ma boite crânienne, faisant monter une migraine qui ne m’aidait surement pas à me calmer. Déjà que je n’étais pas la représentation même de la douceur…

Tathar, de son côté, commençait à montrer des signes d’impatiences, réclamant du calme à grand renfort de cris et de démonstration de force. Je craignais que cet empoté fasse échouer mon plan premier : Tuer… Non, je n’allais pas obéir, j’étais décidé à faire ce que je devais et que je voulais faire. Mes envies étaient reines dans ce monde inconnu. Pas de règles, pas de passe-droit. Nous étions pour moi en temps de guerre et seule ma survie comptait. Dans ce genre de situation, l’individualisme primait sur le collectif. Pas de place pour les faibles et encore moins pour les traitres.

C’est d’ailleurs de ce dernier mot que je me fis violemment accuser. Moi, un traitre ? Et puis quoi encore ? C’était le lupin qui venait de prononcer de sa gueule hideuse cette désagréable mélodie. Inutile de préciser que cela n’était qu’hérésie. Il n’y avait pas de traitrise quand on servait ses propres intérêts. Mais peut être l’ignorait-il ?

En tous cas, j’étais vexé, prêt à aller découper la bête de mon sabre qui quémandait la mort. Car Mongoor vibrait dans ma paume, animé par les sombres tremblements de mon bras. Une simple traduction de mon énervement et de ma patience qui s’amenuisait au fur et à mesure. J’étais à bout, prêt à exploser et faire de la vie dans ce couloir un enfer. Un monde ou seul moi me sentirais apaisé devant tant d’animosités.

Et puis deux mots vinrent. Comme un énorme coup de fouet dans ma tête ou régnait un bourdonnement incessant de rages à peine dissimulés : dragon mauve. A l’entente de ces mots, tout s’écroula. Cette haine naturelle dressée tel un pic dans les tréfonds de mon âme s’effondra sur elle-même pour ne laisser que des débris de doutes parsemés. Mes craintes se renforcèrent une dernière fois et alors que la peur commençait à prendre possession sur l’image chaotique de mon esprit, une force mystique la refoula violemment. Une barrière s’était dressée, comme un pouvoir enfoui en moi. Non… C’était plus que ça. Cette crainte horrible que me provoquais le dragon mauve avait été annihilée par cette même personne. Par ces écailles qui recouvraient mon torse. Ce pouvoir venait de mon armure je le sentais. Et je savais inconsciemment qu’à cet instant, jamais je ne ressentirais la peur à nouveau. Du moins, tant que cette armure était posé sur mes épaules.

Alors comment nier les accusations ? Comment ne pas dire que j’affichais le pouvoir de celui qui fut mon ennemi. Car à cet instant, par le pouvoir que me conférait la fiole, par mes reliques et par notre histoire commune. Je n’étais autre que son fils spirituel et je sentais que si les choses étaient à refaire, peut-être que j’aurais rejoint son camp. J’étais peut être trop enivré par les perspectives du pouvoir immense que cet homme possédait jadis, mais j’en étais bien la : A servir mes intérêts et rien de plus.
Tous ce qu’il me suffisait de faire, était de jouer un jeu. Je devais mentir, quitte à corrompre mon honneur. Un dirigeant se devait d’abord d’avoir les mots et la ruse. La force n’était que le moyen d’expression de ces deux notions. Tout cela se réunissait dans un mot que j’aurais dû hériter plus tôt de mes ancêtres : Stratégie ! Je ne devais pas me laisser embrouiller par mon plus grand ennemi qui n’était autre que moi-même.

Alors, je me calmai réfléchissant à la bonne marche à suivre. Le couloir s’était déjà rempli et plusieurs autres personnes avaient fait leurs apparitions. Dont Guasina, que j’avais bien entendu plus tôt et un étrange homme marqué au visage. Si seulement cela s’était arrêté la. Mais non ! Le boucan général avait réveillé une autre présence. C’est ainsi qu’une montagne ouvrit la porte à la volée, vociférant comme un troll l’aurait fait.
Dieux qu’il était laid. Semblant à un mélange étrange d’homme, de Garzok et d’un animal quelconque. Il me faisait penser à un ours du haut de sa posture impressionnante et avec ses poils bruns. Mais un détail attira mon attention: Un trousseau de clés était accroché à sa ceinture. Pas de doute, celui la était notre geôlier.

S’engagea alors une bataille interne dans mon esprit tourmenté. Se laisser aller à la colère et massacrer ce monstre ou agir avec parcimonie. La réponse me vint bien vite quand mon regard croisa une énième fois celui du lupin. Il me fallait avant tout des informations sur Vlash. S’il était bel et bien en vie, j’étais en danger et j’allais devoir employer la stratégie. Ma nouvelle arme la plus sûr et surement la plus tranchante. Alors je l’utilisai, profitant de l’entrée théâtrale du geôlier pour m’adresser à Karz puis à l’homme loup.

"Karz on arrête la. Il n'est pas un ennemi."

