L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 5 Oct 2011 04:50 
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Bien que tremblante de peur, je devais m’armer de courage. Ni M. Porsal, ni Sirat n’était là pour me venir en aide. Avançant un pas à la fois, j’essayais de me convaincre que je pourrais franchir la distance qui me séparait de cette double porte sans me faire repérer. Je me remémorais les paroles de Mononcle, cet homme à l’âge incertain qui me croyait digne d’œuvrer pour les Ermites de Yuimen. Je m’accrochais à toutes les paroles rassurantes qui m’avaient été dites afin de garder courage et poursuivre mon avancée dans ce couloir sombre dont le sol rocailleux s’avérait douloureux pour mes petits pieds non protégés par mes jolies bottines de lutines. La distance me séparant de la double porte diminuait, je pouvais à présent discerner le mobilier qui se trouvait dans la pièce de l’autre côté.

Pendant ce temps, encore plus naïve que je pouvais l’être, une jolie et frêle jeune femme aux cheveux noirs et dont les yeux avaient rougis, tant les larmes avaient dû en jaillir, se planta droit devant l’horrible bête arborant une affreuse toison noire et fournie sur le bas de son visage. Comme si elle s’adressait à un simple tenancier d’auberge, elle le pria de lui remettre ses biens et de nous expliquer la raison de notre présence en ce triste lieu. Désemparée devant le manque flagrant de lucidité de la part de cette jeune brunette au facies terrifié, fronde en main, j’arrêtai net ma progression pour observer attentivement la réaction de l’énorme animal, prête à défendre cette fragile écervelée. Ce dernier, consterné, regarda la petite d’un air furieux, la dévisageant de ses gros yeux rouges.

Aux aguets, je n’attendais qu’un petit geste suspect de sa part pour utiliser mon arme de fortune. Je n’eus cependant besoin de rien faire, ni dire, car derrière moi, la voix de Tathar s’éleva priant aux autres de lui faire de la place pour le laisser passer. Arrivé à la hauteur de la jeune femme désemparée, mon ancien colocataire de cellule leva son bras et sans plus de préambule s’élança pour flanquer un coup de poing à notre présumé gardien de prison. C’était sans compter les réflexes de cet homme-animal qui stoppa le poing dans son élan. Voyant cette énorme patte griffée envelopper et écraser la main de l’elfe qui semblait à présent toute petite, je ne pus m’empêcher de grimacer, imaginant toute la douleur que l’elfe aux cheveux mauves pouvait ressentir.

Chose curieuse, alors qu’il maîtrisait parfaitement la situation, ce gros bétail à la mâchoire plus qu’impressionnante appela à l’aide. Sans attendre, le secours demandé arriva sous la forme de sept êtres identiques à moitiés décharnés, plus ou moins des espèces de squelettes mi-morts, mi-vivants.

Sans réfléchir et apeurée par cette soudaine apparition, je grimpai sur la première personne qui se trouvait à mes côtés. En moins de temps qu’il faut pour le dire, je m’étais agrippée à une jambe svelte et musclée, l’avait gravie jusqu’à me rendre à un corps protégé d’une cape pour enfin arriver à destination, les épaules de l’elfe à la chevelure mauve.
Essoufflée, je m’empressai de m’excuser.

« Désolée, de m’imposer ainsi sur votre épaule. »

C’est à ce moment, protégé par sa double rangée de garde, l’homme mi-loup vociféra de nouveau, nous menaçant de nous enfermer dans nos cellules, si nous ne pouvions nous tenir tranquille.

Bien que je fusse intimidé par tous ces squelettes armés, je trouvai tout de même la force de lui répondre :

« Oui, vous avez été très clair... Je suis Guasina et vous ? »

Personne n’était dupe, malgré mes efforts pour demeurer calme, ma voix tremblotante trahissait mon angoisse.

Puis tout en attendant la réponse du geôlier, je soufflai tout bas dans l’oreille de Tathar :

« J’ai pu voir ce qui se cachait derrière cette ouverture, une simple pièce munie d’un lit, d’une armoire et quelques chandelles, sûrement la chambre de ce geôlier. Il serait plus profitable je crois de chercher une sortie à l’autre extrémité du couloir. »

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Dim 9 Oct 2011 20:14, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 5 Oct 2011 14:21 
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Essayant de ne pas trop penser aux mille et une tuiles qui pourraient me tomber sur le coin du nez, comme elles se se plaisent et complaisent à faire ces temps-ci, je me décide à faire mon premier pas dans le couloir. Je me faufile, observant le silence le plus complet, entre le bois et la pierre, concentré sur ma respiration. Dissimulé par le renfoncement du pas de la porte, je puis jeter un coup d'oeil supplémentaire vers le fond du couloir. De nombreux dos me font face; des dos de géants, comme d'habitude. Le couloir chichement éclairé associé à la grandeur des autres prisonniers ne me permet pas, de mon point de vue, d'apercevoir ce qui absorbe ainsi leur attention, ce que je trouve assez dérangeant. Il faut que je prenne de la hauteur, mais sans être vu.

A la recherche d'une cachette dans ce long boyau, mon regard finit par s'arrêter sur les torches. Peut-être qu'en vol stationnaire derrière l'une d'entre elles... De toute façon, ne trouvant aucune autre idée, je me décide rapidement et actionne mes ailes pour m'envoler promptement. Filant comme une étoile de silence, je viens me placer à proximité d'une torche, prenant soin de mettre entre moi et les autres le moignon de bois enflammé. Quelque peu ébloui par les flammes dansant devant moi, je parviens tout de même à apercevoir ce qu'il se passe au loin, et en effet! Je comprends soudain pourquoi ils sont tous tournés de ce côté-ci: deux rangées de squelettes armés jusqu'aux dents les menacent de leurs hallebardes macabres et rouillées, tandis qu'un monstre énorme, mi-géant mi-loup, probablement l'auteur du beuglement innommable de tout à l'heure, se dresse, imposant et dangereux.

(Eh ben. Je suis bien content de ne pas être à leur place. On s'en va?)
(Qu'ils sont moches. Filons.)