Puis:

" Je ne suis pas un allié du Dragon Mauve, car je suis l’une des mains qui à mis fin son règne morbide sur l’ile interdite. Cette arme et cette armure que je porte sont des trophées de cette bataille ou j’ai vu mourir presque la totalité de mes compagnons par sa simple volonté. Vous semblez laisser entendre qu’il serait revenu. Alors venez, discutons de notre ennemi commun dans un endroit calme, j’ai beaucoup de choses à comprendre et vous aussi avant que nous nous lancions pleinement dans la bataille."

Puis, sans plus de cérémonies, je me tournais vers l’une des cellules la plus proche pour m’y engouffrer, espérant échapper au foutoir qui n’allait pas tarder à commencer selon moi. S’il y avait bataille, je les jugeais assez nombreux pour régler la situation sans mon aide. Au pire, les plus inutiles se feraient éliminés. De toute façon si tout cela était bien l’œuvre de Mongoor Vlash, j’étais persuadé que peu d’entre nous sortiraient d’ici en vie. Un de plus ou un de moins…

Hors jeu : Cellule numéro 8

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Jeu 17 Nov 2011 12:52, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mar 27 Sep 2011 15:22 
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Sans un mot, mais non sans tressaillir, le lupin suivit Ezak dans la cellule n°8.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 28 Sep 2011 00:44 
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Je souris en entendant Maelan accepter cet accord implicite, il n’avait nul envie de finir comme les précédents détenus et moi non plus. À elle seule cette conviction me suffisait à savoir qu’il n’allait pas se mettre dans mon chemin inutilement et ainsi perdre bêtement la vie.

Je mis finalement fin à cette attente interminable et sortis de la minuscule pièce. Sans avoir récupéré la totalité de ma liberté, je me sentais déjà mieux dans ce couloir, qu’à l’intérieur de la cellule fermée. J’étais peut-être un brin claustrophobe…

Une voix glaciale retentit lorsque mon corps fût entièrement hors de la cellule. Agressive et autoritaire, elle semblait provenir de partout à la fois et de nulle part en même temps. Je ne puis savoir si je l’avais simplement rêvé ou si elle était bien réelle. Mais je n’étais pas a ce point fou, du moins pas encore, pour m’imaginer ainsi des voix dans mon esprit. J’en venais cependant à me demander si la faera que j’avais nommé Dotiriza n’était pas le fruit d’un délire, car depuis mon incarcération je n’avais plus de nouvelles de ce petit être de fluide. Je gardais en tête ce que j’avais entendu, mais n’y fis pas plus attention pour le moment.

Un foutoir immense régnait dans le couloir. Des gens se tenaient un peu partout au travers de ce lieu obscur, uniquement éclairé à l’aide de quelques torches accrochées aux murs. Ils étaient tous vêtues de haillons semblable au miens, j’en déduisis qu’ils étaient eux aussi des détenus. S’avaient-ils pourquoi ils étaient-là, ou étaient-ils tenus dans l’ignorance comme moi?

Je me fis discret à la sortie de ma cellule, ne voulant pas faire l’objet d’un débat sur ma mort ou ma survie. Une brume verdâtre, très peu engageante flottait en douceur dans un angle à droite de ma geôle. Je n’avais d’ailleurs aucune envie de m’y aventurer. Je m’éloignais de cette brume en me dirigeant vers la petite agglomération de prisonniers. Derrière moi Maelan sembla reconnaître un jeune homme, mais je ne m’y attardais pas plus. La porte au fond du couloir s’ouvrit en vacarme et une silhouette imposante s’imposa à nous. Immonde mélange d’homme et d’animal, le geôlier beugla qu’on le dérangeait pendant sa sieste. Un rictus moquer me prit, quel gardien faisait-il rire de lui ainsi en avouant sa paresse devant tout le monde?

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 28 Sep 2011 07:38 
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Alors que j’essayais tant bien que mal de calmer le jeu et de comprendre la précipitation hâtive des événements, tout explosa. Chacun décida de n’en faire qu’à sa tête et aucun semblant de cohésion n’apparut. Certains s’alpaguèrent comme d’anciens amis, d’autres se baladaient de cellules en cellules. Même une miniature humaine finit par sortir d’une cellule avant de refuser doucement la proposition d’un elfe noir pourtant peu avenant. Quand à Cheveux mauves, il sortit une lame que je ne pus même pas apercevoir.

(Qu’est ce qu’on fait là …)

Mais avant même que ma faera ait pu répondre, le lupin se décida enfin de sortir de son mutisme, tout en ignorant ma proposition royalement, comme s’il avait anticipé son dénouement. Il dit simplement, avec la sombre prophétie qui habitait tout ses mots :

« Traitre, traitre est le pouvoir du Dragon Mauve. Traitres ceux qui l’arborent. Traîtres les ombres, traîtres les morts. Tous ils nous aurons… et ça a déjà commencé. »

(Le dragon Mauve… De quoi parle t-il Camille ? Tu en as déjà entendu parler ?)

(Ca me dit quelque chose… Attends une seconde, je vais fouiller dans la mémoire archivalle fluidique…)

(Tu archives tes mémoires … ?)

Mais ma question incongrue ne put se terminer car soudain, je fus frapper en plein cœur. De l’une des cellules, il sortit un elfe. Mais pas n’importe lequel, celui là, je l’avais déjà vu. Il portait les marques blanches… Celle du Marionettiste, celle de la Citadelle.

Cet homme avait combattue la Cornue, il avait obéi à mes ordres dans l’équipe des archers. Il était spécial, un combattant de premier choix à mes yeux, car il n’avait jamais perdu son âme. Il fit un rapide tour d’horizon et tomba sur moi. J’eus l’impression que mon tatouage me brulait lorsque nos marques se firent face. Nos yeux restèrent à s’évaluer un instant qui me parut être une éternité. Nos esprits décidaient. Fallait t-il se battre, ou s’aider. Nous, les rescapés… Mais la réponse était claire. Gaïa en avait fait un prisonnier de cette prison au même titre que moi. Il ne fallait pas le craindre.


« Toi ? Je connais ton visage… »

Ces mots furent le détonateur de mon esprit. J’avais désormais trouvé ma ligne de conduite dans cet endroit. Je serais intransigeant avec le mal et je protègerais mes amis. Mais j’avais grandis… Mes amis, je les choisissais désormais. Et si on les mettait en danger, je n’aurais pas de mal à exécuter … tout ce qu’il y aurait à exécuter.

Sans prêter attention à quiconque, je fila d’un pas puissant directement sur lui. Fondant tel un aigle pour parvenir à quelques centimètres de son visage pour l’observer. Transperçant son regard avec la pureté de mon cœur, je lui parlai :


« Ces marques ne peuvent nous tromper… Nous partageons un choix et une aventure… J’étais bien là-bas. Au côté de la Paladine. Mon nom est Erfandir, guérisseur de l’Aigle des Océans. »

C’est à ce moment là que la grande porte qui semblait être la porte de la prison s’ouvrit sur un être énorme et terrifiant qui mit fin aux palabres de chacun. C’était le geôlier de la prison qui semblait en vouloir à nos vies sans s’inquiéter de la puissance que nous puissions avoir. Il paraissait à l’aise, comme le carnassier prêt à dévorer ses petites proies sans défense… Sauf que cette fois ci, je savais me défendre, et il allait goûter de ma chair.

Je me retournais vers mon interlocuteur :


« Votre allégeance des profondeurs vous accorde ma confiance la plus totale… Comptez sur mon aide dans les heures les plus sombres… Faisons face ensemble »

Je terminai ma phrase avec le sourire du condamné marchant vers la potence tendant la main à l'elfe afin de sceller cette alliance de fortune. Pourtant, l’excitation était à son apogée et j’avais envie de me sortir de là. A vrai dire, je n’avais pas peur. J’avais envie d’en découdre. Mes fluides me chatouillaient les doigts…

(Prêt au combat, Camille ?)

(Au moins depuis une quinzaine de maître…)

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Terminator des cours d'écoles ! Théurgiste en formation, prêt au combat ! Près de mourir !


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 28 Sep 2011 14:32 
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Grussh ne porta même pas attention à l’arme que porta le monsieur aux cheveux violets et le bouscula à nouveau de son épaule pour passer.

(Bah quoi ? Comment voulez-vous que je l’appelle ? Je ne connais pas son nom après tout ! Il restera l’elfe aux cheveux violets pour moi, na.)

J’avais vraiment des pensées enfantines par moment et cela me tira un léger sourire sur le visage. Puis mon attention fut retenue par lutine à qui j’avais proposé mon aide. Elle déclina mon invitation à monter sur mon épaule avec une politesse impressionnante.

(C’est bien ce que je disais, on pouvait bien être civilisé malgré l’endroit ou nous nous trouvions après tout.)

De toute évidence, cette lutine préférait rester dans ce sinistre couloir. Je disais sinistre mais il l’était beaucoup que la gueule du loup dans laquelle j’allais plonger d’ici quelques secondes.

(Cette brume verdâtre ne m’inspire pas confiance… Tant pis, c’est soit la brume c’est l’affreux jojo derrière qui veut ma peau. Vivre ou mourir… Vivre ou mourir… Je préfère vivre même si cette brume à des effets bizarres sur moi.)

Je suivis alors Gruush et put constater à quel point cette brume pouvait être une véritable purée de pois par endroit. Après avoir tourné à angle droit, je me trouvais dans une nouvelle portion du couloir remplie de cette brume mais toujours éclairée.

(Au moins, je vois où je pose les pieds, une bonne chose.)

Par mesure de sécurité, je dégainais mon épée ne sachant pas ce que j’allais affronter. D’ailleurs, quelque chose me sauta aux yeux dès que je fis quelques pas prudent dans la brume.

(Où est Gruush ??? Il était devant moi il y a de cela quelques secondes… Il n’a pas pu disparaître ! Un orque de cette taille !)

- « Gruuuuuuuuuuussssshhhhhhhh ! »

Je me risquais à lever la voix dans cette brume pour trouver mon compagnon de cellule. Il ne devait pas être très loin devant moi, je me mis alors à courir afin de me retrouver à sa hauteur.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 28 Sep 2011 23:59 
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… car à peine la rémige augure-t-elle un semblant d’avancée, frémissante seulement dans une brise illusoire, à peine offre-t-elle ses ultimes plumets enfantins et seyants à la gueule béante du couloir avalé par la nuit, que la rumeur m’étreint l’ouïe et m’offense l’esprit.

(HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !)

Qu’ai-je donc pris envolée funeste pour qu’ainsi agrippée je fusse enlevée par de tels tourbillons d’effusion grandiloquente, et belliqueuse de surcroît ! Grand est le désarroi qui me tient, et me donne à voler en tous sens avec comme seul désir – sans que ne nécessitât de corrélation aucune – que cessât cet infernal et amer tumulte qui m’emplit les oreilles comme le vin emplit la panse ! Aussitôt, donc, car ma royale personne ne saurait souffrir pareille atteinte à son intégrité, voici que mes mains enserrent comme salutaire étau ce qui m’apparaît comme un encéphale vacillant sous l’algie – autour de ma tête, au port de reine qui seule peut se voir couronnée, elles apaisent un instant ce terrifiant cauchemar qui brûlait de mille voix en une confondues.

...

Mais une toute autre alors parvient à mon esprit, évoquant dans un long sifflement grandes peines et douleurs, et mauvaises actions.

- OUIIII ! C’est VRAI, j’avoue TOUUUT : j’ai volé les chaussettes de Cérahe quand elles séchaient sur la corde à liiinge !

Et tout de suite, pour couper court à ces incessants assauts, ma petite personne tremblante sous la folie et la peur de ces voix de partout résonnant – ma petite personne, donc, de se jeter sur la première porte venue.

Je m’emplafonne, prise dans l’élan, et bondissant à nouveau j’actionne la poignée…

(Pourvu que ça s'arrête !!)





((Ne fait que passer | Entre dans la cellule n°3))

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.
CAHIDRICE ARO. PRINCESSE ALDRYDE, ACTUELLEMENT DANS LA MERDE.


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Jeu 29 Sep 2011 03:32 
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Alors que j’attendais la suite des événements, l’un des occupants du couloir, un grand elfe noir, s’adressa à moi. D’une extrême politesse, il m’offrit gentiment asile sur son épaule, me précisant aimablement de ne pas me fier à la couleur de sa peau. Malgré notre situation qui était peu reluisante, puisque nous n’étions plus que des prisonniers dépossédés, j’eus cependant la force de lui faire un sourire sincère avant de lui répondre aussi poliment :

« J’apprécie votre offre. Et la couleur de votre peau ne m’intimide guère, croyez-moi. Je vais cependant la décliner puisque je préfère me rendre à l’autre extrémité pour tenter d’ouvrir cette porte. »

Mes paroles transpiraient la sincérité. Pour avoir été la compagne de route d’un humoran, celui-là même que j’avais craint à notre première rencontre, je prêtais désormais peu d’importance à l’apparence, mais beaucoup plus aux sentiments des gens. Je le regardai donc partir vers ce lieu nauséabond, précédé du grand orque tatoué.

Or cette fumée verte m’inquiétait alors que la porte située à l’extrémité de nos cachots m’intriguait. Et puis, il y avait aussi toutes ces autres cellules, qui renfermaient sans doute d’autres prisonniers. La brume verdâtre envahissant ce couloir étroit dans lequel trop de gens s’y trouvaient, me décida de me diriger dans la direction opposée, la double porte sombre située tout au fond du couloir.
Tout en avançant, silencieuse, j’écoutais les discussions des autres survivants, sans trop les regarder, trop occupée à fixer ce sol pierreux où je posais mes pieds dénudés . Tout d’abord cet homme-loup, au bord de la névrose, criait à la traîtrise des dragons. L’accoutrement d'Ezak, mais surtout son aura violet avait dû l’effrayer.
Alors que j’étais devant la cellule arborant le numéro trois, derrière moi, un nouveau prisonnier fit son apparition dans le couloir. Je m’arrêtai un instant et me retournai pour apercevoir un elfe au visage marqué de traces bleues et vertes. Ce dernier surpris, reconnu le jeune homme aux cheveux bruns.

(C’est un endroit plutôt singulier pour retrouver des anciennes connaissances.)

Ça ne pouvait être un fait du hasard, chacun dans ce couloir semblait en connaître au moins un autre. Nous partagions sûrement tous un fait commun qui nous avait emmenés ici, il s’agissait à présent de trouver ce lien qui nous unissait.

À ma sortie de cellule, j’avais cru un moment être en mission à la solde des Ermites. Hypothèse sûrement fausse, car ils ne m’auraient jamais envoyée seule et aucun des autres individus n’arboraient de tatouages similaires au mien.
J’en étais là à mes réflexions, lorsque l’objet de ma curiosité, cette large porte de métal sombre, s’ouvrit à la volée. Il en sortit un immense être trapu à la gueule ouverte mettant en évidence d’horribles canines inférieures.
Malgré mes soi-disantes sages paroles au sujet du peu d’importance de l’apparence, je ne pus m’empêcher de reculer d’un pas. Grandement intimidée par ce géant dont le grognement m’avait valu un sursaut, je retins ma respiration.
Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un être incarcéré, sa tunique et son trousseau de clé pendu à sa ceinture en témoignait. Ce gros animal à la tête lupine qui nous ordonnait de cesser notre vacarme n'était nul autre que notre goelier, j'en étais persuadée.