Partageant mon attention entre les événements du bout du couloir et la porte de ma cellule (enfin, la cellule où je me suis malencontreusement retrouvé; pas MA cellule), je fais un signe de la main à Ethel, lui indiquant que la voix est libre. En espérant intensément qu'il ne prenne à personne l'envie farfelue de se retourner.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 5 Oct 2011 18:32 
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La bête féroce répondait comme à son attente, un ton mêlé de lassitude et d'une surprise bien évidemment causée par la naïveté de la question. Trop obnubilée par l'envie de paraître stupide et ignorante, Silmeria n'hésitait plus aux humiliations publiques. La seule envie était de retrouver ses effets et la sortie. Par propre expérience, elle comprit directement que si les prisonniers étaient lâchés dans les airs, sans aucune protection rapprochée pour les conduire à quoique ce soit, il s'agissait sûrement d'une épreuve. Et cette épreuve se pouvait bien être en corrélation avec une peine de mort lente et douloureuse ordonnée par quelques détracteurs. Mais pour arriver à mettre la main dessus, il fallait trouver le lien que tous avaient en commun. Et à voir les têtes, les origines de races nobles, comme la sienne et les autres, il y avait du grain à moudre.

Quelqu'un la bouscula à son tour, elle songea à ce sot de théurgiste prêchant les bonnes paroles. C'était en réalité un Sindel, aux cheveux roses. Bien que Silmeria fut Sindel également, il aurait fallu remarquer ses oreilles derrière les cheveux devenus bouclés à outrance, elle n'avait pas hérité de la taille de ses ancêtres, du haut de ses jambes, elle mesurait bien deux têtes de moins que l'être brutal qui tenta une frappe bien malhabile sur l'énorme mastodonte.

Celui-ci, d'un coup d'un seul attrapa le poing infiniment petit en comparaison des paluches que la nature lui avait offerte. Elle eut un léger frisson, s'il était démembré sur place, elle recevrait les effusions de sang et serait encore moins présentable, gloire aux Dieux impies, il n'en fut rien. Si ce n'était le détail que le geôlier hélait maintenant la garde qui pointa immédiatement le bout de son nez.

Si elle avait bien compté dans la précipitation, il y avait sept squelettes charnus, sept créature aussi puantes qu'écervelée qui bousculaient sa personne pour faire place nette avant de menacer tout ce petit monde à l'aide de lances rouillées. Elle eut à ce moment là une doucereuse montée d'adrénaline, voyant les ombres armées fondre sur eux sous les hurlements de la bête mugissante, la Douce pensa que sa dernière heure venait de s'écouler et qu'on retrouverait un jour son corps mort, peu couvert sur le carreau sale de cette triste demeure inconnue.

Silmeria soupira... Si cet imbécile aux cheveux rose n'était pas venu couper le geôlier dans sa réponse, elle aurait peut être eu une information. Sa patience s'effrita encore un peu, mais c'était la fois de trop.

Suite à l'avertissement très clair de la part de cette triste victime protégée derrière un million d'osselets sur pattes, elle répondit en mimant la panique, faisant front de ses deux mains ouvertes face à elle pour montrer qu'elle n'était pas une menace :
« Non ! Non non non plus dans les cellules ! Excusez-nous, cela ne se reproduira plus ! »

Puis, elle jeta un léger regard vers le coupable de cette situation ridicule qui se trouvait derrière elle et lui envoya violemment son coude sous le sternum en disant pour lui :
« N'est ce pas !?»

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Jeu 6 Oct 2011 16:20 
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Le brouhaha continuait, perpétuel. Le couloir était vivant, il y régnait une atmosphère de peur, d’effroi, d’une angoisse impalpable mais qui montait en chacun de ceux découvrant cet univers de mort. La lumière ne les avait pas touchées. Et la colère montait en moi. Alors que je proposais à Maelan une alliance pour affronter un monstre, que dis-je, un colosse qui semblait être le geôlier au vu des nombreuses clés qu’il portait aux côtés, tout les autres habitants de ce cauchemar tentaient des approches différentes de ce monstre.

Le plus étonnant fut que nous avions été tous abasourdi une seconde par la traversée, bruyante, courte mais intense d’une espèce d’étincelle volante. Il m’avait semblé que cette chose était une créature humanoïde mais je n’en avais pas la confirmation, ma vue baissant au creux de l’obscurité saisissante. Elle avait criée puis avait fui dans la cellule qui lui faisait face… Mais qu’était ce donc que cette petite chose.


(Il s’agit d’une aldryde. Une espèce de fées si tu préfères. Tout les contes que l’on a pu te raconter dans ton enfance concerne en fait ce genre de créature mais les humains les croient toujours plus puissantes qu’elles ne le sont vraiment)

En effet, il y avait quelque chose de surprenant à voir une telle apparition. C’était très … féerique en effet. Bien qu’elle n’avait qu’une modeste seconde. Ce qui me choquait, c’était sa présence en ces lieux. Que faisait une telle chose dans de si profondes obscurités ? Je ne comprenais déjà que difficilement mon enfermement, alors le sien. Cela devenait loufoque. Qu’avait tous ces gens en communs pour être kidnapper de la sorte.

Et des différences, il y en avait des masses. Tandis que ma compagne de cellule essayait de parlementer avec l’espèce de bison après m’avoir bousculé, le Mauve vola tel un athlète pour tenter de frapper notre gardien. Sans succès ! L’ours avait l’air costaud. Au-delà de ça, j’aperçus une nouvelle créature que je croyais sorties tout droit des légendes, une lutine… Nous étions différents, et la colère montait... J’échangeais un regard appuyé avec la jeune elfe, lui exprimant mon incompréhension pour son geste. Je fus persuadé qu’elle l’avait fait exprès.


(Le monde devient fou … Ou alors on nage en plein délire satyrique d’un être monstrueux à l’esprit cruel, torturé et hautement machiavélique !)

(Et tu es sans doute loin de la vérité…)

Le ton particulièrement ironique de Camille m’arracha un sourire. Ce truc fluidique avait de la ressource et du répondant, j’aimais ça. Mon interlocuteur finit par me répondre et nos esprits étaient visiblement sur la même longueur d’onde. Je venais de gagner un allié et il me présenta son partenaire, Eiko, qui semblait être l’un des siens. Les amis de mes amis sont mes amis. Je n’avais d’autre choix que de faire confiance à la jugeote de l’elfe. J’acquiesçais dans la direction d’Eiko pour lui faire comprendre que je lui partageais cette confiance rare.

Ce fut le moment que choisis notre geôlier pour râler. Un peu fort à mon goût. Tel un roitelet de basses profondeurs, il fit l’appel retentissant de l’être vaniteux et puant qu’il était, il appelait à l’aide. Sa force n’était sans doute pas si grande et nous pourrions sans doute le mettre à terre en joignant nos forces, je venais d’en acquérir la certitude. Sa troupe apparu et je vis rouge, sept mort-vivants décharnés respirés la magie noire que j’honnissais. Le craquement de leurs os était comme une insulte à mon héritage. La colère montait en moi. Nous allions nous battre. Les squelettes se mirent en ordre de bataille tandis que nous subissions l’ultimatum de leur maître.