Alors que je restais figée à regarder cette monstrueuse apparition qui était sans doute l'auteur du massacre qui avait eu lieu dans ma cellule, Ezak, le guerrier à l’armure de dragons, prit la sage décision de s’enfuir dans la première salle qu’il trouva, suivi de près de ce petit lupin geignard.

On pouvait se plaindre d’insalubrité, d’odeurs nauséabondes, mais surtout pas d’inaction et d’imprévu. Sitôt que l’un entrait dans une cellule un autre en ressortait. C’est ainsi que j’aperçus un petit être de ma grandeur, mais muni d’ailes, passer en trombe devant moi pour entrer dans la cellule située juste à ma gauche. J’eus juste le temps de constater qu’il ne s’agissait pas de la petite aldryde serveuse de l’ile flottante qu’elle était hors de vue.

Le brouhaha régnant toujours dans le couloir et cette brume verte s’infiltrant de plus en plus, je décidai de m’avancer prudemment vers le geôlier aux longues griffes sales et pointues. Longeant les murs, demeurant le plus possible dans l'ombre des torches, je m’approcherai un peu plus de ce dernier, conservant une distance raisonnable, mais espérant voir tout de même ce qui se passait dans cette ouverture derrière lui.
Détrompez-vous, ce n'était point un geste courageux, pas plus qu'une curiosité malsaine, mais tout simplement l'espoir d'une voie possible vers la liberté.

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Dernière édition par Guasina le Dim 6 Nov 2011 20:59, édité 5 fois.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Jeu 29 Sep 2011 17:30 
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Léandre et Gruush :

À l’appel de l’elfe noir, l’orque fit soudainement volte-face et repartit en courant vers l’arrière de sa position. Il s’en fallut de peu pour que les deux prisonniers se percutent violemment. Heureusement la brume nauséabonde, à l’odeur de mort, n’était pas dense au point de ne pas voir juste devant soi. L’orque agrippa Léandre par les haillons, et se mit à courir vers la suite du couloir. Après plusieurs mètres, plus d’une dizaine, il s’arrêta. Deux portes se faisaient face, sur les parois du couloir, alors que celui-ci se poursuivait, toujours plus loin dans la brume verdâtre. La porte de gauche était en bois ferré, dont les formes représentaient des têtes de morts. Celle de droite était toute faite de métal, et cloutée sur le pourtour. La brume verte semblait provenir de là…

[HRP : il manque encore le RP de Silmeria, Karz et Tathar pour que je màj l'autre partie du couloir]

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Ven 30 Sep 2011 09:47 
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Alors que ma voix se faisait écho sur les murs de pierre, j’entendis le pas lourd de quelqu’un qui courrait dans ma direction. Je vis alors sortir de la brume verte Gruush à toute vitesse. S’il ne ralentissait pas, il allait me percuter de plein fouet.

(Et me faire voir 36 chandelles…)

Je me préparais à l’impact en ferment les yeux et en tournant la tête. J’attendais, j’attendais, mais rien ne se passa. Je vis alors Gruush devant moi qui marchait maintenant dans ma direction. Qu’avait-il l’attention de faire ? Cela ne présageait rien de bon et de biens sombres idées firent leurs apparitions dans mon esprit.

(Avait-il vu quelqu’un d’étrange ? L’inhalation prolongée de la brume verte lui avait-il « embrumé » l’esprit ? Si tel était le cas, vais-je en être victime également ?)

Beaucoup de questions auxquelles les réponses n’étaient pour le moment pas évidentes tournaient dans ma tête. Ce flou, devrais-je dire cette méconnaissance, me rendait nerveux. Cerise sur le gâteau, le comportement de Gruush devenait de plus en plus bizarre. Il s’approcha un peu plus de moi jusqu’à ce qu’il soit à porté de main. Il m’agrippa par le haut de mes haillons et me porta comme un sac à patate.

- « Hé ! Gruush, lâche-moi ! Je ne t’ai rien fait ! Gruush pose-moi ! »

C’était la panique, il m’avait prit dans ses bras et maintenant voilà qu’il faisait demi-tour et s’enfonçait de nouveau dans la brume en courant. J’étais balloté à gauche puis à droite, à gauche puis à droite en fonction des jambes qui se posaient lourdement sur le sol. Après quelques mètres, je ne saurais les estimer avec précision ayant un peu la tête vers le bas, Gruush s’arrêta et me posa enfin.

- « Mais qu’est-ce qui t’a pris ??? J’ai un mal de tête monstrueux maintenant ! »

Effectivement, en me remettant sur mes pieds, ma tête commença gentiment à me faire mal et le sol à tanguer sous mes pieds. J’avais l’impression d’être sur un bateau alors qu’il essuyait une tempête. Je dus fermer les yeux afin de réprimer une envie de vomir qui montait un peu plus à chaque seconde. Le voyage sur son dos avait été terrible pour mon estomac. Il me fallut quelques secondes, en fait une bonne minute, pour retrouver un certain calme intérieur.