(Retournez en cellule ? Pour quelle raison ? Mourir ? … Il est drôle celui là)

Cette fois, la coupe était remplie, pleine d’un jus de combat, de sang et de hargne que je m’apprêtais à lancer au visage de cet inconnu. Sans desserrer les dents, je glissais à mes proches camarades :

« Tenez vous prêt, je vais faire diversion »

Et je partis vers la troupe armée. Je passai devant la porte dans laquelle ma rêverie ailée s’était éteinte et je fus pris d’assaut par une odeur pire que la mort. Cela sentait l’immondice, l’horreur, la douleur et la torture. Le pire des sacrements humains. Le pire que les plus monstrueux serviteurs de Thimoros était capable de faire. Pire encore qu’une simple tuerie sanguinaire. Je le sentis, sans même le voir, et mon cœur tressaillis. L’aldryde que m’avait présentée Camille s’était engouffrée là-dedans, je n’osais imaginer le spectacle de l’intérieur.

(Si je survis, il faudra aller chercher cette petite chose… Cette cellule sent mauvais, ça ne me dit rien qui vaille)

Et pourtant, j’étais habitué à la puanteur, mais ici quelque chose éveillait mon attention. Quelque chose clochait. Et la traîtrise m’exaspérait encore plus, lorsque je vis mon ancienne compagne frapper le Mauve pour pouvoir mieux fayoter et répondre positivement à la réponse du geôlier. Elle n’avait rien compris visiblement. Nous allions en faire de la viande hachée… Quitte à en perdre la vie.

(N’oublie pas Erf’, tu es un chasseur de mort-vivants, un protecteur de la vie. Fais peur à ces monstres)

Je n’oubliais pas ce point là lorsque je rendais la monnaie de sa pièce à l’elfe en la bousculant pour parvenir à l’extrémité aiguisé des premières lances. Elles me tenaient en respect mais je crus voir une lueur de doute dans l’œil du monstre qui tenait mon joug. Depuis quelques secondes, mon corps bouillonnait de lumière, une lumière prête à exploser.

(Camille, aide-moi à les retenir… un petit peu)

Ironique, je me lançais déterminé dans ma diversion :

« Cher Geôlier, votre requête est parfaitement recevable et nous allons nous y plier… A la condition évidente que vous nous rendiez d’ici peu nos équipements et notre liberté, cela va de soi. Sinon, pourquoi vous obéir ? »

Ma voix se posa un instant, j’adorais soigner mes effets :

« Ah, et vous avez omis un problème dans l’équation. L’ombre … n’effraie pas la lumière ! »

Je finis par hurler, m’adressant à la totalité du couloir :
« Prisonniers, A l’assaut »

J’écartai la lance d’un revers pour faire un pas de plus vers le squelette et d’un coup d’un seul, la lumière me traversa. Je libérai toute ma foi en une fois. Il n’y avait point de retenue, je voulais expulser ces monstres d’os, les faire se fracasser sur les murs. Chasser du mort-vivant !

(Gaïa, Je suis une torche)

[[Utilisation Compétence de classe]]

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Terminator des cours d'écoles ! Théurgiste en formation, prêt au combat ! Près de mourir !


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Sam 8 Oct 2011 03:29 
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Alors que je me moquais intérieurement du geôlier, les dires du jeune homme que Maelan avait interpellé me firent tourner l’oreille en leur direction. Pas que je les épiais, ce couloir ne permettait de toute façon pas les discutions subtiles, je n’allais pas laisser cette histoire de marques et de secte sous le silence cette fois-ci!

Quelques informations utiles ressortirent de ces retrouvailles, notamment que le jeune homme était un guérisseur, une profession que dans un lieu comme celui-ci pouvait s’avérer utile. Thimoros prenait mal le fait de se faire soigner par quelconque moyen, mais je ne souhaitais pas laisser ma vie dans ce lieu sombre et répugnant. Une alliance semblait s’être faite entre Maelan et Erfandir, et peut-être allait-elle m’inclure, car l’elfe aux tatouages me désigna du doigt au jeune guérisseur. Je trouvais étrange sa vision des choses, moi un allier? Et puis quoi encore? Je lui avais simplement bien fait comprendre mon point de vue sur ce qui concernait ma survie. Je ferai de même avec celui-là. Je jetais un simple regard sur Erfandir qui faisait de même et m’avançais vers les deux hommes. Je compris par ce geste que le guérisseur acceptait cette alliance silencieuse sans même me connaître un minimum, mais avant que je ne prononce quelque chose, mon attention se porta sur la femme qui s’était approché de l’immonde geôlier. Je fus également perturbé par la traversé rapide d’une petite chose volante qui hurla quelque chose d’absurde avant de disparaitre dans une cellule.

Sotte et naïve, voilà les premières impressions que me donnait cette femme en haillons qui questionnait le gardien pour récupérer ses effets. Ses yeux rougis par les pleurs lui donnaient un air encore plus piteux, preuve de sa faiblesse intérieur, déversé dans un flot de larmes. J’avais peur moi aussi, mais je n’oserais jamais le démontrer en public.

Avant que le mélange sordide d’animaux et d’humain ne réponde à la femme, un homme, sans doute le mieux équipé de tous les prisonniers avec une cape, un casque partageant les couleurs violacées de la cape et un katana, choisit d’envoyer son poing sur le pif du geôlier. Action que je jugeais simplement stupide, il aurait eu avantage à user de sa lame. Le geôlier attrapa son poing au vol, comme quoi sa laideur et sa taille n’affectaient pas ses capacités, et le repoussa l’elfe à la chevelure mauve en arrière. La chose, car je n’arrivais pas à définir la nature exacte du geôlier, beugla ensuite de nous tenir tranquille au risque de se faire retourner vite fait dans nos cellules. Je ne retournerais pas dans cette cellule microscopique, il n’en était pas question! Et comme pour nous inciter à rester calme et encore prouver son incompétence, l’immonde créature appela la garde.

Sept créatures de Phaïtos se dressèrent devant le gardien, des squelettes munis de lances rouillées et de casques abimés se placèrent côtes à côtes, ne laissant aucune ouverture sur le couloir. Je portais la main vers l’arme dissimulé, mes pouvoirs sombres ne pouvaient pas grand-chose contre des créatures aussi noirs. Bien qu’elles ne bougeaient pas, leur lances étaient pointées sur nous, menaçantes.