En rouvrant les yeux, je pus voir ou Gruush nous avez arrêtés. Nous étions toujours dans ce couloir qui semblait sans fin. Néanmoins, contrairement à l’entrée du couloir, la brume semblait beaucoup plus dense ici et pour cause. Une porte sur la droite semblait ouvrir sur une salle qui renfermait la source de cette brume verdâtre. Elle était métallique et de nombreux clou étaient l’entourait. En face de celle-ci, une autre porte faite de bois avec des motifs de têtes de morts dessus.

Que faire ? Ouvrir une de ces deux portes au risque de voir sortir une bête monstrueuse, ou bien continuer dans ce couloir et m’enfoncer un peu plus dans les ténèbres de cette prison. Le choix était cornélien.

(En gros, j’ai le choix entre la peste et le choléra.)

Il fallait faire preuve de courage dans cette épreuve, même si je pensais ne plus en avoir beaucoup. La curiosité était quand même un moteur important chez moi et je choisis d’ouvrir la porte de droite, celle d’ou provenait cette étrange brume verte.

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Ven 30 Sep 2011 17:17 
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L'air ambiant était frais. Les dalles moites et parsemée de petites choses dérangeantes, à la fois dures, le gravier, le mortier tombé, les ossements... A la fois fragile et humide, la mousse, les frêles sommités qui se tiraient vers le haut des cellules morbides. Elle maudissait cet endroit. Sa patience n'était pas reconnue comme étant très longue et encore moins solide. La colère, peu à peu grandissait.

Elle s'était faite chasser d'une cellule par une semblable à sa race, bien que trop claire, elle ne souhait pas tenir tête avec une potentielle alliée. Mais au fond d'elle, Silmeria ne voulait pas d'alliés, trop de danger, trop de risque et tant d'inconnus. Sa meilleure arme était le total anonymat. Elle pouvait devenir qui elle voulait, ce qu'elle souhaitait, de la paysanne au patois puant et imprononçable jusqu'à la noble noyée dans les richesses...

Sortie de la cellule, face au couloir et son manège bruyant et incessant, elle se plaqua au mur, respirant à plein poumons, faisant de son mieux pour paraître sur le vif, stressée et apeurée. Sa poitrine se soulevait frénétiquement au rythme d'une respiration saccadée qui tirait peu à peu les larmes de ses yeux à mesure ou elle crispait ses paupières.

(Sembler... Faible.)
(Un véritable exil. Loin de tout. Keresztur, Tulorim... Plus un rayon de soleil pour notre triste carcasse... Risible Baronne sans défense que nous sommes. Rampons... Pleurons... Et nos adversaires tressaillirons car à nous voir souffrir, ils comprendront que nous serons sans aucune pitié...) Souffla Hrist, tellement fort qu'il avait semblé à la Douce qu'on lui avait dicté ces mots au creux de son oreille... Peut être ne s'agissait-il là que d'un courant d'air.

Silmeria se pinça de nouveau les yeux... Les larmes sortaient doucement, les yeux rougis et la vue légèrement floutée, elle s'approcha de la masse humaine qui trépignait et braillait divers ordres et demandes aussi vaines que futiles. Lorsque soudain, captant toute attention chez ces âmes en perdition, la porte du fond, celle qui se trouvait à gauche de sa cellule s'ouvrir, et dans un vacarme phénoménal, une véritable entité cauchemardesque traîna sa lourde masse musclée jusque sur le pas de la porte...

L'objectif secret de Silmeria lui tomba ainsi, sur le coin du melon. L'homme portant les clefs à la cellule et qui se plaignait de ne pas pouvoir dormir ne pouvait être que le geôlier. Travail de fainéant selon Hrist. Combien de fois dans les cachots de son château elle avait surpris le garde roupiller confortablement adossé au mur, retenant sa chute à l'aide d'une lance.

Celui-ci ne devait pas échapper à la règle. S'il avait un travail ennuyeux et pénible, un peu de distraction ne devrait pas le déranger outre mesure, quant bien même il ne s'agisse là que de questions. Pour se faire, elle s'avança, le visage grave, les joues humides sur lesquelles le maquillage gisait tristement mêlé au sel de ses larmes. En se frayant un passage dans le couloir étroit, elle bouscula Erfandir, celui qui était son ancien voisin de chambrée. Nouvel inconnu perdu dans une foule tout aussi inconnue. Des visages, des faces insipides, aucun sens ni plus de valeurs pour ses yeux de lierre.

(Et tu m'es apparue, Frémissante, ma sœur de haine. Discordant chant de mes rancœurs refoulées...)
(Garde ceci en tête... Tu dois être faible, mais ceci ne sera jamais qu'une facade. Un château de cartes. Regardes les, tous, ils sont perdus. Seules, nous n'avons aucune chance, seules, nous ne sommes que le doigt d'une main. Alors qu'ensemble... Ensemble nous pouvons saisir, former un poing et cogner... Ensemble et ici, nous sommes tout. Seules nous sommes déjà mortes. Garde ton âme comme une arme, forgée dans la nuit noire, moitié rêve moitié rage...)
(Vous reconnaîtrez tout de même que vous êtes vachement hors-normes vous deux...)