La femme aux frisettes partageait cet avis et donna un coup à l’elfe violet. Le guérisseur sembla s’énervé et alla se placer devant les morts en bousculant la femme. Il affirma qu’il s’apprêtait à faire une diversion, ç’aurait pu être une bonne idée, s’il ne l’avait pas dit à voix haute et juste devant le geôlier et ses sbires. Je me rendais compte à ce moment, à quel point j’étais entourer d’incompétents. Le jeune homme nous demandait carrément de donner l’assaut! J’hallucinais face à cette imbécilité… Et soudain, il s’illumina d’une lumière vive et bienfaitrice. Une lumière qui me fit me sentir mal, contraire à ma nature sombre. Quelques sueurs froides parcoururent mon dos. Nerveux, je me tenais prêts à agir si ce flot de lumière s’avérait inefficace sur les paquets d’os.

« Tu es complètement fou guérisseur! »

_________________
Eiko - Ynorien - Truand


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Sam 8 Oct 2011 09:19 
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Je ne m’attendais pas à ce que la porte m’explose littéralement dans la main. Je fus soufflé par des dizaines de clous qui me transpercèrent la peau de toute part laissant des traces durables sur mes haillons.

- « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!! »

Je serais incapable de décrire le système terrible qui était brutalement sorti de la porte. La seule chose qui restait était cette douleur immense qui me parcourait tout le corps. J’avais l’impression qu’une dizaine de personnes venait de me couper de tous les côtés. C’était terriblement douloureux, je ne pensais pas survivre à une telle attaque et pourtant j’étais toujours debout, enfin presque. Sous l’effet, je me retrouvais sur mon séant. Alors que je reprenais mes esprits, les clous de la porte se remirent en place.

(Cet endroit est maudit, des clous dans les portes qui attaquent les gens, mais c’est de délire ! Aïe, et en plus c’est douloureux…)

La porte s’ouvrit alors dans un bruit de grincement qui faisait froid dans le dos. Ne s’occupant plus de moi, Gruush s’avança à travers le passage nouvellement ouvert et entra dans cette nouvelle pièce. La brume verdâtre sortait de la porte par de grosses volutes de cette porte. Nous avions finalement trouvé la source de ce brouillard étrange.

Je me relevais péniblement et finis par entrer dans cette nouvelle qui au premier coup d’œil me fit froid dans le dos.

_________________
Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Dim 9 Oct 2011 15:35 
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Je me doutais bien que le colosse avait du répondant mais de là à réussir à me stopper ainsi dans ma course, il fallait qu'il soit vraiment rapide, contrairement à ce que sa carrure aurait pu laisser penser... Agrippant mon poing dans son énorme paluche, l'Ours-garou me fait reculer auprès du reste du groupe et appelle la garde à l'aide, de nombreux squelettes apparaissant à ses côtés. Ces derniers, équipés de lances et d'épaulières, se mettent en formation de combat, prêt à en découdre sur l'ordre du Geôlier qui semble bien décidé à nous faire retourner dans nos cellules!

(Alors là, il se met le doigt dans l'œil, je retournerais pas là-dedans!)

C'est alors que je sens quelque chose me grimper dessus, de ma jambe jusqu'à l'épaule, mon imagination s'enflammant soudain quand à savoir ce que cela peut bien être. Heureusement pour moi, il ne s'agit que de la Lutine qui se trouvait dans la même geôle que moi, Guasina si je ne me trompe pas...

"Heureusement que vous vous êtes manifestée sinon je vous aurais frappé comme une vulgaire araignée..."

Redirigeant mon attention vers nos ennemi, j'entends la jeune femme m'annoncer que rien ne se trouve dans la salle qui nous fait face et sous-entend donc qu'il n'est pas nécessaire de s'y rendre. Malheureusement, la situation n'es tplus aussi simple, il est un peu tard pour rebrousser chemin l'air de rien, et puis ce n'est pas du tout mon genre... Mon souffle se coupe alors que je reçois un coup dans le sternum provenant de la sindel qui me jouxte. Lui lançant un regard plein de fureur je lui lance violemment :

"Hey, la naine! Si tu te calme pas ça va mal se passer! Rosfaendil, rendors-toi..."

Mon naginata, dans une gerbe de lumière, retourne prendre sa forme de sabre au fourreau... Plus le temps passe, plus les esprit s'échauffent et plus l'envie de tout défoncer se fait puissante malgré notre infériorité manifeste... Si seulement j'avais pris le temps d'apprendre mes sorts, j'aurais pu nous débarrasser de tout le monde d'un seul coup! Que ce soit les squelettes, ou le geôlier ou même encore cette garce qui essaye de pactiser avec l'ennemi!

Tout en essayant de garder mon calme, je fais le point sur tout ce qui vient de se passer, je tente de mieux jauger l'ennemi et les autres prisonniers. Si seulement Ezak pouvait revenir afin d'ajouter une valeur sûre à l'équation... C'est alors qu'un des humains se précipite en avant, se postant juste devant les tas d'os et commençant à parlementer avec l'Ours...

(Allez... et encore un qui joue les lèche-bottes...A moins que...)

C'est avec réjouissance que j'accueille le défi de l'humain envers la Bête et bien que j'ignore ce qu'il va nous faire, je tire mon arme, me prépare à attaquer puis fonce dans le tas, tentant de détourner une lance de mon chemin d'un revers de lame...

"A l'assaut!!"

_________________

Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Dim 9 Oct 2011 18:31 
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Silmeï :

L’aldryde, tout en sortant de sa cellule, peut avoir une courte, mais précise vue d’ensemble sur l’entièreté de la scène qui se déroule au bout opposé du couloir par rapport à sa direction. En revanche, les autres ne remarquèrent en rien sa courte présence dans le couloir… mis à part, peut-être, un certain elfe à l’apparence bien connue de l’aldryde, et aux yeux bleu-vert qui ne put s’empêcher de pousser une petite exclamation avant de se retourner à nouveau vers le fracas du branle-bas de combat.

« Sil… ? »

Mais l’aldryde, suivi de près par la demoiselle elfe aux habits sombres, se fondirent très vite dans les ténèbres verdâtre de la seconde partie du couloir, après le coude. La brume verte s’épaississait, rendant à l’atmosphère comme une odeur de mort, de putréfaction, tout à fait écœurante.



Eiko, Guasina, Erfandir, Tathar :
Erfandir : Jet d’attaque magique : échec (désolé… XD même avec des bonus ça réussit pas, ce tour-ci)
Tathar : jet d’attaque AA : réussite partielle.


« Sil… ? »

La voix de Maelan était comme un souffle, à l’arrière de ce groupe en pleine effervescence. À commencer par la pauvre lutine malmenée. Après avoir été fortement déséquilibrée par le coup de coude en plein dans le plexus de l’elfe, elle avait pu se rattraper à ses haillons de prisonnier, mais la charge du sindel aux cheveux violets l’avaient fait valdinguer droit sur les squelettes. Par chance, elle évita les lames rouillées, mais tranchantes, des morts-vivants, et atterrit droit sur le casque métallique de l’un d’entre eux, en première ligne, qui releva sa lance en se demandant ce qui lui arrivait.

Son voisin se releva aussi, mais pas pour les mêmes raisons : il venait de se faire assaillir par ledit elfe aux cheveux mauves. Le katana de Tathar avait frappé la lance, et celle-ci s’était écartée sur sa route. Mais du coup, le squelette s’était relevé, et le sindel finit sa course dans les bras de celui-ci, tout contre son corps putréfié à moitié décharné.

Et si les squelettes étaient toujours là, c’était avant tout parce que la diversion du jeune théurgiste humain avait complètement flanché. Sa déesse l’avait bel et bien laissé en plan, face à ces horribles morts-vivants. Ils prirent cependant ce cri d’assaut comme une marque claire d’animosité à leur égard, puisque le dernier squelette de la première ligne s’avança, pique en avant, pour menacer Erfandir plus précisément, non sans bousculer une fois de plus Silmeria, encore une fois dans leur chemin.

Silmeria, justement, eut plus de chance que ses congénères, malgré la bousculade. Le geôlier l’indiqua du doigt fermement.

« Toi ! »

Et il désigna ensuite, successivement, Eiko et Maelan.

« Pis toi et toi, ramenez-vous, j’ai à vous causer. Les autres, retour en cellule. Et qu’ça saute ! »

Il avait hurlé, une fois de plus. Les squelettes ouvrirent alors un passage sur le côté, là où celui d’Erfandir s’était avancé, pour laisser passer, s’ils le souhaitaient, Eiko, Maelan et Silmeria. Les autres, ils se feraient repousser. Et s’ils obtempéraient, finiraient tous dans la même cellule… (la n°10, pour info)

Et alors que l'énorme geôlier retournait dans son antre, des cris inhumains, mêlant douleur et désespoir, sortirent de la cellule n°3.

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Dim 9 Oct 2011 23:09 
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Sept êtres décharnés munis de lances aiguisées, une énorme bestiole aux canines pointues, une jeune femme dont les yeux émeraude nous dévoilaient sa frayeur, un grand elfe bien armé toujours prêt à frapper, sans oublier trois autres individus dont mon attention ne retint que le jeune homme brun arborant un tatouage à l’œil droit. Tous ces gens occupaient une même portion d’un couloir insalubre et étroit envahi également par une fragrance nauséabonde.

Trop de gens, peu de place et surtout trop de visions différentes sur la bonne façon d’agir et de régler une situation.

Impulsif de nature, d’après ce que j’avais pu observer depuis le peu de temps que je le connaissais, Tathar surpris par mon arrivée non annoncée, m’avoua qu’il s’en était fallu de peu pour qu’il m’écrase comme un vulgaire insecte. Sa remarque ne m’étonna guère, cet elfe à la chevelure excentrique semblait agir d’abord avec ses poings pour réfléchir ensuite.

Pour sa part, la jeune dame aux yeux rougis adopta une attitude qui me plaisait davantage, aux premiers abords du moins. Elle s’excusa auprès du geôlier de son impertinence ainsi que du geste spontané et trop violent de Tathar. Elle eut cependant la mauvaise idée de flanquer son coude dans l’estomac du fautif trop violent. Ce geste, bien que mérité, eut comme fâcheuse conséquence de me faire perdre pied. Éjectée de mon perchoir, je pus in extrémis m’agripper aux haillons de Tathar, réflexes en moins et je finissais empalée sur une des sept lances pointées vers nous.

Et puis intervient celui qui aurait dû se taire. Armé d’un orgueil mal placé et d’une langue trop pendue, il se crû, bien à tort, en position de marchander. Il annonça à la bête portant les clés à son ceinturon que nous lui obéirions s’il nous rendait nos biens ainsi que notre liberté. Puis, sans nous demander notre avis, se prenant pour le commandant d’une armée, il nous intima d’attaquer sans attendre la moindre réplique, tout en faisant jaillir de la lumière de son corps. Dans un geste purement égoïste, il avait scellé nos destinés.
J’entendis une voix s’écrier que le guérisseur était fou, puis après, tout se passa si vite que j’en perdis des bouts. Sans doute stimulé par ce cri de guerre, il n’en fallu pas plus à Tathar pour se lancer lui aussi dans la bataille contre les squelettes armés. Étant perché sur son épaule, je dus bien malgré moi suivre le mouvement. Ce qui ne dura que peu de temps puisque je fus rapidement projetée dans les airs. Les yeux tout grands ouverts, préoccupée à ne par finir embrochée, je pus heureusement éviter les lames de la garde décharnée. C’est ainsi, grâce surtout à la providence et sûrement à Yuimen qui me protégeait que j’aboutis sur le casque métallique d’un garde posté dans la première rangée.

Pendant que je tentais de sauver ma vie, les gardes avaient probablement ripostés puisque les tentatives de l’homme de lumière et de Tathar se soldèrent par un échec cuisant.

S’étant trop fiés à l’apparence peu avenante de notre geôlier et de ses gardes, nos deux fougueux compagnons ont manqué de discernements et ont attaqués inutilement. C’était en fait, le raisonnement qui me semblait le plus acceptable, puisqu’après deux attaques répétées à son encontre l’affreux homme-loup barbu n’avait en aucun moment riposté, se contentant d’esquiver les coups et de se protéger.

Une fois encore, le garde ne frappa nullement le guérisseur se contentant de le tenir en respect du bout de sa lance.
Une fois les deux assaillants contrôlés, notre gardien de cellules somma la jeune dame ainsi que deux autres jeunes hommes de le suivre voulant apparemment discuter avec eux. Il venait tout juste de se taire lorsque d’affreux hurlements à nous glacer le sang parvinrent à mes oreilles. Parcourue par des frissons, j'hésitai un moment quant à l'action que je devais entreprendre.