Elle jeta un regard au Théurgiste, snobant, avec un soin contrôlé sous l'atmosphère de son visage terrifié, tous les autres visiteurs. Et lorsqu'elle arriva devant ce géant, cette créature étonnante, elle se planta comme une asperge, avec l'air le plus niais que ses muscles le lui permettaient. Un temps passa.

« Dites moi, monseigneur. Je souhaite savoir où se trouvent mes effets. Ensuite, s'il vous plaît de m'expliquer pourquoi je sui... Pourquoi nous sommes enfermés ici... Ça ne me dérangera pas outre-mesure.»

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Ven 30 Sep 2011 21:55 
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Je regarde ce qui se passe dans le couloir sans vraiment comprendre. Ezak compara l'immonde homme loup à cette garce de Tihanna Garow, même si le loup lui, a toujours sa tête. L'elfe aux cheveux violets dans le fond prend quant à lui, un peu trop ses aises à mon goût. Il essaye de se faire obéir, de créer un semblant d'union, mais pour essayer de se faire entendre, sans succès, il est obligé de faire une petit démonstration sans intérêt. Voilà, encore un que je ne vais pas supporter longtemps, à vrai dire, je ne le supporte déjà pas. Et tout ne s'arrête pas là, bien au contraire, tout serait tellement trop simple sinon. Une aldryde complètement barge hurle qu'elle a volé des chaussettes avant de disparaitre aussi vite qu'elle est arrivée. Non, franchement c'est trop, je vais craquer. Je ne comprend pas ce qui se dit et je ne cherche pas à comprendre, j'ai déjà bien du mal à capter ce qu'il se passe. Fou, oui, je crois que je risque de dépasser le stade de la colère qui m'anime et de tomber dans la plus profonde folie si les choses continuent comme ça.

Mais alors que je m'apprête à hurler, à leur dire de tous se calmer, de tous la fermer sous peine de se prendre mon poing dans la figure, c''est quelqu'un d'autre qui hurle, derrière moi. Oui, derrière moi, là où la porte est, ou plutôt était fermée. Derrière moi, se tient sans aucun doute une créature immense au vu de l'ombre qui s'est abattu sur moi. Lentement, je me retourne et ce que j'ai en face de moi est l'une des choses les plus laides, mais aussi, sans aucun doute, les plus effrayantes que j'ai vu. Pourtant sur l'île volante, j'en ai vu des choses étrange, entre Margh Erith, la famille de Mâk, Gagamachin, le géant de quatre mètres ou encore le gobelin bleu, mais là... Une créature massive, au faciès étrange. Mélange entre un ours et un garzok, avec peut-être, une petite touche elfique, à dire vrai, je ne veux pas savoir quel enchainement de copulations étranges à donné naissance à une telle chose, non, je veux juste m'en éloigner. Non pas que j'en ai vraiment peur, car comme je l'ai dit, j'en ai vu d'autres, mais je suis désarmé et je préfère reculer avant de sortir quelques paroles déplacées ayant de forte chance d'entrainer ma mort. Je préfère grandement rejoindre la seule personne en ces lieux en qui j'ai confiance, la seule personne à qui je peux me fier, et laisser les autres négocier avec le "garzelfours", voir se faire tuer par ce dernier. C'est donc lentement, sans faire attention aux autres, ni même en leur adressant la parole que je rejoins la cellule où se trouve Ezak.

(((Entre dans la cellule 8)))

_________________

Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Sam 1 Oct 2011 11:32 
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Léandre et Gruush :

Hélas pour l’elfe noir, la porte métallique était piégée… Et un piège qui coûta cher à Léandre. Sitôt qu’il eut posé sa main sur la poignée métallique, les clous sur tout le pourtour de la porte s’allongèrent soudainement, courbant légèrement vers le centre de la porte… Exactement là où se situait le shaakt. Léandre, sans pouvoir l’éviter, fut transpercé de toutes parts, lui arrachant de petites, mais douloureuses blessures sanguinolentes. Elles n’étaient heureusement pas trop profonde, mais lui faisaient perdre du sang en abondance… (-19PV)

Il n’eut d’autre choix que de tomber en arrière sous le choc, alors que les clous reprenaient leur place, et que la porte s’ouvrait dans un sinistre grincement. Sans se préoccuper plus que ça de son allié tombé, l’orque s’avança et entra dans la pièce, qui crachait maintenant sa brume verdâtre avec plus d’abondance encore, libérée par l’ouverture de la porte. (Accès au sujet ‘Grotte du Charnier’)

[HJ : Karz, tu peux poster dans la cellule 8 quand tu veux.]

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Lun 3 Oct 2011 14:10 
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Pensant avoir fait mon petit effet, je me retrouve totalement éberlué par le manque de réaction des personnes présentes... A croire que ce qui vient de se passer n'était qu'une illusion, alors que pourtant, j'avais bien Rosfaendil en main... Pire que cela même, l'orque, qui est quand même le plus proche de ma lame, m'envoie de nouveau valdinguer contre le mur pour pouvoir passer, l'elfe noir s'élançant à sa suite... De son coté, l'homme-loup reste sur sa position, allant même jusqu'à parler du Dragon Mauve ! A moitié affalé contre le mur du couloir, je me retrouve à plonger dans mes pensées, à essayer de réfléchir sur le pourquoi du comment, ne faisant qu'à peine attention aux nouveaux venus qui viennent s'ajouter au groupe très uni que nous formons...