Bien que je n’aie pas été convoquée, je décidai tout de même d'assister à cette petite discussion. C’est ainsi que accroupie sur le casque métallique, je guettai les invités se frayer un passage entre les squelettes armés. Je laisserais passer la femme apeurée ainsi que l’elfe aux marques bleutées pour m’élancer sur le dos du jeune homme aux yeux très pâles. Une fois en place, il ne me resterait plus qu'à me rouler en boule afin de dissimuler ma tignasse rousse et mes petites jambes, ne laissant paraitre que mes haillons tout à faire similaires à ceux de mon hôte. J'allais tenter de passer inaperçu tout comme le tatouage de caméléon qui ornait à présent mon front.

((( j’ai donc tenté de sauter sur Eiko )))

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mar 11 Oct 2011 16:48 
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A son grand soulagement, la situation s'était apaisée. La réaction du Sindel quant à son coup de coude n'était pas des plus virulente, même si son insulte méritait châtiment. Elle songea néanmoins trop tôt pour se retourner contre lui dès maintenant, il y avait trop de tension et les décérébrés à la lance n'étaient pas réputés pour être d'une grande intelligence, ils auraient pu considérer ça comme une tentative d'assaut.

Non, le Sindel paierait pour cet affront, mais plus tard, lorsqu'il ne s'y attendra plus. Il n'y avait rien de plus délicieux pour Hrist que la violence. Mais, chose étrange, son ancien camarade de cellule s'avança, trahissant oralement ses plans au nez et à la barbe du groupe adverse - à supposer qu'ils soient adverses -.

Erfandir, tel était le nom de ce guérisseur incompétent que Silmeria jaugeait, la bouche fermée, les mâchoires serrées, s'attendant à une catastrophe. Tenue en respect par les lames, elle n'osait pas réagir, s'il faisait quelque chose de crétin, le mage serait tué et ça ne serait probablement pas une grande perte. Cèles murmurait ses intentions, les hommes de sa coupe, étroitement liés à la Déesse Gaïa avaient un pouvoir pour repousser les morts vivants... Et visiblement il s'apprêtait à le lancer. La tueuse, de crainte pour sa propre vie inspira profondément, s'attendant à une mêlée catastrophique et sanglante.

Mais il échoua... Le Sindel quant à lui eut plus ou moins l'audace de tenter un assaut aussi ridicule qu'inutile, mais que pouvait-elle... Les esprits étaient trop échaudés par la tension et la violence était une solution aisée... Pour les esprits faibles.

C'était ainsi que pensait la Frémissante, Hrist prit le contrôle du corps jusqu'à ce que le geôlier lui ordonne de venir jusqu'à lui. Sa masse tournait des talons, après avoir désigné deux êtres dont elle n'avait aucune connaissance. Hrist était néanmoins amusée, elle avait déjà vu l'effet de la puissance de Gaïa, certes impressionnant, mais la prouesse d'Erfandir était risible.

(« La torche a foiré...»)
(« C'était déjà pas une lumière ce garçon, rien d'étonnant.»)
(« Je reste époustouflée par les prouesses de certains à savoir se rendre ridicules. »)
(« S'il n'était que ridicule... Il a mis nos vies en danger. »)

Hrist plissa les yeux, encore rougis par le sel, ils picotaient un peu, l'effet désiré était instauré, aux yeux de beaucoup, elle était niaise et fragile. Derrière cette image, les trois sœurs de haine faisaient de leur mieux pour échafauder un plan pour obtenir de quoi quitter ces lieux inconnus.

Hrist pensait que l'invitation du geôlier n'était pas anodine. Peut être même qu'il savait qu'elle était Baronne. Derrière tout ça se cachaient d'innombrables hypothèses, elle se permettait de supposer qu'il avait peut être une mission à leur donner, prendre soin de telle ou telle personne, peut être même qu'il s'agissait de lui indiquer où était son équipement, ça aurait pu coller avec la question qui était restée sans réponse de la part du geôlier.
(« On se demande à cause de quelle brute épaisse et sans cervelle d'ailleurs ! »)

Quoiqu'il en était, elle doutait qu'il s'agisse là d'un traitement de faveur, s'ils entraient dans la pièce, c'était pour obtenir un ordre très probablement et ensuite être flanqués dehors avant qu'ils n'aient le temps de poser trop de question. Du moins, c'est ce qu'elle aurait fait.

L'autre personne désignée était un homme, peau assez pâle mais elle cessa immédiatement de l'observer à la dérobée lorsqu'elle vit ce qui pouvait très bien l'intéresser : il était armé. Arme rudimentaire, un couteau relativement moche mais la lame luisait légèrement, prouvant que son fil n'était pas trop altéré, et quand bien même, elle n'en était pas moins pointue et pouvait crever une gorge sans trop de problème si quelqu'un d'assez doué la maniait. Et Hrist, les couteaux, c'était sa tasse de thé, Silmeria aussi d'ailleurs.

Avant de se décider à suivre le geôlier, Hrist souria à Erfandir... Tout en passant la main sur la joue du jeune homme, suivant du bout des doigts le tatouage étrange ancré dans ses chairs... Elle faisait sa plus belle moue et lançait un regard presque amical.

« Voyez... Au début, j'ai cru que vous étiez un imbécile... »

Et le masque tomba, l'air grave naturel revint et elle conclue d'une voix beaucoup plus sèche :
« Je vous aie sous estimé en définitive... »

L'air hautain de rigueur, elle recula de deux pas, bousculant légèrement l'épaule d'un squelette armé, laissant ses doigts glisser le long du visage de l'homme, les yeux exprimaient une expression chargée de mauvaise haleine, il y avait toujours un léger risque à vexer un guérisseur, mais au vue de ses dernières capacités, elle doutait de son talent mais également de ses capacités générales, en clair, elle aurait préférée être soignée par un orque armé d'une massue que par Erfandir, à supposer qu'elle finisse gravement blessée dans cette aventure...

Puis, l'air de rien, snobant ouvertement les compagnons d'infortune que la providence avait placé sur sa route, elle s'en alla vers le geôlier, oubliant son rôle de paysanne effarouchée pour user de celui de la Frémissante, Hrist préférait faire les choses avec éclat, instaurer le doute, passer de la peur à l'assurance, c'était à ce prix qu'elle pouvait fasciner.