(Comment peut-il le connaître? Et de toute façon ça ne fait aucune différence, Mongoor est mort ! Tué par nos propres mains à Ezak et moi! Je suis complétement perdu... Qu'est-ce que je fais là? Pourquoi nous retrouvons nous à être autant de personnes enlevées puis libérées sans raisons particulières? En admettant que le Dragon Mauve soit toujours en vie, le fait qu'Ezak et moi soyons présent pourrait être logique mais qui sont les autres et quel rapport peuvent-ils avoir avec lui? Et puis qui sont ces pauvres gens qui se sont retrouvés dépecé ou démembré? Sans doute qu'une telle situation s'est déjà produite... A croire que nos kidnappeur prennent ça pour une sorte de jeu... Leur but est sans doute de nous monter les un contre les autres pour que nous nous entretuions tous, ce qui est plutôt bien parti... la seule vraie bonne solution serait de nous unir et apparemment ce n'est pas moi qui vais y arriver...Et puis à quoi bon? 'en ai marre, j'me barre)

C'est à ce moment précis qu'une sorte d'Ours-garou massif ouvre la double porte du fond à la volée, braillant à tout va qu'il a envie de dormir et qu'on fait trop de bruit... Et une fois de plus, je tombe des nues devant le manque de réactivité du groupe... Plutôt que de faire bloc pour se défendre contre ce nouveau venu qui est sans nul doute un ennemi, chacun continue son petit train-train de son coté... L'humain s'étant pris une pierre sur le coin de la tronche disparait dans une cellule proche, dans laquelle se trouvait déjà Ezak et le Lupin, tandis qu'une femme s'avance vers ce qui semble être notre geôlier ( à la vue du trousseau de clé pendant à son coté) et lui pose tout un tas de questions quand à notre captivité...

( Qu'est-ce qu'elle fait celle-la! Comme si il allait lui répondre gentiment...)

Me redressant comme je peux, j'empoigne fermement Rosfaendil, bien décidé à en découdre, et me dirige vers le reste du groupe et la bête massive, me fraie un chemin à coup de coudes à travers les personnes présentes.

"Poussez-vous, excusez-moi, poussez-vous, excusez-moi, poussez-moi, excusez-vous..."

Puis arrivé à hauteur de l'ours-humain, je prends un peu d'élan pour lui claquer un gnon dans le tarin, en espérant que l'effet de surprise combiné à ma force sauront le déstabilisé pour que je puisse profiter de la brèche et pouvoir m'enfuir de l'autre côté de la porte. Il est temps que quelqu'un fasse enfin quelque-chose de censé ici !

_________________

Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mar 4 Oct 2011 09:54 
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Eiko, Guasina, Erfandir, Tathar :
Tathar : attaque SA : échec.

Alors qu’Eiko se faisait discret, Maelan répondait par l’affirmative aux propos du théurgiste.

« Et vous qui avez tenté de sauver mon maître, je vous accorde la mienne. Sachez que ce jeune homme, Eiko, s’est présenté à moi en allié. »

Il indiqua du doigt son partenaire de cellule, et pour prouver sa valeur au combat… recula prudemment d’un pas, en ramassant l’une des roches sur le sol. Il se garda, cependant, bien de la lancer pour le moment.

Guasina n’eut qu’un bref aperçu de la pièce à l’arrière du mastodonte, qui, imposant, lui masquait une bonne partie de la vue. C’était une pièce sobrement meublée, à première vue, et pas d’objets particulièrement décorés. Un lit fait de chapes de bois, une armoire, plus loin, tout aussi grossière. L’éclat d’une torchère, et de quelques chandelles. Et des murs de pierres sombres, comme elle avait déjà pu en voir autour d’elle…

Le sombre et imposant geôlier posa ses yeux rouges et furieux sur Silmeria. Et la bête parla à la belle après un renâclement sonore.

« Grmpf… toujours la même chose, ces priso… »

Il n’eut le temps de finir. Tathar se projetait sur lui pour le frapper de son poing. Les sourcils du geôlier se froncèrent un peu plus, et il attrapa en plein vol le poing de l’elfe gris, pour le serrer dans son énorme paluche.

« Garde tes sales pattes chez toi ! »

Il repoussa Tathar en arrière. Puis, vociféra :

« À moi la garde ! »

Aussitôt, sept squelettes charnus, zombies squelettiques arrivèrent par derrière lui pour faire un front. Ils se placèrent à trois de front, le maximum de la capacité du couloir, en bousculant Silmeria au passage. Deux rangées de trois, et le dernier, aux côtés du geôlier.

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Ils étaient tous pareillement équipés : une lance impressionnante, un casque fêlé, et une épaulière usée. La première ligne s’abaissa à croupis, armes pointées en avant, alors que la seconde restait debout, et menaçait de ses armes les aventuriers présents. Le geôlier rugit à nouveau.

« Si vous savez pas vous t’nir, j’vous remets fissa dans vos cellules ! C’est clair !? »

_________________
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