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 12 Oct 2011 01:03 
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L’elfe aux cheveux violet sembla se réjouir de la demande d’Erfandir et n’hésita pas prendre les armes contre les squelettes. Il écarta la lance du mort d’un coup de katana, mais il se retrouva aussitôt dans les bras du squelette qui s’était relevé à cette menace. Je n’enviais pas sa position, me retrouver coller à de la chair morte ne m’attirais pas du tout. Il ne fût pas le seul à échouer dans sa tentative, le jeune guérisseur ne s’illuminait plus de la lumière bienfaitrice qu’il dégageait en donnant l’assaut. Il se retrouva cependant avec une lance pointé sur lui. Cet échec me rassura, je n’avais pas envie de me confronter à ses squelettes à cause d’un imbécile et la lumière ne m’intimidait plus. Je restais là à observer la scène, les deux avaient menacés et ratés leurs tentatives, mais les squelettes ne se montraient pas agressifs envers eux. Ils se contentaient de les maintenir calmes. Je me demandais pourquoi ils ne répliquaient pas après cette attaque.

Le geôlier exigea ensuite que quelques-uns d’entre nous le suivent. Il me pointa avec son gros doigt griffu, ainsi que la femme aux cheveux bouclés qui ne cessait de se faire bousculer et Maelan, l’elfe aux motifs bleu-vert sur le visage. Une rangé de gardien s’écarta pour nous laisser passer. Surprise, angoisse et malice marquèrent mes traits quelques secondes. Je fus surpris d’être ainsi pointé et je me demandais ce que cette bestiole à moitié humaine me voulait. Pourquoi spécialement moi, et les deux autres? Puis, une idée germa en moi comme une pousse de soya. Le set de clé du geôlier se retrouverait seul avec moi et mes compatriotes prisonniers, il ne resterait qu’à trouver l’occasion de m’emparer de ses précieuse clés. Je dissimulais à nouveau l’arme dans ma tunique crasseuse, en espérant retrouver mon armure et mes jambières noires bientôt.

Ce fût donc docilement que je traversai le chemin laissé par les créatures de Phaïtos et suivis tel un chien le maître des lieux. La femme avait passé devant moi, après avoir glissée quelques mots à Erfandir. Il me semblait que son ton sot avait pris une tournure moins imbécile et beaucoup plus sèche. Mieux valait se méfier de tous dans ce bagne, au risque d’y laisser sa peau.

Entre le mur de pierre sombre et la rangé de garde, quelque chose sauta sur moi. Mon premier réflexe fût de porter ma main sur le parasite qui s’était installé dans mon dos, mais du coin de l’œil je vis une lutine rousse se dissimulé sans mon avis dans mon dos. Avais-je l’air d’un hôte pour lutin? Je la laissais toutefois se cacher sur moi, la voyant désireuse de s’aventurer de l’autre côté de la grande porte. Des cris de mort s’échappaient de l’une des cellules, je n’osais imaginer la torture que l’on devait infliger à l’être encore vivant qui poussait ses hurlements d’agonie. Des frissons d’horreur me parcouraient l’échine à ouïr cette complainte sonore et il me semblait encore plus plaisant de quitter le couloir à cet instant.

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Eiko - Ynorien - Truand


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Mer 12 Oct 2011 21:23 
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Eïko, Guasina et Silmeria :

Maelan hésite un instant, jauge les personnes présentes dans le couloir, puis se décide à suivre le jeune humain sombre et la sindel dans l'antre du geôlier. Sitôt l'elfe passé, l'énorme geôlier ferme la porte derrière lui, à double tour...

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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Sam 15 Oct 2011 23:42 
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Tout était bien parti, ma lame avait bien dévié la lance du macchabée et la soi-disant diversion du jeune humain devait me permettre de briser de l'os sans être trop dérangé... Seul petit hic venant noircir le tableau, plutôt que de casser des rotules, je me retrouvais à danser une valse avec un cadavre en décomposition. C'était donc avec horreur et dégout que je repoussais le mort, essuyant de mes mains tous les endroits étant entré en contact avec la chair putréfiée trainant encore çà et là sur les gardes...

Décidément, ce n'était vraiment pas mon jour et même en essayant de s'unir un tant soit peu, tout partait en vrille. La prochaine fois, je m'abstiendrai et laisserai faire les autres, et je ne ferai surtout plus confiance à ce gamin! De leur coté, les squelettes, prenant bien notre assaut pour ce qu'il était, se redressèrent et se firent plus menaçant, bousculant au passage la sindel qui m'avait frappé un peu plus tôt. (Bien fait pour elle, tiens!). Je me redressai donc pour faire face au front osseux lorsque le geôlier pointa trois des membres du groupe, invitant ses derniers à le suivre dans sa piaule pour "discuter", nous ordonnant à nous autres de retourner en cellule...

Forcément, la Sindel qui voulait se mettre la Bête dans la poche dés le départ s'empressa de s'avancer dans l'autre pièce, changeant complètement d'attitude, comme laissant tomber un masque pour enfiler un autre costume... Et la force que j'avais pu ressentir lors du coup de coude dans le sternum... (Il va vraiment falloir la surveiller celle-ci.... Bien entendu, les trois autres personnes désignées s'engouffrèrent également dans l'ouverture que le geôlier referma à sa suite et verrouilla à double tour.

(Tiens, la sindel plus ses trois là, ca fait quatre... ca fait un de trop... Espérons que la lutine clandestine saura nous faire un compte rendu détaillé et objectif de la discussion qui va se passer là-dedans...)

Bien décider à rester en retrait pour le moment, je m'éloignais donc du groupe pour aller m'adosser contre le mur du couloir et voir ce qu'il allait se passer ensuite... peu importe ce que comptais faire les autres prisonniers.

" Moi je reste là, démerdez-vous tous seuls!"

Si seulement Ezak avait été là pour faire partie de l'assaut, peut-être que cela se serait passer autrement, mais ce dernier s'était planqué depuis le début... Sur ce point-là, j'étais grandement déçu, surtout après ce qu'on avait vécu il y avait quelques semaines...

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Gamemaster9 a écrit:
Cohérence actions/personnage : 3/3
Là, rien à redire en revanche. Mettre ses boules sur la table et y aller à l’aveugle en prenant des risques, en jouant le tout pour le tout, ça colle bien à ton perso, rien à redire.

"Horcruxe" officiel du dragon mauve


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Dim 16 Oct 2011 12:34 
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Alors que ma magie bouillonnait, je sentis l’étincelle me quitter. Si près du but, je flanchais, mou et frustré. L’assommoir fut brutal. Gaïa m’avait abandonné en ces heures sombres et tristes. J’étais l’un de ses fervents les plus dévoués et elle avait refusé d’accéder à ma requête. Au plus profond des tréfonds de la terre, mon aimée ne m’était plus d’aucun secours.

Cet abandon chamboula mes idées tandis que mon corps était désormais malmené par la menace des lances de ceux qui avaient à juste titre découvert que j’étais l’un de leur ennemi les plus acharnés. Moi qui avait cru un instant que j’étais un combattant, un héros, je n’étais en définitive qu’un petit guérisseur sans intérêt qui finirait, abandonné par sa déesse, au fond d’une geôle maudite et macabre.

J’avais été ridicule. Et les autres prisonniers s’en donnaient à cœur joie à me le montrer tandis qu’ils acceptaient sans broncher la proposition du geôlier, comme vaincu à l’idée de se battre. Mon exploit les avait sans doute refroidit.


(Allez, te laisse pas abattre, tu as essayé un nouveau truc et tu t’es planté… Gaïa ce n’est pas un hyper marché !)

(Un quoi ?)

(Laisse tomber, t’as des soucis plus importants)

Avec déception, je dû lui reconnaitre qu’elle avait raison. Les aventuriers défilaient vers la chambre du monstre, mes deux nouveaux alliés en tête, une lutine visiblement clandestine et … la Sindel. Elle se permit même avant de partir de venir me narguer dans mon oreille pour me faire comprendre que mon incompétence leur servait à tous mais me plongeait dans une mouise sévère. A peine s’était elle retournée que je crachais dans sa direction, sans la toucher. Mon dégoût augmentait pour cette femme.

(Elle, elle pue !)

Alors que cet être énigmatique et dangereux disparaissait avec notre geôlier, je me retrouvais seul avec mon allié de fortune, le Mauve qui lui avait bien tenté de se battre, sans succès également. Notre belligérance ne semblait pas déranger plus que ça nos hôtes, comme s’ils étaient habitué à voir se débattre leurs nouveaux arrivants. J’accueillais les paroles de l’elfe avec un rictus forcé. Ses paroles étaient pleines de détresse, même si son arrogance ne lui permettait pas de le réaliser. Nous étions désormais deux contre sept. Et je n’étais visiblement pas un foudre de guerre.

(Je ne suis pas partisan de Valyus, mais t’as une autre divinité en toi si tu veux te battre… Même si tu ferais mieux de filer)

Les conseils de Camille étaient de plus en plus avisés. Nous n’avions que peu de chances et si nous ne voulions pas terminer en cellule, il fallait agir… Vite ! Je ne me laisserais certainement pas enfermer de nouveau.

(On tente autre chose… Faut bouger !)

Face aux lances qui se faisaient de plus en plus pressantes, je reculais d’un pas, puis d’un deuxième. Il fallait être rapide et je le fus. D’un seul mouvement, je libérai toute mon électricité et pris mes jambes à mon cou. Au passage du Mauve, je l’agrippais par la tunique et le tirait vers la brume verdâtre en murmurant.

« Plus de cellules, faut filer ! »

Il fallait que ma puissance électrique marche, sinon je serais démuni et je n’aurais plus qu’à retourner en cellule.


[[[Utilisation du Flash]]]

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Terminator des cours d'écoles ! Théurgiste en formation, prêt au combat ! Près de mourir !


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 Sujet du message: Re: Le couloir des Cellules
MessagePosté: Lun 17 Oct 2011 11:08 
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Erfandir, Tathar, Silmeï :
Erfandir : attaque magique : réussite (de justesse)

Le flash électrique, véritable éclair aveuglant, inonda le couloir, alors que le théurgiste s’emparait de la manche du druide pour s’enfuir. Les ennemis, hélas, semblaient insensibles face à ce sort pourtant puissants. Un sort d’aveuglement, sur des morts sans yeux… Si la magie, cette fois, s’était manifestée, il n’en était rien du résultat escompté. Et les squelettes, conscients d’avoir été attaqués, se ruèrent à leur tour aux suites des deux fuyards…

Mais leur course fut bientôt mise à mal. Une vague d’ombres noya tout le couloir, intense et puissante, dévastatrice. Et tous les squelettes tombèrent au sol, dans un bruit d’ossements entrechoqués et de pièces de métal frappant sur le sol de pierre. Ils étaient tous, sans exception, retournés à la mort. Et bientôt, au coin du couloir, dans les ténèbres qui laissèrent de nouveau place à la lumière des torches, la raison de tout ceci apparut. Une elfe blanche se tenait là, vêtue de haillons noirs, et au visage meurtris et recouvert partiellement d’un voile noir. Un aldryde voletait à son côté, en haillons, lui aussi. Silmeï et Ethel avaient tous les deux été refoulés dans leur avancée, mais la vague d’ombre n’était pas de leur fait. Non, bien au contraire. Car juste derrière eux se tenait un être majestueux, à la prestance imposante.

Deux yeux dorés dardaient un regard intense vers Erfandir et Tathar. Une peau pâle, fraîche et sans aspérité, marquait un visage aux traits secs et sévères. Un visage fin et épuré, elfique, sans aucun doute. La tête de l’elfe était surmontée d’une longue chevelure entièrement mauve, qui lui tombait dans le dos. Il était d’ailleurs intégralement vêtu de mauve. D’habits de soie d’une rare qualité, brodés d’or. Seule sa cape était noire, et semblait attirer à elle toutes les ombres du lieu. Il tenait en main un sceptre terminé par une figurine de dragon, mauve, elle aussi. Un sceptre dont Tathar se souvint aussitôt. Tout comme du nom de l’être qui leur faisait face : Naral Shaam.

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« Hihihi, je vous ai connu plus entreprenant, sindel. Quelle surprise de vous voir ici. »

Il était de retour… Et son ricanement éternel n’avait pas changé.

« Quelle plaie de fuir devant de si faibles ennemis. Ils sont là pour être brisés, alors pourquoi hésiter ? Hihihi. »


Léandre :

Gruush avait dénié du chef. Il n'avait aucune envie de retourner dans le couloir. Et lorsque l'elfe noir pénétrait à nouveau celui-ci, l'orque sans langue s'enfonçait plus avant, déterminé, dans la grotte du charnier.
Une fois dans le couloir, Léandre crut voir un mouvement, sur sa gauche, vers le coude du couloir aux cellules. Mais il ne pouvait en être sûr. Des bruits de combat venaient de là-bas. Mais tout autour de lui était calme, pourtant. Et deux voies encore totalement inconnues s'offraient à lui.

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